Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°710 – 03/04/2026

🔴 CROISSANCE DE 6,7 % EN 2025 : ENTRE PERFORMANCE ET VULNÉRABILITÉS
🔴 AFFAIRE « ASERGATE » – ZONES D’OMBRE SUR LES FONDS DÉGAGÉS POUR L’ÉLECTRIFICATION RURALE : ABDOU NGUER S’EN MÊLE

🔴 COMBAT ROYAL : MODOU LÔ AFFIRME SA CONFIANCE ET PROMET DE TERRASSER SA THIÈS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°606 – 13/11/2025

🔴 LE SÉNÉGAL DANS LE TRIO AFRICAIN DES ÉCONOMIES EN DANGER APRÈS LES DÉCLARATIONS DE SONKO : TÉRA-FAILLITE EN VUE
🔴 TRAQUE DES CHRONIQUEURS : ABDOU NGUER LIBRE, BADARA GADIAGA TIENT BON

🔴 TROISIÈME MÉDAILLE AUX JEUX ISLAMIQUES 2025 : OUMY DIOP INARRÊTABLE !
🔴 FOOT LOCAL : JARAAF ET GUÉDIAWAYE FC RETROUVENT LEURS PELOUSES

Abdou Nguèr est enfin libre. Il était temps ! 

Cette liberté retrouvée ne saurait cependant effacer le scandale de sa détention.  
Condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, il aura pourtant passé près de sept mois derrière les barreaux.  

Autrement dit, la détention préventive aura été plus longue que la peine prononcée. Voilà le symbole d’une justice qui confond désormais la procédure et la punition. 

Le 17 avril 2025, un mandat de dépôt fut décerné contre lui pour avoir trop parlé, trop pensé, trop dérangé. 

Pendant qu’il retrouve l’air libre, d’autres continuent d’attendre, privés de justice autant que de liberté. 
Badara Gadiaga croupit en détention préventive depuis le 14 juillet 2025. 
Soya Diagne subit le même sort depuis le 16 octobre 2025. 
Tous deux paient le prix de leurs opinions, dans un silence institutionnel inquiétant. 
Leur sort ainsi que d’autres détenus illustre une dérive profonde. 

Cette dérive mine la crédibilité même de notre justice. 
La détention préventive est censée protéger l’enquête et non punir l’expression. Elle doit être encadrée, brève, strictement motivée. En réalité, elle sert souvent de condamnation anticipée, imposée sans jugement, comme pour rappeler que le pouvoir ne tolère pas la contestation. 

La libération d’Abdou Nguèr est donc à la fois une victoire morale et un signal d’alarme. 
Victoire, parce qu’un homme libre retrouve sa dignité. 
Alerte, parce que d’autres continuent de payer le prix du silence imposé. 

Lorsque la prison précède le jugement, c’est la justice elle-même qui devient coupable. 

Bienvenue à la liberté, Abdou Nguèr. 
Que la lumière de sa libération éclaire encore les cellules où attendent ceux qui attendent d’être jugés. 

Thierno Bocoum 
Président AGIR-les leaders

Le Tribunal correctionnel de Dakar libère le chroniqueur Abdou Nguer après sa condamnation à une peine déjà purgée

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi 12 novembre 2025, son verdict dans l’affaire opposant le chroniqueur Abdou Nguer et son co-prévenu Pape Amadou Ndiaye Diaw au ministère public. Après plusieurs semaines d’audience et de plaidoiries nourries, le juge a décidé de relaxer les deux prévenus des chefs d’accusation de diffusion de fausses nouvelles et d’apologie au crime. En revanche, Abdou Nguer a été déclaré coupable du délit d’offense au chef de l’État et condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 200 000 francs CFA.

Une décision qui, selon le tribunal, tient compte du caractère attentatoire aux institutions républicaines des propos tenus par le chroniqueur sur les réseaux sociaux. Toutefois, la peine ayant été intégralement purgée durant sa détention préventive, Abdou Nguer recouvre immédiatement la liberté.

Son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, a quant à lui été entièrement blanchi de toutes les accusations portées contre lui. Le juge a estimé qu’aucun élément matériel ne permettait d’établir sa responsabilité dans les faits poursuivis.

À la sortie du tribunal, l’un des avocats de la défense, Me Alioune Badara Fall, n’a pas caché sa frustration face à ce qu’il considère comme une décision partiellement injuste. « C’est une déception. Parce qu’il aurait dû être relaxé pour tous les chefs. Mieux, le délit de diffusion de fausses nouvelles, pour lequel il a été arrêté, a été écarté par le juge, tout comme celui d’apologie au crime. Cela va sans dire que sa détention était arbitraire », a-t-il déclaré à la presse.

Cette affaire avait suscité un vif débat dans l’espace public, plusieurs organisations de défense des droits humains et acteurs de la société civile dénonçant une atteinte à la liberté d’expression. Les partisans d’Abdou Nguer avaient multiplié les appels à sa libération, estimant que son interpellation relevait davantage d’une volonté d’intimidation que d’une infraction réelle.

