Affaire du maquillage des comptes publics : BAssirou Kébé dément toute falsification

L’ancien conseiller de Macky Sall, BAssirou Kébé, est revenu sur l’affaire du prétendu maquillage des comptes publics, qui avait éclaté en septembre dernier. Dans un entretien accordé à l’émission Toute la vérité sur la chaîne Sen TV, il a tenu à rétablir les faits, affirmant que l’ex-ministre des Finances, Moustapha Ba, n’a jamais reconnu avoir falsifié les chiffres des finances publiques.

Selon BAssirou Kébé, Moustapha Ba a été catégorique lorsqu’il l’a contacté après la conférence de presse du gouvernement en septembre 2024. « Je lui ai rapporté les propos du Premier ministre qui disait qu’il avait reconnu avoir falsifié les chiffres des finances publiques. Il m’a répondu : ‘Non, je n’ai jamais dit cela. Au contraire. Je vais répondre et je mets tout entre les mains de Dieu’ », a déclaré M. Kébé, cité par Les Échos.

Ces propos viennent contredire les accusations portées lors de la conférence de presse du gouvernement, au cours de laquelle l’actuel Premier ministre avait dénoncé des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’administration précédente.

Dans son intervention, BAssirou Kébé a également révélé que c’est Macky Sall lui-même qui avait chargé son ministre des Finances de rencontrer Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à l’hôtel Azalaï pour faire le point sur la situation des finances publiques avant la passation de pouvoir.

« Après nos travaux, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko étaient tellement satisfaits qu’ils ont appelé le Président Macky Sall pour lui dire : ‘Votre gars est excellent’. C’est eux qui l’ont dit », a rapporté Les Échos, relayant les confidences de Bassirou Kébé.

Cette déclaration vient ajouter un nouvel élément à une affaire qui continue d’alimenter le débat public. Pour rappel, le 26 septembre 2024, le gouvernement actuel avait dénoncé des manipulations dans la gestion des comptes publics sous l’ancienne administration, soulevant ainsi une polémique sur l’état réel des finances du pays à la fin du mandat de Macky Sall.

Le témoignage de Bassirou Kébé pourrait-il influencer la perception de cette affaire ? Si pour certains, il s’agit d’une clarification nécessaire, pour d’autres, cela ne fait qu’intensifier les interrogations sur la gestion des finances publiques et la transparence dans la transmission des chiffres officiels.

Affaire du détournement d’engrais : l’audition d’Aziz Ndiaye reportée d’une semaine

L’audition de l’homme d’affaires Aziz Ndiaye, initialement prévue ce jeudi 27 mars, a été reportée au jeudi suivant. Selon les informations du journal Libération, ce report a été accordé à la demande de l’intéressé, une requête acceptée par le juge du deuxième cabinet d’instruction.

D’après les mêmes sources, la date fixée pour l’audition coïncidait avec celle du Conseil national de la consommation, ce qui aurait motivé la demande de report. Toutefois, cette décision ne fait que prolonger l’attente autour de cette affaire qui suscite un grand intérêt.

Aziz Ndiaye est cité dans un dossier de détournement portant sur une somme de 3,9 milliards de francs CFA, liée à des engrais destinés au secteur agricole. Son audition est particulièrement attendue, car elle pourrait apporter des éclaircissements sur plusieurs zones d’ombre dans cette affaire qui secoue le milieu des affaires et de l’agriculture.

Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de faire la lumière sur cette affaire qui met en jeu d’importants fonds publics et la crédibilité du système de distribution des intrants agricoles au Sénégal.

Affaire LONASE : La Cour d’appel de Dakar se penche sur la demande de liberté provisoire de Lat Diop le 26 mars

Après un premier report, la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar examinera, le 26 mars 2025, l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire rendue par le juge d’instruction financier contre Lat Diop, ancien directeur général de la LONASE (Loterie nationale sénégalaise).

Sous mandat de dépôt depuis septembre 2024, Lat Diop fait face à de lourdes accusations de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à huit milliards de francs CFA. Cette affaire, qui suscite une vive attention dans l’opinion publique, s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête financière ouverte par les autorités judiciaires.

Selon des sources proches du dossier, la défense de l’ancien DG a introduit une demande de liberté provisoire, jugée non fondée par le magistrat instructeur. Une décision contestée par ses avocats, qui ont interjeté appel. C’est donc ce recours que la chambre d’accusation va trancher lors de l’audience prévue dans moins d’une semaine.

L’affaire Lat Diop, au-delà de sa dimension judiciaire, a également des répercussions politiques, compte tenu du profil de l’accusé, ancien responsable public et figure bien connue de la scène politico-administrative sénégalaise.

La décision de la Cour d’appel est donc très attendue. Elle pourrait soit conforter la ligne de fermeté adoptée par le juge d’instruction, soit ouvrir la voie à une remise en liberté provisoire dans un dossier qui s’annonce déjà long et complexe.

Affaire Didier Badji et Fulbert Sambou : les auditions s’intensifient, une nouvelle convocation annoncée

Les développements se poursuivent dans l’enquête sur la disparition mystérieuse des sous-officiers Didier Badji et Fulbert Sambou. Après l’audition, ce lundi, d’Ibrahima Sall, président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), une nouvelle convocation est annoncée, selon Les Échos.

C’est au tour d’Ahmed Suzanne Camara, responsable de l’Alliance pour la République (Apr), ancien parti au pouvoir, d’être entendu par la Section de recherches (Sr) de la gendarmerie. Cette convocation s’inscrit dans le cadre de l’instruction ouverte sur cette affaire qui suscite toujours de nombreuses interrogations.

Pour rappel, le sergent Fulbert Sambou et l’adjudant-chef Didier Badji avaient été portés disparus le 18 novembre 2022. Le corps sans vie de Fulbert Sambou avait été repêché cinq jours plus tard au large du Cap Manuel. Depuis, aucune trace de Didier Badji n’a été retrouvée, renforçant le mystère entourant cette affaire.

La famille de l’adjudant-chef Didier Badji avait déposé une plainte visant notamment Ahmed Suzanne Camara, Bah Diakhaté, l’activiste Baatou Deugue (sur Facebook), ainsi que X. Ils sont accusés d’avoir publiquement suggéré un lien entre la disparition des deux sous-officiers et l’arrestation du journaliste Pape Alé Niang, survenue à la même période.

Affaire Tabaski Ngom : Vers la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop

Sous instruction du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, l’Assemblée nationale a entamé la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop, ancien ministre et maire de Louga. L’élu de la 15e législature, porté par la coalition Takku Wallu Sénégal dirigée par l’ex-président Macky Sall, est cité dans l’affaire dite « Tabaski Ngom ».

Cette affaire, qui secoue l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), a déjà conduit à l’arrestation en janvier 2025 d’une inspectrice du Trésor. Celle-ci, ancienne agent-comptable de l’Aprosi, est poursuivie pour un présumé détournement de deniers publics et placée sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur du Pool judiciaire financier (PJF) souhaite désormais entendre Moustapha Diop dans le cadre de cette procédure.

Du côté de l’ancien ministre, l’heure semble à l’apaisement. « Moustapha Diop est prêt. Il est calme et très serein. Il est même détendu », confie un proche à Les Échos, avant d’ajouter : « Il est soulagé. Depuis le temps qu’on l’envoie à la guillotine, comme si des adversaires voulaient l’exterminer, il aura enfin l’occasion de s’expliquer et de montrer qu’il est blanc comme neige. »

Selon ses proches, Moustapha Diop aurait même exprimé son souhait d’être auditionné, avec ou sans la levée de son immunité parlementaire. Mais son avocat s’y serait opposé, estimant qu’il fallait respecter les procédures légales en vigueur.

Interrogé par Les Échos, le même interlocuteur balaie toute implication de l’ancien ministre dans les faits reprochés à l’inspectrice du Trésor. « Tout cela n’est que du vent. Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne pourra prouver un quelconque lien financier entre cette dame et Moustapha Diop. Il n’y a ni reconnaissance de dette ni échange d’argent entre eux », affirme-t-il.

Incohérences dans l’affaire Mansour Faye : La sortie de Marieme Faye Sall sème le doute

L’affaire de l’interdiction de voyage opposée à l’ancien ministre Mansour Faye prend une nouvelle tournure, après la sortie médiatique de sa sœur, l’ancienne Première dame Marieme Faye Sall. Invitée sur les ondes de la RFM, cette dernière a tenté de défendre son frère en affirmant que celui-ci se rendait en France pour rendre visite à leur mère malade.

Une déclaration qui suscite déjà la polémique, car elle entre en contradiction flagrante avec la version officielle donnée par l’intéressé lui-même. Dans un communiqué diffusé peu après l’incident, Mansour Faye avait en effet expliqué que son déplacement était motivé par un petit pèlerinage à La Mecque, via Paris et Djeddah. À aucun moment, il n’a évoqué un quelconque déplacement pour des raisons familiales ou médicales.

Cette dissonance dans la communication soulève de nombreuses interrogations. Était-ce une simple erreur de Marieme Faye Sall ? Ou s’agit-il d’une tentative volontaire de susciter la compassion de l’opinion publique en détournant l’attention du véritable objectif du voyage ? Quoi qu’il en soit, cette maladresse vient fragiliser davantage la défense de l’ancien ministre, qui se pose en victime d’une interdiction de sortie du territoire sans fondement juridique.

Le flou entourant cette affaire contribue à renforcer les suspicions. Si Mansour Faye ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en cours, pourquoi lui a-t-on interdit de quitter le territoire national ? L’incohérence entre les deux versions laisse planer le doute et donne du grain à moudre à ceux qui soupçonnent des enjeux plus profonds derrière cet incident.

Dans un contexte politique encore tendu, ces contradictions risquent de relancer les spéculations sur d’éventuelles enquêtes en préparation ou sur des règlements de comptes politiques. En attendant une clarification officielle des autorités compétentes, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre.

Affaire Farba Ngom : Une nouvelle stratégie de défense avec une nouvelle offre de cautionnement déposée auprès de l’AJE

Dans son édition de ce mardi 11 mars, L’Observateur révèle une nouvelle tournure dans l’affaire judiciaire impliquant Farba Ngom. Le maire des Agnam, poursuivi pour escroquerie de deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux, cherche une nouvelle fois à obtenir une mise en liberté provisoire.

Selon le quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM), la défense de Farba Ngom a déposé ce lundi une nouvelle requête, formulant une offre de cautionnement, non plus auprès du magistrat instructeur, mais cette fois à l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Une manœuvre qui marque un changement de stratégie de la part de ses avocats.

Cette nouvelle démarche intervient après le rejet de la première caution proposée par la défense. Celle-ci était composée de titres fonciers estimés à 34 milliards de francs CFA, destinés à couvrir les 31 milliards mis en cause dans le premier dossier. Toutefois, L’Observateur rapporte que ces montants ont été saisis à titre conservatoire par l’État, rendant ainsi la caution inopérante aux yeux du magistrat instructeur.

Des sources judiciaires citées par le journal indiquent même que seuls 20 millions de francs CFA auraient été retrouvés dans les comptes bancaires saisis. Un montant jugé insuffisant pour justifier la mise en liberté provisoire de l’ancien député et proche de l’ancien pouvoir.

Face à cette impasse, les avocats de Farba Ngom ont revu leur copie. Selon L’Obs, cette nouvelle requête auprès de l’AJE vise à rouvrir la voie à une nouvelle demande de mise en liberté provisoire, cette fois devant le Pool judiciaire financier (PJF), particulièrement dans le cadre du second dossier dans lequel leur client est également poursuivi.

Ce deuxième volet de l’affaire porte sur un montant encore plus important : 91 milliards de francs CFA. Farba Ngom y est cette fois accusé de complicité de détournement de fonds, un dossier dans lequel Tahirou Sarr est considéré comme le principal mis en cause.

Pour renforcer leur position, les avocats de Farba Ngom s’appuient désormais sur la caution colossale de 394 milliards de francs CFA fournie par Tahirou Sarr. Une manière, peut-être, de démontrer la capacité à garantir les montants en jeu, et de convaincre les autorités judiciaires d’accéder à une demande de liberté provisoire.

Affaire Doro Gaye – Colonel Cheikh Sarr : la justice poursuit les investigations

Les poursuites judiciaires visant l’homme d’affaires Doro Gaye et le colonel Cheikh Sarr se poursuivent. La chambre d’accusation a récemment rejeté la requête introduite par l’ancien chef de la Section de recherches de Colobane, qui sollicitait l’annulation de la procédure judiciaire le concernant. Selon le journal Les Échos, cette décision confirme la volonté des autorités judiciaires d’aller au fond du dossier.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Zakiroulah Sow, qui accuse Doro Gaye d’escroquerie dans une transaction immobilière portant sur un terrain situé aux abords de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, dont la valeur est estimée à 1,2 milliard de francs CFA. Selon la partie plaignante, l’homme d’affaires se serait indûment enrichi dans cette opération.

Le colonel Cheikh Sarr, quant à lui, est soupçonné d’avoir perçu une somme de 400 millions de francs CFA dans cette affaire. Bien qu’il ait toujours clamé n’avoir joué qu’un rôle d’intermédiaire entre les deux parties, l’officier de gendarmerie avait été placé sous mandat de dépôt avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Il avait ensuite déposé une requête pour faire annuler la procédure, invoquant un vice de forme et affirmant que la partie civile ne l’avait jamais cité dans la plainte. Des arguments qui n’ont pas convaincu la chambre d’accusation, laquelle a suivi les réquisitions du parquet en rejetant sa demande.

De son côté, Doro Gaye se trouve actuellement hors du territoire sénégalais. Arrêté puis relâché à Paris, en France, il s’était rendu à l’étranger en violation des conditions de sa liberté provisoire. Son extradition serait désormais à l’étude, selon les informations disponibles.

L’affaire, qui mêle gros enjeux financiers et implications judiciaires de haut niveau, continue ainsi d’alimenter les débats, en attendant de nouveaux développements judiciaires dans les prochaines semaines.

Farba Ngom et Tahirou Sarr sous mandat de dépôt : Une affaire de détournement aux enjeux colossaux

L’affaire Farba Ngom et Tahirou Sarr secoue le paysage politico-financier sénégalais. Placés sous mandat de dépôt fin février 2025, le maire des Agnam et l’homme d’affaires font face à de lourdes accusations de détournement de fonds publics, d’escroquerie, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. Avec des montants astronomiques en jeu, le dossier s’annonce explosif et pourrait déboucher sur des peines sévères si les faits sont avérés.

Les enquêtes du Pool judiciaire financier (PJF) et de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ont mis en lumière plusieurs affaires impliquant les deux hommes :

• Farba Ngom est cité dans une escroquerie présumée de 31,8 milliards de FCFA et une complicité dans un détournement de 91,6 milliards de FCFA.

• Tahirou Sarr est accusé d’avoir détourné 25,3 milliards de FCFA dans une première affaire et 91,6 milliards de FCFA dans une seconde, où il serait le principal instigateur d’un réseau de blanchiment de capitaux.

Les infractions reprochées relèvent de manœuvres frauduleuses, d’une organisation criminelle et de tentatives de dissimulation de fonds illicites. L’ampleur des sommes détournées a conduit le juge d’instruction à refuser toute mise en liberté provisoire, malgré une tentative de cautionnement de 11 milliards de FCFA en chèque et de titres fonciers évalués à 394 milliards proposée par Tahirou Sarr.

Le Code pénal sénégalais prévoit des peines lourdes pour les infractions reprochées :

• Association de malfaiteurs (article 238) : 5 à 10 ans de réclusion criminelle, voire 20 ans en cas de bande organisée.

• Escroquerie sur les deniers publics (article 152) : Jusqu’à 10 ans de prison et une amende équivalente au préjudice pour un élu comme Farba Ngom. Avec des circonstances aggravantes, la peine peut atteindre 20 ans de travaux forcés.

• Blanchiment de capitaux (article 431-1) : 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’au double des sommes blanchies, soit potentiellement 183,2 milliards de FCFA dans le cas des 91,6 milliards en cause.

• Confiscation des biens (article 154) : En l’absence de restitution des fonds, les titres fonciers et comptes bancaires des accusés pourraient être saisis.

Si leur culpabilité est établie, Farba Ngom et Tahirou Sarr risquent des peines cumulées dépassant 20 ans, voire 30 ans en cas de condamnations distinctes pour chaque chef d’accusation.

Dans un contexte de lutte anticorruption renforcée sous le régime Faye-Sonko, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique. La justice pourrait chercher à frapper fort en prononçant des sanctions exemplaires contre ces figures influentes.

De leur côté, les avocats des accusés dénoncent une cabale politique et une volonté du pouvoir de neutraliser des adversaires gênants. Ils pointent notamment les cautions proposées par Tahirou Sarr (plus de 400 milliards de FCFA) comme preuve de leur volonté de coopération. Cependant, le Collège des juges d’instruction, sous la présidence d’Idrissa Diarra, reste ferme et refuse toute clémence pour l’instant.

L’issue de cette affaire dépendra des preuves apportées par le parquet financier et de la capacité des avocats à démonter les accusations. Un procès retentissant se profile, avec des répercussions politiques et économiques majeures.

Affaire de la Range Rover : La Cour d’Appel de Dakar confirme l’annulation de la procédure

L’affaire de la Range Rover, impliquant le chanteur Wally Seck, le footballeur Ibou Touré et d’autres prévenus, a connu un nouveau rebondissement. La Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision rendue en première instance, annulant ainsi toute la procédure pour des vices de forme.

Pour rappel, Wally Seck et ses co-prévenus étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux dans un document administratif, ainsi que complicité de ces infractions. L’affaire avait été portée en justice par Lamarana Diallo, qui se considère comme victime dans ce dossier.

Le Tribunal correctionnel, qui avait jugé l’affaire le 21 avril 2022, avait décidé d’annuler toute la procédure en raison d’« exceptions de nullité » soulevées par la défense. Parmi ces irrégularités, figurait notamment la violation de l’article 5 du règlement de l’UEMOA, garantissant à un prévenu le droit d’être assisté par un avocat dès son interpellation. La défense avait mis en avant ce manquement fondamental pour obtenir l’annulation du dossier.

Saisie de l’affaire, la Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision du tribunal correctionnel, rejetant ainsi les arguments de la partie civile. Ce verdict, bien que favorable aux prévenus, ne signe pas encore la fin du feuilleton judiciaire.

En effet, l’avocat de la partie civile, Me Boubacar Dramé, n’entend pas en rester là. Contacté par Les Échos, il a annoncé son intention de se pourvoir en cassation afin de contester la décision de la Cour d’Appel.

Affaire Farba Ngom : Me Oumar Youm met en garde l’État du Sénégal

L’affaire judiciaire impliquant le député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, continue de susciter de vives réactions. Son avocat, Me Oumar Youm, a lancé une mise en garde à l’État du Sénégal, qu’il tient pour responsable de tout incident pouvant survenir à son client en détention.

Me Oumar Youm a révélé que l’homme politique souffrirait de problèmes de santé nécessitant une attention particulière. « Il a déposé devant le juge et l’administration pénitentiaire un rapport circonstancié qui établit clairement des problèmes de santé », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’Observateur. Cette déclaration laisse entendre que la détention du député pourrait avoir des conséquences sur sa condition physique.

Farba Ngom a été placé en détention après son audition devant le collège des juges du Pool judiciaire financier le 27 février. Il est soupçonné d’« activités suspectes de blanchiment de capitaux » après un signalement par les autorités financières.

Son avocat, Me Youm, a tenu à défendre son client en rappelant qu’« il n’est pas criminel d’être riche ». Il a aussi insisté sur le fait que le cautionnement imposé à Farba Ngom est une obligation légale et non une reconnaissance de culpabilité.

L’arrestation de Farba Ngom, un proche de l’ancien président Macky Sall, intervient dans un contexte politique tendu. Certains de ses partisans y voient une tentative de règlement de comptes, tandis que d’autres estiment que la justice doit faire son travail sans ingérence politique.

Affaire Assane Diouf : entre liberté d’expression et cadre légal

L’activiste Assane Diouf, bien connu pour ses sorties médiatiques controversées, a été interpellé mercredi dernier par la Brigade des affaires générales (BAG) de la Division des investigations criminelles (DIC). Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo sur sa page TikTok, intitulée « Baye Fall yii yeksinane », qui lui vaut aujourd’hui des poursuites judiciaires.

Déféré vendredi dernier au tribunal de Dakar, Assane Diouf est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité exerçant les mêmes charges que le président de la République. Toutefois, il a bénéficié d’un retour de parquet et doit être présenté à nouveau ce lundi devant le procureur. Une ouverture d’information judiciaire pourrait être décidée, prolongeant ainsi son séjour en détention provisoire.

Lors de son audition, l’activiste a plaidé la bonne foi, affirmant qu’il ne cherchait nullement à nuire. Il soutient avoir simplement exercé son droit à l’expression sur l’actualité, comme le garantit la Constitution. Cependant, face aux enquêteurs, il a refusé de nommer explicitement la personne visée par ses propos, malgré des indications laissant entendre qu’il faisait référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

L’arrestation d’Assane Diouf intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour de la liberté d’expression et du contrôle des discours sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, il s’est illustré par des prises de position tranchées, souvent polémiques, qui lui ont déjà valu des ennuis judiciaires.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la place des activistes et des influenceurs dans l’espace public sénégalais. Pour ses soutiens, il s’agit d’une tentative de museler une voix critique du pouvoir. Ses détracteurs, quant à eux, estiment que ses propos doivent être encadrés par la loi pour éviter la propagation de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public.

Affaire des 125 milliards de FCFA : Implication présumée du Trésor public révélée par la CENTIF

Dans son édition du samedi 1er mars 2025, le journal Libération rapporte des révélations accablantes issues d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) concernant l’affaire dite des 125 milliards de FCFA. Selon ce rapport, le Trésor public serait impliqué dans une « association de malfaiteurs », mettant en cause de hauts responsables de la République.

Le rapport de la CENTIF souligne une « collision manifeste » entre des fonds provenant du Trésor et des virements effectués vers des sociétés telles que les SCP Tidiania, Doworou, Haba et Kantong Investment. Ces entités, bien que distinctes en apparence, seraient en réalité liées à des personnalités influentes, notamment le député Farba Ngom. Les enquêteurs soupçonnent que ces sociétés écrans ont été utilisées pour dissimuler des transactions illicites, impliquant des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux.

Parmi les principaux acteurs cités, Tahirou Sarr occupe une place centrale. Les investigations révèlent que des fonds reçus par ce dernier, en provenance directe du Trésor public, ont été rapidement transférés à diverses entités, dont certaines appartiendraient à Farba Ngom. Cette chaîne de transactions laisse présumer l’existence de rétrocommissions déguisées, potentiellement versées en échange de la facilitation de marchés publics.

Face à la gravité des accusations, le procureur financier, El Hadj Alioune Abdoulaye Sylla, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions telles que l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur des deniers publics, la corruption et le trafic d’influence. De plus, le Garde des Sceaux a saisi l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, afin de permettre une enquête approfondie.

Il est également important de noter que la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor, ainsi que la Direction générale des Impôts et Domaines, n’ont pas répondu aux réquisitions de la CENTIF, datées du 16 octobre 2024, jusqu’à la transmission du rapport. Cette absence de collaboration soulève des questions quant à la transparence et à l’intégrité des institutions impliquées.

Cette affaire met en lumière des pratiques financières opaques au sein des plus hautes sphères de l’État, et souligne la nécessité d’une vigilance accrue pour préserver les deniers publics et assurer la probité des responsables.

Arrestation de l’activiste Assane Diouf : retour sur une affaire aux multiples enjeux

L’activiste Assane Diouf a été interpellé mercredi matin par la Brigade des Affaires Générales (BAG) de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon le journal L’Observateur, son arrestation a eu lieu à son domicile de Guédiawaye avant qu’il ne soit conduit sous haute surveillance au Tribunal de Dakar, où il a été placé en garde à vue. Après une longue audition, il a passé la nuit au commissariat de Rebeuss.

Assane Diouf est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité qui partage les mêmes charges avec le président de la République ». Son arrestation fait suite à une récente vidéo publiée sur YouTube, dans laquelle il accuse le Premier ministre Ousmane Sonko d’avoir menti sur plusieurs aspects de la gestion du pays. L’un des points les plus sensibles de ses déclarations concerne l’existence supposée d’un compte bancaire contenant 1 000 milliards de FCFA.

Dans la même vidéo, Assane Diouf s’en est également pris à la famille du Premier ministre, mettant en cause son père dans des affaires de mœurs. Ces accusations, jugées graves, ont conduit le procureur de la République à s’autosaisir du dossier et à ordonner son arrestation immédiate.

D’après L’Observateur, Assane Diouf s’est montré peu coopératif lors de son audition. Il a toutefois reconnu être l’auteur des propos tenus dans la vidéo, tout en rejetant la responsabilité du montage et de la diffusion des passages incriminés. Selon des sources proches du dossier, l’activiste doit être réentendu ce jeudi afin d’approfondir l’enquête.

Ancien détracteur du régime de Macky Sall, Assane Diouf avait été extradé des États-Unis en 2017 avant d’être arrêté à plusieurs reprises pour des faits similaires. Cependant, son positionnement a évolué ces dernières années : après avoir soutenu le projet politique du nouveau pouvoir, il a récemment intensifié ses critiques contre l’administration actuelle. Cette volte-face, qui surprend certains observateurs, pourrait être à l’origine de son dernier bras de fer avec les autorités.

