Lors de son « Téra-Meeting » tenu ce samedi sur l’esplanade du stade Léopold Sédar Senghor, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à mettre les choses au clair concernant les accusations de détention de fonds politiques estimés à neuf milliards de francs CFA. Devant une foule acquise à sa cause, le chef du gouvernement a répondu avec fermeté à ses détracteurs, dénonçant ce qu’il qualifie de « rumeurs infondées ».
« Qui d’entre eux a le courage, qu’il aille dire sur les plateaux télé que le Premier ministre Ousmane Sonko a des fonds politiques de neuf milliards. Ils ne le feront pas. Ils envoient des gens sur les lives et dans des déclarations à l’étranger pour le dire », a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris du public venu en masse assister à ce grand rassemblement politique.
Face à la persistance de ces accusations, Ousmane Sonko a tenu à rappeler la position officielle de son gouvernement sur la question des fonds politiques, une promesse de campagne qui continue de susciter débats et attentes. « Nous avons toujours été clairs avec les fonds politiques. Allez regarder le programme du président Bassirou Diomaye Faye. Nous avions dit que ces fonds seront remplacés par des fonds spéciaux votés par l’Assemblée pour des opérations sensibles. La réforme se fera suivant un délai, ce sera pour ces fonds, les trois premières années du mandat », a-t-il expliqué.
Le Premier ministre a également souligné que le processus de réforme est déjà amorcé et que le gouvernement respecte les échéances fixées. « Nous n’avons pas dépassé ce délai et un comité travaille dessus. Nous ferons le nécessaire, avec des projets de loi à l’Assemblée », a-t-il précisé, réaffirmant ainsi la volonté de l’exécutif de transformer en profondeur la gestion des ressources publiques.
Par cette mise au point, Ousmane Sonko entend couper court aux spéculations et réaffirmer la cohérence du projet gouvernemental porté par le président Bassirou Diomaye Faye. En évoquant la création de « fonds spéciaux » encadrés par la représentation nationale, le chef du gouvernement cherche à concilier transparence budgétaire et efficacité institutionnelle, dans un contexte où la moralisation de la vie publique demeure une attente forte de l’opinion.