Politique
Nomination du prochain DG de l’ARTP : l’Amicale des cadres plaide pour la valorisation des candidatures internes
-
-
par
Diack
À l’approche de la nomination du prochain Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), l’Amicale des Cadres de l’institution sort de sa réserve. Dans un communiqué daté du 17 août 2026, l’organisation salue la décision des autorités de recourir à un appel à candidatures pour pourvoir cette fonction stratégique, tout en plaidant pour une attention particulière aux profils internes répondant pleinement aux critères requis.
Pour l’Amicale des Cadres, le choix de cette procédure constitue une avancée importante dans la gestion des institutions publiques. Elle estime que l’appel à candidatures traduit une volonté de renforcer la transparence, l’égalité des chances et la promotion du mérite dans le processus de désignation du futur patron de l’ARTP.
L’organisation considère ainsi que la compétence doit demeurer au cœur du choix du prochain Directeur général. Elle invite, dans cette perspective, les autorités à examiner avec une attention particulière les candidatures issues des rangs de l’institution lorsque celles-ci répondent aux exigences de compétence, d’expérience, d’intégrité, d’indépendance et de capacités managériales nécessaires à l’exercice de cette haute responsabilité.
Au-delà de la promotion du mérite, l’Amicale met en avant la question de la continuité institutionnelle. Selon elle, la nomination d’un cadre ayant une expérience significative au sein de l’ARTP pourrait constituer un atout pour assurer la continuité et l’efficacité de l’action publique.
L’organisation insiste notamment sur la connaissance approfondie dont disposent les cadres de l’institution des secteurs des télécommunications, du numérique et des postes. Elle évoque également leur maîtrise des missions, des procédures, des enjeux techniques ainsi que des équilibres institutionnels propres à l’ARTP.
Pour l’Amicale, cette expérience interne permettrait également de préserver la mémoire institutionnelle et d’assurer une continuité dans la gouvernance de l’autorité de régulation. Une telle approche contribuerait, selon elle, à éviter une rupture dans la conduite des missions confiées à l’ARTP et à permettre au futur directeur général d’être rapidement opérationnel.
Dans son argumentaire, l’Amicale fait également référence à l’esprit de la loi n° 2002-23 du 4 septembre 2002, qui consacre l’indépendance des institutions de régulation. Elle estime que cette indépendance doit notamment s’accompagner d’un choix fondé sur des critères objectifs et sur la compétence des candidats.
Cet appel intervient alors que l’ARTP avait lancé un appel à candidatures pour le poste de Directeur général, avec une date limite fixée au 6 août 2026. La procédure était ouverte à l’ensemble des Sénégalais et devait permettre de sélectionner le profil appelé à diriger l’institution au cours des prochaines années.
Au moment du lancement de cet appel, l’ARTP avait indiqué que le futur Directeur général aurait notamment pour mission de piloter la stratégie et la gouvernance de l’autorité, de renforcer la régulation des secteurs des télécommunications, du numérique et des postes, mais également de veiller à la protection des usagers, à l’innovation et au développement de l’économie numérique.
Alors que le processus de sélection entre dans une phase décisive, la prise de position de l’Amicale des Cadres introduit donc un élément supplémentaire dans le débat autour du prochain patron de l’ARTP. Sans remettre en cause le principe d’une procédure ouverte, l’organisation souhaite que les compétences disponibles au sein de l’institution soient pleinement prises en compte.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.