Affaire Softcare : le SAMES et le SUTSAS contredisent le ministre Ibrahima Sy et annoncent une « grève imminente »

L’affaire Softcare continue de susciter de vives tensions dans le secteur de la santé au Sénégal. Depuis plusieurs mois, cette affaire fait polémique autour de la présumée utilisation de matières premières périmées dans la fabrication de serviettes hygiéniques et de couches pour bébés par l’entreprise Softcare. Alors que les autorités sanitaires tentaient d’apaiser les inquiétudes de l’opinion publique, les principaux syndicats du secteur viennent de raviver la controverse en contestant la position du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 5 mars, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, avait tenté de clarifier la situation. S’appuyant sur les conclusions d’enquêtes menées par les services compétents de son département, il avait assuré que les produits fabriqués par l’entreprise Softcare ne présentent « aucun risque sanitaire pour les usagers ». Cette déclaration visait à rassurer les consommateurs et à mettre fin aux inquiétudes suscitées par les accusations relayées dans l’espace public.

Cependant, cette sortie du ministre n’a pas eu l’effet escompté. Bien au contraire, elle a provoqué une réaction ferme de la part de plusieurs syndicats du secteur de la santé. Ce mardi 10 mars, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) ont organisé à leur tour une conférence de presse pour contester les déclarations du ministre et exprimer leur profond désaccord avec la gestion du dossier.

Les deux organisations syndicales estiment que les déclarations du ministre ne reflètent pas la réalité de la situation et dénoncent ce qu’elles considèrent comme de graves dysfonctionnements au sein de l’Autorité de régulation pharmaceutique (ARP). Face à cette situation, elles ont annoncé leur intention de passer à l’action en engageant un mouvement de protestation.

« Face à cette situation, nous vous annonçons la perspective de luttes communes pour le retour de l’orthodoxie à l’Autorité de la réglementation pharmaceutique par une première et imminente grève commune régionale de Dakar puis secondairement nationale », ont déclaré les responsables syndicaux lors de la rencontre avec la presse.

Prenant la parole au nom de la sous-section SUTSAS de l’Autorité de régulation pharmaceutique, la responsable de la communication, Mariama Thiam, a également critiqué la position du ministre de la Santé. Selon elle, cette crise met en lumière des problèmes structurels dans la gouvernance de l’ARP. Elle a notamment regretté que le ministre ait choisi, selon ses mots, « d’être l’avocat de Softcare », allant jusqu’à désavouer publiquement des agents assermentés du secteur de la santé.

Les syndicalistes pointent également des manquements qu’ils jugent préoccupants dans le processus de fabrication et de traçabilité des produits de l’entreprise. Ils affirment que l’absence de mention légale obligatoire claire sur les produits finis constituerait un indice que l’usine ne respecte pas les exigences de traçabilité imposées par la réglementation. Pour eux, cette situation pourrait traduire l’absence d’un système de qualité conforme aux normes attendues dans l’industrie pharmaceutique et paramédicale.

Pour les organisations syndicales, ces éléments soulèvent des questions sérieuses quant au respect des règles de régulation dans le secteur et risquent de porter atteinte à l’indépendance ainsi qu’à la crédibilité du système de régulation pharmaceutique au Sénégal.

Dans ce contexte de forte tension, l’annonce d’une grève imminente dans le secteur de la santé pourrait accentuer la pression sur les autorités. L’évolution de ce bras de fer entre le ministère de la Santé et les syndicats sera suivie de près, alors que l’opinion publique attend davantage de clarifications sur cette affaire qui touche directement à la sécurité sanitaire des populations.

Affaire SoftCare : les travailleurs de la santé haussent le ton devant le ministère

Le parvis du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a été le théâtre d’une vive mobilisation ce vendredi, marquant une nouvelle étape dans la contestation qui secoue le secteur sanitaire sénégalais depuis plusieurs semaines. À l’appel du mouvement « Frappe », avec le soutien de la jonction syndicale SAMES-SUTSAS, des travailleurs de la santé ont organisé un sit-in pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’inaction des autorités dans l’affaire dite SoftCare, un dossier devenu emblématique d’un malaise plus profond au sein de l’administration sanitaire.

