Crise universitaire : Alioune Tine appelle à un dialogue inclusif pour éviter l’impasse

La crise qui secoue les universités sénégalaises continue d’alimenter les débats publics. Pour Alioune Tine, président d’AFRICAJOM Center, les tensions actuelles dépassent largement la seule question des bourses ou des grèves estudiantines. Elles traduisent, selon lui, des limites structurelles profondes du système d’enseignement supérieur sénégalais, confronté à des mutations économiques, sociales et technologiques majeures.

Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, l’acteur de la société civile a livré un diagnostic sans complaisance. À ses yeux, le modèle académique classique, fondé essentiellement sur la présence physique en salle de classe, est aujourd’hui à bout de souffle. Il estime impératif d’engager une transformation profonde du système universitaire, intégrant pleinement le numérique, l’intelligence artificielle et les technologies cognitives. « Ce n’est plus un choix, c’est une nécessité pour la survie de l’enseignement supérieur », a-t-il averti, soulignant que le monde avance à un rythme que les universités sénégalaises ne peuvent plus ignorer.

Alioune Tine a, dans ce sens, salué l’arrivée de Starlink au Sénégal et ce qu’il qualifie d’amorce d’un « new deal technologique ». Toutefois, il a mis en garde contre une transformation superficielle. Pour réussir cette mutation, l’État doit, selon lui, s’appuyer sur les compétences de la diaspora sénégalaise, notamment celles spécialisées dans les technologies avancées, afin de bâtir un enseignement supérieur adapté aux exigences du XXIᵉ siècle.

Sur la question sensible des bourses et des conditions de vie estudiantines, Alioune Tine a replacé le débat dans un contexte plus large. Il a pointé un environnement macroéconomique marqué par un endettement élevé et des politiques d’austérité qui affectent en priorité les couches les plus vulnérables de la population. Pour lui, la situation dans les campus est le reflet direct de la santé économique du pays. « Quand il y a un problème d’alimentation à l’université, cela signifie aussi que la société a faim », a-t-il déclaré, établissant un lien clair entre les difficultés des étudiants et les tensions sociales nationales.

Face à cette situation, le président d’AFRICAJOM Center estime que la réponse de l’État ne peut être ni purement administrative ni imposée de manière unilatérale. Il a plaidé avec insistance pour un dialogue inclusif et apaisé entre les autorités et le mouvement estudiantin, condition indispensable, selon lui, pour sortir durablement de la crise.

Alioune Tine appelle ainsi les pouvoirs publics à faire preuve de pédagogie, de transparence et de responsabilité. Pour l’acteur de la société civile, expliquer clairement la réalité de la crise économique, reconnaître les contraintes budgétaires et engager des discussions franches sur les sacrifices à consentir est la seule voie capable de restaurer la confiance et d’assurer une stabilité durable dans l’espace universitaire.

Alioune Tine dénonce le retour en prison de Badara Gadiaga : « Une décision absurde et injuste »

Le militant des droits humains et fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, a vivement réagi à la décision judiciaire qui a conduit au retour en prison de l’activiste Badara Gadiaga. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le défenseur des droits de l’homme a dénoncé ce qu’il qualifie d’« absurdité judiciaire » et d’« injustice manifeste ». Il exige la libération immédiate et sans condition de Gadiaga, estimant que le dossier est « vide » et ne repose sur aucun fondement juridique solide.

Selon Tine, cette décision témoigne d’un recul inquiétant en matière de libertés publiques au Sénégal. « Absurde et injuste cette décision qui remet Badara Gadiaga en prison. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition. Son dossier est vide », a-t-il écrit, exprimant son indignation face à ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Badara Gadiaga, figure connue du mouvement citoyen et membre actif de plusieurs plateformes de la société civile, avait déjà été interpellé à plusieurs reprises ces dernières années pour ses prises de position critiques envers les autorités. Son dernier placement en détention, perçu par ses soutiens comme une mesure d’intimidation, a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression.

Pour Alioune Tine, cette situation illustre la persistance d’un climat répressif malgré les promesses de renouveau démocratique. Il appelle le gouvernement à « respecter les droits fondamentaux des citoyens » et à cesser « l’usage abusif de la détention préventive contre les activistes ».

Déguerpissements à Dakar : Alioune Tine dénonce un « échec de la décentralisation » et appelle à un changement de capitale

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Intérieur, Me Bamba Cissé a multiplié les opérations de déguerpissement dans la région de Dakar. Ces interventions, menées à Soumbédioune, Colobane, Guédiawaye et récemment autour du pont de Keur Massar, visent à libérer les voies publiques et les espaces marchands des occupations anarchiques qui perturbent la circulation et l’ordre urbain.

Si ces actions trouvent un écho favorable auprès d’une partie de la population, elles suscitent également des critiques. Parmi les voix discordantes figure celle d’Alioune Tine. Le fondateur du think tank Afrikajom Center a réagi via la plateforme X (anciennement Twitter) pour dénoncer ce qu’il considère comme une mauvaise réponse à un problème structurel.

« Déguerpir n’est pas une solution », a-t-il martelé. Selon lui, la situation actuelle illustre avant tout l’échec de la politique de décentralisation au Sénégal. « Il faut circuler dans Dakar pour voir que la politique de décentralisation est un échec total. Il faut changer de capitale, faire de chaque capitale régionale des espaces de développement économique et social durable, des espaces de bien-être pour les habitants. Et faire de la planification urbaine », a-t-il écrit.

Pour Alioune Tine, la gestion des occupations irrégulières ne saurait être uniquement l’affaire du ministère de l’Intérieur. Elle relève aussi, insiste-t-il, de la responsabilité des collectivités locales, du ministère de l’Urbanisme et de celui du Travail. « Il est temps de véritablement décentraliser le pouvoir et les ressources financières, humaines et matérielles », a-t-il plaidé, estimant que seule une décentralisation effective pourrait permettre de résorber durablement le problème d’occupation anarchique des espaces publics.

Pendant ce temps, l’action gouvernementale se poursuit. Ce dimanche 28 septembre 2025, Me Bamba Cissé a lui-même supervisé une nouvelle opération de déguerpissement à Keur Massar, accompagné du maire de Keur Massar Nord, Adama Sarr. Cette démarche témoigne de la détermination de l’État à faire respecter l’ordre public et à fluidifier la mobilité urbaine, malgré les réserves exprimées par certains acteurs de la société civile.

Le débat reste donc ouvert entre, d’un côté, la fermeté affichée par le gouvernement dans la gestion de l’espace urbain et, de l’autre, les critiques qui appellent à une approche plus structurelle fondée sur la décentralisation, la planification urbaine et un rééquilibrage du développement territorial.

Justice paralysée au Sénégal : Alioune Tine exhorte Ousmane Sonko à intervenir pour un dialogue avec les grévistes

Le Sénégal traverse une grave crise dans le secteur de la justice, provoquée par une grève qui dure depuis plusieurs semaines. Face à l’enlisement du conflit, le défenseur des droits humains Alioune Tine appelle le Premier ministre Ousmane Sonko à engager un dialogue direct avec les travailleurs en grève pour trouver une solution juste et durable.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Alioune Tine, fondateur de l’Africa Jom Center, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette paralysie de la justice pour les citoyens. Il insiste sur la nécessité d’éviter une aggravation de la situation, en plaidant pour une approche fondée sur l’écoute et la concertation. Il souligne que seul un dialogue franc entre le gouvernement et les grévistes permettra de sortir de l’impasse. Pour lui, Ousmane Sonko, en tant que chef du gouvernement, est en mesure de conduire personnellement cette médiation. Il estime que son implication directe peut ramener le calme et rétablir le fonctionnement normal des juridictions.

La grève a été déclenchée en juin 2025 par les travailleurs de la justice regroupés au sein de l’entente SYTJUST–UNTJ. Elle est motivée principalement par des revendications liées à l’alignement des greffiers à la hiérarchie A2, un point de blocage que les syndicats jugent non négociable. Depuis le début du mouvement, les audiences sont fortement perturbées, les dossiers bloqués et de nombreux justiciables, notamment les détenus en attente de jugement, se retrouvent dans une situation d’incertitude prolongée.

Face à cette crise persistante, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a tenté d’imposer un retour partiel à la normale en adressant une lettre circulaire aux chefs de juridiction et de parquet. Il leur demande de procéder à des réquisitions afin d’assurer la continuité du service public de la justice. Cette initiative a cependant été très mal accueillie par les syndicats. Dans une déclaration commune, ces derniers dénoncent une atteinte grave au droit de grève, pourtant garanti par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Ils estiment que la circulaire constitue une entrave illégale et inacceptable à l’exercice d’un droit fondamental et préviennent que le mouvement ne faiblira pas sans une réponse satisfaisante du gouvernement.

La situation reste tendue, et la colère monte dans les milieux judiciaires, mais aussi parmi les usagers de la justice qui subissent directement les effets de cette paralysie. C’est dans ce contexte qu’intervient l’appel d’Alioune Tine, qui cherche à éviter une dégradation plus profonde du climat social et institutionnel. Son intervention vise à sensibiliser les autorités sur l’urgence d’un retour au dialogue afin de préserver les fondements mêmes de l’État de droit.

Alors que les regards se tournent vers le Premier ministre, la balle est désormais dans le camp du gouvernement. L’issue de cette crise dépendra de sa capacité à écouter les revendications légitimes, à faire preuve de flexibilité et à privilégier la concertation sur l’autoritarisme. Le temps presse, car chaque jour de paralysie fragilise davantage l’appareil judiciaire et les droits des citoyens.

Affaire Badara Gadiaga : Pape Djibril Fall rend visite à Alioune Tine et dénonce les atteintes aux libertés publiques

Le député et leader politique Pape Djibril Fall a été reçu ce mardi 15 juillet 2025 par Alioune Tine, président fondateur d’Africajom Center, figure respectée de la société civile sénégalaise. Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte national marqué par des tensions politiques croissantes et une multiplication des arrestations d’acteurs médiatiques et d’opinion.

À l’issue de l’audience, Pape Djibril Fall a tenu à partager les grandes lignes des échanges. Il a notamment évoqué la situation générale du pays, qu’il qualifie de préoccupante, en raison de ce qu’il considère comme des atteintes graves aux libertés publiques. Selon lui, la répression vise en priorité les journalistes, les chroniqueurs et les leaders d’opinion qui expriment des positions critiques à l’égard du pouvoir exécutif.

Parmi les cas les plus emblématiques figure celui de Badara Gadiaga, chroniqueur actuellement incarcéré. Pour Pape Djibril Fall, l’arrestation de ce dernier illustre « la volonté manifeste du régime Sonko-Diomaye de faire taire toutes les voix discordantes ». Il estime que Badara Gadiaga est devenu un véritable otage politique, détenu pour ses opinions et non pour des actes répréhensibles.

La rencontre a également été l’occasion de réaffirmer le respect et la considération dus à Alioune Tine, dont l’engagement en faveur des droits humains et de la démocratie au Sénégal est unanimement salué. Pape Djibril Fall a formulé à son endroit des vœux de paix et de prospérité, tout en appelant les autorités à un retour au dialogue et à l’apaisement.

En conclusion, le député a lancé un appel solennel à la libération immédiate des personnes qu’il qualifie d’otages politiques, au premier rang desquelles Badara Gadiaga. Il estime qu’aucune démocratie ne peut prospérer dans un climat d’intimidation et de privation des libertés fondamentales.

Alioune Tine répond à Ousmane Sonko : « Une société civile libre ne fait pas allégeance au pouvoir »

Dans un contexte politique de plus en plus tendu entre le pouvoir et certaines voix indépendantes, le fondateur de Africa Jom Center, Alioune Tine, a réagi vigoureusement aux récentes critiques émises par le président du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko. Lors d’une sortie médiatique, ce dernier s’en est pris à la société civile et à d’autres acteurs qu’il accuse d’adopter des postures critiques envers le régime.

Invité sur Radio Sénégal, Alioune Tine n’a pas mâché ses mots. Pour lui, les attaques contre la société civile traduisent une dérive inquiétante vers un modèle de Parti-État incompatible avec les principes démocratiques. « Cette perspective de Parti État ne colle pas avec la présence d’une société civile libre, qui reste une sentinelle face à un pouvoir », a-t-il martelé.

Le défenseur des droits humains a tenu à rappeler que la société civile, par essence, n’est pas un appareil d’adhésion ni d’opposition systématique, mais un levier d’équilibre démocratique. « La société civile n’a ni vocation de faire acte d’allégeance ni de soutien à un quelconque pouvoir. Elle a un rôle d’alerte et de veille devant toute injustice ou manque de transparence dans la gestion de l’État », a-t-il souligné.

Revenant sur l’histoire récente du Sénégal, Alioune Tine a insisté sur l’importance de la société civile dans les grandes transformations politiques du pays. Il a notamment évoqué son rôle décisif dans la 3e alternance démocratique qui a conduit à l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Un engagement qu’il compare à celui mené en 2011-2012 contre la tentative de modification constitutionnelle, avec le slogan resté célèbre : « Touche pas à ma Constitution ! »

Quant à la question sensible du financement de la société civile, soulevée par Sonko lors de sa dernière déclaration, Alioune Tine n’a pas esquivé. Tout en réaffirmant sa position de longue date, il plaide pour une autonomie financière des acteurs civiques : « Que les Africains financent eux-mêmes leur société civile mais en les soutenant dans la perspective d’indépendance pour mener convenablement leur mission. » Et de conclure, non sans insister : « Quand on prône la souveraineté, il faut alors financer sa société civile. »

Alioune Tine alerte : « Interdire les financements extérieurs, c’est vouloir museler les voix indépendantes »

Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center et figure emblématique de la société civile sénégalaise, est monté au créneau ce dimanche 13 juillet 2025 pour dénoncer la volonté exprimée par le Premier ministre Ousmane Sonko d’interdire les financements extérieurs destinés aux organisations de la société civile. Une déclaration faite lors de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, qui a immédiatement suscité de vives réactions.

Prenant la parole, Alioune Tine n’a pas mâché ses mots. « Je ne suis pas d’accord avec l’interdiction des financements extérieurs. Mais s’ils veulent le faire, qu’ils le fassent. Mon engagement n’est pas motivé par l’argent », a-t-il affirmé avec fermeté. Pour lui, cette mesure s’inscrit dans une logique inquiétante de contrôle excessif, symptomatique d’une confusion dangereuse entre parti politique et appareil d’État.

