Politique
marge de la 7ᵉ Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement : le Sénégal réaffirme sa vision intégrée pour un développement résilient et sobre en carbone
-
-
par
Diack
En participant à la 7ᵉ Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, le Sénégal a porté une voix forte et cohérente sur les enjeux climatiques mondiaux. À cette occasion, la délégation sénégalaise a présenté la vision nationale intégrée impulsée par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Faye, une vision qui place l’écologie, l’économie et le social au cœur d’un modèle de développement résolument tourné vers l’avenir.
Dans son intervention, le représentant du Sénégal a rappelé que la restauration des terres dégradées demeure l’un des défis les plus urgents du pays. Face à l’avancée du désert, à la perte de fertilité des sols et à la pression croissante exercée sur les écosystèmes, le gouvernement s’engage à renforcer les programmes de reboisement, de gestion durable des terres et de protection des ressources naturelles. Ces efforts, inscrits dans une dynamique de longue haleine, visent à redonner vie aux espaces écologiques, assurer la sécurité alimentaire et soutenir les communautés rurales.
La résilience des zones côtières occupe également une place centrale dans la stratégie nationale. Avec plus de 700 kilomètres de littoral soumis à l’érosion, aux inondations et aux impacts du changement climatique, le Sénégal entend consolider les mesures de protection, restaurer les mangroves, renforcer les infrastructures et promouvoir une gestion intégrée du trait de côte. L’enjeu est vital : préserver les habitats naturels, protéger les populations et sauvegarder l’activité économique qui se concentre majoritairement autour des villes côtières.
Parallèlement, la transition énergétique constitue un axe structurant de la politique environnementale du pays. Le Sénégal ambitionne de réduire significativement ses émissions tout en développant les énergies renouvelables, notamment l’éolien, le solaire et l’hydrogène vert. Cette transition doit permettre d’assurer une énergie propre, accessible et durable pour tous, tout en soutenant la croissance économique et en renforçant l’indépendance énergétique.
La lutte contre la pollution plastique, fléau majeur des milieux terrestres et marins, a également été mise en avant. Le pays entend intensifier les efforts déjà initiés, à travers des réglementations plus strictes, le renforcement du recyclage, la promotion d’alternatives durables et la sensibilisation des citoyens. L’objectif est de limiter drastiquement l’impact des déchets plastiques sur les écosystèmes, la santé publique et les activités économiques liées au littoral.
Au-delà des priorités nationales, l’intervention du Sénégal a insisté sur l’urgence de bâtir un cadre international plus juste et réellement efficace. Le représentant sénégalais a souligné que les ambitions des pays du Sud ne pourront se concrétiser que si la solidarité mondiale devient tangible. Il a plaidé pour un financement climatique réellement accessible, dénué de barrières administratives et orienté vers les besoins réels des pays vulnérables. Il a également insisté sur l’importance d’un transfert accéléré de technologies adaptées, permettant d’accompagner les États dans leur transition écologique sans creuser davantage les inégalités.
Enfin, il a appelé à une gouvernance environnementale mondiale capable de transformer les promesses en résultats concrets. Pour le Sénégal, l’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’action mesurable, coordonnée et inclusive. Les défis environnementaux exigent une mobilisation collective, fondée sur la responsabilité partagée et la volonté réelle de construire un futur durable.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.