Thierno Alassane Sall charge le ministre de l’Hydraulique et appelle à des solutions structurelles contre les inondations

L’ancien ministre et actuel député à l’Assemblée nationale, Thierno Alassane Sall, est monté au créneau face aux difficultés récurrentes liées aux inondations. Dans un post publié sur sa page X, il a sévèrement critiqué le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, qu’il estime dépassé par la situation.

« Quand on voit le pauvre ministre de l’Hydraulique, totalement pris de court, qui en appelle à son “saint Premier ministre” dans l’espoir désespéré qu’il lui apporte une solution miracle, on comprend qu’on est encore très loin du compte », a-t-il écrit.

Pour le leader du mouvement La République des valeurs, les véritables solutions tardent toujours à voir le jour. Il plaide ainsi pour « une véritable cartographie des risques et un travail méthodique, rigoureux et sérieux » afin d’apporter des réponses durables aux problèmes structurels liés aux inondations et aux crues.

Au-delà de ses critiques, Thierno Alassane Sall a tenu à adresser un message de compassion aux populations touchées par les inondations. « Toute ma solidarité va à nos compatriotes durement éprouvés par ces intempéries », a-t-il ajouté.

À 13 jours du Grand Magal, Cheikh Bassirou Mbacké met en garde contre toute tentative de sabotage

Touba, le 31 juillet 2025 – À moins de deux semaines du Grand Magal de Touba, événement phare du calendrier religieux sénégalais, le ton est monté du côté de l’organisation. Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife Général des Mourides et président du comité d’organisation, a tenu un discours ferme et sans détour à l’occasion d’un récital de Coran, dans le cadre des préparatifs.

Dans son intervention, le chef religieux a révélé avoir été alerté de présumés projets de sabotage de l’événement. « Des personnes m’ont confié qu’elles ont été informées que des gens mijotaient des plans pour saboter le Magal », a-t-il déclaré, précisant que ces craintes les ont poussées à lui demander d’interpeller l’État pour renforcer la sécurité de la cité religieuse.

Mais loin de céder à l’inquiétude, Cheikh Bassirou Mbacké a appelé les fidèles à la sérénité. « Je demande à tout le monde de rester serein et de ne nourrir aucune inquiétude. Les tentatives de saboter le Magal sont, d’avance, vouées à l’échec. Que ces forces occultes sachent que rien ni personne ne pourra entraver la réussite de cet événement ou semer la zizanie à Touba », a-t-il martelé.

Cheikh Bassirou n’a pas manqué de pointer du doigt ceux qui instrumentalisent la cité sainte à des fins personnelles ou politiques. « Ceux qui se disputent pour des strapontins mondains doivent extirper la cité religieuse de leurs bisbilles. Serigne Touba a d’autres priorités – il est consacré à l’adoration divine. Et lorsque je parle de Serigne Touba, je fais bien allusion à Serigne Mountakha », a-t-il lancé dans un ton sans équivoque.

Afin de relativiser les tensions actuelles, le porte-parole du Khalife est revenu sur plusieurs précédents historiques où le Magal a été annoncé sous de mauvais auspices, mais s’est toujours déroulé dans la paix et la dignité. Il a notamment cité :

1989, en pleine crise entre le Sénégal et la Mauritanie, avec des rumeurs sur Saddam Hussein : « Le Magal s’est pourtant bien tenu. » 2007, lors de la controverse autour de la visite annoncée de Mouammar Khadafi : « Finalement, il n’est même pas venu. » 2015, face aux menaces terroristes, où il s’était opposé à la militarisation excessive de Touba. 2022, dans un contexte tendu où certains craignaient des émeutes : « Je leur avais dit que rien ne se passerait. Et effectivement, tout s’est déroulé dans la paix. »

En conclusion, Cheikh Bassirou Mbacké a adressé un message fort et préventif à ceux qui envisageraient de perturber le bon déroulement du Magal :

« Quiconque cherchera à semer la zizanie à Touba en sera la première victime. »

À travers cette sortie, le guide spirituel de Guédé réaffirme la centralité du Magal comme moment de communion, de paix et de dévotion, et avertit que toute tentative de le troubler se heurtera à la foi inébranlable de la communauté mouride.

Guy Marius Sagna appelle à une lutte “impitoyable” contre les ennemis du Projet

Le député Guy Marius Sagna, figure bien connue de l’activisme social et parlementaire au Sénégal, a lancé un appel musclé ce lundi 28 juillet à l’endroit des militants de PASTEF, le parti au pouvoir. Dans une publication sur sa page Facebook, le parlementaire a exhorté ses camarades à « mener une lutte impitoyable » contre ceux qu’il identifie comme des obstacles majeurs à la réussite du “Projet” porté par le président Ousmane Sonko et son gouvernement.

Selon le député de la majorité présidentielle, les menaces qui pèsent sur le Projet national ne viennent pas uniquement de l’extérieur. Guy Marius Sagna identifie trois catégories d’« ennemis » :

Les tenants de l’ancien système : Il s’agit, d’après lui, de ceux qui « veulent perpétuer l’ancien système et qui sont dans l’opposition ». Ce groupe regrouperait des acteurs politiques et économiques attachés aux pratiques et logiques du régime précédent. Les forces impérialistes et leurs relais internes : Le parlementaire accuse également certains acteurs étrangers — les « impérialistes » — de chercher à freiner l’élan de rupture engagé par le nouveau pouvoir, en complicité avec une frange de l’opposition sénégalaise. Les saboteurs internes : Enfin, Guy Marius Sagna n’épargne pas son propre camp. Il dénonce ceux qui, bien qu’appartenant à la mouvance présidentielle, « ralentissent le PROJET et/ou posent des actes contraires au don de soi pour la patrie ».

Ce message, au ton ferme et sans ambiguïté, traduit la volonté du député de resserrer les rangs autour de ce qu’il décrit comme un combat historique. En appelant à une « lutte impitoyable », il semble vouloir renforcer la discipline militante et prévenir toute forme de compromission ou de relâchement face aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui accompagnent la mise en œuvre du Projet de rupture porté par l’actuelle équipe dirigeante.

Accusations de diffamation : le DG du Coud, Ndéné Mbodji, porte plainte contre Bougar Diouf

C’est une réaction ferme que vient d’adopter Ndéné Mbodji, Directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), face aux accusations portées à son encontre par Bougar Diouf. Jusque-là silencieux face aux nombreuses attaques, M. Mbodji a décidé de rompre son mutisme pour dénoncer ce qu’il qualifie de « mensonge insupportable ».

Selon des informations relayées par le quotidien L’Observateur, le haut responsable estime qu’un cap a été franchi lorsqu’il a été accusé à tort d’avoir tenu des propos hostiles à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. « Je n’ai jamais attaqué Sonko, ni tenu des propos malveillants à son sujet », a réaffirmé Ndéné Mbodji, dénonçant une campagne de dénigrement visant à ternir son image.

Déjà actif sur les réseaux sociaux pour démentir ces allégations, le Directeur général du Coud a décidé de passer à la vitesse supérieure en déposant une plainte formelle auprès de la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC). L’objet de cette plainte : des propos jugés « diffamatoires, fallacieux et subversifs » tenus par Bougar Diouf, à qui il demande désormais de fournir les preuves de ses accusations.

À travers cette action en justice, Ndéné Mbodji entend tracer une « ligne rouge » face à ce qu’il considère comme des dérives verbales de plus en plus fréquentes sur les plateformes numériques. Il souligne que certaines accusations, notamment lorsqu’elles mettent en cause l’intégrité morale d’un responsable public, ne doivent plus rester impunies.

Le DG du Coud veut ainsi attirer l’attention des autorités et de l’opinion sur les dangers croissants de la désinformation en ligne. Il appelle à un strict respect des lois encadrant l’usage du numérique au Sénégal, estimant que l’anonymat ou la viralité ne doivent pas servir d’excuse à la calomnie.

Université d’été du Pastef à l’UGB : Birame Soulèye Diop appelle à une riposte verbale aux attaques contre les leaders du parti

Saint-Louis, 19 juillet 2025 – L’université d’été du parti Pastef, tenue à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, a été marquée par une déclaration controversée du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop.

Face à un auditoire de militants et sympathisants, le responsable politique a invité les membres de son parti à répondre aux insultes dirigées contre leurs leaders par des insultes équivalentes.
« Kou saga Ousmane Sonko saga len ko [Qui insulte Ousmane Sonko, insultez-le en retour], kou saga président de la République saga len ko [Qui insulte le président de la République, insultez-le en retour], ndakh féyou dagane na [car la vengeance est permise] », a-t-il déclaré sous les acclamations de certains participants.

Ces propos tenus dans un climat de polarisation politique croissante au Sénégal ne sont pas passés inaperçus. L’appel à « répondre aux insultes par des insultes » a immédiatement suscité des réactions mitigées, certains y voyant un encouragement à l’escalade verbale et à la confrontation directe, contraire aux idéaux d’un débat démocratique fondé sur le respect et l’argumentation.

Au-delà de l’appel à la riposte verbale, Birame Soulèye Diop a aussi profité de l’occasion pour vanter la montée en puissance du Pastef sur la scène politique sénégalaise et son rayonnement au-delà des frontières nationales. Il a évoqué la création de formations politiques inspirées par le Pastef, notamment aux Comores avec le Parti Africain des Comores pour le travail, l’éthique et la fraternité, qu’il a présenté comme une émanation directe de l’influence du parti dirigé par Ousmane Sonko.

« On a construit et Dieu nous a donné une expérience sans égal. On a une personnalité qui fait l’unanimité dans son pays et dans le reste du monde », a-t-il déclaré en parlant du président de la République.

Pour Birame Soulèye Diop, cette montée en puissance suscite des réactions hostiles de la part d’adversaires politiques qu’il qualifie de minoritaires et dépourvus de base populaire :
« On voit des gens qui ne peuvent pas rassembler six personnes, se permettre de vous faire croire que vous ne pouvez pas travailler avec ce Monsieur [le président Sonko]. »

Cependant, cet appel à la riposte verbale, dans un contexte où l’appel au calme et à l’apaisement est plus que jamais nécessaire, fait débat. Des observateurs politiques, des journalistes et des défenseurs des droits civiques s’interrogent sur la responsabilité des acteurs publics dans la modération du discours politique, en particulier au sommet de l’État.

Alors que le Sénégal tente de consolider sa démocratie après des années marquées par des tensions sociales et politiques, de telles déclarations posent la question de la place du respect et de la retenue dans l’espace public. Si certains militants ont salué l’authenticité du message, d’autres voix, y compris dans la société civile, pourraient y voir une banalisation de la violence verbale et une menace pour la stabilité du débat démocratique.

Tivaouane : Attaque armée contre la base de la CSE à Yadjine, un coffre-fort emporté

Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 décembre 2024, aux environs de 2h30 du matin, la base de la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE), implantée à Yadjine, dans le département de Tivaouane, a été la cible d’une attaque violente perpétrée par une vingtaine d’individus armés.

Selon les premiers éléments recueillis, les assaillants étaient munis d’armes blanches et d’armes à feu. Ils ont neutralisé deux agents de sécurité en les ligotant, avant de s’introduire de force dans une dizaine de bureaux, dont celui du comptable. Leur principal butin : un coffre-fort contenant environ 700 000 FCFA en espèces. Un troisième vigile a réussi à échapper aux malfaiteurs et a immédiatement donné l’alerte.

À l’arrivée des éléments du commissariat urbain de Tivaouane, les malfaiteurs avaient déjà pris la fuite, laissant derrière eux un véritable champ de ruines. Les enquêteurs ont constaté des portes fracturées, des équipements vandalisés et un personnel profondément choqué.

Moctar Kane, directeur des travaux à la CSE, n’a pas caché sa stupeur. « L’attaque était planifiée. Ils savaient exactement où frapper », a-t-il déclaré lors d’un point de presse improvisé sur le site. Pour l’entreprise, cette intrusion soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité de ses installations, surtout en cette période sensible où les travaux du projet autoroutier Dakar-Tivaouane-Saint-Louis mobilisent d’importants moyens logistiques.

Une réunion de crise a été convoquée dès le lendemain matin pour faire le point sur les pertes matérielles et humaines et surtout, envisager un renforcement des dispositifs de sécurité.

La police de Tivaouane a immédiatement ouvert une enquête. Selon nos sources, les premières investigations orientent les enquêteurs vers la piste d’un gang organisé. L’hypothèse de complicités internes n’est pas écartée, notamment en raison de la précision avec laquelle les malfaiteurs ont ciblé les lieux sensibles.

Des renforts de sécurité pourraient également être déployés sur d’autres sites du projet autoroutier, considérés comme stratégiques.

Alioune Sall dénonce une campagne de dénigrement contre Ousmane Sonko

Le membre de PASTEF fustige les attaques médiatiques « orchestrées par les anciens tenants du pouvoir » et réaffirme l’engagement du parti pour un Sénégal juste, souverain et transparent.

Chers compatriotes,

Une fois encore, notre Président de parti, Ousmane SONKO, fait l’objet d’attaques ignominieuses, injustifiées et malhonnêtes de la part d’individus sans visage, camouflés en chroniqueurs, mais dont l’unique mission est de semer le trouble et la division au Sénégal.

Ces politiciens encagoulés, serviteurs zélés d’un système moribond, instrumentalisent certains médias irresponsables pour tenter de salir l’honneur d’un homme et d’un mouvement qui incarnent l’espoir d’un Sénégal juste et souverain.

Cette stratégie de provocation permanente, orchestrée par ceux qui ont tenté un coup d’État institutionnel en février 2024, est inacceptable dans une République qui se veut démocratique.

Macky Sall, Amadou Bâ, Sidiki Kaba et leurs troubadours, installés à l’Assemblée nationale entre 2017 et 2024, pour servir leurs desseins inavouables, n’ont visiblement pas renoncé à leurs manœuvres destructrices.

Balayés par une volonté populaire irrépressible entre mars et novembre 2024, ils persistent dans leur obsession du chaos, utilisant des mercenaires médiatiques pour détourner l’attention des Sénégalais des véritables enjeux notamment la reddition des comptes et la fin de l’impunité pour les pillages et les falsifications dont ils se sont rendus coupables.

Mais qu’ils comprennent ceci, Pastef n’est pas dupe.

Aux Patriotes de Pastef, rappelons leur que notre engagement pour la transformation du Sénégal n’a jamais été aussi ferme.

Rappelons à ceux qui croient que le « Gatsa Gatsa » est rangé dans les tiroirs parce que nous assumons désormais les responsabilités gouvernementales qu’ils se trompent lourdement.

Chers Patriotes, disons à ceux qui imaginent que nous les laisserons entraver le Juub Jubaal Jubbanti, cette marche inexorable vers la justice et la transparence, doivent déchanter.

Comme le dit l’adage, « Qui peut le plus, ne saurait ne pas faire le moins ».

Notre projet de société, Inchallah se réalisera avec le peuple sénégalais, comme nous l’avons promis.

Face aux défis du développement, de la création de richesse partagée et de la souveraineté nationale, nous restons déterminés.

Et face aux manigances politiques de ces opposants couards, qui se cachent derrière des hurleurs de plateaux télévisés, notre réponse sera ferme, légale et républicaine.

Le Sénégal avancera, malgré les calculs mesquins de ceux qui refusent de voir émerger une nouvelle ère.

Notre Président de parti, aujourd’hui à la tête de l’exécutif, saura conduire cette bataille avec lucidité et courage, entouré de ses troupes et du peuple qui l’a porté au pouvoir.

