Sport
Mondial 2026 : l’ANPS anticipe la question des visas pour les journalistes sénégalais
-
-
par
Diack
À l’approche de la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le président de l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), Abdoulaye Thiam, a levé le voile sur les démarches entreprises pour faciliter la participation des journalistes sénégalais à cet événement planétaire. Conscient des difficultés souvent liées aux procédures consulaires américaines, il a engagé des discussions en amont avec l’ambassade des États-Unis à Dakar afin d’éviter toute mauvaise surprise à l’approche de la compétition.
Une délégation de l’ANPS a ainsi été reçue par les services diplomatiques américains pour échanger sur les modalités pratiques d’obtention de visa pour les professionnels des médias. À l’issue de cette rencontre, Abdoulaye Thiam a partagé une information jugée rassurante : les journalistes accrédités relèvent de la catégorie « visa I », spécifiquement dédiée aux représentants de la presse étrangère. Ce statut les dispense des cautions financières de 5 à 10 millions de FCFA parfois exigées pour certains voyageurs, une contrainte qui suscitait des inquiétudes au sein de la corporation.
Toutefois, le président de l’ANPS a précisé que l’obtention du visa reste strictement conditionnée par une accréditation préalable délivrée par la FIFA. Sans cette validation officielle, aucune demande ne pourra aboutir. Cette exigence renforce la nécessité pour les médias sénégalais d’anticiper leurs démarches administratives et de se conformer scrupuleusement aux critères fixés par l’instance mondiale du football.
Abdoulaye Thiam a également attiré l’attention sur certaines contraintes nouvelles. Les visas de long séjour, d’une durée d’un an ou de dix ans, sont devenus rares et sont souvent assortis d’une seule entrée sur le territoire américain. Une situation qui pourrait compliquer les déplacements entre les trois pays hôtes du tournoi. Dans cette optique, l’ANPS envisage de déposer une première demande test afin d’évaluer les délais et la fluidité du processus. « Je préfère sauter moi-même », a déclaré Abdoulaye Thiam, assumant sa volonté d’ouvrir la voie pour mesurer concrètement les réalités administratives avant l’engagement massif des autres journalistes.
Le président de l’ANPS a par ailleurs insisté sur la rigueur exigée par les autorités américaines. Les demandes de visa s’effectuent intégralement en ligne, avec paiement préalable des frais et prise d’empreintes digitales lors du rendez-vous consulaire. Les informations fournies doivent être exactes, complètes et cohérentes. Les services consulaires disposent d’outils de vérification avancés, notamment en ce qui concerne l’historique des déplacements internationaux des demandeurs. Toute omission ou incohérence pourrait entraîner un refus.
Enfin, Abdoulaye Thiam a lancé un appel à la responsabilité numérique des journalistes. Dans le cadre des procédures actuelles, les candidats peuvent être amenés à communiquer leurs identifiants de réseaux sociaux. Les contenus publiés en ligne, même supprimés, peuvent être consultés et analysés par les autorités compétentes. Il a ainsi invité les professionnels des médias à faire preuve de retenue, de professionnalisme et de vigilance dans leurs publications.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.