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Justice

Le Tribunal correctionnel de Dakar libère le chroniqueur Abdou Nguer après sa condamnation à une peine déjà purgée

Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi 12 novembre 2025, son verdict dans l’affaire opposant le chroniqueur Abdou Nguer et son co-prévenu Pape Amadou Ndiaye Diaw au ministère public. Après plusieurs semaines d’audience et de plaidoiries nourries, le juge a décidé de relaxer les deux prévenus des chefs d’accusation de diffusion de fausses nouvelles et d’apologie au crime. En revanche, Abdou Nguer a été déclaré coupable du délit d’offense au chef de l’État et condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 200 000 francs CFA.

Une décision qui, selon le tribunal, tient compte du caractère attentatoire aux institutions républicaines des propos tenus par le chroniqueur sur les réseaux sociaux. Toutefois, la peine ayant été intégralement purgée durant sa détention préventive, Abdou Nguer recouvre immédiatement la liberté.

Son co-prévenu, Pape Amadou Ndiaye Diaw, a quant à lui été entièrement blanchi de toutes les accusations portées contre lui. Le juge a estimé qu’aucun élément matériel ne permettait d’établir sa responsabilité dans les faits poursuivis.

À la sortie du tribunal, l’un des avocats de la défense, Me Alioune Badara Fall, n’a pas caché sa frustration face à ce qu’il considère comme une décision partiellement injuste. « C’est une déception. Parce qu’il aurait dû être relaxé pour tous les chefs. Mieux, le délit de diffusion de fausses nouvelles, pour lequel il a été arrêté, a été écarté par le juge, tout comme celui d’apologie au crime. Cela va sans dire que sa détention était arbitraire », a-t-il déclaré à la presse.

Cette affaire avait suscité un vif débat dans l’espace public, plusieurs organisations de défense des droits humains et acteurs de la société civile dénonçant une atteinte à la liberté d’expression. Les partisans d’Abdou Nguer avaient multiplié les appels à sa libération, estimant que son interpellation relevait davantage d’une volonté d’intimidation que d’une infraction réelle.


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