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Réforme curriculaire : Moustapha Guirassy veut inscrire durablement la transformation de l’école sénégalaise dans les institutions

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a réaffirmé mercredi sa volonté de garantir la pérennité de la réforme curriculaire engagée au Sénégal, en appelant à son institutionnalisation afin de la mettre à l’abri des changements politiques et administratifs. Pour le ministre, cette transformation de l’école sénégalaise ne peut dépendre des alternances au sommet de l’État ou des remaniements ministériels, mais doit s’inscrire durablement dans le fonctionnement des institutions.

S’exprimant à l’ouverture de la rencontre réunissant le Comité scientifique de la refondation curriculaire et le Conseil consultatif des anciens ministres de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy a souligné que cette réforme constitue un projet national qui dépasse les individus et les gouvernements successifs. Selon lui, la refondation curriculaire représente un chantier stratégique destiné à adapter le système éducatif aux défis contemporains tout en renforçant la qualité des enseignements.

« Cette refondation dépasse largement les personnes. Elle doit être institutionnalisée », a déclaré le ministre, estimant qu’une réforme d’une telle ampleur ne saurait être remise en question au gré des changements de responsables politiques ou administratifs.

Le ministre a insisté sur la nécessité de codifier, de documenter et d’intégrer durablement les nouveaux curricula dans l’architecture du système éducatif national. À ses yeux, cette démarche permettra de garantir la continuité des politiques éducatives et d’assurer une mise en œuvre cohérente des nouveaux programmes sur le long terme.

Moustapha Guirassy a également mis en garde contre les risques d’une absence de consolidation juridique et administrative de la réforme. Il a expliqué que, sans un cadre institutionnel solide, chaque alternance gouvernementale ou chaque changement à la tête du ministère pourrait remettre en cause les progrès déjà accomplis, compromettant ainsi la stabilité des apprentissages et la continuité des réformes entreprises.

Le ministre a rappelé que la refondation curriculaire est le fruit d’un important travail collectif mobilisant depuis plusieurs années des experts, des enseignants, des chercheurs ainsi que de nombreux acteurs du secteur éducatif. D’importantes ressources humaines, intellectuelles et financières ont, selon lui, été investies pour élaborer cette nouvelle vision de l’école sénégalaise.


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