Suivez-nous

Société

Kaolack – Le Coran à l’honneur à Médina Baye : un Libyen remporte la 13ᵉ édition du Grand Prix Cheikh Ibrahima Niass

Dans une atmosphère empreinte de spiritualité et d’émotion, l’esplanade de Médina Baye a vibré au rythme des versets coraniques à l’occasion de la 13ᵉ édition du Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niass, dédié au récital du Saint Coran. Organisée ce 25ᵉ jour du Ramadan 2026, cette grande rencontre religieuse a réuni 156 candidats venus de 36 pays, confirmant une fois de plus la dimension universelle de l’héritage spirituel du vénéré guide religieux.

Durant plusieurs jours, les voix mélodieuses des récitants ont porté la parole divine, captivant fidèles, érudits et autorités religieuses. Au terme de la compétition, le Libyen Mouhamed Faoud Elghah Wadji a remporté la première place, s’adjugeant le prestigieux trophée et une récompense de 10 millions de francs CFA. La deuxième place est revenue à Bachir Muhamed As, de la RCA, également récompensé de 5 millions de francs CFA, tandis que le Sénégalais Mahy Touré a complété le podium avec une troisième place assortie d’une prime de 3 millions de francs CFA. Chacun des autres finalistes a reçu 200 000 francs CFA.

Présidant la cérémonie, le président du comité d’organisation, Cheikh Abdoul Malick Ibrahima Niasse, a rappelé la portée spirituelle et éducative de ce concours international. Selon lui, cet événement vise avant tout à promouvoir la mémorisation et la récitation du Saint Coran, tout en cultivant chez les jeunes musulmans l’amour du Livre sacré et le respect des règles du tajwid.

« Ce concours s’inscrit dans une dimension religieuse, éducative et sociale. Il encourage la jeunesse à apprendre et à mémoriser le Coran tout en perpétuant l’héritage spirituel de Cheikh Ibrahima Niass, dont l’influence dépasse largement les frontières du Sénégal », a-t-il souligné, annonçant par ailleurs un projet de construction d’un siège dédié à l’organisation de ce grand rendez-vous coranique.

Cette édition a également été marquée par un hommage appuyé à feu Cheikh Tahirou Ousmane Bothi, éminent savant et moukhadam basé au Nigeria, dont l’engagement pour la diffusion du savoir islamique continue d’inspirer de nombreuses générations.

Représentant l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Moustapha Ndiaye, secrétaire général de l’inspection académique, a pour sa part mis en lumière la place de l’éducation religieuse dans le système éducatif sénégalais. Il a rappelé que, dans un pays profondément attaché à ses valeurs spirituelles, les autorités s’efforcent de concilier la laïcité de l’État avec l’importance de la formation morale et religieuse des jeunes.

À travers cette compétition qui rassemble des participants venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques, Médina Baye confirme son statut de haut lieu de rayonnement spirituel et de promotion du Saint Coran. Bien plus qu’un simple concours, ce rendez-vous international incarne une communion de foi, de savoir et de fraternité autour du Livre sacré de l’islam.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Société

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture