Dépôt des dossiers de candidatures : la CENA recommande à la DGE une plateforme numérique pour plus de transparence

Dans son rapport sur les dernières élections législatives, rendu public ce vendredi, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a formulé plusieurs recommandations pour améliorer le processus électoral au Sénégal. L’une des principales suggestions de l’organe de supervision concerne la mise en place d’une plateforme numérique sécurisée pour la réception des dossiers de candidatures, une mesure qui viserait à optimiser l’organisation et à renforcer la transparence.

Face aux nombreux défis rencontrés lors des précédentes échéances électorales, la CENA estime que la dématérialisation du dépôt des dossiers de candidatures serait une avancée significative. Selon son rapport, ce système numérique permettrait de rationaliser le travail de la Direction générale des élections (DGE), en facilitant la gestion et la vérification des documents soumis par les candidats.

« La mise en place d’une plateforme sécurisée permettrait d’éviter les engorgements et de garantir un meilleur suivi des candidatures dans le respect des délais légaux », souligne le rapport. L’institution précise que les dossiers physiques devraient ensuite être déposés selon un ordre défini par tirage au sort, suivant un chronogramme bien établi et en multipliant les guichets pour fluidifier le processus.

Lors des précédentes élections, le dépôt des candidatures avait donné lieu à des tensions, des accusations de favoritisme et des contestations liées au rejet de certains dossiers. La CENA semble donc vouloir anticiper ces problématiques en proposant un cadre plus structuré et sécurisé.

Avec une plateforme numérique, les acteurs politiques pourraient soumettre leurs dossiers en ligne, réduisant ainsi les risques de falsification et de rejet tardif. Une telle réforme pourrait également améliorer la transparence et limiter les marges d’erreur administratives qui ont parfois nourri des suspicions.

Si la recommandation de la CENA est bien accueillie par certains acteurs du processus électoral, sa mise en œuvre pourrait se heurter à plusieurs défis. La création d’une plateforme sécurisée nécessiterait des ressources techniques et financières conséquentes. Il faudrait également garantir un accès équitable à cet outil pour toutes les formations politiques, y compris celles ayant moins de moyens numériques.

Par ailleurs, des questions de cybersécurité se posent : comment assurer la protection des données des candidats et éviter toute tentative de manipulation du système ? La DGE devra ainsi travailler en étroite collaboration avec des experts en technologies de l’information pour garantir la fiabilité de la plateforme.

Cette recommandation de la CENA s’inscrit dans un contexte plus large de modernisation du système électoral sénégalais. D’autres propositions pourraient émerger dans les mois à venir pour améliorer la gestion des scrutins et renforcer la confiance des électeurs et des candidats.

Révision ordinaire des listes électorales 2025 : une opportunité pour plus de 3 millions de citoyens de devenir électeurs

Le Sénégal a officiellement lancé la révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025. Cette opération, démarrée le 1er février, se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Elle vise à permettre aux citoyens d’accéder à leur droit de vote en s’inscrivant pour la première fois ou en mettant à jour leurs informations électorales. Encadrée par la Direction générale des élections (DGE) et supervisée par la Commission électorale nationale autonome (CENA), cette initiative revêt une importance capitale pour garantir une participation démocratique plus large et inclusive.

La nécessité de cette révision se justifie par l’écart significatif entre la population sénégalaise et le nombre d’électeurs inscrits. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à environ 18 millions d’habitants, tandis que le fichier électoral ne recense que 7 371 891 électeurs. Cette différence de plus de 10 millions de personnes met en évidence l’enjeu d’une plus grande mobilisation afin d’augmenter le taux d’inscription sur les listes électorales.

La mise à jour du fichier électoral est assurée par des commissions administratives installées dans chaque commune du pays. Ces commissions sont chargées de recevoir et de traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs. Elles sont composées d’un président désigné par l’autorité administrative, du maire ou de son représentant, ainsi que de représentants des partis politiques. Cette diversité dans la composition des commissions vise à garantir un processus transparent et équitable.

