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Politique

Manquement à la dignité institutionnelle et au respect du peuple sénégalais

La République est une maison de valeurs.
Une maison de principes, de responsabilité et de respect.
Lorsqu’on a l’honneur de servir la Nation, on doit en incarner la dignité, la loyauté et la discipline.

Ousmane SONKO, le sport, notamment le football, est une activité noble. Il éduque, il rassemble, il soigne le corps et apaise l’esprit. C’est un vecteur de cohésion nationale et un symbole de jeunesse. Mais lorsque le sport devient un instrument de diversion politique, lorsqu’il sert à masquer la vérité et à défier la décence publique, il cesse d’être un jeu il devient un affront.

Il est inconcevable, dans un État de droit comme le Sénégal, qu’un Premier ministre déclare une maladie pour s’absenter de ses fonctions, pour ensuite se mettre en scène dans une activité publique de divertissement.
Ce n’est pas seulement une contradiction morale : c’est un manquement grave à l’éthique républicaine, un outrage à la fonction et une atteinte à la crédibilité de l’État.

Le Premier ministre est le chef du Gouvernement. Il incarne la continuité de l’action publique.
Lorsqu’il choisit de se retirer « pour raison de santé », la nation s’inquiète. Le président de la République, garant de la Constitution, prend de son temps pour lui témoigner solidarité et compassion.

Mais quand, quelques jours plus tard, ce même Premier ministre s’affiche, tout sourire, sur un terrain de football, entouré de caméras et de partisans, le doute devient colère, et la confiance se transforme en indignation.

Ce comportement n’est pas anodin.
Il révèle une désinvolture envers les institutions, un mépris envers le peuple, et un manque de respect envers la charge qu’il occupe.

Dans le contexte actuel de notre pays, où les familles sénégalaises vivent sous le poids du loyer exorbitant, des factures d’électricité insupportables, du chômage des jeunes, des difficultés des opérateurs économiques, des dettes publiques et de la souffrance des zones inondées du Nord, il est inacceptable que le chef du Gouvernement se livre à une mise en scène sportive comme si le pays n’avait aucun problème.

Pendant que le peuple travaille, subit et espère, le Premier ministre, censé être à son chevet, s’offre un moment de distraction politique.

C’est une gifle symbolique à toutes celles et ceux qui, chaque jour, se battent pour survivre.
C’est un déni de la réalité nationale et un reniement du devoir d’exemplarité que la République exige de ses plus hauts responsables.

Nous interpellons, avec gravité et respect, le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, afin qu’il tire toutes les conséquences de ce manquement manifeste à la loyauté gouvernementale.
Le Sénégal n’est pas une scène de théâtre politique.

La fonction de Premier ministre n’est pas un espace de caprice individuel.
C’est un service permanent à la Nation, un engagement total pour le peuple et pour la République.

L’État doit se rappeler à lui-même.
Il doit affirmer que la santé nationale ne peut être simulée, que la confiance du peuple n’est pas un jeu, et que la dignité de la République ne se piétine pas sur un terrain de football.

Nous disons à la jeunesse sénégalaise :
Le respect des institutions n’est pas une faiblesse, c’est une force.

L’exigence de vérité n’est pas une hostilité, c’est un acte d’amour envers la patrie.
Et la dénonciation du faux n’est pas un combat partisan, c’est une défense du bien commun.

Le Sénégal appartient à son peuple, pas à ceux qui l’utilisent pour des ambitions personnelles.
Notre pays mérite des dirigeants dignes, humbles, honnêtes, au service du peuple, et non au service de leur image.

Pour une République de respect et de vérité, nous lançons un appel à la conscience nationale.
Nous devons, collectivement, refuser la banalisation du mensonge, du mépris et de l’improvisation au sommet de l’État.

Un Premier ministre qui se dérobe à ses responsabilités ne trahit pas seulement le président de la République il trahit le peuple sénégalais tout entier.

Le Sénégal est plus grand que les individus.
Il est plus sacré que les ambitions.
Et il doit toujours être défendu avec courage, respect et vérité.

Monsieur le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS


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