Cette mobilisation a pris une dimension particulière avec la participation, pour la première fois de manière aussi visible, des syndicalistes de l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), regroupés sous la bannière SAMES-SUTSAS. Leur présence aux côtés des activistes du mouvement « Frappe » a donné un poids supplémentaire à la protestation et traduit l’élargissement du front de la contestation face à ce que les manifestants perçoivent comme une inertie prolongée des autorités de tutelle.

Pour le Docteur Abou Dia, membre de la jonction des luttes, l’enjeu dépasse largement le cadre d’un simple conflit social. Selon lui, l’affaire SoftCare pose un véritable problème de crédibilité institutionnelle. Intervenant au micro de la RFM, il a rappelé que ce dossier figure en bonne place dans la plateforme revendicative des syndicats. « Le respect des procédures dans cette affaire est une question de crédibilité pour l’agence de réglementation », a-t-il affirmé, estimant que l’absence de réponses claires fragilise la confiance des travailleurs et, au-delà, celle des citoyens envers les institutions sanitaires.

Profitant de cette tribune, les manifestants ont également mis en lumière un malaise plus global au sein de l’administration de la santé. Le Dr Dia a notamment dénoncé la mauvaise gestion des ressources et des recettes issues du domaine de l’ARP, l’opacité entourant la sélection de certaines collectivités personnelles, ainsi que le déficit de dialogue social entre les travailleurs et les autorités de tutelle. Autant de griefs qui, selon les syndicats, nourrissent un climat de frustration et de défiance au sein du secteur.

Malgré les pressions et les mesures prises par la Direction générale, la détermination des travailleurs semble intacte. Alors qu’une grève de 72 heures s’achève cette semaine, le syndicat a d’ores et déjà annoncé la reconduction du mouvement pour la semaine prochaine. Les coupes de salaires décidées pour fait de grève, loin de décourager les protestataires, auraient plutôt renforcé leur engagement. « Cela ne va pas nous diminuer. Au contraire, cela nous a motivés davantage à lutter pour l’intérêt de la population sénégalaise », a prévenu le Docteur Dia.

Affaire Softcare : 40 jours après, la vérité toujours attendue

Quarante jours se sont écoulés depuis le communiqué du ministère de la Santé annonçant l’envoi imminent d’une mission pour faire la lumière sur l’affaire Softcare. Le 18 décembre 2025, à la suite d’une inspection de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), les autorités sanitaires avaient promis des investigations « sans délai » afin d’établir les responsabilités et de rassurer l’opinion publique sur la sécurité des produits incriminés. Mais, à ce jour, aucune information officielle n’a été rendue publique.

Ni rapport d’enquête, ni conclusions, ni même une communication intermédiaire. Un silence que de nombreux acteurs de la société civile interprètent comme un signal inquiétant, d’autant plus que les produits Softcare continuent de circuler sur le marché national sans restriction apparente. Pour le Collectif « Lumière sur l’affaire Softcare », cette situation traduit une forme de désinvolture face à un enjeu majeur de santé publique.

Dans une déclaration rendue publique ce 26 janvier 2026 à Dakar, le collectif estime que ce mutisme dépasse le cadre d’un simple retard administratif. Il y voit un « choix politique », dénonçant une volonté de protéger des intérêts privés au détriment de la sécurité sanitaire des populations. Les membres du collectif rappellent que la santé publique ne peut être réduite à une logique marchande et que la transparence doit être la règle, en cohérence avec les principes de gouvernance prônés par les autorités actuelles.

Depuis la publication du communiqué ministériel, le collectif affirme avoir multiplié les initiatives pour obtenir des clarifications, notamment à travers une conférence de presse et des correspondances officielles adressées aux autorités compétentes. Ces démarches seraient, selon eux, restées sans réponse.

Face à ce qu’il qualifie de « silence méprisant », le Collectif Lumière sur l’affaire Softcare hausse le ton et brandit la menace d’actions plus radicales. Si aucune vérité n’est rendue publique et si aucune mesure concrète n’est prise dans les prochains jours, il annonce son intention d’appeler au boycott total des produits Softcare, ainsi qu’à l’organisation d’une grande manifestation devant le ministère de la Santé.