À bon entendeur, salut.

Alioune SALL
Membre de PASTEF

Attaque contre Kër Leyti : une agression contre la mémoire et la culture orale

Dans la nuit du 5 juillet 2025, un acte aussi ignoble qu’inquiétant s’est produit à Kër Leyti, la Maison de l’Oralité et du Patrimoine. Située à Keur Massar et fondée par le professeur Massamba Guèye, cette institution culturelle phare, dédiée à la sauvegarde de la parole, de la mémoire et de l’identité africaine, a été la cible de malfaiteurs. Moins de deux semaines avant la très attendue Grande Nuit du Conte, prévue le 18 juillet, ce haut lieu du récit oral a été violemment profané.

Selon les premières informations, les assaillants ont pénétré par effraction en forçant la porte du balcon menant au bureau du Directeur. Une fois à l’intérieur, ils ont commis leur forfait avec une violence manifeste. Une plainte a été immédiatement déposée auprès de la gendarmerie de Keur Massar. L’enquête, ouverte suite à une dénonciation visant un individu non encore identifié, est en cours.

Au-delà du préjudice matériel et du traumatisme que cette attaque a pu engendrer, c’est toute une symbolique qui a été visée. Kër Leyti n’est pas un simple bâtiment ; c’est un sanctuaire de la culture, un creuset de l’oralité africaine, un espace vivant de transmission intergénérationnelle. L’acte posé par ces malfaiteurs constitue une atteinte frontale à un patrimoine immatériel essentiel.

Face à cette épreuve, la réaction de la direction se veut digne et déterminée. Dans un message porteur d’espoir et de résilience, elle affirme : « Nous restons debout ! » — une réponse forte à une tentative de déstabilisation qui, loin d’affaiblir Kër Leyti, renforce son rôle central dans la défense de l’héritage culturel africain.

Ce drame appelle à une réaction ferme. Les autorités compétentes sont interpellées pour que toute la lumière soit faite, que les auteurs de cette agression soient identifiés et traduits en justice, et que les mesures nécessaires soient prises pour assurer la sécurité de ce haut lieu de culture.

Kër Leyti n’est pas seul. Plus qu’un vol, c’est un signal d’alarme. Il est de notre devoir collectif de protéger ces espaces de mémoire vivante. La culture ne se vole pas. Elle se défend, elle se transmet, elle se fortifie.

Frappes iraniennes contre Israël : escalade militaire dans un climat de tension croissante

Dans une déclaration relayée sur ses canaux officiels ce vendredi, l’armée iranienne a annoncé avoir lancé des frappes contre « toute l’étendue du territoire israélien ». Si peu de détails ont filtré pour le moment sur le type d’armement utilisé ou les cibles précises, Téhéran affirme que l’opération vise des « installations militaires stratégiques » israéliennes, justifiant cette action comme une « réponse légitime » à ce qu’elle qualifie d’« agressions répétées » de l’État hébreu dans la région.

La communication de l’armée iranienne n’a pas précisé s’il s’agissait de missiles balistiques, de drones armés ou d’autres types de projectiles. Aucun bilan humain ni matériel n’a encore été établi. Des images et vidéos non vérifiées circulent déjà sur les réseaux sociaux, témoignant de sirènes d’alerte retentissant à Tel-Aviv, Haïfa et Be’er Sheva – des grandes villes israéliennes où des habitants ont été vus se précipitant vers les abris.

Pour l’heure, les autorités israéliennes n’ont pas publié de communiqué officiel en réaction à cette offensive. Cependant, des sources locales font état d’un état d’alerte élevé dans les principales zones urbaines, tandis que l’armée israélienne (Tsahal) aurait été placée en situation de veille opérationnelle maximale. L’espace aérien au-dessus de certaines zones stratégiques aurait été momentanément fermé, selon des observateurs indépendants.

Cette nouvelle escalade survient alors que les tensions entre l’Iran et Israël n’ont cessé de croître au cours des derniers mois. Les accusations mutuelles d’actes hostiles – assassinats ciblés, cyberattaques, frappes par procuration via des groupes alliés – ont alimenté un climat de méfiance et de confrontation permanente.

L’Iran reproche notamment à Israël des frappes régulières en Syrie et au Liban contre ses forces ou celles du Hezbollah, ainsi qu’un rôle présumé dans des opérations de sabotage sur son territoire. De son côté, Israël considère les activités régionales de l’Iran – y compris le soutien aux milices armées à Gaza, au Yémen et en Irak – comme une menace existentielle.

La communauté internationale suit la situation avec inquiétude. Plusieurs chancelleries occidentales ont convoqué des réunions d’urgence, appelant à la retenue et à une désescalade immédiate. Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait être saisi dans les heures à venir, tandis que les marchés pétroliers ont déjà réagi à la hausse.

Dans la région, les craintes d’un embrasement généralisé sont palpables. Le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et diverses factions armées en Irak ont déjà exprimé leur soutien à l’Iran dans un contexte qui pourrait rapidement évoluer vers un conflit régional.

À suivre.

Ousmane Sonko à Conakry : un plaidoyer fort contre la xénophobie et pour l’unité africaine

En visite officielle en Guinée, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a tenu un discours ferme contre la xénophobie sur le continent africain. Aux côtés de son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, il a dénoncé avec vigueur les discours de haine et les replis identitaires qui, selon lui, fragilisent l’unité du continent.

Lors d’une conférence conjointe organisée à Conakry, Ousmane Sonko a déclaré que « les idéologies xénophobes sont inacceptables et sont souvent entretenues par certains responsables politiques à des fins populistes ». Il a exhorté les dirigeants africains à privilégier le respect mutuel, la solidarité et la fraternité entre les peuples, qu’il considère comme des piliers fondamentaux du panafricanisme.

Le chef du gouvernement sénégalais a mis en garde contre la tentation de désigner des boucs émissaires étrangers pour masquer les défaillances internes. « Les véritables ennemis de nos peuples ne viennent pas d’ailleurs. Ce sont la corruption endémique, la mauvaise gestion de nos ressources et l’absence de vision économique à long terme », a-t-il martelé.

Dans la même veine, Sonko a plaidé pour la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et le renforcement des mécanismes d’intégration régionale. Pour lui, seule une Afrique unie, coopérative et économiquement intégrée pourra faire face aux défis du développement, de la sécurité et de la souveraineté.

Avant cette prise de parole publique, Ousmane Sonko avait eu un entretien bilatéral avec le président de la transition guinéenne, Mamady Doumbouya. Les deux hommes ont abordé des dossiers sensibles, notamment la sécurité régionale dans le contexte sahélien, la lutte contre le terrorisme et la nécessité d’une coopération renforcée entre Dakar et Conakry.

Cette visite marque un nouveau jalon dans les relations entre la Guinée et le Sénégal, et confirme la volonté du Premier ministre sénégalais de porter un message panafricaniste fort au-delà des frontières de son pays.

Selon le site Kawtef, qui a rapporté ces faits, cette déclaration de Sonko à Conakry pourrait résonner dans d’autres capitales africaines, alors que les tensions identitaires refont surface dans certaines régions du continent.

Le Nouveau Front Force Alternative organise un « Contre-Dialogue des Forces Vives » ce mercredi

Alors que le Dialogue national se tient ce mercredi, une frange de la société civile et de l’opposition politique se mobilise pour faire entendre une voix discordante. Le Nouveau Front Force Alternative (NFA), coalition regroupant le Mouvement Rappel à l’Ordre, le collectif RTS, ainsi que plusieurs partis politiques et mouvements citoyens, organise un « Contre-Dialogue des Forces Vives » ce mercredi 28 mai à 10h, au Relais.

Cette initiative entend dénoncer ce que ses initiateurs qualifient de « mise en scène du consensus », qui, selon eux, passe sous silence les véritables préoccupations des citoyens. Dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes, le NFA affirme vouloir créer un espace de parole libre, en dehors des cadres officiels.

Plusieurs thématiques majeures seront abordées lors de cette manifestation parallèle, parmi lesquelles :

La confiscation des libertés publiques L’instrumentalisation politique de la justice L’emprisonnement arbitraire de leaders d’opinion La demande d’abrogation de la loi d’amnistie La criminalisation de l’homosexualité La cherté de la vie et le silence des autorités face à la détresse des ménages

Ces sujets, jugés sensibles voire explosifs, reflètent le climat de défiance qui s’est installé entre une partie de la population et les autorités.

Selon Les Échos, qui relaie l’information dans son édition de ce mercredi, Bougane Guèye Dani, leader du Mouvement Gueum Sa Bopp et initiateur du mouvement « les Jambaars », est attendu à cet événement. Sa présence, symbole de contestation politique, donne un poids particulier à cette rencontre parallèle, perçue comme une tentative de contre-pouvoir face aux discussions institutionnelles.

Ce « Contre-Dialogue » s’inscrit dans une volonté de nombreux acteurs politiques et citoyens d’exprimer des désaccords de fond sur la gouvernance, les libertés et la justice sociale au Sénégal. Il met aussi en lumière la fracture persistante entre les autorités et une partie de la société qui revendique plus de transparence, de justice et d’écoute.

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Abdou Mbow interpelle Sonko sur ses engagements et tacle “And Samm Jikko Yi”

Ce vendredi 23 mai, la commune de Ngor a été le théâtre d’une importante mobilisation contre l’homosexualité, à l’appel de l’ONG Jamra et de l’activiste Karim Xrum Xax. Des centaines de manifestants, arborant pancartes et banderoles, ont répondu présents pour réaffirmer leur attachement aux valeurs sociétales sénégalaises et réclamer la criminalisation de l’homosexualité.

Parmi les figures politiques ayant marqué cette journée, le député Abdou Mbow s’est distingué par un discours musclé, visant directement le parti Pastef et son leader, Ousmane Sonko. Prenant la parole devant la foule, le parlementaire a rappelé les engagements pris par ce dernier en matière de défense des “valeurs” lors de débats passés, notamment lors de la visite de l’ancien président américain Barack Obama au Sénégal.

« Lors de la visite de Barack Obama au Sénégal, c’est notre leader Macky Sall qu’on avait attaqué. Pourtant, Ousmane Sonko avait politisé cette lutte. Aujourd’hui, il est temps de respecter ses engagements », a-t-il lancé, appelant à plus de clarté et de fermeté de la part du camp de l’opposition sur cette question sensible.

Le député de la coalition Benno Bokk Yakaar ne s’est pas arrêté là. Il a également critiqué ouvertement le mouvement “And Samm Jikko Yi”, souvent en première ligne sur ces thématiques. À ses yeux, ce collectif manque de cohérence et de résultats tangibles :

« Defar djikko yi moko gueune », a-t-il déclaré, estimant que d’autres acteurs, à l’image de Jamra ou de certains leaders religieux, mènent une lutte plus “efficace” et fidèle aux valeurs culturelles du Sénégal.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte national marqué par des débats récurrents sur les questions de mœurs et de législation autour de l’orientation sexuelle. Si le code pénal sénégalais punit déjà les actes dits “contre nature”, une frange de la population réclame un durcissement des lois pour aller jusqu’à la criminalisation explicite de l’homosexualité.

La prise de parole d’Abdou Mbow relance ainsi la pression politique sur Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre, dont les promesses sur ces sujets restent régulièrement rappelées par ses adversaires comme par une partie de la société civile.

Alors que le Sénégal vit une période de transition politique sensible, ce genre de manifestation révèle à quel point les questions sociétales restent un levier puissant dans le jeu politique national.

Kaolack : L’association And Xékh Hépatite et l’ONG VIHeillir 2 en croisade contre l’hépatite

Dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses, une campagne de sensibilisation sur l’hépatite s’est tenue ce samedi dans le quartier Thioffack, dans la commune de Kaolack. L’initiative est portée par l’association And Xékh Hépatite, en collaboration avec l’ONG VIHeillir 2. Cette activité a été l’occasion d’informer les populations sur les dangers liés à l’hépatite, ses modes de transmission, les moyens de prévention ainsi que l’importance du dépistage.

“Nous avons constaté qu’à Kaolack, l’hépatite fait des ravages au sein de la communauté. Alors, nous avons jugé nécessaire de sensibiliser la population. C’est une maladie très méconnue par une grande partie des habitants”, a expliqué Médoune Koné, président de l’association And Xékh Hépatite au Sénégal.

Il précise que cette campagne a été rendue possible grâce au soutien financier de l’ONG VIHeillir 2, qui a permis l’organisation d’activités de sensibilisation dans la commune de Kaolack, avec l’implication des badianu gox, des religieux, des jeunes et des femmes, dans le but d’éradiquer cette maladie.

En marge de cette activité, Ibrahima Diouf, chargé de projet à l’ONG VIHeillir 2, a rappelé les objectifs de ce programme :

“Notre projet vise à appuyer le système de santé dans la région de Kaolack, en ciblant spécifiquement l’accompagnement des personnes âgées de 50 ans et plus, souvent affectées par le VIH ou d’autres maladies chroniques comme l’hépatite B et C, le diabète, l’hypertension artérielle ou encore le cancer du col de l’utérus.”

Il a également souligné :

“Dès notre arrivée, nous avons contractualisé avec six associations, certaines axées sur l’hypertension, d’autres sur le diabète. Quant à l’association And Xékh Hépatite, elle a choisi de se focaliser sur l’hépatite, et c’est dans ce cadre que notre financement a été orienté vers la sensibilisation. Le constat est clair : dans la région de Kaolack, il y a beaucoup de cas d’hépatite. Et puisque notre objectif est d’améliorer la santé des populations, nous avons jugé essentiel d’intervenir.”

Le Dr Wally Ka, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, qui a animé la session de sensibilisation, a apporté un éclairage médical :

“Au Sénégal, le taux de prévalence de l’hépatite est de 11 %, ce qui est relativement élevé et justifie pleinement ce genre d’initiatives pour faire baisser ce chiffre. Cela passe par des actions de prévention, en particulier le dépistage actif. Une fois dépisté, si la personne n’est pas porteuse chronique, elle peut bénéficier de la vaccination, qui constitue un outil efficace pour inverser la tendance.”

Il a également rappelé la gravité de la maladie :

“C’est une maladie qui tue beaucoup. Selon l’OMS, en 2022, 1,1 million de décès ont été enregistrés à cause de l’hépatite. Ici à Kaolack, nous n’avons pas de chiffres précis, mais dans notre pratique quotidienne, nous voyons régulièrement des patients mourir de complications liées à l’hépatite virale, comme la cirrhose ou le cancer du foie”, a conclu Dr Wally Ka.

Le Collectif “And Samm Jikko Yi” Contre-Attaque : “Nous Ne Serons Ni Manipulés, Ni Intimidés”

Devant la mosquée inachevée de l’ancien aéroport de Dakar, le collectif “And Samm Jikko Yi” a tenu une conférence de presse ce samedi, marquant une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Dans une atmosphère tendue mais résolue, ses membres ont saisi l’occasion pour répondre fermement à leurs détracteurs, qu’ils qualifient de « pseudo-défenseurs » des valeurs sénégalaises.

Babacar Sylla, président du collectif, a pris la parole pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une tentative de récupération politique de leur lutte. « Certains individus, mus par des intérêts électoralistes et personnels, cherchent à détourner notre combat pour des ambitions qui n’ont rien à voir avec la défense des valeurs culturelles et religieuses de notre pays », a-t-il déclaré.

