Le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, était l’invité de RFM Matin ce mercredi, au lendemain d’un entretien interrompu sur 7TV. Profitant de cette tribune, il est revenu sans détour sur son dossier judiciaire et les réactions qu’il affirme avoir provoquées au sommet de l’État.
Selon lui, Ousmane Sonko aurait exprimé une vive colère contre Bamba Cissé au moment où il a quitté le territoire. « Lors d’une réunion avec ses hommes, il s’en est vivement pris à Bamba Cissé, lui demandant comment Madiambal Diagne a pu échapper », a déclaré le journaliste. À en croire Madiambal Diagne, cette réaction serait liée à la crainte d’éventuelles révélations qu’il pourrait faire une fois à l’étranger.
Là où les propos deviennent plus lourds, c’est lorsque le journaliste évoque un lien supposé entre le dossier Sweet Beauté, impliquant Ndeye Khady Ndiaye, et un marché d’armement. « Sweet Beauté et un marché d’armement ? Vous n’êtes pas étonnés ? » interroge-t-il, suggérant que des éléments encore non dévoilés pourraient modifier la compréhension du dossier.
Madiambal Diagne affirme par ailleurs avoir rassuré Birame Diop, tout en laissant planer une menace claire. « J’ai dit à Birame Diop qu’il l’assure que ce dont ils ont peur n’est pas le plus important pour moi. Je n’en parlerai pas. Sauf si je me retrouve dans une situation où je n’aurais plus le choix », a-t-il déclaré, insinuant qu’un « déballage total » reste possible.
Revenant sur l’incident de la veille, lorsque son entretien sur 7TV avec Maïmouna Ndour Faye a été brusquement interrompu, le journaliste parle de censure assumée. « Dossier bi damako niémé parce que dama am ay arguments, am ay preuves », a-t-il martelé sur les ondes de la RFM, affirmant ne craindre aucun débat public.
Pour lui, la volonté de freiner sa prise de parole traduit une seule chose : la peur que la vérité éclate. « Ils refusent que je parle. Mais je parlerai, ici, sur les médias internationaux, et ailleurs. La vérité sera connue », a-t-il insisté.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, où chaque parole publique alimente un climat déjà hautement inflammable. Les prochains jours pourraient être déterminants, surtout si Madiambal Diagne met sa menace d’« ouvrir les dossiers » à exécution.