Selon le fondateur d’Afrikajom, l’interdiction des financements extérieurs révèle une volonté de bâillonner les voix critiques et indépendantes. « Le Premier ministre est dans une logique de parti-État. Il ne peut pas admettre une société civile qui ne marche pas avec lui. Or, une société civile digne de ce nom ne doit faire allégeance à aucun pouvoir. Elle doit alerter lorsque les choses ne vont pas », a-t-il martelé.

Revenant sur son propre parcours, M. Tine a rappelé le rôle crucial que des organisations comme la RADDHO — qu’il a dirigée pendant de nombreuses années — ont joué dans les moments décisifs de l’histoire politique du Sénégal. Il a notamment évoqué l’engagement de la société civile dans la création du Mouvement du 23 juin (M23), qui s’était opposé aux tentatives de modification constitutionnelle sous Abdoulaye Wade.

Pour Alioune Tine, le débat autour du financement ne devrait pas occulter la responsabilité des États africains. « Si l’on prône la souveraineté, il faut financer la société civile. Mais tout en respectant son indépendance », a-t-il soutenu. Il a d’ailleurs rappelé qu’en 2004, c’est bien l’État du Sénégal qui avait appuyé la demande de la RADDHO pour obtenir le statut d’observateur aux Nations unies.

Soucieux de déconstruire certaines idées reçues, le fondateur d’Afrikajom a tenu à élargir la définition de la société civile. « Elle ne se résume pas à quelques figures médiatiques. Dans les coins les plus reculés du pays, il y a des personnes qui, sans moyens, travaillent pour améliorer la vie des populations. Elles défendent les droits humains, soutiennent les femmes, accompagnent les enfants handicapés ou encore les communautés rurales dans leur accès à l’eau et à l’éducation », a-t-il rappelé.

Alioune Tine tourne en dérision les attaques de Sonko et relance le débat sur le financement de la société civile

Dans une ambiance politique de plus en plus tendue, la société civile sénégalaise n’échappe pas aux critiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko, connu pour ses prises de position tranchées, a récemment qualifié certains membres de la société civile de “fumiers”, suscitant une vague d’indignation. Parmi les voix qui se sont élevées pour répondre, celle d’Alioune Tine, figure respectée du militantisme des droits humains, se distingue par son ton à la fois ironique et ferme.

Interrogé par L’Observateur, le fondateur du think tank Afrika Jom Center a choisi de répliquer avec humour : « C’est trop grave. Je ne souhaite pas répondre à ses attaques en tant que doyen des fumiers (rires). » Une manière subtile de désamorcer la charge verbale tout en soulignant l’absurdité de l’insulte.

Mais au-delà de la plaisanterie, Alioune Tine n’élude pas le fond du débat. Il appelle le Premier ministre à donner suite à son intention de faire voter une loi interdisant les financements étrangers pour les organisations de la société civile. « Ce serait une bonne chose », estime-t-il, tout en balayant les soupçons d’instrumentalisation par des bailleurs internationaux : « Il pense que c’est l’argent qui nous intéresse, mais il se trompe encore. »

L’ancien président de la Raddho revendique l’indépendance financière de son organisation. « À Afrika Jom Center, on a fonctionné trois ans sans financement, sans sous. Ce n’est pas l’argent qui nous fait exister. Avec ce qu’on gagne dans la consultance, on fonctionne mieux et on est plus efficace. » Une déclaration qui se veut preuve de résilience et de crédibilité dans un contexte où les ONG sont souvent accusées de rouler pour des intérêts extérieurs.

Ce nouvel épisode dans les relations déjà tendues entre le pouvoir et la société civile souligne l’importance d’un dialogue respectueux dans un État démocratique. Si la critique est légitime, elle ne saurait justifier les attaques ad hominem, encore moins les tentatives de discrédit systématique. Alioune Tine, fidèle à son style, oppose à la nervosité politique une posture à la fois apaisée et déterminée — celle d’un militant qui, après des décennies de combat, sait que la dignité vaut bien plus que la polémique.

Alioune Tine appelle à la rupture : « Continuer le Gatsa-Gatsa, c’est refuser de sortir d’un monde de cauchemar »

Le climat politique sénégalais continue d’alimenter polémiques et tensions. Au cœur des débats, le défenseur des droits humains Alioune Tine a réagi aux critiques du journaliste Serigne Saliou Gueye, directeur de publication du quotidien Yor Yor, qui lui reproche de demander la libération du chroniqueur Badara Gadiaga, incarcéré pour des propos jugés « contraires aux bonnes mœurs » à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko.

Lors d’une émission, Serigne Saliou Gueye s’est étonné de la position d’Alioune Tine, rappelant que ce dernier avait écrit sur Facebook : « J’ai bloqué tout ce qui m’insultait ». « Celui qui peut bloquer pour des insultes est capable d’envoyer des gens en prison », a-t-il lancé.

Alioune Tine n’a pas tardé à répondre sur Twitter, rectifiant d’abord : « Ce n’est pas sur Facebook », avant de clarifier : « Je bloque les insulteurs, je ne les mets pas en prison, je n’en ai pas le pouvoir. Nous avons toujours prôné le respect mutuel entre adversaires politiques ».

Le militant des droits humains s’est ensuite inquiété de l’état actuel de la vie politique nationale. « Aujourd’hui, c’est le règne de la radicalisation, de l’affrontement politique, de la logique ami/ennemi, des simplifications, des fake news et des théories complotistes. Personne n’y gagne », a-t-il déploré.

Réitérant son engagement en faveur de la liberté d’expression, il a réaffirmé sa demande de libération de Badara Gadiaga et de « tous les détenus pour délit d’opinion ». Selon lui, l’apaisement et la réconciliation sont des priorités urgentes. « Les autorités doivent apaiser et réconcilier les Sénégalais. Dire que le pays va mal n’est pas un excès de langage », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine a critiqué la persistance des méthodes qu’il qualifie de dépassées, symbolisées par le « Gatsa Gatsa-Gatsa ». « Les solutions sont à portée de main : construire une nation unie, confiante et conquérante. Continuer le Gatsa Gatsa-Gatsa, c’est refuser de sortir d’un monde passé, un monde de cauchemar », a-t-il conclu.

Alioune Tine sur l’affaire Badara Gadiaga : « Ce n’est ni au procureur ni à la cybercriminalité de faire la police des idées »

Le fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, Alioune Tine, a réagi avec gravité à la polémique qui enfle autour de la convocation et de la possible arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il a mis en garde contre la tentation de la répression et rappelé que « ni la cybercriminalité, ni le procureur n’ont vocation à faire la police des idées dans une démocratie ».

Selon lui, le Sénégal, dont le modèle démocratique est cité en exemple sur le continent africain, ne doit pas céder à la dérive autoritaire. Il souligne que le pluralisme politique et la liberté d’expression impliquent nécessairement des confrontations verbales, parfois vives, qui relèvent du débat démocratique et non du champ judiciaire.

« Les partisans du Premier ministre Ousmane Sonko qui poussent le procureur à arrêter, détenir et emprisonner Badara Gadiaga et les chroniqueurs qui critiquent le régime ne lui rendent pas service », a averti Alioune Tine. « Ils ne rendent pas service au Sénégal dont le modèle démocratique suscite l’intérêt partout sur le continent et dans le monde. »

L’analyste rappelle que les « joutes verbales, les polémiques et les confrontations » sont consubstantielles à la vie démocratique et que c’est aux citoyens et aux téléspectateurs d’arbitrer ces débats, non à la justice pénale.

Il a pris l’exemple de l’émission « Jakaarlo », qualifiée de véritable arène politique, qui attire l’attention des Sénégalais comme un grand combat de lutte. « Quand on va dans une émission comme Jakaarlo, on sait à l’avance à quoi s’en tenir. Cela suscite autant d’intérêt que la confrontation entre Eumeu Sène et Balla Gaye, avec la même polarisation et presque la même attitude des supporters », a-t-il observé.

Alioune Tine met également en garde contre l’effet pervers de la criminalisation des opinions, qui contribue à transformer ceux qui en sont victimes en figures héroïques. « Envoyer Badara Gadiaga en prison, c’est le soumettre à une épreuve politique qualifiante qui va en faire un héros », estime-t-il. Il rappelle que c’est exactement ce mécanisme qui a renforcé la popularité d’Ousmane Sonko : « Sa résistance farouche à la liquidation politique a fait de lui le héros politique adulé par les jeunes. »

Plus largement, Alioune Tine a souligné la fragilité du contexte national et international, marqué par des « mutations civilisationnelles disruptives » qui rendent la société sénégalaise particulièrement vulnérable aux tensions.

Il appelle toutes les parties prenantes, responsables politiques et citoyens, à faire preuve de retenue et à calmer le jeu. « On doit mettre la balle à terre, éviter de mettre de l’huile sur le feu. Nous avons une démocratie polarisée et antagonique avec des adversaires qui se détestent », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine en appelle directement au Premier ministre Ousmane Sonko pour qu’il s’adresse à tous les Sénégalais et invite à la sérénité. « Il n’est pas le Premier ministre d’un seul parti, mais le Premier ministre de tous les citoyens sénégalais. À tous les citoyens sénégalais de le respecter, et de respecter l’institution qu’il incarne. »

Pour Alioune Tine, l’épreuve actuelle est l’occasion de choisir la voie de l’apaisement plutôt que celle de la répression. Car, rappelle-t-il, « quand ça chauffe et ça dérive, la solution ce n’est pas la prison, ce ne sont pas les intimidations, ce n’est pas la répression ».

Affaire Bachir Fofana : Alioune Tine appelle le président de l’Assemblée nationale à retirer sa plainte

Le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, est monté au créneau pour défendre la liberté de la presse, appelant le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à retirer sa plainte contre le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana, actuellement sous mandat de dépôt.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), Alioune Tine a tenu à faire appel à la responsabilité institutionnelle de l’homme politique :

« Président El Malick, on vous comprend très bien. Vous pouvez très bien prouver votre bonne foi, préserver votre honneur et la transparence dans la gestion de votre institution par une bonne communication. Ce que vous faites toujours très bien d’ailleurs. Évitez la prison à Bachir Fofana par simple intérêt pour la protection de la liberté de la presse, en tant que Président de la deuxième institution du pays. Retirez votre plainte, s’il vous plaît. Ci Njeek Rek ».

Le journaliste Bachir Fofana sera jugé mercredi prochain devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, en vertu de l’article 255 du Code pénal sénégalais. Selon les autorités, les propos tenus par Fofana seraient de nature à « ternir l’image de l’institution parlementaire ». Une plainte a été déposée par El Malick Ndiaye en personne, qui estime que les accusations relayées par le journaliste sont infondées et portent atteinte à l’honneur de l’Assemblée nationale.

Cette affaire a rapidement pris une tournure politique et médiatique, suscitant des réactions au sein de la société civile, des organisations de journalistes et d’acteurs engagés pour les libertés fondamentales. Pour beaucoup, l’incarcération de Bachir Fofana constitue une atteinte à la liberté d’expression, dans un contexte où les relations entre la presse et certaines institutions publiques sont particulièrement sensibles.

Le message d’Alioune Tine intervient comme un plaidoyer fort pour une désescalade, misant sur la voie du dialogue et de l’apaisement. En appelant au retrait de la plainte, l’ancien directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre invite à privilégier la communication publique et le droit de réponse face aux critiques, plutôt que la répression judiciaire.

Alioune Tine : « Un simple démenti suffisait » face aux déclarations de Bachir Fofana

Le fondateur d’AfricaJom Center dénonce une « judiciarisation inutile » du débat public dans un contexte de transition démocratique au Sénégal.

Alioune Tine, fondateur d’AfricaJom Center et figure emblématique de la société civile sénégalaise, est monté au créneau après la convocation du journaliste et chroniqueur Bachir Fofana par la Division spéciale de la cybersécurité. Le journaliste est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de ses déclarations concernant un supposé achat de véhicules par l’Assemblée nationale.

Pour Alioune Tine, cette réaction judiciaire est excessive et va à l’encontre de l’esprit de la nouvelle dynamique démocratique que connaît le Sénégal depuis l’alternance politique. « Dans le contexte de la transition politique sénégalaise actuelle, où l’on observe une dynamique démocratique nouvelle avec une opinion publique plus exigeante, il n’est pas souhaité de judiciariser le débat politique », a-t-il déclaré.

L’ancien directeur régional d’Amnesty International estime qu’un simple démenti, bien construit et transparent, aurait suffi à calmer les inquiétudes et à restaurer la confiance. « Le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye pourrait saisir ses conseillers en communication et ses conseillers juridiques pour faire un démenti, en donnant toutes les informations utiles susceptibles d’édifier l’opinion sur la transparence de sa gestion, et à la limite accompagnée d’une mise en garde ferme. Ça suffit largement », a-t-il souligné.

Alioune Tine appelle ainsi à privilégier la voie du dialogue et de la transparence dans la gestion des controverses publiques, plutôt que celle des poursuites judiciaires contre des journalistes. Il rappelle que la démocratie ne se consolide pas dans la répression, mais dans la capacité des institutions à faire face à la critique de manière responsable.

Plainte de El Malick Ndiaye contre le journaliste Bachir Fofana : Alioune Tine plaide pour le dialogue et la transparence

La récente plainte déposée par El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, contre le journaliste Bachir Fofana a suscité une vive réaction dans le paysage politique et médiatique national. L’affaire, qui repose sur des accusations de « diffusion de fausses nouvelles et diffamation », a conduit le chroniqueur de la Sentv à être convoqué ce mercredi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Une démarche qui ne laisse pas indifférent.

Parmi les premières voix à s’élever contre cette judiciarisation, celle d’Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure de proue du combat pour les droits humains en Afrique de l’Ouest. Dans une déclaration postée sur le réseau social X (anciennement Twitter), l’ancien responsable de la Raddho et d’Amnesty International section Afrique de l’Ouest a exprimé de sérieuses réserves quant à la voie choisie par le président de l’Assemblée nationale.

