Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international n’a pas statué, vendredi, sur le dossier du Sénégal, suscitant l’indignation de certains responsables politiques et activistes.
Le suspense se prolonge autour du dossier sénégalais au Fonds monétaire international (FMI). Réuni hier, vendredi, le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods devait se prononcer sur deux points essentiels : le cas de fausse déclaration révélé ces derniers mois et la demande d’un nouveau programme économique formulée par les autorités sénégalaises. Finalement, la décision a été différée, plongeant Dakar dans une nouvelle attente.
Au Sénégal, ce report ne passe pas inaperçu. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l’attitude du FMI, jugée méprisante envers un pays en pleine relance économique. Parmi elles, celle du député et activiste Guy Marius Sagna, connu pour son franc-parler. Dans une publication partagée sur ses plateformes numériques, le parlementaire a vertement critiqué l’institution :
« Ou le FMI s’amende ou il confirme son statut de machin de l’impérialisme. Les patriotes du Sénégal gagnent ou gagnent », a-t-il écrit.
Ces propos illustrent le climat de méfiance qui entoure les relations entre le Sénégal et les institutions financières internationales. Alors que le gouvernement mise sur un nouvel accord avec le FMI pour stabiliser les finances publiques et rassurer les investisseurs, une partie de la classe politique et de la société civile y voit un instrument de domination économique.
Pour rappel, le FMI avait déjà soulevé des incohérences dans les données budgétaires sénégalaises, évoquant une « fausse déclaration » dans le cadre d’un précédent programme. Une situation qui, selon certains observateurs, expliquerait la prudence du Conseil d’administration.