Affaire Abdou Nguer – Badara Gadiaga : « On dénature l’instruction judiciaire », dénonce Babacar Ba

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive inquiétante dans la gestion des affaires judiciaires impliquant des chroniqueurs, journalistes et personnalités publiques. Invité de l’émission Face au jury sur PressAfrik TvHD, ce dimanche 26 octobre 2025, l’ancien magistrat a livré une analyse sans détour sur les arrestations récentes d’Abdou Nguer et de Badara Gadiaga, dénonçant une utilisation « dévoyée » de la procédure d’instruction judiciaire.

« On dénature l’instruction judiciaire », a martelé Babacar Ba, rappelant que cette procédure est réservée à des dossiers complexes tels que les crimes de sang, le terrorisme ou les affaires de criminalité organisée. Selon lui, « envoyer en instruction un Abdou Nguer ou un Badara Gadiaga pour des propos tenus sur un plateau de télévision, c’est trahir l’esprit de la justice ».

Le président du Forum du Justiciable estime que certaines interpellations ne reposent sur aucune base légale solide, mais répondent plutôt à une logique d’intimidation. « Il y a des arrestations qui ne reposent absolument sur rien, si ce n’est l’intention d’empêcher la personne de s’exprimer », a-t-il déploré. Pour lui, ce climat de tension judiciaire marque un dangereux retour à des pratiques d’un autre temps : « Ce sont les mêmes méthodes qu’employaient les régimes précédents. »

Babacar Ba a aussi fustigé la montée des pressions populaires sur les réseaux sociaux et dans les médias, où des appels à l’arrestation de certaines figures publiques se multiplient. « On ne peut pas rendre la justice sur la base des émotions ou des pressions de l’opinion », a-t-il averti, tout en rappelant que « seul le procureur est le maître des poursuites ».

L’ancien magistrat a lancé un appel solennel à ses confrères de la magistrature pour qu’ils refusent de céder à la pression, d’où qu’elle vienne. « Il faut refuser de subir la pression, quelle qu’en soit l’origine. Un magistrat ne doit jamais plier sous l’influence, ni politique, ni populaire », a-t-il insisté.
Il a rappelé que, bien que le parquet relève administrativement du ministère de la Justice, « le magistrat, par essence, doit rester indépendant, car la Constitution garantit la séparation des pouvoirs ».

Revenant sur le cas d’Abdou Nguer, chroniqueur connu pour ses interventions médiatiques, Babacar Ba estime que la décision de le placer sous instruction est disproportionnée et injustifiée. « La procédure d’instruction est un outil d’investigation approfondie, pas un instrument de privation arbitraire de liberté », a-t-il expliqué.
Même son de cloche pour Badara Gadiaga, lui aussi chroniqueur, dont la mise en cause dans une affaire similaire illustre, selon Ba, « la tentation du pouvoir de museler les voix critiques par le biais judiciaire ».

Évoquant enfin le cas de Pape Malick Ndour, poursuivi pour des propos tenus lors d’un rassemblement réclamant la libération de Farba Ngom, Babacar Ba a appelé à la retenue. Il a jugé que cette affaire aurait dû être close après la mise au point publique de l’intéressé, estimant que l’accusation « d’atteinte à la sûreté de l’État » était manifestement excessive.

Il en a profité pour rappeler les règles de base en matière de procédure pénale : « Dans un État de droit organisé, une convocation doit être notifiée au moins 48 heures à l’avance, pas le jour même », a-t-il martelé. Pour lui, le respect des droits de la défense n’est pas une faveur accordée à un citoyen, mais un principe constitutionnel non négociable.

En conclusion, Babacar Ba a invité les autorités judiciaires à « revenir à la raison » et à faire preuve d’équilibre dans la conduite des dossiers. « La justice doit rester le dernier rempart contre l’arbitraire. Lorsqu’elle devient un instrument de peur ou de règlement de comptes, c’est l’État de droit tout entier qui vacille », a-t-il prévenu, visiblement inquiet du climat actuel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°561 – 19/09/2025

🔴 COUR SUPRÊME : BARTH’ AU TAPIS
🔴 JUSTICE / TENUE DE L’AUDIENCE D’ABDOU NGUER : SON AVOCAT MET LA PRESSION

🔴 TOKYO 2025 : SALY SARR DANS LE GOTHA DU TRIPLE SAUT
🔴 BASKET / AL HALA (BAHREÏN) : YACINE DIOP RÈGNE SUR L’ARAB WOMEN’S CLUB

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Dakar – Justice : Le procès pour diffamation opposant Ibrahima Barry Gassama à Abdou Nguer et Bougane Gueye renvoyé au 8 octobre

Le procès très attendu opposant le chroniqueur Abdou Nguer et son employeur Bougane Dany Gueye à l’enseignant Ibrahima Barry Gassama a été renvoyé au 8 octobre 2025 par le tribunal correctionnel de Dakar. L’audience, qui devait marquer l’ouverture des débats sur les accusations de diffamation, n’a finalement pas pu se tenir dans les conditions prévues.

Abdou Nguer, actuellement placé en détention préventive dans le cadre d’autres dossiers judiciaires, n’a pas été extrait de sa cellule pour comparaître. Quant à Bougane Gueye, patron du groupe D-Media, il brillait également par son absence, ce qui a conduit le tribunal à repousser l’affaire.

