L’ancien chef de cabinet du président Abdoulaye Wade, Papa Samba Mboup, a récemment pris la parole pour soutenir ouvertement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, souvent la cible de critiques, y compris au sein de son propre camp politique. Dans un entretien exclusif accordé au journal Walf Quotidien, Mboup a souligné que le président Diomaye incarne à la fois la légitimité et la légalité, et mérite le soutien de tous ceux qui aspirent à la stabilité et à la continuité de l’État.
Se déclarant proche du président Diomaye, qu’il considère comme son fils, Papa Samba Mboup a longuement partagé sa vision de la gouvernance actuelle. Fort de seize années d’expérience au sommet de l’État — douze années aux côtés du président Wade et quatre années sous le régime de Abdou Diouf — il assure bien connaître les mécanismes du pouvoir et se dit prêt à prodiguer ses conseils au chef de l’État.
D’emblée, il a tenu à clarifier certaines incompréhensions autour de la légitimité et de la légalité du pouvoir actuel. « Pour répondre à certains qui parlent de légalité et de légitimité, je veux leur faire comprendre que le président Diomaye incarne les deux », a-t-il déclaré avec assurance. Il a ensuite rappelé que, contrairement à ses prédécesseurs Wade et Macky Sall, qui ont été élus au second tour, le président Diomaye a remporté le scrutin dès le premier tour, avec près de 54 % des suffrages, sans contestation. « Il n’y a donc pas plus légitime que lui. Il incarne la légitimité parce que la majorité des citoyens ont voté pour lui », a-t-il insisté.
L’ancien chef de cabinet a également évoqué la place centrale du président dans la gouvernance du pays. Il a souligné que le chef de l’État supervise directement cinq ministères de souveraineté : la Justice, les Forces armées, l’Intérieur, les Affaires étrangères et les Finances. « Il est la seule autorité habilitée à les convoquer. Ces ministres ne rendent compte qu’au président. Ce sont ses prérogatives », a-t-il expliqué, mettant en avant le rôle déterminant du président dans la conduite des affaires publiques.
Concernant l’élection présidentielle de 2029, Papa Samba Mboup a été catégorique. Selon lui, si le président Diomaye Faye ne se représentait pas, il violerait la Constitution. « Le président Diomaye a été élu pour cinq ans, un mandat renouvelable. J’entends par-ci et par-là des gens dire qu’une autre personne pourrait prendre sa place. Pourquoi ? La Constitution lui donne le droit d’avoir un autre mandat. À sa place, je ferais ce deuxième mandat », a-t-il affirmé, précisant que décliner un second mandat serait une trahison des dispositions constitutionnelles.
Poursuivant son argumentaire, il a insisté sur l’adhésion populaire envers le président Diomaye. Même si le parti Pastef ne devait pas l’investir pour un nouveau mandat, selon lui, ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui le soutiendraient. « Les Sénégalais ont un président qui parle peu et ne parle pas de détails. Un président correct, poli… L’amour du peuple envers Diomaye va crescendo », a-t-il souligné.
Papa Samba Mboup n’a pas manqué de dénoncer les tensions internes au sein de Pastef, qu’il considère comme révélatrices d’une fracture préoccupante. Il a regretté les insultes et les critiques sur les réseaux sociaux visant le président. « Dans Pastef, c’est déjà la fracture. On s’insulte par personnes interposées. On voit des gens qui manquent de respect au président de la République. Il faut savoir qui est derrière tout cela », a-t-il déploré.