Malgré les difficultés traversées ces dernières années, PostFinance a signé ce jeudi 20 novembre 2025, au siège de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), une convention de cinq ans destinée à soutenir les travailleurs du secteur informel.
Selon Elimane Diouf, secrétaire général de la CSA, PostFinance dispose de l’expérience nécessaire pour accompagner la professionnalisation de l’économie informelle et sa présence sur l’ensemble du territoire national constitue un atout majeur.
De son côté, le directeur général de PostFinance, M. Amadou, a tenu à rassurer la clientèle en annonçant des améliorations significatives dans les services offerts.
Une convention stratégique pour les travailleurs de l’informel
« La convention que nous venons de signer aujourd’hui entre la CSA et PostFinance est le fruit d’un partenariat que nous voulons fréquent et utile pour les travailleurs de la CSA, particulièrement ceux de l’économie informelle, sociale et solidaire », a déclaré Elimane Diouf.
Il rappelle que le plan stratégique 2025-2029 de la CSA accorde une place importante à l’organisation des travailleurs de l’informel en une grande fédération. À travers cette structure, l’objectif est de mettre en place un fonds d’investissement, de garantie et de cautionnement, permettant aux acteurs d’améliorer leur inclusion financière, d’épargner et de financer leurs activités.
Professionnalisation : un nouveau cap
Au-delà de l’accompagnement économique, la convention prévoit aussi une dimension formation et surtout un appui à la professionnalisation du secteur.
« Professionnaliser, c’est changer nos modes de fonctionnement et être capables de compétir au niveau national et international », explique M. Diouf. Il met en avant la nécessité pour les acteurs informels d’accéder à des expositions, y compris à l’étranger, et de produire des articles labellisés pouvant être commercialisés dans le monde entier.
Il ajoute :
« La professionnalisation permettra aux travailleurs d’avoir un emploi décent, d’assurer leurs besoins, de disposer d’une retraite et de prendre en charge leur santé et celle de leur famille. »
Pourquoi PostFinance ?
Pour la CSA, le choix de PostFinance s’explique par son expérience en microfinance et par son ancrage territorial :
« PostFinance est présente dans les 46 départements et même dans les hameaux les plus reculés », souligne Elimane Diouf.
Il rappelle aussi que les difficultés rencontrées par la Poste concernent directement les travailleurs syndiqués :
« Nous allons accompagner nos travailleurs, mais aussi participer à la redynamisation de la Poste, qui est un patrimoine national que nous devons sauvegarder. »
PostFinance rassure : la situation s’améliore
Prenant la parole, le directeur général de PostFinance a assuré que malgré les difficultés des dernières années, la situation évolue positivement.
« Tous nos clients domiciliés sont désormais payés à temps. Les épargnants sont régulièrement servis pour leurs demandes de retrait », indique M. Amadou.
Il rappelle également que l’État a apporté un soutien décisif, notamment lors du Conseil interministériel du 1er septembre 2025, qui a jeté les bases d’une relance de la Poste, avec l’ambition de créer une banque postale à l’horizon 2029.
Digitalisation, qualité de service et garanties
Parmi les garanties offertes par PostFinance, le DG cite :
l’amélioration de l’accueil et de la relation client, la mise en place prochaine de nouveaux outils pour permettre aux clients de mieux suivre leurs comptes, la digitalisation des services, la garantie de l’État via les fonds déposés à la Caisse des dépôts et consignations, en collaboration avec le Trésor public.
« Le plus difficile est derrière nous. D’année en année, les choses vont s’améliorer », assure-t-il.
Selon lui, la confiance accordée par la CSA s’inscrit dans une dynamique naturelle au vu des progrès réalisés.
Un partenariat aligné avec la mission de service public
Pour conclure, le DG rappelle la vocation première de PostFinance : l’inclusion financière.
« Quand on parle d’inclusion financière, on pense d’abord à ceux qui sont exclus du système bancaire, c’est-à-dire les acteurs de l’économie informelle », souligne-t-il.
Il indique que ce partenariat s’inscrit dans la continuité des politiques publiques visant une économie compétitive et résiliente.
« On ne peut atteindre cet objectif sans intégrer la majorité des acteurs économiques, qui évoluent dans l’informel », ajoute-t-il.
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