« Dans le contexte actuel de transition politique au Sénégal, marqué par une dynamique démocratique renouvelée et une opinion publique plus exigeante, la judiciarisation du débat politique n’est pas souhaitable », a déclaré Alioune Tine. Il invite ainsi à plus de retenue et de responsabilité de la part des détenteurs du pouvoir, dans un environnement où la liberté de la presse et le débat public sont devenus plus ouverts et critiques.

Pour Alioune Tine, une réponse politique et institutionnelle aurait été plus adaptée. « Le président de l’Assemblée nationale aurait pu mobiliser ses conseillers juridiques pour faire un démenti, en donnant toutes les informations utiles susceptibles d’édifier l’opinion sur la transparence de sa gestion et, à la limite, accompagnée d’une mise en garde ferme. Ça suffit largement », a-t-il suggéré.

Cette affaire remet sur la table la question de la protection des journalistes face aux menaces judiciaires, dans un pays où la presse joue un rôle déterminant dans la régulation démocratique. Elle alimente aussi les débats autour de l’utilisation de la justice dans des conflits d’opinion, au moment où le Sénégal s’engage dans une nouvelle ère institutionnelle sous la gouvernance de Bassirou Diomaye Faye.

En toile de fond, les accusations de Bachir Fofana portaient sur un marché public de véhicules que l’Assemblée nationale aurait attribué à Cheikh Guèye, un acteur impliqué dans une autre affaire sensible. Un sujet brûlant qui aurait mérité, selon plusieurs observateurs, une réponse factuelle et transparente plutôt qu’un recours à la justice pénale.

Arrestation de Moustapha Diakhaté – Reddition des comptes : Alioune Tine fustige les pratiques judiciaires actuelles au Sénégal

Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et ancien directeur régional d’Amnesty International, est monté au créneau ce dimanche 15 juin, lors de son passage à l’émission Jury du dimanche (JDD). Il y a dénoncé avec vigueur la tournure que prend, selon lui, la justice sénégalaise dans le cadre de la reddition des comptes, en particulier à travers l’arrestation de Moustapha Diakhaté, ancien parlementaire.

Pour M. Tine, l’arrestation de Moustapha Diakhaté pour avoir exprimé ses opinions est non seulement injustifiée, mais symptomatique d’un climat de régression des libertés. « Les propos de Moustapha Diakhaté ne méritent pas l’emprisonnement », a-t-il tranché, rappelant que ce dernier, malgré ses excès verbaux, reste une figure politique singulière qui mérite d’être traitée avec discernement et respect.

« Moi-même, j’ai été victime de ses attaques verbales très violentes, mais ce n’est pas une raison pour vouloir le faire taire par la prison », a-t-il ajouté, tout en condamnant fermement les agressions verbales dans le débat public, que celles-ci viennent du pouvoir ou de l’opposition. « Ces violences verbales sont contraires à l’esprit démocratique », a-t-il insisté.

Mais au-delà du cas Diakhaté, c’est l’approche globale de la politique pénale que l’ancien président de la Raddho remet en question. « C’est le principe même de la politique pénale actuelle qui est en cause. On ne devrait pas humilier les gens. On peut pratiquer la reddition des comptes avec fermeté, mais cela doit se faire dans le respect strict des droits humains », a-t-il martelé.

Alioune Tine estime que la judiciarisation des affaires publiques doit s’affranchir des considérations politiques : « Si on laisse la justice faire son travail de manière indépendante, sans pression politique, les citoyens n’auront pas l’impression d’être ciblés ou humiliés. »

L’expert en droits humains appelle donc à une réforme urgente de la politique pénale, pour aligner son fonctionnement sur les obligations internationales du Sénégal. « Le respect de la dignité humaine doit être au cœur de toute procédure judiciaire », a-t-il plaidé.

Dans un contexte marqué par une volonté affichée du nouveau pouvoir d’assainir la gestion publique à travers la reddition des comptes, Alioune Tine alerte sur les dérives possibles. « On ne peut pas réclamer la justice et en même temps sacrifier les principes fondamentaux des droits humains. C’est une contradiction dangereuse pour notre démocratie », conclut-il.

Affaire Public Sn : Alioune Tine appelle au dialogue entre le gouvernement et la presse après la décision de la Cour suprême

La décision de la Cour suprême du Sénégal en faveur de la journaliste Aïssatou Diop Fall marque un tournant dans les tensions récentes entre les autorités étatiques et les patrons de presse. En réponse à ce verdict, le fondateur du Think Tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a lancé un appel fort en faveur du dialogue et de la réconciliation.

« Il est bon d’aller maintenant vers le dialogue et la réconciliation entre le gouvernement et les patrons de presse. Personne ne gagne dans une confrontation qui affaiblit l’État de droit et la démocratie sénégalaise », a déclaré le défenseur des droits humains, en réaction à la décision judiciaire.

Le juge des référés de la Cour suprême a en effet ordonné, ce jeudi 12 juin, la suspension de la notification de cessation de parution imposée au média Public Sn, dirigé par la journaliste Aïssatou Diop Fall. Une décision qui constitue un désaveu pour le ministre de la Communication, Alioune, à l’origine de l’arrêt des activités du média concerné.

L’avocat de la journaliste, Me Abdou Dialy Kane, s’est réjoui de cette décision à la sortie de l’audience. La version écrite du délibéré est attendue en début de semaine prochaine, selon Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (CDEPS).

Ce bras de fer, qui opposait depuis plusieurs semaines les autorités à un organe de presse reconnu, avait suscité l’inquiétude des défenseurs des libertés, notamment en matière de pluralisme médiatique et de respect des procédures judiciaires.

Vers une nouvelle ère politique : L’appel de Alioune Tine pour tourner la page de l’hyperprésidentialisme au Sénégal

Le fondateur du think-tank Afrikajom Center a lancé un vibrant appel à rompre avec le cycle de violence politique et les dérives d’un pouvoir présidentiel jugé omnipotent. À travers une déclaration marquée par la gravité et la lucidité, le défenseur des droits humains exhorte à une transformation en profondeur du système politique sénégalais.

« Depuis 2009/2011, avec les Assises nationales et la lutte contre le troisième mandat, nous avons vécu l’expérience de la toute-puissance de l’hyperprésidentialisme à la tête d’un exécutif qui assujettit tous les pouvoirs pour se maintenir », a-t-il rappelé, dénonçant un système qui confisque les contre-pouvoirs et alimente la répression.

Ce schéma, selon lui, s’est répété en 2021 et encore plus violemment en 2024, avec un lourd tribut payé en vies humaines. « On a répété l’expérience de la toute-puissance et de la résistance… avec plus de morts d’hommes », écrit-il, soulignant l’urgence d’un changement de paradigme.

Depuis l’an 2000, aucune alternance politique ne s’est déroulée sans tensions majeures. Les transitions, censées être des moments d’expression démocratique, ont été entachées de violences et de pertes humaines. Une réalité tragique que le fondateur d’Afrikajom Center juge inacceptable : « Les alternances ne se déroulent pas dans la sérénité, mais dans la violence et avec morts d’hommes. C’est ça qui doit changer radicalement. »

Dans sa conclusion, il appelle à tourner la page d’un pouvoir présidentiel « de vie et de mort », incarnant un modèle d’hyperprésidentialisme aux conséquences dévastatrices sur le plan politique, institutionnel et humain. Il prône un rééquilibrage des pouvoirs, une consolidation de l’État de droit et une démocratie apaisée, fondée sur le respect des droits fondamentaux.

Suspension des partis politiques au Mali : Alioune Tine alerte sur les dérives autoritaires de la junte

La junte militaire au pouvoir au Mali a franchi un nouveau cap dans la restriction des libertés politiques. Par décret publié ce mercredi, elle a annoncé la suspension “jusqu’à nouvel ordre pour raison d’ordre public” de toutes les activités des partis politiques et des “associations à caractère politique”. Une décision qui suscite une vive inquiétude tant au Mali qu’au sein de la communauté régionale et internationale.

Parmi les premières voix à dénoncer cette mesure figure celle d’Alioune Tine, défenseur des droits humains et fondateur du think tank Afrikajom Center. Très actif sur les questions de gouvernance et de démocratie en Afrique de l’Ouest, le militant sénégalais a réagi sur sa page Facebook, fustigeant une décision qu’il qualifie de “grave et dangereuse”.

“Une décision grave et dangereuse qui va contribuer à l’instabilité politique au Mali. La dictature militaire ne mènera qu’à l’impasse politique dans un pays miné depuis plus de 10 ans par une crise sécuritaire”, écrit-il.

Alioune Tine souligne que cette mesure autoritaire ne fait que reculer les perspectives de sortie de crise, dans un contexte déjà marqué par une insécurité persistante, une économie fragilisée et des tensions avec la communauté internationale.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, la seule voie viable pour un retour à la stabilité passe par un “dialogue sincère” et l’organisation “d’élections transparentes, démocratiques et inclusives”. Un appel réitéré à plusieurs reprises par les organisations de la société civile malienne, les partenaires internationaux et les institutions régionales.

La suspension des partis politiques intervient alors que la junte, au pouvoir depuis le coup d’État d’août 2020, multiplie les signaux d’un durcissement de son régime, avec un report à répétition des échéances électorales et une mise à l’écart progressive des contre-pouvoirs.

La réaction d’Alioune Tine illustre une inquiétude croissante quant à l’avenir de la transition malienne, alors que le pays s’enfonce dans ce que certains observateurs n’hésitent plus à qualifier de “dérive autoritaire”.

Rejet de la loi interprétative d’amnistie : Alioune Tine salue une « bonne décision » du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a rendu, ce mercredi 23 avril 2025, une décision qui marque un tournant dans le débat national sur l’amnistie. La haute juridiction a jugé la loi n° 08/2025, interprétative de la loi d’amnistie votée par l’Assemblée nationale le 2 avril, non conforme à la Constitution.

Réagissant rapidement sur son compte X (anciennement Twitter), Alioune Tine, fondateur du think tank AfricaJom Center et défenseur des droits humains, a salué ce qu’il considère comme une victoire pour l’État de droit au Sénégal. « Le Conseil Constitutionnel a pris une bonne décision », écrit-il, en soulignant qu’elle renforce la démocratie sénégalaise et confirme la réputation du pays en tant qu’« exception démocratique ».

Dans son message, M. Tine insiste sur le fait que cette décision s’aligne avec les recommandations d’un rapport conjoint publié par le laboratoire de l’État de droit de l’Université de Stanford et AfricaJom Center. Ce rapport rappelle que la loi d’amnistie ne saurait couvrir les crimes internationaux, les exécutions extrajudiciaires, la torture ou les violations graves des droits humains, ni empêcher chaque citoyen de saisir la justice.

L’activiste met également en garde contre la politisation excessive des événements de 2021 à 2024, dénonçant un climat de déni et de refoulement. Il appelle à un véritable processus de vérité, de justice, puis de réconciliation nationale, estimant que c’est le seul chemin pour guérir durablement les blessures du passé.

Enfin, Alioune Tine rend hommage aux magistrats sénégalais qui, selon lui, s’émancipent progressivement de l’influence de l’exécutif, contribuant ainsi à l’enracinement d’une justice indépendante.

Rapport sur les finances publiques : Pape Malick Ndour à l’écoute d’Alioune Tine pour un dialogue national apaisé

C’est une rencontre qui n’est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux. Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure majeure de la société civile, a reçu chez lui l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, membre influent de l’Alliance pour la République (APR). L’objet de cette visite : la présentation d’un rapport alternatif sur les finances publiques, récemment remis au Fonds Monétaire International (FMI) par des cadres du parti.

Sur son compte X (anciennement Twitter), Alioune Tine a salué la démarche de son hôte avec des mots empreints de respect et de reconnaissance. « J’ai eu le grand plaisir de recevoir Pape Malick Ndour, dont le père est un vieil ami et collègue de l’UCAD. Il est passé me présenter leur rapport alternatif sur les finances publiques remis au FMI », a-t-il partagé.

Mais au-delà de la simple remise d’un document technique, la rencontre a pris une dimension politique et citoyenne. Alioune Tine a souligné le courage politique de l’ancien ministre, saluant son engagement dans un contexte où, selon lui, « s’opposer demande du courage ». Une allusion claire à la tension qui règne encore dans l’espace politique sénégalais, à la suite de l’alternance survenue après la dernière présidentielle.

Profitant de cet échange, le fondateur d’Afrikajom Center a relancé son appel au dialogue national, invitant les principales figures politiques – Macky Sall, Ousmane Sonko et le Président Bassirou Diomaye Faye – à s’asseoir autour d’une même table. Un appel, selon lui, bien accueilli par Pape Malick Ndour. « Il m’a écouté avec beaucoup d’attention, et j’ai senti une ouverture », confie-t-il.

Optimiste, Alioune Tine a conclu sur une note d’espoir : « Le Sénégal a une exceptionnelle capacité de résilience malgré l’agitation du moment. » Une phrase qui sonne comme un rappel à la responsabilité collective, dans un pays où les tensions politiques n’ont jamais complètement étouffé la quête d’un vivre-ensemble apaisé.

À travers cette rencontre, c’est peut-être un signal qui est envoyé : celui d’une possible passerelle entre les anciens et les nouveaux visages de la République, entre le pouvoir, l’opposition, et une société civile toujours en éveil.

Sénégal : Alioune Tine dénonce les interdictions de sortie du territoire et appelle au respect de la justice

Le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, monte au créneau pour dénoncer les interdictions de sortie du territoire imposées à d’anciens responsables du régime de Macky Sall. Selon lui, ces mesures sont illégales car elles ne reposent sur aucune décision judiciaire.

« Les interdictions administratives de sortie du territoire sont totalement illégales. Il n’y a qu’un juge pour interdire à un citoyen sénégalais de quitter le pays, soit en le plaçant en résidence surveillée, soit sous contrôle judiciaire. Le ministère de l’Intérieur ne peut pas s’arroger ce pouvoir », a martelé Alioune Tine au micro de la RFM.