L’enseignant Ibrahima Barry Gassama, partie civile dans ce dossier, poursuit Abdou Nguer pour des propos jugés diffamatoires tenus lors d’une émission diffusée sur SenTV, chaîne appartenant à D-Media. Le chroniqueur y avait mis en doute l’intégrité du professeur Gassama, notamment en s’attaquant à sa nomination au Grand Prix du Chef de l’État, l’accusant publiquement de fraude.

Une accusation grave qui, selon la partie civile, a causé un important tort moral et professionnel à l’enseignant, aujourd’hui déterminé à obtenir réparation devant la justice. La présence de Bougane Gueye dans la procédure, en tant que directeur de la chaîne ayant diffusé les propos incriminés, ajoute un enjeu médiatique à ce contentieux judiciaire.

Abdou Nguer entendu au fond par le juge d’instruction : une audition sous tension entre liberté d’expression et accusations lourdes

Le chroniqueur Abdou Nguer a été entendu au fond ce jeudi par le juge d’instruction du 3e cabinet du tribunal de Dakar. Une étape cruciale dans le cadre de son inculpation pour diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’État et apologie d’un crime ou délit, des faits qui remontent au mois de mai dernier.

Déjà détenu dans une autre affaire en cours, Abdou Nguer a été extrait de sa cellule pour comparaître devant le magistrat instructeur. Selon les informations de Seneweb, plusieurs vidéos dans lesquelles il critiquait vertement le régime en place ont été projetées au cours de l’audition. L’intéressé n’a pas nié la paternité de ses propos. Il a cependant tenu à préciser leur nature : « Il s’agissait de critiques constructives », a-t-il soutenu, tout en affirmant n’avoir jamais voulu discréditer les institutions de la République ni s’attaquer aux personnes qui les incarnent. « Mon intention était d’encourager les autorités à mieux faire », a-t-il ajouté, rejetant toute visée malveillante.

Mais ce dossier n’est pas le seul que le chroniqueur traîne devant la justice. Il est également cité dans une autre affaire liée à la mort du magistrat Mamadou Badio Camara, ancien président de la Cour suprême. Dans ce nouveau dossier, Abdou Nguer est de nouveau poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de la publication d’une vidéo suggérant la nécessité d’une autopsie du défunt.

Son co-inculpé dans cette affaire, Pape Amadou Ndiaye Diaw, soupçonné de gérer le compte TikTok « Abdou Nguer Seul », a également été entendu par le juge. C’est sur cette plateforme qu’aurait été diffusée la vidéo controversée, relançant les débats autour des circonstances du décès du magistrat.

Les multiples poursuites visant Abdou Nguer ravivent les tensions autour de la liberté d’expression au Sénégal. Ses soutiens dénoncent une justice « instrumentalisée » pour faire taire les voix dissidentes, tandis que d’autres y voient une nécessité de préserver le respect dû aux institutions et à leurs représentants.

Nouvelle comparution d’Abdou Nguer : le chroniqueur déféré à nouveau, en attente de son sort ce mardi

Le chroniqueur Abdou Nguer, déjà placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles, a une nouvelle fois été déféré ce lundi par la Division des investigations criminelles (DIC). Il sera fixé sur son sort ce mardi, à l’issue d’un retour de parquet.

D’après les informations disponibles, cette nouvelle procédure fait suite à des propos tenus par Nguer lors d’une intervention sur la chaîne privée Sen TV. Face aux enquêteurs, il a défendu ses déclarations en soutenant qu’il ne faisait que réagir aux propos d’Ousmane Sonko, notamment à propos du rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) mettant en cause l’ancien ministre Mame Mbaye Niang.

Abdou Nguer a aussi dénoncé une forme d’iniquité dans le traitement judiciaire réservé aux voix critiques du pouvoir. Il a cité le cas d’Azoura Fall, qu’il considère comme un exemple d’opposante ciblée, contrastant selon lui avec l’impunité dont bénéficieraient certains partisans du régime en place.

Le chroniqueur a catégoriquement nié avoir tenu des propos offensants à l’endroit des autorités de l’État, y compris le Président de la République, le Premier ministre et le chef d’état-major général des armées, le Général Birame Diop. À ce sujet, il a précisé que la notion de « coup d’État foncier » avait été évoquée par le député Guy Marius Sagna, dans un contexte également soutenu, selon ses dires, par Ousmane Sonko.

Interrogé sur ses commentaires récents visant Amadou Hott, candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Nguer a affirmé s’être appuyé sur les critiques formulées par Sonko concernant la supposée falsification des données économiques sous le régime de Macky Sall.

Se disant injustement poursuivi, Abdou Nguer accuse le parquet de chercher à alourdir son dossier afin de prolonger sa détention. Il dénonce une tentative de musellement et affirme que ses interventions relèvent de la liberté d’expression.

Le sort du chroniqueur sera connu ce mardi. Un dénouement très attendu dans un climat politique tendu, où les rapports entre presse, justice et pouvoir sont de plus en plus scrutés par l’opinion publique.