Pour s’inscrire sur les listes électorales ou mettre à jour leurs informations, les citoyens doivent se présenter aux commissions avec leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO. Ceux qui ont changé de domicile doivent fournir un document justifiant leur nouvelle adresse, comme une facture d’eau ou d’électricité, ou un certificat de résidence. Les militaires et paramilitaires souhaitant modifier leur statut électoral doivent également présenter une attestation confirmant leur changement de situation.

La révision des listes électorales prend aussi en compte les radiations nécessaires. Les personnes décédées, celles frappées d’incapacité juridique et celles qui souhaitent volontairement être retirées des listes sont concernées par cette procédure. En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens ont la possibilité de saisir le tribunal d’instance, qui statue dans un délai de dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec la possibilité d’un recours devant la Cour suprême pour les cas les plus complexes.

Sénégal : Les législatives anticipées se déroulent dans le calme et la transparence, selon la CENA

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement des élections législatives anticipées qui ont eu lieu le dimanche 17 novembre 2024. Dans un communiqué parvenu à la presse, l’institution a salué le climat pacifique qui a prévalu tout au long de cette journée électorale, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.

Les bureaux de vote ont ouvert dès 8 heures du matin et ont accueilli les électeurs jusqu’à 18 heures. Selon la CENA, le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs, reflétant une fois de plus l’attachement des citoyens sénégalais aux valeurs démocratiques. L’organisation s’est félicitée du civisme exemplaire des électeurs, qui se sont mobilisés pour accomplir leur devoir de vote dans une ambiance sereine.

La CENA a tenu à rendre hommage aux forces de défense et de sécurité, dont la présence était assurée dans l’ensemble des lieux de vote. « Leur contribution a permis de garantir le bon déroulement du scrutin, en veillant à la sécurité des électeurs et du personnel électoral », précise le communiqué.

L’institution a également salué le comportement des différents candidats, de leurs partisans et des mandataires présents dans les bureaux de vote. La transparence et l’esprit démocratique dont ont fait preuve ces acteurs ont facilité le dépouillement des bulletins dans une atmosphère de sérénité.

Les missions d’observation, tant nationales qu’internationales, ont joué un rôle clé dans le suivi du scrutin. La CENA a exprimé sa reconnaissance envers ces observateurs pour leur vigilance et leur engagement sur le terrain. « Leurs constats confirment une fois de plus l’ancrage du Sénégal dans le camp des démocraties majeures », souligne l’institution.

Cette élection législative anticipée marque une étape importante dans la vie politique sénégalaise. En saluant l’ensemble des parties prenantes, la CENA met en avant la maturité démocratique du Sénégal, démontrée par la participation active et pacifique des citoyens.

Alors que le processus de compilation des résultats suit son cours, la transparence et le calme qui ont caractérisé ce scrutin sont perçus comme des signes positifs pour l’avenir politique du pays.

En attendant les résultats définitifs, les observateurs s’accordent déjà à dire que le Sénégal a, une fois de plus, prouvé sa capacité à organiser des élections libres et transparentes, consolidant ainsi sa position de modèle démocratique sur le continent africain.

Le Ministre de l’Intérieur Remet 59 Véhicules Neufs à la CENA pour les Législatives de 2024

le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Sénégal, Jean Baptiste TINE, a procédé à la remise officielle de 59 véhicules neufs à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Cette cérémonie, qui s’est déroulée à l’École nationale de la Police, s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024.

Ces élections, initialement prévues pour le 31 juillet 2027, ont été avancées en raison du contexte politique tendu dans le pays. Le gouvernement cherche ainsi à apaiser les tensions et à garantir une organisation transparente et efficace des scrutins.