Pour les membres du collectif, la question dépasse largement le cas d’une seule entreprise. Elle touche au droit fondamental des citoyens à être informés et protégés, ainsi qu’à la crédibilité du système de contrôle sanitaire. « Il n’y aura pas de confiance sans vérité », martèlent-ils, estimant que la souveraineté sanitaire passe nécessairement par un contrôle citoyen effectif et par des institutions capables de rendre des comptes.

Alors que l’affaire continue d’alimenter l’inquiétude et les interrogations, l’attente se prolonge autour d’une prise de parole officielle des autorités sanitaires. Une communication claire et des décisions visibles pourraient, selon de nombreux observateurs, constituer un premier pas pour restaurer la confiance et dissiper les doutes qui entourent désormais le dossier Softcare.

Affaire Softcare : entre controverse sanitaire, enjeux politiques et intérêts économiques

L’affaire Softcare a éclaté le 8 décembre 2025, suscitant une vive émotion dans l’opinion publique sénégalaise. L’Agence sénégalaise de la Réglementation Pharmaceutique (ARP) a annoncé, à cette date, la suspension de la commercialisation des couches et serviettes hygiéniques de la marque Softcare. Cette décision faisait suite à une inspection menée dans l’usine de production de l’entreprise située à Sindia, dans la région de Thiès. Selon le communiqué adressé aux professionnels de santé et aux associations de consommateurs, des matières premières périmées avaient été identifiées dans le circuit de fabrication des produits destinés aux bébés, enfants et femmes, situation jugée suffisamment grave pour justifier un retrait immédiat des produits du marché, au nom de la protection de la santé publique.

L’ARP a précisé que la suspension resterait en vigueur jusqu’à ce que l’entreprise mette son processus de fabrication en conformité, assurant ainsi la sécurité des utilisateurs. L’agence a invité les professionnels de santé à relayer l’information et à faire preuve de vigilance face à ces produits. Une semaine plus tard, l’ARP est revenue sur sa décision, affirmant que les matières périmées n’avaient finalement pas été utilisées dans la production des couches et serviettes hygiéniques.

La polémique a rapidement enflammé les réseaux sociaux, au point de contraindre Softcare à rompre le silence. Dans un communiqué publié le 22 décembre 2025, l’entreprise a rejeté les accusations et dénoncé ce qu’elle qualifie de « diffamation, dénonciations malveillantes et rumeurs infondées », largement relayées sur les réseaux sociaux.

Dans le même temps, le député Guy Marius Sagna a exprimé ses doutes quant à la crédibilité du Directeur général de l’ARP. Lors du dépôt collectif de lettres de protestation au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, il a rappelé qu’en mars 2025, il avait déjà interrogé le ministre de la Santé sur d’éventuelles accusations antérieures concernant le responsable de l’ARP, question restée sans réponse. Selon lui, ce silence institutionnel alimente la défiance et affaiblit la confiance des citoyens dans le système de régulation pharmaceutique. Il a appelé à plus de transparence et à des décisions fortes afin que la santé publique demeure la priorité.

Cependant, cette critique ignore l’existence d’une enquête officielle déjà en cours. Une mission conjointe composée d’experts du ministère de la Santé, du ministère du Commerce et de représentants de l’Assemblée nationale a débuté ses investigations dans l’usine de Softcare le 7 janvier 2026. Le ministère de la Santé a réaffirmé que cette mission travaille à établir les faits et que le public serait informé des résultats dès que le rapport final sera soumis.

Parallèlement, trois députés de la 15ᵉ législature ont demandé à la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale l’audition du Directeur général de l’ARP. Cette démarche, réalisée avant la conclusion de la mission officielle, soulève des interrogations sur la cohérence et les motivations derrière cette initiative parlementaire. Certains y voient une tentative d’instrumentalisation de l’affaire à des fins politiques ou commerciales.

L’affaire Softcare pose donc des questions plus larges que la seule problématique sanitaire. Dès le départ, la situation aurait dû suivre un processus administratif classique : inspection, rapport technique, mesures correctives et communication officielle. Mais la rapidité avec laquelle l’affaire a été médiatisée, avant même la validation des conclusions par les autorités, a transformé ce contrôle sanitaire en un sujet de controverse intense.