Le leader du collectif a tenu à rappeler que “And Samm Jikko Yi” reste fidèle à sa ligne de conduite, indépendante de toute pression politique. « Nous ne sommes ni un parti politique, ni un instrument aux mains de qui que ce soit. Notre engagement est clair : protéger les fondements moraux du Sénégal », a-t-il insisté.

Babacar Sylla a également renouvelé l’appel du collectif à l’État du Sénégal pour l’adoption d’une législation plus rigoureuse criminalisant l’homosexualité. Selon lui, la loi actuelle reste insuffisante face à ce qu’il qualifie de “menace contre l’identité culturelle et religieuse sénégalaise”.

Le discours, empreint de fermeté, a été applaudi par les partisans présents, qui ont réaffirmé leur soutien indéfectible à la cause défendue par le collectif. Toutefois, cette prise de position continue de susciter un débat national, opposant les défenseurs des droits humains aux tenants d’une ligne conservatrice.

Nouvelle poursuite judiciaire contre Abdou Nguer : l’enseignant porte plainte pour diffamation

Déjà incarcéré à la prison de Rebeuss dans le cadre d’une autre procédure judiciaire, Abdou Nguer se retrouve à nouveau confronté à la justice. Cette fois, il est poursuivi pour diffamation, un délit prévu par le Code pénal sénégalais, à l’initiative d’un enseignant qui estime avoir été publiquement calomnié.

À l’origine de cette nouvelle procédure, des propos qu’Abdou Nguer aurait tenus publiquement à l’encontre de l’enseignant plaignant. Il aurait affirmé que ce dernier n’était plus en service dans l’Éducation nationale. Or, selon le plaignant, cette déclaration est non seulement fausse, mais porte également atteinte à son honneur professionnel. Il rappelle qu’il a récemment participé, à titre officiel, à la dernière édition du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, ce qui contredit formellement les accusations de désengagement professionnel portées à son encontre.

Le Code pénal sénégalais définit la diffamation comme « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis, portant atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne », dès lors que cette allégation est rendue publique. Que les propos soient diffusés par voie de presse, sur les réseaux sociaux ou dans un cadre ouvert au public, ils peuvent donner lieu à des poursuites correctionnelles, indépendamment de la présence ou non de la personne diffamée.

Dans cette affaire, l’enseignant a choisi la voie de la citation directe, permettant de saisir le juge sans passer par une instruction préalable du parquet. Une audience est initialement prévue devant le tribunal correctionnel de Dakar le 28 mai prochain. Toutefois, cette date pourrait être repoussée en raison du paiement de la consignation, une somme que le plaignant doit déposer pour valider la poursuite de la procédure.

Une fois cette étape franchie, le dossier entrera dans sa phase contentieuse. Il s’agira alors de déterminer la véracité des propos d’Abdou Nguer, leur caractère public et leur éventuelle portée diffamatoire.

Si Abdou Nguer est reconnu coupable, il encourt une amende et potentiellement une peine d’emprisonnement, selon la gravité des faits reprochés et leur impact. Cette nouvelle condamnation, si elle intervient, viendrait alourdir son casier judiciaire et pourrait prolonger sa détention actuelle, alors qu’il est déjà incarcéré dans une autre affaire.

Abdoulaye Saydou Sow met en garde contre une politisation des poursuites judiciaires

Lors de son passage dans l’émission “Salam Sénégal”, l’ancien ministre Abdoulaye Saydou Sow a pris position sur les récentes arrestations visant plusieurs figures du régime précédent, exprimant des réserves quant à la manière dont certaines procédures judiciaires sont menées. Bien qu’il réaffirme son attachement au principe de la redevabilité, il alerte sur les dérives possibles si la justice devient un instrument politique.

Le maire de Kaffrine a notamment cité les cas de Lat Diop et Farba Ngom, affirmant qu’ils ne devraient pas être assimilés à de simples questions de reddition de comptes. Selon lui, il est essentiel de respecter les droits fondamentaux de chaque citoyen, quelle que soit sa position politique. Il a ainsi lancé un appel à la retenue et à l’impartialité dans le traitement des dossiers :

« Il ne faut pas en faire une affaire politique pour éliminer des adversaires », a-t-il martelé.

Abdoulaye Saydou Sow a également mis en garde contre les conséquences d’un cycle de règlements de comptes politiques, soulignant que cette approche serait contre-productive :

« Si c’est pour harceler des adversaires, cela n’a aucun effet durable. D’autres émergeront nécessairement », a-t-il affirmé.

Son intervention s’inscrit dans un contexte de vives tensions entre l’actuelle administration et les anciens dignitaires du régime de Macky Sall, certains étant poursuivis pour détournement de fonds ou mauvaise gestion.

En rappelant que la justice doit rester indépendante, Abdoulaye Saydou Sow invite au respect des principes démocratiques pour garantir la stabilité du pays et la confiance des citoyens dans les institutions.

Assemblée nationale : Malick Ndiaye enclenche la procédure contre les anciens ministres impliqués dans la gestion du Fonds Covid-19

L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre de deux réunions décisives convoquées par son président, Malick Ndiaye. Selon L’Observateur, le Bureau de l’Assemblée puis la Conférence des présidents ont été réunis pour examiner une demande sensible émanant des autorités judiciaires : l’ouverture d’une procédure contre d’anciens membres du gouvernement dans le cadre de l’enquête sur la gestion du Fonds force Covid-19.

L’affaire fait grand bruit dans le landerneau politique. Le Parquet général, à l’origine de la requête, a transmis aux instances parlementaires les dossiers de cinq anciens ministres soupçonnés de mauvaise gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie. Parmi eux figurent Mansour Faye, ex-ministre du Développement communautaire et de l’Équité sociale, et Moustapha Diop, ancien ministre du Développement industriel et des PME — deux proches de l’ancien président Macky Sall. D’après L’Observateur, ils devraient être les premiers à être entendus par la Haute Cour de justice.

Lors de sa dernière sortie médiatique, le Parquet de Dakar avait confirmé avoir transmis les documents à l’Assemblée. Une étape cruciale qui a été officiellement notifiée au Bureau parlementaire par Malick Ndiaye, marquant ainsi le début d’un processus juridique exceptionnel.

La Conférence des présidents, qui s’est réunie dans la foulée, doit désormais fixer les grandes lignes du calendrier parlementaire. Il s’agira notamment de déterminer la date de convocation de la Commission des Lois, chargée d’examiner les dossiers transmis, ainsi que celle de la plénière. Lors de cette dernière, les députés seront appelés à voter sur le projet de résolution visant à autoriser la mise en accusation des anciens ministres devant la Haute Cour de justice.

Cette affaire, aux répercussions potentiellement explosives, marque un tournant dans la lutte contre l’impunité et la reddition des comptes au plus haut sommet de l’État. Le Sénégal, désormais engagé sur la voie de la transparence, attend avec attention la suite de cette procédure inédite.

Kaolack- Procès Mairie contre l’ADIK: acquittée, la municipalité va ester en justice les initiateurs.

Ce jeudi 17 avril, l’équipe municipale de la commune de Kaolack représentée par son Secrétaire général et l’ensemble du Conseil municipal ont pris acte de la décision du Tribunal de Grande Instance de Kaolack du 15 Avril 2025 dans l’affaire l’ayant opposé aux soi-disants membres de l’Alliance pour la Défense des Intérêts de kaolack ( ADIK) en ces termes au fond sur l’action publique.

 » Relaxe les prévenus en application de l’article 457 du CCP sur l’action civile. En la forme, reçoit les constitutions de parties civiles des sieurs Ababacar Sérigne Mbaye Niass et autres. Au fond, les déboutent de leur demande comme non fondée..Mets les dépenses à la charge des parties civiles fixe la contrainte par corps au maximum  » s’est exprimé le secrétaire général de la Mairie de Kaolack, M. Mbaye Ngom sur l’affaire opposant le maire Serigne Mboup et le mouvement dénommé  » ADIK », concernant la gestion des derniers publics.

 » Depuis la victoire éclatante du Maire Serigne Mboup consacrant son élection à la tête de la municipalité de Kaolack avec un score écrasant de 64%, ses adversaires politiques ont du mal à digérer cette défaite cuisante  » a déclaré Mbaye Ngom, Secrétaire général de la Mairie.  » Certains militants de l’ancien régime de l’APR qui sont tapis dans l’ombre et qui essayent de déstabiliser le maire et l’institution municipale pour sauvegarder des intérêts qu’ils ont acquis de manière illégale ne sont pas de repos » continue-t-il.

 » Ces militants de l’APR qui se déclarent de PASTEF doivent être démasqués et remis à leurs places puisque c’est eux les véritables problèmes de Kaolack qu’ils ont pillé et dépossédé de ces terres et marchés de façon frauduleuse, a rappelé M. Ngom.
 » Nous prenons acte de leurs agissements et nous les mettrons devant leur responsabilité le moment venu car nous ne sommes guidés que par la transparence et nous sommes loin des revanches. Ces politiciens perdants ont accusé à tort le Maire Sérigne Mboup et ses collaborateurs de vol en réunion, d’escroquerie et de faux et usage de faux et détournement de deniers publics  » a-t-il dénoncé.

 » Ayant comme seul objectif de salir la réputation du Maire, ils ont porté plainte en utilisant la citation directe qui oblige la personne citée à comparaître directement devant le tribunal après que leur première plainte a été suspendue par le Procureur de la République qui est plus habilité et plus censé à poursuivre n’importe quel citoyen auteur ou présumé auteur d’une infraction pénale. Cette démarche à elle seule prouve que les intéressés sont plutôt guidés par une volonté de salir la réputation que de contrôler ou de juger la gestion des derniers publics par le maire  » a mentionné le Secrétaire général de la Mairie de Kaolack.

Fort heureusement la politique n’ est pas entrée par la porte dans le prétoire pour en sortir le droit par la fenêtre, malgré l’occasion qui leur était offerte devant la barre d’apporter tous les éléments de preuves de leurs accusations ces derniers ont été incapables d’apporter la moindre preuve de leurs suppositions et leurs questionnements.  » le Tribunal a rejeté leur demande de dommages et intérêts comme mal fondée tout en relaxant les personnes citées dans cette affaire. Face à cette tournure qui leur est certe défavorable, le Maire Serigne Mboup prend acte et se réserve le droit de faire toute action qu’il jugera opportune le moment venu  » a conclu Mbaye Ngom.

Moustapha Cissé Lô s’insurge contre son inclusion dans la liste du Secrétariat exécutif de l’APR : “Je n’ai pas été consulté”

L’ancien président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé Lô, a vivement réagi suite à son inscription dans la liste du Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR). Dans une sortie remarquée, il a exprimé son profond désaccord, dénonçant une décision prise sans son consentement ni une quelconque consultation préalable.

“Je n’ai été ni informé ni consulté par le président Macky Sall à ce sujet”, a-t-il martelé, soulignant qu’une telle démarche constitue un manque de respect à son égard. Pour Cissé Lô, toute décision engageant son nom ou impliquant son adhésion au fonctionnement du parti devrait faire l’objet d’un échange direct, surtout au regard de son parcours et de son statut au sein de l’APR.

L’ancien député, connu pour ses prises de position tranchées, n’a pas mâché ses mots. Il a rappelé que sa loyauté ne saurait être tenue pour acquise sans une communication claire et formelle de la part des instances dirigeantes du parti. “Ce n’est pas en inscrivant un nom sur une liste que l’on obtient un soutien. Il y a des principes à respecter”, a-t-il ajouté.

Cette sortie de Moustapha Cissé Lô intervient dans un contexte politique tendu, à quelques jours de l’élection présidentielle, et alors que l’APR tente de resserrer les rangs autour de ses figures historiques. Son message semble clair : il refuse d’être instrumentalisé sans être partie prenante des décisions.

Kaolack : Le CCA et le projet PASNEEG 2 en croisade contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire

À Kaolack, le projet PASNEEG 2 et le Centre Conseil pour Adolescents (CCA) ont tenu, ce mercredi, une audience de dialogue intergénérationnel sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire. La rencontre s’est tenue au CEM Tafsir Miniane Sarr, dans la commune de Kaolack.

Organisée à l’initiative du Centre Ados de Kaolack, en partenariat avec le Projet d’Appui à la Stratégie Nationale pour l’Égalité et l’Équité de Genre (PASNEEG 2), cette activité vise à sensibiliser les élèves sur les conséquences des violences et à promouvoir un environnement scolaire sûr et inclusif.

Moustapha Khol, coordonnateur du Centre Ados de Kaolack, a salué l’implication du ministère de la Famille et des Solidarités dans cette mission de sensibilisation :

« Nos actions sont principalement axées sur la prévention et les dialogues communautaires. Avec le projet PASNEEG 2, nous partageons cette dynamique de sensibilisation contre les violences basées sur le genre. Nous remercions tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de cette journée : le censeur, les panélistes ainsi que les parents d’élèves. »

Présent à la rencontre, François Daouda Gueye, expert en genre et renforcement des capacités au sein du PASNEEG 2, a rappelé que cette activité s’inscrit dans une démarche préventive visant à autonomiser les jeunes et leur offrir un cadre sécurisé :

« Ce dialogue intergénérationnel permet de porter la discussion au niveau communautaire. Il est essentiel d’informer les élèves sur les conséquences des violences basées sur le genre et de promouvoir le leadership chez les jeunes, afin qu’ils deviennent des adultes responsables, capables d’aider ceux qui en ont besoin. »

Le principal du CEM Tafsir Miniane Sarr, Moussa Ndiaye, s’est également félicité de la tenue de cette journée, soulignant l’importance de sensibiliser les élèves à ces problématiques :

« Les collèges accueillent des adolescents et des adolescentes qui doivent être formés sur ces questions essentielles. Aujourd’hui, nos élèves ont eu l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences grâce à l’intervention d’acteurs issus de divers domaines. Un enfant victime de violences n’est pas en mesure de se concentrer en classe. Sensibiliser les élèves, leur fournir des outils pour faire face à ces situations, permet d’améliorer leur bien-être et leurs performances scolaires. »

Le président de l’Association des Parents d’Élèves, Awdi Sarré, a salué cette initiative, qu’il juge pertinente et opportune :

« C’est une journée de sensibilisation, mais aussi un choix judicieux d’établissement, car nous avons toujours œuvré dans la lutte contre les violences en milieu scolaire. Ces élèves doivent être formés aux notions de discipline et de citoyenneté pour mieux s’intégrer dans la société. »

Les élèves et les enseignants présents ont accueilli cette initiative avec enthousiasme. Ndeye Tening Dione, élève en classe de troisième et présidente du gouvernement scolaire du CEM Tafsir Miniane Sarr, a exprimé sa gratitude envers les organisateurs :

« Je suis ravie de voir ces acteurs venir nous sensibiliser sur les différentes formes de violences. C’est une véritable action de prévention et un apprentissage très utile pour nous. »

La journée a été rythmée par des discours, des échanges interactifs et des pièces de théâtre de sensibilisation. À travers cette rencontre, les organisateurs espèrent impulser un changement durable en milieu scolaire et dans les communautés, afin que chaque élève puisse évoluer dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement.

Dakar : Six mois de prison requis contre l’activiste Ardo Gningue pour des propos jugés injurieux

Le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar a requis une peine de six mois de prison, dont trois mois ferme, contre l’activiste Ardo Gningue. Ce dernier est poursuivi pour des propos jugés injurieux et contraires aux bonnes mœurs.