Prenant exemple sur le cas de l’ancien ministre Mansour Faye, à qui un juge aurait autorisé un voyage à l’étranger, Alioune Tine a exprimé son incompréhension face à l’ingérence administrative : « Si un juge autorise Mansour Faye à quitter le territoire, il doit pouvoir le faire. L’administration ne peut pas passer outre une décision de justice. »

L’intellectuel et défenseur des droits humains rappelle également qu’il avait dénoncé avec la même fermeté l’assignation à résidence d’Ousmane Sonko lorsqu’il était sous le coup de mesures restrictives. « Nous avions critiqué ces pratiques lorsqu’elles visaient des opposants. Il serait incohérent de les accepter aujourd’hui contre d’anciens dignitaires. Le principe de justice s’applique à tous », insiste-t-il.

Alioune Tine appelle les autorités à se conformer strictement aux procédures judiciaires. « Les personnes soupçonnées de détournement de fonds ou de mauvaise gestion doivent répondre devant la justice. Mais toute restriction à leur liberté de mouvement doit être décidée par un juge et notifiée selon les règles. »

Ce rappel à l’ordre intervient alors que plusieurs anciens ministres et directeurs sont actuellement visés par des enquêtes liées à la gestion des fonds publics, notamment ceux alloués au Fonds Force Covid-19. Un contexte tendu qui appelle, selon Tine, au respect scrupuleux de l’État de droit.

Alioune Tine alerte sur la vague de licenciements dans la police : “L’État social est en danger”

Le défenseur des droits humains, Alioune Tine, tire la sonnette d’alarme face à la vague de licenciements qui frappe actuellement des agents de police au Sénégal. Dans une déclaration ferme, il dénonce la brutalité de ces décisions, les qualifiant d’injustes et déshumanisantes, et alerte sur leurs lourdes conséquences psychologiques et sociales.

« La multiplication et la brutalité des licenciements qui touchent aujourd’hui des agents de police est très préoccupante. Nous avons vu des travailleurs stressés, déprimés, dans un désarroi profond », a-t-il déclaré, visiblement inquiet de la situation.

Alioune Tine appelle les autorités à une réaction rapide et responsable pour éviter ce qu’il qualifie de “déconstruction de l’État social”. Il plaide pour des mesures de soutien concrètes et à la hauteur des dommages subis. « Nous invitons les autorités de l’État à œuvrer pour éviter l’effondrement de ce qui reste de l’État social, du droit au travail et des droits économiques, sociaux et culturels », a-t-il insisté.

D’après lui, l’État du Sénégal a une responsabilité directe dans la protection des travailleurs et se doit de proposer des compensations substantielles à ceux qui ont été licenciés. « Il faut des réparations à la hauteur des préjudices et des défis multiformes que traversent ces travailleurs. Il en va de la stabilité sociale et de la crédibilité des institutions », a-t-il conclu.

Alors que les voix s’élèvent contre cette série de licenciements, cet appel d’Alioune Tine vient raviver le débat sur la place des droits sociaux dans la gouvernance publique et le respect de la dignité humaine dans les décisions administratives.

Gestion chaotique de l’ancien régime : Alioune Tine indigné par les révélations de la Cour des comptes

La publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion financière de l’ancien régime sous Macky Sall continue de susciter l’indignation au Sénégal. Parmi les voix les plus critiques, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, se fait particulièrement entendre.

Dans une déclaration empreinte de colère et d’étonnement, Alioune Tine n’a pas caché son indignation face aux révélations du rapport. « On est complètement estomaqué, extrêmement surpris. C’est une gestion vraiment chaotique et scandaleuse », a-t-il dénoncé. Les conclusions du rapport mettent en lumière des irrégularités majeures dans la gestion des fonds publics, suscitant une vague d’indignation dans l’opinion publique.

Pour Alioune Tine, les difficultés économiques et sociales actuelles du pays sont directement liées à cette mauvaise gestion. « Ce qui reste aujourd’hui, c’est de voir quelles leçons il faut tirer, car le pays est confronté à de nombreux conflits sociaux. Les travailleurs sont dans la rue. Il y a le chômage, des problèmes dans le secteur de la santé avec des médecins que l’État ne peut pas recruter, entre autres… Et cela est dû aux effets et aux conséquences de cette gestion totalement chaotique », a-t-il expliqué.

Cette situation intervient dans un contexte où plusieurs secteurs clés du pays sont en crise. Les grèves des travailleurs se multiplient, notamment dans l’éducation et la santé, tandis que les jeunes peinent à trouver un emploi dans un marché du travail en difficulté.

Face à cette situation, la question de la reddition des comptes et des réformes structurelles se pose avec acuité. De nombreuses voix s’élèvent pour exiger que des mesures soient prises afin de sanctionner les responsables de cette mauvaise gestion et d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent à l’avenir.

Le rapport de la Cour des comptes pourrait ainsi être un tournant majeur dans la lutte pour une gouvernance plus transparente et plus efficace au Sénégal. Reste à voir quelles actions concrètes seront entreprises par les autorités compétentes pour répondre aux attentes de la population.

Alioune Tine appelle à une gouvernance apaisée et non politisée dans le contexte de reddition des comptes

Alors que la reddition des comptes initiée par les nouvelles autorités suscite des débats houleux, Alioune Tine, fondateur du think tank AfricaJom Center, a pris position pour une approche équilibrée et apaisée. Réagissant sur son compte X (anciennement Twitter), il a dénoncé la tendance à politiser les processus judiciaires et administratifs.

« La politisation, c’est quand on dit que les gens de l’Apr sont des voleurs », a-t-il déclaré, rappelant que l’honnêteté n’est pas l’apanage d’un seul camp politique. Selon lui, « il y a des gens honnêtes, comme dans tous les partis ».

Alioune Tine a également appelé les nouvelles autorités à tirer les leçons des échecs des précédents régimes. « La répression n’est jamais la meilleure option. Ça n’a pas fonctionné pour le régime précédent », a-t-il écrit. Cette déclaration fait écho à la nécessité de privilégier la justice et la transparence, tout en évitant les dérives autoritaires ou les règlements de comptes politiques.

Depuis l’installation des nouvelles autorités, la lutte contre la corruption et les malversations financières occupe une place centrale dans l’agenda politique. Toutefois, cette démarche est parfois perçue comme une manœuvre politisée visant principalement les anciens dignitaires du régime.

Dans ce contexte, les propos d’Alioune Tine résonnent comme un appel à une gouvernance inclusive, marquée par le respect des droits et la séparation des pouvoirs. Il invite les autorités à instaurer un climat de confiance et de justice, sans céder à la tentation de la stigmatisation partisane.

Alors que le débat autour de la reddition des comptes continue de diviser, la position d’Alioune Tine met en lumière l’importance d’une gouvernance exemplaire, fondée sur des principes de justice et de respect des libertés. Il reste à voir si cet appel sera entendu par les acteurs politiques et les autorités en charge du processus.

Alioune Tine : « Le Sénégal au carrefour entre patriotisme de parti et patriotisme d’État »

Dans une analyse publiée sur X (anciennement Twitter), Alioune Tine, président de l’Afrika Jom Center et observateur avisé de la scène politique sénégalaise, a livré un point de vue éclairant sur la situation politique actuelle sous le régime dirigé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon lui, le Sénégal traverse une période critique marquée par une confrontation entre deux formes de patriotisme, le tout dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus déterminant.

Pour Alioune Tine, le principal défi du nouveau régime est d’arriver à concilier « le patriotisme de parti » avec « le patriotisme d’État ». Une tâche rendue encore plus délicate dans un contexte où les réseaux sociaux ont profondément transformé l’espace public. « Le nouveau régime de Diomaye et Sonko fait l’expérience du conflit entre patriotisme de parti et patriotisme d’État, mais à l’heure des réseaux sociaux, c’est-à-dire cette époque caractérisée par l’ouverture sans limite et sans filtre de l’espace public. Car explicitement ou non, ce débat a toujours existé au Sénégal », explique-t-il.

Cette opposition, bien que latente dans le passé, est aujourd’hui exacerbée par des attentes citoyennes fortes et des frustrations accumulées face au modèle de démocratie électorale. Alioune Tine invite à dépasser les incidents récents pour comprendre les dynamiques profondes en jeu.

Alioune Tine considère que les tensions actuelles sont révélatrices des limites du modèle démocratique sénégalais. « Il faut lire ces incidents comme les révélateurs de frustrations et attentes multiples inhérentes au modèle de démocratie électorale », écrit-il. Pour lui, ces défis nécessitent une réflexion nationale approfondie, ainsi qu’un effort collectif pour envisager une démocratie plus inclusive et mieux adaptée aux réalités du pays.

Cependant, cette transition ne peut se faire sans débat ni réformes structurelles. « Ce n’est pas facile de basculer dans un contrat social qui inclut un État impartial et neutre sans un débat national et sans les réformes et le débat national qui l’accompagnent », souligne-t-il.

Alioune Tine pointe également du doigt l’influence grandissante des réseaux sociaux, qui, selon lui, contribuent à polariser le débat public et à simplifier des problématiques pourtant complexes. « L’inconvénient avec les réseaux sociaux, c’est que ça polarise, ça simplifie les choses complexes et crée du conflit là où il faut débattre sereinement », avertit-il.

Dans ce contexte, il plaide pour une approche plus calme et constructive : « Tous, nous devons prendre un verre d’eau glacée et débattre sereinement pour des solutions efficaces, pragmatiques et durables ». Un appel qui vise à désamorcer les tensions et à favoriser un dialogue apaisé entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

Le message d’Alioune Tine se veut avant tout un appel à la responsabilité collective. Il exhorte les Sénégalais à privilégier une approche basée sur la concertation et les réformes profondes pour bâtir un État impartial, capable de répondre aux aspirations de tous. Dans une époque où les réseaux sociaux brouillent les frontières entre le réel et le virtuel, il invite à ne pas perdre de vue l’essentiel : bâtir une nation unie et solidaire, au-delà des clivages partisans.

Le Sénégal, selon Alioune Tine, se trouve à un tournant décisif. C’est donc à travers des débats constructifs, loin des passions exacerbées par les réseaux sociaux, que le pays pourra répondre aux défis qui se posent à lui et avancer vers un avenir plus apaisé et inclusif.

Alioune Tine exprime son soutien à Maïmouna Ndour Faye face aux menaces sur ses biens

Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure emblématique de la lutte pour les droits humains au Sénégal et en Afrique, a récemment adressé un vibrant message de soutien à Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne 7TV. Confrontée à une situation critique qui menace ses biens, notamment sa maison, cette femme de presse courageuse reçoit l’appui d’une voix influente dans le paysage sénégalais.

Dans un post largement relayé, Alioune Tine a salué le parcours exceptionnel de Maïmouna Ndour Faye, qu’il qualifie de “grande professionnelle” et de “battante”. Il a également souligné son rôle déterminant dans la promotion du pluralisme et de la diversité dans le paysage médiatique sénégalais. “On les compte sur les doigts de la main, les femmes patronnes de presse. C’est précieux aussi la promotion du genre dans la presse, comme partout”, a-t-il écrit.

Alors que Maïmouna Ndour Faye traverse une épreuve difficile, Alioune Tine a dénoncé l’image choquante de cinq véhicules de gendarmerie, accompagnés de 75 hommes, postés devant les locaux de la chaîne dans ce qui semble être une tentative de saisie de son matériel. “Ce n’est pas très joli en démocratie”, a-t-il déclaré, tout en exhortant à éviter ces “formes d’intimidation” qu’il juge “dépassées”.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, cette affaire dépasse la seule personne de Maïmouna Ndour Faye. Elle touche également tout le personnel de la 7TV et, plus largement, les principes fondamentaux du pluralisme et de la liberté de la presse. Alioune Tine appelle à une résolution rapide et positive de cette situation, espérant que Maïmouna Ndour Faye et son équipe pourront continuer à exercer leur mission dans des conditions sereines.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les médias sénégalais sont confrontés à des pressions croissantes, suscitant des inquiétudes quant à la liberté de la presse dans le pays. Maïmouna Ndour Faye, par son combat, devient ainsi une figure emblématique de cette lutte pour la résilience et l’indépendance des médias face aux défis financiers et politiques.

Alioune Tine vole au secours de Maïmouna Ndour Faye : « Je soutiens une grande professionnelle, une femme battante »

Face aux difficultés financières qui menacent la patronne de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, a exprimé son soutien indéfectible. L’activiste a publié un message poignant, saluant le parcours exceptionnel de cette femme de presse tout en dénonçant les méthodes employées contre elle.

Dans un contexte où les biens de Maïmouna Ndour Faye risquent d’être saisis, Alioune Tine a rappelé l’importance de soutenir les femmes leaders dans le paysage médiatique sénégalais. « Je soutiens la patronne de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, femme patronne de presse. On les compte sur les doigts de la main. C’est précieux aussi de promouvoir le genre dans la presse, comme partout », a-t-il écrit.

Pour Alioune Tine, Maïmouna Ndour Faye incarne le professionnalisme et le courage. « Je la soutiens parce que c’est une grande professionnelle, qui a fait un parcours remarquable, courageuse et battante. Elle tente de cultiver le pluralisme, la diversité et l’équilibre en donnant la parole à tout le monde », a-t-il ajouté.

Cette prise de position intervient alors que la 7TV, connue pour ses émissions engagées et ses débats ouverts, traverse une situation délicate. Les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire devant les locaux de la chaîne, une scène qui a profondément choqué Alioune Tine. « L’image de cinq véhicules de la gendarmerie avec 75 hommes stationnés devant une télévision qu’on s’apprête à dépouiller de son matériel, ce n’est pas très joli en démocratie. On devrait éviter ces formes d’intimidation, c’est dépassé », a-t-il déploré.

Le défenseur des droits humains espère que cette affaire connaîtra une issue favorable pour Maïmouna Ndour Faye et ses collaborateurs. « Il faut souhaiter que cette affaire se termine pour le mieux pour la brave Maïmouna et pour tout le personnel de la 7TV », a conclu Alioune Tine, manifestant ainsi son souhait de voir cette femme de médias poursuivre son combat pour un journalisme libre et impartial.

Ce message de soutien est une marque de reconnaissance pour le travail accompli par Maïmouna Ndour Faye, dans un secteur où les femmes leaders restent encore rares. En prenant la parole, Alioune Tine appelle à une prise de conscience sur la nécessité de préserver la liberté d’expression et de protéger les acteurs médiatiques, pilier de toute démocratie saine.

Radiation de Barthélemy Dias : une menace pour la démocratie sénégalaise ?

