Une vive polémique enfle autour des déclarations récentes de Pape Malick Ndour. Alors que certains responsables politiques de Pastef lui attribuent des propos jugés subversifs, le collectif d’avocats de l’ancien ministre monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « manipulation grossière » et d’« interprétation tendancieuse » de ses mots.
Dans un communiqué rendu public et signé par Me El Hadji Amadou Sall, le collectif de la défense estime que les déclarations de Pape Malick Ndour ont été déformées à des fins politiques. « Ses propos ont été volontairement travestis par des responsables et militants de Pastef, notamment Amadou Ba et Ayib Daffé », affirme le texte. Selon les avocats, l’un aurait prêté à leur client des intentions de « renverser le gouvernement », tandis que l’autre aurait évoqué un prétendu appel à un « coup d’État ».
Les défenseurs de Pape Malick Ndour rejettent fermement ces accusations qu’ils jugent « fallacieuses » et « politiquement motivées ». Ils estiment qu’il s’agit d’un « stratagème habituel visant à déclencher des poursuites pour faire taire des voix discordantes au sein de l’opposition ».
Dans leur communiqué, les avocats mettent formellement en demeure les deux responsables politiques cités de retirer leurs déclarations qu’ils considèrent comme diffamatoires. À défaut d’une rétractation immédiate, ils annoncent leur intention de déposer une plainte pour « dénonciation calomnieuse et diffamation », tout en les tenant « solidairement responsables de tout préjudice moral ou matériel subi par leur client ».
Cette réaction du collectif intervient dans un contexte politique tendu, marqué par une recrudescence des affrontements verbaux entre responsables de la majorité et figures de l’opposition. Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse et cadre de la mouvance présidentielle, s’était récemment exprimé sur la situation nationale, appelant à un débat politique apaisé et à la responsabilité des acteurs publics. Ses propos, diffusés sur les réseaux sociaux, ont rapidement fait le tour de la toile, suscitant des interprétations contradictoires.
Alors que ses avocats dénoncent une campagne de désinformation, cette affaire relance le débat sur l’usage politique des réseaux sociaux et la manipulation de l’opinion à travers des extraits sortis de leur contexte. Le collectif promet de « défendre l’honneur et la réputation » de leur client, tout en avertissant que « toute nouvelle tentative de dénaturation de ses propos fera l’objet d’une riposte judiciaire ».