Selon le ministère public, l’activiste aurait utilisé le mot « thiapa », une expression considérée comme péjorative et attentatoire à la décence publique. « Ce sont des propos qui sont contraires à nos bonnes mœurs », a soutenu le procureur lors de l’audience. Il a également estimé que les déclarations de l’activiste relevaient d’une volonté manifeste de faire le buzz.

Le parquet a ainsi demandé au tribunal de condamner Ardo Gningue à une peine exemplaire afin, selon lui, de décourager ce genre de dérives sur la place publique.

Le délibéré est attendu pour le 26 mars prochain. D’ici là, l’affaire continue de susciter des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où le débat est relancé sur la liberté d’expression et les limites du discours public.

Kaolack : ADIK appelle à la mobilisation le 18 mars 2025 pour son procès contre Sérigne Mboup

C’est au mois d’août 2023 que nous avons été informés du décaissement d’une somme conséquente, ce qui nous a permis de déposer une plainte sur la table du procureur du tribunal de grande instance de Kaolack. Cette plainte visait nommément M. Sérigne Mboup, maire de la commune de Kaolack, ainsi que ses collaborateurs, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des fonds publics, de faux et usage de faux, entre autres infractions pénales et financières.

“La plainte a été instruite normalement par le procureur, qui a transmis le dossier à la Gendarmerie nationale sénégalaise pour enquête. Après plusieurs mois d’investigations, nous avons été informés de la suspension de la procédure sur ordre du procureur”, a expliqué ce mercredi, face à la presse, Babacar Sadikh Bitèye, président de l’Alliance pour la Défense des Intérêts de Kaolack (ADIK).

Selon lui, cette suspension résulterait, d’après leurs sources, de consignes venues “d’en haut”. “Face à cette situation, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure en servant des citations directes à Sérigne Mboup et à ses acolytes. Cependant, cette initiative a été entravée par de nombreuses lenteurs administratives. Nous avions entamé cette procédure en mars 2023, mais ce n’est qu’en juin que nous avons reçu la première convocation relative à cette citation directe”, a-t-il poursuivi.

L’ADIK rappelle également à l’opinion nationale et internationale que l’huissier chargé de la procédure et le parquet, qui devait enrôler le dossier, ont déclaré que certaines pièces justificatives avaient été perdues. Heureusement, une copie de ces documents avait été sauvegardée sur une clé USB et remise à la justice ainsi qu’aux avocats de M. Mboup.

“Le 21 dernier, nous étions au tribunal. Malgré des tentatives d’obstruction, nous avons obtenu gain de cause contre Sérigne Mboup. L’article 252 du Code des collectivités territoriales, qui a été évoqué pour tenter de déplacer l’affaire sur le terrain civil, ne s’applique pas ici, car nous sommes bien dans un cadre pénal. Nous saluons le professionnalisme du parquet, dirigé par le procureur, qui a su faire respecter le droit”, a ajouté Babacar Sadikh Bitèye.

De son côté, Thierno Birahim Thiobane, membre de l’ADIK, a tenu à renouveler la confiance du mouvement en la justice sénégalaise. “Nous savons d’avance que l’équité et l’impartialité prévaudront le 18 mars, lors du verdict qui sera prononcé. Ce procès n’a rien de politique ; il s’inscrit dans le cadre de l’exercice citoyen, institutionnalisé depuis 2016. C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation de tous les Kaolackois. Ce combat est celui de tous, et non seulement de l’ADIK”, a-t-il conclu.

Sénégal : tensions politiques autour des accusations contre Macky Sall

La scène politique sénégalaise est secouée par de vives tensions après les déclarations du porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, qui a accusé l’ancien président Macky Sall de graves abus de pouvoir. Sarré est allé jusqu’à qualifier l’ex-chef d’État de « chef de gang » et a évoqué la possibilité de poursuites judiciaires contre lui. Ces propos ont immédiatement suscité des réactions contrastées, certains soutenant la nécessité de faire la lumière sur la gestion de Macky Sall, tandis que d’autres dénoncent un climat de règlement de comptes.

Parmi les voix critiques, celle de Cheikh Diop, Secrétaire Général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal / Forces du changement (CNTS/FC), s’est distinguée. Invité sur iRadio, il a plaidé pour une approche plus mesurée dans le traitement des anciens dirigeants du pays. « Je ne suis pas en phase avec cette manière d’aborder les choses. Un ancien président, qu’on le veuille ou non, mérite des égards. Même si des actes non orthodoxes lui sont reprochés, le respect doit primer », a-t-il déclaré.

Cheikh Diop a également mis en garde contre un climat politique trop tendu, rappelant que dans de nombreux pays africains, la peur des représailles a souvent constitué un frein à la démocratie. Il a exhorté les autorités à éviter toute forme de chasse aux sorcières et à privilégier l’intérêt national avant toute démarche judiciaire ou politique.

Les propos de Moustapha Sarré interviennent dans un contexte où le nouveau pouvoir tente d’affirmer son autorité et de répondre aux attentes de transparence et de justice exprimées par une partie de la population. Toutefois, la question de l’attitude à adopter envers les anciens dirigeants divise profondément l’opinion.

Si certains estiment qu’il est nécessaire de faire la lumière sur la gestion de Macky Sall pour éviter l’impunité, d’autres, comme Cheikh Diop, craignent que cela ne dégénère en une spirale de règlements de comptes, nuisible à la stabilité du pays.

L’APR dénonce l’acharnement contre Farba Ngom et fustige le gouvernement

Dakar, le 26 février 2025 – L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau ce lundi pour défendre son camarade Farba Ngom, convoqué devant le Parquet Financier Judiciaire (PFJ). Face à la presse, les responsables du parti ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une persécution politique orchestrée par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole de l’APR, a fustigé une tentative de « sacrifice politique » de Farba Ngom, maire des Agnam et proche de l’ancien président Macky Sall. « Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote », a-t-il déclaré avec fermeté.

L’ancien ministre a également accusé le pouvoir en place de détourner l’attention des Sénégalais des véritables problèmes du pays. « Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter », a-t-il martelé.

Cette nouvelle sortie de l’APR s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu entre l’opposition et le pouvoir en place. Les accusations portées contre Farba Ngom, dont les détails n’ont pas encore été officiellement révélés, risquent d’envenimer davantage les rapports entre les deux camps. En attendant, le dossier suit son cours devant la justice.

Sénégal : Cheikh Oumar Diagne réclame la peine de mort contre Macky Sall et son régime

L’ancien ministre Cheikh Oumar Diagne s’est une nouvelle fois distingué par des propos particulièrement virulents à l’égard de l’ancien président Macky Sall et de son entourage. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 19 février 2025 au siège du mouvement Frapp, il a vivement réagi aux conclusions explosives du dernier rapport de la Cour des comptes.

Revenant sur les ‘’manquements graves’’ mis en lumière par la Cour des comptes dans la gestion des finances publiques entre 2019 et mars 2024, Cheikh Oumar Diagne a tenu des propos d’une rare dureté. Selon lui, Macky Sall, ses ministres et ses directeurs généraux portent l’entière responsabilité de la situation financière catastrophique du pays.

« Macky Sall, ses ministres et ses directeurs généraux sont les fautifs. Il y a une chaîne de responsabilités qu’il faut établir. Il faut les punir et les sanctionner sévèrement. Si j’en avais le pouvoir, j’aurais rétabli la peine de mort pour les exécuter. C’est très important », a-t-il martelé devant une audience visiblement choquée.

L’ancien ministre, récemment limogé, ne s’est pas arrêté là. Affirmant que les « auteurs de crimes économiques doivent être tués », il a plaidé pour une justice implacable contre ceux qu’il considère comme des prédateurs des finances publiques.

Les déclarations de Cheikh Oumar Diagne interviennent dans un contexte de tension accrue, après la publication d’un rapport explosif de la Cour des comptes. Ce document révèle des irrégularités massives dans la gestion des deniers publics sous l’ère Macky Sall. Parmi les chiffres les plus inquiétants, la falsification des données sur la dette et le déficit budgétaire, estimés respectivement à 99 % et 12 % du Produit intérieur brut (PIB).

Le rapport pointe également du doigt des détournements massifs, qualifiés de « carnage financier » sans précédent dans l’histoire du pays. Une situation qui, selon plusieurs observateurs, pourrait justifier des poursuites judiciaires contre d’anciens responsables.

Les propos de Cheikh Oumar Diagne ne manqueront pas de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Si certains pourraient saluer son franc-parler, d’autres dénonceront sans doute un discours radical et potentiellement dangereux.

Affaire Afrika SA contre la DGID : le tribunal demande des pièces supplémentaires

L’affaire opposant la société Afrika SA (ex-BDK) à la Direction générale des impôts et domaines (DGID) connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Libération dans son édition de ce samedi 15 février, le tribunal, après avoir statué le 6 février, a renvoyé le dossier et demandé aux parties de lui fournir des pièces supplémentaires afin de faire éclater la vérité. Cependant, la date du délibéré n’a pas été précisée.

Le différend remonte à 2021, lorsque la société Afrika SA a sollicité auprès de la DGID une restitution de crédit de TVA portant sur la période du 15 juillet 2019 au 15 juin 2021. L’entreprise revendique un montant de 715 258 926 francs CFA, correspondant, selon elle, à la TVA supportée sur des factures relatives à la fourniture de biens et services.

Dans sa demande, Afrika SA met en avant un argument clé : une partie de son activité concerne des services rendus à l’étranger, ce qui lui donne droit au maintien de la déduction de la TVA. Ainsi, la TVA collectée sur son chiffre d’affaires ne permettrait pas, d’après l’entreprise, de compenser celle qu’elle a supportée sur ses acquisitions de biens et services.

Le ministère des Finances, en sa qualité de tutelle de la DGID, a rejeté la demande de restitution de TVA, poussant Afrika SA à saisir la justice. L’entreprise a ainsi servi une assignation à la DGID, portant l’affaire devant le tribunal compétent.

Le 6 février dernier, la juridiction en charge du dossier a pris le temps d’examiner les arguments des deux parties. Toutefois, le tribunal a estimé nécessaire de disposer d’éléments supplémentaires avant de rendre son verdict. Il a ainsi demandé à Afrika SA et à la DGID de lui transmettre des pièces justificatives susceptibles d’apporter plus de clarté à l’affaire.

À ce stade, la date du délibéré reste inconnue, Libération n’ayant pas précisé le calendrier judiciaire à venir. Toutefois, cette nouvelle étape dans la procédure souligne la complexité des litiges fiscaux impliquant de grandes entreprises et l’administration fiscale sénégalaise.

Lutte contre la désinformation et les discours haineux : la société civile et le CNRA s’engagent

Dans le cadre de la préservation de la stabilité du pays et du renforcement de la démocratie, des organisations telles que le Gradec, l’ONG 3D et le Cosce, en collaboration avec l’État et les acteurs de la presse sénégalaise, ont tenu un atelier de deux jours à la résidence Mamoune à partir de ce jeudi 13 février. L’objectif de cette rencontre était de lutter contre la désinformation et les discours haineux, sous le thème : “Création d’un cadre d’échanges sur la prévention de la désinformation et des propos haineux”.

M. Babacar Fall a souligné que la désinformation, à l’ère moderne, est devenue une véritable industrie, voire une entreprise criminelle qui menace le fondement du vote et, par extension, la stabilité des sociétés. Pour remédier à cette problématique, Moundiaye Cissé a annoncé que 46 représentants seront déployés dans tous les départements afin de relayer les informations liées à ce projet et d’accompagner les initiatives de lutte contre la désinformation.

Le président du CNRA, Mamadou Oumar Ndiaye, a, quant à lui, reconnu la difficulté de réguler la presse en ligne. Il a affirmé que le CNRA ne dispose pas encore des prérogatives nécessaires pour encadrer les contenus numériques, mais qu’une loi sera bientôt mise à jour pour remédier à cette situation.

“Aujourd’hui, la désinformation s’accompagne de propos extrêmement dangereux pour la stabilité de nos sociétés et de nos communautés. C’est pourquoi nous proposons la création d’un cadre pour la prévention de la désinformation et des discours haineux. Ce cadre regroupera les acteurs des médias, les autorités politiques, la presse écrite et en ligne, ainsi que les utilisateurs des réseaux sociaux”, a déclaré M. Babacar Fall, président du Gradec.

Il a également rappelé que la question de la désinformation est désormais au cœur des problématiques de gouvernance dans un monde marqué par les luttes d’accès au pouvoir, aux ressources et au contrôle des données. Chaque jour, des manipulations d’informations sont orchestrées dans le but d’influencer l’opinion publique et de servir des intérêts privés.

Renforcement du rôle des journalistes et coopération avec les plateformes numériques

M. Fall a insisté sur la nécessité de responsabiliser davantage les journalistes, qui jouent un rôle crucial en tant que relais et régulateurs de l’opinion publique. Il estime que cet atelier, au-delà de la création d’un cadre d’échanges, devra structurer des réunions régulières et être un véritable outil de lutte contre la désinformation, facilitant la collaboration entre les journalistes, la société civile et l’État.

Le président du CNRA a également évoqué un dialogue engagé à l’échelle africaine pour mieux gérer les réseaux sociaux. Il a précisé qu’un travail de coordination entre les régulateurs africains et les grandes plateformes numériques a été entamé.

“Nous avons déjà tenu une réunion à Abidjan dans le cadre de la déclaration d’Abidjan. Cette initiative vise à établir un dialogue entre les plateformes numériques et les régulateurs africains pour mieux encadrer les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Cependant, cela reste un processus de long terme”, a-t-il expliqué.

Un programme national pour la prévention des conflits et la promotion de la paix

Moundiaye Cissé, coordinateur du Cosce et vice-président du comité de pilotage, a annoncé le lancement d’un programme national de prévention. Ce dispositif, qui sera mis en place sous l’égide de l’ONG 3D, mobilisera plusieurs acteurs issus du monde sportif, culturel et politique.

“Au niveau national, nous allons travailler sur des études et des actions concrètes pour prévenir la désinformation et promouvoir la paix. Ce programme mobilisera 46 représentants, un par département, et inclura des initiatives locales pour sensibiliser les autorités et les citoyens”, a-t-il précisé.

Le programme prévoit également une collaboration avec les universités, qui sont souvent des lieux de fortes tensions et de violences. Il s’agira ainsi d’impliquer les jeunes et les institutions académiques dans cette dynamique de prévention et de sensibilisation.

À travers cet atelier et les initiatives qui en découleront, la société civile et le CNRA souhaitent instaurer un cadre durable de lutte contre la désinformation et les discours haineux, en impliquant tous les acteurs concernés : journalistes, autorités politiques, plateformes numériques et citoyens. La réussite de ce projet dépendra de l’engagement collectif et de la mise en place de mécanismes concrets pour contrer la manipulation de l’information et préserver la stabilité du pays.

Dakar/Santé : Un réseau de lutte contre les hépatites, le “RALCH”, voit le jour au Sénégal

L’infection par le virus de l’hépatite constitue un problème de santé publique dans plusieurs régions du monde, particulièrement au Sénégal, en raison de sa fréquence, de ses complications et de ses conséquences socio-économiques. C’est dans ce contexte que le Réseau des Associations de Lutte contre les Hépatites (RALCH) a vu le jour ce lundi 3 février 2025 à Dakar, grâce à l’appui technique et financier de l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS).