Si les charges retenues contre lui sont confirmées, Assane Diouf pourrait faire face à de lourdes sanctions judiciaires. Son sort dépendra désormais des conclusions de l’enquête en cours et de la décision du procureur de la République. Son arrestation suscite d’ores et déjà des débats sur la liberté d’expression et la gestion des critiques politiques sous le nouveau régime.

L’affaire est suivie de près par les observateurs politiques et les défenseurs des droits humains, qui s’interrogent sur les implications de cette arrestation pour l’espace démocratique sénégalais.

Affaire ArcelorMittal : La justice sénégalaise ouvre une information judiciaire pour corruption et blanchiment

Le dossier opposant l’État du Sénégal à la multinationale ArcelorMittal connaît de nouveaux développements judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte à Dakar pour des accusations graves, incluant association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. Cette procédure vise plusieurs entités du groupe ArcelorMittal, notamment ArcelorMittal Holdings AG, ArcelorMittal Limited, ArcelorMittal Mining Sénégal SA et ArcelorMittal Infrastructures Sénégal SA.

L’affaire, confiée au doyen des juges, a déjà franchi deux étapes majeures. Premièrement, l’agent judiciaire de l’État a été entendu et a confirmé la plainte, réitérant ainsi la constitution de partie civile du Sénégal. Deuxièmement, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a été saisie pour transmettre des convocations aux responsables des filiales sénégalaises du groupe. Or, ces derniers restent introuvables, laissant planer des soupçons de fuite.

Cette évolution intervient alors qu’ArcelorMittal Sénégal était récemment en conflit avec l’administration fiscale. L’entreprise a contesté un redressement de 1,05 milliard de FCFA devant le tribunal. Selon des sources proches du dossier, tous les comptes bancaires rattachés à la société et à ses filiales auraient été vidés, renforçant les inquiétudes sur d’éventuelles manœuvres financières suspectes.

L’origine de l’affaire remonte à 2011, lorsque l’État du Sénégal a saisi la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du protocole d’accord relatif à l’exploitation du gisement de fer de la Falémé. En septembre 2013, la CCI a reconnu la responsabilité du groupe sidérurgique, ouvrant la voie à une phase de détermination des réparations. L’État du Sénégal réclamait alors entre 1 600 et 3 300 milliards de FCFA de dédommagements.

Cependant, le 30 mai 2014, un accord transactionnel a été signé entre le gouvernement sénégalais et ArcelorMittal, mettant fin à la procédure. Cet accord, négocié en toute discrétion, prévoyait un versement de 150 millions de dollars à l’État sénégalais. Mais selon l’enquête de Libération, ces fonds n’auraient jamais été reversés au Trésor public.

Un élément troublant de l’affaire réside dans la gestion de ces 150 millions de dollars. D’après la plainte obtenue par Libération, cet argent aurait été versé sur deux comptes CARPA détenus par l’avocat français François Meyer, qui est intervenu dans le dossier à la dernière minute. La mise à l’écart des avocats initialement engagés par l’État du Sénégal suscite des interrogations sur d’éventuelles transactions occultes.

Aujourd’hui, les autorités sénégalaises semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire, en particulier sur la destination réelle des fonds issus de l’accord. L’information judiciaire en cours pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires contre les acteurs impliqués, y compris les responsables d’ArcelorMittal au Sénégal.

Affaire Macky Amar : Quand la drogue rattrape une famille influente

L’affaire fait grand bruit dans les milieux mondains dakarois. Macky Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar, se retrouve au cœur d’un dossier judiciaire explosif, impliqué dans une affaire de trafic de drogue. Il a été déféré devant le procureur de la République aux côtés de sa compagne, Alimata Seck, et de son ami, Mamadou Lamine Diémé.

Tout commence dimanche dernier, lorsqu’Alimata Seck est arrêtée après une étroite surveillance menée par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Lors de son interpellation, les policiers découvrent de la drogue sur elle. Face aux enquêteurs, elle n’hésite pas à livrer un nom : celui de son compagnon, Macky Amar, qu’elle affirme être en possession d’autres substances et logé à l’hôtel Terrou-Bi.

Sans perdre de temps, les forces de l’ordre organisent une descente discrète mais efficace dans l’établissement. Sur place, Macky Amar est pris en flagrant délit en compagnie de Mamadou Lamine Diémé. Acculés, les deux hommes n’ont d’autre choix que de se soumettre à leur arrestation.

Si les détails sur la quantité exacte et la nature des produits saisis restent encore flous, les premières informations font état de la présence de protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de « gaz hilarant ». Cette substance, en apparence inoffensive, s’impose de plus en plus comme la drogue privilégiée de certaines élites. Accessible et aux effets euphorisants immédiats, elle représente un danger croissant pour la jeunesse dorée dakaroise.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre du clan Amar est cité dans une affaire liée aux stupéfiants. En 2021 déjà, un autre proche de la famille avait fait l’objet d’une enquête similaire. Ce nouvel épisode judiciaire risque donc de ternir davantage l’image d’un nom autrefois associé au succès entrepreneurial et au luxe.

Pour Macky Amar, la chute pourrait être brutale. Habitué aux soirées fastueuses et à un train de vie opulent, il se retrouve aujourd’hui à la merci de la justice, qui décidera sous peu de son sort. Son inculpation pourrait marquer un tournant décisif, non seulement pour lui, mais aussi pour l’image de sa famille.

Affaire Ahmed Ndiaye : La famille Sonko accorde son pardon, la justice poursuit son cours

L’affaire Ahmed Ndiaye, du nom de l’ingénieur en génie civil accusé de conduite en état d’ivresse, d’injures publiques et de menaces de mort devant le domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, a pris un tournant inattendu. Alors que le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor devait statuer sur son sort, la famille Sonko a décidé de lui accorder son pardon et de renoncer à toute demande de réparation.

Les faits remontent au 2 février dernier. Ce soir-là, Ahmed Ndiaye, sous l’effet de l’alcool, s’est retrouvé devant la maison des Sonko à Ziguinchor, où il a proféré des injures et des menaces à l’encontre des proches du Premier ministre.

« Votre frère, le Premier ministre Ousmane Sonko, et le président de la République Bassirou Diomaye Faye n’ont rien foutu dans le pays. »

Pire encore, il aurait fait allusion à l’affaire Adji Sarr, un sujet toujours sensible, en lançant publiquement :

« Ce n’était pas moi qui avais couché avec Adji Sarr ! »

Des propos qui ont suscité l’indignation des riverains et conduit à son arrestation immédiate. Devant le tribunal, l’accusé a tenté d’atténuer la gravité de ses actes, plaidant l’ivresse et un trou de mémoire. « Je n’ai pas assez de souvenance de ce qui s’était passé et de mes propos », a-t-il déclaré à la barre, tout en reconnaissant son erreur.

Malgré l’outrage subi, la famille Sonko a choisi de privilégier le pardon. Lors de l’audience, leur avocat, Me Djiby Diagne, a précisé :

« Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses deux frères ne réclament pas de dommages et intérêts. Ils ont pardonné. Ce n’est pas l’argent qui les intéresse et le tribunal n’est pas le lieu où on doit se faire de l’argent. »

Un geste de clémence qui tranche avec la gravité des accusations et qui a marqué le procès.

Cependant, ce pardon ne signifie pas une exonération totale de responsabilité. Le parquet a requis une peine d’un an de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu’une amende de 500 000 FCFA.

Détenu depuis le 2 février, Ahmed Ndiaye connaîtra son sort mardi prochain, lorsque le tribunal rendra son verdict. En attendant, cette affaire illustre la complexité du rapport entre justice, responsabilité individuelle et pardon en politique.

Affaire Kabirou Mbodje : La Cour d’Appel de Dakar confirme la condamnation

La Cour d’appel de Dakar a rendu son verdict dans le contentieux opposant Kabirou Mbodje, fondateur de Wari, à ses anciens associés. Suivant le réquisitoire du Procureur général, le juge a confirmé la condamnation prononcée en première instance, reconnaissant l’homme d’affaires coupable d’abus de confiance et d’augmentation irrégulière du capital social.

Kabirou Mbodje écope ainsi de deux ans de prison, dont six mois ferme, et devra verser 5 milliards de francs CFA à ses ex-partenaires au titre des intérêts civils. Cette décision fait suite à une longue bataille judiciaire initiée en 2018 par Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, qui accusaient leur ancien associé d’avoir orchestré une augmentation de capital en 2013 ayant réduit leur participation dans l’entreprise Wari de 39 % à seulement 3 %.

Le procès en première instance s’était tenu le 11 août 2021, avec un verdict rendu le 24 novembre de la même année. La Cour d’appel, qui a rejugé l’affaire le 2 décembre 2024, a maintenu la sanction initiale, malgré la demande des parties civiles qui réclamaient une réévaluation des dommages et intérêts à hauteur de 30 milliards de francs CFA.

L’affaire Kabirou Mbodje a suscité de vives réactions dans le monde des affaires au Sénégal. Wari, autrefois un acteur majeur des services financiers numériques en Afrique de l’Ouest, a connu de nombreuses turbulences depuis l’éclatement de ce différend. La condamnation du fondateur pourrait avoir des répercussions sur l’avenir de la société, déjà fragilisée par des difficultés financières et une concurrence accrue sur le marché.

Affaire Gabrielle Kane vs. El Hadji Souleymane Cissé : la Cour d’appel de Dakar rend son verdict

La Cour d’appel de Dakar a rendu son délibéré dans l’affaire opposant la militante féministe Gabrielle Kane à El Hadji Souleymane Cissé, ce mardi 18 février 2025. Poursuivie pour diffamation, injures publiques et collecte de données à caractère personnel, Gabrielle Kane a vu sa condamnation partiellement confirmée par la juridiction d’appel.

L’affaire remonte à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle Gabrielle Kane accusait El Hadji Souleymane Cissé d’avoir épousé une jeune fille de 18 ans, consommé le mariage avant de la répudier sous prétexte qu’elle n’était pas vierge. « Ce lâche n’a rien trouvé de mieux que d’épouser une jeune fille de 18 ans, consommer le mariage. […]. Il a acheminé la jeune fille en taxi à Khombole pour la rendre à sa famille en la répudiant au prétexte qu’elle n’était pas vierge », avait-elle écrit.

Ces propos avaient conduit El Hadji Souleymane Cissé à engager une procédure judiciaire pour diffamation, injures et collecte illégale de données personnelles.

En première instance, le tribunal correctionnel de Dakar avait condamné Gabrielle Kane en mai 2022. Toutefois, elle avait interjeté appel.

Selon Les Échos, la Cour d’appel de Dakar a infirmé une partie du jugement initial. Le juge a décidé de relaxer Gabrielle Kane du délit d’injures publiques. En revanche, elle a été reconnue coupable de diffamation et condamnée à une peine de trois mois de prison avec sursis.

Par ailleurs, la militante féministe devra verser une somme de 2 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à El Hadji Souleymane Cissé.

Ce verdict relance les discussions sur la liberté d’expression et les limites de la dénonciation publique sur les réseaux sociaux. Alors que certains considèrent que Gabrielle Kane a été sanctionnée pour avoir dénoncé un fait qu’elle jugeait révoltant, d’autres estiment que la diffamation ne saurait être justifiée, même dans le cadre du militantisme.

Affaire Afrika SA contre la DGID : le tribunal demande des pièces supplémentaires

L’affaire opposant la société Afrika SA (ex-BDK) à la Direction générale des impôts et domaines (DGID) connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Libération dans son édition de ce samedi 15 février, le tribunal, après avoir statué le 6 février, a renvoyé le dossier et demandé aux parties de lui fournir des pièces supplémentaires afin de faire éclater la vérité. Cependant, la date du délibéré n’a pas été précisée.

Le différend remonte à 2021, lorsque la société Afrika SA a sollicité auprès de la DGID une restitution de crédit de TVA portant sur la période du 15 juillet 2019 au 15 juin 2021. L’entreprise revendique un montant de 715 258 926 francs CFA, correspondant, selon elle, à la TVA supportée sur des factures relatives à la fourniture de biens et services.

Dans sa demande, Afrika SA met en avant un argument clé : une partie de son activité concerne des services rendus à l’étranger, ce qui lui donne droit au maintien de la déduction de la TVA. Ainsi, la TVA collectée sur son chiffre d’affaires ne permettrait pas, d’après l’entreprise, de compenser celle qu’elle a supportée sur ses acquisitions de biens et services.

Le ministère des Finances, en sa qualité de tutelle de la DGID, a rejeté la demande de restitution de TVA, poussant Afrika SA à saisir la justice. L’entreprise a ainsi servi une assignation à la DGID, portant l’affaire devant le tribunal compétent.

Le 6 février dernier, la juridiction en charge du dossier a pris le temps d’examiner les arguments des deux parties. Toutefois, le tribunal a estimé nécessaire de disposer d’éléments supplémentaires avant de rendre son verdict. Il a ainsi demandé à Afrika SA et à la DGID de lui transmettre des pièces justificatives susceptibles d’apporter plus de clarté à l’affaire.

À ce stade, la date du délibéré reste inconnue, Libération n’ayant pas précisé le calendrier judiciaire à venir. Toutefois, cette nouvelle étape dans la procédure souligne la complexité des litiges fiscaux impliquant de grandes entreprises et l’administration fiscale sénégalaise.

Affaire Samuel Sarr : une troisième demande de liberté provisoire déposée

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime d’Abdoulaye Wade et ex-directeur général de West African Energy (WAE), poursuit son combat judiciaire. Après deux rejets successifs, ses avocats ont déposé une troisième demande de liberté provisoire devant le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de Dakar.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire détenant 15% du capital de WAE. Il accuse Samuel Sarr d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Suite à ces accusations, l’ancien ministre a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier.

Depuis lors, la défense de Samuel Sarr ne cesse de contester les faits qui lui sont reprochés. Le 12 février, son client a été auditionné, et deux jours plus tard, une nouvelle requête de mise en liberté a été introduite.

Dans leur demande, les avocats de Samuel Sarr s’appuient sur une contre-expertise réalisée par l’expert Alioune Touré. Selon eux, ce rapport contredit celui de Mazars, qui avait été utilisé par Moustapha Ndiaye pour déposer sa plainte.

De plus, ils insistent sur un élément clé du dossier : à l’origine du projet de construction de la centrale électrique, les associés de WAE n’avaient investi que 4 milliards de francs CFA, alors que le financement total s’élevait à 280 milliards. La défense souligne que c’est Samuel Sarr qui a mobilisé plus de 270 milliards de francs CFA pour permettre la réalisation du projet, actuellement en phase terminale.

Un autre argument avancé par la défense est l’impact de la détention de Samuel Sarr sur l’avancement du projet. Depuis son incarcération, les travaux de la centrale sont à l’arrêt, ce qui, selon ses avocats, préoccupe sérieusement les prêteurs.

Par ailleurs, les avocats rappellent que leur client est régulièrement domicilié et qu’il offre toutes les garanties de représentation en justice.

La balle est désormais dans le camp du juge d’instruction du deuxième cabinet, qui devra statuer sur cette troisième demande de liberté provisoire. Après deux refus, cette nouvelle requête pourra-t-elle aboutir ?

Affaire Doro Gaye : le colonel Cheikh Sarr contre-attaque sur le terrain judiciaire

L’affaire Doro Gaye continue de secouer le paysage judiciaire sénégalais. Après son inculpation et son placement sous mandat de dépôt à la suite de sa convocation mi-novembre, le colonel Cheikh Sarr, ancien patron de la Section de recherches (SR), refuse de se laisser faire. Il a saisi la Chambre d’accusation pour contester la régularité de la procédure engagée contre lui.

Selon les informations relayées par Les Échos, la défense du colonel Cheikh Sarr dénonce des irrégularités dans la procédure d’instruction. Ses avocats pointent du doigt des « vices de forme » qu’aurait commis le juge d’instruction, notamment le non-respect de certaines étapes judiciaires obligatoires.

« Il y a des préalables que le magistrat instructeur devait poser et qui n’ont pas été faits », insistent-ils. S’appuyant sur ces arguments, les avocats du colonel plaident pour une « nullité de forme » et espèrent obtenir l’annulation des charges qui pèsent contre lui.

Cette offensive judiciaire marque la deuxième requête introduite pour contester la procédure. Un premier recours avait déjà été déposé pour des motifs similaires, selon Les Échos.

L’affaire Doro Gaye est loin d’être linéaire. Avant l’initiative de Cheikh Sarr, la défense de Doro Gaye lui-même avait déjà contesté la procédure lancée contre lui par l’homme d’affaires Zakiroulahi Sow.

Les avocats de Doro Gaye reprochaient au juge d’avoir révoqué son contrôle judiciaire avant même qu’il ne quitte le pays, alors qu’aucune violation des conditions du contrôle judiciaire n’avait été constatée. Ce recours, dont le verdict est toujours attendu, s’ajoute donc à la contre-offensive judiciaire du colonel Cheikh Sarr.

Avec cette nouvelle saisine de la Chambre d’accusation, le dossier Doro Gaye s’enlise dans une complexité croissante. La justice sénégalaise devra statuer sur ces multiples recours, ce qui pourrait prolonger l’affaire bien au-delà des prévisions initiales.

Affaire Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop : un mariage tourne à l’affrontement judiciaire

L’ambiance festive d’un mariage s’est transformée en scène de tension à la cité Rochette de Thiaroye, entraînant l’arrestation de Mor Mané Diop, époux de la chanteuse Daba Sèye, et de Ndoumbé Diop, mère de la mariée. L’affaire sera jugée ce jeudi 13 février devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.

Tout commence dans la nuit du samedi au dimanche dernier, lors du mariage de D. Sart, 24 ans. Pour rendre l’événement mémorable, la mère de la mariée, Ndoumbé Diop, avait engagé la célèbre chanteuse Daba Sèye pour une prestation nocturne de quatre heures. Dès 22 heures, l’artiste, accompagnée de son mari et de son orchestre, entame son show devant un public conquis.

Mais aux alentours de 2 heures du matin, la chanteuse met fin au spectacle, demandant à son équipe de ranger les instruments. Une décision qui ne passe pas auprès de Ndoumbé Diop, qui insiste pour que l’artiste continue sa prestation, avançant que sa fille doit encore porter deux autres tenues traditionnelles.

Face au refus de Daba Sèye, la situation dégénère. Selon l’accusation, Ndoumbé Diop aurait saisi une chaise et fracassé le pare-brise du véhicule du couple. La tension monte d’un cran lorsque la foule, ameutée, commence à lancer des projectiles en direction de la voiture.

C’est alors que Mor Mané Diop, se sentant menacé, sort un pistolet d’alarme de calibre 9 mm et le brandit pour disperser les assaillants et quitter les lieux en sécurité. Alertés, les éléments de la police de Diamaguène-Sicap Mbao interviennent rapidement et procèdent à l’arrestation des deux protagonistes.

Après leur garde à vue, Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop ont été libérés mais devront répondre de leurs actes devant la justice. Mor Mané Diop est poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, tandis que Ndoumbé Diop est accusée d’actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public.

Affaire Mor Mané Diop : une soirée de mariage vire au chaos à Thiaroye

Ce qui devait être une célébration joyeuse s’est transformé en une scène de tension et de panique à Thiaroye, dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février 2025. Mor Mané Diop, époux de la célèbre chanteuse Daba Sèye, a été placé en garde à vue après avoir exhibé une arme à feu lors d’un incident survenu en marge d’un mariage.

Tout commence à la cité Rochette de Thiaroye, en face du camp militaire, où un mariage est célébré en grande pompe. L’invitée vedette de la soirée n’est autre que Daba Sèye, dont la présence attire une foule d’invités et de curieux. Dès son arrivée, elle est accueillie chaleureusement, et sa prestation enflamme rapidement l’assemblée.

Mais au bout de quelques chansons, la chanteuse décide de mettre fin à son spectacle, une décision qui ne passe pas auprès des invités et de l’organisatrice de la cérémonie, Deguène Sarr, 24 ans. La frustration grandit, les esprits s’échauffent, et des jeunes encerclent le véhicule de l’artiste et de son époux, manifestant bruyamment leur mécontentement.

Face à la pression et craignant pour leur sécurité, Mor Mané Diop décide de dégainer une arme à feu pour tenir la foule à distance. Selon des témoins, il s’agirait d’un pistolet d’alarme dissuasif de calibre 9 mm. L’apparition de l’arme provoque un moment de panique et de confusion, mais parvient à éloigner les jeunes qui encerclaient le véhicule.

Alertée, la police de Diamaguène intervient rapidement sur place. Daba Sèye et son époux sont conduits au commissariat pour audition. Mor Mané Diop tente de justifier son acte en expliquant que l’arme n’était pas chargée et qu’il souhaitait simplement protéger son épouse et lui-même d’un éventuel débordement. Il présente également une facture d’achat de l’arme, acquise dans une armurerie du marché Sandaga.

Cependant, comme le rappelle la police, la détention d’une facture d’achat ne constitue pas une autorisation légale pour porter une arme à feu. Mor Mané Diop, ne disposant pas de permis, est alors placé en garde à vue pour détention d’arme à feu sans autorisation.

L’incident a provoqué une vive polémique en banlieue dakarienne et fait grand bruit tout au long du week-end. Une enquête a été ouverte par la police de Diamaguène afin d’élucider tous les contours de cette affaire.

Affaire West African Energy : duel judiciaire entre Samuel Sarr et Moustapha Ndiaye

L’affaire opposant les actionnaires de West African Energy (WAE) connaît de nouveaux rebondissements. Hier, le juge du deuxième cabinet a interrogé Moustapha Ndiaye, importateur de riz et actionnaire à hauteur de 15% dans l’entreprise. Ce dernier revendique également le poste de président du conseil d’administration (PCA), ce qui constitue le principal point de discorde avec Samuel Sarr, ancien ministre sous Wade et lui aussi détenteur de 15% des parts de la société.

L’affaire a pris une tournure judiciaire en novembre 2024, lorsque Samuel Sarr a été placé sous mandat de dépôt pour abus de confiance, à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye. Selon ce dernier, l’ex-ministre aurait agi en violation des intérêts de l’entreprise, ce qui a mené à son incarcération.

Depuis, les avocats de Samuel Sarr ne cessent de réclamer sa mise en liberté provisoire. Mais, comme le rapporte Libération, le parquet a rejeté leur demande du 22 janvier 2025, laissant son sort entre les mains du juge d’instruction. Ce dernier devra désormais trancher sur la possibilité d’une libération sous conditions ou d’un maintien en détention.

Jusqu’ici, l’affaire semblait largement défavorable à Samuel Sarr, incarcéré depuis plus de deux mois. Mais l’audition de Moustapha Ndiaye par le juge du deuxième cabinet pourrait redistribuer les cartes. Son rôle dans la gouvernance de WAE ainsi que la légitimité de son statut de PCA pourraient être examinés de plus près.

En effet, Samuel Sarr et son entourage contestent formellement l’autorité de Moustapha Ndiaye à la tête du conseil d’administration. Ce différend actionnarial est au cœur du litige et pourrait influencer la suite des événements.

Pour l’instant, l’ancien ministre reste en prison, sans garantie de libération prochaine. Son avenir dépendra de la décision du magistrat instructeur, qui pourrait, à tout moment, valider ou rejeter la demande de liberté provisoire introduite par sa défense.

En parallèle, l’évolution de l’interrogatoire de Moustapha Ndiaye pourrait être déterminante. Si de nouveaux éléments viennent éclairer les zones d’ombre du dossier, l’affaire pourrait prendre une nouvelle tournure, impactant non seulement les deux protagonistes, mais aussi l’ensemble des investisseurs de West African Energy.

Affaire Ah. Ndiaye : entre accusations et cri de détresse

Un événement troublant a eu lieu ce dimanche devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko. Un homme identifié comme Ah. Ndiaye, ingénieur à Ecotra, aurait, selon le journal L’Observateur, menacé la mère de Sonko et exhibé une arme de poing. Cette version des faits est cependant contestée par ses collègues, qui parlent plutôt d’un geste de désespoir lié à la crise que traverse leur entreprise.

Dans une correspondance adressée aux médias, les travailleurs de l’entreprise Ecotra ont tenu à apporter des précisions. Selon eux, Ah. Ndiaye n’a jamais exhibé d’arme, encore moins un couteau. « Il ne détenait même pas de couteau », affirme le collectif. Ils expliquent que son action devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko n’avait rien à voir avec une menace, mais traduisait un profond désarroi face à l’effondrement de son entreprise.

« L’acte de M. Ndiaye n’était en aucun cas motivé par la violence, mais bien par le désespoir. Son cri devant la maison familiale de M. Ousmane Sonko était l’expression de son inquiétude face à l’effondrement imminent de son entreprise », lit-on dans leur communiqué.

Les proches de Ah. Ndiaye décrivent un homme qui a surmonté de nombreux traumatismes. Son père, alors préfet, a été assassiné sous ses yeux. Sa mère, accablée par le chagrin, est décédée par la suite. Malgré ces épreuves, Ah. Ndiaye a poursuivi son parcours académique avec brio, devenant major de sa promotion à l’École Polytechnique de Thiès. Il a gravi les échelons au sein d’Ecotra, passant de simple stagiaire à directeur du building, gérant un portefeuille de plus de 20 milliards de francs CFA.

