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Société

Affaire Bachir Fofana : Alioune Tine appelle le président de l’Assemblée nationale à retirer sa plainte

Le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, est monté au créneau pour défendre la liberté de la presse, appelant le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à retirer sa plainte contre le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana, actuellement sous mandat de dépôt.

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), Alioune Tine a tenu à faire appel à la responsabilité institutionnelle de l’homme politique :

« Président El Malick, on vous comprend très bien. Vous pouvez très bien prouver votre bonne foi, préserver votre honneur et la transparence dans la gestion de votre institution par une bonne communication. Ce que vous faites toujours très bien d’ailleurs. Évitez la prison à Bachir Fofana par simple intérêt pour la protection de la liberté de la presse, en tant que Président de la deuxième institution du pays. Retirez votre plainte, s’il vous plaît. Ci Njeek Rek ».

Le journaliste Bachir Fofana sera jugé mercredi prochain devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, en vertu de l’article 255 du Code pénal sénégalais. Selon les autorités, les propos tenus par Fofana seraient de nature à « ternir l’image de l’institution parlementaire ». Une plainte a été déposée par El Malick Ndiaye en personne, qui estime que les accusations relayées par le journaliste sont infondées et portent atteinte à l’honneur de l’Assemblée nationale.

Cette affaire a rapidement pris une tournure politique et médiatique, suscitant des réactions au sein de la société civile, des organisations de journalistes et d’acteurs engagés pour les libertés fondamentales. Pour beaucoup, l’incarcération de Bachir Fofana constitue une atteinte à la liberté d’expression, dans un contexte où les relations entre la presse et certaines institutions publiques sont particulièrement sensibles.

Le message d’Alioune Tine intervient comme un plaidoyer fort pour une désescalade, misant sur la voie du dialogue et de l’apaisement. En appelant au retrait de la plainte, l’ancien directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre invite à privilégier la communication publique et le droit de réponse face aux critiques, plutôt que la répression judiciaire.


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