La radiation de Barthélemy Dias de l’Assemblée nationale continue de susciter de vives réactions au sein de la société civile sénégalaise. Parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette décision, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, a particulièrement retenu l’attention. Dans un tweet publié récemment, il exprime son profond désaccord avec cette mesure, qu’il considère comme une atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie.

Alioune Tine rappelle que Barthélemy Dias, en tant que figure emblématique de l’opposition sénégalaise, a vu sa candidature validée, a mené campagne et a été élu à l’Assemblée nationale de manière démocratique. « Il a été élu comme tous les autres députés. La cohérence juridique, politique et le simple bon sens imposent de respecter le mandat que le peuple lui a confié souverainement », martèle-t-il.

En effet, la radiation de Barthélemy Dias intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal, où plusieurs leaders de l’opposition se disent victimes de manœuvres visant à les « liquider politiquement ». Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’état de la démocratie sénégalaise, souvent citée comme un modèle en Afrique de l’Ouest.

Pour Alioune Tine, cette décision pourrait constituer un « coup dur pour la démocratie sénégalaise ». Il estime qu’écarter un élu légitimement choisi par les citoyens revient à nier leur volonté souveraine. Une telle pratique, selon lui, risque de fragiliser davantage le climat politique et d’entacher la crédibilité des institutions.

Ce n’est pas la première fois que la société civile alerte sur des atteintes potentielles aux principes démocratiques dans le pays. Ces dernières années, le Sénégal a été le théâtre de manifestations dénonçant des décisions jugées autoritaires ou contraires aux libertés publiques.

Face à cette situation, Alioune Tine appelle les autorités à faire preuve de « cohérence juridique et politique » pour garantir le respect des droits des élus et, par extension, celui des citoyens. Il exhorte également les différentes parties prenantes à trouver une issue conforme aux principes démocratiques qui ont toujours prévalu au Sénégal.

Alors que le pays se prépare à des échéances électorales majeures, la gestion de cette affaire sera déterminante pour l’avenir de la démocratie sénégalaise. La radiation de Barthélemy Dias pourrait bien devenir un symbole de la lutte pour le respect des droits politiques et institutionnels dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre pouvoir et opposition.

Dans ce climat de polarisation, le cas Barthélemy Dias s’inscrit dans une dynamique plus large de questionnement sur l’indépendance des institutions et la place des acteurs politiques dans le paysage démocratique sénégalais. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer si cette radiation sera maintenue ou si des ajustements seront envisagés pour apaiser les tensions.

Moustapha Diakhaté en détention : Alioune Tine plaide pour sa libération

L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar et leader du mouvement Aar Domi Sénégal – Mouvement pour la République et la Démocratie, Moustapha Diakhaté, est au cœur d’une vive polémique. Placé en détention après avoir qualifié les Sénégalais de « peuple maudit » lors d’une émission sur la chaîne privée 7TV, ses propos ont suscité l’indignation et une vague de réactions. Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center, a pris position en plaidant en faveur de sa libération.

Lors de l’émission en question, Moustapha Diakhaté a critiqué le choix des Sénégalais d’élire Bassirou Diomaye Faye comme président. Ses mots, jugés offensants et inappropriés, lui ont valu des poursuites judiciaires pour outrage. Il doit être jugé en flagrant délit ce jeudi 28 novembre 2024.

Alioune Tine a dénoncé la détention de Moustapha Diakhaté dans un message publié sur les réseaux sociaux. L’activiste des droits humains a qualifié les propos de l’homme politique d’« opposant en colère », tout en affirmant qu’ils ne méritaient pas une incarcération :

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la liberté d’expression au Sénégal. Si les propos de Moustapha Diakhaté ont été perçus comme une insulte nationale, certains estiment que la sanction pénale est disproportionnée. Les partisans de sa libération, à l’instar d’Alioune Tine, craignent que cette détention ne soit interprétée comme un recul démocratique.

Le procès de Moustapha Diakhaté, prévu pour le 28 novembre, est attendu avec impatience. Ce dernier devra répondre de ses déclarations devant le tribunal. Le verdict pourrait avoir des implications importantes pour la scène politique sénégalaise et le débat sur les limites de la liberté d’expression.

Alors que certains défendent la nécessité de respecter la dignité des citoyens et des institutions, d’autres, comme Alioune Tine, appellent au pardon et à un débat politique plus apaisé. Cette affaire, en tout cas, ne manquera pas de marquer l’actualité politique du Sénégal dans les jours à venir.

Victoire provisoire de Pastef : Alioune Tine propose qu’Ousmane Sonko préside le Parlement pour un meilleur équilibre des pouvoirs

Dans un contexte politique marqué par une victoire provisoire de la coalition Pastef, le fondateur de l’Afrikajom Center, Alioune Tine, a émis une proposition audacieuse : selon lui, Ousmane Sonko, actuel Premier ministre, devrait quitter ce poste pour prendre la présidence de l’Assemblée nationale. Ce choix, selon Tine, permettrait d’assurer un équilibre des pouvoirs au Sénégal et de renforcer le rôle du Parlement.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) ce lundi 18 novembre, Alioune Tine, figure influente de la société civile sénégalaise, a appelé à une réorganisation des pouvoirs au sein de l’État sénégalais. Selon lui, Ousmane Sonko, en tant que président du Parlement, pourrait insuffler une nouvelle dynamique à cette institution. « Pour servir le Sénégal et contribuer à l’équilibre des pouvoirs, il doit occuper la présidence du Parlement », a-t-il affirmé. Tine souligne que Sonko pourrait faire du Parlement un véritable contre-pouvoir, capable de jouer un rôle déterminant dans la transformation sociopolitique du pays.

Alioune Tine est convaincu qu’un Parlement renforcé, sous la direction d’Ousmane Sonko, serait capable de promouvoir des réformes majeures. « Président du Parlement, Ousmane Sonko en fera un pouvoir qu’il n’a jamais été dans l’histoire politique », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance d’un pouvoir législatif plus autonome et influent.

Outre cette proposition, Alioune Tine a également suggéré des mesures pour revitaliser l’Assemblée nationale. Il recommande de « densifier le Parlement » en renforçant les capacités des députés, notamment par le recrutement d’assistants parlementaires qualifiés. Ces assistants auraient pour mission de soutenir, conseiller et orienter les parlementaires de manière plus efficace, permettant ainsi à l’Assemblée de mieux jouer son rôle de législateur.

Pour Alioune Tine, il est également crucial que la coalition Pastef nomme un Premier ministre « efficace, compétent, expérimenté et politique ». Cette personnalité devra faire preuve d’une « intelligence politique consciente des enjeux politiques, économiques, sociaux et écologiques du moment, pour agir en conséquence ». Il s’agit, selon Tine, de choisir une figure capable de mener des réformes ambitieuses, tout en assurant une gestion efficace des affaires de l’État.

Alioune Tine n’a pas oublié l’opposition dans sa vision d’un Sénégal renouvelé. Il insiste sur le fait que l’opposition doit être reconnue comme une institution à part entière, soulignant que « la rupture systémique » nécessaire pour le développement du pays ne peut se faire sans la participation de tous les Sénégalais. Cette inclusion, selon lui, doit se faire dans le respect des valeurs de la République et dans un esprit d’égalité.

« L’opposition doit jouer un rôle actif dans ce processus de transformation. Il est impératif de garantir un dialogue inclusif, respectueux des différences politiques, afin de bâtir une nation plus forte et plus unie », a-t-il plaidé.

La proposition d’Alioune Tine arrive à un moment crucial où le Sénégal est en quête de stabilité politique après une période de tensions. En appelant à un rééquilibrage des pouvoirs et à une revalorisation du rôle du Parlement, Tine cherche à promouvoir un système démocratique plus robuste, où chaque institution joue pleinement son rôle.

Reste à voir si Ousmane Sonko et la coalition Pastef seront réceptifs à ces suggestions et s’ils opteront pour un tel changement stratégique. Cette proposition pourrait redéfinir non seulement le rôle du Parlement, mais aussi l’architecture globale du pouvoir au Sénégal.

Alioune Tine appelle au retour de Macky Sall pour affronter la situation au Sénégal

Dans un contexte de tensions croissantes au Sénégal, Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme et fondateur du Think-Thank Afrikajom Center, a lancé un appel marquant pour le retour de l’ancien président Macky Sall. Selon Tine, celui-ci devrait revenir afin d’assumer ses responsabilités face à la crise politique et sociale actuelle que traverse le pays.

Tine s’est exprimé en des termes clairs, affirmant que les diverses menaces de certains opposants n’ont aucun fondement juridique, insistant sur le fait que seule la justice a le pouvoir d’empêcher un éventuel retour de l’ancien président. « Toutes les personnes qui menacent n’ont pas la compétence de l’arrêter », a-t-il précisé, rappelant que ces menaces ne peuvent en aucun cas remplacer un processus judiciaire.

Ce discours reflète une attente de responsabilité de la part de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, dont le mandat a pris fin en 2024. Pour Tine, Sall est non seulement au courant des troubles qui secouent le Sénégal, mais il est également dans l’obligation morale de revenir pour en discuter. « Il doit avoir le courage de revenir pour qu’on discute de la situation vécue dans le pays de 2021 à 2024 », a-t-il martelé, soulignant que l’ancien président ne peut ignorer les défis qui découlent de ses années au pouvoir.

La position de Tine s’inscrit dans une dynamique de responsabilisation des dirigeants et dans une demande de justice et de dialogue autour de la situation au Sénégal. Selon lui, Macky Sall a une part de responsabilité dans les événements récents qui ont secoué le pays, et son retour serait une occasion de confronter et de comprendre ces tensions pour aller vers des solutions apaisées.

Les propos d’Alioune Tine font écho à une attente plus large de la société sénégalaise, qui souhaite voir les anciens dirigeants répondre de leur mandat pour contribuer à une gouvernance plus transparente et plus juste.

Alioune Tine appelle à la libération de Bougane Gueye Dani et à des élections législatives transparentes

Alioune Tine, fondateur de l’Afrika Jom Center et expert indépendant des droits de l’homme, milite pour la libération immédiate et sans condition de Bougane Gueye Dani, afin de lui permettre de participer aux prochaines élections législatives. Dans une déclaration récente, il a insisté sur la nécessité de replacer cette affaire dans le cadre d’une campagne préélectorale normale. Selon lui, la justice sénégalaise doit à nouveau jouer un rôle crucial pour sauvegarder la démocratie, comme elle l’avait fait lors des élections présidentielles de 2024, avec la libération de figures politiques telles que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

« Il faut vite dédramatiser l’affaire Bougane Gueye Dani en le replaçant dans le contexte d’une campagne préélectorale, et le libérer immédiatement et sans condition. La justice avait sauvé la démocratie pendant la présidentielle de 2024, il faut que la justice, par une décision lucide et opportune, libère Bougane et lui permette de faire la campagne comme tous les autres candidats », a affirmé Alioune Tine. Il a ajouté que Bougane Gueye Dani aurait dû être libéré après sa garde à vue.

Concernant les élections législatives à venir, Alioune Tine insiste sur l’importance de garantir un climat de sérénité et de transparence. Il plaide pour des débats ouverts entre les candidats, soulignant le rôle que les journalistes devraient jouer dans l’organisation de ces échanges. « Nous avons absolument besoin de législatives transparentes et apaisées dans un contexte de sérénité avec des débats qui opposent les principaux candidats », a-t-il déclaré.

Tine a également salué la nomination de Mamadou Oumar Ndiaye à la tête du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), estimant que son parcours journalistique exceptionnel pourrait permettre une « rupture épistémologique ». Il a ainsi encouragé le nouveau président du CNRA à prendre l’initiative d’organiser ces débats essentiels pour la démocratie sénégalaise, en citant en exemple un débat potentiel entre Ousmane Sonko et Amadou Ba, ainsi que d’autres figures politiques importantes.

Pour Alioune Tine, la justice sénégalaise joue un rôle clé dans la protection des processus démocratiques. Il rappelle que sa capacité à garantir des élections libres et transparentes est essentielle pour éviter les tensions et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions du pays. Il appelle donc à une décision rapide et éclairée concernant Bougane Gueye Dani, afin d’éviter que cette affaire ne perturbe davantage la campagne électorale.

Avec ce plaidoyer, Tine réaffirme son engagement pour une démocratie inclusive où chaque acteur politique doit avoir la possibilité de s’exprimer et de participer librement aux échéances électorales.

Législatives 2024 : Rejet de la requête du Comité de facilitation – L’appel de Alioune Tine et ses collègues

Les membres du Comité ad-hoc de facilitation, composé de figures telles qu’Alioune Tine, Pr. Babacar Guèye, Ababacar Fall, Abdoulaye Fofana Seck et Alain Ayadokoun, ont été informés du rejet de leur requête par le ministère de l’Intérieur. Leur proposition visait à instaurer un consensus pour un prolongement des délais de dépôt des candidatures pour les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a confirmé le rejet du prolongement des délais, malgré les efforts déployés par le Comité et la société civile pour apaiser les tensions entre les différents acteurs politiques. Ce rejet a été décidé par les autorités supérieures, maintenant ainsi les délais de dépôt des candidatures fixés du 28 au 29 septembre 2024, conformément au décret n° 2024-1981 du 13 septembre 2024.

Les préoccupations du Comité

Le Comité ad-hoc a exprimé sa préoccupation face à cette décision, rappelant que le consensus à minima obtenu devait contribuer à la tenue d’élections apaisées et transparentes. Ils saluent cependant les avancées obtenues durant les concertations, qui visaient à rétablir la confiance entre les acteurs politiques et à éviter une rupture du dialogue dans un climat déjà tendu.

Alioune Tine et ses collègues appellent toutes les parties prenantes à continuer le processus électoral dans un esprit serein, constructif et républicain, et insistent sur l’importance d’une démocratie apaisée.

Le Comité avait saisi le ministre de l’Intérieur et les partis politiques pour tenter de reprendre les négociations après une rupture du dialogue entre les acteurs électoraux. Une nouvelle rencontre, organisée le 28 septembre au ministère de l’Intérieur, avait permis de réunir les différents acteurs dans un climat démocratique et constructif. Ces concertations ont abouti à un consensus à minima, notamment sur le prolongement des délais de dépôt des candidatures de 72 heures à une semaine, et sur la question du casier judiciaire des candidats.