Badara Gadiaga dénonce les dérives politiques et judiciaires dans les affaires Azoura Fall, Abdou Nguer et autres

Invité de l’émission Jakarlo, le chroniqueur Badara Gadiaga s’est exprimé sans détour sur plusieurs affaires qui font actuellement l’actualité politique et judiciaire au Sénégal. Revenant sur le cas d’Azoura Fall, il a pointé les conséquences dangereuses de certaines déclarations publiques. Selon lui, affirmer à l’Assemblée nationale que des jeunes ont été payés pour insulter les autorités peut prêter à confusion. « Je vous pose la question de savoir : avez-vous envoyé Azoura pour qu’il aille insulter les gens ? Si tel n’est pas le cas, vous devez comprendre que ceux qui insultent peuvent aussi le faire de leur propre chef », a-t-il lancé à l’endroit d’Ousmane Sonko.

Le chroniqueur a ensuite élargi la réflexion à un mal plus profond : la dégradation des valeurs morales. Il s’est dit préoccupé par la banalisation de la violence et de la haine : « On convoque quelqu’un pour des insultes, et devant la police, il déclare avoir mis le feu à un véhicule appartenant à un proche. C’est inédit dans ce pays. » Pour Gadiaga, cette escalade témoigne d’une radicalisation inquiétante, loin des traditions d’opposition civilisée incarnées jadis par des figures comme Abdoulaye Wade et Abdou Diouf.

Il s’est dit choqué par le discours de certains responsables politiques qui revendiquent ouvertement la radicalité comme mode de gouvernance. « On entend aujourd’hui des responsables dire qu’ils doivent rester radicaux parce qu’ils ont conquis le pouvoir dans cette posture. Et qu’un jeune se lève pour réclamer un statut spécial ! » Gadiaga en appelle à une prise de conscience collective : « Les psychiatres, les universitaires doivent s’emparer de cette problématique. Car ce sont souvent des individus qui ne supportent pas la contradiction. »

Sur le plan judiciaire, le chroniqueur a salué la décision du procureur de placer Azoura Fall sous mandat de dépôt malgré les pressions. Il a toutefois dénoncé une justice à deux vitesses. Comparant les dossiers d’Abdou Nguer et d’Arona Niang, tous deux poursuivis pour diffusion de fausses nouvelles, il a relevé un traitement inégal. « L’un est en instruction, l’autre sera jugé la semaine prochaine, parce qu’il est proche du Pastef », a-t-il dénoncé. Il en va de même, selon lui, pour Assane Diouf, dont le dossier traîne en instruction, contrairement à celui du jeune Kaïré, qui sera jugé rapidement pour les mêmes faits.

Abdou Nguer auditionné à la Cybersécurité après ses déclarations sur SEN TV

Le journaliste et chroniqueur Abdou Nguer a été extrait de sa cellule ce jeudi pour être entendu par les enquêteurs de la Division spéciale de la Cybersécurité. Cette audition fait suite à ses récentes déclarations sur le plateau de SEN TV concernant le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) dans le cadre de l’affaire PRODAC (Programme des Domaines Agricoles Communautaires).

Convoqué pour s’expliquer sur la véracité et la source de ses affirmations, Abdou Nguer a été conduit sous escorte au siège de la Cybersécurité, où il a été entendu en présence de son avocat, Me Alioune Badara Fall. Les autorités cherchent à déterminer si les propos tenus sur la chaîne de télévision sont fondés ou relèvent d’une diffusion d’informations sensibles ou non vérifiées.

L’affaire PRODAC, qui avait déjà secoué la sphère politico-médiatique ces dernières années, connaît ainsi un nouveau rebondissement. Le rôle de l’IGF, le contenu réel de son rapport, et les responsabilités évoquées par Abdou Nguer sont au cœur des investigations en cours.

À ce stade, aucune charge n’a encore été retenue contre le journaliste, mais l’enquête se poursuit. Son avocat, Me Fall, a indiqué que son client « reste serein » et qu’il « assumera ses propos dans le respect de la loi et de la liberté d’expression ».

Rebeuss : Abdou Nguer visé par une nouvelle procédure judiciaire pour diffamation

Déjà détenu à la prison de Rebeuss depuis le 17 avril dernier, Abdou Nguer, chroniqueur à Sen TV, se retrouve de nouveau dans la tourmente judiciaire. Il fait l’objet d’une nouvelle plainte pour diffamation, cette fois-ci déposée par un enseignant qui estime avoir été gravement calomnié par ses propos.

Selon les informations du quotidien L’Observateur, la citation à comparaître a été officiellement transmise à Abdou Nguer dans sa cellule à Rebeuss. Il est ainsi convoqué devant le tribunal à l’audience prévue pour le 28 mai prochain, une date qui pourrait s’avérer décisive pour l’évolution de sa situation pénale.

