Dans une contribution intitulée « Une politique d’accélération économique pour le Gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lo : remettre le Sénégal sur la voie de la prospérité », François Faye, spécialiste des politiques sectorielles et de la gestion des systèmes éducatifs, ainsi que des relations internationales et de la communication, appelle les nouvelles autorités à engager des réformes structurelles ambitieuses afin de répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
Selon l’auteur, l’arrivée du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo intervient dans un contexte marqué par d’importantes contraintes budgétaires, un endettement élevé, une forte demande sociale et un chômage persistant des jeunes. Face à cette situation, il estime que l’action gouvernementale devra être évaluée non seulement à travers les performances macroéconomiques, mais surtout à l’aune de son impact concret sur les conditions de vie des populations.
Pour relever ces défis, François Faye préconise une stratégie articulée autour de cinq priorités majeures.
La première concerne la restauration de la crédibilité financière de l’État. Tout en soulignant la nécessité d’assainir les finances publiques, il met en garde contre une politique d’austérité excessive susceptible de freiner la croissance économique. Il recommande notamment un renforcement de la transparence budgétaire, la lutte contre la fraude fiscale et douanière, ainsi qu’une meilleure mobilisation des ressources internes.
Le deuxième axe porte sur la valorisation des ressources naturelles. Avec l’exploitation du pétrole et du gaz, le Sénégal dispose, selon lui, d’une opportunité historique qu’il convient de transformer en levier d’industrialisation. Il plaide ainsi pour le développement d’industries de transformation locale capables de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.
L’emploi des jeunes constitue la troisième priorité identifiée. François Faye estime que la croissance économique doit s’accompagner d’une politique volontariste de création d’emplois. Il propose notamment un soutien accru aux petites et moyennes entreprises, à l’entrepreneuriat, à l’agriculture moderne et à l’économie numérique, tout en renforçant les dispositifs de formation et d’apprentissage.
L’auteur insiste également sur l’importance d’investir dans le capital humain. Pour lui, l’éducation, la formation professionnelle, la recherche et l’innovation doivent être placées au cœur de la stratégie de développement afin de préparer les nouvelles générations aux exigences de l’économie du savoir.
Enfin, il appelle à la construction d’un État plus efficace et moderne. La simplification des procédures administratives, la dématérialisation des services publics et la modernisation de la justice commerciale figurent parmi les réformes qu’il juge indispensables pour améliorer l’environnement des affaires et renforcer l’attractivité économique du pays.
Dans sa conclusion, François Faye estime que le Sénégal dispose d’importants atouts pour réussir sa transformation économique. Toutefois, il souligne que cette ambition nécessitera une gouvernance rigoureuse, une vision stratégique claire et une capacité à transformer les ressources du pays en prospérité partagée.
À travers cette réflexion, l’auteur invite le nouveau gouvernement à faire de l’industrialisation, de l’emploi, de la valorisation des ressources nationales et du développement du capital humain les piliers d’un nouveau contrat économique au service de tous les Sénégalais.
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