Journée Internationale de la Femme Africaine : Mme Fatou Ndiaye Diop Blondin, présidente de l’AFED, plaide pour l’accès des femmes au numérique

À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA), célébrée ce jeudi 31 juillet 2025 au Musée des Civilisations Noires, l’Alliance des Femmes pour l’Équité et la Démocratie (AFED), dirigée par Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin, a organisé une rencontre en collaboration avec le ministère de la Famille et des Solidarités.

Placée sous le thème : « Le New Deal technologique 2050 au service du leadership féminin », cette édition ambitionne de faire du numérique un véritable levier de liberté, d’autonomie économique et de renforcement du leadership des femmes africaines.

Une initiative née de la lutte pour la démocratie

Dans son allocution, Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin est revenue sur la genèse de l’AFED :

« L’AFED est née sur les fonts baptismaux de la lutte pour la sauvegarde de la démocratie au Sénégal. En 2022, nous avons constaté que moins de 5 % de femmes participaient aux rencontres du F24, pourtant cruciales dans le contexte de répression politique qui sévissait alors. C’est dans ce contexte que Mme Aminata Touré, Mme Aïssatou Mbodj, Mme Maïmouna Dièye et moi-même avons décidé de créer une instance capable de renforcer la participation féminine dans la construction nationale. Nous avons réuni des militantes issues de divers horizons et fondé l’AFED. »

Vers une meilleure inclusion numérique des femmes

S’exprimant sur le thème de cette année, la présidente de l’AFED a interpellé sur la place des femmes dans le « New Deal technologique » :

« Il subsiste une sous-représentation persistante des femmes dans les postes de direction liés aux technologies. Il est temps de valoriser leur contribution dans les avancées numériques et de promouvoir des technologies qui améliorent leurs conditions de vie et leur productivité. »

Elle a aussi souligné que le Sénégal s’est engagé dans une transformation numérique ambitieuse :

« Le pays a opté pour une digitalisation accélérée de ses processus administratifs, tout en créant des emplois dans le secteur numérique au bénéfice de l’éducation, de l’agriculture, de la santé, etc. Mais quelle est la place des femmes dans ce New Deal ? »

Une marraine engagée : Maïmouna Dièye

Marraine de l’édition 2025, Mme Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités, a salué l’initiative :

« Dans un monde de plus en plus interconnecté, le numérique constitue un outil puissant pour améliorer l’accès aux droits fondamentaux, réduire les inégalités sociales et promouvoir l’inclusion économique, éducative et citoyenne. »

Elle a insisté sur les opportunités que la révolution numérique offre aux femmes :

« La technologie permet de franchir les barrières traditionnelles liées à la formation, à l’emploi, à la santé et à l’entrepreneuriat. Elle est un levier d’autonomie économique, de liberté et de leadership féminin. »

La ministre a également rappelé que cette journée célèbre l’engagement historique des femmes africaines dans la construction de sociétés pacifiques, solidaires et durables.

« Elle est un appel à l’action, à la reconnaissance du droit, de la valeur et du potentiel des femmes et des filles africaines. »

Enfin, elle a félicité Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin pour ses compétences, son engagement et son leadership au service du développement du Sénégal.


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