Les collègues de Ah. Ndiaye insistent sur la crise profonde que traverse Ecotra, où 1500 employés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois. Cette situation serait directement liée au non-paiement de la dette publique par l’État du Sénégal.

« Le véritable motif de la présence de M. Ndiaye devant la maison de M. Sonko n’avait rien à voir avec une quelconque menace de mort. Il s’agissait d’un appel au secours, un cri d’alarme face à une situation critique », expliquent-ils.

Actuellement en garde à vue à Ziguinchor, Ah. Ndiaye devrait être présenté au parquet ce mercredi. Si certains le perçoivent comme un homme en détresse, les autorités judiciaires devront trancher sur son sort. Affaire à suivre.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

Affaire Farba Ngom : des accusations de blanchiment d’argent au cœur d’une bataille judiciaire et politique

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Me Oumar Youm, avocat du député Farba Ngom, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de “manœuvres judiciaires et politiques” visant son client. Le parlementaire, membre influent de la coalition Takku Wallu Sénégal, fait face à des accusations de blanchiment d’argent, basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Pour la défense, cette affaire s’apparente à un acharnement politique plus qu’à une procédure judiciaire légitime.

Me Oumar Youm a inscrit ces accusations dans un contexte de rivalités politiques exacerbées. Il a notamment pointé du doigt des attaques supposément orchestrées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui aurait affirmé qu’aucun “opposant milliardaire” ne devrait prospérer au Sénégal. Selon l’avocat, ces propos reflètent une volonté de nuire à Farba Ngom, l’une des figures politiques majeures de la région de Matam.

“La demande de levée d’immunité parlementaire de mon client est entachée d’irrégularités flagrantes et motivée par des objectifs politiques”, a martelé Me Youm, dénonçant une instrumentalisation des institutions judiciaires.

Pour la défense, Farba Ngom est injustement ciblé. Selon Me Youm, l’élu n’a jamais géré de fonds publics ni bénéficié de marchés publics. “Les accusations portées contre lui reposent uniquement sur son succès politique et son influence grandissante au sein de l’opposition.”

L’avocat a également évoqué des perquisitions présumées illégales, menées sur des propriétés de Farba Ngom à Diamniadio en avril et mai 2024, avant même la transmission officielle du rapport de la CENTIF au parquet en décembre 2024. “Ces actions visaient uniquement à préconstituer des preuves dans un dossier vide”, a-t-il dénoncé.

Au-delà des accusations de blanchiment d’argent, les avocats de Farba Ngom pointent également des enquêtes fiscales visant trois de ses entreprises. “Ces investigations, menées sans fondement solide, visent à étrangler financièrement un adversaire politique gênant”, a ajouté Me Youm.

Les avocats ont appelé les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité de Farba Ngom, arguant que les accusations ne reposent sur aucune preuve tangible. “L’Assemblée nationale ne doit pas être un outil de règlement de comptes politiques. Elle a le devoir de protéger l’État de droit et les principes fondamentaux de la vie parlementaire”, a insisté Me Youm.

Cette affaire, hautement médiatisée, met en lumière les tensions croissantes entre pouvoir exécutif et opposition. Elle pose également la question de l’indépendance de la justice sénégalaise, régulièrement critiquée pour sa susceptibilité aux pressions politiques.

La coalition Takku Wallu Sénégal appelle à une justice impartiale et équitable, loin des supposés règlements de comptes politiques. L’Assemblée nationale, quant à elle, se trouve face à un dilemme : répondre favorablement à la demande de levée d’immunité ou s’opposer à ce qui est perçu par certains comme un abus de pouvoir.

Affaire “Freedom Day” : entre défense des droits humains et préservation des mœurs au Sénégal

L’affaire “Freedom Day” continue de polariser l’opinion publique au Sénégal. Ce mercredi, les militantes féministes à l’origine de ce sit-in controversé seront entendues par la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Accusées d’avoir voulu organiser une manifestation au dress code “nu”, elles font l’objet d’une plainte déposée par Mame Matar Guèye, président de l’Ong Jamra.

L’objectif initial de “Freedom Day” était de dénoncer l’escalade des violences faites aux femmes et aux enfants, notamment les viols et les meurtres. Une cause jugée noble, mais la méthode choisie a suscité l’indignation : les organisatrices avaient appelé à un sit-in “taatu néén” (nu), une symbolique perçue par certains comme une atteinte aux valeurs sociales et culturelles sénégalaises.

Mame Matar Guèye, fervent défenseur des valeurs conservatrices, a rapidement réagi en saisissant la justice. Il accuse les militantes d’“atteinte aux bonnes mœurs”, une plainte qui a conduit à une enquête approfondie et à la convocation des organisatrices.

Malgré les critiques, les militantes de “Freedom Day” refusent de céder face aux pressions. Dans un communiqué, elles dénoncent une procédure qu’elles qualifient d’“incongrue et infondée”. Soutenues par un collectif d’avocats et de spécialistes des droits humains, elles défendent leur action comme un cri d’alerte face à une société qui, selon elles, banalise les violences faites aux femmes.

“Nous avons choisi un moyen fort pour attirer l’attention sur un fléau sociétal trop souvent passé sous silence”, expliquent-elles. Selon elles, les critiques sur la méthode ne devraient pas occulter la gravité des violences qu’elles dénoncent.

Pour l’Ong Jamra, ce sit-in dépasse les limites de l’acceptable. “C’est une atteinte grave aux valeurs culturelles et religieuses de notre société”, affirme Mame Matar Guèye. Il estime que les militantes auraient pu choisir des moyens d’action plus conformes aux traditions pour sensibiliser l’opinion publique.

Jamra appelle à des sanctions exemplaires, estimant que l’initiative de “Freedom Day” met en péril l’équilibre moral de la société sénégalaise.

Les auditions prévues ce mercredi pourraient marquer un tournant dans cette affaire. Les militantes devront répondre aux enquêteurs de la Sûreté urbaine et justifier leurs motivations. Pour les autorités judiciaires, il s’agit de trancher entre la liberté d’expression et la préservation des valeurs sociales.

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire “Freedom Day” soulève des interrogations profondes sur les limites de la protestation et la défense des droits humains. Le Sénégal, pays réputé pour son équilibre entre tradition et modernité, se trouve face à un débat complexe entre revendications féministes et protection des mœurs.

Affaire Diop Iseg-Dieyna Baldé : l’inscription au rôle relance le dossier devant le Tribunal correctionnel

L’affaire Mamadou Diop, Pdg de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), et Dieyna Baldé refait surface, trois ans après avoir défrayé la chronique. Ce vendredi 17 janvier, le journal Les Échos informe que le dossier a été inscrit au rôle du Tribunal correctionnel de Dakar. Les deux protagonistes sont attendus devant le juge le 19 juin prochain pour jugement.

Mamadou Diop, inculpé pour détournement de mineure, avait été arrêté le 6 mars 2020 après la diffusion de vidéos accablantes et des accusations selon lesquelles il serait le père de l’enfant de Dieyna Baldé, alors âgée de 17 ans. La famille de la chanteuse avait initialement porté plainte avant de se désister, suite à un accord avec le prévenu. Ce dernier s’était engagé à assumer la prise en charge du bébé issu de sa relation avec la jeune artiste.

Malgré le retrait de la plainte par la famille Baldé, la justice sénégalaise a décidé de maintenir les poursuites, conformément aux dispositions légales encadrant les affaires de détournement de mineure.

Après son arrestation, Mamadou Diop avait bénéficié d’une liberté provisoire à la fin du mois de juillet 2020. Cette décision, bien que contestée dans l’opinion publique, avait mis en veille les débats autour de cette affaire, qui avait suscité une vive indignation et alimenté de nombreuses discussions sur les réseaux sociaux et dans les médias.

L’inscription du dossier au rôle correctionnel relance une affaire sensible qui avait exposé au grand jour des problématiques liées à la protection des mineures et aux abus de pouvoir. Si le retrait de la plainte avait quelque peu apaisé les tensions, l’ouverture du procès en juin prochain pourrait rouvrir les plaies d’un scandale qui avait marqué les esprits en 2020.

Scandale financier au Sénégal : Mor Guèye et Tabaski Ngom au cœur d’une affaire explosive

Le Sénégal est secoué par une affaire de détournement de fonds publics digne des plus grands thrillers judiciaires. Mor Guèye, patron des entreprises Sen Setal et Webcom Sen, et Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, se livrent une guerre judiciaire sur fond d’accusations croisées. Le quotidien L’Observateur a révélé les détails de ce scandale le 16 janvier 2025, mettant en lumière des sommes colossales, des faux documents bancaires, et des soupçons d’implications politiques.

Tout commence par une relation professionnelle initiée en 2021 entre Tabaski Ngom et Mor Guèye. Ce dernier, fournisseur privilégié pour des marchés publics, est accusé par l’inspectrice du Trésor d’avoir détourné 288 millions de FCFA destinés à des projets publics. Mais Mor Guèye retourne l’accusation : selon lui, Tabaski Ngom aurait orchestré le détournement pour des objectifs personnels et politiques.

Arrêté le 14 janvier 2025 à Saly Portudal, Mor Guèye est au centre des investigations. Il affirme que Tabaski Ngom lui aurait confié des chèques d’une valeur totale de 681 millions de FCFA pour les déposer sur les comptes de ses entreprises. Sur cette somme, 243 millions de FCFA auraient servi à financer la campagne électorale de Moustapha Diop, député-maire lors des législatives de 2024. Cependant, Tabaski Ngom réclame le remboursement de 438 millions de FCFA, qu’elle dit avoir confiés à Mor Guèye, mais accuse ce dernier de lui avoir fourni de faux documents bancaires émanant de Coris Bank.

Face aux enquêteurs, Mor Guèye dévoile une version qui complique encore l’affaire. Il reconnaît avoir remboursé 150 millions de FCFA sur le compte de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Quant aux 288 millions restants, il affirme les avoir remis en main propre à Tabaski Ngom, sans témoin ni preuve écrite. Une déclaration qui sème davantage le doute.

Mor Guèye se défend également en affirmant que Tabaski Ngom était l’initiatrice des manœuvres financières frauduleuses, notamment pendant la période électorale de 2024. Selon lui, elle aurait agi pour des gains personnels, tout en cherchant à couvrir ses traces après sa mutation à un nouveau poste.

La dimension politique de cette affaire est préoccupante. Les révélations de Mor Guèye impliquent indirectement Moustapha Diop, qui aurait bénéficié de fonds publics détournés pour sa campagne électorale. Bien que le député-maire ne soit pas encore officiellement incriminé, son nom apparaît dans un contexte embarrassant.

Pour Tabaski Ngom, qui se présente comme une victime, les accusations de son ancien collaborateur ternissent son image. Si ses déclarations visaient initialement à faire éclater la vérité, elles révèlent aussi des zones d’ombre sur son rôle dans cette affaire.

Ce scandale illustre les failles d’un système où les fonds publics peuvent être utilisés à des fins électorales ou personnelles. En pleine enquête, les deux protagonistes, désormais en garde à vue, seront confrontés dans les jours à venir. Le parquet financier et la Division des Investigations Criminelles cherchent à démêler ce réseau complexe de corruption et de trahisons.

Le public, abasourdi par les sommes en jeu et les révélations successives, exige des réponses. Entre faux documents, complicités politiques, et détournements de fonds, l’affaire met à nu des pratiques répréhensibles.

Affaire Farba Ngom et Cie : entre blanchiment de capitaux présumé et débats juridiques

L’affaire impliquant Farba Ngom et ses coaccusés a provoqué un vif débat au Sénégal, tant sur le plan juridique que politique. Les faits, qualifiés provisoirement par le procureur de blanchiment de capitaux via des sociétés écrans, impliqueraient des transactions suspectées d’une valeur de 120 milliards de francs CFA. Cette déclaration du parquet a suscité des réactions mitigées, allant de la dénonciation d’une violation de la présomption d’innocence à des accusations de politisation du dossier.

Certains observateurs, notamment le juge Dème et le militant Birahim Seck, ont critiqué la rapidité avec laquelle le procureur a communiqué sur cette affaire. Ils estiment que cette démarche pourrait influencer l’opinion publique et porter atteinte au principe de présomption d’innocence. Selon eux, cette communication pourrait être interprétée comme une tentative d’instrumentalisation politique, une critique fréquente dans les affaires impliquant des personnalités proches des cercles de pouvoir.

Cependant, pour le juriste Pape Amadou Mbaye, le procureur n’a fait que remplir son rôle. « Le procureur est un technicien du droit. Ce qui l’intéresse, c’est de donner une qualification juridique aux faits portés à sa connaissance. Il faut toutefois préciser que cette qualification reste provisoire », a-t-il expliqué lors d’une intervention médiatique.

Il a rappelé que l’article 11 du Code de procédure pénale impose au parquet de s’en tenir à des faits justes et vérifiés dans ses communiqués. Par ailleurs, le juriste a souligné que la qualification initiale des faits est susceptible d’être modifiée à différents stades de la procédure, notamment lors de l’instruction ou du jugement. « Parler de violation de la présomption d’innocence est excessif. Le communiqué ne conclut pas à la culpabilité des personnes mises en cause », a-t-il affirmé.

Dans ce dossier, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) joue un rôle central. Organe rattaché au ministère des Finances, la CENTIF est chargée de détecter et de signaler les mouvements financiers suspects. Ses enquêtes sont souvent à l’origine des saisines du procureur du pôle judiciaire spécialisé, une structure mise en place pour lutter plus efficacement contre la criminalité économique et financière.

Selon Pape Amadou Mbaye, cette affaire reflète un problème récurrent au Sénégal : l’utilisation présumée de mécanismes illégaux pour blanchir de l’argent, souvent par des individus jouissant de connexions au sommet de l’État. « Ce type de dossier était prévisible. Les pratiques de blanchiment de capitaux sont fréquentes, notamment chez des personnalités bénéficiant de privilèges », a-t-il souligné.

Affaire Ferdinand Coly contre Saliou Samb : l’attente de la Cour suprême se prolonge

L’affaire judiciaire opposant Saliou Samb, ancien président du Conseil départemental de Mbour, à Ferdinand Coly, ancien international sénégalais, connaît un nouveau rebondissement avec un pourvoi en cassation encore pendant devant la Cour suprême. Selon des informations rapportées par Les Échos, toutes les parties ont déjà déposé leurs mémoires en défense, mais la date de l’audience reste à fixer.

Cette affaire complexe trouve son origine dans une société d’exploitation et d’exportation de produits halieutiques baptisée Blue Trade Company, cofondée par Ferdinand Coly et Saliou Samb. Coly accuse Samb de lui avoir extorqué 1,2 milliard FCFA dans le cadre de la gestion de l’entreprise, une somme colossale dans laquelle Mamadou Niang, un autre ancien international sénégalais, avait également investi 325 millions FCFA. Toutefois, contrairement à Ferdinand Coly, Mamadou Niang n’a pas engagé de poursuites.

En première instance, le tribunal avait condamné Saliou Samb à deux ans de prison, dont six mois ferme, ainsi qu’à une réparation financière de 800 millions FCFA à Ferdinand Coly. En appel, cette peine avait été réduite à un an, dont dix mois assortis du sursis, après une confusion des peines. Cependant, l’interdiction d’exercer dans le secteur des produits halieutiques, imposée en première instance, avait été levée.

Malgré la décision de la Cour d’appel de Thiès, rendue le 29 juillet 2024, Saliou Samb et ses avocats ont décidé de porter l’affaire devant la Cour suprême, espérant ainsi un ultime revirement en leur faveur. Ce pourvoi en cassation intervient dans un contexte où les saisies des biens de Samb, ordonnées par la justice, sont déjà en cours d’exécution. Selon Les Échos, l’huissier mandaté aurait entamé la saisie malgré les tentatives de Samb de bloquer la procédure par une action en référé, rejetée par le tribunal.

Les enjeux de cette affaire dépassent largement la simple querelle entre deux anciens partenaires. Avec une demande de réparation atteignant 800 millions FCFA, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur les finances de Saliou Samb et sur son avenir dans le secteur halieutique.

En attendant la décision de la Cour suprême, les deux parties restent dans l’expectative. Ce dernier recours judiciaire pourrait sceller définitivement l’issue de ce litige, qui suscite un intérêt certain en raison de la stature publique des protagonistes et des montants en jeu.

Affaire des Fonds Covid-19 : le dossier explosif entre les mains du Pool financier

Le scandale des Fonds Covid-19, qui a suscité de vifs débats depuis des mois, connaît une accélération majeure. Selon des informations révélées par Libération, le dossier, mêlant des implications politiques et financières, a été officiellement transmis au Pool financier. Ce développement marque une étape cruciale dans l’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC).

Après une longue période d’attente et de spéculations, le parquet financier est passé à la vitesse supérieure. Il est désormais question de désigner un juge d’instruction spécialisé pour examiner les éléments explosifs du dossier. En outre, certaines parties de l’affaire pourraient être directement transférées à la Haute Cour de Justice, une juridiction réservée aux plus hautes autorités de l’État, ce qui souligne la gravité des faits reprochés.

La DIC, qui avait bouclé son enquête dès juillet 2023, a dévoilé des dysfonctionnements systémiques dépassant les constats initiaux de la Cour des comptes. Ses rapports, jugés accablants, pointent des zones d’ombre dans la gestion des fonds d’urgence débloqués pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Selon les premières révélations, l’enquête met en lumière des détournements massifs, des cas de surfacturation, ainsi qu’une gestion opaque des milliards destinés à soutenir les hôpitaux, les ménages vulnérables et l’économie nationale. Ces fonds, censés pallier les effets de la crise sanitaire, semblent avoir été utilisés à d’autres fins, alimentant un sentiment d’indignation dans l’opinion publique.

Le transfert du dossier au Pool financier marque un tournant. Les juges d’instruction, en collaboration avec le parquet financier, devront analyser en détail les responsabilités individuelles et collectives. Certains volets du dossier, impliquant des figures politiques ou des élus de haut rang, pourraient nécessiter une procédure spécifique devant la Haute Cour de Justice.

Ce scandale met en lumière les failles des mécanismes de contrôle et de gestion en temps de crise. Alors que le Sénégal a longtemps été cité en exemple pour sa réponse initiale à la pandémie, les révélations sur la gestion des Fonds Covid-19 ternissent cette image et posent des questions sur la transparence et la reddition des comptes.

Pour beaucoup, ce dossier est un test décisif pour le système judiciaire sénégalais. Les attentes de l’opinion publique sont énormes : des explications claires et des sanctions exemplaires sont demandées afin de rétablir la confiance dans les institutions.

La transmission de ce dossier au Pool financier constitue un signal fort. En engageant des poursuites judiciaires, les autorités montrent leur volonté de faire la lumière sur cette affaire et d’agir contre l’impunité, quel que soit le niveau des responsables impliqués.

Farba Ngom dément toute implication dans l’affaire de blanchiment de capitaux

L’affaire de blanchiment de capitaux, qui alimente les débats depuis dimanche soir, continue de faire des vagues. Au cœur de la polémique, le député du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, a formellement rejeté les accusations de son implication dans ce dossier.

Dans une déclaration rapportée par Source A, Farba Ngom a tenu à clarifier sa position : « Je n’ai jamais été auditionné par cette juridiction (Ndlr : Pool judiciaire financier). À l’heure où je vous parle, je n’ai encore reçu aucune convocation. Je n’ai pas été informé d’une telle procédure. »

Cette mise au point intervient alors que le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour élucider cette affaire, évaluée provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA. Les informations de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) auraient contribué à l’enclenchement de cette procédure.

L’affaire, qui suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique, met en lumière les pratiques financières présumées illégales impliquant plusieurs personnalités. Le parquet financier reste déterminé à faire la lumière sur cette affaire qui pourrait avoir des ramifications importantes au sein des milieux politiques et économiques du pays.

Farba Ngom, connu pour son influence politique et ses prises de position souvent médiatisées, dénonce ce qu’il qualifie de « manipulation » visant à ternir son image. Cependant, les autorités judiciaires n’ont pas encore publié d’informations précises quant aux personnalités concernées par l’enquête en cours.

Alors que le dossier suit son cours, des questions se posent sur la nature exacte des transactions suspectes et sur les implications possibles des figures publiques. Le parquet financier a assuré qu’il agira avec transparence pour établir la vérité et punir, le cas échéant, les responsables.

Affaire Bocar Samba Dièye vs Attijari Bank : Quand le différend civil vire au pénal

Un tournant majeur vient d’être franchi dans le litige opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à Attijari Bank, une affaire qui mêle accusations d’abus de faiblesse et querelles immobilières d’une ampleur considérable. Après plusieurs années de batailles judiciaires au civil, le parquet financier a ordonné l’ouverture d’une enquête pénale à la suite d’une plainte déposée par Bocar Samba Dièye contre la banque et son directeur général. Le journal Libération révèle les dessous de cette affaire aux ramifications complexes.

Dans sa plainte, Bocar Samba Dièye affirme qu’Attijari Bank, alors connue sous le nom de CBAO, aurait exploité son illettrisme pour lui faire signer, en 2013, un protocole reconnaissant une dette de 7,166 milliards de FCFA. Ce document controversé a servi de base à la saisie et à la vente aux enchères, en 2016, de trois de ses immeubles situés sur les titres fonciers n° 8403/Gr, 12788/Dg et 9986/Dg. Ces biens, adjugés pour 4 milliards de FCFA, ont été immatriculés au nom de la banque. Pourtant, cette dernière aurait continué de réclamer à Bocar Samba Dièye le paiement du solde de 3,166 milliards de FCFA.

Sur le plan civil, Bocar Samba Dièye a obtenu plusieurs victoires. Après avoir été débouté en première instance et en appel, il a saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision d’appel et renvoyé les parties devant la Cour d’appel de Thiès. Le 29 juin 2024, cette dernière a tranché en sa faveur en annulant le protocole de 2013. La Cour a estimé que ce document, qui avait permis la saisie des immeubles, n’avait aucune valeur juridique. De ce fait, les biens immobiliers auraient été illégitimement saisis, ce qui renforce les accusations de spoliation portées par Bocar Samba Dièye.

Fort de ce succès sur le plan civil, l’opérateur économique a saisi le parquet financier, ouvrant ainsi la voie à une procédure pénale. L’audition de Bocar Samba Dièye a été requise pour apporter des éléments de preuve à ses accusations. Si ces dernières sont avérées, elles pourraient remettre en question la légitimité des actions menées par Attijari Bank et conduire à des poursuites pour abus de faiblesse et autres infractions pénales.

Pour Libération, la décision de la Cour d’appel de Thiès établit ce qu’il qualifie de « braquage immobilier ». Les trois immeubles de Bocar Samba Dièye, aujourd’hui immatriculés au nom d’Attijari Bank, auraient été saisis sur la base d’un document jugé illégitime. Si cette qualification devait être confirmée par les autorités judiciaires, l’affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité et les pratiques d’Attijari Bank, ainsi que sur la protection des droits des emprunteurs face aux institutions financières.

Alors que l’enquête pénale débute, cette affaire met en lumière des problématiques systémiques liées aux pratiques bancaires et à la vulnérabilité de certains emprunteurs face à des institutions financières puissantes. L’issue de ce différend, qui allie enjeux juridiques, économiques et humains, sera déterminante pour les deux parties. Pour Bocar Samba Dièye, il s’agit de recouvrer ce qu’il considère comme son dû. Pour Attijari Bank, il en va de la défense de sa réputation et de la légalité de ses actions.

Affaire Samuel Ahmet Sarr : La Cellule Panafricaine de Communication du LSS dénonce l’injustice et exige sa libération

Suite à l’arrestation de Samuel Ahmet Sarr, la Cellule Panafricaine de Communication du Libéralisme Social Sénégalais (LSS) a tenu une conférence de presse ce jeudi pour s’exprimer sur cette affaire.

Dans un communiqué rendu public, la Cellule Panafricaine de Communication (CPC) a exprimé son indignation face à ce qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire de Samuel Sarr, un entrepreneur visionnaire, ancien ministre de l’Énergie du Sénégal (2007-2012), et acteur clé dans la transformation énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Selon la CPC, “cette arrestation constitue un grave recul démocratique et une menace pour le développement économique et énergétique du Sénégal.”

Samuel Sarr : un visionnaire au service de l’Afrique

Figure emblématique du secteur énergétique africain, Samuel Sarr a marqué durablement l’économie sénégalaise à travers des projets structurants. Après son passage au gouvernement, il a fondé West African Energy (WAE), une entreprise qui incarne une nouvelle ère énergétique au Sénégal et dans la sous-région.

La CPC rappelle que WAE est à l’origine de la construction de la centrale électrique de Cap des Biches, un projet de 366 MW utilisant du gaz naturel liquéfié (GNL) pour produire une énergie propre et abordable. Estimé à 283 milliards de francs CFA (432 millions d’euros), ce projet représente 25 % de la puissance installée au Sénégal. Il est déjà réalisé à 80 % pour le cycle combiné et 98 % pour le cycle simple.