Cependant, malgré ces délibérations et l’engagement initial du Général Jean Baptiste Tine de rendre compte aux autorités supérieures, la décision finale est tombée : les délais de dépôt resteront inchangés, maintenant une pression sur les partis et coalitions pour finaliser leurs dossiers dans les temps impartis.

Malgré cette déception, le Comité ad-hoc continue de plaider pour une participation électorale dans des conditions apaisées, exhortant tous les acteurs à persévérer dans un esprit de démocratie mature et respectueuse des principes républicains.

Alioune Tine s’inquiète de la confusion des rôles entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko

Les Sénégalais ont élu Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République. Cependant, depuis son accession au pouvoir, des voix s’élèvent pour dénoncer une confusion des rôles au sommet de l’État. Selon Alioune Tine, figure de la société civile et leader d’Afrikajom Center, c’est en réalité le Premier ministre Ousmane Sonko qui serait aux commandes du pays.

Lors de son passage à l’émission « Grand Jury » de la RFM, Alioune Tine n’a pas mâché ses mots. Il estime que, bien que Bassirou Diomaye Faye soit officiellement président, c’est Ousmane Sonko qui mène véritablement la barque. « Qu’on le veuille ou non, c’est Sonko qui gouverne. Moi, je le voyais bien à la présidence comme directeur de cabinet du président de la République ou secrétaire général de la présidence, comme l’ont été Jean Collin ou Ousmane Tanor Dieng. Si c’était le cas, il n’y aurait pas eu cette espèce de confusion des rôles. La meilleure place pour Sonko, c’était à la présidence », a-t-il déclaré.

Alioune Tine a également critiqué l’isolement apparent du président Faye, qu’il juge « inaccessible » et « confiné » au palais de la République. Il regrette que les acteurs de la société civile, de la presse, des syndicats et d’autres organisations ne puissent accéder au président pour échanger sur les affaires du pays. Pour lui, un gouvernement aussi chargé et ambitieux doit engager activement la société, ce qui ne semble pas être le cas actuellement.

Selon Alioune Tine, la situation actuelle marque l’émergence d’un « État Pastef », en référence au parti politique d’Ousmane Sonko, avec des dérives qui inquiètent. Il déplore notamment une réaction systématique du pouvoir face à toute critique, ce qui, selon lui, conduit progressivement vers un régime autoritaire. « Rejeter systématiquement les critiques fait peur aux gens. Vous allez petit à petit vers un système autoritaire. Or, les Sénégalais sont rebelles à toute forme d’autoritarisme », a-t-il averti.

Ce discours d’Alioune Tine souligne les tensions et les incertitudes qui entourent la gouvernance au Sénégal, quelques mois seulement après l’élection de Bassirou Diomaye Faye. Reste à voir comment ces préoccupations seront adressées dans les mois à venir et si des ajustements seront faits pour clarifier les rôles au sein de l’exécutif.

Le Tweet du Premier Ministre Ousmane Sonko : Une Victoire Symbolique dans l’Affaire Thiaroye 44

le fondateur du Think-Thank Afrikajom Center, Alioune Tine, a salué l’impact du tweet de protestation du Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’affaire Thiaroye 44, affirmant que ce message avait été reçu « 5 sur 5 » par la France. Dans son tweet, Ousmane Sonko demandait justice et vérité pour les tirailleurs sénégalais massacrés en 1944 à Thiaroye, un événement historique qui reste largement méconnu et insuffisamment reconnu.

Alioune Tine, une figure importante de la défense des droits de l’homme en Afrique, a souligné l’importance de ce geste symbolique. Selon lui, l’impact du tweet du Premier ministre est significatif et doit être accueilli avec enthousiasme. « Le Devoir de Vérité, de Justice et de Mémoire sur Thiaroye 44 est attendu des Africains », a-t-il écrit, rappelant que la reconnaissance de cet événement tragique est un impératif moral pour l’Afrique.

L’affaire Thiaroye 44, qui fait référence au massacre de soldats africains par l’armée française en 1944, est un épisode sombre de l’histoire coloniale. Ces soldats, appelés « tirailleurs sénégalais », avaient combattu pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale. De retour en Afrique, ils ont été abattus par l’armée française à Thiaroye, près de Dakar, après avoir revendiqué leurs arriérés de solde et une meilleure reconnaissance de leurs efforts.

Depuis, ce massacre a été entouré de silence et de déni, tant en France qu’au Sénégal. Cependant, la question de la justice et de la vérité pour ces soldats héroïques continue de hanter les relations entre les deux pays. Jusqu’à présent, seuls six tirailleurs ont été officiellement reconnus par Paris comme des « soldats tombés pour la France », un nombre dérisoire par rapport au nombre réel de victimes.

En réponse au tweet de Sonko, la France a exprimé son intention de travailler à la reconnaissance de tous les tirailleurs sénégalais tués lors du massacre. Cette déclaration représente un progrès, bien que tardif, vers la reconnaissance de la vérité historique.

Le tweet d’Ousmane Sonko a donc non seulement résonné en France, mais il a aussi ravivé les débats sur la mémoire et la justice pour les tirailleurs sénégalais. Il reste maintenant à voir si cette prise de position symbolique se traduira par des actions concrètes de la part des autorités françaises pour rétablir la vérité et rendre justice aux victimes du massacre de Thiaroye 44.

Ousmane Sonko envisage de déposer plainte contre Madiambal Diagne : Alioune Tine désapprouve

Le Premier ministre Ousmane Sonko prévoit de déposer une plainte contre le journaliste Madiambal Diagne dès ce lundi, selon une annonce de ses avocats. Cependant, cette décision est vivement critiquée par Alioune Tine, président du centre Afrikajom et figure influente de la société civile sénégalaise.

Alioune Tine a exprimé son désaccord sur ses plateformes numériques, affirmant que cette action juridique pourrait être contre-productive pour Sonko. « Me Bamba Cissé, avocat de Sonko, ne lui rendra absolument pas service en portant plainte contre Madiambal Diagne », a-t-il déclaré.

Tine met en garde contre les conséquences de cette plainte, estimant qu’elle pourrait élever Madiambal Diagne au rang de héros dans l’opinion publique. Il craint que cela ne transforme le journaliste en symbole de résistance contre l’opposition radicale, en raison de la perception populaire d’un emprisonnement de ce dernier.

Pour Alioune Tine, la situation actuelle appelle à sortir du cercle vicieux de la confrontation par une politique de dialogue. Il rappelle que la démocratie, bien que fondée sur le conflit, ne doit pas être confondue avec la guerre, et que les acteurs politiques doivent être perçus comme des adversaires et non des ennemis.

En suggérant le dialogue comme alternative, Alioune Tine appelle à une désescalade des tensions politiques au Sénégal, et à une réflexion sur les méthodes de résolution de conflits dans un contexte démocratique.

Alioune Tine appelle les nouvelles autorités à un dialogue avec les médias pour renforcer la démocratie

Dans un contexte politique et médiatique en pleine mutation, Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center, a souligné l’importance pour les nouvelles autorités sénégalaises de nouer un dialogue constructif avec les acteurs des médias. Dans une publication sur le réseau social X ce vendredi 9 août, Tine a mis en exergue l’urgence d’une collaboration intelligente entre le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, son Premier ministre Ousmane Sonko, et les professionnels des médias.

Alioune Tine insiste sur la nécessité d’un « examen clinique sans complaisance » des dysfonctionnements qui affectent actuellement les médias sénégalais. Selon lui, cette évaluation doit être menée en parfaite concertation avec tous les acteurs concernés, dans le but de « réinventer ensemble une presse novatrice, professionnelle, respectueuse des règles d’éthique, de déontologie, de bonne gouvernance et de reddition des comptes ».

Cette initiative, selon Tine, serait cruciale pour soutenir une presse sénégalaise qui demeure un « pilier essentiel de la démocratie ». Il a également souligné l’importance de promouvoir un espace public de qualité, qui ne pourrait se concrétiser que par la responsabilisation de tous les acteurs impliqués.

En outre, Alioune Tine a insisté sur la nécessité de clarifier les responsabilités en matière de fiscalité et de financement de la presse, des aspects qu’il juge incontournables pour l’avenir du paysage médiatique sénégalais.

Ce plaidoyer de Tine pour une presse plus robuste et mieux encadrée reflète sa vision d’un Sénégal où la transparence et la bonne gouvernance sont au cœur du développement démocratique. Les défis relevés sont nombreux, mais avec un dialogue ouvert et des actions concrètes, il reste optimiste quant à la possibilité d’un changement positif pour l’ensemble du secteur.

Après Cent Jours, le climat délétère persiste: Un appel à la sérénité et au dialogue

Cent jours après l’instauration des nouvelles autorités, le climat délétère continue de peser sur le pays. Malgré les efforts et les initiatives des dirigeants pour instaurer un environnement pacifique et harmonieux, la société semble encore divisée et en proie à des tensions importantes.

Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, appelle à une restauration urgente de la sérénité, de l’intercompréhension et du dialogue. Selon lui, les polémiques inutiles doivent être évitées pour prévenir tout dérapage potentiel dans les débats publics. « Les débats passionnels peuvent déraper », avertit-il, soulignant l’importance de maintenir des discussions respectueuses et constructives pour éviter l’escalade des tensions.

L’Église, en tant qu’institution influente dans la société, a également exprimé sa disponibilité à promouvoir le dialogue et la paix civile. Son rôle de médiateur et de promoteur de la cohésion sociale est crucial dans cette période de transition. Elle se tient prête à intervenir pour favoriser des discussions ouvertes et pacifiques entre les différentes factions de la société.

L’espoir suscité par la victoire électorale contre Macky Sall demeure palpable parmi la population. Cependant, Alioune Tine note un doute naissant et une impression de désenchantement qui commencent à se faire sentir. Ce sentiment pourrait compromettre les progrès réalisés si des mesures adéquates ne sont pas prises pour apaiser les tensions et renforcer la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.

Pour surmonter ces défis, il est essentiel que les autorités, la société civile et toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue ouvert et sincère. La restauration de la sérénité et de l’intercompréhension est une condition sine qua non pour garantir la stabilité et le développement du pays. Seul un effort collectif et une volonté commune de travailler ensemble pour le bien commun permettront de surmonter les obstacles actuels et de bâtir un avenir prospère pour tous.

SOS pour Kouthia : Alioune Tine interpelle les autorités pour soutenir l’icône de la comédie sénégalaise

La célèbre figure de la comédie sénégalaise, Samba Sine, plus connu sous le nom de Kouthia, traverse actuellement une période de santé critique, suscitant une vague d’inquiétude et de soutien parmi ses nombreux admirateurs et collègues artistiques. Alioune Tine, renommé défenseur des droits humains, a récemment lancé un appel pressant aux autorités sénégalaises pour qu’elles interviennent et fournissent à cet artiste national les soins médicaux nécessaires.
Kouthia, connu pour son humour incisif et sa capacité à satiriser avec finesse les réalités sociales et politiques du Sénégal, a été confronté à des problèmes de santé graves, nécessitant une assistance médicale urgente. Alioune Tine a exprimé sa préoccupation via les réseaux sociaux, appelant spécifiquement la ministre de la Culture et le ministre de la Santé à agir rapidement pour aider « notre Charlot national », comme il l’a affectueusement surnommé.
Dans un tweet poignant, Alioune Tine a déclaré : « Il faut que les autorités de l’État aident le comédien Kouthia, Samba Sine, notre Charlot national à se soigner. La ministre de la Culture et le ministre de la Santé, merci d’aider Kouthia. »
Cette initiative survient alors que le Sénégal tout entier exprime sa solidarité envers Kouthia. De nombreux collègues artistiques et fans ont exprimé leur soutien sur les réseaux sociaux et au travers de déclarations publiques, soulignant l’impact culturel et social significatif de Kouthia dans le paysage artistique du Sénégal.
Mbaye, une figure respectée du milieu artistique, a également pris la parole, soulignant l’urgence de la situation de Kouthia : « Meneulatoul dara bopam NDLR: Il est gravement malade et a besoin d’aide pour se faire soigner ». Ce témoignage renforce l’appel d’Alioune Tine pour une réponse immédiate des autorités.
L’appel d’Alioune Tine met en lumière la nécessité de soutenir les icônes culturelles du Sénégal, non seulement pour leur contribution artistique mais aussi pour leur rôle essentiel dans le tissu social et identitaire du pays. Alors que Kouthia lutte contre sa maladie, l’espoir demeure que l’État sénégalais répondra efficacement à cet appel pour assurer que Kouthia reçoive les soins appropriés et puisse continuer à enrichir la culture sénégalaise à travers son art unique et inimitable.

Réconciliation à Médina Gounass : Alioune Tine propose l’implication de Tivaouane et Touba

Le président du think tank AfrikaJom Center, Alioune Tine, a récemment rencontré l’association Fraternité Fouladou Diaspora, dirigée par Ousmane Baldé, pour aborder la crise actuelle à Médina Gounass et les relations entre les différentes communautés locales.

Au cours de cette réunion, Alioune Tine et les membres de l’association ont exploré le contexte historique des relations entre les communautés de Médina Gounass. Ils ont noté que ces relations étaient autrefois excellentes, mais que des malentendus et des facteurs politiques ont souvent exacerbé les tensions au fil du temps.

Alioune Tine a exprimé sur le réseau social X, mercredi, l’importance de réconcilier les communautés de Médina Gounass. Il a suggéré que les autorités religieuses jouent un rôle central dans ce processus de réconciliation. En particulier, il a recommandé l’implication de la famille Thiam de Médina Thiam, de la famille Barro de Mbour, et des chefs religieux de Tivaouane et Touba. Ces figures religieuses respectées pourraient faciliter le dialogue et aider à apaiser les tensions.

Alioune Tine a également souligné la nécessité pour l’État de corriger les erreurs du passé en agissant de manière impartiale. Il a insisté sur le fait que les dirigeants politiques locaux doivent éviter d’exploiter la situation à des fins politiques, afin de ne pas aggraver les tensions existantes.

L’objectif principal de ces initiatives est de travailler rapidement à la paix et à la réconciliation entre les communautés de Gounass. Alioune Tine a insisté sur l’importance d’une action rapide et concertée pour résoudre les conflits et restaurer l’harmonie dans la région.