D’après les éléments relayés par le journal, l’affaire trouve son origine dans des propos tenus par Abdou Nguer, qui s’est autoproclamé « frère » de la célèbre masseuse Adji Sarr. Lors d’une de ses interventions médiatiques, il aurait formulé des accusations ou insinuations diffamatoires à l’encontre d’un instituteur. Ce dernier, selon ses déclarations, n’était pas en service depuis un certain temps, après avoir participé à la dernière édition du Grand Prix du chef de l’État pour l’Enseignant, un concours national destiné à honorer les meilleurs éducateurs du pays.

Se sentant publiquement sali, l’enseignant a décidé de saisir la Justice pour laver son honneur. Il accuse Abdou Nguer d’avoir porté atteinte à son image et à son intégrité professionnelle par des propos tenus en public, sans fondement ni preuve.

Face à cette nouvelle menace judiciaire, Abdou Nguer a pris les devants. D’après L’Observateur, il a constitué un pool d’avocats chargé de le représenter et de préparer sa défense afin d’éviter qu’un nouveau mandat de dépôt ne vienne alourdir sa détention actuelle.

Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une série de déboires judiciaires qui entachent l’image du chroniqueur, dont les prises de parole publiques font souvent polémique. Elle relance également le débat sur les responsabilités des figures médiatiques dans l’usage de la parole publique, surtout dans un contexte où la diffamation est régulièrement invoquée devant les juridictions sénégalaises.

Nouvelle poursuite judiciaire contre Abdou Nguer : l’enseignant porte plainte pour diffamation

Déjà incarcéré à la prison de Rebeuss dans le cadre d’une autre procédure judiciaire, Abdou Nguer se retrouve à nouveau confronté à la justice. Cette fois, il est poursuivi pour diffamation, un délit prévu par le Code pénal sénégalais, à l’initiative d’un enseignant qui estime avoir été publiquement calomnié.

À l’origine de cette nouvelle procédure, des propos qu’Abdou Nguer aurait tenus publiquement à l’encontre de l’enseignant plaignant. Il aurait affirmé que ce dernier n’était plus en service dans l’Éducation nationale. Or, selon le plaignant, cette déclaration est non seulement fausse, mais porte également atteinte à son honneur professionnel. Il rappelle qu’il a récemment participé, à titre officiel, à la dernière édition du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, ce qui contredit formellement les accusations de désengagement professionnel portées à son encontre.

Le Code pénal sénégalais définit la diffamation comme « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis, portant atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne », dès lors que cette allégation est rendue publique. Que les propos soient diffusés par voie de presse, sur les réseaux sociaux ou dans un cadre ouvert au public, ils peuvent donner lieu à des poursuites correctionnelles, indépendamment de la présence ou non de la personne diffamée.

Dans cette affaire, l’enseignant a choisi la voie de la citation directe, permettant de saisir le juge sans passer par une instruction préalable du parquet. Une audience est initialement prévue devant le tribunal correctionnel de Dakar le 28 mai prochain. Toutefois, cette date pourrait être repoussée en raison du paiement de la consignation, une somme que le plaignant doit déposer pour valider la poursuite de la procédure.

Une fois cette étape franchie, le dossier entrera dans sa phase contentieuse. Il s’agira alors de déterminer la véracité des propos d’Abdou Nguer, leur caractère public et leur éventuelle portée diffamatoire.

Si Abdou Nguer est reconnu coupable, il encourt une amende et potentiellement une peine d’emprisonnement, selon la gravité des faits reprochés et leur impact. Cette nouvelle condamnation, si elle intervient, viendrait alourdir son casier judiciaire et pourrait prolonger sa détention actuelle, alors qu’il est déjà incarcéré dans une autre affaire.

Thierno Alassane Sall : « Abdou Nguer agace parce qu’il n’a ni la vulgarité des chroniqueurs du Projet, ni leur servilité aveugle »

Après l’emprisonnement du chroniqueur Abdou Nguer, placé ce jeudi sous mandat de dépôt par le juge du 3e cabinet, une vague de soutiens lui est manifestée. Le député Thierno Alassane Sall en fait partie. Pour le président de la République des Valeurs (RV), cet emprisonnement était prévisible. « Tous les Sénégalais savaient que son arrestation n’était qu’une question de jours. Abdou Nguer agace parce qu’il n’a ni la vulgarité des chroniqueurs du Projet, ni leur servilité aveugle », a indiqué TAS, remarquant que le jeune chroniqueur allie « une (im)pertinence caustique à une maîtrise de ses sujets qui insupportent au plus haut point l’exécutif, le Pastef et bon nombre de ses militants habitués à en proférer des vertes et des pas mûres ».

Au Sénégal, peste Thierno, « seuls les tribunaux pour mal-pensants tournent à plein régime. Pendant ce temps, l’économie piétine, les entreprises se languissent, et l’enseignement supérieur accumule près d’une année de retard. »

Le député pense qu’il faut s’inquiéter pour la croissance économique, qui prendra des proportions inquiétantes avec « des procès politiques qui font tourner les tribunaux à plein régime et qui vont hisser sans doute le Sénégal à des sommets encore jamais atteints. »

Le cas Abdou NGuer : un symptôme alarmant d’un pouvoir fébrile

L’arrestation d’Abdou Guer illustre une fois de plus la fébrilité du régime actuel, incapable de tolérer la moindre critique. Cette panique, teintée de revanche et d’intolérance, révèle une incompétence manifeste, incapable de tenir des promesses, même celles sans coût financier ou dont les délais sont déjà dépassés.

