Le procès du journaliste Doudou Coulibaly s’est ouvert ce lundi 25 août 2025 devant le tribunal de grande instance de Dakar statuant en flagrant délit. L’affaire, très suivie par le monde des médias et des acteurs de la société civile, a retenu l’attention en raison de la nature des délits reprochés au mis en cause.
Le parquet a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois avec sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 F CFA.
Les chefs d’accusation
Offense à un chef d’État étranger, Offense à une personne exerçant tout ou une partie des prérogatives du président de la République, Injures.
Selon l’accusation, certains propos tenus récemment par le journaliste, lors d’une intervention publique relayée sur les réseaux sociaux, constituent des atteintes graves à l’honneur et à la dignité des autorités visées.
La défense a plaidé la relaxe pure et simple, arguant que les déclarations de Doudou Coulibaly relevaient de la liberté d’expression et s’inscrivaient dans un cadre critique, mais non injurieux. L’avocat du journaliste a également dénoncé une volonté de museler la presse et de créer un précédent dangereux pour la démocratie sénégalaise.
De son côté, le procureur a insisté sur le fait que la liberté de presse ne saurait justifier les excès de langage portant atteinte aux institutions nationales et étrangères.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et le verdict est attendu dans les prochains jours.