La proposition d’Alioune Tine d’impliquer les autorités religieuses de Tivaouane et Touba dans le processus de réconciliation à Médina Gounass souligne l’importance du rôle des leaders religieux dans la médiation des conflits communautaires au Sénégal. En œuvrant ensemble, les communautés peuvent espérer rétablir des relations harmonieuses et durables.

Cette initiative met en lumière la nécessité d’une collaboration entre les autorités religieuses, l’État, et les leaders communautaires pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région.

Alioune Tine : « On a l’impression qu’il se met en place petit à petit un État pastefien »

Après deux mois d’exercice du pouvoir, la rupture ‘’systémique’’ criée sur tous les toits reste un effet d’annonce. Dérogeant à la règle des 100 jours, au cours d’une table ronde sur le bilan de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 organisée ce jeudi par l’Association sénégalaise de droit constitutionnel (Asdc), Alioune Tine s’interroge sur les premiers actes posés par le nouveau régime. Selon lui, le système est en train de phagocyter l’antisystème, car, estime-t-il, « on a l’impression qu’il se met en place petit à petit un État pastéfien ».La figure de proue de la société civile sénégalaise a également mis en garde, au cours de cette rencontre, contre une dualité, source de tension au sommet de l’État, entre Bassirou Dionaye Faye, qui a une « dette politique » sur les épaules et son Premier ministre Ousmane Sonko, qui a « une surcharge de légitimité ». Le fondateur d’Afrikajom Center, dont le rôle a été décisif dans la résolution de la crise politico-électorale de février-mars 2024, a dressé le bilan de ce processus électoral qui a failli plonger le Sénégal dans l’abîme.  

Seneweb publie in extenso la réflexion-bilan dressée par Alioune Tine sur cette séquence assez récente de l’histoire politico-électorale du Sénégal (les intertitres sont de la rédaction).


Stratégie foireuse de conservation du pouvoir

« Aujourd’hui, on va s’intéresser à la stratégie de Macky Sall de conserver le pouvoir puis de proroger le mandat. Il a plus ou moins rejeté Amadou Ba qui est le candidat de la mouvance présidentielle. Mais aussi, le candidat légitime de l’opposition (Ousmane Sonko) n’a pas été sur la ligne de départ. La question de la succession et de la conservation du pouvoir doit être analysée. On n’a pas l’habitude de travailler sur le pouvoir et sur les mutations de ce qu’on appelle la démocratie représentative qui est à bout de souffle et en fin de cycle un peu partout dans le monde ».

« En Europe par exemple, on assiste à la montée de l’extrême droite et des mouvements antidémocratiques. Ici, chez nous en Afrique, ce sont les coups d’État militaires. Nous au Sénégal, notre démocratie elle est de l’ordre de l’imprévisible, du miracle. Quand j’entends dire la décision historique du Conseil Constitutionnel du 15 février 2024. Alors qu’il ne s’agit que d’une décision normale qui a été surinterprétée, miraculeuse. Tout cela montre que nous sommes dans des mutations. Et en même temps, la contradiction qu’il y a avec ce besoin énorme de changement. C’est cela que nous allons essayer d’analyser rapidement ».

Les dangers de l’hyperprésidentialisme

« En réalité tous les dysfonctionnements que nous avons vus sont délibérés, provoqués et sont des atteintes à la démocratie comme régime politique et à la démocratie électorale. C’est là où il faut mettre le doigt sur la toute-puissance de l’hyperprésidentialisme. En réalité, l’état de droit est né du caractère impersonnel de la loi face au pouvoir personnel des monarques. Parce que l’État de droit est né au 16e siècle bien avant la démocratie. Sans parler effectivement du caractère tout à fait équivoque du mot démocratie : gouvernement représentatif, État représentatif…mais la démocratie c’est au tirage au sort ».

« Garder le pouvoir, prolonger le pouvoir. Par le 3e mandat, Macky Sall a voulu garder le pouvoir, en abolissant toute possibilité de dauphin dans son entourage. Mais avec l’échec de ce projet du 3e mandat du fait de la résistance organisée, il a essayé d’avoir la prolongation du mandat. Par rapport à l’ampleur des dysfonctionnements, il y a eu l’organisation de la résistance. C’est à ce moment qu’on peut dire qu’on assiste à l’émergence d’une société démocratique avec un peuple vigilant, un peuple véto ».

« Je ne suis pas d’accord avec l’invalidation de la candidature de Sonko et Karim Wade »

« À ce niveau l’expérience des luttes sociales et politiques antérieures (1968, 1988, 1993, le 23 juin 2011), la sédimentation de ces expériences a joué un rôle. Au Sénégal on n’a jamais eu une organisation des différents segments de la société. Les pétitions qui sont sorties, cette formation discursive a servi de levier aux différents mouvements sociaux : Jammi Rewmi, le F24, Aar Sunu élection qui est venue à un moment clé marqué par le report de l’élection présidentielle. La mobilisation des candidats retenus a été décisive aussi ».

« S’il y a un paramètre qui a échappé à Macky Sall et qui a tout chamboulé, c’est : Bassirou Diomaye Faye. La validation de la candidature de Diomaye a été un moment de déstabilisation du régime. C’est à ce moment que beaucoup de choses se sont passées avec le report, les accusations du Pds contre les juges du Conseil Constitutionnel. Je voudrais également dire au passage que je ne suis pas d’accord avec le Conseil Constitutionnel sur l’invalidation de la candidature de Ousmane Sonko et la candidature de Karim Wade. Parce qu’au moment où ils délibéraient, Karim avait déjà renoncé à sa nationalité française ».

Surcharge de légitimité vs dette politique/Sonko vs Diomaye

« Maintenant par rapport à tout cela, qu’est-ce qui nous arrive ? C’est cela qu’il faut revoir. L’inversion qu’il y a au niveau de la hiérarchie du parti au pouvoir (le Pastef) fait que nous avons quelqu’un qui a une surcharge de légitimité (Ousmane Sonko, Ndlr) qui devient le Premier ministre. Cela va décentrer le pouvoir totalement et on y assiste. Cela va créer de nouvelles tensions qu’il faut prévenir dès maintenant. De l’autre côté, on a la dette politique de Diomaye (le président de la République). Une dette extrêmement forte qui est un poids sur ses épaules à l’heure actuelle. C’est cela qui crée de la tension au sommet du pouvoir ».

« Pour en venir à l’idéal d’un gouvernement démocratique qui est notre plus grand défi, il nous faut un État neutre, impartial pour que le critère de la transparence et de l’égalité des citoyens puisse être respecté. De mon point de vue, après avoir assisté à ce qu’on peut appeler un État agressif, nous n’avons pas l’impression d’avoir tourné la page de l’État-partisan. On a l’impression qu’il se met en place petit à petit un État pastefien. Le défi c’est de voir comment on peut traverser cette nouvelle mutation de la démocratie, et ne pas réduire notre démocratie à une démocratie électorale. Et ne pas réduire la légitimité à une seule légitimité de ceux qui sont élus. Il y a de nouvelles légitimités qui émergent, qui sont fortes ».  

avec Seneweb

Expert de l’ONU au Mali appelle à un retour à l’ordre démocratique : Alioune Tine adresse une missive au Colonel Assimi Goita

La situation politique au Mali continue de susciter des préoccupations tant nationales qu’internationales, notamment après les décisions controversées prises par la junte militaire au pouvoir. Dans ce contexte, Alioune Tine, fondateur de Africa Jom Centre et expert de l’ONU au Mali, a pris la parole pour adresser une lettre ouverte au colonel Assimi Goita, chef de la junte, appelant à un retour urgent à l’ordre constitutionnel et démocratique.

La missive, relayée sur Twitter, reflète une inquiétude croissante quant aux récentes actions de la junte, y compris la censure de la presse et les restrictions imposées aux activités politiques et civiques. Alioune Tine a déploré ces mesures comme étant anti-démocratiques et a souligné leur potentiel à engendrer une impasse politique et sociale dans le pays.

Dans son message, Alioune Tine a exhorté le Colonel Goita à faire preuve de courage politique en ouvrant la voie à un processus de transition démocratique, respectueux de l’état de droit et des principes démocratiques. Il a souligné l’importance cruciale de protéger les libertés fondamentales et de permettre aux institutions démocratiques de fonctionner librement.

L’expert de l’ONU a également rappelé au Colonel Goita l’histoire et la culture richesses du Mali, ainsi que la résilience et la détermination du peuple malien à défendre ses droits et sa liberté. Il a souligné que la stabilité politique du Mali n’est pas seulement essentielle pour le pays lui-même, mais également pour la région de l’Afrique de l’Ouest et le Sahel dans son ensemble.

En conclusion, Alioune Tine a appelé le colonel Assimi Goita à saisir l’opportunité de marquer l’histoire en facilitant une transition pacifique vers un Mali démocratique et stable. Il a souligné que cette démarche non seulement répondrait aux aspirations du peuple malien, mais contribuerait également à la paix et à la prospérité dans toute la région.

Ousmane Diagne, Ministre de la Justice : Un Juge Indépendant et Compétent selon Alioune Tine

La nomination d’Ousmane Diagne au poste de ministre de la Justice a suscité des réactions positives, notamment celle d’Alioune Tine, fondateur du Think tank Afrikajom Center et expert indépendant sur les droits de l’homme. Dans un témoignage éloquent, Alioune Tine a loué les qualités d’indépendance et de compétence du nouvel ministre de la Justice, basant ses propos sur une anecdote personnelle significative.

Alioune Tine a révélé que lorsqu’il a été arrêté de manière arbitraire en janvier 2012 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Ousmane Ngom, c’est Ousmane Diagne, alors procureur de la République, qui a refusé de l’inculper. Cette action courageuse de la part de Ousmane Diagne, selon Alioune Tine, démontre son intégrité et son engagement envers la justice indépendante.

L’expert indépendant a également rappelé une anecdote publiée à l’époque dans le quotidien sénégalais Le Quotidien, où il était titré que les autorités devraient s’occuper de leurs propres affaires plutôt que de persécuter des individus sans fondement. Cette anecdote, selon Alioune Tine, témoigne de la position ferme de Ousmane Diagne en faveur de l’État de droit et de la protection des droits des citoyens, même dans des situations politiquement sensibles.

Alioune Tine a conclu son témoignage en exprimant son estime, son respect et son admiration pour Ousmane Diagne, affirmant qu’il lui souhaite pleinement succès dans ses nouvelles fonctions ministérielles. Cette reconnaissance de la part d’un expert renommé en matière de droits de l’homme souligne l’importance de l’indépendance judiciaire et du respect des droits fondamentaux dans la gouvernance démocratique du Sénégal.

La nomination de Ousmane Diagne en tant que ministre de la Justice représente une étape importante dans sa carrière professionnelle, et sa réputation d’intégrité et de compétence lui confère une légitimité certaine dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités.

Souveraineté monétaire : Alioune Tine appelle à un consensus de la CEDEAO

Suite aux récentes discussions sur la souveraineté monétaire et l’avenir de la monnaie dans la région ouest-africaine, le fondateur du Africa Jom Center, Alioune Tine, a lancé un appel aux pays membres de la CEDEAO pour parvenir à un consensus sur une monnaie commune.

Dans une déclaration passionnée, le défenseur des droits de l’homme a exhorté les dirigeants de la CEDEAO à agir rapidement pour adopter une monnaie unique pour l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, que cette monnaie soit appelée « cauri » ou « éco », toutes les conditions sont réunies pour mettre en place une monnaie unique pour la région. Il estime que cette initiative serait cruciale pour renforcer la crédibilité et la légitimité de la CEDEAO aux yeux des citoyens.

Alioune Tine a souligné que l’adoption d’une monnaie unique pour la CEDEAO ne devrait pas être une question controversée, mais plutôt un objectif consensuel parmi les pays membres. Il a appelé les dirigeants tels que Tinubu, Diomaye, Ouattara, et d’autres, à reconnaître l’importance de cette décision pour l’intégration économique et le développement de la région.

En conclusion, Alioune Tine a exprimé sa conviction que l’adoption d’une monnaie commune renforcerait la solidarité et l’unité au sein de la CEDEAO, tout en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités économiques et commerciales pour tous les pays membres.

Alioune Tine propose l’érection d’un mémorial pour commémorer les événements tragiques de 2021 à 2024

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye prête serment ce 2 avril, de nombreux citoyens se remémorent les événements tragiques qui ont marqué le pays entre 2021 et 2024. Des manifestations tumultueuses, souvent émaillées de violences, ont coûté la vie à de nombreuses personnes. Pour que ces drames ne soient pas oubliés et demeurent gravés dans la mémoire collective, Alioune Tine, fondateur du Think Thank Africajom Center et défenseur des droits de l’homme, propose l’érection d’un mémorial dédié à toutes les victimes de ces années sombres.

Dans un message publié sur le réseau social X, Alioune Tine exhorte les autorités à envisager la création d’un monument commémoratif. Selon lui, un tel mémorial servirait non seulement à honorer la mémoire des personnes décédées lors de ces événements tragiques, mais aussi à rappeler à tous l’importance de préserver la démocratie et les droits fondamentaux.

« Nous ne devons pas oublier et effacer de nos mémoires ce qui s’est passé entre 2021 et 2024, pour que nous puissions de nouveau remonter la pente et restaurer la démocratie », déclare Alioune Tine. Il souligne l’importance de marquer cette séquence historique sombre afin de prévenir toute répétition de tels événements à l’avenir.

Pour Alioune Tine, la création d’un mémorial constitue la première étape essentielle dans le processus de réparation pour les victimes. Il appelle également à la mise en place d’une Commission Paix, Vérité, Justice, Réconciliation, Pardon et Réparation, afin de reconnaître les souffrances endurées par les citoyens et d’assurer une transition vers un avenir plus pacifique et inclusif.

En proposant ces initiatives, Alioune Tine espère que le pays pourra tourner la page sur cette période tumultueuse et entamer un processus de guérison et de reconstruction nationale.

Alioune Tine : Macky Sall prêt à dialoguer avec Sonko, affirme le médiateur

Le fondateur d’Africa Jom Center œuvre pour la prévention de la division et de la haine au Sénégal.

