Le chroniqueur de la chaîne Public.sn, Doudou Coulibaly, a été placé jeudi sous mandat de dépôt par le procureur de la République, après son défèrement par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Il est poursuivi pour outrage à un chef d’État étranger, injures et outrage à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État.
L’affaire trouve son origine dans une publication en ligne où le journaliste aurait tenu des propos polémiques – « bandit, bandit mo koy dalal » – à la suite de la diffusion d’une photo montrant le président turc Recep Tayyip Erdogan aux côtés du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko.
Devant les enquêteurs, Doudou Coulibaly a rejeté toute intention de viser une personnalité précise. Selon des informations rapportées par Libération, il a affirmé que ses propos ne s’adressaient « à personne en particulier » et a refusé de les retirer. Toutefois, il a tenu à souligner qu’il ne qualifierait « jamais Erdogan ni Sonko de bandits, par respect pour les institutions ».
Le journaliste a par ailleurs fait état de son état de santé fragile, évoquant un diabète ainsi que des problèmes cardiaques et rénaux.
Doudou Coulibaly devrait comparaître lundi prochain en flagrant délit.
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