La prise de parole des pharmaciens inspecteurs, contestant certains éléments des communiqués officiels, a marqué un tournant dans l’affaire et révélé un possible désaccord sur la gouvernance administrative plutôt que sur la sécurité sanitaire elle-même. Dans ce contexte, Softcare a également dû gérer la diffusion sur les réseaux sociaux de lettres authentiques de ses employés, exprimant inquiétude et anxiété face à la polémique. L’entreprise a rappelé son engagement envers ses employés et a demandé au public de se baser uniquement sur les conclusions officielles de l’enquête en cours.

Au-delà de l’aspect sanitaire et de l’impact médiatique, l’affaire Softcare a aussi des répercussions économiques et sociales. L’entreprise emploie directement plus de 500 personnes et soutient indirectement des milliers de familles. Toute mise en cause injustifiée risque donc de déstabiliser non seulement l’entreprise, mais aussi de nombreux citoyens et leurs familles.

Enfin, certains observateurs estiment que l’affaire pourrait refléter des intérêts cachés et des rivalités commerciales. L’expansion de Softcare sur le marché pourrait menacer d’autres acteurs économiques, tandis que des tensions internes à l’ARP pourraient également jouer un rôle dans l’escalade médiatique. Cette convergence d’intérêts politiques et commerciaux soulève la question de savoir si la santé publique doit être instrumentalisée au profit de luttes de pouvoir ou de concurrence économique.

Affaire Softcare : Guy Marius Sagna exige une clarification urgente des autorités sanitaires et appelle à la suspension provisoire des produits

Ce jour, le député Guy Marius Sagna s’est rendu au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à la tête d’une délégation citoyenne pour poser un acte fort dans le dossier dit « Softcare ». À cette occasion, il a procédé au dépôt collectif de lettres de protestation accompagnées d’une pétition, exigeant une prise de parole immédiate et sans ambiguïté des autorités sanitaires sur la situation entourant les serviettes hygiéniques et les couches pour bébés de cette marque.

Selon le parlementaire, le silence observé par le ministre de la Santé depuis le 18 décembre 2025 est particulièrement préoccupant. Il estime que cette absence de communication officielle, dans un contexte marqué par des interrogations sur la conformité sanitaire des produits Softcare, expose inutilement les femmes et les nourrissons à des risques potentiels. Pour Guy Marius Sagna, l’enjeu dépasse largement le cadre d’un simple différend administratif et touche directement à la protection de la santé publique.

Au cœur de ses accusations figure le rôle de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP). Le député soutient que cette structure aurait autorisé l’utilisation des produits Softcare avant même la réception complète des rapports d’inspection émanant des services compétents. Il affirme que ces rapports, transmis ultérieurement, auraient contredit le communiqué initial de l’ARP en précisant que les corrections exigées n’avaient pas encore été effectuées. Dans ces conditions, les produits concernés seraient, selon lui, impropres à la consommation jusqu’à nouvel ordre.

Cette succession d’événements soulève, aux yeux du parlementaire, de sérieuses interrogations sur la gestion globale du dossier et sur le respect des procédures de contrôle sanitaire. Il s’interroge notamment sur les responsabilités engagées et sur les garanties réellement offertes aux consommateurs, en particulier aux catégories les plus vulnérables que sont les femmes et les bébés.

Face à ce qu’il considère comme une situation à risque, Guy Marius Sagna invoque le principe de précaution. Il appelle le ministre de la Santé à s’adresser directement aux Sénégalais afin de dire clairement s’il est sûr ou non de continuer à utiliser les produits Softcare. En attendant ces éclaircissements officiels, il estime que la prudence doit prévaloir et justifie ainsi son appel à la suspension provisoire de l’utilisation des serviettes hygiéniques et couches pour bébés de la marque.