Après avoir emprisonné Bougane Gueye Dany, Abou Diallo, Bah Diakhaté, Moustapha Diakhaté, Oumar Sow, Ahmet Suzanne Camara, Ardo Gningue, Assane Diouf…et envisageant probablement d’autres arrestations, le régime franchit une ligne rouge.

Comment justifier l’amnistie de ceux qui ont incendié des maisons, détruit des édifices publics, insulté des citoyens honnêtes, et volé des biens, tout en emprisonnant ceux qui osent exprimer une opinion divergente ?

Lorsque des dirigeants, condamnés pour contre-vérités avérées, sont tolérés, ils devraient avoir la décence de ne pas museler leurs compatriotes sous prétexte de diffusion de fausses nouvelles.

Thierno Bocoum
Ancien parlementaire
Président AGIR

« Diffusion de fausses nouvelles » : Abdou Nguer et son « fan » placés sous mandat de dépôt

Le chroniqueur de SenTV, Abdou Nguer, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi à l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction du 3e cabinet du tribunal de Dakar. Il passera sa première nuit en prison, poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles », à la suite de propos tenus après le décès de Mamadou Badio Camara, ancien président du Conseil constitutionnel.

Mais il n’est pas le seul à être derrière les barreaux. Pape Amadou Ndiaye Diaw, identifié comme l’administrateur du compte TikTok « Abdou Nguer Seul », a également été inculpé et écroué. Devant le juge, il a reconnu avoir publié sous ce pseudonyme le commentaire « une autopsie exigée », jugé provocateur et infondé.

Tout est parti de la sortie polémique d’Abdou Nguer, relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il évoquait un climat d’insécurité dans le pays, citant le décès de Mamadou Badio Camara. Cette déclaration a conduit à l’autosaisine du procureur de la République, qui a rapidement ouvert une enquête.

Interrogé par les enquêteurs, le chroniqueur a nié être à l’origine du commentaire controversé, affirmant ne pas maîtriser suffisamment la langue française pour l’avoir écrit. Il a également déclaré ne pas être lié au compte ayant diffusé les propos en question.

Mais les investigations ont mené à Pape Amadou Ndiaye Diaw, qui a reconnu en être l’auteur. Il s’est présenté comme un simple fan d’Abdou Nguer, expliquant qu’il partageait régulièrement ses vidéos. Il a soutenu avoir repris un commentaire d’un autre internaute sans mauvaise intention, ce que n’a pas retenu la justice.

Les deux hommes font désormais l’objet d’une information judiciaire, ouverte pour diffusion de fausses nouvelles. Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des influenceurs et des internautes sur les réseaux sociaux, et sur les limites de la liberté d’expression dans un contexte politique et social sensible.

Abdou Nguer face à la justice : retour de parquet et mise en instruction pour diffusion de fausses nouvelles

Le chroniqueur sénégalais Abdou Nguer a été présenté au procureur ce mercredi 16 avril après avoir été arrêté par la Section de recherches pour diffusion de fausses nouvelles. Toutefois, il a fait l’objet d’un retour de parquet. D’après les informations rapportées par Libération, il sera fixé sur son sort ce jeudi, en même temps qu’un autre mis en cause dans cette affaire, un certain A. N. Diaw.

Selon le journal, le ministère public a décidé de transmettre le dossier au juge du troisième cabinet, enclenchant ainsi une procédure d’instruction. Dans son réquisitoire introductif, le parquet a requis l’émission d’un mandat de dépôt contre Abdou Nguer.

Le motif de cette interpellation repose sur une publication diffusée sur le compte TikTok « Abdou Nguer seul », contenant la phrase : « Le peuple réclame une autopsie du défunt Badio Camara. » Une déclaration jugée sensible, surtout dans un contexte marqué par de récents décès de hautes personnalités et une certaine crispation politique.

Devant les enquêteurs, Abdou Nguer a nié toute implication dans cette publication. Il a affirmé ne pas être l’auteur du contenu incriminé et a expliqué qu’il ne s’exprime pas en français, langue dans laquelle la phrase a été rédigée. Il a aussi précisé que ses seuls comptes officiels sur TikTok sont « Abdou Nguer officiel » et « Awa Nguer ».

Par ailleurs, interrogé sur ses propos antérieurs suggérant une insécurité grandissante au Sénégal, le chroniqueur a indiqué qu’il ne faisait que commenter l’actualité, citant notamment le décès de Badio Camara, les déclarations controversées du porte-parole du gouvernement sur la mort de l’ancien ministre Moustapha Bâ, celle du directeur du budget ou encore le cambriolage du Trésor public.

Les investigations ont permis d’identifier le véritable propriétaire du compte « Abdou Nguer seul » : A. N. Diaw. Lui aussi déféré au parquet, il a reconnu être un fan d’Abdou Nguer, tout en affirmant ne pas le connaître personnellement. Il a expliqué avoir simplement partagé des vidéos du chroniqueur, et que le commentaire litigieux provenait d’un abonné dont il aurait capturé la réaction avant de la publier, sans mesurer l’impact de son geste.

