La chambre d’accusation financière a ordonné la mise en liberté provisoire de Moustapha Diop, en infirmant l’ordonnance précédente qui maintenait l’ancien ministre en détention. La décision est intervenue à l’issue du délibéré de la juridiction compétente, qui a jugé recevable l’appel introduit par la défense de l’inculpé.
Selon les termes de la décision judiciaire, la juridiction a prononcé la mainlevée du mandat de dépôt visant Moustapha Diop. Toutefois, cette remise en liberté reste conditionnée à l’absence de toute autre procédure ou cause de détention à son encontre. Dans le cas contraire, l’intéressé demeurerait à la disposition des autorités judiciaires compétentes.
La chambre d’accusation financière a également assorti cette liberté provisoire de plusieurs mesures de contrôle judiciaire destinées à garantir la disponibilité de l’inculpé dans le cadre de la poursuite de l’instruction. Ainsi, Moustapha Diop ne pourra quitter le territoire national sans une autorisation préalable du juge d’instruction en charge du dossier. Son passeport devra être déposé au Greffe du Cabinet d’instruction afin de prévenir tout risque de départ hors du pays.
En outre, l’ancien ministre est tenu de se présenter régulièrement devant le Cabinet d’instruction. La juridiction lui impose notamment une comparution le premier lundi ouvrable de chaque mois, une mesure visant à assurer le suivi judiciaire de l’affaire et à maintenir un lien permanent avec l’autorité chargée de l’enquête.
Dans sa décision, la chambre d’accusation financière rappelle que ces obligations revêtent un caractère impératif. Tout manquement aux conditions fixées dans le cadre du contrôle judiciaire pourrait entraîner une révocation de la liberté provisoire et conduire à un retour immédiat en détention préventive.