La CENA, institution clé dans le processus électoral sénégalais, est chargée de superviser et de contrôler l’ensemble des opérations électorales. Elle veille à assurer le respect de la loi électorale, garantissant ainsi la régularité, la transparence et la sincérité des élections. Sa mission inclut de permettre à tous les électeurs ainsi qu’aux candidats de participer librement et équitablement aux scrutins.

Ces nouveaux véhicules viendront renforcer les moyens logistiques de la CENA, lui permettant de mieux couvrir le territoire national et de répondre efficacement à toute défaillance ou dysfonctionnement qui pourrait survenir dans le cadre de l’organisation des élections. En remettant ces équipements, Jean Baptiste TINE a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner l’institution pour un déroulement fluide des législatives à venir.

Cette initiative marque une étape importante dans les préparatifs des élections législatives de 2024, et témoigne de la volonté des autorités de garantir un scrutin libre et transparent dans un climat apaisé.

Prolongement des délais pour les Législatives anticipées : l’opposition soupçonne une « ruse politique »

Le processus des Législatives anticipées fait l’objet de vifs débats au Sénégal, alors que l’opposition accuse le gouvernement de manœuvres dilatoires visant à prolonger les délais sans répondre véritablement aux attentes des acteurs politiques. Ce lundi matin, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a réuni les partis politiques, les coalitions, les acteurs de la société civile et les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour discuter des préoccupations soulevées, notamment par l’Alliance pour la transparence des élections (ATEL).

L’un des principaux points abordés lors de cette rencontre était la gestion des délais jugés trop courts pour l’organisation des élections, particulièrement en ce qui concerne la confection des bulletins et l’obtention du casier judiciaire, document requis pour les candidatures. L’ATEL et d’autres acteurs politiques, préoccupés par ces obstacles, ont réclamé un prolongement du calendrier électoral afin de permettre à toutes les parties de participer pleinement et dans des conditions équitables.

À l’issue des discussions, plusieurs acteurs, notamment Alioune Tine, représentant la société civile, ont affiché un optimisme prudent. « Il y a eu un bon débat », a déclaré M. Tine, soulignant que tous les participants se sont exprimés et qu’un consensus semble avoir été trouvé concernant les délais. « En gérant cette question des délais, on règle en même temps celle des casiers judiciaires, avec la collaboration du ministère de la Justice », a-t-il ajouté, tout en saluant l’ouverture d’esprit des différentes parties.

Cependant, malgré cet optimisme apparent, l’opposition demeure méfiante quant aux intentions réelles du gouvernement. Certains membres, exprimant leur scepticisme, accusent les autorités de vouloir utiliser cette prolongation des délais comme une « ruse politique ». Ils craignent que derrière cet apparent consensus se cache une tentative de saboter le processus électoral en reportant des décisions cruciales.

« Les hautes autorités jouent à la ruse politique », ont affirmé des représentants de l’opposition, soulignant que, bien que les discussions aient été productives, aucun engagement ferme n’a été pris concernant le prolongement des délais. Ils redoutent que le gouvernement ne fasse finalement marche arrière, en prétextant des difficultés techniques ou administratives, et finisse par rejeter les demandes des partis.

Pour le moment, aucune confirmation n’a été donnée par les autorités sur un éventuel prolongement des délais. La date limite pour le dépôt des candidatures reste fixée à dimanche 29 septembre à minuit, laissant peu de temps aux différents acteurs pour finaliser leurs préparatifs. L’opposition attend donc avec impatience une clarification des autorités sur ce point, tout en se préparant à une éventuelle confrontation si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Le processus des Législatives anticipées s’annonce donc tendu, avec des divergences persistantes sur la transparence et l’équité du calendrier électoral. Les prochaines décisions du gouvernement seront scrutées de près, alors que les différentes parties continuent de négocier sur les modalités de ces élections cruciales pour l’avenir politique du Sénégal.

Présidentielle: “Le scrutin s’est globalement bien déroulé” (CENA)

La Commission électorale nationale autonome (CENA) estime que le scrutin présidentiel ”s’est globalement bien déroulé dans une atmosphère calme, pacifique et sereine” non sans rappeler à ”toutes les parties prenantes que la proclamation des résultats est du ressort exclusif des organes habilités”.