Ce jeudi, les deux mis en cause devraient être fixés sur leur sort, alors que l’affaire continue de susciter un vif intérêt sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique.

Affaire de fausses nouvelles sur le décès de Badio Camara : Abdou Nguer et son « fan » face à la justice

Poursuivis pour diffusion de fausses nouvelles, le chroniqueur Abdou Nguer et Pape Amadou Ndiaye Diaw, présenté comme son admirateur, ont été déférés au parquet mercredi. L’affaire, qui a fait grand bruit sur les réseaux sociaux, a été confiée au juge du troisième cabinet, avec un réquisitoire du ministère public demandant leur placement sous mandat de dépôt.

Auditionné par les gendarmes, Abdou Nguer a reconnu être propriétaire de deux comptes TikTok : « Abdou Nguer Officiel » et « Awa Nguer ». Il a toutefois nié être l’auteur du message polémique publié sur un autre compte intitulé « Abdou Nguer seul », dans lequel on pouvait lire : « Le peuple réclame une autopsie du défunt Badio Camara ».

L’intéressé s’est défendu en affirmant qu’il ne sait pas écrire en français au point de produire un tel message. Il a également soutenu que son propos sur le fait que « le pays n’est plus sûr » faisait référence à l’actualité du moment, notamment l’affaire Moustapha Ba, présumé tué selon certaines déclarations officielles, le décès du directeur du Budget, ou encore le cambriolage au Trésor.

Quant à Pape Amadou Ndiaye Diaw, il a reconnu être le propriétaire du compte « Abdou Nguer seul ». Il a déclaré n’avoir aucun lien personnel avec Abdou Nguer, mais se considère comme un fan, qui partageait régulièrement ses vidéos sur TikTok.

Interrogé sur le commentaire incriminé, Diaw a indiqué avoir simplement capturé une réaction d’un autre abonné, sans en mesurer la portée. Une défense jugée insuffisante par le parquet, qui a transmis le dossier au juge d’instruction avec demande de mise en détention provisoire.

Abdou Nguer et Pape Amadou Diaw seront fixés sur leur sort ce jeudi, à l’issue de leur passage devant le juge d’instruction. Cette affaire relance le débat sur la responsabilité numérique, notamment autour des propos tenus sur les réseaux sociaux à propos de figures publiques, en particulier dans un contexte sensible comme le décès de Badio Camara, ancien président du Conseil constitutionnel.

Affaire Abdou Nguer : Le véritable propriétaire du compte TikTok interpellé, la défense réclame la libération du chroniqueur

Un tournant majeur est survenu ce lundi dans l’affaire du chroniqueur Abdou Nguer, placé en garde à vue depuis plusieurs jours dans le cadre d’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles. Alors que la polémique enflait autour de l’implication supposée de Nguer dans la gestion d’un compte TikTok baptisé « Abdou Nguer seul », les enquêteurs ont interpellé le véritable détenteur du compte à Thiès, relançant le débat sur la légitimité de la détention du chroniqueur.

Selon les déclarations de son avocat, Me El Hadj Diouf, Abdou Nguer a nié de manière catégorique toute implication dans la création ou l’administration du compte incriminé. « Il ne connaît pas cette personne, il n’a jamais eu accès à ce compte », a déclaré Me Diouf. Ces déclarations ont conduit les enquêteurs à orienter leurs investigations vers Thiès, où ils ont localisé et appréhendé l’individu derrière le compte. Celui-ci a été conduit dans les locaux de la Section de Recherches pour être auditionné.

Malgré cette avancée, Abdou Nguer demeure en garde à vue et doit être présenté ce mardi au parquet. Une situation que son avocat juge incohérente. « Pourquoi maintenir mon client en détention alors que le véritable propriétaire du compte est désormais identifié ? », s’interroge Me Diouf. Il soutient que les propos tenus par son client n’ont rien de mensonger : « Abdou Nguer n’a rien inventé. Il s’est contenté de relater des faits connus de tous. »

La tension monte également dans les milieux médiatiques. Oumar Ndiaye, journaliste à Source A TV, a dénoncé ce qu’il appelle un « acharnement » à l’encontre du chroniqueur. Selon lui, le maintien en garde à vue d’Abdou Nguer est injustifié et suscite des interrogations sur les motivations réelles derrière cette procédure.

La balle est désormais dans le camp du parquet, qui devra décider s’il poursuit Abdou Nguer ou s’il ordonne sa libération. Ce nouveau développement pourrait bien influencer le cours de l’enquête, alors que la question de la responsabilité numérique demeure au cœur du dossier.

Section de recherches : Abdou Nguer placé en garde à vue, deux journalistes de Source A TV relâchés

La Section de recherches de la gendarmerie a placé en garde à vue le chroniqueur Abdou Nguer, ce lundi, après son audition dans le cadre d’une enquête ouverte suite à une émission diffusée sur Source A TV. Les deux autres journalistes convoqués, Fatima Coulibaly et Oumar Ndiaye, ont été entendus avant d’être libérés sans poursuite immédiate.