Un projet au service de la nation

La CPC a également souligné les retombées positives du projet West African Energy :

1. Amélioration de l’accès à l’énergie : La centrale de Cap des Biches fournit une énergie fiable à des milliers de foyers et d’entreprises, réduisant considérablement les coupures d’électricité.

2. Réduction des coûts énergétiques : L’utilisation du gaz naturel diminue les coûts de production, permettant d’offrir des tarifs compétitifs aux consommateurs.

3. Création d’emplois : Environ 1 200 emplois directs ont été générés, notamment dans les domaines de la construction et de la maintenance.

4. Impact environnemental positif : La transition vers une énergie plus propre contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, alignant ainsi le Sénégal avec ses engagements climatiques.

Une arrestation controversée

Malgré ces réalisations impressionnantes, Samuel Sarr fait face à des accusations d’abus de biens sociaux portées par des actionnaires sénégalais minoritaires. La CPC, appuyée par les membres du LSS, considère ces accusations comme infondées et estime qu’elles risquent de compromettre l’achèvement d’un projet stratégique pour le Sénégal.

Le communiqué rappelle que Samuel Sarr a mobilisé près de 300 milliards de francs CFA auprès d’institutions financières africaines pour la réalisation de la centrale de Cap des Biches. Selon la CPC, “ces accusations portent atteinte à l’image d’un entrepreneur africain et constituent une injustice grave.”

Un appel à la libération immédiate

Les membres du LSS dénoncent fermement cette situation et exigent la libération immédiate et inconditionnelle de Samuel Ahmet Sarr. Pour eux, son emprisonnement constitue une entrave au progrès économique et énergétique du Sénégal, ainsi qu’un affront aux principes de justice et de démocratie.

Nouveau rebondissement dans l’affaire du vol de carburant à Senstock : Star Oil dépose plainte

L’affaire du vol de carburant à Senstock continue de faire des vagues. Après la plainte déposée par Edk, une nouvelle procédure judiciaire s’ajoute à ce dossier complexe. Selon les révélations du journal L’Observateur, la direction générale de la société Star Oil, spécialisée dans la vente de carburant, a déposé une plainte auprès de la Section de Recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane. La société affirme détenir des preuves accablantes, notamment des vidéos et des images illustrant le modus operandi des malfaiteurs.

Dans sa plainte, Star Oil se constitue partie civile et dénonce des pertes importantes et inexpliquées subies depuis plusieurs années. « Depuis longtemps, nous constatons des écarts significatifs dans les stocks reçus dans nos stations. Ces pertes, jusqu’à présent énigmatiques, s’avèrent être le résultat d’un vaste réseau de trafic organisé », a déclaré la direction. Les nouvelles preuves viendraient étayer ces accusations en mettant en lumière les pratiques frauduleuses opérées au sein de l’entrepôt de Senstock.

En parallèle à cette plainte, un autre élément est venu renforcer l’affaire. Un camion transportant 2 000 litres de carburant a été immobilisé par les agents des Douanes. Le conducteur, qui cherchait à revendre illégalement la cargaison, n’a pas trouvé de revendeurs parmi les fameux « Lakhalmen ». Alertées, les Douanes sont intervenues pour constater l’infraction et immobiliser le véhicule.

À ce jour, 37 individus, surnommés « Lakhalmen », sont déjà derrière les barreaux, accusés d’appartenir à un réseau de trafic de carburant démantelé au dépôt de Senstock, situé à Mbao. Le préjudice, évalué à plusieurs centaines de millions de francs CFA, continue de faire l’objet d’investigations approfondies. Les nouvelles révélations de Star Oil pourraient ouvrir d’autres pistes et approfondir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans ce trafic.

Ce rebondissement marque une étape importante dans cette affaire de vol de carburant qui agite le secteur énergétique du pays. Entre les pertes colossales enregistrées par les entreprises concernées et les multiples arrestations, l’affaire Senstock illustre les défis liés à la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement en carburant au Sénégal. Les prochains développements pourraient encore révéler d’autres ramifications de ce vaste réseau criminel.

L’Affaire Mame Boye Diao et Adama Faye : Un Conflit Foncier au Tribunal de Dakar

L’affaire opposant Mame Boye Diao à Adama Faye a récemment pris un tournant au tribunal de Dakar. Ce litige, qui a des implications significatives dans le domaine du foncier au Sénégal, a été évoqué le mercredi 11 décembre 2024.

Après la fixation de la consignation, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 22 janvier 2025 pour permettre le dépôt de la preuve de paiement. Mame Boye Diao, ancien directeur général des Domaines, a introduit une citation directe contre Adama Faye, l’accusant de propos diffamatoires concernant sa gestion du foncier.

Les Accusations de Diffamation
Lors d’une émission diffusée le 9 novembre 2024, Adama Faye a fait des déclarations graves à l’encontre de Mame Boye Diao. Selon la défense de Diao, Faye a affirmé que ce dernier aurait encaissé des sommes importantes relatives au foncier, insinuant qu’il aurait exigé des pots-de-vin pour signer des documents administratifs. Voici quelques extraits des déclarations de Faye :

Ces accusations, si elles sont prouvées, pourraient avoir des répercussions majeures sur la réputation de Mame Boye Diao, ainsi que sur la confiance dans les institutions foncières du pays.

Répercussions et Perspectives
Le renvoi de l’affaire au 22 janvier 2025 laisse présager une période d’attente pour les deux parties. La décision du tribunal sera attentivement observée, non seulement pour son impact sur les individus concernés, mais aussi pour ses implications sur la gouvernance foncière au Sénégal.

Il est crucial de noter que la lutte contre la corruption et les abus dans le secteur foncier est un enjeu majeur pour le développement économique et social du Sénégal. Ce cas pourrait donc servir de précédent dans la lutte contre la corruption dans le pays.

L’affaire Mame Boye Diao et Adama Faye soulève des questions importantes sur la transparence dans le secteur foncier sénégalais. Alors que le tribunal se prépare à entendre les arguments des deux parties, l’issue de cette affaire pourrait influencer les perceptions et les politiques foncières au Sénégal. Restez connectés pour suivre les développements de cette affaire qui promet d’être riche en rebondissements.

Rebondissement dans l’affaire Samuel Sarr : les tensions autour du projet West Africa Energy s’intensifient

Un nouvel épisode vient s’ajouter à l’affaire Samuel Sarr, avec l’implication directe du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce jeudi, le chef du gouvernement a rencontré le patron de la société turque Çalik Enerji, au cœur du litige financier qui ébranle le projet de centrale électrique de 300 MW au Cap des Biches, à Rufisque.

Le projet, porté par la société West Africa Energy (WAE), fondée par des hommes d’affaires sénégalais, est réalisé en partenariat avec Çalik Enerji et General Electric (GE). Il s’agit d’un projet stratégique visant à répondre à la demande croissante en énergie au Sénégal. Cependant, les dissensions entre actionnaires ont gravement affecté sa mise en œuvre.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque Çalik Enerji a réclamé une indemnisation de plus de 60 millions d’euros (environ 39 milliards de francs CFA) auprès des actionnaires de WAE, dont Harouna Dia et d’autres associés. La société turque accuse ses partenaires sénégalais de manquements contractuels ayant compromis l’avancement du projet.

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie et acteur clé de WAE, se retrouve au cœur de cette tourmente. Accusé d’abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de francs CFA, il a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire et autoproclamé président du Conseil d’administration de WAE. Ce titre, contesté par Samuel Sarr, est l’un des nombreux points de discorde dans ce dossier explosif.

Transféré au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec en raison de problèmes de santé, Samuel Sarr affirme être la cible d’un règlement de comptes orchestré par des acteurs puissants, dont le patron de Çalik Enerji. Selon le journal L’AS, ce dernier jouerait un rôle central dans les démarches ayant conduit à l’arrestation de l’ex-ministre.

Face à cette situation complexe, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est impliqué directement. Lors de son audience avec le patron de Çalik Enerji, l’objectif était clair : mieux comprendre les contours du litige afin de trouver une issue favorable pour le Sénégal. Cette médiation est d’autant plus cruciale que le projet de centrale électrique est essentiel pour l’autonomie énergétique du pays.

Alors que les tensions internes continuent de miner la crédibilité de WAE, le projet énergétique phare reste en suspens. L’issue de ce conflit dépendra largement de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente.

En attendant, le sort de Samuel Sarr, la viabilité du partenariat avec Çalik Enerji, et l’avenir de la centrale électrique restent des questions en suspens, avec des enjeux colossaux pour le secteur énergétique sénégalais.

Maimouna Ndour Faye rétablit la vérité sur l’affaire Prodac : « J’ai été blanchie »

La directrice générale de la 7Tv, Maimouna Ndour Faye, a clarifié sa position ce mercredi matin face à la presse, dans le cadre de l’affaire Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires). Accusée par certains confrères d’avoir financé la création de la 7Tv avec des fonds issus de ce programme, elle a fermement réfuté ces allégations, documents à l’appui.

Un séminaire sous contrat
Lors de son intervention, Maimouna Ndour Faye a rappelé que les faits remontent à l’époque où Mame Mbaye Niang était ministre de la Jeunesse, tutelle du Prodac. « On m’a demandé d’organiser un séminaire d’imprégnation des médias sur le Prodac », a-t-elle expliqué. Ce contrat, d’un montant total de 63 millions de francs CFA, a été réparti entre plusieurs médias. Elle a détaillé : « J’ai payé 9 millions à la Tfm, 2 millions à la Sen Tv, 2,9 millions à Walfadjri, et d’autres montants à d’autres médias. »

Une enquête qui disculpe
Maimouna Ndour Faye a également souligné qu’une enquête approfondie, menée par la Division des investigations criminelles (Dic), a prouvé son innocence. « On m’a demandé de fournir des justificatifs concernant cette affaire. J’ai présenté toutes les factures, les listes des journalistes présents et les autres documents nécessaires. J’ai été blanchie », a-t-elle assuré.

Selon elle, les enquêteurs eux-mêmes se sont interrogés sur les raisons de sa citation dans cette affaire. « Je ne fais même pas partie du dossier pénal. Un pré-rapport a confirmé ma non-implication », a-t-elle ajouté avec soulagement.

Une mise au point attendue
Pour la patronne de 3M Universel, cette mise au point était nécessaire pour mettre fin à des rumeurs persistantes. « J’avais tellement hâte que cette affaire soit éclaircie, et c’est désormais chose faite », a-t-elle conclu.

Ce nouvel éclairage sur l’affaire Prodac démontre une fois de plus l’importance de vérifier les faits avant d’accuser, surtout dans un secteur aussi sensible que celui des médias.

Affaire Samuel Sarr : Vers une instruction confiée au juge Makha Barry

L’affaire impliquant Samuel Sarr, directeur général de West African Energy (WAE), prend une nouvelle tournure. Après avoir été présenté au parquet hier, l’ancien ministre de l’Énergie est reconvoqué ce mercredi devant le procureur de la République, Ibrahima Ndoye. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le dossier pourrait bientôt être confié à un juge d’instruction, et c’est Makha Barry, magistrat méthodique du deuxième cabinet d’instruction près le tribunal de grande instance de Dakar, qui serait pressenti pour prendre les rênes de cette enquête complexe.

L’affaire, déjà qualifiée d’épineuse, pourrait également impliquer d’autres personnalités influentes. Harouna Dia, homme d’affaires réputé proche du président Macky Sall, et Papa Mademba Bitèye, ancien directeur général de la Senelec et ex-président du conseil d’administration de WAE, sont cités dans ce dossier. Jusqu’à présent, aucun des deux n’a été auditionné par les enquêteurs. Toutefois, selon L’Observateur, leurs convocations seraient imminentes.

Ces auditions pourraient se dérouler directement devant le juge d’instruction ou par l’intermédiaire de la Section de recherches, sur la base d’une délégation judiciaire.

Au cœur de cette affaire, un audit initial mené par le cabinet Mazars avait révélé un déficit de 8 milliards de francs CFA dans les comptes de West African Energy. Ce rapport pourrait faire l’objet d’une contre-expertise, sur décision du futur magistrat instructeur, afin d’apporter davantage de clarté sur l’origine de ce trou financier.

Avec l’implication de figures importantes et le rôle stratégique de West African Energy dans le secteur de l’énergie, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique et les milieux économiques. L’instruction confiée au juge Makha Barry, connu pour sa rigueur, pourrait marquer un tournant dans cette procédure, qui semble s’orienter vers une enquête approfondie sur les responsabilités et les implications financières.

Les jours à venir s’annoncent décisifs, alors que le Sénégal retient son souffle face à une affaire qui pourrait révéler des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de l’un des acteurs clés du secteur énergétique national.

Affaire Jérôme Bandiaky : Une nouvelle arrestation dans les rangs des proches d’un ancien ministre

La Division des investigations criminelles (DIC) continue de faire la lumière sur l’affaire Jérôme Bandiaky, une affaire qui agite l’actualité judiciaire. Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, une nouvelle arrestation a eu lieu. Cette fois, il s’agit de S.K., alias « Papis », demi-frère d’un ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

L’opération a permis aux enquêteurs de découvrir chez S.K. plus de trois armes à feu, une trouvaille qui a précipité son placement en garde à vue. Selon les sources, ces armes, dont la provenance reste à déterminer, pourraient constituer un élément clé dans l’enquête.

« Papis » bénéficie de l’assistance de son avocat, conformément à la procédure. Toutefois, les détails sur les charges exactes qui pèsent contre lui n’ont pas encore été révélés. Les enquêteurs cherchent à établir un lien potentiel entre cette saisie d’armes et l’affaire Jérôme Bandiaky, une affaire qui reste marquée par de nombreuses zones d’ombre.

Pour rappel, l’affaire Jérôme Bandiaky mobilise depuis plusieurs semaines les autorités judiciaires et policières. Des ramifications multiples, touchant potentiellement des figures influentes de l’ancien régime, rendent cette enquête particulièrement sensible.

La DIC continue ses investigations, et d’autres développements sont attendus dans les jours à venir. Cette arrestation pourrait marquer un tournant important dans l’affaire, alors que les autorités réaffirment leur volonté de faire toute la lumière sur les faits.

Affaire Samuel Sarr : Une enquête à rebondissements au cœur des grandes entreprises sénégalaises

L’arrestation de Samuel Sarr, directeur général de West African Energy (WAE), continue de défrayer la chronique. Interpellé vendredi dernier à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour de Dubaï, l’ancien ministre de l’Énergie est en garde à vue à la Section de recherches (SR) de Colobane. Au cœur de l’affaire, des accusations d’abus de biens sociaux portant sur un préjudice estimé à 2 milliards de francs CFA.

L’enquête, qui s’intensifie, a déjà conduit les enquêteurs à auditionner plusieurs personnalités influentes du secteur économique sénégalais. Ce lundi, Abdoulaye Dia, directeur général de la Société Industrie Commerce (SENICO), ainsi que le représentant du directeur général de Locafrique, Abdou Karim Diop, ont été entendus par la SR. Ces auditions pourraient éclairer certains aspects de ce dossier complexe.

Par ailleurs, Papa Mademba Biteye, ancien directeur général de la Senelec, est attendu ce mardi devant les enquêteurs. Ce dernier, ayant déjà occupé des fonctions stratégiques dans le secteur énergétique, pourrait fournir des informations cruciales sur les pratiques internes des structures concernées.

Un autre acteur clé de l’enquête est l’homme d’affaires Harouna Dia, connu pour sa proximité avec le président Macky Sall. Actuellement à Ouagadougou, au Burkina Faso, son retour à Dakar, initialement prévu lundi, a été retardé suite à un vol manqué. Harouna Dia devrait finalement être entendu ce mercredi aux environs de midi. Selon des sources proches de l’enquête, son audition pourrait marquer un tournant décisif, susceptible d’apporter des éléments déterminants pour la suite de l’affaire.

Une enquête qui fragilise le secteur énergétique
Le secteur énergétique sénégalais se retrouve en pleine turbulence, avec l’implication directe ou indirecte de figures majeures comme Papa Toby Gaye, actuel directeur général de la Senelec. Ce dossier complexe, mêlant abus de biens sociaux et gestion controversée de fonds, met en lumière des dysfonctionnements internes susceptibles de nuire à l’image des grandes entreprises du pays.

Alors que l’affaire prend une ampleur nationale, les prochains jours seront décisifs. Les auditions prévues pourraient non seulement permettre de clarifier les zones d’ombre, mais aussi de définir les responsabilités des différents protagonistes dans cette affaire aux répercussions potentiellement considérables pour le secteur économique du Sénégal.

Affaire Pierre Goudiaby «Atépa» vs. Adama Gaye : Un procès sous haute tension

Le tribunal correctionnel de Dakar se prépare à examiner une affaire particulièrement suivie au Sénégal : le litige opposant l’architecte de renom Pierre Goudiaby «Atépa» au journaliste controversé Adama Gaye. Le procès est prévu pour le 27 novembre prochain, après une première audience tenue ce mercredi qui a fixé le montant de la consignation à 50 000 francs CFA, selon le quotidien Les Échos.

À l’origine de cette affaire, une plainte déposée par Pierre Goudiaby «Atépa», qui accuse Adama Gaye de diffamation. Le célèbre architecte réclame 100 millions de francs CFA en dommages et intérêts, estimant que les propos tenus par le journaliste ont porté gravement atteinte à son honneur et à sa réputation. Les accusations d’Adama Gaye ont principalement été publiées sur Facebook, où il aurait insinué que le ministère de l’Urbanisme est désormais sous le contrôle de Pierre Goudiaby. Selon lui, le ministre de l’Urbanisme, Balla Moussa Fofana, agirait sous les ordres de l’architecte, ce qui laisse entendre une influence indue dans la gestion des affaires publiques.

En plus de ces allégations, Adama Gaye aurait évoqué un scandale présumé impliquant la Maison du Sénégal aux États-Unis, dans lequel Pierre Goudiaby serait mêlé. Cette accusation, largement relayée sur les réseaux sociaux, aurait contribué à ternir l’image de l’architecte, d’où sa décision de porter l’affaire devant la justice.

Le procès s’annonce tendu et attire déjà l’attention du public et des médias, compte tenu du profil des deux protagonistes. D’un côté, Pierre Goudiaby «Atépa», figure emblématique de l’architecture sénégalaise, connu pour ses projets ambitieux et sa proximité avec certaines sphères politiques ; de l’autre, Adama Gaye, journaliste réputé pour ses prises de position critiques et ses révélations souvent controversées.

Cette affaire met également en lumière la question de la liberté d’expression au Sénégal, face aux accusations de diffamation qui deviennent récurrentes dans le paysage médiatique. Si le tribunal donne raison à Pierre Goudiaby, cela pourrait marquer un précédent en matière de gestion des conflits entre personnalités publiques et journalistes.

En attendant l’audience du 27 novembre, les observateurs s’interrogent sur l’issue de ce procès. Les avocats des deux parties se préparent pour une bataille juridique intense, avec des arguments qui devraient tourner autour de la liberté d’expression, des responsabilités des journalistes, et des limites de la diffamation.

Quel que soit le verdict, ce procès est déjà perçu comme un test pour la justice sénégalaise, appelée à trancher dans une affaire où se mêlent questions d’éthique, de pouvoir et de réputation.

Le rendez-vous est donc pris pour le 27 novembre au tribunal correctionnel de Dakar, avec une forte attente du public pour un dénouement éclairant sur les enjeux de cette affaire.

Affaire Keur Yeurmandé : trois accusés portés disparus, Ndella Madior Diouf en difficulté

Dans un rebondissement inattendu de l’affaire Keur Yeurmandé, trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf ont disparu après avoir été placés sous liberté provisoire. Cette affaire, qui secoue le Sénégal depuis plusieurs mois, s’alourdit d’un nouvel élément troublant, mettant en péril la situation juridique de la femme d’affaires.

Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène, respectivement assistant personnel, gardien de la pouponnière et animateur à la radio Saphir FM, sont désormais introuvables. Accusés d’avoir enterré discrètement deux nourrissons décédés à Keur Yeurmandé, les trois hommes avaient été arrêtés en même temps que Ndella Madior Diouf. Ils avaient ensuite bénéficié d’une liberté provisoire. Mais leur fuite apparente vient changer la donne dans cette enquête complexe.

Selon des informations publiées par Les Échos dans son édition de ce jeudi, le magistrat chargé de l’affaire a constaté l’absence des trois prévenus. Un procès-verbal de carence sera rédigé par le greffier et contresigné par le juge d’instruction, marquant officiellement leur statut de fugitifs. Ce développement ajoute une couche d’incertitude et d’inquiétude à une affaire déjà sensible.

Pour Ndella Madior Diouf, toujours en détention, cette nouvelle est un coup dur. Ses demandes répétées de liberté provisoire, la dernière remontant au 30 octobre, ont toutes été rejetées par le juge. La disparition de ses trois collaborateurs pourrait compliquer davantage sa situation. Le magistrat pourrait en effet se montrer plus réticent à accorder une libération provisoire, craignant que l’ancienne présentatrice de télévision ne prenne la fuite à son tour.

La disparition de Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène soulève de nombreuses questions. Comment ces derniers ont-ils pu échapper à la vigilance des autorités ? Sont-ils partis de leur propre chef, ou ont-ils reçu des pressions extérieures ? Pour l’instant, les enquêteurs restent discrets sur les circonstances exactes de cette fuite.

En attendant, la détention de Ndella Madior Diouf se prolonge et la pression monte. Le public suit avec attention cette affaire qui mêle scandale, accusations graves et disparitions inexpliquées, dans un contexte où la confiance dans le système judiciaire est mise à l’épreuve.

L’affaire Keur Yeurmandé n’a pas fini de faire parler d’elle. La disparition des trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf pourrait bien marquer un tournant dans l’enquête, et mettre en péril la défense de la femme d’affaires. Pour l’heure, le sort de ces disparus reste un mystère, et les spéculations vont bon train.

Affaire Ameth Ndoye et Abdoulaye Sow : le verdict rendu par le tribunal des flagrants délits de Dakar

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict concernant l’affaire opposant Ameth Ndoye, chroniqueur, et Abdoulaye Sow, policier. Les deux prévenus ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, mais ont bénéficié de décisions différentes du magistrat.

En effet, le juge a dispensé Abdoulaye Sow de peine, une décision qui signifie que, bien qu’il soit déclaré coupable, il ne sera pas sanctionné par une peine. Par ailleurs, cette condamnation ne sera pas mentionnée sur son casier judiciaire, préservant ainsi son dossier administratif. Cette décision laisse entendre que le tribunal a tenu compte de circonstances atténuantes ou d’une volonté d’éviter des répercussions professionnelles pour le policier.

Du côté d’Ameth Ndoye, le chroniqueur a écopé d’une peine de prison ferme de 15 jours. Cependant, ayant déjà passé cette période en détention provisoire, il a été immédiatement remis en liberté. Ce verdict, quoique modéré, marque la fin d’un séjour carcéral qui avait déjà suscité l’attention du public et des médias.

Cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre, met en lumière la complexité des rapports entre citoyens et forces de l’ordre, ainsi que la nécessité d’une justice impartiale. Le jugement rendu semble avoir voulu équilibrer la reconnaissance des faits tout en tenant compte de la situation particulière de chacun des prévenus.

Ce dénouement soulève toutefois des interrogations parmi l’opinion publique sur l’application des peines et l’égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les représentants de l’État.

Affaire Moussa Dièye : Quand le trafic de drogue éclabousse les zones côtières du Sénégal

Le Tribunal correctionnel de Dakar a été le théâtre d’une audience particulièrement suivie. Moussa Dièye, pêcheur de profession, se retrouve au cœur d’une affaire de trafic de drogue, accusé d’avoir été interpellé en possession de 5 kilogrammes de chanvre indien, communément appelé yamba. Une saisie impressionnante qui met en lumière les réalités sombres du trafic de stupéfiants dans les zones côtières, en particulier sur la plage de Yarakh, où les transactions illicites semblent proliférer.

Les événements remontent à 2021, année où Moussa Dièye est arrêté par les agents de la Division des investigations criminelles (DIC). Alertés par des renseignements indiquant une possible transaction de drogue sur la plage de Yarakh, les forces de l’ordre organisent une planque pour observer les mouvements suspects. Selon les détails fournis par l’accusation, l’opération s’est soldée par l’interpellation de Moussa Dièye, porteur d’un sac contenant une importante quantité de yamba.

Face aux enquêteurs, Moussa Dièye n’a pas cherché à nier les faits. Il a admis avoir acheté les 5 kilogrammes pour la somme de 75.000 francs CFA, précisant que 25.000 francs restaient encore à payer à son fournisseur. Une déclaration qui semblait accréditer la thèse d’un achat destiné à la revente, au grand dam de l’accusé, qui maintient depuis son arrestation qu’il n’est pas impliqué dans le trafic de drogue.

À la barre du tribunal, Moussa Dièye change de discours. Il conteste les aveux initiaux et minimise les faits, affirmant : « Je n’avais sur moi que 5 cornets de yamba destinés à ma consommation personnelle. Je ne suis pas un dealer. Je consomme du chanvre, mais jamais je n’ai possédé 5 kilogrammes. » Une tentative de défense qui vise à écarter l’accusation de trafic au profit de celle, moins lourde, de simple possession.