“C’est une initiative à saluer, car c’est une première au Sénégal. Pour la première fois, un réseau réunissant les associations engagées dans la lutte contre les hépatites virales est mis en place. Cette initiative arrive à point nommé, d’autant plus que le Sénégal a adopté un plan stratégique intégré et multisectoriel de lutte contre le sida, la tuberculose, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (IST). La mise en place de ce réseau permettra de renforcer la visibilité de la lutte contre les hépatites, surtout dans un contexte où la prévalence de cette maladie est très élevée dans notre pays, oscillant entre 9 et 15 %,” a expliqué Mamor Fall, responsable des programmes à l’ANCS.

Face à cette forte prévalence, la lutte contre l’hépatite représente une urgence de santé publique pour le Sénégal. Mamor Fall a souligné que la création du RALCH permettra de mobiliser des ressources pour sensibiliser les populations aux moyens de prévention de la maladie.

“Dans le cadre de la bonne marche du réseau et pour atteindre ses objectifs, l’ANCS a soutenu sa mise en place. Dans notre demande de financement auprès du Fonds mondial, nous avions déjà envisagé la création d’un réseau, car nous connaissions l’existence de plusieurs associations à Dakar et dans les régions du pays. L’objectif est de créer un cadre d’échange et de partage entre ces associations afin de mieux structurer le plaidoyer en faveur des malades. Ces derniers ont un besoin urgent de soutien et de reconnaissance. Nous avons également œuvré à la mise en place de cellules locales et identifié des personnes vivant avec les hépatites dans différentes régions. C’est pour cette raison que nous avons mobilisé toutes ces associations. Malheureusement, nous n’avons pas encore de représentants dans toutes les régions du pays. L’ANCS, à travers Ousseynou Badio, a donc pris contact avec les structures sanitaires et les autorités régionales pour pallier ce manque,” a précisé Mamor Fall.

Après son installation à la tête du réseau RALCH, Madame Fatou Ngnirane, également présidente de l’association Safara Hépatite Sénégal, a présenté sa feuille de route.

“Je remercie l’ensemble des associations présentes qui m’ont fait confiance en me désignant à la présidence de ce réseau. Un bureau a d’ores et déjà été mis en place pour coordonner nos actions. Nos premières démarches consisteront à rencontrer le ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’ANCS, ainsi que les services et structures rattachés au ministère, notamment le Programme national de lutte contre les hépatites,” a-t-elle déclaré.

La mise en place du RALCH marque une avancée majeure dans la lutte contre les hépatites virales au Sénégal, avec l’espoir de renforcer la sensibilisation, l’accompagnement des malades et la mobilisation de ressources pour une meilleure prise en charge de cette maladie.

Affaire Ferdinand Coly contre Saliou Samb : l’attente de la Cour suprême se prolonge

L’affaire judiciaire opposant Saliou Samb, ancien président du Conseil départemental de Mbour, à Ferdinand Coly, ancien international sénégalais, connaît un nouveau rebondissement avec un pourvoi en cassation encore pendant devant la Cour suprême. Selon des informations rapportées par Les Échos, toutes les parties ont déjà déposé leurs mémoires en défense, mais la date de l’audience reste à fixer.

Cette affaire complexe trouve son origine dans une société d’exploitation et d’exportation de produits halieutiques baptisée Blue Trade Company, cofondée par Ferdinand Coly et Saliou Samb. Coly accuse Samb de lui avoir extorqué 1,2 milliard FCFA dans le cadre de la gestion de l’entreprise, une somme colossale dans laquelle Mamadou Niang, un autre ancien international sénégalais, avait également investi 325 millions FCFA. Toutefois, contrairement à Ferdinand Coly, Mamadou Niang n’a pas engagé de poursuites.

En première instance, le tribunal avait condamné Saliou Samb à deux ans de prison, dont six mois ferme, ainsi qu’à une réparation financière de 800 millions FCFA à Ferdinand Coly. En appel, cette peine avait été réduite à un an, dont dix mois assortis du sursis, après une confusion des peines. Cependant, l’interdiction d’exercer dans le secteur des produits halieutiques, imposée en première instance, avait été levée.

Malgré la décision de la Cour d’appel de Thiès, rendue le 29 juillet 2024, Saliou Samb et ses avocats ont décidé de porter l’affaire devant la Cour suprême, espérant ainsi un ultime revirement en leur faveur. Ce pourvoi en cassation intervient dans un contexte où les saisies des biens de Samb, ordonnées par la justice, sont déjà en cours d’exécution. Selon Les Échos, l’huissier mandaté aurait entamé la saisie malgré les tentatives de Samb de bloquer la procédure par une action en référé, rejetée par le tribunal.

Les enjeux de cette affaire dépassent largement la simple querelle entre deux anciens partenaires. Avec une demande de réparation atteignant 800 millions FCFA, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur les finances de Saliou Samb et sur son avenir dans le secteur halieutique.

En attendant la décision de la Cour suprême, les deux parties restent dans l’expectative. Ce dernier recours judiciaire pourrait sceller définitivement l’issue de ce litige, qui suscite un intérêt certain en raison de la stature publique des protagonistes et des montants en jeu.

PAOSKOTO : UNE VINGTAINE DE MANIFESTANTS CONTRE FLEX EAU ARRÊTÉS PAR LA GENDARMERIE

Les populations dénoncent la cherté des factures d’eau.

Une manifestation contre Flex’Eau à Paoskoto a conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes et a fait plusieurs blessés parmi les manifestants.

Ce matin, les habitants du département de Nioro ont barré la RN4 pour protester contre les opérations de retrait de compteurs effectuées par les agents de Flex’Eau. Ces actions ont suscité une vive indignation au sein de la population locale.

Face à cette situation, la gendarmerie s’est déployée sur place et a procédé à des arrestations. Actuellement, les manifestants se trouvent devant la préfecture pour exprimer leur colère et dénoncer la gestion de Flex’Eau, qu’ils accusent d’imposer des factures d’eau excessivement élevées.

Kaolack : Manifestation des conducteurs de Jakarta contre les mesures du ministre Yancouba Diémé

Le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 centimètres cubes de procéder à leur immatriculation au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière.

Face à cette situation, les conducteurs de deux-roues de Kaolack sont descendus dans la rue pour protester contre le processus d’immatriculation initié par l’État. Ils dénoncent des frais supplémentaires imposés malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite. À travers une mobilisation pacifique en moto dans les rues de la commune de Kaolack, ils ont exprimé leur mécontentement face à ces mesures.

“Ma présence aujourd’hui à Kaolack se justifie par ce qu’on a tous constaté dans ce pays. Il s’agit des mesures prises par l’État du Sénégal en imposant aux jeunes, qui ont créé leurs propres entreprises dans le secteur du transport à deux roues, des démarches inadaptées. Maintenant, si l’État veut vraiment aider cette corporation, il existe des méthodes et des moyens pour accompagner cette jeunesse et trouver ensemble des solutions adaptées,” a expliqué Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des associations des conducteurs de Jakarta. Il s’est exprimé ce mercredi lors d’un rassemblement organisé à Kaolack.

Ces autorités doivent comprendre que ce pays appartient à nous tous. Elles savent très bien que cette jeunesse a accompli beaucoup pour le développement du Sénégal. Sans cette jeunesse, elles ne seraient pas au pouvoir. Un pays ne peut pas être dirigé de cette manière. Le ministre Yancouba Diémé doit d’abord appeler les acteurs de ce secteur au dialogue. Quant au Premier ministre, il doit écouter la voix de la jeunesse. Cette voix, c’est celle du Sénégal.

Le ministre des Transports doit prioriser une gestion transparente et inclusive s’il souhaite réussir sa mission. Il doit également comprendre que le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Yancouba Diémé doit savoir que cette initiative pourrait être un échec si elle n’est pas bien menée”, a-t-il averti devant une immense foule.

Sénégal : Plainte déposée contre un sit-in féministe prévu le 31 décembre 2024

Un collectif composé d’organisations sénégalaises et de figures religieuses a officiellement déposé, ce lundi 23 décembre 2024, une plainte auprès du Procureur de la République pour s’opposer à un sit-in annoncé par un groupe de féministes. Ce rassemblement, prévu le 31 décembre, vise à dénoncer la “culture du viol” et à réclamer l’application effective du Protocole de Maputo, un texte juridique adopté par l’Union africaine pour la protection des droits des femmes.

Mené par Mame Mactar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, et soutenu par d’autres personnalités telles qu’Adama Mboup (Coalition pour la Défense des Valeurs Morales – CDVM), Imam El Hadji Aliou Dia (DKWH) et Imam El Hadji Lamine Diagne (DMKS), le collectif affirme que la forme choisie pour ce sit-in est en contradiction avec les lois et les valeurs socio-culturelles du Sénégal.

En effet, les organisatrices du mouvement féministe prévoient une manifestation inspirée du modèle des Femen, où des femmes protesteraient en public, entièrement nues. Les plaignants considèrent cette action comme une atteinte grave aux “bonnes mœurs” et une violation des articles 318 et 324 du Code pénal sénégalais, qui répriment l’outrage public à la pudeur et l’incitation à des comportements contraires à la moralité publique.

Selon eux, un tel événement pourrait non seulement heurter la sensibilité des citoyens, mais également troubler l’ordre public, surtout en cette période festive de fin d’année marquée par des préoccupations de stabilité sociale et de tranquillité.

Dans leur plainte, le collectif insiste sur l’importance de préserver les valeurs socio-culturelles du pays et d’éviter ce qu’ils qualifient de “destruction de la cellule familiale” et de “dégrégation de l’image de la femme sénégalaise”. Ils dénoncent une initiative visant, selon eux, à “imposer des pratiques étrangères” en contradiction avec l’identité nationale et les traditions locales.

“Nous respectons le droit à la liberté d’expression, mais cette liberté ne peut se faire au détriment des bonnes mœurs et de l’ordre public”, a déclaré Mame Mactar Guèye, porte-parole du collectif.

Les militantes féministes à l’origine du sit-in souhaitent attirer l’attention sur des problématiques urgentes telles que la “culture du viol”, une expression dénonçant l’impunité et la banalisation des violences sexuelles, ainsi que le non-respect du Protocole de Maputo. Ce texte, adopté en 2003, encourage les États membres de l’Union africaine à garantir les droits fondamentaux des femmes, notamment en matière de santé reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre.

Cependant, le mode de protestation choisi semble diviser l’opinion publique. Si certains saluent le courage des organisatrices pour mettre en lumière des sujets souvent occultés, d’autres, comme le collectif plaignant, y voient une provocation inacceptable.

Les plaignants exhortent le Procureur de la République à agir en amont pour interdire la tenue de ce sit-in, arguant qu’il constitue une menace pour la paix sociale. Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été communiquée, mais cette affaire suscite déjà un vif débat au sein de l’opinion publique, entre défense de la liberté d’expression et préservation des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Les Douanes sénégalaises frappent fort contre le trafic illicite en haute mer

Les unités de la subdivision des douanes du littoral Sud, relevant de la Direction régionale des unités maritimes, ont intensifié leur lutte contre le trafic illicite sur les eaux sénégalaises. Entre fin novembre et début décembre 2024, des saisies spectaculaires ont été réalisées, permettant d’intercepter d’importantes quantités de produits prohibés pour une contrevaleur totale dépassant 103 millions de francs CFA.

Saisies record dans les eaux du littoral Sud

Entre Niodior, Guéréo et Sendou, la brigade fluviomaritime de Fimela a d’abord intercepté 293 kg de chanvre indien emballés en dix colis. Deux jours plus tard, la même unité mettait la main sur 114 kg supplémentaires. Ces opérations ont également conduit à la saisie de 82 cartons de faux médicaments, composés principalement d’aphrodisiaques et d’antalgiques, pour une valeur totale de 67 millions de francs CFA.

Dans le delta du Saloum, les agents de la brigade maritime de Toubacouta ont déjoué une tentative d’introduction de 570 kg de chanvre indien, estimés à 34 millions de francs CFA. Au cours de cette intervention, menée près de l’île aux Oiseaux, deux pirogues et deux moteurs ont également été saisis. Par ailleurs, des flacons de paracétamol injectable ont été confisqués lors d’une précédente opération, portant la valeur des faux médicaments à plus de 6 millions de francs CFA.

Un combat acharné contre les trafics

Selon le communiqué de la Division de la communication et des relations publiques des douanes, ces récentes saisies s’inscrivent dans une stratégie globale de lutte contre la criminalité transnationale organisée. Depuis le début de l’année 2024, les unités maritimes de Mbour, Joal, Fimela, Foundiougne, Toubacouta et Cap Skirring ont intercepté des marchandises prohibées d’une valeur totale de 1,335 milliard de francs CFA, incluant :

  • 3,4 tonnes de chanvre indien,
  • 4 tonnes de faux médicaments,
  • 26 tonnes de cuisses de poulet prohibées.

Des moyens renforcés pour des opérations ciblées

Face à la recrudescence des trafics illicites en mer, la Douane sénégalaise s’est dotée de moyens navals performants et a renforcé la formation de ses agents pour mieux surveiller les frontières maritimes. « Ces efforts visent à barrer la route à la criminalité transnationale organisée par voie maritime », souligne le communiqué.

Appel à la collaboration citoyenne

En conclusion, la Direction générale des Douanes invite les populations locales à soutenir ses efforts en signalant toute activité suspecte. Cette collaboration est essentielle pour protéger le territoire national contre les effets dévastateurs des trafics illicites.

Avec ces interventions ciblées, la douane sénégalaise réaffirme son rôle de premier rempart contre les réseaux criminels opérant par voie maritime, contribuant ainsi à la sécurité économique et sanitaire du pays.

Mamadou Ndoye Bane abandonne les poursuites contre Souhaibou Diop : Fin d’un litige judiciaire

L’affaire opposant Mamadou Ndoye Bane, maire de Pire, à l’animateur Souhaibou Diop de Walf TV a pris une tournure inattendue. D’après les informations de nos confrères du journal Les Echos, Mamadou Ndoye Bane a décidé de se désister, mettant ainsi un terme à la procédure judiciaire qu’il avait engagée pour diffamation et injures.

À l’origine de cette affaire, des propos tenus par Souhaibou Diop sur le réseau social TikTok, dans lesquels il accusait Mamadou Ndoye Bane d’entretenir un réseau de femmes aux mœurs légères, en échange de fortes sommes d’argent. Diop avait également affirmé que le maire de Pire nourrissait une haine profonde envers Ousmane Sonko, leader de l’opposition, et son entourage. Pour Ndoye Bane, ces déclarations publiques constituaient une atteinte grave à son honneur, sa réputation et son intégrité en tant que maire et père de famille.

Dans sa plainte déposée devant le tribunal correctionnel de Dakar, Ndoye Bane exigeait 30 millions de F CFA en dommages et intérêts pour le préjudice subi, ainsi que la contrainte par corps maximale en cas de condamnation de l’animateur de Walf TV.

Le mercredi 13 novembre 2024, lors de l’audience, l’avocat de Mamadou Ndoye Bane, Me Aboubacry Barro, a annoncé le désistement de son client. Cette décision a surpris plus d’un observateur, compte tenu de la virulence des accusations portées et de la somme réclamée initialement. Suite à cette déclaration, le juge a acté l’extinction de l’action publique, clôturant ainsi le dossier.

Les raisons de ce désistement soudain n’ont pas été clairement évoquées, mais il est possible que Mamadou Ndoye Bane ait souhaité éviter une longue bataille judiciaire ou cherché à apaiser les tensions. Cette décision pourrait également être interprétée comme un signe de réconciliation ou un geste d’apaisement, dans un contexte politique tendu où les polémiques se multiplient.