”L’élection présidentielle du 24 mars 2024 s’est globalement bien déroulée sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, dans une atmosphère calme, pacifique et sereine”, indique la CENA dans un communiqué dont l’APS a eu connaissance.
Elle note que ”de l’ouverture des bureaux, à 8 h, à leur fermeture, aux alentours de 18 h, les citoyens se sont acquittés de leur droit de vote, confirmant une nouvelle fois l’attachement du Sénégal et des Sénégalais aux principes de la démocratie”.
L’organe de supervision ”salue le comportement exemplaire des citoyens qui ont mis en avant leur esprit civique et rend un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, dont la présence était visible dans tous les lieux de vote”.
Il dit confondre dans ces hommages ”les différents candidats au scrutin, leurs partisans et leurs mandataires pour le civisme et l’esprit démocratique dont ils ont fait montre, permettant un dépouillement calme et transparent du vote”.
La CENA salue enfin les missions d’observation électorale qui ”ont déployé sur le terrain des agents engagés et vigilants qui ont, chaque fois que de besoin, attiré l’attention des organes de gestion des élections sur des dysfonctionnements constatés”.

Élection Présidentielle Sénégalaise de 2024 : Un processus électoral sans dysfonctionnement majeur, selon la CENA

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) du Sénégal a annoncé ce dimanche soir que l’élection présidentielle qui s’est déroulée tout au long de la journée s’est conclue sans incident majeur, reflétant ainsi un processus électoral globalement satisfaisant sur le plan national et à l’étranger.

Dans un communiqué diffusé après la clôture des bureaux de vote, la CENA a salué le déroulement paisible du scrutin, soulignant que les électeurs ont exercé leur droit de vote dans le calme, la sérénité et le respect des règles électorales.

Depuis l’ouverture des bureaux à 8h00 jusqu’à environ 14h00, le processus électoral a été marqué par une participation civique active et un respect des procédures électorales. La plateforme de supervision du scrutin mise en place par la CENA, basée sur un échantillon représentatif de 553 bureaux de vote témoins, a rapporté des données encourageantes quant au déroulement du vote. Parmi les indicateurs révélés :

– 97,7 % des bureaux ont ouvert à l’heure prévue ;

– 98,76 % des bureaux ont été équipés d’un matériel électoral complet ;

– 98,76 % des bureaux ont enregistré un déroulement normal du vote ;

– La présence des forces de sécurité a été observée dans 94,52 % des bureaux.

Ces chiffres témoignent d’un haut niveau d’organisation logistique et de coordination entre les différentes institutions impliquées dans le processus électoral, ainsi que d’un climat de sécurité favorable à l’exercice démocratique.

La CENA a également souligné qu’aucun dysfonctionnement majeur n’a été rapporté jusqu’à présent, avec un contrôleur de la commission présent dans chacun des 15 633 bureaux de vote à travers le pays, ainsi que dans les 807 bureaux de vote à l’étranger, garantissant ainsi une surveillance étroite et une transparence accrue du processus électoral.

En conclusion, la CENA a exprimé sa confiance dans l’intégrité et la crédibilité des résultats à venir, renforçant ainsi la légitimité du processus démocratique en cours au Sénégal. Cette déclaration souligne l’engagement des autorités à assurer des élections libres, équitables et transparentes, et confirme la maturité démocratique du pays.

Présidentielle 2024 : Le Président de la CENA va effectuer une tournée d’inspection le jour du scrutin…

Le dimanche 24 mars 2024 sera une journée d’une importance capitale pour la démocratie sénégalaise, marquant le jour du scrutin présidentiel. Dans ce contexte crucial, le Président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), M. Abdoulaye Sylla, a annoncé son intention de mener une tournée d’inspection dans plusieurs lieux de vote de la région de Dakar, afin de superviser personnellement le déroulement du processus électoral sur le terrain.

