Présidentielle 2029 : Madiambal Diagne évoque un risque de “sabotage” entre Diomaye et Sonko

Le débat sur la présidentielle de 2029 est lancé, bien avant l’heure. Dans une publication polémique sur le réseau social X, le journaliste Madiambal Diagne s’est interrogé ce jeudi 3 juillet sur les ambitions futures du Premier ministre Ousmane Sonko et leurs implications sur la stabilité du pouvoir actuel. Selon lui, une réussite éclatante du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pourrait compromettre la légitimité de Sonko en tant que candidat à la prochaine élection présidentielle.

« Encore 4 ans de confusion au sommet de l’État ? Le PM Sonko dit être candidat en 2029, sans savoir si le PR Diomaye le sera ou non. La réussite de Diomaye délégitimerait la candidature de Sonko. Alors Sonko n’a pas intérêt à la réussite de Diomaye. Sabotage en vue. Allez savoir ! », a écrit Madiambal Diagne.

Élus en tandem en mars 2024 à l’issue d’un scrutin historique, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko incarnent une nouvelle ère politique au Sénégal. Diomaye, président de la République, bénéficie du soutien du parti Pastef fondé par Sonko, son mentor politique devenu Premier ministre. Mais les ambitions présidentielles réaffirmées de ce dernier pour 2029 viennent troubler cette dynamique, ravivant les spéculations sur une possible rivalité interne.

La sortie de Madiambal Diagne jette un pavé dans la mare : suggérant un sabotage potentiel, elle alimente l’idée d’un double agenda qui pourrait nuire à la cohésion au sommet de l’État. Pour certains observateurs, cette hypothèse reflète davantage un calcul politique qu’une réalité factuelle, mais elle a le mérite de soulever un enjeu fondamental : le partage du pouvoir entre les deux figures de l’exécutif.

Face aux rumeurs et aux doutes, Ousmane Sonko n’a pas tardé à réagir. Dans une vidéo publiée mardi soir, il a fermement affirmé son droit à briguer la magistrature suprême en 2029.

« Ce dossier n’a aucun rapport avec ma candidature. De ce qui reste de mon existence, si je ne participe pas à une élection, ce serait de ma propre volonté, parce que rien ne peut m’empêcher d’être candidat », a-t-il martelé.

Une déclaration qui survient alors que la Cour suprême a récemment relancé le débat juridique sur l’éligibilité de Sonko, toujours marqué par ses déboires judiciaires passés. Mais pour le principal intéressé, les obstacles sont désormais derrière lui.

À moins de cinq mois d’exercice, l’attelage Diomaye-Sonko est confronté à un défi majeur : gouverner ensemble tout en gardant des ambitions personnelles compatibles avec l’intérêt national. Le président Faye, encore discret sur ses intentions pour 2029, reste centré sur les réformes institutionnelles et la restauration de la souveraineté économique. Sonko, de son côté, multiplie les apparitions publiques et les messages politiques à forte portée électorale.

Entre loyauté politique et calculs individuels, le tandem pourrait être mis à l’épreuve plus tôt que prévu. Si la réussite de Diomaye Faye devient incontestable, elle pourrait en effet remettre en question l’opportunité d’un changement de leadership au sein du Pastef en 2029.


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