Lors d’un discours prononcé devant ses militants, Ousmane Sonko, leader de PASTEF – Les Patriotes, a adressé une réponse à peine voilée à Abdourahmane Diouf, qui avait récemment invité à écarter toute “velléité de vengeance et de haine” dans le processus de reddition des comptes au sein de la coalition.
Sans le nommer directement, Sonko a été particulièrement virulent. Il a dénoncé certains acteurs politiques qu’il juge opportunistes et manipulateurs, affirmant que “certains politiciens ratés, qui ont tiré profit de notre victoire, tentent aujourd’hui de nous mettre en mal avec l’opinion”. Ces propos traduisent une volonté claire du leader de PASTEF de marquer sa distance avec ceux qu’il considère comme des alliés peu sincères.
Ousmane Sonko a tenu à clarifier l’objectif de sa démarche. Selon lui, il ne s’agit aucunement de vengeance, mais bien d’une exigence de justice. “Nous réclamons la justice, pas la vengeance. Cet allié n’est pas sincère : il cherche à opposer Diomaye et Sonko. Il n’a pas sa place dans le gouvernement. Nous ferons tout pour qu’il en sorte”, a-t-il lancé, rappelant ainsi sa détermination à purifier les structures gouvernementales de ceux qu’il considère comme des obstacles à sa vision.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions au sein de la coalition, où des désaccords stratégiques et politiques commencent à se manifester ouvertement. En s’adressant ainsi à ses partisans, Sonko envoie un message fort tant à ses alliés qu’au public : sa priorité est de garantir la transparence et l’intégrité de son gouvernement, même si cela implique de rompre avec certains membres de sa coalition.
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