Société
Kaffrine en deuil : l’adjointe au maire Astou Ba succombe à ses blessures après trois mois de coma
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par
Diack
La commune de Kaffrine est frappée par une profonde tristesse. L’adjointe au maire, Astou Ba, est décédée des suites des graves blessures qu’elle avait subies à la tête lors d’une cérémonie officielle organisée fin décembre 2025. Depuis plus de trois mois, elle était plongée dans le coma, luttant pour sa survie après un violent incident survenu en marge d’une remise de clés de salles de classe réhabilitées.
Les faits s’étaient déroulés dans un climat particulièrement tendu, lors d’une cérémonie consacrée à la réception de salles de classe rénovées dans les écoles 3 et 4 de la commune de Kaffrine. Ce qui devait être un moment de célébration pour la communauté éducative s’est rapidement transformé en scène de chaos. Selon plusieurs témoignages, une dispute a éclaté à l’école 4 avant de s’envenimer et de se déplacer vers l’école 3.
Des jeunes appartenant à des camps politiques opposés, notamment des partisans du maire Abdoulaye Seydou Sow et des militants du parti Pastef, se sont violemment affrontés. Jets de projectiles, bousculades et scènes de panique ont marqué ces échauffourées. C’est au cours de ces violences qu’Astou Ba a été atteinte à la tête par un morceau de brique de pavé, provoquant une blessure grave.
Grièvement touchée, elle a été évacuée en urgence à l’Hopital Thierno Birahim Ndao, où elle a reçu les premiers soins. Face à la gravité de son état, les médecins ont décidé de son transfert vers une structure plus spécialisée à Touba afin de maximiser ses chances de survie. Malgré les efforts déployés par le personnel médical et les prières de ses proches et de nombreux habitants, elle est restée plongée dans le coma durant plus de trois mois, avant de succomber à ses blessures.
Sa disparition suscite une vive émotion à Kaffrine et au-delà. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la violence politique et appeler au calme, estimant que ce drame illustre les dérives auxquelles peuvent conduire les tensions partisanes. La mort d’Astou Ba ravive également le débat sur la sécurité lors des manifestations et cérémonies publiques, particulièrement dans des contextes politiques sensibles.
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