Cette affaire rappelle les tensions récurrentes entre personnalités publiques et médias, notamment sur les réseaux sociaux, où les propos peuvent rapidement devenir viraux et avoir des répercussions judiciaires. Elle pose également la question des limites de la liberté d’expression, de la diffamation et de la protection de l’honneur des figures publiques.

En mettant fin à cette procédure, Mamadou Ndoye Bane a peut-être choisi la voie de la sagesse, mais cette affaire restera sans doute dans les mémoires comme un exemple des défis posés par la communication numérique et l’impact des réseaux sociaux sur la vie publique.

Contexte politique tendu : une nouvelle plainte du PASTEF-LES PATRIOTES contre Anta Babacar Ngom à Diourbel

Une plainte a été déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Diourbel par le parti politique PASTEF-LES PATRIOTES, représenté par son délégué, Monsieur Dramane Sidibé. Cette action en justice vise Madame Anta Babacar Ngom et une personne non identifiée (X), accusées de plusieurs infractions graves, dont la destruction de biens appartenant à autrui, des coups et blessures volontaires, ainsi que des violences et voies de fait. La plainte allègue également des actes de complicité dans ces infractions.

Le document transmis au Parquet n’apporte pour l’instant pas de précisions détaillées sur les événements à l’origine de cette plainte. Toutefois, ces accusations surviennent dans un contexte de plus en plus tendu, marqué par une recrudescence des violences politiques. Le Parti PASTEF-LES PATRIOTES, dirigé par Ousmane Sonko, semble être visé par une série d’actes de violence et de sabotage dans différentes localités du pays, dont Diourbel.

Cette nouvelle plainte intervient à un moment critique de la campagne électorale. Le même jour, le convoi de Ousmane Sonko a été attaqué à l’entrée d’Agnam, dans le village de Thiodaye, situé dans le département de Matam. Selon les témoignages recueillis, des individus non identifiés auraient lancé des pierres sur les véhicules de la caravane, causant des blessures à plusieurs membres de la sécurité de Sonko ainsi qu’à des militants du PASTEF. Ces incidents illustrent l’escalade des tensions politiques à l’approche des élections, dans un climat marqué par une polarisation croissante et des affrontements violents entre partisans des différents camps.

Ces actes de violence répétée soulèvent des préoccupations quant à la sécurité des acteurs politiques et à l’intégrité du processus électoral. La plainte déposée par PASTEF-LES PATRIOTES pourrait marquer un tournant dans cette campagne houleuse, exacerbant les tensions déjà palpables dans plusieurs régions du Sénégal.

Alors que le pays se dirige vers une période électorale cruciale, la situation politique et sociale reste volatile, et de nouvelles escalades de violence ne sont pas à exclure. Les autorités judiciaires devront se prononcer rapidement sur cette affaire, afin de clarifier les responsabilités et de tenter de rétablir un climat de sécurité et de confiance pour les électeurs.

Ousmane Sonko intensifie son offensive contre Amadou Ba lors d’un meeting à Mbour

Lors d’un meeting tenu le lundi 28 octobre 2024 à Mbour, le candidat à la présidence Ousmane Sonko a lancé de nouvelles accusations à l’encontre de son principal adversaire, Amadou Ba, remettant en question son intégrité. Le leader du Pastef affirme que Ba, qui prône une transparence sans faille, serait impliqué dans des affaires troubles révélées par des rapports de l’inspection générale d’État (IGE) et par le dossier controversé des 94 milliards de francs CFA.

Pour Sonko, des preuves concrètes existent et seront bientôt mises à la disposition du public. Selon lui, ces rapports épinglent Amadou Ba pour des pratiques qu’il juge « compromettantes ». Le rapport de l’IGE et celui sur les 94 milliards contiendraient, d’après Sonko, des informations qui ternissent l’image de transparence et de probité que revendique Ba, actuel chef de file de la coalition Jam AK Ndierin.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte électoral marqué par des échanges tendus entre les deux figures politiques. L’enjeu pour Sonko est d’instiller le doute quant à la sincérité et à l’intégrité de son adversaire, alors que la question de la transparence devient un thème central de la campagne.

Outre les accusations de corruption, Ousmane Sonko a critiqué la réticence apparente d’Amadou Ba à débattre publiquement. Sonko déplore qu’en dépit de ses déclarations assurées, Ba refuse un véritable face-à-face. « Il feint d’en piaffer d’impatience », ironise Sonko, interprétant cette attitude comme un manque de courage de la part de l’ancien ministre des Finances.

Pour Sonko, ce refus de débat constitue une tentative d’éviter des questions délicates qui pourraient mettre à mal la réputation de Ba. Ce dernier, toutefois, se défend de tout acte répréhensible et continue de se présenter comme un candidat attaché à la transparence.

Ces accusations marquent un tournant dans la campagne, mettant en lumière les divergences de style et de stratégie entre Sonko et Ba. Alors que Sonko prône une campagne sans concession, basée sur la transparence et la redevabilité, Ba s’efforce de maintenir une image de sérénité face aux critiques. Reste à voir si ces nouvelles accusations influenceront les électeurs indécis ou si elles provoqueront une réponse de la part d’Amadou Ba dans les jours à venir.

En attendant, les regards se tournent vers la publication éventuelle des rapports mentionnés par Sonko, qui pourraient avoir des répercussions décisives sur la perception publique des deux candidats.

Mimi Touré engage des poursuites contre Cheikh Yérim Seck après un texte accusateur

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, plus connue sous le nom de Mimi Touré, a annoncé sa décision de porter plainte contre le journaliste Cheikh Yérim Seck. Ce dernier avait publié un texte vivement critique intitulé « Les mesquineries du trio Diomaye-Sonko-Mimi contre Macky Sall », dans lequel il accuse Mimi Touré, ainsi que Ousmane Sonko et Diomaye Faye, d’agir en coulisses pour nuire au président Macky Sall.

Dans cet article, largement repris par les médias sénégalais, Seck affirme que Mimi Touré aurait participé à une réunion secrète au Palais, visant à trouver des moyens d’empêcher le retour de Macky Sall au Sénégal. Il va plus loin en prétendant que la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, serait influencée par Mimi Touré pour rendre difficile la gouvernance de l’actuel président.

Mimi Touré, indignée par ces accusations, a réagi sur son compte Facebook en qualifiant les propos de Seck de diffamatoires. Elle a annoncé avoir mandaté ses avocats pour servir une citation directe au journaliste, signifiant ainsi son intention de laver son honneur devant les tribunaux.

Ce développement met en lumière les tensions politiques croissantes au Sénégal, où l’opposition et les partisans du président Macky Sall s’affrontent de manière de plus en plus frontale à l’approche des prochaines échéances électorales. Le geste de Mimi Touré, qui entend faire respecter son image et son intégrité, pourrait marquer un tournant dans le débat public sénégalais.

Reste à voir comment cette affaire sera traitée par la justice et quel impact elle aura sur le paysage politique déjà polarisé du pays.

Barthélémy Dias avertit contre la manipulation politique : « Le temps est révolu »

Dans un discours empreint de fermeté, Barthélémy Dias, tête de liste nationale de la coalition Sàm Sa Kàddu, a vivement critiqué ses adversaires politiques lors de sa récente prise de parole. Intervenant aux côtés du maire de Hann Bel Air, il a tenu à féliciter ce dernier, également tête de liste du département de Dakar, avant de s’attaquer directement à ceux qu’il accuse de manœuvres malhonnêtes.

« Nous n’allons pas confier la capitale aux voleurs », a-t-il martelé, dénonçant l’absence de transparence dans certaines affaires financières. Dias a exigé que toute la lumière soit faite sur l’origine des fonds évoqués dans des dossiers controversés, tout en appelant à cesser de tromper la population. Il a ainsi dépeint ses opposants comme des acteurs « qui ne font que râler » sans apporter de réelles solutions, tout en se disant satisfait que ces derniers évoquent enfin la question de la Haute Cour de justice, un organe judiciaire souvent au centre des débats sur la redevabilité des responsables publics.

Le maire de Dakar a conclu son intervention en soulignant que « le temps de la manipulation est dépassé », mettant en garde ceux qui tenteraient d’abuser de la confiance des citoyens. Barthélémy Dias, connu pour son franc-parler, continue ainsi de tracer une ligne claire contre les pratiques qu’il juge trompeuses, renforçant sa position comme un acteur incontournable de la scène politique sénégalaise à l’approche des prochaines échéances électorales.

Recours contre la liste de la coalition Samm Sa Kaddu : Thierno Bocoum dénonce une « irrecevabilité »

Un recours a été déposé contre la liste de la coalition Samm Sa Kaddu, visant l’inéligibilité de Barthélémy Dias, actuel maire de Dakar et tête de liste nationale. Thierno Bocoum, membre de la coalition et leader du mouvement Agir, a réagi fermement, qualifiant ce recours d’« irrecevable ». Selon lui, les auteurs du recours, qu’il qualifie d’« encagoulés », se sont heurtés à une contrainte de délai.

En se basant sur l’article LO 184 du Code électoral, Bocoum souligne que les recours doivent être introduits dans un délai strict de 24 heures suivant la publication des listes. « Les mandataires des listes de candidats peuvent, dans les vingt-quatre heures suivant la notification de la décision ou sa publication, se pourvoir devant le Conseil constitutionnel qui statue dans les trois jours qui suivent celui de l’enregistrement de la requête », précise l’article.

Selon Thierno Bocoum, les listes de candidats ayant été publiées le 7 octobre vers 12h, le délai pour introduire un recours expirait le 8 octobre à midi. Or, le dépôt du recours n’a été effectué que le 8 octobre à 17h30, soit près de 29 heures après la publication des listes. « Le dépôt du recours au-delà des délais entraîne évidemment la forclusion », insiste-t-il, en évoquant le dépassement des 24 heures imparties.

Ainsi, Bocoum estime que les plaignants, en ne respectant pas les délais prévus par la loi, ont construit leur recours sur un « fond bancal ». Il reste désormais au Conseil constitutionnel de statuer sur la validité de ce recours, qui pourrait bien être frappé d’irrecevabilité pour non-respect des délais.

Barthélémy Dias et la coalition Samm Sa Kaddu peuvent ainsi espérer que cette tentative de contestation soit rapidement écartée, renforçant ainsi leur position à l’approche des élections.

Lutte contre l’immigration clandestine : la thérapie de choc de  » Ensemble C’est Possible « .

En déplacement à Mbour ce mardi 17 septembre, le Président du Mouvement  » Ensemble C’est Possible  » en compagnie des responsables du département à leur tête Mme Betyna Diop se sont rendus à la plage de ladite ville pour constater de visu le lieu du drame qui a coûté la vie à de nombreux jeunes.

La tragédie migratoire notée ces derniers temps au large des côtes mbouroises ne laisse pas indifférent le Mouvement  » Ensemble C’est Possible » . Le collectif par la voix de son président , M. Moustapha Junior Thiam a présenté ses condoléances aux familles éplorées et invité la jeunesse sénégalaise à rester au pays afin de contribuer au développement de la patrie.

 » Ensemble C’est Possible  » a cautionné les récentes décisions prises par le Chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, afin de juguler les nombreux départs, toutefois il a suggéré au président de la République d’initier les Assisses de l’immigration irrégulière comme l’a si bien proposé le Khalif général des Tidjanes en marge de la cérémonie officielle du Gamou de Tivaoune.

M. Moustapha Junior Thiam a magnifié les efforts consentis par la marine sénégalaise et invité l’Etat du Sénégal a mené des opérations conjointes avec les pays limitrophes tels que la Gambie et la Mauritanie qui sont des zones de départ afin de réduire les flux migratoires clandestins.

Au delà de la surveillance côtière et de la prévention,  » Ensemble C’est Possible  » a préconisé aux nouvelles autorités de chercher des accords de partenariat avec les gouvernements des autres pays à travers le ministère de la Jeunesse, le ministère de l’Enseignement supérieur afin de permettre une immigration régulière de la jeunesse. Pour M. Thiam, des pays comme le Maroc ou la Tunisie l’ont réussi avec l’Espagne.

Pour M. Moustapha Junior Thiam, la majorité des jeunes qui sont adeptes de l’immigration clandestine sont des diplômés ou ont une qualification professionnelle qui peuvent leur permettre d’accéder à des emplois une fois en Europe.

Le natif de Keur Tapha a fait écho de la proposition du Chef de l’État de signaler toutes activités suspectes. L’implication des populations dans la lutte contre les départs des migrants est primordiale car elle peut permettre de sauver des vies et annihiler la volonté suicidaire d’une jeunesse en quête de mieux être.

Lutte contre l’émigration clandestine : Le gouvernement annonce la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer les filières dangereuses

Le président Bassirou Diomaye Faye a récemment annoncé des mesures importantes pour lutter contre le fléau de l’émigration clandestine, en particulier celle qui pousse de nombreux jeunes à braver les dangers de la mer dans l’espoir de trouver une vie meilleure à l’étranger. Selon lui, un numéro vert sera mis en place dans les prochains jours, destiné à encourager les citoyens à signaler les filières de migration illégales et les passeurs qui envoient les jeunes vers « les vagues de la mort ».

Un appel à la responsabilité citoyenne

Le président Faye a insisté sur l’importance du rôle que doit jouer la population dans cette lutte. « Les gens ne doivent pas se taire », a-t-il affirmé, soulignant que chaque silence contribue à la perte tragique de centaines de jeunes. Pour lui, ces jeunes représentent l’avenir du pays, ceux qui devraient être mobilisés pour la reconstruction nationale. « Ce sont ces jeunes-là qui constituent l’espoir », a-t-il rappelé avec force.

Renforcement des actions des forces de l’ordre

Si les forces de l’ordre continuent de mener un « travail remarquable » dans la lutte contre ce phénomène, leur efficacité, selon le président, dépendra également de la collaboration de la population. Le numéro vert, qui sera activé prochainement, permettra aux citoyens de dénoncer en toute discrétion les activités des passeurs et des réseaux de migration clandestine.

Un phénomène complexe nécessitant du temps

Le président Faye a cependant tenu à rappeler que le phénomène de l’émigration clandestine ne saurait être résolu en un claquement de doigts. Les causes profondes qui poussent les jeunes à prendre la mer, des causes souvent liées à la précarité économique, nécessitent des solutions durables. « Il faut du temps pour que des solutions qui sont mises en place opèrent et que les conséquences positives se fassent ressentir », a-t-il souligné.

Ainsi, au-delà des mesures immédiates, l’accent est mis sur la patience et la coopération collective pour combattre efficacement ce phénomène, tout en offrant aux jeunes des alternatives viables pour construire leur avenir dans leur propre pays.

Le rejet du projet de loi constitutionnelle suscite des inquiétudes : Mamoudou Ibra Kane met en garde contre une éventuelle dissolution de l’Assemblée Nationale

Au lendemain du rejet retentissant du projet de loi N°11/2024 portant révision de la Constitution, qui visait la suppression du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), le leader du mouvement « Demain c’est Maintenant », Mamoudou Ibra Kane, tire la sonnette d’alarme. L’ex-journaliste devenu acteur politique met en garde contre une potentielle « vengeance » de la part du président Bassirou Diomaye Faye, qui pourrait aller jusqu’à la dissolution de l’Assemblée Nationale.