Affaire Softcare : Guy Marius Sagna et la société civile accusent le ministère de la Santé de « silence complice »

La polémique autour des produits de la gamme Softcare prend une nouvelle tournure. Un collectif d’organisations de la société civile, conduit par le député Guy Marius Sagna et le mouvement FRAPP, a officiellement déposé une pétition ainsi que des lettres de protestation au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Par cette démarche, les signataires entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de « silence complice » des autorités sanitaires face aux interrogations persistantes sur la supposée dangerosité de certains produits Softcare, notamment les serviettes hygiéniques et les couches pour bébés, mais aussi face aux soupçons de corruption visant l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP).

L’atmosphère était lourde d’indignation sur le perron du ministère, où militants et activistes ont exprimé leur colère. Depuis le 18 décembre 2025, date à laquelle les premières alertes ont été rendues publiques concernant la qualité et la sécurité des produits Softcare, aucune communication officielle claire n’a été faite par le ministre de tutelle. Un mutisme jugé inacceptable par les manifestants, qui estiment que cette absence de réaction met directement en péril la santé des populations, en particulier celle des femmes et des nourrissons.

Pour Guy Marius Sagna, figure centrale de cette mobilisation, le silence des autorités sanitaires constitue une faute grave aux conséquences potentiellement dramatiques. Devant la presse, le député n’a pas mâché ses mots, reprochant au ministère de ne pas assumer ses responsabilités face à une situation aussi sensible. Il souligne que depuis plusieurs semaines, les citoyens restent dans l’incertitude totale, ne sachant pas s’ils doivent continuer à utiliser ou non ces produits du quotidien. Une situation qu’il juge dangereuse et indigne d’un État censé protéger la santé publique.

Le parlementaire a également tenu à rappeler que cette interpellation dépasse les clivages politiques et les considérations partisanes. Selon lui, la protection de la santé des citoyens doit rester une priorité absolue, indépendamment des régimes ou des alternances au pouvoir. Usant d’une formule volontairement frappante, il a insisté sur le fait que les principes de base en matière de responsabilité publique ne changent pas avec les gouvernements, affirmant que ce qui était vrai hier doit le rester aujourd’hui.

Au-delà du silence du ministère, le collectif s’inquiète également des soupçons de corruption évoqués au sein de l’Agence de Régulation Pharmaceutique, censée garantir la conformité et la sécurité des produits mis sur le marché. Pour les protestataires, ces accusations, même à l’état de soupçons, exigent une réaction rapide, transparente et rigoureuse des autorités afin de restaurer la confiance des populations.

À travers ce dépôt de plainte collectif et cette action symbolique, Guy Marius Sagna et ses alliés entendent maintenir la pression sur le ministère de la Santé. Ils exigent une prise de parole officielle, des investigations indépendantes et, surtout, des mesures claires pour protéger les consommateurs. Pour eux, il en va de la crédibilité de l’État et du droit fondamental des citoyens à une information fiable lorsqu’il s’agit de leur santé et de celle de leurs enfants.

Affaire Softcare : l’entreprise dénonce des « diffamations » et appelle à attendre les conclusions de l’enquête

Au cœur d’une vive polémique liée à des accusations de fabrication de produits à base de matières premières périmées, l’entreprise Softcare est sortie de son silence. Dans un communiqué rendu public ce lundi 22 décembre 2025, la société rejette catégoriquement les allégations circulant à son encontre et dénonce ce qu’elle qualifie de « diffamations, dénonciations calomnieuses et rumeurs infondées », largement relayées, selon elle, sur les réseaux sociaux.

Alors que l’affaire suscite une forte émotion au sein de l’opinion publique, notamment en raison de la nature sensible des produits incriminés — serviettes hygiéniques et couches pour bébés — Softcare affirme que des informations erronées sont diffusées, risquant d’induire le public en erreur. L’entreprise prévient ainsi qu’elle se réserve le droit d’engager toutes les poursuites judiciaires nécessaires afin de défendre ses intérêts et préserver son image.

Dans son communiqué transmis à PressAfrik, la direction de Softcare insiste sur le caractère non établi des accusations et appelle à la prudence. Elle estime que le débat public autour de cette affaire est marqué par des extrapolations et des jugements hâtifs, en l’absence de conclusions officielles des autorités compétentes. À ce titre, la société affirme faire pleinement confiance au gouvernement sénégalais ainsi qu’au groupe d’enquête conjoint mis en place pour faire la lumière sur cette affaire.