Selon un communiqué officiel relayé par Senego, M. Abdoulaye Sylla sera accompagné de membres éminents de la CENA, notamment M. Ndary Touré, Vice-président, Mmes Aminata Fall Niang et Fatou Kiné Diop, membres, ainsi que de M. Alioune Badara Mbengue, Secrétaire général de la CENA. Cette délégation aura pour mission de visiter successivement plusieurs bureaux de vote dans les localités de Keur Massar, Guédiawaye, Pikine et Dakar.

Le programme de la tournée d’inspection débute à 10h30 avec le départ de la CENA pour le département de Keur Massar, suivi d’une jonction avec la Commission électorale départementale autonome (CEDA) de Keur Massar à 11h00. La visite du centre de vote du lycée de la zone de recasement est prévue à 11h30. Cette démarche se répètera successivement dans les départements de Guédiawaye et de Pikine, avec des visites programmées dans les centres de vote désignés.

La tournée culminera à Dakar, où la délégation rencontrera la CEDA de la capitale à 14h30. Là, le Président de la CENA exercera son droit de vote dans son bureau de vote à l’École japonaise, Nord Foire. Cette journée marathon se clôturera par un point de presse sur place, au cours duquel le Président Sylla fera le bilan des faits marquants observés depuis le début du scrutin.

Il est à noter que les horaires prévus sont susceptibles d’être ajustés en fonction des conditions de circulation et de l’état des routes. Cette initiative de la CENA témoigne de son engagement envers la transparence et l’intégrité du processus électoral, assurant ainsi aux citoyens sénégalais un scrutin juste et démocratique.

Contestation des violations du Code Electoral – Lettre à la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA)

La scène politique sénégalaise se trouve actuellement plongée dans une crise électorale d’envergure, soulevant des préoccupations majeures quant au respect du code électoral et à l’équité du processus démocratique. Les principaux protagonistes de cette crise sont les candidats, la Coalition Karim 2024, et les électeurs, qui ont conjointement exprimé leurs inquiétudes et revendications auprès de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA).

Le point de départ de cette controverse est le décret présidentiel n°2024-690 et n°2024-691 du 6 mars 2024, fixant la date de l’élection présidentielle au 24 mars 2024 et convoquant le corps électoral. Cependant, une violation flagrante de l’article L.O. 137 du code électoral sénégalais est observée, lequel stipule que les électeurs doivent être convoqués au moins quatre-vingts (80) jours avant la date du scrutin. Le délai entre le décret et la date du scrutin de seulement 15 jours est nettement inférieur à la période légale.

Un autre point de discorde concerne la durée de la campagne électorale. L’article L.O. 129 du code électoral impose une période minimale de 21 jours pour la campagne électorale. Cependant, le décret présidentiel n°2024-704 du 7 mars 2024, fixant la période de la campagne électorale pour l’élection présidentielle, limite cette période à 15 jours. Cette réduction suscite des interrogations quant à l’équité des conditions de campagne pour l’ensemble des candidats.

Face à ces allégations de violations du code électoral, les candidats de la Coalition Karim 2024 et les électeurs ont pris l’initiative de rédiger une lettre formelle à la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Conformément à l’article L16 de la loi 2021-35 du 23 juillet 2021, cette lettre expose en détail les préoccupations des signataires et appelle à des mesures correctives immédiates pour assurer la régularité et l’équité du processus électoral.

La CENA, en tant qu’entité chargée du contrôle et de la supervision des opérations électorales, se trouve désormais au centre de cette crise électorale. Les attentes sont élevées, avec la nécessité pour cette institution de faire respecter la loi électorale afin d’assurer la transparence et l’équité du processus électoral.

