Société
Linguère : six nouveaux suspects arrêtés dans l’enquête sur un présumé réseau homosexuel, plus de vingt personnes encore recherchées
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par
Diack
L’enquête menée par les autorités judiciaires et policières dans l’affaire dite du présumé réseau homosexuel de Linguère connaît un nouveau développement. Dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction de Louga, les éléments du commissariat urbain de Linguère, appuyés par la Division spéciale de cybersécurité, ont procédé jeudi à Dakar à l’interpellation de six nouveaux suspects présentés comme des proches de l’homme politique Ndiaga Seck, actuellement placé sous mandat de dépôt à la prison de Louga.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, les personnes arrêtées sont issues de différents milieux socioprofessionnels. Il s’agit notamment d’un médecin, de trois banquiers, d’un tailleur ainsi que d’un autre professionnel du secteur privé. Après leur arrestation à Dakar par les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité, ils ont été transférés sous escorte au commissariat urbain de Linguère pour les besoins de l’enquête.
Les investigations se sont intensifiées à la suite de l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck, saisi dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. Les enquêteurs affirment que l’analyse approfondie du contenu de l’appareil a permis d’identifier plusieurs interlocuteurs réguliers du responsable politique. Quatre des six personnes interpellées auraient ainsi été repérées grâce aux données extraites du téléphone, tandis que les deux autres auraient été directement citées au cours des auditions.
Les recherches ont également porté sur les échanges effectués via l’application WhatsApp. D’après les sources consultées, les policiers auraient découvert des conversations considérées comme compromettantes et susceptibles de constituer des éléments à charge dans le cadre de la procédure. Ces découvertes auraient conduit les enquêteurs à retenir contre les suspects des indices jugés suffisamment sérieux pour justifier leur placement en garde à vue.
Par ailleurs, les six personnes arrêtées ont été soumises à des examens médicaux et à des tests sérologiques. Selon les résultats obtenus vendredi à Linguère, quatre d’entre elles seraient porteuses du VIH/Sida. Cette information figure désormais parmi les éléments consignés dans le dossier d’enquête, même si les autorités n’ont pas établi de lien direct entre cet état de santé et les faits visés par la procédure judiciaire.
L’enquête est loin d’être terminée. Les services de police poursuivent l’exploitation des données numériques recueillies et multiplient les vérifications. Plus d’une vingtaine de personnes supplémentaires figureraient actuellement dans le viseur des enquêteurs. Plusieurs interpellations pourraient ainsi intervenir dans les prochains jours à mesure que les investigations progressent.
À ce stade, le nombre total de personnes arrêtées dans cette affaire s’élève à trente-deux. Vingt-six suspects, dont Ndiaga Seck, ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt avant leur transfert à la prison de Louga. Les six nouvelles personnes interpellées devraient être présentées aux autorités judiciaires compétentes à l’issue de leur garde à vue afin que leur situation soit examinée.
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