Softcare invite par ailleurs les consommateurs et l’ensemble de la population à attendre sereinement les résultats de l’enquête en cours et à s’en remettre exclusivement aux conclusions finales qui seront rendues par les services habilités. Pour l’entreprise, seule une investigation rigoureuse et objective permettra d’établir les faits et de situer les responsabilités, loin de toute pression médiatique ou spéculation.

Soucieuse de rappeler son poids économique et social, la société met également en avant sa contribution à l’emploi au Sénégal. Elle revendique plus de 500 emplois directs et des milliers d’emplois indirects, soulignant que ses activités constituent une source de revenus pour de nombreuses familles. Cet argument vise à montrer, selon elle, que Softcare n’a aucun intérêt à compromettre la santé des consommateurs ni à mettre en péril la confiance bâtie depuis son implantation dans le pays.

Enfin, l’entreprise réaffirme placer la sécurité et la satisfaction des consommateurs au cœur de ses priorités. Elle assure que ses processus de production répondent aux normes en vigueur et que la qualité de ses produits a toujours été une exigence centrale de sa politique industrielle. Dans ce contexte de tensions et de suspicions, Softcare se dit déterminée à coopérer avec les autorités tout en se tenant prête à défendre sa réputation par les voies légales si nécessaire.

Alors que l’affaire continue de susciter des réactions au sein de la société civile, des syndicats et des associations de consommateurs, l’issue des enquêtes annoncées est désormais très attendue. Elle devrait permettre de clarifier les responsabilités, d’apaiser le climat et, le cas échéant, de tirer toutes les conséquences de droit.

Affaire SOFTCARE : le ministère de la Santé annonce une mission conjointe pour faire toute la lumière

L’affaire SOFTCARE continue de susciter une vive polémique dans l’opinion publique, à la suite d’une inspection menée par l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP) au sein de l’entreprise SOFTCARE SN COMPANY LIMITED. Cette opération de contrôle, dont les conclusions ont soulevé de nombreuses interrogations, a ravivé les débats autour du respect des normes en vigueur dans le secteur pharmaceutique et de la sécurité sanitaire des populations.

Face à l’ampleur des réactions, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) est sorti de sa réserve. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 18 décembre, le département ministériel, en sa qualité d’autorité de tutelle, a annoncé le déploiement imminent d’une mission conjointe. Celle-ci sera menée en étroite collaboration avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, avec pour objectif de faire toute la lumière sur les faits reprochés à l’entreprise mise en cause.

Selon le ministère dirigé par le Dr Ibrahima Sy, cette démarche vise à établir la vérité sur la base d’éléments précis, vérifiés et conformes à la réalité. Les autorités sanitaires s’engagent ainsi à revenir vers l’opinion publique avec des informations fiables, dans un souci affirmé de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance.

Le MSHP souligne également que, à l’issue des investigations, toutes les mesures correctives nécessaires seront prises, conformément aux textes et règlements en vigueur. Ces décisions, précise le communiqué, se feront dans le strict respect des principes de justice et d’équité, afin de garantir un traitement impartial de l’affaire et de préserver la crédibilité des institutions de régulation.

Enfin, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a tenu à rassurer les populations. Il a réaffirmé son attachement indéfectible à la préservation de la santé publique, à la sécurité sanitaire des citoyens ainsi qu’à une régulation rigoureuse et responsable du secteur pharmaceutique. À travers cette sortie officielle, les autorités entendent démontrer leur volonté de ne tolérer aucun manquement susceptible de mettre en danger la santé des Sénégalais.

Affaire Softcare : les pharmaciens inspecteurs de l’ARP contestent la version officielle et maintiennent le retrait des produits

Un nouveau rebondissement vient complexifier l’affaire Softcare SN Company Limited. Dans un communiqué rendu public, l’équipe des pharmaciens inspecteurs de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) a pris ses distances avec la communication officielle diffusée par leur propre institution, contestant fermement la version des faits présentée au public.

