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Présidence de la FSF : Me Augustin Senghor défend son bilan et justifie sa 5e candidature

Invité de l’émission « FACE AU JURY » ce dimanche 27 juillet 2025 sur PressAfrik TV, Me Augustin Senghor, président sortant de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), a livré un long plaidoyer en faveur de sa cinquième candidature à la tête de l’instance. Se présentant comme un dirigeant expérimenté et compétent, il a estimé que ses adversaires n’apportent rien de plus que lui, ni en termes de bilan, ni de vision.

Dès l’entame, Me Senghor a tenu à rappeler que la présidence d’une fédération n’est pas une fonction ordinaire que l’on peut confier à n’importe qui. Selon lui, « pour diriger une fédération, il faut des compétences ». Le sport, à ses yeux, exige une certaine continuité, car « les résultats viennent avec le temps ». Il considère d’ailleurs que c’est grâce à la durée de son engagement et à la stabilité de son équipe que le football sénégalais a connu les succès actuels.

Face aux critiques sur la longévité de son mandat, Me Senghor reste serein : « Si les textes le permettent, en quoi est-ce mal qu’un président qui a fait ses preuves veuille poursuivre son œuvre ? » Il insiste aussi sur le fait qu’il ne s’est jamais imposé : « Il y a même des moments où j’ai voulu partir, et des voix m’ont supplié de rester ».

En réponse à ceux qui veulent lui barrer la route, il rappelle que seuls les membres statutaires ont le pouvoir de trancher. Il n’a pas manqué de recadrer Abdoulaye Seydou Sow, président du football amateur, en précisant que ce dernier n’est pas un adversaire direct dans la course à la présidence de la FSF. « Lui, son ambition c’est la Ligue professionnelle, où il fera face à Djibril Wade », a-t-il clarifié.

Cependant, Me Senghor reconnaît que certains candidats comme Madi Touré ou Abdoulaye Fall ont la carrure pour briguer le poste. Il salue notamment la constance de Madi Touré qui, depuis 2013, participe à toutes les élections fédérales.

Dans son intervention, Me Augustin Senghor a retracé son parcours à la tête de la FSF depuis son arrivée en 2009. À l’époque, le football sénégalais sortait d’une phase de normalisation, plombé par une profonde crise institutionnelle. Le ministère des Sports avait même retiré la délégation de pouvoir à la Fédération. C’est dans ce contexte qu’il a été élu, avec comme priorité la refondation des structures et la relance des compétitions.

Les quatre premières années furent, selon lui, particulièrement difficiles : absence de coopération des anciens dirigeants, rapports flous avec l’État, déficit de légitimité… Mais malgré ces contraintes, son équipe a su poser les jalons d’une gouvernance stable.

Le deuxième mandat (2013-2017) fut celui de la consolidation. La FSF a commencé à marquer des points sur les scènes nationale et internationale. Les compétitions internes ont retrouvé leur régularité. L’équipe nationale U20 a brillé en Coupe d’Afrique et en Coupe du monde, tandis que l’équipe A a progressivement repris son envol sous la houlette d’Aliou Cissé.

La période 2017–2022 marque une phase décisive pour le football sénégalais. La FSF a finalisé le centre technique Jules Bocandé, lancé la construction d’un autre à Toubab Dialaw, et a renforcé sa présence sur le continent. Cette dynamique s’est soldée par le sacre continental du Sénégal en février 2022 à la CAN, une première historique.

Me Senghor n’a pas oublié de mentionner les performances des équipes féminines et de beach soccer, qualifiées de « références et modèles à suivre ». Plusieurs joueuses sénégalaises évoluent aujourd’hui à l’étranger et l’équipe de beach soccer continue d’écrire sa légende sur le continent.

Le président sortant a aussi évoqué les défis infrastructurels. Il reconnaît que la FSF n’a pas vocation à construire des stades, une mission relevant de l’État. Mais il se félicite des contributions importantes de la Fédération dans ce domaine : gazon synthétique à Kédougou, réhabilitation du Stade Lat Dior de Thiès avec un financement fédéral de 1 milliard de FCFA, obtenu grâce aux retombées de la Coupe du monde 2018.

Il souligne que grâce à cette mobilisation, le Sénégal a pu accueillir des matchs internationaux alors que les grandes enceintes comme Léopold Sédar Senghor ou Abdoulaye Wade étaient indisponibles. « C’est cette stabilité et cette capacité d’initiative qui ont permis au Sénégal de remporter la CAN 2022 », a-t-il conclu.

En fin d’émission, Me Augustin Senghor a lancé un appel au respect des règles du jeu. Pour lui, chaque candidat doit présenter son programme sur le terrain, convaincre les électeurs statutaires et accepter le verdict des urnes. « Je ne parle pas au nom de Senghor, mais de toute une équipe fédérale. C’est cette équipe qui a hissé notre football là où il est aujourd’hui », a-t-il déclaré avec assurance.


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