Alioune Tine a également insisté sur l’importance d’un dialogue direct entre Macky Sall et Ousmane Sonko, soulignant qu’il est indispensable que les deux acteurs politiques se parlent. « Je pense que c’est indispensable que Sonko sorte. Que Diomaye sorte. C’est extrêmement important. Qu’ils parlent, qu’ils aillent au grand jour au palais parler à Macky Sall », a-t-il ajouté.

En tant que médiateur engagé dans la prévention de la division et de la haine au sein de la société sénégalaise, Alioune Tine continue de plaider en faveur d’un dialogue inclusif et constructif entre toutes les parties concernées, dans le but de garantir la stabilité et l’unité nationale.

Alioune Tine encourage le dialogue entre Macky Sall et Ousmane Sonko pour restaurer la stabilité au Sénégal

Le médiateur souligne l’importance d’une communication directe entre les acteurs politiques pour apaiser les tensions.

Alioune Tine, médiateur entre le président Macky Sall et son principal opposant, Ousmane Sonko, a souligné l’importance du dialogue direct entre les deux leaders politiques pour restaurer la paix et la stabilité au Sénégal. Dans une récente intervention sur la Rfm, Tine a insisté sur la nécessité pour Macky Sall et Ousmane Sonko de se parler et de travailler ensemble à l’apaisement du climat politique actuel.

« Il est indispensable que Macky Sall et Ousmane Sonko se parlent. Ce sont des acteurs politiques et ils doivent tous travailler pour la stabilité du pays », a déclaré Alioune Tine. Il a rappelé ses efforts passés pour encourager le dialogue entre différents acteurs politiques et a souligné que la médiation actuelle n’est pas le fruit de l’improvisation, mais plutôt d’une longue expérience dans le domaine.

Tine a également révélé que Macky Sall était prêt à faire des concessions nécessaires, y compris dialoguer avec Sonko, afin de garantir la stabilité et la sécurité du pays. Il a plaidé en faveur d’une concertation permanente entre les acteurs politiques pour éviter que les tensions ne s’aggravent davantage.

« Nous devons éviter de laisser prospérer cette haine qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes », a souligné Alioune Tine. Sa position reflète la volonté de nombreux Sénégalais de voir les dirigeants politiques mettre de côté leurs différences pour travailler ensemble à l’intérêt supérieur de la nation.

Alioune Tine : « Macky Sall est prêt à dialoguer avec Ousmane Sonko »

Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes entre le gouvernement et l’opposition, en particulier après l’arrestation de plusieurs figures politiques, dont Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye.

Selon les informations rapportées par Seneweb, le Président Macky Sall serait également en train de préparer une loi d’amnistie générale dans le but de favoriser l’apaisement du climat politique. Cette loi pourrait conduire à la libération des « détenus politiques », y compris Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye.

Alioune Tine appelle au Retrait de la Proposition de Loi pour prévenir un bain de sang

Dans une publication sur le réseau social X, Alioune Tine, une figure éminente de la société civile, exhorte à éviter tout « bain de sang et chaos » alors que l’Assemblée nationale débat du report de la présidentielle. Le fondateur du think tank Afrikajomcenter préconise le retrait immédiat de la proposition de loi et appelle à une négociation démocratique et consensuelle pour établir un nouveau calendrier électoral respectant les délais constitutionnels.

La publication complète d’Alioune Tine souligne l’importance cruciale d’éviter la violence et l’incertitude au Sénégal. Il critique le report inconstitutionnel de l’élection présidentielle à la veille du scrutin, qui a plongé le pays dans une situation volatile. Alioune Tine appelle à tirer des leçons des événements passés, faisant référence au conflit entre le peuple et ses représentants en 2011.

Il insiste sur la nécessité de retirer la proposition de loi immédiatement, soulignant que tout régime est voué à l’échec contre la volonté inébranlable du peuple. Il appelle toutes les forces politiques et sociales à exercer leur influence pour garantir le retrait de la proposition de loi, mettant en avant la nécessité d’éviter les violences et le chaos.

Alioune Tine plaide en faveur d’un dialogue et d’une entente entre les acteurs politiques et de la société civile pour éviter les pertes humaines et les troubles politiques. Il met en avant le désir de changement au sein de la population, soulignant que le système politique et institutionnel actuel doit être transformé par la négociation entre des parties respectueuses et estimant qu’il est temps de bannir les coups de force.

L’appel d’Alioune Tine met l’accent sur la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité nationale par le retrait de la proposition de loi et la recherche d’une solution consensuelle pour établir un nouveau calendrier électoral.

Alioune Tine plaide pour la liberté conditionnelle de Sonko et Diomaye Faye : Une sortie grandiose pour la paix et la concorde nationale

Dans le contexte électoral animé du Sénégal, Alioune Tine, défenseur des droits humains, soulève des questions cruciales sur le rôle de la justice pour garantir la paix, la concorde nationale, et le respect des droits humains. Appelant à une réflexion sur les opportunités à saisir pour une sortie grandiose et royale, Alioune Tine interroge le rôle que la justice sénégalaise devrait jouer dans ce contexte.

Après la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, M. Tine estime que la question du rôle de la justice dans le débat sur la justice, les droits humains, et les élections est cruciale. Selon lui, les élections sont une célébration des droits humains, et les juges sénégalais peuvent jouer un rôle positif déterminant en contribuant au respect des droits humains et à l’apaisement national.

Alioune Tine propose une démarche audacieuse : accorder la liberté conditionnelle à tous les détenus militants politiques et de droits humains. Il souligne que cette action serait conforme à la norme de la primauté de la liberté et de l’exception de la détention. Il appelle les juges sénégalais à assumer pleinement leur rôle de protecteur des droits humains et des libertés fondamentales.

Évoquant la présence du président Macky Sall à la célébration du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme à Genève, Alioune Tine estime que le moment est propice pour anticiper et accélérer un processus de consensus pour une sortie dans la concorde nationale, l’apaisement, et la réconciliation. Il propose d’accorder la liberté conditionnelle à Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’aux détenus d’opinion, fondée sur le respect des droits humains et des libertés.

Selon Alioune Tine, chaque candidat à la présidence est d’accord sur une chose : libérer Sonko et les détenus dès qu’il arrive au pouvoir. Il considère cela comme un consensus et estime que faire cela maintenant donnerait une véritable allure de fête à la campagne présidentielle qui s’ouvre. Il souligne que cette action constituerait un grand soulagement pour une société sénégalaise fortement traumatisée par une agitation politique toxique.

En conclusion, Alioune Tine appelle à une action courageuse de la part des autorités sénégalaises pour apaiser le climat politique, restaurer la confiance et favoriser la concorde nationale dans cette période cruciale précédant les élections.

Réactions suite à la décision du Conseil Constitutionnel : Entre reconnaissance et interrogations

Dans la foulée de la décision du Conseil Constitutionnel concernant la liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 février prochain, les réactions se multiplient. Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme et acteur de la société civile, a partagé ses impressions dans une analyse approfondie.

M. Tine, tout en saluant la conformité de la décision du Conseil Constitutionnel avec le droit, souligne l’effort de cette institution pour relever le défi de l’état de droit. Il met en lumière la dénonciation de l’attitude de la Direction générale des élections (DGE) et de la Commission de contrôle des parrainages (CDC) qui, selon lui, ont fait délibérément obstruction à la candidature d’Ousmane Sonko. Cette reconnaissance des préoccupations soulevées par ceux qui ont perçu ces actes comme des prises de position partisanes en faveur du pouvoir actuel met en exergue la nécessité de garantir l’impartialité de l’administration dans le processus électoral.

Sénégal : prône le dialogue pour une stabilité post-électorale

À l’approche de l’élection présidentielle au Sénégal, le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, souligne l’importance du dialogue entre les acteurs politiques pour assurer une situation post-électorale stable. Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, marqué par des contestations et des préoccupations quant à la transparence du processus électoral.

Alioune Tine insiste sur la nécessité d’un dialogue entre les différentes parties prenantes de la scène politique sénégalaise. Selon lui, un tel dialogue contribuerait à préserver la stabilité post-électorale et permettrait au futur président élu de gouverner dans un climat serein. Cette démarche vise à éviter les tensions et à favoriser un environnement politique propice à la gouvernance.

Selon Alioune Tine, la société civile a un rôle crucial à jouer dans le processus électoral. Il souligne que la question des élections ne concerne pas uniquement les candidats et les organes de régulation, mais également la société civile et les citoyens. La transparence et la crédibilité des élections dépendent de la vigilance de la société civile et de l’engagement actif des citoyens.

Dans un climat politique où les préoccupations liées à la transparence électorale et à la stabilité post-électorale sont prégnantes, les appels au dialogue de personnalités telles qu’Alioune Tine mettent en lumière l’importance d’une approche concertée pour garantir la crédibilité du processus démocratique au Sénégal.

Alioune Tine salue la créativité sénégalaise à la Foire Internationale de Kaolack (FIKA)

En visite à la Foire Internationale de Kaolack (FIKA) dans le cadre de sa mission de plaidoyer pour des élections présidentielles apaisées au Sénégal, Alioune Tine, le Président fondateur d’Afrikajom Center, a exprimé sa surprise et sa satisfaction quant à la créativité des Sénégalais exposée lors de cet événement économique majeur.

Après avoir parcouru plusieurs stands et expositions de la 8ème édition de la FIKA, qui a débuté le 5 janvier, Alioune Tine a salué l’initiative de décentraliser les activités économiques, soulignant l’importance de l’équité territoriale dans le développement du pays.

« Je suis d’abord très impressionné d’avoir trouvé cela à Kaolack. C’est une foire où l’on peut voir germer des initiatives pour la construction du Sénégal de demain, notamment la souveraineté alimentaire et la transformation des produits agricoles », a déclaré l’ancien directeur d’Amnesty International.

Il a exprimé sa fascination pour la créativité des exposants, soulignant des initiatives innovantes dans la transformation de produits locaux tels que le maïs, l’arachide et la patate. Alioune Tine a souligné l’importance de soutenir ces initiatives, suggérant que des moyens supplémentaires de l’État pourraient encourager la croissance de ces start-ups.

La visite de la FIKA a également suscité des réflexions sur la décentralisation des zones industrielles, conformément au concept émergent de « Tekki fi » et « Tekki Saloum ». Alioune Tine a salué les initiatives visant à désengorger Dakar et à promouvoir l’emploi des jeunes.

Il a conclu en félicitant la Chambre de Commerce de Kaolack pour son organisation exceptionnelle et en encourageant le maire de Kaolack, Serigne Mboup. Alioune Tine a appelé à une mise en œuvre concrète du concept d’équité territoriale pour un développement harmonieux de l’ensemble des régions du Sénégal.

Menaces de mort contre Babacar Fall : Appel à l’identification et à la punition des auteurs par Alioune Tine

Le journaliste de Rfm, Babacar Fall, a récemment été la cible de menaces de mort après avoir commenté la sortie du Président Macky Sall sur les revues de presse au Sénégal. Face à cette situation, Alioune Tine, fondateur de Afrikajom Center, a vivement réagi et appelé à l’identification et à la punition des auteurs de ces menaces.

Dans une déclaration, Alioune Tine a condamné fermement les injures et menaces de mort proférées à l’encontre de Babacar Fall. Il a souligné que la liberté de la presse et la liberté d’informer sont des piliers essentiels de la démocratie et des droits humains qui doivent être protégés en tout temps, surtout en période électorale.

Alioune Tine a exprimé son soutien total à Babacar Fall, soulignant que la critique, l’ironie et l’humour sont des éléments inhérents aux genres journalistiques, permettant de rappeler aux autorités, y compris au Président de la République, qu’ils sont des citoyens et non des personnalités sacrées.

L’appel d’Alioune Tine va au-delà de la simple condamnation des menaces et vise à assurer la protection du journaliste. Il demande aux autorités publiques d’ouvrir une enquête pour identifier les auteurs des menaces et de les punir conformément à la loi.

Cette affaire souligne une fois de plus l’importance de protéger la liberté de la presse et de garantir la sécurité des journalistes, en particulier dans un contexte politique sensible. La société civile, à travers des voix comme celle d’Alioune Tine, continue de jouer un rôle crucial dans la défense de ces principes démocratiques fondamentaux.

Alioune Tine interroge la crédibilité de l’élection présidentielle sans la participation d’Ousmane Sonko

Dans un tweet récent, Alioune Tine soulève des interrogations essentielles quant à la crédibilité de l’organisation d’une élection présidentielle au Sénégal sans la participation du leader de l’opposition, Ousmane Sonko. Sonko est largement reconnu comme l’homme politique le plus populaire du pays.

« Peut-on organiser une élection présidentielle crédible, inclusive et apaisée sans le leader de l’opposition, qui est l’homme politique le plus populaire de ce pays ? », s’interroge Alioune Tine dans son tweet.

La question posée par Tine soulève des préoccupations importantes quant à l’équité et à la représentation démocratique dans le processus électoral sénégalais. La participation du leader de l’opposition est souvent considérée comme cruciale pour garantir une compétition politique équilibrée et la représentation des diverses opinions au sein de la société.

Alioune Tine pousse plus loin en se demandant s’il est justifié d’écarter Ousmane Sonko sur la base d’un prétexte aussi léger que la diffamation. Cette interrogation souligne les préoccupations quant aux motifs sous-jacents des procédures judiciaires qui pourraient avoir des implications majeures sur la scène politique sénégalaise.

L’interrogation d’Alioune Tine met en lumière le débat en cours sur la démocratie, la participation politique et l’équité dans le contexte des élections présidentielles à venir au Sénégal.

https://twitter.com/aliounetine16/status/1743193719895887998?s=20

Affaire du Supposé Financement Occulte de Sonko : Le Sénégal en ébullition, des preuves attendues

Le Sénégal se trouve au cœur d’une tourmente politique alors que des allégations de financement occulte visant Ousmane Sonko secouent la scène politique. L’affaire, initiée par les déclarations du député Matar Diop, prend une dimension complexe, soulignant les enjeux politiques cruciaux à l’approche des élections. Cette analyse approfondie tentera de démêler les fils de cette intrigue politique.

Cliquez pour Lire Gratuitement !!! Le Dakarois Quotidien N°050 – du 07/12/23

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