Les inspecteurs affirment que le communiqué n° MSHP/ARP/DG/CELCOM du 16 décembre 2025 « ne reflète pas la réalité des faits » tels qu’ils ont été constatés lors de l’inspection de suivi menée dans l’usine de production de Softcare. Selon eux, ce document engage uniquement la cellule de communication de l’ARP et ne saurait en aucun cas être attribué aux inspecteurs qui ont conduit la mission de terrain. Ils dénoncent par ailleurs l’utilisation de leur image aux côtés de gendarmes, estimant que cette mise en scène porte atteinte à leur crédibilité et à leur rôle de garants de la réglementation pharmaceutique.

Sur le fond du dossier, les pharmaciens inspecteurs se montrent catégoriques. Leur rapport technique, issu de l’inspection de suivi, confirme sans réserve la persistance des non-conformités déjà relevées lors de la précédente mission de contrôle. Parmi les manquements les plus graves figure la présence continue de matières premières périmées dans le processus de fabrication des couches et des serviettes hygiéniques produites par l’entreprise.

L’inspection du 16 décembre 2025, conduite par le Directeur de l’inspection pharmaceutique, de la surveillance du marché et des vigilances (DISV) en collaboration avec la Gendarmerie nationale, a, selon les inspecteurs, abouti à des conclusions techniques qui contredisent clairement le communiqué officiel diffusé par la cellule de communication de l’ARP. Cette divergence profonde révèle, d’après eux, un décalage inquiétant entre les constats de terrain et la communication institutionnelle.

Face à cette situation, les pharmaciens inspecteurs rappellent que la décision de retrait des produits Softcare du marché demeure pleinement en vigueur. Ils soulignent que cette mesure conservatoire ne sera levée qu’après une mise en conformité totale de l’usine avec les exigences réglementaires en vigueur. Pour les inspecteurs, il s’agit avant tout d’une action de prévention destinée à protéger la santé et la sécurité des populations sénégalaises.

Ce désaveu public, rare au sein d’une même institution, met en lumière les tensions internes à l’ARP et relance le débat sur la transparence et la rigueur dans la gestion des dossiers sensibles liés à la santé publique. L’affaire Softcare, loin d’être close, s’impose désormais comme un test majeur pour la crédibilité du système de régulation pharmaceutique au Sénégal.

Affaire SoftCare : l’ARP maintient le retrait des produits malgré un communiqué jugé ambigu

Un communiqué récemment parvenu à L’Observateur relance la polémique autour des produits de la société SoftCare, fabricant de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques soupçonnés d’avoir été conçus à partir de matières premières périmées. Dans ce document, l’entreprise indique que l’Agence sénégalaise de la réglementation pharmaceutique (ARP), qui avait ordonné le retrait des produits incriminés du marché, a mené une inspection dans ses locaux.

Dans un ton qualifié d’apaisant, le texte affirme que SoftCare et l’ARP « s’engagent à maintenir des normes et des standards élevés » afin de garantir des produits de qualité. Une formulation qui, selon L’Observateur, manque de clarté et est susceptible de créer une réelle confusion, aussi bien chez les commerçants que chez les consommateurs, quant au statut réel des produits concernés et à la position de l’autorité de régulation.

Face à cette ambiguïté, le quotidien du Groupe futurs médias a pris contact avec le directeur de l’Inspection, de la surveillance du marché et de la vigilance de l’ARP, le Dr Moussa Diallo. Ce dernier a tenu à lever toute équivoque en se démarquant clairement du contenu du communiqué diffusé par SoftCare. « Ce communiqué ne lie pas l’Agence », a-t-il affirmé sans détour.

Le responsable de l’ARP a également précisé que la seule position officielle de l’institution demeure celle exprimée dans la note de retrait des serviettes hygiéniques et des couches concernées. Autrement dit, malgré l’inspection évoquée et le ton conciliant du communiqué de l’entreprise, la décision de retrait reste pleinement en vigueur.

Cette mise au point de l’ARP vise à rappeler que toute communication engageant l’Agence ne peut provenir que de ses canaux officiels et que la protection de la santé des consommateurs reste une priorité absolue. En attendant de nouvelles conclusions formelles, les produits visés par la mesure de retrait ne sont donc pas autorisés à être remis sur le marché.

Quitter la version mobile