La résolution de cette crise électorale revêt une importance capitale pour la démocratie sénégalaise. Les décisions de la CENA auront un impact considérable sur la crédibilité du processus électoral et sur la confiance des citoyens dans l’intégrité du système politique. L’évolution de cette situation est observée attentivement, soulignant l’importance des principes démocratiques et de l’état de droit dans la vie politique du Sénégal, tant au niveau national qu’international.

Aminata Touré dénonce le manque de mise à jour du fichier électoral par la CENA

La polémique autour du processus électoral au Sénégal s’intensifie alors que de nombreux candidats à l’élection présidentielle de 2024 sont recalés ou invalidés en raison de parrainages jugés non conformes à la loi. Aminata Touré, une des candidates, exprime son indignation face à l’annonce de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) selon laquelle la dernière version du fichier électoral n’est pas encore disponible, à moins de deux mois de l’élection présidentielle.

Réaction d’Aminata Touré : Sur le réseau social X, Aminata Touré a qualifié la situation de « véritable scandale » que la CENA annonce ne pas avoir la dernière version du fichier électoral à jour pour l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Elle a souligné l’importance du fichier électoral à jour pour garantir la transparence du processus électoral.

Questions Soulevées : Aminata Touré a posé des questions pertinentes sur le fichier dont dispose le Conseil Constitutionnel pour vérifier les parrainages des candidats, en l’absence d’une version à jour du fichier électoral par la CENA. Elle a exprimé sa préoccupation quant à la nébulosité entourant l’organisation de l’élection présidentielle, soulignant que cela compromet sérieusement la transparence et la sincérité du scrutin.

Appel à la Mobilisation Citoyenne : L’ancienne Première ministre a appelé les démocrates et les citoyens sénégalais à se mobiliser massivement pour garantir une élection inclusive et transparente. Sa déclaration reflète les préoccupations croissantes quant à la crédibilité du processus électoral et à la nécessité d’assurer une participation équitable de tous les candidats.

Cette dénonciation d’Aminata Touré met en lumière les défis actuels auxquels est confronté le processus électoral au Sénégal et souligne l’importance de la transparence pour maintenir la confiance du public dans le système démocratique.

Communiqué – Attention: Les informations électorales sur le site de la CENA ne sont pas à jour

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) du Sénégal met en garde les citoyens contre l’utilisation des informations actuellement disponibles sur son site internet en ce qui concerne l’inscription sur le fichier électoral pour l’élection présidentielle de 2024. Un message audio viral incitant à la vérification a circulé sur les réseaux sociaux, mais la CENA souligne que les données en ligne ne sont pas encore mises à jour, provenant des élections législatives de 2022. Il est fortement déconseillé aux électeurs d’utiliser ces informations, et la commission s’engage à fournir des données actualisées dès que possible. Restez attentifs aux communications officielles pour garantir des élections transparentes et crédibles.

COMMUNIQUÉ

Un message audio, devenu viral sur les réseaux sociaux, incite les citoyens sénégalais à vérifier leur inscription sur le fichier électoral via le site internet de la CENA (Commission Électorale Nationale Autonome). Cependant, la CENA met en garde contre l’utilisation des données actuellement disponibles, soulignant qu’elles ne sont pas encore mises à jour pour l’élection présidentielle de 2024.

La commission déconseille fortement aux électeurs d’utiliser les informations actuellement sur le site, car celles-ci concernaient les élections législatives de 2022. Ces données peuvent être incomplètes et erronées, notamment en ce qui concerne les lieux et bureaux de vote.

La CENA assure que les données actualisées seront mises à la disposition des électeurs dès que possible. Il est donc crucial pour les citoyens de patienter avant de vérifier leur inscription, afin d’éviter toute confusion ou erreur dans le processus électoral.

La commission rappelle l’importance de suivre les annonces officielles pour garantir des informations fiables et à jour concernant les élections. Restez informés et restez attentifs aux communications officielles de la CENA pour des élections transparentes et crédibles.

Fait à Dakar le 6 janvier 2024.