Pour Mamoudou Ibra Kane, ce rejet est perçu comme un sérieux revers pour le pouvoir en place, qu’il attribue à des manœuvres en coulisses de l’ancien président Macky Sall. « C’est un camouflet pour le pouvoir, sur fond de manœuvres de l’ancien président Macky Sall », affirme-t-il, en référence au rejet du projet de loi destiné à supprimer le CESE et le HCCT.

Dans cette conjoncture tendue, M. Kane exhorte le président Bassirou Diomaye Faye à ne pas céder à la tentation de la vengeance. « Le président BDF ne doit pas verser dans une logique de vengeance par une dissolution de l’Assemblée nationale », prévient-il.

Ce rejet du projet de loi, combiné au refus du Premier ministre de faire sa déclaration de politique générale (DPG), a exacerbé les tensions entre le pouvoir exécutif et les députés de la coalition Benno. Une situation que Mamoudou Ibra Kane qualifie de « bras de fer » susceptible de générer de graves dangers pour la paix sociale et l’économie du pays.

Proche de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, M. Kane plaide pour le dialogue, qu’il considère comme la voie à suivre pour résoudre les tensions institutionnelles et électorales. « Le Président Bassirou Diomaye Faye doit privilégier le dialogue sur les institutions et le processus électoral », conseille-t-il avec insistance, appelant à une approche apaisée pour éviter une crise politique majeure au Sénégal.

Élection Présidentielle Américaine : Kamala Harris contre Donald Trump

Le compte à rebours est lancé pour l’élection présidentielle américaine du 5 novembre prochain, où la vice-présidente démocrate Kamala Harris affrontera l’ex-président républicain Donald Trump. À 100 jours du scrutin, les sondages montrent une course serrée et pleine d’incertitudes.

Bien que Kamala Harris n’ait pas encore été officiellement désignée par son parti, tout indique qu’elle sera choisie lors de la convention nationale du 19 au 22 août. Depuis qu’elle a remplacé Joe Biden, sa popularité a considérablement augmenté, rendant peu probable l’émergence d’un autre candidat démocrate.

Cependant, l’avance accumulée par Donald Trump après le débat de Joe Biden en juin dernier exige une unité sans faille du camp démocrate pour espérer l’emporter. Toute autre candidature démocrate pourrait compromettre cette unité retrouvée avec Kamala Harris, qui, malgré sa position d’outsider, semble avoir une carte à jouer.

Les sondages montrent des résultats variés mais indiquent tous une course serrée. Le sondage New York Times/Siena College du 21 juillet montrait Joe Biden en retard de trois points sur Donald Trump (44 % contre 47 %). Depuis le retrait de Biden, Kamala Harris a réussi à réduire cet écart. Selon une enquête du 27 juillet, Harris n’est plus qu’à deux points derrière Trump (46 % contre 48 %).

Divers autres sondages confirment cette tendance. HarrisX/Forbes place Trump deux points devant Harris (46 % contre 48 %), tandis que CNN/SSRS estime cet écart à trois points (46 % contre 49 %). À l’inverse, Ipsos/Reuters voit Harris devancer Trump de deux points (44 % contre 42 %). Morning Consult donne également une légère avance à Harris, avec un point d’avance.

L’élection se jouera dans les États-clé tels que l’Arizona, la Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan et la Géorgie. Selon une étude de l’Emmerson College pour le site The Hill, Trump mène dans presque tous ces États, sauf le Wisconsin où les candidats sont à égalité. L’Arizona montre un écart plus significatif, avec Trump en avance de quatre points.

Les électeurs indécis seront cruciaux, représentant 7 % des votants en Arizona, en Pennsylvanie et en Géorgie, et même 9 % dans le Michigan. Ces indécis pourraient basculer le résultat de l’élection à la dernière minute.

Avec encore 100 jours avant l’élection, de nombreux rebondissements peuvent survenir. Kamala Harris sera-t-elle officiellement désignée candidate démocrate ? Sa dynamique actuelle va-t-elle perdurer ? Un éventuel débat pourra-t-il changer la donne ? Le rôle de Robert F. Kennedy Jr., en tant que troisième candidat, pourrait-il influencer le résultat final ?

L’élection présidentielle de 2024 promet d’être l’une des plus disputées et imprévisibles de l’histoire récente des États-Unis. Restez attentifs aux développements à venir.

Opération de Sécurisation Nationale : Un Coup de Filet Majeur Contre la Délinquance

Dans la nuit du 12 mai 2024, les forces de l’ordre ont déployé une vaste opération de sécurisation à travers tout le territoire national dans le cadre de la lutte contre la délinquance et la criminalité. Ce ratissage minutieux, s’étendant dans chaque coin et recoin du pays, a conduit à l’interpellation de 599 individus, selon des informations obtenues par Seneweb.

Parmi les personnes appréhendées, 384 ont été arrêtées pour vérification d’identité, tandis que 109 ont été prises en flagrant délit d’ivresse publique et manifeste. Les autorités ont également procédé à l’arrestation de 24 individus pour des nécessités d’enquête en cours, ainsi que pour une série d’autres infractions telles que la détention et l’usage de chanvre indien, la possession illégale d’armes blanches, et diverses formes de violences et de délits.

En ce qui concerne les infractions routières, 54 véhicules ont été mis en fourrière et 77 motos ont été immobilisées. De plus, les forces de l’ordre ont saisi 76 cornets et six joints de chanvre indien au cours de cette opération.

Cette opération de sécurisation démontre l’engagement ferme des autorités à maintenir l’ordre et la sécurité publique à travers le pays. Elle vise à dissuader les actes de délinquance et à assurer la protection des citoyens, tout en renforçant l’application de la loi et en punissant les contrevenants.

Les chiffres impressionnants issus de cette opération soulignent l’efficacité et la détermination des forces de l’ordre à faire respecter la loi et à lutter contre toutes les formes de criminalité, contribuant ainsi à promouvoir un environnement sûr et sécurisé pour tous les citoyens.

Moustapha Diakhaté appelle à la transparence sur la propriété foncière et propose des réformes pour lutter contre la prédation

Dans une récente intervention sur le plateau du Grand Jury, l’ancien parlementaire Moustapha Diakhaté a appelé le président de la République à rendre compte de ses propriétés foncières, dans le cadre de la lutte contre la prédation foncière au Sénégal. Il a rappelé que le Chef de l’Etat avait déclaré posséder plusieurs terrains dans différentes localités du pays, justifiés par son passé en tant qu’inspecteur des domaines.

Cependant, Diakhaté estime que la lutte contre la prédation foncière doit aller au-delà et concerner tous ceux qui ont occupé des postes d’inspecteurs des domaines depuis 2000, y compris des personnalités politiques telles que Ousmane Sonko, Cheikh Diba, et Waly Diouf Bodian.

L’ancien collaborateur du président Macky Sall souligne que l’État sénégalais est lui-même le plus grand prédateur foncier du pays. Il remonte à l’époque coloniale pour expliquer comment les terres, qui appartenaient auparavant aux communautés locales, ont été expropriées et confisquées par l’État sénégalais, créant ainsi un monopole foncier.

Pour lutter contre cette prédation, Diakhaté propose une décentralisation de la gestion foncière, afin de restituer les terres aux propriétaires historiques. Il suggère la création de commissions communales d’opération domaniale dans chaque commune, composées d’élus locaux, de représentants de la société civile et d’autres acteurs, chargées d’étudier les demandes d’attribution de terres.

Cette décentralisation vise à mettre fin au monopole de l’État sur l’attribution des terres, en permettant aux commissions communales de prendre des décisions en toute transparence et en impliquant davantage les communautés locales dans la gestion foncière.

En fin de compte, Moustapha Diakhaté propose également la suppression de la Direction des Domaines, dans le cadre d’une réforme plus large visant à rendre la gestion foncière plus transparente et équitable.

Coup de filet contre le trafic de migrants : Démantèlement de plusieurs réseaux

Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a récemment annoncé le démantèlement de cinq réseaux de trafiquants de migrants entre le 29 avril et le 2 mai 2024. Cette unité opérant au sein de la Direction de la police de l’air et des frontières (DPAF) a mené une série d’opérations aboutissant à plusieurs interpellations et saisies.

À Saint-Louis, sept individus ont été présentés au procureur de la République près le tribunal local de grande instance pour leur implication présumée dans des activités de trafic de migrants par voie maritime. Ces personnes sont accusées d’associations de malfaiteurs et de complicité dans quatre voyages clandestins. Les enquêtes ont permis d’arrêter plusieurs individus clés, notamment des passeurs et des organisateurs principaux des réseaux.

Dans l’une des affaires, trois passeurs ont été interpellés à Mboro, tandis que l’instigateur principal du réseau a été arrêté à Saint-Louis. Dans une autre affaire, un individu chargé de convoyer les candidats a été appréhendé, reconnaissant avoir accueilli et conduit les migrants dans un lieu tenu secret à Ndiakhère, près de Saint-Louis. Parallèlement, un individu planifiant un voyage irrégulier vers la Mauritanie a également été interpellé.

À Karang, deux ressortissants gambiens ont été interceptés alors qu’ils tentaient de traverser la frontière pour embarquer dans une pirogue depuis la Petite-Côte à destination de l’Espagne. Ils ont révélé avoir versé une contrepartie financière à un organisateur établi à Kafountine, qui les a mis en relation avec un collaborateur pour leur embarquement à Bargny.

Informés de cette opération, les éléments de la DNLT de Dakar ont démantelé un réseau de trafiquants de migrants à Bargny, interpellant 41 migrants et les organisateurs principaux, ainsi que le propriétaire de la maison où les migrants étaient hébergés. Tous les organisateurs présumés ont été déférés au parquet de Dakar pour association de malfaiteurs et complicité de trafic de migrants par voie maritime.

Ces opérations témoignent des efforts soutenus des autorités sénégalaises dans la lutte contre le trafic de migrants. La DNLT et ses antennes ont renforcé leurs dispositifs de surveillance pour démanteler d’éventuels réseaux de trafiquants de migrants et protéger les personnes vulnérables contre l’exploitation et les dangers de l’émigration clandestine.

Premiers éléments de l’enquête sur les actes de vandalisme contre les bus de Dakar Dem Dikk : la Brigade de recherches de la gendarmerie intervient

Dans son édition de ce lundi, le quotidien Source A a révélé les premiers éléments de l’enquête concernant les actes de vandalisme perpétrés contre des bus de Dakar Dem Dikk (DDD) le dimanche 28 mars au dépôt de Ouakam. Selon le journal, la Brigade de recherches de la gendarmerie, chargée de l’affaire, a déjà interrogé à deux reprises des responsables et des syndicalistes de la société publique de transport.

Source A n’a pas fourni les noms des personnes interrogées ni les charges qui pèsent sur elles. Le journal a simplement indiqué que, pour l’instant, aucune arrestation n’a été signalée.

L’enquête a débuté avec l’intervention de la police scientifique, qui s’est rendue sur les lieux du dépôt de Ouakam pour constater les dégâts infligés aux bus vandalisés. Les conclusions de leurs investigations ont ensuite été transmises aux gendarmes enquêteurs.

Ces actes de vandalisme sont survenus à la suite d’un mouvement d’humeur des travailleurs de DDD. La direction générale de l’entreprise avait dénoncé dans un communiqué un « acte de sabotage sur les nouveaux bus Iveco commis par des individus non encore identifiés ».

Cette affaire de vandalisme suscite une grande préoccupation, tant du point de vue de la sécurité publique que de celui de la stabilité sociale. Les autorités judiciaires et les forces de l’ordre sont mobilisées pour identifier les coupables et garantir que de tels incidents ne se reproduisent pas à l’avenir.

Opération réussie contre l’orpaillage clandestin à Kédougou : Les autorités saisissent un important lot de matériel

Les forces de l’ordre au Sénégal ont une nouvelle fois frappé fort dans leur lutte contre l’orpaillage clandestin, cette fois-ci dans la région de Kédougou. Lors d’une opération menée dans le village de Bagué, commune de Missirah Sirimana, les gendarmes ont réalisé une saisie impressionnante de matériel utilisé dans ces activités illicites.

Sous la direction du commandant Ndao et avec le soutien des éléments du GARSI, les autorités ont investi le village de Bagué dès 9 heures du matin jusqu’à 17 heures, ce samedi. Leur cible : des orpailleurs clandestins d’origine burkinabé, opérant dans la région.

L’intervention a été couronnée de succès, avec la saisie d’un important lot d’équipements, parmi lesquels figuraient un groupe électrogène, une motopompe, des bidons d’essence, des motos, des panneaux solaires, une pompe à eau, et même une quantité significative de chanvre indien.

Face à la présence imposante des forces de l’ordre, les orpailleurs ont pris la fuite, abandonnant leur matériel derrière eux, et se sont réfugiés en territoire malien. Cette opération a permis de mettre fin à des activités illégales d’exploitation minière dans la région, le long de la Falémé, et de protéger ainsi l’environnement et les ressources naturelles locales.

Cependant, cette réussite ne marque pas la fin des actions prévues contre l’orpaillage clandestin. Les autorités ont annoncé que ces opérations se poursuivront le long de la frontière sénégalo-malienne, où de nombreux sites similaires représentent une menace pour l’écosystème et l’économie régionale. L’objectif est de préserver la richesse naturelle de la région de Kédougou et d’assurer un avenir durable pour ses habitants.

Nicolas Jackson, l’attaquant sénégalais, brise les records avec son 11e but contre Tottenham

Nicolas Jackson, l’attaquant sénégalais évoluant dans un club de renom, continue d’écrire son histoire dans le monde du football, dépassant les attentes et établissant de nouveaux records malgré les critiques qui ont pu l’entourer. Son dernier exploit, marquant son 11e but contre Tottenham, l’a propulsé au-dessus de l’icône du football africain, Didier Drogba.

Cette performance impressionnante a permis à Jackson de surpasser le record établi par Drogba lui-même lors de sa première saison avec le club en 2004, où il avait inscrit 10 buts mémorables. Pour Jackson, surpasser l’exploit de son idole revêt une signification particulière, témoignant de sa détermination à s’élever au plus haut niveau du football mondial.

Le moment marquant du match est survenu dans les ultimes instants, lorsque sur un coup franc repoussé par la barre transversale, l’attaquant sénégalais a fait preuve d’une agilité remarquable en marquant de la tête. Ce but crucial a non seulement assuré la victoire de son équipe, mais a également renforcé sa réputation en tant que joueur d’exception.

Avec encore quatre matchs à jouer, Jackson a l’opportunité de consolider sa position au sein de l’équipe et de continuer à impressionner sur le terrain. Son ascension fulgurante suscite l’enthousiasme des supporters et offre un nouvel espoir pour le football sénégalais, témoignant du talent et de la détermination indéniables de ce jeune prodige.

Nicolas Jackson représente ainsi un véritable exemple de persévérance et de réussite dans le monde du football, démontrant que les rêves les plus audacieux peuvent devenir réalité avec du travail acharné et de la détermination. Son parcours exceptionnel inspire une nouvelle génération de joueurs et fait briller les couleurs du Sénégal sur la scène internationale du football.

L’Amicale des Inspecteurs et Officiers des Douanes (AIOD) dénonce les attaques diffamatoires contre les cadres de l’administration douanière

Dans un communiqué publié récemment, l’Amicale des Inspecteurs et Officiers des Douanes (AIOD) a vivement condamné les récentes attaques diffamatoires visant certains membres éminents de l’administration douanière. L’AIOD accuse des individus qu’elle qualifie de « malintentionnés et réfractaires au processus de modernisation » de propager des informations mensongères sur les réseaux sociaux dans le but de discréditer ces cadres dévoués.