Cependant, le procureur reste inflexible. Selon lui, les preuves sont claires : la quantité de chanvre indien retrouvée sur le prévenu dépasse largement ce qui pourrait être considéré comme un usage personnel. « Les 5 kilogrammes étaient destinés à la revente, c’est évident », a martelé l’accusation, soulignant que Moussa Dièye avait déjà engagé des transactions financières pour cette cargaison.

L’avocat de la défense, Me Ndiogou Ndiaye, a tenté de tempérer la sévérité des charges retenues contre son client. Il a évoqué le contexte personnel difficile de Moussa Dièye, un pêcheur confronté à des conditions de vie précaires et qui, selon lui, aurait été entraîné dans cette affaire sans intention réelle de trafic. « Nous demandons une application clémente de la loi, compte tenu des circonstances », a plaidé l’avocat.

Cette affaire illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les autorités sénégalaises dans la lutte contre le trafic de drogue. Les zones côtières, particulièrement les plages fréquentées par les pêcheurs, semblent être devenues des points stratégiques pour les échanges de stupéfiants. Le cas de Moussa Dièye révèle une réalité inquiétante : le chanvre indien circule de plus en plus librement, mettant en péril non seulement les consommateurs, mais aussi la sécurité publique.

Le verdict de cette affaire, attendu pour le 5 décembre prochain, est suivi de près par l’opinion publique. Il pourrait bien constituer un précédent pour des cas similaires à venir, à l’heure où le Sénégal s’efforce de renforcer ses mesures de répression contre le trafic de drogue, tout en sensibilisant la population aux dangers de la consommation de substances illicites.

En attendant le délibéré, une question reste en suspens : Moussa Dièye est-il un simple consommateur pris dans la tourmente, ou bien un acteur volontaire de ce trafic lucratif ? Réponse le 5 décembre, lors du rendu du verdict.

Affaire du double meurtre de Pikine : quand justice, droits de l’homme et pression sociale s’entrechoquent

Dans un entretien exclusif avec L’Observateur, Me Babacar Niang, agrégé des facultés de droit, livre une analyse approfondie sur l’évolution du système judiciaire sénégalais, particulièrement dans le cadre de l’affaire du double meurtre de Pikine. Cet évènement tragique, qui secoue l’opinion publique, met en lumière un dilemme fondamental : comment garantir la justice dans un contexte marqué par des pressions sociales intenses tout en protégeant les droits des personnes accusées ?

Pour Me Niang, le respect des droits des accusés doit primer. Il explique que, selon le droit sénégalais, avant qu’une personne ne soit placée sous contrôle judiciaire, une enquête approfondie sur le fond des accusations est indispensable. « Il ne suffit pas de détenir une personne sur la base de simples soupçons. La décision de mise sous contrôle judiciaire doit s’appuyer sur des éléments solides et des preuves tangibles », souligne-t-il.

L’avocat s’inquiète d’une tendance à des procédures expéditives, alimentées par une pression sociale et médiatique croissante. Dans le cas de Nabou Laye, dont la libération a suscité des réactions controversées, Me Niang insiste sur l’importance de la présomption d’innocence. « Ce principe n’est pas une simple notion théorique, mais un droit fondamental qui doit être protégé pour garantir une justice équitable », rappelle-t-il.

La remise en liberté de Nabou Laye, suspectée dans cette affaire, a choqué une partie de la population, qui la perçoit comme une atteinte à la quête de justice pour les victimes. Cependant, Me Niang apporte des éclaircissements : cette décision repose sur un manque d’éléments de preuve suffisants pour justifier une détention prolongée. « Le juge a agi dans le respect des règles de droit, en tenant compte de l’insuffisance des preuves disponibles », explique-t-il.

Selon l’avocat, il est impératif que le système judiciaire ne cède pas à la pression populaire, même si cela peut être difficile dans des affaires sensibles. « L’équité doit prévaloir, et les droits de chaque citoyen doivent être protégés, peu importe le climat de tension », ajoute Me Niang.

Pour Me Niang, cette affaire est symptomatique des défis auxquels fait face la justice sénégalaise. Il appelle à une rigueur judiciaire accrue et à une transparence dans le processus, afin de renforcer la confiance du public dans les institutions. « Il est de la plus haute importance que la justice ne perde pas de vue l’impact de ses décisions sur la société. Cependant, elle doit aussi rester ferme sur ses principes et ne pas céder aux pressions externes », conclut-il.

L’affaire du double meurtre de Pikine illustre le besoin d’un débat plus large sur l’évolution du système judiciaire au Sénégal. Le respect des droits humains, la présomption d’innocence et la nécessité d’une enquête minutieuse avant toute décision sont des piliers fondamentaux qui ne doivent pas être compromis, même face à des crimes aussi choquants que ceux de Pikine. Tandis que l’opinion publique reste divisée, une chose est certaine : le chemin vers une justice équitable et transparente est semé d’embûches, mais indispensable pour le maintien de la cohésion sociale.

En attendant le dénouement de cette affaire, la société sénégalaise continue de scruter les décisions judiciaires, espérant voir triompher la vérité et l’équité.

Rebondissement dans l’affaire d’escroquerie foncière sur l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor : Le colonel Cheikh Sarr placé sous mandat de dépôt

Un nouveau tournant vient d’être pris dans l’affaire d’escroquerie foncière présumée liée à la vente de baux sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor à Dakar, opposant l’homme d’affaires Doro Gaye et Zakiroulahi Sow, PDG de la société Cim-Translog Suarl. Le colonel Cheikh Sarr a en effet été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 7 novembre par le juge du 3e cabinet, après avoir été entendu le 22 octobre dernier. Le militaire est poursuivi pour complicité dans cette affaire de fraude présumée, la justice ayant retenu la charge de complicité d’escroquerie contre lui.

L’affaire remonte à une transaction immobilière avortée entre Doro Gaye et Zakiroulahi Sow, concernant la vente de terrains situés sur l’ancien site de l’aéroport pour un montant de 1,2 milliard de FCFA. Zakiroulahi Sow accuse en effet Doro Gaye de lui avoir soutiré cette somme sans jamais lui transférer la propriété des terrains. C’est dans ce cadre que Doro Gaye a été inculpé et placé sous mandat de dépôt dès le 3 juin dernier, bien qu’il ait ensuite bénéficié d’un contrôle judiciaire le 28 juin.

Malgré sa demande de mise en liberté provisoire, Doro Gaye est toujours sous surveillance judiciaire en attendant l’avancée de l’instruction. L’inclusion du colonel Cheikh Sarr dans l’affaire comme complice présumé donne une nouvelle dimension à ce dossier qui, au-delà de l’aspect financier, pourrait impliquer des réseaux d’influence dans le secteur immobilier.

La décision du juge de placer le colonel sous mandat de dépôt montre la volonté des autorités judiciaires de faire la lumière sur toutes les ramifications de cette affaire. Ce rebondissement risque de mettre en lumière des pratiques potentiellement frauduleuses concernant les transactions foncières au Sénégal, en particulier sur des zones aussi sensibles que celle de l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor, un site stratégique en pleine restructuration.

En attendant la suite de l’instruction, la justice sénégalaise semble bien décidée à approfondir ses enquêtes sur les protagonistes impliqués et les réseaux de complicité présumée. Ce dossier, suivi de près par l’opinion publique, pourrait établir des précédents en matière de régulation du secteur immobilier et de la vente de terrains dans des zones de haute valeur.

L’implication d’un militaire de haut rang comme le colonel Cheikh Sarr renforce l’intérêt public autour de cette affaire et met en lumière des problématiques profondes du secteur foncier. Le secteur immobilier sénégalais, particulièrement en milieu urbain, est souvent accusé de manquer de transparence, et ce cas pourrait accélérer les réformes et les contrôles concernant les transactions foncières. Les prochains jours pourraient voir émerger des réactions des autorités et du secteur privé, qui suivent de près les développements de cette affaire.

Ce dossier judiciaire complexe pourrait influencer les réglementations foncières au Sénégal, à travers une enquête rigoureuse sur l’attribution des terres et les pratiques d’achat-vente dans des zones en plein développement. Les Sénégalais attendent désormais de voir si d’autres arrestations ou inculpations auront lieu, et si la justice réussira à faire toute la lumière sur cette affaire qui pourrait devenir emblématique dans le domaine de la gestion des biens immobiliers au Sénégal.

Affaire Baltasar Ebang Engonga : Un scandale politico-social qui secoue la Guinée Équatoriale

En Guinée équatoriale, une affaire de mœurs éclate avec fracas, secouant les hautes sphères de l’État et résonnant bien au-delà des frontières nationales. Baltasar Ebang Engonga, directeur de l’administration fiscale, est accusé d’avoir filmé et entretenu des relations intimes avec plus de 400 femmes dans son bureau. Ce scandale sexuel prend une ampleur inédite, d’autant plus que plusieurs des femmes impliquées seraient les épouses de hauts dignitaires du gouvernement équato-guinéen.

Selon les sources rapportées par le média Jeune Afrique, parmi les victimes présumées figureraient l’épouse de Jesús Edu Moto Mangue, superviseur de la sécurité présidentielle, et celle d’Antonio Oburu Ondo, ministre et figure influente de l’appareil gouvernemental. Les ramifications vont plus loin encore, touchant même des proches du ministre de la Sécurité publique, Nicolás Obama Nchama, et des membres de la famille du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président et communément appelé « Teodorín », a rapidement convoqué une réunion de crise pour gérer la situation. Selon les informations relayées par des sources proches du pouvoir, cette affaire pourrait être l’occasion pour le vice-président de réorganiser l’administration et de renforcer son emprise en éliminant d’éventuels rivaux, tels que Baltasar Ebang Engonga et son père.

Ce scandale met en lumière la fragilité des institutions équato-guinéennes, où le pouvoir et les privilèges s’entrelacent souvent avec des affaires privées, au détriment des normes éthiques et de la confiance publique. L’implication de figures liées à la famille présidentielle et au Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) rend la gestion de la crise particulièrement délicate.

Des analystes politiques prévoient des conséquences multiples, allant d’une répression accrue envers les opposants et les figures contestataires à une éventuelle refonte des postes clés dans l’administration. La manière dont cette affaire sera résolue pourrait déterminer l’équilibre des forces au sein du pouvoir pour les années à venir.

Au-delà des frontières équato-guinéennes, l’affaire Baltasar Ebang Engonga suscite un vif intérêt et relance le débat sur la moralité au sein des gouvernements africains. L’opinion publique et les réseaux sociaux en Afrique se font l’écho de cette affaire, soulevant des questions sur l’état de la transparence et de la justice dans les régimes autoritaires du continent.

En résumé, l’affaire Baltasar Ebang Engonga n’est pas seulement un scandale de mœurs : elle devient un révélateur des luttes internes pour le pouvoir et de la complexité des relations entre politique et vie privée dans l’une des nations les plus fermées d’Afrique. Les prochains jours s’annoncent cruciaux pour comprendre les répercussions de cette affaire au sein du gouvernement équato-guinéen et au-delà.

Scandale en Guinée Équatoriale : l’affaire Baltasar Ebang Engonga secoue le pouvoir

Un nouveau scandale d’une ampleur inédite ébranle la Guinée Équatoriale, impliquant Baltasar Ebang Engonga, le directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière et fils de Baltasar Engonga Edjoo, président de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Accusé d’avoir détourné des équipements de surveillance à des fins personnelles, Ebang Engonga se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire aux répercussions potentiellement explosives pour l’élite politique du pays.

Selon les rapports émergents, le directeur général aurait utilisé ces dispositifs pour enregistrer secrètement plus de 400 vidéos compromettantes de ses relations intimes. Ces enregistrements, tournés dans des lieux allant de ses bureaux aux espaces publics, sont récemment apparus sur les réseaux sociaux, suscitant une vague de réactions au sein de la population et parmi les hautes sphères politiques.

Les partenaires visibles dans ces vidéos incluent des femmes mariées, des personnalités proches du cercle présidentiel et même des proches collaborateurs. Parmi celles-ci figurent la femme du Directeur de la Sécurité Présidentielle, la femme du Procureur Général, ainsi que la fille du Directeur Général de la Police. Les révélations touchent également les épouses de ministres de premier plan, comme celle du ministre Oburu, et même la femme enceinte d’un membre de la famille d’Ebang Engonga.

Le scandale, qui ébranle profondément le paysage politique équato-guinéen, a poussé le Procureur Général à ouvrir une enquête officielle. Ce dernier cherche à déterminer si des crimes tels que la transmission volontaire de maladies ont pu être commis par le protagoniste. Les implications vont au-delà de la simple atteinte à la vie privée et touchent à des enjeux de santé publique et de sécurité nationale.

La divulgation de ces enregistrements soulève des questions cruciales sur l’éthique et la moralité des élites politiques du pays. La confiance des citoyens envers les institutions pourrait se trouver encore plus affaiblie, exacerbant une crise de gouvernance déjà marquée par des tensions internes.

Pour l’heure, le gouvernement de Guinée Équatoriale n’a pas encore publié de déclaration officielle sur cette affaire. La pression est toutefois palpable, tant du côté des citoyens que des partenaires internationaux, en attente d’un éclaircissement et de mesures appropriées face à cette situation sans précédent.

L’évolution de l’enquête reste à suivre de près, car elle pourrait marquer un tournant dans la gestion de la vie publique en Guinée Équatoriale et mettre en lumière des luttes internes pour le pouvoir au sein du régime. Le sort de Baltasar Ebang Engonga est incertain, mais l’onde de choc provoquée par ces révélations est déjà bien installée.

Affaire Jérôme Bandiaky : Détention provisoire et mesures d’expulsion pour l’ex-garde de l’Apr

L’ex-garde rapproché de l’Alliance pour la République (Apr), Jérôme Bandiaky, connu sous le surnom de « Sniper », se trouve désormais sous les verrous. Inculpé pour des faits d’escroquerie, de détention illégale d’arme à feu et d’usurpation de fonction, il a été placé sous mandat de dépôt le 25 septembre dernier. Dans cette affaire qui secoue les cercles politiques sénégalais, des accusations lourdes pèsent sur celui qui était autrefois un membre influent du dispositif sécuritaire de l’ancien président Macky Sall.

Figure emblématique des «Marrons du feu», les gros bras qui assuraient la sécurité du parti Apr, Bandiaky aurait abusé de sa position pour occuper illégalement une maison de fonction en plein centre-ville de Dakar, selon le journal Les Echos. Cet ancien homme de main, également accusé d’usurpation de fonction, est soupçonné d’avoir utilisé son statut de manière frauduleuse pour maintenir sa résidence dans cette villa réservée aux fonctionnaires de l’État. La justice sénégalaise a dès lors pris la décision de récupérer cette propriété.

Cette affaire ne concerne pas uniquement Jérôme Bandiaky : les autorités sénégalaises ont en effet pris des mesures visant également sa famille. Les Echos rapporte que l’épouse de Bandiaky a reçu, ce jeudi, une notification d’expulsion. Elle et ses proches devront donc quitter les lieux occupés de manière illicite dans les jours qui viennent. Ce développement souligne l’intention des autorités judiciaires de mettre fin à toutes les formes de privilèges illégitimes et d’usurpations de biens publics.

Le cas Jérôme Bandiaky reflète les défis posés par les pratiques parfois controversées dans le domaine de la sécurité et du maintien de l’ordre en politique. Au sein du Sénégal, l’implication d’un ancien membre influent de l’Apr dans de telles activités jette une lumière crue sur les pratiques de gestion des privilèges dans les hautes sphères politiques.

Cette affaire soulève également des questions sur l’intégrité de certains membres des réseaux de sécurité et sur la nécessité de garantir la transparence et la rigueur dans la gestion des biens publics et des postes de fonction.

L’affaire Déthié Fall : Barthélémy Dias dénonce une stratégie de déstabilisation électorale

Dans un entretien accordé au Quotidien, Barthélémy Dias, maire de Dakar et tête de liste nationale de la coalition Samm Sa Kaddu pour les élections législatives du 17 novembre, s’est exprimé avec fermeté sur ce qu’il appelle « l’affaire Déthié Fall ». Selon lui, le retrait de Déthié Fall de la coalition Samm Sa Kaddu pour rejoindre celle du Pastef est le fruit d’une manœuvre politique orchestrée par le pouvoir en place.

L’édile dakarois impute cette situation au tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, figures emblématiques de la coalition Pastef. Il estime que cet épisode n’est pas anodin et constitue, selon ses termes, « une opération visant à saborder [leurs] bases électorales ».

Barthélémy Dias s’indigne du fait que pour la première fois, un Premier ministre ait publiquement reçu un membre d’une liste concurrente, une action qu’il qualifie de « coup de communication ». Pour lui, ce geste traduit l’état d’inquiétude du gouvernement actuel, qui craint de perdre du terrain lors des prochaines législatives. « L’affaire Déthié Fall est un bon baromètre et une mesure de l’état d’affolement des tenants du pouvoir », déclare-t-il.

Dias dénonce également les tentatives de débauchage de maires et d’élus locaux par le pouvoir en place, une stratégie qu’il juge inefficace. « Je peux vous assurer qu’ils se trompent de stratégie », martèle le maire de Dakar, confiant dans les chances de son camp aux prochaines élections.

Alors que la campagne électorale s’intensifie, cette affaire vient jeter une lumière crue sur les tensions entre les différentes coalitions en lice et sur les stratégies employées pour séduire les électeurs.

Affaire Dieynaba Ndiaye : Le Procureur de Matam Passe à l’Action, le Docteur Alioune B. Mbacké Arrêté

Dans une affaire qui a récemment secoué les réseaux sociaux, le nouveau procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Matam a pris des mesures rapides suite à la plainte déposée par Dieynaba Ndiaye contre son mari, le docteur Alioune B. Mbacké. Selon des sources recueillies par Seneweb, le chef du parquet local a donné l’ordre d’arrêter le médecin-chef du district de Matam, accusé de coups et blessures volontaires.

Les policiers du commissariat central de Matam, sous la direction du commissaire Abdou Faye, ont procédé à l’arrestation du docteur Mbacké. Ce dernier est poursuivi pour avoir causé des blessures ayant entraîné une incapacité temporaire de dix jours à la plaignante.

L’affaire, initialement confiée à la police de Matam, a pris une nouvelle tournure avec l’implication directe du procureur, qui a rapidement réagi face à l’indignation générale suscitée sur les réseaux sociaux. Après avoir auditionné les parties, le dossier avait été transmis au parquet sous forme de renseignement judiciaire. Toutefois, le procureur a décidé d’agir en ordonnant l’arrestation du docteur Mbacké, qui sera déféré devant le Tribunal de Grande Instance demain, jeudi.

Sauf changement de dernière minute, Alioune Badara Mbacké pourrait être directement incarcéré dans les jours à venir. Cette affaire, qui a attiré l’attention du public, continue de susciter des réactions dans la région et au-delà.

Les prochaines étapes judiciaires seront suivies de près, alors que la justice est appelée à faire la lumière sur les faits reprochés.

Affaire de l’ONAS : l’ex-Directeur général Dr Cheikh Dieng convoqué pour une nouvelle audition

L’enquête en cours sur les présumées malversations à l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) prend un nouveau tournant ce mardi 22 octobre 2024. Dr Cheikh Dieng, ancien Directeur général de l’office, est attendu à la Section de recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane pour une nouvelle audition, selon les révélations du quotidien Source A. Cette convocation fait suite à une première audition, tenue le 14 octobre dernier, durant laquelle l’ancien responsable avait rejeté toutes les accusations pesant sur lui.

L’un des principaux points de l’enquête concerne un véhicule de fonction d’une valeur de 80 millions de francs CFA, qui aurait été transféré à son nom personnel. Dr Cheikh Dieng, qui avait succédé à Mamadou Mamour Diallo à la tête de l’ONAS, a nié toute irrégularité dans cette affaire, soutenant que cette transaction s’était déroulée dans le respect des procédures.

Les enquêteurs cherchent à faire la lumière sur les conditions de cette acquisition, ainsi que sur d’autres éléments relatifs à sa gestion à l’ONAS. Cette affaire intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption et la gestion des biens publics est de plus en plus au cœur des débats publics au Sénégal.

L’évolution de cette enquête est suivie de près, car elle pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur l’image de l’ONAS, mais aussi sur celle des dirigeants impliqués dans la gestion des ressources publiques du pays.

Affaire Bougane Gueye Dany : Barthélémy Dias, Pape Djibril Fall et Thierno Bocoum dans l’attente de l’audition par le procureur au Tribunal de Tamba

L’actualité politique sénégalaise continue de faire la une avec le cas de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp et figure influente dans le paysage médiatique et entrepreneurial du pays. Son arrestation récente a suscité un vif intérêt, particulièrement au Tribunal de Tamba où plusieurs personnalités politiques attendent des développements dans cette affaire.

Parmi les figures présentes à Tamba en soutien à Bougane, nous retrouvons Barthélémy Dias, maire de Dakar et fervent défenseur de nombreuses causes citoyennes. Son engagement politique et son opposition aux autorités actuelles en font une voix incontournable dans ce genre de situation. Il est accompagné de Pape Djibril Fall, député et leader du mouvement Les Serviteurs, connu pour son combat pour la justice sociale, ainsi que de Thierno Bocoum, ancien député et fondateur du mouvement AGIR.

Ces trois personnalités attendent avec impatience l’audition de Bougane Gueye Dany par le procureur, qui pourrait bien influencer les prochaines étapes du processus judiciaire. Le climat est tendu au Tribunal de Tamba, alors que plusieurs sympathisants du leader de Gueum Sa Bopp se sont également mobilisés pour réclamer sa libération.

Bougane Gueye Dany, souvent considéré comme un entrepreneur à succès, a su se frayer un chemin dans le monde des affaires et des médias avec son groupe D-Media. Toutefois, son implication dans la politique et sa prise de position contre certaines pratiques gouvernementales lui ont valu des démêlés judiciaires. Ses partisans estiment que cette affaire est un acte politique visant à freiner ses ambitions pour les prochaines élections.

Le procureur est désormais attendu pour auditionner Bougane et clarifier les charges qui pèsent contre lui. Plusieurs observateurs politiques soulignent que cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre politique du Sénégal, surtout en cette période de pré-campagne.

Pour Barthélémy Dias, Pape Djibril Fall et Thierno Bocoum, l’audition de Bougane Gueye Dany par le procureur représente un moment clé. Leur présence au tribunal illustre l’importance de cette affaire pour l’opposition sénégalaise, qui y voit une lutte pour les libertés et contre l’intimidation politique.

Alors que le Sénégal se dirige vers des élections cruciales, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans la mobilisation des forces politiques d’opposition. L’issue de cette audition sera suivie de près non seulement par les sympathisants de Bougane, mais aussi par l’ensemble du paysage politique sénégalais.

Rebondissement dans l’affaire de falsification du cachet de la Primature : liberté provisoire confirmée pour deux accusés

L’affaire de falsification du cachet de la Primature connaît un nouveau développement. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé ce matin la liberté provisoire accordée à deux des mis en cause, El Hadj Mamadou Diallo et Serigne Mbaye. Ces derniers avaient déjà bénéficié de cette mesure par décision du juge du 8e cabinet de Dakar. Le procureur de la République, ayant interjeté appel contre cette décision, avait vu l’affaire portée devant la chambre d’accusation, qui a fini par confirmer la décision initiale.

Cette affaire remonte à août dernier, lorsque les services du ministère de l’Intérieur avaient alerté la Division des investigations criminelles (DIC) sur des actes frauduleux impliquant un groupe de personnes, dont Serigne Mbaye, Safiétou Sy, El Hadj Mamadou Diallo et Mouhamed Aly Bamanka. Les accusés sont soupçonnés d’avoir falsifié un cachet de la Primature et imité la signature du Premier ministre Ousmane Sonko dans le but de rencontrer des autorités étrangères, notamment lors d’un déplacement en Libye.

Ils sont poursuivis pour des charges graves : association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif, contrefaçon du sceau de l’État et escroquerie.

Parmi les accusés, El Mamadou Diallo et Serigne Mbaye ont tous deux clamé leur innocence lors de l’enquête préliminaire. Diallo a déclaré qu’il avait simplement été recruté en tant qu’interprète et qu’il ignorait les activités frauduleuses du groupe. Serigne Mbaye, quant à lui, a soutenu qu’il agissait comme courtier pour Safiétou Sy, qui lui aurait demandé de l’accompagner lors de déplacements en Libye et à Dubaï pour rencontrer des partenaires d’affaires.

Toutefois, Safiétou Sy, qui reste incarcérée, est présentée par Serigne Mbaye comme la principale responsable des actions du groupe. Selon ce dernier, elle serait à l’origine des opérations menant à la falsification et aux rencontres organisées.

Le ressortissant nigérian Mouhamed Aly Bamanka, désigné comme le cerveau de l’opération, est toujours en fuite. Son rôle aurait été central dans l’organisation de la fraude, notamment en fournissant les moyens matériels nécessaires à la falsification du cachet et des documents.

Alors que l’enquête se poursuit, l’incarcération de Safiétou Sy continue de peser sur le dossier, tandis que la chasse à l’homme pour retrouver Mouhamed Aly Bamanka se poursuit.

Cheikh Dieng entendu à la Section de recherches : éclaircissements sur le véhicule de 80 millions de francs

Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office national d’assainissement du Sénégal (ONAS), a été convoqué par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie. L’affaire porte sur un véhicule de luxe, d’une valeur de 80 millions de francs CFA, affecté à l’ex-directeur. Selon les informations révélées par le journal Libération, ce véhicule, devenu source de polémique, a fait l’objet d’une audition approfondie de Cheikh Dieng.