Rejet de la demande d’annulation par la Cour suprême : Statu quo sur la nomination des membres de la CENA

La Cour suprême a rendu une décision cruciale le 3 janvier 2024 en statuant sur la demande d’annulation de la nomination des membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Cette demande, déposée par l’expert électoral Ndiaga Sylla, visait à contester le décret présidentiel remplaçant l’ensemble des membres de la CENA.

La Cour suprême a déclaré l’irrecevabilité de la demande d’annulation, arguant que selon les motifs avancés, un simple citoyen n’a pas la compétence pour formuler ce type de requête. Cette décision met fin aux espoirs des opposants au décret présidentiel, dont Ndiaga Sylla, ainsi que d’autres organisations affiliées à l’opposition, qui avaient critiqué le remplacement intégral des membres de la CENA.

Le décret présidentiel avait suscité des inquiétudes quant à une possible violation de la loi par le Président de la République. Les critiques portaient notamment sur le fait que le mandat de certains membres de la précédente équipe n’était pas arrivé à expiration, ce qui contreviendrait aux règles régissant la nomination des membres. De plus, l’appartenance politique antérieure de l’un des nouveaux membres avait été soulignée comme étant contraire aux règles en vigueur.

Malgré ces contestations, la Cour suprême, présidée par son président, a jugé la demande irrecevable, maintenant ainsi la décision présidentielle en vigueur. Cette décision renforce le statu quo quant à la composition de la CENA, tout en soulignant les limites des recours possibles pour les citoyens ordinaires dans de telles affaires. L’évolution politique liée à la CENA sera à surveiller dans le contexte des prochaines élections et de l’impact potentiel sur le processus électoral.

Ayib Daffé Rencontre le Président de la CENA : Révélation des Échanges Cruciaux sur le Cas Ousmane Sonko

Ayib Daffé, mandataire de Ousmane Sonko, candidat à l’élection présidentielle de 2024, a effectué une visite à la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) ce mercredi 20 décembre. Malgré l’impossibilité d’accéder à certaines entités clés, Daffé affirme avoir rencontré le président de la CENA, Abdoulaye Sylla, pour discuter des développements récents liés à la candidature de Sonko.

"ceci est une attitude frileuse qui manque d'élégance républicaine" de la par de M. Sidiki KABA.

Accompagné de Me Ciré Clédor Ly, Ayib Daffé a informé la presse des points clés de sa rencontre avec le président de la CENA. Il a souligné la notification de la décision du tribunal d’instance de Dakar annulant la radiation d’Ousmane Sonko des listes électorales. De plus, Daffé a exprimé le refus des directeurs de la DAF, DGE et CDC de les recevoir.

« Ce que nous voulons, c’est que l’organe chargé de superviser les élections applique les dispositions de l’Article 47 du Code électoral, car nous n’avons plus beaucoup de temps, » a déclaré Daffé devant la presse. Cette affirmation met en avant l’urgence et l’importance accordées à la résolution rapide de la situation, compte tenu de l’approche imminente de l’élection présidentielle.

La rencontre entre Ayib Daffé et le président de la CENA, Abdoulaye Sylla, expose les efforts déployés par l’équipe de campagne de Ousmane Sonko pour résoudre les problèmes entourant sa candidature. Alors que le temps presse, la référence à l’Article 47 du Code électoral souligne l’importance accordée à l’application stricte des règles électorales pour garantir un processus démocratique équitable. La situation reste tendue, et les prochains développements seront scrutés attentivement dans le contexte de l’élection présidentielle à venir.

Conseil constitutionnel : voici la liste des 21 personnalités qui vont contrôler les parrainages

Le Conseil constitutionnel a publié ce mercredi 13 décembre la liste des 21 membres de la commission chargée d’étudier les parrainages pour la présidentielle de février 2024 (voir la liste ci-dessous). Les Échos, qui donne l’information, a détaillé sa composition et les attributions de chacun.

Les sept Sages forment l’organe délibérant. «Ce sont eux qui procèdent à l’interprétation des textes et prennent les décisions après consultations», complète le journal.

