Depuis plusieurs mois, le mouvement Taxawu Sénégal traverse une période délicate, marquée par des départs en série et des tensions internes. Son leader, Khalifa Ababacar Sall, a reconnu la situation ce samedi lors d’un point de presse consacré à la réorganisation du parti en vue d’un congrès prévu en janvier prochain.
L’ancien maire de Dakar, fidèle à son ton mesuré, a cherché à relativiser la crise que connaît sa formation politique. « Cette situation que nous traversons n’est pas nouvelle chez nous. Nous l’avons vécue pendant de longues années », a-t-il déclaré d’entrée, avant de rappeler que son engagement politique reste guidé par une seule boussole : le service du peuple.
« Nous ne sommes dans la politique que pour servir. Ceux qui sont partis, je leur souhaite bon vent. Ils ont estimé qu’ils doivent partir faire leur bonhomme de chemin. Donc je ne peux que m’en réjouir », a confié Khalifa Sall, refusant d’adopter un ton de rupture ou de revanche à l’endroit de ses anciens camarades.
Le leader de Taxawu, entouré de ses plus proches collaborateurs, a profité de la rencontre pour annoncer la mise en place d’une structure chargée de piloter les activités du parti jusqu’au prochain congrès. Objectif : redonner du souffle à un mouvement fragilisé par des défections et des divergences de stratégie, notamment depuis la recomposition du paysage politique sénégalais consécutive à l’élection présidentielle.
Khalifa Sall a insisté sur la nécessité de rester serein et tourné vers l’avenir, estimant que les départs récents n’entament ni la cohésion ni la détermination du parti. « Les ex-camarades sont et restent des amis », a-t-il tenu à préciser, avant d’ajouter : « Ce sont des frères et sœurs avec qui nous avons cheminé pendant longtemps. Nous n’avons de problème avec personne. On est heureux et confiants, et nous allons poursuivre notre travail. Des gens sont partis, d’autres viennent rejoindre le parti, et la vie continue. »
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