Au cœur des interrogations : pourquoi cette voiture a-t-elle été attribuée à titre personnel à l’ex-directeur ? Dieng, dans ses déclarations, a tenu à clarifier la situation. Il a défendu que le véhicule en question faisait partie d’un appui institutionnel en faveur de l’ONAS, fourni par des entreprises privées à certaines sociétés nationales. Il a insisté sur le fait que plusieurs autres véhicules avaient été affectés aux différents directeurs de l’ONAS ces dernières années, soulignant ainsi la normalité de la pratique.

Sur la question cruciale de la mutation du véhicule à son nom personnel, Cheikh Dieng a évoqué un « malentendu » au niveau du Secrétariat général de l’ONAS. Il a expliqué que ce service lui avait demandé sa pièce d’identité, sans toutefois lui en donner la raison exacte. Ce n’est qu’après qu’il a appris que le véhicule avait été enregistré à son nom. Il affirme avoir immédiatement demandé que le véhicule soit de nouveau réaffecté au nom de l’ONAS, minimisant ainsi les accusations de mauvaise gestion ou de favoritisme personnel.

À ce moment-là, selon lui, « il n’y avait même pas encore tout ce tollé autour de cette voiture », indiquant que l’affaire a pris des proportions qu’il ne soupçonnait pas à l’époque. Après avoir répondu à toutes les questions des enquêteurs, Cheikh Dieng est rentré libre, sans charges retenues contre lui pour le moment.

Cette affaire soulève cependant des interrogations plus larges sur la transparence dans la gestion des ressources des entreprises publiques, une question qui demeure cruciale dans le contexte sénégalais.

Recours de Takku Wallu au Conseil Constitutionnel : L’affaire Mame Mbaye Niang, une menace pour Ousmane Sonko

La scène politique sénégalaise est en ébullition avec le recours déposé par la coalition Takku Wallu Sénégal auprès du Conseil Constitutionnel. Ce recours pourrait mettre en péril la candidature d’Ousmane Sonko, leader de la coalition des Patriotes, dans la course aux élections. Le spectre de sa condamnation dans l’affaire Mame Mbaye Niang plane désormais sur son avenir politique.

Ousmane Sonko, figure de proue de l’opposition sénégalaise, a été condamné dans cette affaire très médiatisée, une décision qui pourrait entraîner sa disqualification dans la course électorale. La coalition Takku Wallu Sénégal, en saisissant le Conseil Constitutionnel, espère que cette condamnation jouera un rôle déterminant dans l’examen de la validité de sa candidature.

Les membres de la coalition des Patriotes, quant à eux, sont sur le qui-vive. Leurs partisans dénoncent une tentative d’élimination politique orchestrée par leurs adversaires, tandis que les observateurs appellent à une justice impartiale et à une application stricte de la loi, quelles que soient les personnalités concernées. La situation est d’autant plus tendue que la condamnation de Sonko dans l’affaire Mame Mbaye Niang a exacerbé les tensions entre les différentes forces politiques du pays.

Si le Conseil Constitutionnel tranche en défaveur de Sonko, cela pourrait marquer un tournant décisif dans la campagne électorale. Les Patriotes se préparent à toutes les éventualités, tout en réaffirmant leur confiance dans les institutions et en appelant leurs militants à rester mobilisés. Pour eux, l’enjeu dépasse de loin la simple question de la candidature de leur leader : c’est l’avenir même du jeu démocratique au Sénégal qui est en question.

Les jours à venir seront cruciaux. Les yeux sont tournés vers le Conseil Constitutionnel, dont la décision pourrait bouleverser l’échiquier politique sénégalais.

Affaire ONAS : Les révélations accablantes de Thierno Alassane Sall sur l’attribution des marchés publics

L’affaire ONAS continue de faire couler beaucoup d’encre, avec de nouvelles révélations issues de l’audition de Thierno Alassane Sall, ancien ministre de l’Énergie, devant la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette enquête, qui s’inscrit dans le cadre d’une plainte déposée contre le ministre de l’Assainissement, commence à dévoiler certains aspects troublants de la gestion des marchés publics dans le secteur de l’assainissement au Sénégal.

Lors de son audition, Thierno Alassane Sall a rappelé que le ministre Cheikh Tidiane Dièye aurait «outrepassé ses prérogatives» en intervenant directement dans des marchés publics relevant de l’ONAS, notamment en faveur des entreprises Delta et Vicas. Selon lui, cette intrusion dans la gestion des marchés constitue une «faute grave» et soulève des soupçons quant aux motivations réelles de ces actions.

L’ancien ministre de l’Énergie a insisté sur la responsabilité de ces deux entreprises, Delta et Vicas, qui, selon lui, détiennent un monopole sur les contrats de l’ONAS depuis des années. Thierno Alassane Sall a également pointé du doigt leur part de responsabilité dans les défaillances récurrentes du système d’assainissement du pays, notamment lors des périodes d’inondations.

Les soupçons ne s’arrêtent pas là. Selon L’Observateur, Thierno Alassane Sall a évoqué des accusations de surfacturations dans les contrats attribués, soulignant que celles-ci devaient être constatées par un huissier pour être valides. Toutefois, ces irrégularités, bien qu’évidentes pour l’ancien ministre, n’ont jamais conduit à des actions concrètes contre Delta et Vicas.

Thierno Alassane Sall a également rappelé un épisode marquant datant de 2019, où la société Delgas avait intenté un recours contre les lots attribués à Delta-Vicas. Les instances judiciaires, du Comité de règlement des différends (CRD) à la Cour suprême, avaient ordonné la reprise de la procédure d’attribution, jugeant que les lots n’étaient pas conformes à la réglementation. Cependant, ces décisions n’ont jamais été appliquées, l’ONAS continuant à travailler avec Delta et Vicas, ce que l’ancien ministre qualifie de «baraka suspecte».

Ces déclarations renforcent les interrogations autour de la gestion des marchés publics dans le secteur de l’assainissement, et ouvrent une nouvelle page dans l’enquête sur l’ONAS, avec de possibles implications politiques majeures. Le dossier, désormais entre les mains des enquêteurs, pourrait révéler des irrégularités graves et poser la question de la transparence dans l’attribution des marchés publics au Sénégal.

Affaire Khadim Bâ : Le directeur général de Locafrique placé sous mandat de dépôt pour infractions douanières

Khadim Bâ, directeur général de Locafrique, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi, selon des informations relayées par Dakaractu. Cette décision a été prise par le Pool Judiciaire Financier après plusieurs retours de parquet, dans un contexte où des négociations avaient été annoncées entre l’homme d’affaires et les autorités douanières sénégalaises.

Accusé d’infractions douanières portant sur plusieurs milliards de francs CFA, Khadim Bâ fait face à une situation délicate, qui a suscité l’attention du public sénégalais. Le dirigeant de Locafrique, une société spécialisée dans le financement de projets d’infrastructures et d’énergie, est poursuivi pour des irrégularités présumées concernant des transactions avec la douane sénégalaise.

L’arrestation de Khadim Bâ intervient au même moment que celle d’Ibrahima Mar Fall, directeur de Coris Bank International Sénégal, également présenté devant le procureur du Pool Judiciaire Financier. Ce dernier est, selon les premières informations, lié à la même affaire d’infractions douanières, bien que les charges exactes retenues contre lui ne soient pas encore rendues publiques.

Les détails précis des infractions reprochées à Khadim Bâ demeurent pour l’instant non divulgués, mais il est clair que les enjeux financiers sont considérables, avec des montants en jeu s’élevant à plusieurs milliards de francs CFA. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre certains acteurs économiques et les institutions de l’État, en particulier dans le domaine des régulations douanières et financières.

Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par Locafrique ou par Khadim Bâ lui-même concernant ces poursuites. Il reste à voir si les négociations, qui auraient été initiées entre l’homme d’affaires et la douane sénégalaise, pourront aboutir à une résolution amiable, ou si le processus judiciaire se poursuivra avec un procès qui s’annonce complexe et potentiellement long.

Cette situation soulève également des questions plus larges sur la régulation des secteurs bancaires et financiers au Sénégal, et pourrait avoir des répercussions sur la réputation et l’activité de Locafrique, une entreprise jusqu’ici perçue comme un acteur clé dans le financement des grands projets au Sénégal.

Khadim Bâ, figure influente dans le milieu des affaires, devra désormais faire face aux autorités judiciaires pour répondre aux accusations qui pèsent sur lui.

Affaire du Banquier Sénégalais en Fuite à Dubaï : Une Enquête Judiciaire en Cours

Un banquier d’affaires sénégalais, dont l’identité reste encore inconnue du grand public, est au cœur d’un scandale financier d’une ampleur considérable. Selon la revue ConfidentielDakar, cet influent homme d’affaires aurait perçu plus de 100 milliards de francs CFA de commissions dans le cadre d’une offre spontanée liée à des projets d’infrastructures routières au Sénégal. L’affaire, désormais sous la loupe du gouvernement sénégalais, pourrait aboutir à des poursuites judiciaires.

Bien que non nommé, un ministre sénégalais a récemment évoqué le rôle de ce banquier dans l’affaire, sans révéler son identité. Depuis que l’ombre des accusations plane sur lui, l’homme a trouvé refuge à Dubaï, un choix de destination qui n’est pas anodin. Dubaï est souvent perçue comme une place refuge pour les élites financières en difficulté, offrant une certaine sécurité juridique et économique. Selon les informations disponibles, il n’envisage pas de revenir à Dakar dans un avenir proche.

Malgré ce choix d’exil, des informations rapportent que le banquier aurait récemment voyagé à New York. Toutefois, aucun retour imminent dans la capitale sénégalaise n’est prévu.

Ce banquier est soupçonné d’avoir joué un rôle majeur dans la signature d’un contrat controversé portant sur des infrastructures routières. Le gouvernement sénégalais, en pleine réévaluation du projet, pourrait bientôt déclencher des poursuites judiciaires contre les parties impliquées. L’enquête devrait également s’intéresser de près à un ancien ministre sénégalais, signataire du contrat incriminé.

Ce n’est pas la première fois que ce banquier attire l’attention. Il avait déjà marqué les esprits lors de son rôle dans l’intermédiation financière du projet de construction du Stade de Diamniadio, un autre projet phare du gouvernement sénégalais. Cette affaire renforce les interrogations autour de ses pratiques d’intermédiation dans les grands projets d’infrastructures du pays.

Face à l’ampleur des sommes en jeu et à la pression médiatique grandissante, le parquet financier sénégalais a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire. Les investigations pourraient non seulement concerner les montants perçus en commissions, mais aussi les conditions dans lesquelles ces projets ont été approuvés et mis en œuvre.

Le banquier, désormais installé à Dubaï, pourra-t-il échapper à la justice sénégalaise ? Cette affaire, en plus de soulever des questions sur la gestion des offres spontanées, met en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence autour des grands projets d’infrastructures au Sénégal.

Affaire de Vol à l’Usine Copeole de Kaolack : 4 Tonnes d’Arachides Dérobées et Vendues au Marché Sandica

L’usine Copeole, située à Kaolack et spécialisée dans la collecte d’arachides et la production d’huile, est en proie à une affaire de vol d’envergure qui a secoué l’établissement. Un groupe de malfaiteurs, comprenant un chauffeur et plusieurs complices, a orchestré le vol de 4 tonnes d’arachides, lesquelles ont ensuite été écoulées sur le marché local de Sandica.

Les faits remontent au vendredi dernier, lorsqu’un jeune conducteur de camion, originaire de Louga, et un de ses complices ont été surpris en flagrant délit à la porte de l’usine. Ils tentaient de faire sortir un autre camion rempli d’arachides, probablement pour le vendre également au marché noir. À la suite de cette tentative déjouée, les deux malfaiteurs ont pris la fuite, disparaissant rapidement dans la nature.

Cependant, l’enquête a rapidement progressé et a permis de mettre la main sur le receleur. Ce dernier a été appréhendé alors qu’il s’affairait à vendre la cargaison d’arachides volées au marché Sandica.

Les autorités locales ont ouvert une enquête pour démanteler tout le réseau derrière ce vol. Les recherches se concentrent sur la traque des principaux suspects, tandis que la marchandise a été en partie récupérée. L’usine Copeole, quant à elle, coopère pleinement avec les forces de l’ordre afin de sécuriser ses opérations et prévenir de futures tentatives de vol.

Cette affaire met en lumière la vulnérabilité des chaînes logistiques locales face aux vols, et elle a également soulevé des questions sur la sécurité dans les usines de production d’huile de la région. Les autorités locales se sont engagées à renforcer la surveillance et la sécurisation des sites industriels dans le but de protéger ce secteur vital pour l’économie locale.

Affaire Lat Diop : Révélations exclusives sur l’audition de Mouhamed Dieng et les dessous de l’enquête

Dans les coulisses de l’affaire Lat Diop, de récents développements ont attiré l’attention des enquêteurs. Dakaractu a pu obtenir des informations exclusives concernant l’audition de Mouhamed Dieng, directeur général de 1Xbet Sénégal, qui s’est déroulée dans la plus grande discrétion. Entendu par les enquêteurs le mardi 24 septembre 2024, Dieng a été interrogé pendant plusieurs heures, jusqu’à environ 23 heures. Bien que sa présence à Dakar ait été tenue secrète, la confrontation tant attendue avec Lat Diop n’a finalement pas eu lieu. Le lendemain de son audition, Mouhamed Dieng a quitté le territoire national.

Ce dossier est marqué par des détails intrigants, notamment la mention d’un ancien directeur général de la Lonase, considéré par plusieurs sources comme étant le principal délateur. Selon les informations recueillies par Dakaractu, l’enquête se concentre désormais sur deux éléments clés : un appartement de luxe, évalué à plus de 400 millions de francs CFA, situé à proximité de l’hôtel Lagon sur la corniche Est, ainsi que des rétrocommissions présumées de 12 %, qui suscitent de nombreuses interrogations.

Ces révélations ajoutent une nouvelle dimension à cette affaire complexe, dont les ramifications continuent d’émerger au fil de l’enquête. Affaire à suivre…

Affaire Jérôme Bandiaky : Les révélations de Me Djiby Diallo sur une enquête controversée

Ce vendredi, lors d’une conférence de presse, Me Djiby Diallo, avocat à la cour, est revenu sur les circonstances entourant l’arrestation de son client, Jérôme Bandiaky, alias « Sniper », dans une affaire qui, selon lui, soulève de nombreuses zones d’ombre. L’avocat a notamment dénoncé la manière dont l’enquête a été menée, qualifiant les événements d’« extraordinaires et scandaleux ».

D’après Me Diallo, la perquisition au domicile de Bandiaky ne reposait ni sur une plainte, ni sur une infraction constatée. Le procès-verbal de la police indique simplement qu’elle a agi « sur instruction de l’autorité », sans préciser de quelle autorité il s’agissait. « Cette descente musclée chez Jérôme est inacceptable », a-t-il déclaré, soulignant que son client n’était même pas présent à son domicile lors de l’opération. Jérôme Bandiaky, bien que surpris par cette intrusion, s’est finalement rendu de manière pacifique à la police.

Lors de la perquisition, la police a saisi un sac contenant une somme de 1,4 million de francs CFA ainsi que des équipements de gardiennage. Me Diallo a tenu à rappeler que Bandiaky est le propriétaire d’une société de sécurité agréée, ce qui justifie, selon lui, la présence de ce matériel. L’avocat a fermement défendu la légalité de la détention de ces objets, déplorant que ces éléments aient été retenus contre son client.

Un autre point central de l’affaire concerne l’accusation d’usurpation de fonction. Jérôme Bandiaky aurait, selon ses détracteurs, obtenu de manière irrégulière un passeport diplomatique. Me Diallo a précisé que son client était chargé de la sécurité de personnalités politiques, notamment de l’ancien Premier ministre Mimi Touré et de l’ancien président Macky Sall, ce qui expliquerait son statut d’« agent administratif ». L’avocat a critiqué l’absence d’audition des autorités ayant délivré ce passeport, estimant que cela aurait dû faire l’objet d’une enquête approfondie avant toute accusation.

L’enquête a également conduit à la découverte de deux armes – une d’alarme et un calibre 22 – chez Jérôme Bandiaky, ce qui a donné lieu à des poursuites pour détention d’armes sans autorisation. Toutefois, Me Diallo dénonce l’accusation de « trafic d’armes », qu’il considère infondée. Son client fait également face à des charges liées à des « actes compromettant la sécurité publique », des accusations qui relèvent de l’article 80 du code pénal.

Depuis son arrestation, Jérôme Bandiaky est placé sous mandat de dépôt et son dossier est actuellement entre les mains du juge du 1er cabinet. Les chefs d’inculpation retenus contre lui incluent la détention d’armes et de munitions sans autorisation, l’usurpation de fonction, l’obtention d’avantages indus, ainsi que le trouble à l’ordre public. Me Djiby Diallo continue de dénoncer une procédure qu’il considère injuste et violant les droits fondamentaux de son client.

Le dossier, en cours d’instruction, devra désormais faire face à un examen plus approfondi pour déterminer la validité des charges portées contre Jérôme Bandiaky.

Affaire Khadim Ba et la Douane Sénégalaise : Le Directeur Général de Coris Bank International Sénégal, Ibrahima Mar Fall, entendu par les enquêteurs

Dans le cadre de l’affaire opposant l’homme d’affaires Khadim Ba à la douane sénégalaise, le directeur général de Coris Bank International Sénégal, Ibrahima Mar Fall, a été convoqué et entendu hier par les enquêteurs. Selon des informations obtenues par DakarActu, cette audition a duré plusieurs heures, et bien que les détails de l’interrogatoire demeurent confidentiels, il semblerait que Coris Bank soit liée à cette affaire via une convention avec la société Dermond Oil et Gaz.

L’affaire, qui a pris de l’ampleur ces derniers mois, implique des accusations portées contre Khadim Ba, une figure importante du monde des affaires au Sénégal, et concerne des soupçons de fraude douanière. La société Dermond Oil et Gaz, citée dans le cadre de cette enquête, entretiendrait des relations commerciales avec Coris Bank International Sénégal. C’est dans ce contexte que le directeur de la banque, Ibrahima Mar Fall, a été appelé à s’expliquer.

Pour l’heure, les enquêteurs poursuivent leurs investigations, et M. Fall pourrait être reconvoqué à tout moment pour de nouvelles auditions, selon les mêmes sources. Toutefois, malgré plusieurs tentatives, nos équipes n’ont pas encore pu joindre le directeur général pour obtenir des précisions sur les raisons de sa convocation.

Il est à noter que cette affaire suscite un grand intérêt public, d’autant plus que Coris Bank International Sénégal est une institution financière majeure dans le paysage économique sénégalais. La banque, qui occupe une place importante dans le financement des entreprises locales, est aujourd’hui scrutée de près en raison de ses liens avec Dermond Oil et Gaz, une société qui se trouve au cœur de cette affaire judiciaire.

Les prochaines étapes de l’enquête détermineront si d’autres responsables ou entités financières seront appelés à répondre devant la justice. Pour l’instant, le mystère autour de cette affaire ne cesse de s’épaissir, et les répercussions sur le monde des affaires sénégalais sont scrutées avec attention.

Nous continuerons de suivre de près cette affaire et fournirons des mises à jour dès que de nouveaux éléments seront disponibles.

Affaire Lonase : l’ex-directeur général attendu au parquet après une prolongation de garde à vue

L’ex-directeur général de la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase) devrait être déféré au parquet ce jeudi, après avoir passé plusieurs jours en garde à vue à la Division des Investigations Criminelles (DIC). Cette procédure intervient suite à une enquête approfondie, notamment une perquisition menée à son domicile situé dans le quartier des Maristes à Dakar ce mercredi.

L’ex-directeur général, sous le coup d’une enquête portant sur son patrimoine et ses biens, a assuré aux enquêteurs qu’il n’avait « rien à cacher ». Selon les sources de DakarActu, il a autorisé les forces de l’ordre à procéder à une inspection de son domicile sans aucune restriction, afin de clarifier la situation sur son patrimoine.

Cette affaire, qui retient l’attention du grand public, a pris une tournure plus pressante alors que la durée légale de garde à vue de l’ex-directeur touche à sa fin. Les autorités judiciaires ont décidé de prolonger cette garde à vue pour mener à bien l’enquête et recueillir davantage d’éléments.

D’après les informations obtenues, la présentation de l’ex-directeur au parquet est prévue ce jeudi matin, une étape cruciale qui pourrait déboucher sur des suites judiciaires plus lourdes, en fonction des éléments recueillis par le procureur.

Rappelons que cette affaire survient dans un contexte où les questions de gestion des fonds publics et de transparence sont au cœur des préoccupations au Sénégal. L’évolution de cette enquête sera scrutée de près par l’opinion publique, dans l’attente de plus amples détails sur les accusations portées contre l’ex-responsable de la Lonase.

Affaire Jérôme Bandiaky : Accusations d’escroquerie, détention d’armes et usurpation de fonction

Jérôme Bandiaky, connu sous le pseudonyme de « Sniper », se trouve de nouveau face à la justice. Ce mardi, il a bénéficié d’un retour de parquet, et son dossier a été transmis au juge du premier cabinet en vue d’une possible inculpation. Une série de charges pèsent sur cet homme, qui pourrait faire face à des poursuites graves, notamment pour escroquerie, détention illégale d’armes et munitions, ainsi que pour usurpation de fonction.

L’un des chefs d’accusation concerne le logement de fonction que M. Bandiaky occupe depuis plusieurs années. Il est soupçonné d’avoir abusé de sa position ou des avantages liés à celle-ci pour s’approprier un logement auquel il n’avait pas droit, ce qui pourrait relever de l’escroquerie.

Lors des investigations, deux armes ont été retrouvées en possession de M. Bandiaky. La première, une arme automatique de calibre 22, a été découverte dans son domicile à Mbour. Une seconde arme, dont le permis était expiré, a été trouvée dans sa résidence à Dakar. L’absence d’autorisations administratives pour ces armes constitue une infraction aux lois régissant la détention d’armes et de munitions.

Enfin, Jérôme Bandiaky est également accusé d’usurpation de fonction. Il détenait un passeport diplomatique sur lequel il est mentionné comme « agent administratif », une fonction qui, selon l’enquête, ne correspondrait pas à son véritable statut. L’utilisation frauduleuse de ce document renforce les charges contre lui, car elle pourrait avoir permis l’obtention de privilèges induits.

Le juge du premier cabinet devra examiner les éléments du dossier afin de statuer sur une probable inculpation. Si les charges sont confirmées, Jérôme Bandiaky pourrait être poursuivi pour escroquerie, détention d’armes sans autorisation et usurpation de fonction, des délits qui, s’ils sont avérés, pourraient entraîner des peines lourdes.

L’affaire est suivie de près, et il reste à voir comment la justice tranchera dans cette situation complexe où se mêlent questions de sécurité publique, fraude et abus de pouvoir.

Arrestation de Jérôme Bandiaky : l’ancien membre de la sécurité de l’Apr interpellé par la police

L’édition du jeudi de Les Échos rapporte l’arrestation de Jérôme Bandiaky, également connu sous le surnom de « Sniper », un ancien membre influent de la sécurité de l’Alliance pour la République (Apr). Bandiaky, chef présumé du groupe controversé des « Marrons du feu », a été interpellé mercredi soir vers 22 heures par la Brigade d’intervention polyvalente (BIP).

Selon le journal, Bandiaky aurait joué un rôle clé au sein de ce groupe de nervis, réputé pour ses actions violentes contre les opposants politiques lors de l’ère du président Macky Sall, déchu en mars dernier. L’arrestation a eu lieu dans le quartier du Plateau, à Dakar, après une opération minutieusement planifiée par une vingtaine d’agents de la BIP. Pendant près de deux heures, les forces de l’ordre ont surveillé son domicile, avant de l’intercepter à son arrivée, ignorant qu’un comité d’accueil l’attendait.

Les circonstances précises de l’arrestation restent floues. Toutefois, certains membres de l’opposition, notamment du parti Pastef, accusent Jérôme Bandiaky d’avoir joué un rôle dans la disparition non élucidée de Didier Badji et Fulbert Sambou. Ces deux figures ont disparu dans des circonstances mystérieuses, et des soupçons pèsent sur des actions commanditées par des hommes de main proches du régime précédent.

Cette arrestation marque un tournant potentiel dans la poursuite judiciaire des anciens proches du pouvoir de Macky Sall, particulièrement ceux impliqués dans des actions controversées contre l’opposition politique. Les enquêtes en cours permettront sans doute de clarifier le rôle exact de Bandiaky dans ces événements.

Ousmane Sonko relance la traque des dilapidations de fonds publics : L’affaire Prodac de nouveau sur la table

Ce mercredi, Ousmane Sonko, actuel Premier ministre et président de Pastef, a annoncé le lancement imminent d’une vaste opération visant à traquer les membres de l’ancien régime coupables de dilapidation de fonds publics. Selon le quotidien Libération, cette opération est déjà en cours. L’un des dossiers phares de cette traque est l’affaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), une affaire qui a marqué le paysage politique sénégalais ces dernières années.

