Le Mouvement politique Rassemblement des Sénégalais pour le Progrès, RSP « Respect », entend proposer une nouvelle trajectoire pour le Sénégal, fondée sur le travail, la compétitivité, la souveraineté économique et la mobilisation des forces productives nationales. Dans un document de référence intitulé « Le Sénégal en progrès », le mouvement présente une série de résolutions et d’orientations destinées, selon ses promoteurs, à répondre aux difficultés financières, économiques, sociales, culturelles et politiques que traverse actuellement le pays.
Porté par le credo « Sauvons le Sénégal pour et par un nouvel espoir », le RSP « Respect » se présente comme un rassemblement regroupant des partis politiques, mouvements, associations, organisations à la base et citoyens. Le mouvement estime que le Sénégal doit opérer un changement de paradigme pour devenir une puissance économique moderne et compétitive à l’échelle internationale.
Pour ses initiateurs, cette transformation doit d’abord reposer sur une culture du travail et une détermination collective à produire davantage de richesses. La compétitivité est ainsi présentée comme la colonne vertébrale de leur vision, avec l’ambition de mobiliser les ressources humaines, financières et naturelles du pays au service d’un développement durable et d’une plus grande autonomie économique.
Parmi les principales propositions figure la mise en place d’un fichier unique et actualisé des citoyens sénégalais, accessible aux services compétents. Le mouvement préconise également une meilleure maîtrise du territoire national et une réappropriation effective des ressources minières, halieutiques, forestières, foncières et aquatiques.
Le RSP « Respect » accorde par ailleurs une place centrale à l’éducation, à la formation et à la sécurité. Il propose de renforcer ces secteurs en améliorant notamment les conditions de travail, les motivations et les rémunérations des personnels concernés. Dans le même esprit, le mouvement souhaite renforcer le secteur privé sénégalais afin de lui permettre de conquérir davantage de marchés au niveau national, sous-régional et international.
L’emploi et la création de richesses constituent également un axe majeur du projet. Le mouvement veut créer les conditions permettant aux Sénégalais d’accéder et d’accumuler des richesses grâce à un plein emploi effectif, soutenu par des entreprises nationales compétitives et une main-d’œuvre mieux préparée aux exigences du marché.
Sur le plan des finances publiques, le RSP « Respect » fixe des objectifs particulièrement ambitieux. Il propose d’annuler le déficit budgétaire dans un délai maximal de cinq ans en s’appuyant davantage sur les ressources domestiques. Le mouvement ambitionne également de rembourser intégralement la dette publique sur une période maximale de dix ans, en développant des filières et branches jugées à forte rentabilité et en exploitant davantage les ressources propres et les avantages compétitifs du Sénégal.
Le monde rural occupe une place importante dans les propositions. Le mouvement préconise notamment l’achat de l’intégralité de la production d’arachide à un prix minimal de 400 francs CFA le kilogramme. Il entend également lutter contre le vol de bétail et les différentes formes de petite délinquance grâce à des moyens technologiques et logistiques modernes, notamment les drones, les quads et les données satellitaires.
Sur le plan sécuritaire et social, le RSP « Respect » souhaite pacifier l’espace public. Il propose que les manifestations pacifiques soient autorisées et encadrées, tout en interdisant formellement le jet de pierres et les autres formes de violence. Le mouvement veut également mettre fin à la mendicité et à l’errance des enfants de moins de 18 ans.
Autre proposition forte : l’instauration d’un service militaire obligatoire pour les jeunes âgés de 18 à 22 ans. Dans le domaine de la santé, le mouvement défend la gratuité des services d’accueil et d’urgence ainsi que des examens et analyses médicales pour tous les citoyens sénégalais.
Le RSP « Respect » entend également agir sur la structure de l’économie nationale. Il propose de renforcer l’autonomie financière du Sénégal en limitant certaines importations et en développant une production locale capable de répondre davantage à la demande intérieure. La formalisation de l’économie figure aussi parmi ses priorités, avec l’objectif d’assurer une rémunération plus juste aux différents acteurs de la chaîne de valeur et d’améliorer la transparence à travers un affichage systématique des prix et leur justification.
Concernant la gouvernance territoriale, le mouvement propose la mise en place de contrats-plans entre l’État et les collectivités territoriales pour répondre à des problématiques locales telles que les inondations et les occupations anarchiques. Cette démarche devrait, selon lui, être accompagnée d’un contrôle législatif et d’une vigilance citoyenne afin de renforcer l’efficacité de l’administration de proximité, conformément au principe de subsidiarité et aux spécificités de chaque territoire.
Deux plans quinquennaux pour transformer l’économie
Pour concrétiser cette vision, le RSP « Respect » prévoit deux plans quinquennaux regroupés au sein d’un même programme, mais ajustables en fonction de l’évolution de la situation économique et des impératifs de gouvernance.
Le premier, baptisé Plan d’urgence et de relance économique, ou PURE, couvrirait la période allant de zéro à cinq ans. Il serait consacré à la relance économique et à la mise en œuvre des mesures considérées comme prioritaires.
Le second, dénommé Plan de soutien à la souveraineté économique, ou PSSE, s’étendrait de cinq à dix ans. Il aurait pour objectif de consolider les acquis et d’installer durablement le Sénégal sur la voie de la souveraineté économique.
Ces deux plans reposeraient sur trois grands programmes : enrichir les Sénégalais, fortifier et rendre performantes la justice et l’administration publique, et asseoir le développement durable.
Le premier programme vise à favoriser l’accès des Sénégalais à la création de richesses. Le mouvement envisage notamment la mise en place de stratégies et d’organisations telles qu’un « Atlas de l’emploi », destiné à mieux encadrer l’accès des entreprises, particuliers et ménages sénégalais aux opportunités économiques. Il prévoit également des mécanismes permettant de protéger et de faire fructifier les richesses créées par les acteurs économiques nationaux.
Le deuxième programme concerne la justice et l’administration publique. Le RSP « Respect » souhaite instaurer des espaces d’échanges et de partage d’expériences afin de procéder à un diagnostic approfondi du fonctionnement de la justice et de l’administration, avec l’objectif de mettre en œuvre des réformes susceptibles d’améliorer la qualité, la célérité et l’efficacité du service public.
Enfin, le troisième programme est consacré au développement durable. Le mouvement veut renforcer le capital humain à travers des stratégies de formation à court, moyen et long terme, afin de permettre aux Sénégalais de mieux répondre aux exigences des marchés national, continental et international. Il entend également mettre en place des mécanismes de préservation et de renouvellement du capital naturel.
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