Ce samedi 8 novembre 2025, lors du grand « Téra Meeting » organisé à l’esplanade du Stade Léopold Sédar Senghor, le président du parti PASTEF – Les Patriotes, Ousmane Sonko, a une nouvelle fois pointé du doigt les « défaillances et manquements » du système judiciaire sénégalais. Devant une foule nombreuse venue de tout le pays, le Premier ministre a réaffirmé que la justice demeure, selon lui, l’un des chantiers les plus urgents de la refondation nationale.
Dans un discours mêlant fermeté et engagement, Sonko a déclaré que « le système est toujours là », soulignant que malgré les changements intervenus au sommet de l’État, les pratiques et les réflexes hérités de l’ancien régime continuent de peser sur le fonctionnement de la justice. Il a fustigé une institution « encore inféodée », où « les décisions sont souvent dictées par des considérations politiques ou des intérêts particuliers ».
Pour le leader des Patriotes, la véritable indépendance de la justice ne saurait se décréter mais se construit à travers des réformes profondes et courageuses. « Nous devons engager, sans faiblesse ni complaisance, le travail de nettoyage nécessaire pour que la justice retrouve sa crédibilité et sa dignité », a-t-il martelé sous les acclamations de la foule. Il a ainsi appelé à une refonte structurelle du Conseil supérieur de la magistrature, à une meilleure transparence dans les nominations et à une responsabilisation accrue des magistrats.
Ousmane Sonko a également insisté sur le rôle central de la justice dans la consolidation de l’État de droit et la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions. Selon lui, tant que les Sénégalais percevront la justice comme un instrument de règlement de comptes, toute tentative de redressement moral et institutionnel restera vaine.
Le « Téra Meeting », marqué par une mobilisation exceptionnelle, a permis au chef du gouvernement et président de PASTEF de tracer les grandes lignes de sa vision politique, fondée sur la réforme de l’État, la moralisation de la vie publique et la refondation des institutions. Mais au cœur de ce projet, la justice reste, selon ses mots, « le socle sur lequel repose toute société juste, libre et durable ».