L’enquête sur le Prodac, menée par la Division des investigations criminelles (DIC), a été relancée après la transmission d’un rapport clé de l’Inspection générale des finances (IGF). Ce rapport, au cœur de nombreuses polémiques, est aujourd’hui entre les mains des enquêteurs.

L’affaire Prodac avait déjà valu à Ousmane Sonko une condamnation pour diffamation en raison de ses accusations contre Mame Mbaye Niang, ancien ministre chargé de la tutelle du programme. Sonko, alors opposant, avait affirmé que le rapport de l’IGF avait épinglé l’ancien ministre pour des malversations. Mame Mbaye Niang avait catégoriquement nié ces accusations, allant jusqu’à affirmer que le rapport mentionné n’existait pas.

Ces accusations avaient conduit à un procès retentissant, qui s’était soldé par la condamnation de Sonko, le privant de sa candidature pour la présidentielle du 24 mars 2024. Le leader de Pastef avait alors dénoncé une manœuvre politique visant à l’écarter de la course au pouvoir.

Cependant, la tournure actuelle des événements semble jouer en faveur du Premier ministre. Lors d’un rassemblement au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Rose, Sonko a rappelé les faits avec fermeté : « J’ai été trainé en justice, privé de candidature parce que j’avais dit qu’il y a un rapport qui a épinglé un ministre. Ils sont allés au ministère des Finances pour cacher ce rapport. Aujourd’hui, ce rapport est sur la table de mon bureau. »

Cette déclaration marque un tournant important dans cette affaire. Ce rapport, qui était resté dans l’ombre, a finalement refait surface et est désormais entre les mains de la DIC pour une enquête approfondie. Sonko, déterminé à aller jusqu’au bout, a réaffirmé sa volonté de tenir responsables ceux qui se sont enrichis illicitement sous l’ancien régime.

Le lancement de cette opération de traque des dilapidations de fonds publics, dans un contexte politique tendu, suscite de nombreuses réactions. Pour certains observateurs, cette relance de l’affaire Prodac pourrait être perçue comme une riposte politique de Sonko, visant à redorer son blason après sa condamnation pour diffamation. D’autres y voient un véritable effort pour instaurer la transparence et la bonne gouvernance au sein des institutions sénégalaises.

Il reste à voir si cette enquête aboutira à des poursuites judiciaires contre les responsables impliqués dans le scandale du Prodac. Quoi qu’il en soit, Ousmane Sonko, aujourd’hui au pouvoir, semble déterminé à solder les comptes avec le passé et à faire de la lutte contre la corruption une priorité nationale.

Alors que l’opération de traque s’intensifie, l’attention reste rivée sur les conclusions de l’enquête en cours et les répercussions politiques qu’elles pourraient engendrer.

La querelle entre Serigne Modou Bousso et Cheikh Omar Diagne : une affaire d’honneur et de religion

Un climat tendu règne actuellement au sein de la communauté religieuse de Touba, suite à une plainte déposée par Cheikh Omar Diagne, directeur des moyens généraux de la Présidence, contre Serigne Modou Bousso. La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC) a convoqué le marabout pour s’expliquer sur des propos jugés calomnieux à l’encontre de Cheikh Omar Diagne. L’affaire a pris une nouvelle tournure après l’audition de Serigne Modou Bousso, qui a non seulement réitéré ses accusations, mais les a également justifiées.

Serigne Modou Bousso a répondu sans hésitation à la convocation de la police. Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, le marabout a confirmé les accusations portées contre lui, tout en précisant que ses paroles étaient une réaction à une attaque initiale de Cheikh Omar Diagne contre Serigne Touba. « Cheikh Omar avait insinué qu’un supposé deal impliquant certains guides religieux de Touba, avec une commission de 10% sur certaines transactions, avait lieu. C’est une offense grave que je ne pouvais pas laisser passer », a-t-il déclaré fermement.

Le jeune marabout, se réclamant de son lignage spirituel, a tenu à marquer sa position : « Je suis Serigne et fils de Serigne. Je ne laisserai jamais passer une telle offense sans réponse. S’il [Cheikh Omar Diagne] répète ce qu’il a dit, je répliquerai avec les mêmes mots. »

L’affaire prend une dimension politique lorsque Serigne Modou Bousso interpelle le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère comme un fils spirituel de Serigne Mountakha, l’actuel khalife général des Mourides. « Le Président vient à Touba comme un fils de Serigne Mountakha, et comme un talibé respecté parmi nous. Il ne doit pas laisser à ses côtés quelqu’un qui insulte Serigne Touba », a-t-il insisté.

La référence à Ahmed Suzanne Camara, emprisonné pour avoir insulté le président de la République, met en lumière ce que certains considèrent comme une inégalité de traitement. Serigne Modou Bousso conclut en lançant un ultimatum au président Bassirou Diomaye Faye : « J’assume, [Diomaye Faye] doit choisir entre Cheikh Omar Diagne et Touba. »

Cette affaire risque de raviver les tensions entre l’État et la communauté religieuse de Touba, un pilier de la société sénégalaise. L’évolution de cette querelle pourrait avoir des répercussions profondes sur les relations entre le pouvoir politique et les autorités religieuses du pays.

Affaire ONAS : Lueur d’espoir selon le ministre de la Justice, Ousmane Diagne

Une nouvelle lueur d’espoir semble poindre à l’horizon dans l’affaire des marchés de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Alors que les débats s’intensifient autour des pratiques de gestion de l’institution, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a exprimé lundi devant l’Assemblée nationale des perspectives positives quant à l’issue de ce dossier controversé.

Cette affaire, qui a suscité un intérêt marqué des milieux politiques et syndicaux, concerne notamment l’attribution de marchés de gré à gré. Les accusations initiales, portées par l’ancien directeur général de l’ONAS, ont été fermement réfutées par le nouveau directeur général et son équipe, lesquels bénéficient du soutien affiché du ministre de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye.

Le dossier a connu une évolution dramatique avec le limogeage de l’ancien directeur de l’ONAS, Cheikh Dieng, une décision qui a intensifié les critiques envers le ministre Cheikh Tidiane Dièye, soupçonné de manquements dans la gestion des marchés publics. Face à l’inquiétude croissante et aux questions pressantes des députés, Ousmane Diagne a tenu à rassurer : « Je peux vous assurer qu’une enquête a été ordonnée. Je vous donne ma parole que tous les faits incriminés seront examinés ».

Le ministre a également souligné que l’enquête en cours se poursuit de manière rigoureuse et que des développements significatifs sont attendus sous peu. Cette annonce vise à apaiser les tensions et à répondre aux préoccupations légitimes des parlementaires et de l’opinion publique.

Toutefois, malgré ces assurances, la situation reste tendue, et l’évolution de l’enquête sera suivie de près par tous les acteurs concernés. L’issue de ce dossier pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur la gestion de l’ONAS mais également sur le paysage politique sénégalais dans son ensemble.

En attendant, le ministre de la Justice semble déterminé à faire toute la lumière sur cette affaire, afin de rétablir la confiance dans la gestion des institutions publiques du pays.

Verdict de la Cour d’Appel : Oumar Ampoye Bodian acquitté, René Capain Bassène condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

Le tribunal s’est prononcé sur le sort des présumés auteurs de la tuerie de Boffa Bayotte, un massacre qui avait choqué la nation sénégalaise en janvier 2018. Deux hommes, le journaliste René Capain Bassène et le postier Oumar Ampoye Bodian, étaient au cœur de ce procès en appel qui a suscité de vives attentes parmi leurs familles et proches.

La Cour d’appel a rendu son verdict : Oumar Ampoye Bodian a été acquitté de toutes les charges retenues contre lui, offrant un soulagement palpable à sa famille et à ses soutiens. En revanche, René Capain Bassène a vu sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité confirmée. Ce dernier avait déjà été reconnu coupable en première instance, et malgré les efforts de sa défense, composée des avocats Me Ciré Clédor Ly, Me Gaby Sow, Me Maubert Diatta et Me Kaoussou Kaba Bodian, la Cour a maintenu la sentence.

Les deux hommes étaient poursuivis pour 14 chefs d’inculpation, dont association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel, et détention d’armes à feu sans autorisation. Lors du procès, ils ont fermement nié toute implication dans la tuerie de Boffa Bayotte, où 14 bûcherons avaient été froidement abattus le 6 janvier 2018 dans la forêt des Bayottes, un événement qui avait provoqué une onde de choc à travers le pays.

Malgré la condamnation de René Capain Bassène, celui-ci conserve le droit de faire appel dans un délai de 15 jours. Ses avocats, qui ont plaidé son innocence avec acharnement, pourraient donc choisir de contester ce verdict devant une juridiction supérieure.

L’acquittement d’Oumar Ampoye Bodian marque une demi-victoire pour la défense, tandis que la confirmation de la condamnation de René Capain Bassène constitue une nouvelle déception pour ceux qui espéraient son acquittement. Cette affaire, emblématique des tensions qui entourent la région de la Casamance, continue de diviser et d’alimenter les débats sur la justice et la sécurité dans cette zone.

Les regards sont maintenant tournés vers René Capain Bassène et ses avocats, qui devront décider dans les jours à venir de la suite de leur combat judiciaire. Le cas de Boffa Bayotte demeure un épisode sombre de l’histoire récente du Sénégal, et la quête de vérité et de justice pour les victimes et les accusés se poursuit.

Affaire Aziz Dabala : Nabou Lèye et ses coaccusés font face au juge, retour de parquet ordonné

Affaire du double meurtre de Abdoul Aziz Ba, plus connu sous le pseudonyme de Aziz Dabala, et du jeune Wally a pris une nouvelle tournure. Présentée au procureur du tribunal de Guédiawaye, la danseuse Nabou Lèye, réputée proche de la victime Aziz Dabala, a été confrontée, avec cinq autres personnes, aux accusations graves qui pèsent contre eux.

Le drame s’est déroulé dans l’appartement de Pikine Technopôle où Aziz Dabala et son colocataire Wally ont été brutalement assassinés. Les enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC) avaient déjà organisé une confrontation entre les six suspects, révélant de nombreuses contradictions dans leurs déclarations. Ces incohérences concernent notamment la localisation de leurs téléphones sur les lieux du crime et les échanges téléphoniques le jour des faits, renforçant la thèse d’un complot prémédité visant principalement Aziz Dabala.

Après un long interrogatoire devant le juge du tribunal de Guédiawaye, Nabou Lèye et ses coaccusés ont été placés sous retour de parquet, prolongeant ainsi leur détention en attendant de nouvelles décisions judiciaires. Ils sont accusés de plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, actes de barbarie, vol aggravé, assassinats, et complicité.

Cette affaire, qui suscite une vive émotion au sein de l’opinion publique, continue de révéler des détails troublants, et l’implication des six suspects semble se préciser au fil des enquêtes. La justice devra désormais faire la lumière sur les circonstances exactes de ce crime atroce.

Coopération Renforcée : Visite du Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale aux Protecteurs de l’Environnement

Le Général Martin Faye, Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, a récemment effectué une série de visites auprès des Directeurs des Parcs nationaux, des Eaux et Forêts, des Chasses ainsi que des Aires marines communautaires protégées. Cette initiative, qui s’est déroulée le jeudi 20 juin 2024, marque un pas significatif dans le renforcement de la coopération entre les Forces de Défense et de sécurité et les acteurs de la préservation environnementale.

L’objectif principal de cette rencontre était de discuter des stratégies opérationnelles conjointes, notamment en ce qui concerne la lutte contre le trafic illicite de sable marin, la coupe illégale du bois, ainsi que la protection générale de l’environnement. Ces échanges ont également permis d’aborder les besoins en formation et en renforcement des capacités des personnels engagés sur le terrain.

Le Général Faye a eu l’occasion de rencontrer individuellement le Colonel Bocar Thiam, Directeur des Parcs nationaux, le Colonel Major Babacar DIONE, Directeur des Eaux et Forêts, ainsi que le Colonel Mamadou SIDIBE, Directeur des Aires marines protégées. Ces rencontres ont été marquées par des discussions approfondies et la traditionnelle cérémonie de remise symbolique de cadeaux, symbolisant ainsi l’esprit de collaboration et de respect mutuel entre les différentes entités.

Cette visite témoigne de l’engagement des autorités militaires envers la protection de l’environnement et souligne l’importance d’une approche coordonnée pour faire face aux défis environnementaux cruciaux auxquels le pays est confronté. En renforçant ces liens interinstitutionnels, le Général Martin Faye et ses homologues ont affirmé leur détermination à œuvrer ensemble pour préserver les richesses naturelles du pays et assurer un avenir durable pour les générations à venir.

Accident à l’AIBD : rebondissement dans l’affaire

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’affaire concernant la sortie de piste du Boeing 737-300 de la compagnie Transair, affrété par Air Sénégal pour assurer la liaison Dakar-Bamako.

LeQuotidien rapporte que le Parquet de Mbour a pris en charge le dossier. Une enquête a été ouverte « pour mise en danger de la vie d’autrui » dans l’accident survenu le 9 mai dernier, ayant entraîné 11 blessés, dont 4 dans un état grave, informe le quotidien.

En parallèle, une équipe de l’avionneur américain Boeing est sur le point d’arriver à Dakar. « Les Américains sont déterminés à faire la lumière sur cette affaire car leur réputation a été entachée après ce nouveau drame », indique le journal.

Pourtant, il convient de rappeler que les autorités aéroportuaires du Sénégal, par le biais du Bureau d‘Enquête et d’Analyse (BEA), ont déjà ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’accident.

Ce rebondissement marque une nouvelle phase dans l’enquête sur cet accident aérien. Alors que les blessés se remettent encore de leurs traumatismes, l’ouverture de cette enquête judiciaire souligne l’importance de comprendre pleinement les circonstances de l’incident afin d’éviter de tels événements à l’avenir.

Affaire de chantage : Arrestation de A. Fatty à la frontière sénégalo-gambienne

Une affaire de chantage qui avait défrayé la chronique en juillet 2023 connaît un nouveau développement avec l’arrestation de A. Fatty, ressortissante gambienne, à la frontière sénégalo-gambienne, à Karang. Cette arrestation intervient dans le cadre d’une affaire impliquant A. Thiam, expert-comptable sénégalais, qui avait déposé plainte pour chantage et tentative d’extorsion de fonds contre son ex-compagne.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, A. Fatty aurait détenu des captures de vidéos compromettantes mettant en scène M. Thiam. L’affaire remonte à février 2021, lorsque les deux individus se sont rencontrés au Sénégal. Une relation amoureuse s’est développée entre eux, malgré la distance, avec des échanges par appels vidéo parfois intimes.

Cependant, ce que M. Thiam ignorait, c’est que A. Fatty enregistrait secrètement des captures vidéos des échanges, dans le but ultérieur de faire du chantage. Utilisant ces enregistrements compromettants, A. Fatty aurait menacé M. Thiam de divulguer ces vidéos sur les réseaux sociaux, le forçant ainsi à céder à ses exigences.

Face à ces menaces, M. Thiam a décidé de porter plainte auprès de la Division spéciale de la cybersécurité (Dsc), dénonçant le chantage et la tentative d’extorsion de fonds de la part de son ex-compagne.

Depuis lors, A. Fatty était activement recherchée, jusqu’à son arrestation à la frontière sénégalo-gambienne, à Karang.

Cette affaire met en lumière les dangers potentiels associés à l’utilisation abusive des réseaux sociaux et souligne l’importance pour les utilisateurs de rester vigilants et prudents dans leurs interactions en ligne.

Réquisition de Dix Ans de Réclusion Criminelle pour des Attouchements Sexuels sur un Bébé : Affaire Choc devant la Chambre Criminelle de Dakar

Une affaire glaçante a secoué la Chambre criminelle de Dakar, alors que N. S. Faye est confrontée à une réquisition de dix ans de réclusion criminelle pour des attouchements sexuels présumés sur un bébé de seulement 11 mois. Cette affaire a été révélée après que le voisinage a alerté le père de l’enfant sur des comportements troublants de la nounou, détectés grâce à une caméra de surveillance.

Le père, consterné par les images capturées, a rapidement informé son épouse, et le couple est retourné chez lui pour prendre des mesures immédiates. La nounou a été immédiatement conduite à la police et placée sous mandat de dépôt depuis le 19 septembre 2021.

Lors de son audience devant la Chambre criminelle, la prévenue a avoué avoir commis des attouchements sexuels sur le bébé, bien qu’elle ait nié l’avoir déshabillé. Cependant, ses explications n’ont pas convaincu le Procureur, qui a souligné la gravité des actes perpétrés, qualifiant le bébé de « objet sexuel ».

L’avocat de la défense, Me Omar Diouf, a plaidé pour la clémence en mettant en avant le fait qu’aucune anomalie n’avait été détectée lors de l’auscultation de l’enfant par la partie civile.

Cette affaire choquante met en lumière la nécessité de protéger les plus vulnérables et de poursuivre en justice ceux qui commettent de tels actes abominables, même s’ils sont perpétrés par des personnes de confiance. Les délibérations de la Chambre criminelle détermineront l’issue de cette affaire qui a ébranlé la communauté et suscité l’indignation à travers le pays.

Bachir Diop, Acteur de « Dérapages », Libéré dans une Affaire de Trafic de Drogue

Ce mardi, la Chambre criminelle de Dakar a rendu son verdict dans une affaire de trafic de drogue impliquant l’acteur Bachir Diop, connu sous le nom de Peter Salinger. L’acteur, qui jouait le rôle de Bachir Diop dans la série populaire « Dérapages », a été libéré.

La décision de la Chambre criminelle est intervenue après que le président de la Chambre ait accepté les exceptions de nullité de la procédure soulevées par la défense lors de l’audience. Les avocats de Bachir Diop ont argumenté que ses droits n’avaient pas été respectés tout au long de la procédure, dénonçant un manque de sincérité et de loyauté dans le traitement de l’affaire. Le juge a reconnu ces irrégularités et a annulé toute la procédure.

En conséquence de sa libération, Bachir Diop a également récupéré ses deux motos ainsi que son téléphone portable de marque iPhone, qui avaient été saisis dans le cadre de l’enquête.

L’acteur était accusé de divers chefs d’accusation liés au trafic de drogue, notamment la culture, la production, la transformation, la détention et le trafic de cannabis.

Cette affaire a suscité un vif intérêt médiatique en raison du statut de l’acteur et de son implication présumée dans des activités criminelles. La décision de la Chambre criminelle de Dakar de libérer Bachir Diop met fin à un chapitre tumultueux dans la vie de l’acteur, mais soulève également des questions sur la manière dont la justice traite les affaires criminelles impliquant des personnalités publiques.

Arrestation à Bandjikaky : Affaire de danse forcée autour d’un feu

Deux jeunes habitants de Bandjikaky, village situé dans la commune rurale de Kataba 1 du département de Bignona, ont été appréhendés par la gendarmerie et transférés à Ziguinchor. Leur arrestation fait suite à la diffusion virale d’une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un enfant de 11 ans contraint de danser autour d’un feu sous la pression de jeunes plus âgés.

Dans la vidéo en question, on peut voir le jeune garçon forcé de porter un masque de danse appelé « Amouti », tandis que deux autres individus plus âgés le contraignent à danser, pendant qu’un troisième filme la scène. La publication de cette vidéo a suscité l’indignation et l’indignation dans la région.

Alertée, la gendarmerie locale a rapidement réagi en identifiant et en arrêtant deux des trois individus impliqués dans l’incident. Ils ont été déférés devant les autorités judiciaires le samedi dernier. Quant au troisième individu, il est actuellement en fuite et est activement recherché par les forces de l’ordre. Selon les informations disponibles, il aurait quitté Bandjikaky.

Les autorités municipales de Kataba 1 ont confirmé l’information et ont exprimé leur préoccupation face à cet incident. Cette affaire met en lumière la nécessité de sensibiliser davantage sur le respect des droits des enfants et sur les conséquences néfastes de telles actions coercitives et humiliantes. Les autorités locales appellent à une prise de conscience collective pour prévenir de tels comportements à l’avenir et assurer la protection des enfants contre toute forme de violence et d’exploitation.

Tragique affaire de Nianing : Un maçon tué dans une dispute amoureuse

Une violente altercation amoureuse a abouti à un drame à Nianing, où Paul Sène a été mortellement poignardé par Marie Ngoum. Les événements tragiques se sont déroulés le mercredi 1er mai, lorsque Marie Ngoum a avoué avoir attaqué Paul Sène en représailles à une blessure infligée à sa mère.

Selon les détails rapportés par L’Observateur, Paul Sène était l’amant de la mère de Marie Ngoum, malgré son mariage avec deux autres femmes. Le jour du drame, Paul Sène s’est présenté chez sa petite amie comme à son habitude, mais cette fois-ci, la mère de famille lui a refusé l’accès à la maison. Dans un accès de colère, Paul Sène a commencé à jeter des pierres sur la femme, en blessant gravement sa mère à la tête.

Après cet acte de violence, Paul Sène s’est rendu à la gare routière de Nianing. C’est là que Marie Ngoum, indignée par le comportement de l’amant de sa mère, l’a traqué et confronté. Sans avertir, elle l’a poignardé à la gorge, causant sa mort malgré les tentatives des témoins pour intervenir.

Marie Ngoum, arrêtée par les autorités après le meurtre, sera présentée aujourd’hui devant le parquet de Mbour pour répondre de ses actes.

Cette tragédie met en lumière les conséquences dévastatrices des conflits passionnels et des rivalités amoureuses. Les autorités judiciaires poursuivent leurs enquêtes pour faire toute la lumière sur cette affaire et rendre justice à la victime, Paul Sène.

Affaire Takieddine : Carla Bruni-Sarkozy auditionnée comme suspecte

Une nouvelle étape cruciale se profile dans l’enquête sur la rétractation de Ziad Takieddine en 2020, avec l’audition jeudi de Carla Bruni-Sarkozy comme suspecte. L’épouse de l’ancien Président Nicolas Sarkozy avait déjà été entendue en juin 2023 en tant que témoin dans cette affaire, mais cette fois-ci, elle est interrogée en audition libre de mise en cause par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre.

Cette évolution marque un tournant dans l’enquête, mettant en lumière de nouveaux éléments susceptibles de requalifier le statut de Carla Bruni-Sarkozy dans cette affaire complexe. Selon des sources proches du dossier, le juge d’instruction s’est notamment penché sur des éléments à charge, dont la suppression de l’intégralité des messages échangés entre Carla Bruni-Sarkozy et « Mimi » Marchand, ainsi que son implication présumée dans l’obtention d’un test PCR pour Michèle Marchand et le paparazzo Sébastien Valiela en octobre 2020.

Nicolas Sarkozy, déjà mis en examen pour recel de subornation de témoin et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’escroqueries au jugement en bande organisée, a réagi en défendant son épouse, soulignant qu’elle avait simplement rendu service à son amie pour son voyage au Liban.

Cette affaire, incidente à l’enquête principale sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, implique désormais onze protagonistes, dont Mimi Marchand, Noël Dubus, David Layani, et maintenant Carla Bruni-Sarkozy. Les investigations se poursuivent, alimentant un dossier judiciaire d’une complexité croissante.

Cette nouvelle audition souligne l’ampleur des enjeux judiciaires entourant cette affaire et soulève des questions sur les possibles ramifications politiques et médiatiques qui pourraient découler des développements à venir.

Affaire d’avortement clandestin à Pikine-Guédiawaye : Un animateur condamné, un suspect en cavale

Le quartier Hamo 4 à Pikine-Guédiawaye est sous le choc après une affaire d’avortement clandestin qui a conduit à des arrestations lors des funérailles de la nommée F.F. Les éléments de la police locale ont interpellé plusieurs personnes, dont le copain de la défunte, J. L. Mendy, connu sous le nom de Loulou.

L’animateur, malgré ses protestations d’innocence, a été reconnu coupable de complicité d’avortement clandestin et condamné à une peine d’un an de prison, dont trois mois ferme, selon les informations rapportées par L’Observateur. Cependant, un individu nommé Aziz est actuellement en fuite, faisant l’objet de recherches par les autorités.

L’affaire a révélé que F.F. entretenait des relations avec les deux hommes avant de tomber enceinte. Alors qu’elle approchait de sa 16e semaine de grossesse et réalisant qu’elle ne pouvait plus cacher son état à sa mère, elle a partagé son secret avec Loulou, qui lui a promis son soutien.

Lorsque la jeune fille a commencé à éprouver des saignements au cours de la deuxième semaine d’avril, l’animateur l’a conduite chez un infirmier. Ce dernier a découvert que la jeune fille avait pris des comprimés abortifs et lui a prescrit un traitement pour arrêter les saignements, en recommandant à son copain de l’emmener au centre de santé le plus proche.

Cependant, F.F., désireuse de protéger son secret, a refusé et est retournée chez elle. Malheureusement, elle a perdu la vie dans des circonstances non élucidées.

Cette tragédie met en lumière les risques et les conséquences graves des avortements clandestins et souligne l’importance d’un accès sûr et légal à des services de santé reproductive pour toutes les femmes.

Affaire de trafic d’enfant au Sénégal : Un couple d’homosexuels français arrêté

Une affaire de trafic d’enfant au Sénégal a récemment été mise au grand jour par la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants et pratiques assimilées (DNLT). Un couple d’homosexuels français, désirant adopter un enfant, a été arrêté alors qu’ils tentaient de déclarer frauduleusement un enfant acheté pour la somme de 9 millions de francs CFA.

