Les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) poursuivent leur recours au marché régional des titres publics afin de financer leurs besoins budgétaires. Entre les mois de mai et juillet, les huit pays de l’Union ambitionnent de mobiliser un montant global de 3 176 milliards de FCFA à travers des émissions de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).
Selon le calendrier prévisionnel des émissions, l’objectif fixé pour le mois de mai s’élevait à 1 335,9 milliards de FCFA. Pour le mois de juin, les États de l’Union prévoient de lever 860 milliards de FCFA, tandis qu’un montant de 980,5 milliards de FCFA est attendu en juillet.
Dans ce vaste programme de mobilisation de ressources, le Sénégal figure parmi les pays les plus actifs du marché régional. Confronté à des contraintes budgétaires et à une situation financière jugée délicate, le pays prévoit de mobiliser 574 milliards de FCFA sur la période de trois mois.
Dans le détail, les autorités sénégalaises comptent lever 216,1 milliards de FCFA via des Bons assimilables du Trésor, des instruments de financement à court terme. À cela s’ajoutent 357,9 milliards de FCFA attendus à travers des Obligations assimilables du Trésor, qui permettent de mobiliser des ressources sur des échéances plus longues.
Le programme de financement du Sénégal est réparti de manière progressive. En mai, l’objectif de mobilisation était fixé à 84 milliards de FCFA. Pour le mois de juin, le Trésor public vise 120 milliards de FCFA. L’essentiel des levées est toutefois programmé pour juillet, avec un montant ambitieux de 370 milliards de FCFA.
À l’échelle régionale, la Côte d’Ivoire demeure le principal émetteur sur le marché des titres publics de l’Umoa. Le pays prévoit de mobiliser 890 milliards de FCFA entre mai et juillet, confirmant son poids économique au sein de l’Union et ses importants besoins de financement.
Le Niger occupe la deuxième place avec un objectif de 782,4 milliards de FCFA sur la même période. Le Sénégal arrive ainsi dans le trio de tête des pays les plus présents sur le marché régional de la dette.