Mbour, le 31 octobre 2025 – Pendant dix ans, A. Gaye, commerçant du quartier Médine à Mbour, a réussi à opérer en toute discrétion une activité illégale de vente de produits pharmaceutiques. Mais sa longue cavale dans le commerce clandestin a pris fin grâce à une dénonciation anonyme émanant d’un voisin.
Le 10 octobre dernier, les policiers du commissariat de la police urbaine de Diamaguene ont effectué une descente inopinée dans la boutique de M. Gaye. Selon le journal L’Observateur, les forces de l’ordre y ont découvert une importante quantité de médicaments soigneusement rangés dans des seaux. Face à l’ampleur de la découverte, ils ont décidé de perquisitionner également le domicile du commerçant, situé non loin de sa boutique. Là encore, les policiers sont tombés sur un stock impressionnant de produits pharmaceutiques, comprenant notamment du Jenitrim, du paracétamol, du Citmoleyn, du Metifen, de l’Effaralmol, du Cac 1000 ainsi que diverses pilules et gélules.
Suite à ces découvertes, A. Gaye a été arrêté et conduit au commissariat de Diamaguène. Lors de sa comparution devant le tribunal d’Instance de Mbour, il a reconnu les faits. Il a cependant tenté de se justifier, affirmant ignorer que la vente de ces médicaments sans autorisation était interdite. Il a également révélé que son fournisseur venait régulièrement de Touba pour le ravitailler en produits pharmaceutiques, tout en précisant qu’il ne connaissait pas le nom de cette personne.
Devant les réprimandes du président du tribunal, A. Gaye a déclaré que sa boutique n’avait été transformée en pharmacie clandestine qu’en 2022, et a sollicité la clémence de la justice. Malgré ces arguments, le tribunal l’a reconnu coupable. La sentence prononcée est d’un an de prison, dont deux mois ferme, assortie des charges liées à la vente illégale de produits pharmaceutiques.
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