L’histoire commence avec K. Pedron, un ressortissant français homosexuel, et son partenaire F. Outkhatou, qui ont exprimé le désir d’adopter un enfant. À cette fin, ils se sont tournés vers une compatriote bien informée sur le Sénégal, Évelyne Fosset, qui les a mis en contact avec un intermédiaire sénégalais, P. M. Guèye. Ce dernier aurait réussi à leur trouver un enfant ainsi que les documents d’état civil nécessaires.

Cependant, les plans du couple ont été déjoués lorsque les autorités de la DNLT ont appris qu’ils se trouvaient au consulat général de France à Dakar pour déclarer l’enfant. Une descente inopinée a permis d’arrêter K. Pedron, deux Sénégalais et une femme, qui portait l’enfant dans ses bras.

Interrogée, la femme, M. A. Ndour, a révélé qu’elle avait été recrutée par P. M. Guèye pour se faire passer pour la mère de l’enfant et faciliter sa déclaration auprès des autorités consulaires. Cependant, elle a nié tout lien avec K. Pedron et a avoué avoir été dupée en croyant qu’elle pourrait voyager en Europe en échange de ses services.

K. Pedron, quant à lui, a admis son homosexualité et a déclaré qu’après avoir versé 15 000 euros à P. M. Guèye, ce dernier leur aurait fourni l’enfant ainsi que les actes d’état civil nécessaires. Malheureusement pour le couple, leur tentative de déclaration a été interrompue par l’intervention des autorités.

Suite à l’enquête, la mère biologique de l’enfant, A. Boiro, ainsi qu’une autre personne impliquée, A. Thiam, ont également été arrêtées à Mbour. L’enfant a été confié à l’AEMO de Dakar sur instruction du procureur de la République.

Au final, K. Pedron, M. A. Ndour, P. M. Guèye, A. Thiam et A. Boiro ont tous été déférés au parquet pour divers chefs d’inculpation, dont association de malfaiteurs, escroquerie, recel d’un enfant et traite de personnes. Cette affaire soulève des questions importantes sur la protection des enfants et la lutte contre le trafic d’êtres humains au Sénégal.

Affaire de détournement à la Société Sénégalaise de Boissons : La saga judiciaire de Soda Thiam

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a été le théâtre d’une affaire de détournement impliquant Soda Thiam, agent commercial de la Société Sénégalaise de Boissons (LSB). Accusée d’abus de confiance pour un montant de 14,5 millions de francs CFA, Thiam est confrontée à des accusations graves concernant la création de bons de commande fictifs.

Selon les détails fournis par Dakaractu, Thiam aurait créé des bons de commande sans l’approbation de ses supérieurs, alléguant avoir remis l’argent à sa supérieure hiérarchique, Oumou Khaïry Diop. Cependant, en l’absence de Diop lors de l’audience, les affirmations de Thiam ont été contestées par la présidente de la séance, qui a cité les déclarations antérieures de Diop.

Les témoignages du responsable des recouvrements de LSB, Hussein Hussein, ont également été accablants. Il a décrit un schéma où Thiam aurait détourné des fonds en créant des commandes fictives et en encaissant la marchandise pour la revendre ultérieurement. Ces accusations ont été renforcées par les doutes émis par Hussein quant aux revenus recueillis par les recouvreurs sur le terrain.

Face à ces preuves accablantes, l’avocat de la partie civile a demandé au tribunal d’attribuer à LSB une indemnisation de 13,5 millions de francs CFA, ainsi que 1 million de francs CFA pour dommages et intérêts. Le parquet a également requis l’application stricte de la loi.

En revanche, la défense a plaidé en faveur de Thiam, la présentant comme une victime de manipulation plutôt que comme une coupable intentionnelle. L’avocat de la partie civile a souligné la confiance aveugle de Thiam envers Diop, qui l’avait recrutée, et a demandé une application bienveillante de la loi pénale.

L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 3 mai prochain, laissant planer le suspense quant à la décision finale du tribunal. Cependant, cette saga judiciaire met en lumière les enjeux complexes du monde des affaires et souligne l’importance cruciale de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des entreprises.

Affaire Force-Covid : Mansour Faye Réagit aux Accusations

Suite à la publication du rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) portant sur la gestion des fonds Force-Covid, l’ancien ministre du Développement communautaire, Mansour Faye, se retrouve au cœur de la tourmente. Le rapport de 2022 met en lumière son implication présumée dans cette affaire controversée, suscitant une réaction immédiate de sa part.

Sur les ondes de Rfm, Mansour Faye a vigoureusement réfuté les accusations portées contre lui, affirmant n’avoir jamais été convoqué ni entendu par aucune institution concernant le programme d’appui alimentaire de la Covid-19. Il rejette toutes les allégations de surfacturation, soulignant que le référentiel évoqué par le vérificateur était caduc en 2020, rendant ainsi impossible toute accusation de ce genre.

L’ancien ministre affirme également n’avoir aucune crainte de poursuites judiciaires, soulignant que son implication dans la gestion de la crise de la Covid-19 s’était déroulée sans incident majeur et qu’il est toujours présent au Sénégal.

Rappelons que le gouvernement sénégalais avait distribué 145 000 tonnes de riz, évaluées à un milliard de francs CFA, dans le cadre de l’atténuation des effets de la pandémie de Covid-19 sur la population. Mansour Faye était chargé de l’acquisition et du transport des vivres pendant cette période tumultueuse.

L’affaire Force-Covid avait déjà suscité des remous, notamment avec les recommandations de la Cour des comptes dans son rapport de 2021, demandant des poursuites contre les personnes impliquées. Aujourd’hui, avec la transmission du rapport de l’Ofnac au procureur de la République, les personnes mentionnées dans l’affaire sont susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires, selon les informations contenues dans le rapport.

Cette affaire, qui continue de faire grand bruit, souligne l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des fonds publics, ainsi que la nécessité pour les autorités compétentes d’agir en toute impartialité pour faire la lumière sur de telles allégations de corruption et de fraude.

Affaire de Trafic de Drogue à Thiès : Le Jugement Reporté au 27 Mai

La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a mis en délibéré l’affaire du jeune berger de 30 ans, Aliou Sow, poursuivi pour association de malfaiteurs et trafic intérieur de chanvre indien, pour être vidée le 27 mai 2024.

Les faits remontent au 23 juin 2020, lorsque les éléments du commissariat de premier Arrondissement de Thiès ont interpellé Aliou Sow à bord de sa moto Jakarta, en possession de 10 kilogrammes de chanvre indien. Interrogé sur l’origine de la drogue, il a déclaré l’avoir acquise auprès d’un fournisseur basé à Ziguinchor, destinée à la vente.

Cependant, lors de sa comparution devant la chambre criminelle, Aliou Sow a nié les faits, affirmant avoir trouvé seulement 4 kilogrammes de drogue cachés sous un baobab et avoir prévu de les vendre pour s’en débarrasser. Il a soutenu avoir été suivi et arrêté par des inconnus lorsqu’il se rendait au lieu du rendez-vous pour vendre la drogue.

Le procureur de la République a rappelé les déclarations antérieures d’Aliou Sow reconnaissant l’acquisition de la drogue à Ziguinchor. Il a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle, considérant la culpabilité du prévenu.

L’affaire a été mise en délibéré pour le 27 mai 2024, laissant la chambre criminelle le temps d’examiner tous les éléments de l’affaire avant de rendre son jugement.

Affaire de diffamation : Le verdict attendu le 8 mai

Le procès en diffamation opposant Cheikh Yérim Seck à l’ex-capitaine Seydina Oumar Touré a été évoqué ce mercredi au Tribunal de grande instance de Dakar, et le jugement a été reporté au 8 mai prochain.

Dans cette affaire, la partie civile poursuit Cheikh Yérim Seck et les éditions Harmattan pour des accusations de diffamation. Le différend découle des allégations formulées par le journaliste dans un livre concernant l’ex-capitaine Seydina Oumar Touré, notamment dans l’affaire Sweet Beauty.

Sur les réseaux sociaux, le plaignant a partagé une réaction suite à l’audience du jour : « L’affaire du procès en diffamation m’opposant à monsieur Cheikh Yerim Seck devant le Tribunal de grande instance (TGI) hors classe de Dakar a été finalement évoquée ce matin. La décision du Tribunal sera connue en principe le 8 mai 2024. Merci. »

Cette audience marque une étape importante dans cette affaire qui a suscité l’attention de l’opinion publique sénégalaise. Les parties concernées attendent avec impatience le verdict qui sera rendu début mai.

Affaire de Décès lors d’une Perquisition : Nouveaux Développements

L’affaire connaît un rebondissement majeur avec le décès du suspect après une perquisition menée par des éléments du commissariat des Parcelles Assainies. Selon les informations des Échos, trois agents de terrain de ce commissariat, soupçonnés de bavure policière, ont été auditionnés. De plus, leur informateur a été arrêté et déféré pour dénonciation calomnieuse et complicité d’homicide involontaire, rapporte le quotidien.

Tout commence par une opération déclenchée suite à une dénonciation anonyme concernant un réseau de trafic de chanvre indien. Les agents de la Brigade de Recherches du commissariat des Parcelles Assainies interpellent alors un présumé dealer et le soumettent à une fouille corporelle. Ne trouvant rien de délictueux, ils relâchent immédiatement le suspect, comme le relate la source.

Cependant, le présumé trafiquant de drogue, A. Sidibé, âgé de 20 ans, décède trois jours plus tard. Il aurait fait une crise et aurait été conduit au district sanitaire Mame Dabakh Malick des Parcelles Assainies, où le personnel médical diagnostique un asthme avancé et lui prescrit une ordonnance. Malheureusement, le patient n’aurait pas acheté les médicaments prescrits et aurait continué à utiliser son inhalateur. Son corps est retrouvé sans vie dans sa chambre.

Informé de la situation, le père du défunt se rend aux Parcelles Assainies et engage des démarches judiciaires pour faire la lumière sur les circonstances du décès de son fils, malgré les résultats de l’autopsie indiquant un décès consécutif à une crise d’asthme, selon Les Échos.

La Division des Investigations Criminelles (DIC) a été chargée de mener l’enquête sur ce tragique événement, qui soulève des questions sur les pratiques policières et le respect des droits des suspects lors des opérations de maintien de l’ordre.

Affaire de Fraude Fiscale et Détournement de Fonds : Nouveaux Développements Révélés

La saga entourant la plainte pour fraude fiscale et détournement de fonds publics déposée par le Directeur Général des Impôts et Domaines connaît un nouvel épisode avec l’appréhension des principaux protagonistes de l’affaire.

Daouda Gaye, ancien directeur général de la société Fs Oil, et Mamadou Bâ, son gestionnaire, ont été arrêtés et présentés au procureur de la République. Pendant ce temps, Sekou Fofana, successeur à la tête de DG-OIL, est en cavale en Guinée. Les autorités s’apprêtent à lancer un mandat d’arrêt international à son encontre pour le rapatrier au Sénégal, rapporte Le Témoin.

L’affaire concerne une dette d’environ un milliard de FCFA que la société Fs Oil doit au Trésor public. Sous les directions successives de Daouda Gaye et de Sékou Fofana, la société n’a pas payé une somme de 412 264 516 FCFA en impôts, droits et taxes devant être reversés au Trésor public. Les deux hommes sont accusés d’avoir vidé les comptes de l’entreprise.

Plus inquiétant encore, il a été révélé qu’ils avaient l’habitude de délivrer des chèques sans provision à l’attention de la DGID. Daouda Gaye affirme avoir laissé une dette fiscale de 51 millions FCFA à son départ en 2020, mais sous le mandat de Sékou Fofana, les arriérés fiscaux ont explosé pour atteindre la somme de 412 264 516 FCFA.

Quant à Mamadou Bâ, il avait un délai de 10 jours pour payer une dette fiscale de 513 427 617 FCFA, mais n’a pas respecté ses engagements. Il est également accusé d’avoir vidé les comptes de l’entreprise et émis des chèques sans provision, suivant ainsi les pratiques de ses prédécesseurs.

Cette affaire révèle l’ampleur des pratiques frauduleuses au sein de la société Fs Oil et soulève des préoccupations quant à la gestion des finances publiques et à la responsabilité des dirigeants d’entreprise. Les autorités sénégalaises sont déterminées à poursuivre les responsables et à recouvrer les fonds détournés pour garantir l’intégrité du système fiscal et la protection des intérêts publics.

Affaire Ramata Diol : un crime odieux et des questions sans réponse

Dans la petite ville de Pété, un drame effroyable a secoué la communauté en octobre 2022, lorsque le corps sans vie d’un enfant de 3 ans a été découvert au fond d’un puits. Mais ce qui a rendu cet événement encore plus déchirant, ce sont les circonstances choquantes qui ont entouré ce crime, impliquant une jeune femme de 22 ans, Ramata Diol.

L’affaire a débuté lorsque les autorités locales ont reçu un appel signalant la tragédie. Rapidement, les enquêteurs ont identifié Ramata Diol, la tante de la victime, comme étant la principale suspecte. Les premiers aveux de Ramata ont été troublants : elle a admis avoir jeté son neveu dans le puits, invoquant des motifs de vengeance envers sa tante.

Cependant, au cours du procès qui a suivi, Ramata a complètement changé sa version des événements. Elle a nié toute implication dans la mort de l’enfant, affirmant qu’elle était absente de la maison au moment du crime. Des témoins, y compris son père et le père de l’enfant, ont également tenté de la disculper, mais sans succès.

Le tribunal a finalement rendu son verdict : Ramata Diol a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle. Cependant, malgré cette décision, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Les motivations réelles derrière cet acte cruel restent floues, et des doutes persistent quant à la santé mentale de Ramata et à la nature de ses relations familiales.

Cette affaire a profondément choqué la communauté de Pété et a mis en lumière l’importance de la justice et de la compréhension des troubles mentaux. Alors que la vie de l’enfant a été tragiquement perdue, cette affaire souligne également l’importance de mieux comprendre et de répondre aux besoins des individus souffrant de problèmes de santé mentale, afin de prévenir de tels événements à l’avenir.

Affaire de détournement de fonds à Dakar : Un vendeur de café Touba condamné

Une affaire insolite a été jugée au Tribunal des flagrants délits de Dakar, mettant en opposition un vendeur de café Touba et deux mendiantes guinéennes. Le prévenu, nommé I. Diallo, a été placé sous mandat de dépôt le 15 avril dernier et jugé vendredi dernier. Les plaignantes, Mariama et Maïmouna Ba, l’accusent d’avoir détourné des fonds provenant de tontines, pour un préjudice total estimé à 2 millions et 120 000 F CFA, respectivement.

Selon les déclarations des plaignantes relayées par L’Observateur, le prévenu aurait proposé à Mariama de participer à une tontine quotidienne de 10 000 F CFA, en tant que gérant. De son côté, Maïmouna aurait été membre d’une tontine parallèle, cotisant chaque jour 2000 F CFA. Cependant, les plaignantes affirment avoir rencontré des difficultés à récupérer leurs gains, malgré leurs multiples réclamations.

I. Diallo aurait varié dans ses explications lors de son interrogatoire, affirmant avoir restitué les fonds alors qu’il aurait avoué lors de l’enquête les avoir remis à un boutiquier. Face à ces éléments, le Procureur a requis l’application de la loi.

Finalement, le tribunal a condamné I. Diallo à 6 mois de prison avec sursis. De plus, il devra verser 2 millions à Mariama et 78 000 F CFA à Maïmouna à titre de réparation du préjudice subi.

Cette affaire met en lumière les risques associés aux tontines informelles et souligne l’importance d’une gestion transparente et responsable des fonds collectés, afin d’éviter les litiges et les malversations.

Une affaire de violence conjugale secoue le tribunal de Thiès : une femme condamnée pour avoir versé du thé chaud sur son époux

Un cas de violence conjugale a ébranlé le tribunal de grande instance de Thiès, mettant en lumière les conséquences tragiques de la jalousie et de la colère non maîtrisée au sein des foyers. B. Ba, mère de quatre enfants, a été jugée pour avoir agressé son époux, L. Badji, lors d’une dispute houleuse motivée par de simples soupçons d’infidélité.

Les faits remontent au jour où B. Ba a surpris son mari en pleine conversation téléphonique sur la terrasse de leur domicile. Prise d’une crise de jalousie, elle l’accuse immédiatement d’infidélité, déclenchant ainsi une dispute violente. Dans un accès de rage, elle verse du thé chaud sur le visage de son époux avant de lui asséner des gifles et des coups de poing.

La situation a rapidement dégénéré, forçant L. Badji à se défendre pour échapper à l’attaque de sa femme en furie. Grièvement blessé, il a dû être hospitalisé pour recevoir des soins.

Suite à cette agression, L. Badji a porté plainte contre son épouse pour coups et blessures volontaires. Devant la barre du tribunal départemental de Thiès, B. Ba a reconnu les faits, affirmant qu’elle ne pouvait tolérer le comportement de son mari dans leur propre maison.

De son côté, L. Badji a témoigné des accusations d’infidélité portées à son encontre par sa femme, ainsi que de l’agression dont il a été victime.

Après examen des témoignages et des preuves présentées, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le juge a déclaré B. Ba coupable et l’a condamnée à verser la somme de 300 000 F CFA à L. Badji en guise de dommages et intérêts.

Cette affaire tragique souligne l’importance cruciale de lutter contre la violence domestique et de promouvoir des relations saines et respectueuses au sein des couples.

Découverte de 70 kg de cannabis chez la maire d’Avallon : Une affaire secoue la commune

La commune d’Avallon, située dans le centre-est de la France, est secouée par une affaire troublante après la découverte d’au moins 70 kg de résine de cannabis au domicile de sa maire, Jamilah Habsaoui. Cette saisie importante a eu lieu dans le cadre d’une opération menée par la gendarmerie locale, qui enquêtait depuis plusieurs semaines sur un trafic de stupéfiants.

Lors des perquisitions, les autorités ont également mis la main sur 983 grammes de cocaïne, 7.000 euros en espèces et une vingtaine de lingots d’or. En plus de la maire, sept personnes, dont deux de ses frères, ont été placées en garde à vue, faisant éclater au grand jour une affaire qui suscite l’émoi au sein de la communauté locale.

Jamilah Habsaoui, âgée de 46 ans, a été élue maire d’Avallon en mars 2021, après avoir occupé plusieurs postes politiques locaux depuis 2014. Elle a également été conseillère régionale déléguée en charge de la ruralité pour la région Bourgogne-Franche-Comté. Son implication présumée dans un trafic de drogue constitue un choc pour les habitants de la commune, qui ne s’attendaient pas à un tel scandale.

Cette affaire intervient dans le contexte d’une campagne nationale antidrogue baptisée « Place nette XXL », lancée par le président Emmanuel Macron en mars dernier. Cette opération vise à combattre le trafic de drogue à grande échelle à travers le pays. Les récentes arrestations à Avallon font partie des milliers d’interpellations effectuées dans le cadre de cette campagne, bien que le ministère de la Justice n’ait pas encore fourni de détails sur les suites judiciaires de ces affaires.

Malgré ces efforts pour lutter contre le trafic de drogue, certaines voix s’élèvent pour souligner que des opérations ponctuelles ne suffisent pas à endiguer ce fléau. L’Association française des magistrats instructeurs, par exemple, estime que des mesures plus efficaces et durables sont nécessaires pour lutter contre le trafic de drogue et ses conséquences sur les communautés locales.

Dans l’attente des développements judiciaires de cette affaire, la commune d’Avallon reste sous le choc de cette découverte qui remet en question la moralité et l’intégrité de ses dirigeants locaux.

Affaire de vol de poisson : Condamnation à deux ans de prison

El Hadj Moth Sadji a été jugé pour un audacieux vol de poisson à Mbour. Le tribunal de grande instance a rendu son verdict, condamnant le prévenu à deux ans de prison, dont un mois ferme.

L’affaire a été révélée lorsque la vendeuse de poisson, Maguette Fall, a découvert des caissons de poissons et d’autres fruits de mer manquants après la fermeture de son étal. Soupçonnant un vol, elle a rapidement alerté les autorités.

L’enquête a révélé qu’El Hadj Moth Sadji avait orchestré le vol avec l’aide d’un charretier. Ce dernier, prenant conscience de la gravité des actes, a finalement révélé le plan aux autorités après avoir été confronté aux multiples plaintes de la poissonnière concernant les vols récurrents.

Lors de son procès, El Hadj Moth Sadji a tenté de se défendre en prétendant avoir acheté les produits chez un certain Mbossé Fall. Cependant, il n’a pas été en mesure de fournir de coordonnées pour contacter cette personne, ce qui a mis en doute la véracité de ses dires.

Le procureur a souligné le manque de preuves concernant l’existence de Mbossé Fall, remettant en question la crédibilité des affirmations du prévenu. Malgré ses dénégations, El Hadj Moth Sadji a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison, dont un mois ferme.

Cette condamnation envoie un message fort aux auteurs de vol, soulignant la sévérité de la loi envers ceux qui cherchent à enfreindre les règles et à porter préjudice à autrui.

Premier League : Tenu en échec par West Ham, Tottenham de Pape Matar Sarr fait la mauvaise affaire

Très tôt devant au score grâce à Brennan Johnson, Tottenham n’a pas réussi à tenir son avantage jusqu’au bout mardi soir, concédant un nul contre West Ham qui l’empêche de remonter à la quatrième place de Premier League (1-1).

Avec un Pape Matar Sarr qui a démarré sur le banc des remplaçants avant d’entrer en jeu pour les 20 dernières minutes, Tottenham a fait une mauvaise opération mardi en étant tenue en échec sur la pelouse de West Ham (1-1). Face à un adversaire qui sortait d’une défaite renversante contre Newcastle, les Spurs ont manqué l’occasion de réintégrer le top 4.

Les hommes d’Ange Postecoglou avait pourtant très bien engagé cette rencontre. Brennan Johnson a ouvert le score dès la 5e minute de jeu. Toutefois, le défenseur français Kurt Zouma a répondu avec sa tête pour égaliser à la 19e minute. Cinquième au classement, Tottenham est à deux unités de la quatrième place occupée par Aston Villa, avec une journée en retard.

wiwsport

Affaire « Force spéciale » : Pape Mamadou Seck et les siens libérés

Tout est bien qui finit bien pour les membres de la « Force spéciale ». Pape Mamadou Seck et ses camarades ont tous été libérés, à la suite de la loi d’amnistie, déclare Me Moussa Sarr à Seneweb. « Le juge a déjà sorti son ordonnance. Toutes les personnes arrêtées dans cette affaire sont mises en liberté provisoire d’office, à la suite de la loi d’amnistie », précise leur avocat.
Pour rappel, dix membres de la présumée « Force spéciale » ont été placés sous mandat de dépôt au mois de juin 2022 par le juge d’instruction du deuxième cabinet, Mamadou Seck.
Pape Mamadou Seck et ses amis étaient poursuivis pour complot contre l’autorité de l’Etat, acte de nature à occasionner des troubles politiques graves, association de malfaiteurs en vue d’organiser des bandes en leur fournissant des armes, munitions dans le but de s’attaquer à la force publique, détention et transport de produits et substances incendiaires en vue de compromettre la sécurité publique et détention illégale d’armes à feu.

Affaire de Viol à Ndoffane : Mouhamed Sow Risque 10 Ans de Prison

L’affaire de Mouhamed Sow, un éleveur de la région de Ndoffane, a secoué la communauté locale et suscité un débat sur la sécurité des femmes dans les zones rurales. Accusé de viol et de menaces de mort à l’encontre de Seynabou Diop, une femme enceinte mariée, Sow risque une peine de 10 ans de prison. Le récit de cet incident révèle les réalités troublantes auxquelles les femmes peuvent être confrontées et souligne l’importance de la justice dans de tels cas.

Les événements ont eu lieu le 9 août 2020, lorsque Seynabou Diop aurait été attirée chez Mouhamed Sow sous prétexte de goûter son repas afin de vérifier sa teneur en sel. Une fois à l’intérieur, l’accusé aurait brandi un couteau, forçant la victime à des actes intimes contre sa volonté, malgré ses cris de détresse. L’incident a été interrompu par un appel téléphonique, permettant à Seynabou Diop de s’échapper et de signaler l’agression à une voisine.

L’agression présumée a provoqué l’indignation parmi les habitants du village, certains organisant même une expédition punitive contre Mouhamed Sow. Cependant, la situation a été apaisée grâce à l’intervention de villageois opposés à la violence. Sow a été remis aux autorités, où des preuves, y compris un couteau et des vêtements tachés, ont été retrouvées chez lui.

Lors de son procès, Mouhamed Sow a nié les accusations portées contre lui, affirmant avoir simplement réclamé le remboursement d’un prêt auprès de la plaignante. Cependant, le procureur a requis une peine de 10 ans de prison, soulignant la gravité des accusations et l’importance de protéger les droits des femmes.

L’affaire de Mouhamed Sow met en lumière les défis persistants auxquels les femmes sont confrontées en matière de sécurité et de justice, en particulier dans les zones rurales. Quel que soit le verdict rendu, cette affaire souligne l’importance de prendre au sérieux les allégations de violence sexuelle et de garantir que les victimes reçoivent le soutien et la protection dont elles ont besoin.

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