Le dossier fait suite à une autosaisine du procureur de la République, après la diffusion d’un épisode de l’émission Sen Dose, dans lequel le décès du président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara, était abordé de manière jugée sensible. La vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, aurait soulevé des interrogations sur le respect du traitement de l’information dans un contexte marqué par une forte charge émotionnelle.

Selon des sources proches du dossier, les autorités judiciaires s’interrogent notamment sur les intentions prêtées aux chroniqueurs et sur la véracité des propos tenus à l’antenne.

Abdou Nguer reste donc en garde à vue en attendant la suite de la procédure. À ce stade, aucune inculpation n’a encore été formellement annoncée. En revanche, cette affaire remet sur la table la question de la responsabilité des médias dans le traitement de sujets sensibles, et alimente le débat sur les limites de la liberté d’expression dans le paysage audiovisuel sénégalais.

Abdou Nguer convoqué par la Section de Recherches : un dossier lié au décès de Mamadou Badio Camara

Le chroniqueur Abdou Nguer est convoqué ce lundi 14 avril 2025 à 12h à la Section de Recherches (SR) de Colobane. Cette convocation intervient après que le parquet se soit auto-saisi des propos du journaliste concernant le décès de Mamadou Badio Camara, le président du Conseil constitutionnel du Sénégal.

Les déclarations de Nguer, qui ont suscité l’attention médiatique, sont au centre de cette procédure. Selon des informations relayées par la presse, l’enquête vise à faire toute la lumière sur les circonstances de ces propos, leur contenu et leurs répercussions.

En parallèle, deux journalistes du quotidien Source A sont également attendus à la Section de Recherches le même jour. Leurs convocations font suite aux investigations en cours sur le même sujet.

Cette affaire attire l’attention, non seulement en raison des personnalités impliquées, mais aussi en raison de la nature des déclarations en question, qui pourraient avoir des implications sur la liberté d’expression et le journalisme au Sénégal.

Affaire Abdou Nguer : Convoqué au Commissariat central de Dakar, le chroniqueur entendu puis relâché

Le chroniqueur Abdou Nguer a été convoqué au Commissariat central de Dakar ce mercredi 26 mars 2025 dans le cadre d’une plainte pour injures déposée par Azoura Fall. Après près de sept heures d’audition, il a finalement regagné son domicile, sans être placé en garde à vue. Cette convocation, qui a suscité une vive attention médiatique, s’inscrit dans un climat de tensions verbales entre les deux hommes.

L’affaire prend sa source dans des échanges houleux entre les deux protagonistes. Azoura Fall accuse Abdou Nguer de l’avoir insulté publiquement à travers des déclarations considérées comme diffamatoires et offensantes. Ce dernier, bien connu pour ses prises de parole tranchantes dans le paysage médiatique sénégalais, aurait tenu des propos jugés dégradants et injurieux, ce qui a poussé Azoura Fall à porter plainte.

D’après les premiers éléments de l’enquête, la tension entre les deux hommes aurait débuté lorsque Azoura Fall a critiqué les employés de TFM et de Sen TV, les qualifiant de “nafekh” (hypocrites en wolof). Une attaque qui n’a pas laissé Abdou Nguer indifférent. En réponse, ce dernier aurait répliqué en remettant en question la légitimité et les origines d’Azoura Fall, tout en l’invitant à prouver ses affirmations.

Convoqué dans l’après-midi, Abdou Nguer s’est présenté aux enquêteurs accompagné de son avocat, Me Moussa Diop. Pendant plusieurs heures, il a été interrogé sur la nature exacte de ses propos et sur les intentions qui les sous-tendaient.

Face aux policiers, le chroniqueur n’a pas cherché à atténuer ses déclarations. Au contraire, il a assumé ses propos et a refusé de présenter des excuses à Azoura Fall. Selon Me Moussa Diop, son client considère que ses déclarations étaient une réponse à une attaque personnelle et qu’il ne faisait que défendre son honneur face à des accusations injustifiées.

Les enquêteurs ont tenté de comprendre si ces propos relevaient d’un simple échange verbal entre figures médiatiques ou s’ils constituaient une véritable infraction aux yeux de la loi.

Après son audition, Abdou Nguer a été autorisé à repartir librement. Les forces de l’ordre n’ont pas jugé nécessaire de le placer en garde à vue, estimant que la situation ne présentait pas de caractère urgent ou menaçant.

Cependant, l’affaire est loin d’être close. La plainte d’Azoura Fall suit son cours et il appartiendra à la justice de trancher sur une éventuelle poursuite contre le chroniqueur.

Cet épisode illustre une fois de plus les tensions qui règnent dans le paysage médiatique sénégalais, où les chroniqueurs et figures publiques n’hésitent pas à s’attaquer frontalement, parfois au détriment de la courtoisie et du respect mutuel. Il relance également le débat sur la liberté d’expression et ses limites dans un contexte où les médias sociaux amplifient les polémiques.

Si Abdou Nguer a pu rentrer chez lui après son audition, son bras de fer avec Azoura Fall pourrait bien se poursuivre devant les tribunaux.

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