«Les représentants de la (CENA), les personnalités indépendantes et le représentant de l’administration ont qualité d’observateurs ; ils ont une voix consultative. Leurs observations éventuelles seront consignées dans le rapport final», fixe l’article 6 de la décision du Conseil constitutionnel instituant ladite commission.

Les 21 personnalités chargées de contrôler les parrainages travaillent sous la direction du président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara.

La phase de contrôle de la régularité des parrainages se déroulera du 27 décembre au 12 janvier prochain. Après le dépôt des signatures par les candidats à la candidature, entre le 11 et 26 décembre, le Conseil constitutionnel procédera au tirage au sort (27-28 décembre) déterminant l’ordre de traitement des dossiers.

LES 21 MEMBRES DE LADITE COMMISSION

Les 7 juges du Conseil constitutionnel

1.    Mamadou Badio Camara

2.    Aminata Ly Ndiaye

3.    Mouhamadou Diawara

4.    Youssoupha Diaw Mbodj

5.    Awa Dièye

6.    Cheikh Ndiaye

7.    Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly

Greffiers

8.    Ousmane Bâ

9.    Fatma Ndiaye

Personnel administratif et technique (magistrats)

10. Madiena Bakhoum Diallo

11. Cheikh Mbacké Ndiaye

12. Elisabeth Ndew Diouf Niang

13. Laïty Sarr

14. Mamadou Touré

Représentants de la CENA

15. Ndèye Rokhaya Mbodj (journaliste)

16. Mamadou Bocar Niane (enseignant en retraite)

Personnalités indépendantes

17. Bacre Waly Ndiaye (avocat)

18. Coumba Sèye Ndiaye (avocat)

19. Aïda Diagne Diawara (notaire)

20. Alassane Seck (Ligue sénégalaise des droits humains)

Représentant de l’Administration

21. Biram Sène (DGE)

La décision de la CEDEAO est tombée concernant la nomination des membres de la CENA

Le Conseil de Médiation et de Sécurité de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a examiné la question du décret controversé portant nomination de nouveaux membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) au Sénégal. Selon le rapport de la rencontre, le président Macky Sall a remplacé par décret l’ensemble des 12 membres de la CENA le 3 novembre 2023, suite à la demande de la CENA de réintégrer Ousmane Sonko comme candidat à l’élection présidentielle de février 2024.

Le rapport souligne que le remplacement des membres de la CENA moins de quatre mois avant l’élection présidentielle pourrait être contraire au Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Il mentionne que l’article 2 (1) de ce protocole stipule qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques.

La décision pourrait également être en contradiction avec l’article 3 du Protocole, qui stipule que les organes chargés d’organiser les élections doivent être indépendants, neutres, et jouir de la confiance de tous les acteurs politiques. Cependant, les autorités sénégalaises ont affirmé qu’aucune loi électorale n’avait été modifiée par la nomination des nouveaux membres de la CENA et que le mandat des membres remplacés avait expiré depuis longtemps.

Remplacement des membres de la CENA au Sénégal : Ismaëla Madior Fall défend la légalité de la décision présidentielle

Le 15 novembre 2023, le président sénégalais, Macky Sall, a signé un décret portant remplacement de membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ismaïla Madior Fall, le ministre d’État, conseiller spécial du président Macky Sall, a défendu cette décision, affirmant qu’il s’agit d’un acte légal qui ne viole aucune disposition.

Madior Fall a expliqué que le décret présidentiel de remplacement des membres de la CENA intervient suite à la démission du président de la Commission, Doudou Ndir, pour des raisons de convenance personnelle. Selon le conseiller spécial, les remplacements effectués ont pour but de maintenir la composition paritaire au sein de la CENA.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) est une institution chargée d’organiser et de superviser les élections au Sénégal. Elle joue un rôle crucial dans le processus électoral en garantissant la transparence et l’équité des scrutins.

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