Ces attaques, selon l’AIOD, sont non seulement récurrentes mais également infondées, visant à jeter l’opprobre sur des professionnels engagés dans leur mission de service public. Dans un contexte où la modernisation de l’administration douanière est une priorité, de telles calomnies peuvent compromettre le travail effectué pour améliorer les services offerts aux citoyens et aux entreprises.

L’Amicale a clairement indiqué qu’elle se réserve le droit d’entreprendre toutes les actions légales nécessaires pour répondre à ces attaques et protéger l’intégrité de ses membres. Elle a également tenu à rappeler que les réformes entreprises au sein de l’administration douanière, telles que la dématérialisation intégrale et la généralisation de la Déclaration Préalable d’Importation (DPI), ont été le fruit d’un processus participatif et consultatif avec les acteurs économiques nationaux.

Par ailleurs, l’AIOD a souligné l’importance des réformes en cours, notamment l’opérationnalisation du Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD), qui vise à renforcer l’efficacité opérationnelle de l’administration douanière. Elle a également mis en avant les progrès réalisés dans la dématérialisation des procédures de dédouanement, une avancée majeure pour accroître l’efficience et la transparence du système douanier.

L’AIOD a appelé à un soutien accru de la part de toutes les parties prenantes, tant au sein de l’administration douanière que de la société civile et du secteur privé, pour les réformes en cours. Elle a réaffirmé son engagement indéfectible à défendre les intérêts de ses membres et à œuvrer pour le succès des missions régaliennes qui leur sont confiées.

Le Président Bassirou Diomaye Faye Poursuit la Lutte Contre les Irregularités Foncières et le Blanchiment d’Argent

Le nouveau président Bassirou Diomaye Faye entreprend une action décisive contre la gestion foncière douteuse héritée du régime précédent, selon des informations rapportées par WalfQuotidien. Les irrégularités découvertes jusqu’à présent ne seraient que la partie visible de l’iceberg, révélant ainsi des ramifications profondes dans le blanchiment d’argent, notamment provenant du trafic de drogue.

Les fonds en question, évalués à environ 200 milliards de francs CFA selon l’économiste Abou Kane, sont soupçonnés d’avoir été investis dans l’immobilier. Ces estimations se basent sur les résultats de l’Institut d’études de sécurité, qui soulignent une alarmante convergence entre le trafic de drogue et le secteur immobilier au Sénégal.

Selon le professeur Kane, depuis 2021, le Sénégal est sous la surveillance étroite du Groupe d’action financière (GAFI), étant placé sur la liste grise. Cette classification met en lumière les lacunes dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et soulève des préoccupations quant à l’origine licite des fonds investis dans l’immobilier.

Le constat est alarmant : plus de 120 agences immobilières auraient été créées au Sénégal au cours de la dernière décennie par des trafiquants de drogue, révèle l’Institut d’études de sécurité. Cette tendance inquiétante, combinée au fait que 96% des investissements immobiliers étaient douteux depuis 2013 et que 30% des biens criminels saisis étaient des propriétés immobilières, souligne l’urgence d’agir.

Pour Kane, il est impératif de prendre des mesures immédiates pour empêcher le Sénégal de figurer sur la liste noire des pays à haut risque en matière de blanchiment d’argent. Cette lutte contre le blanchiment d’argent et les irrégularités foncières s’annonce comme une priorité cruciale pour l’administration du Président Faye dans sa quête pour restaurer la transparence et l’intégrité dans la gestion des ressources du pays.

La gestion foncière et l’immobilier au Sénégal : entre équité, transparence et lutte contre le blanchiment d’argent

Les nouvelles autorités sénégalaises ont entrepris des mesures pour assurer une gestion foncière plus équitable et transparente. Cependant, la question de l’origine douteuse de l’argent finançant les immeubles à Dakar reste préoccupante, avec plus de 200 milliards provenant du recyclage de la drogue dans le secteur immobilier chaque année.

Depuis 2021, le Sénégal est sous haute surveillance en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, étant placé sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI). Selon l’Institut d’Études de Sécurité, plus de 120 agences immobilières ont été créées au Sénégal par des trafiquants de drogue au cours de la dernière décennie, illustrant la prédominance de l’argent de la drogue dans ce secteur.

Cette situation est d’autant plus alarmante que depuis 2013, près de 96% des investissements immobiliers étaient d’origine douteuse, avec 30% des biens criminels saisis étant des maisons et des immeubles. Cette croissance du secteur immobilier a un impact économique significatif, avec une hausse des activités de construction de 7% en 2023, contribuant à stimuler l’économie dans son ensemble.

Cependant, le financement de ces grands projets ne provient pas du secteur bancaire, ce qui soulève des préoccupations quant à la stabilité financière du pays. La dépendance à l’argent douteux dans le secteur immobilier représente un risque majeur pour l’économie sénégalaise, d’autant plus que cela compromet les efforts du pays pour lutter contre le blanchiment d’argent.

Pour éviter une détérioration de la situation et pour assurer une croissance économique durable, il est impératif de réduire la contribution de ces fonds illicites aux activités économiques. Sinon, le Sénégal risque de rester sur la liste grise du GAFI voire d’être inscrit sur la liste noire, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour son économie et sa réputation sur la scène internationale.

Pr Abou KANE, FASEG/UCAD

Bassirou Diomaye Faye face aux attentes des Sénégalais : Réduire la vie chère et lutter contre les inégalités salariales

Depuis son accession à la présidence il y a un peu plus d’un mois, Bassirou Diomaye Faye a été accueilli comme la « solution » à la vie chère qui sévit au Sénégal. Il a promis un plan de lutte pour réduire les prix des denrées de première nécessité d’ici le 15 mai, et cette échéance est attendue avec impatience tant par les centrales syndicales que par les citoyens sénégalais.

Bien conscient des défis à relever, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro, exprime l’espoir que les prix connaîtront une baisse significative. Il souligne que les salaires n’ont pas suivi la même trajectoire que l’inflation, ce qui rend la situation encore plus difficile pour les travailleurs. Bien que reconnaissant que toutes les questions ne pourront pas être résolues du jour au lendemain, il insiste sur la nécessité d’actions concrètes pour atténuer l’impact de la vie chère.

De son côté, Amidou Diediou, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal, met l’accent sur la résolution des inégalités de salaire, notamment dans le secteur de l’éducation. Il rappelle que les syndicats avaient déjà soulevé cette question en 2018, soulignant le niveau d’injustice qui persiste. Pour lui, il est impératif que les ressources de l’État, même limitées, soient redistribuées de manière équitable pour corriger ces disparités.

Que ce soit sur le front de la rémunération, le coût de la vie, la politique monétaire ou les nominations, Bassirou Diomaye Faye et son équipe sont confrontés à d’importants défis. Les attentes sont grandes, et les Sénégalais attendent des actions concrètes pour améliorer leurs conditions de vie et réduire les inégalités sociales.

Forfait de Matthijs de Ligt : Un coup dur pour le Bayern Munich avant le choc contre le Real Madrid

Ce mardi, les projecteurs du football mondial se tourneront vers l’Allianz Arena où le Bayern Munich affrontera le Real Madrid dans un match au sommet. Mais alors que les fans se préparent à une confrontation épique, une nouvelle bouleversante pourrait changer la donne : le forfait de Matthijs de Ligt, défenseur central clé du Bayern.

Selon les dernières informations rapportées par Bild, de Ligt ne pourra pas participer au match en raison d’une blessure au genou. Cette absence est un véritable coup dur pour l’équipe, car de Ligt est un pilier de la défense munichoise, apportant à la fois solidité et leadership sur le terrain.

Habituellement associé à Eric Dier en défense centrale, de Ligt devra être remplacé par Kim Min-Jae pour ce match crucial. Alors que les deux équipes visent à prendre l’avantage avant le match retour en Espagne, ce changement de personnel pourrait avoir un impact significatif sur le déroulement de la partie.

Les supporters du Bayern Munich retiennent leur souffle en espérant que l’équipe saura surmonter cette épreuve et relever le défi avec détermination. Avec la pression déjà palpable de ce match de l’année, l’absence de de Ligt ne fait qu’ajouter à l’incertitude et à l’excitation qui entourent cette rencontre tant attendue.

Lutte contre l’émigration irrégulière : Interpellation de 47 candidats à la traversée clandestine

Malgré les efforts déployés par les autorités pour dissuader l’émigration irrégulière, le phénomène persiste avec vigueur. Dans la nuit du 29 au 30 avril 2024, la base navale Nord a procédé à l’interpellation de 47 individus suspectés de vouloir rejoindre clandestinement les côtes européennes.

Parmi les personnes arrêtées, on dénombre 37 Sénégalais, huit Gambiens et deux Guinéens. Ces candidats à l’émigration clandestine ont été appréhendés alors qu’ils se préparaient à prendre la mer à bord d’une pirogue. Lors de leur arrestation, les autorités ont saisi 40 bidons de 30 litres d’essence, qui ont été remis à la gendarmerie pour les suites légales.

Cette opération, menée par la base navale Nord en collaboration avec d’autres forces de sécurité, témoigne de la détermination des autorités à lutter contre ce fléau qui met en péril la vie de nombreux jeunes désespérés en quête d’une vie meilleure. Malgré les risques encourus et les multiples obstacles dressés sur leur chemin, ces candidats à l’émigration clandestine persistent dans leur volonté de rejoindre les côtes européennes, souvent au péril de leur vie.

Face à cette situation préoccupante, les autorités appellent à la sensibilisation et à la mobilisation de tous les acteurs concernés pour mettre un terme à ce phénomène. La coopération internationale et la mise en œuvre de politiques de développement durable et inclusif sont également essentielles pour offrir des perspectives d’avenir aux jeunes et les dissuader de risquer leur vie dans des traversées clandestines dangereuses.

Mandat d’arrêt international contre François Bozizé pour crimes contre l’humanité

Un mandat d’arrêt international a été émis contre l’ancien président de la République centrafricaine, François Bozizé, dans le cadre d’une enquête sur sa responsabilité présumée dans des crimes contre l’humanité perpétrés par des militaires dans une prison entre 2009 et 2013. Cette annonce a été faite par une cour spéciale parrainée par l’ONU.

François Bozizé, âgé de 77 ans, a dirigé la République centrafricaine après un coup d’État en 2003, avant d’être renversé par des rebelles en 2013. Il est actuellement à la tête de la principale rébellion centrafricaine et vit en exil en Guinée-Bissau depuis mars 2023.

Cette décision de lancer un mandat d’arrêt international marque une nouvelle étape dans les efforts pour traduire en justice les responsables présumés de violations des droits de l’homme en République centrafricaine. Elle souligne également l’importance de lutter contre l’impunité pour garantir la justice et la réconciliation dans le pays.

Les détails précis des allégations portées contre François Bozizé n’ont pas été immédiatement divulgués, mais cette mesure témoigne de la détermination de la communauté internationale à poursuivre les auteurs présumés de crimes graves, où qu’ils se trouvent, et à rendre justice aux victimes.

Un officier d’état civil condamné pour faux à Thiès : un signal fort contre la fraude documentaire

Dans une décision sans équivoque, le tribunal d’instance de Thiès a rendu son verdict dans une affaire de fraude documentaire impliquant un officier d’état civil et un agent municipal. S. Faye, officier d’état civil à la mairie de Thiès-Est et actuel chef du service d’état civil de la mairie de Thiès, a été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour faux. Son complice, un agent municipal de la commune de Thiès-Nord, a écopé de trois mois d’emprisonnement, dont un ferme, pour complicité de faux.

L’affaire a éclaté lorsque la police de Tivaouane a arrêté un jeune étranger tentant de se procurer des documents sénégalais falsifiés pour voyager aux États-Unis via le Nicaragua. L’étranger avait en sa possession un faux extrait de naissance délivré par S. Faye. Cette tentative d’usage de faux a valu au jeune étranger une condamnation à trois mois d’emprisonnement avec sursis.

Cette condamnation marque un tournant dans la lutte contre la fraude documentaire à Thiès et envoie un signal fort quant à la responsabilité des fonctionnaires de l’état civil dans la délivrance de documents officiels. Les problèmes d’état civil, tant au niveau local que national, sont une préoccupation majeure et peuvent causer des préjudices importants aux citoyens.

Cette affaire met en lumière l’importance de renforcer les contrôles et les mécanismes de vérification au niveau de l’état civil pour prévenir et sanctionner toute tentative de fraude documentaire. La décision du tribunal souligne également l’engagement des autorités judiciaires à garantir l’intégrité des documents officiels et à punir sévèrement ceux qui cherchent à les falsifier.

Cette condamnation envoie un message clair : la fraude documentaire ne sera pas tolérée et ceux qui enfreignent la loi seront tenus responsables de leurs actes.

Vers des poursuites contre l’ancien Président Macky Sall : Le tandem Diomaye Faye-Ousmane Sonko prêt à agir ?

Des tensions politiques s’intensifient au Sénégal alors que des signaux émergent laissant entendre que le tandem Diomaye Faye-Ousmane Sonko envisage des poursuites contre l’ancien Président Macky Sall. Ces développements surviennent suite aux déclarations fracassantes de l’avocat Me Ciré Clédor Ly, connu pour ses prises de position tranchées.

Dans une tribune intitulée «Cri du cœur», largement médiatisée, Me Ly a pointé du doigt plusieurs actions entreprises par l’ancien président à la fin de son mandat, les qualifiant de hautement répréhensibles et méritant une mise en accusation pour haute trahison. Parmi ces actions figurent notamment l’attribution controversée de la concession des chantiers navals de Dakar à une société turque, ainsi que des nominations jugées discutables à des postes clés.

Le tandem Diomaye Faye-Ousmane Sonko, qui a récemment abrogé des décrets pris par l’ancien gouvernement, envoie ainsi un signal fort quant à sa volonté de s’attaquer aux actes jugés contraires à la bonne gouvernance et aux intérêts nationaux. Cette position pourrait laisser présager des poursuites judiciaires à l’encontre de Macky Sall dans un proche avenir.

La question des poursuites contre l’ancien président divise l’opinion publique sénégalaise. Certains voient dans ces actions une volonté légitime de lutter contre la corruption et de restaurer l’intégrité du système politique, tandis que d’autres craignent une polarisation accrue de la scène politique et des tensions sociales.

En attendant, Macky Sall, actuellement résident au Maroc où il assume le rôle d’envoyé spécial du Pacte de Paris, pourrait se retrouver au centre d’une tempête politique et judiciaire qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir politique du Sénégal. Les prochains jours pourraient ainsi être déterminants pour l’évolution de cette affaire.

La hausse de la consommation d’antibiotiques en Afrique met en garde contre la résistance antimicrobienne

Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une tendance préoccupante émerge en Afrique : une augmentation de la consommation d’antibiotiques entre 2020 et 2022, alors que l’Europe et les Amériques observent une baisse des prescriptions de ces médicaments. Cette évolution soulève des inquiétudes quant à ses implications pour la lutte mondiale contre la résistance antimicrobienne (RAM).

L’OMS met en lumière les risques associés à une utilisation inappropriée des antibiotiques. Cette pratique peut renforcer la résistance de certaines bactéries, réduisant ainsi l’efficacité des traitements disponibles contre les infections bactériennes. En conséquence, les infections deviennent plus difficiles à traiter, ce qui entraîne des complications médicales graves et parfois mortelles.

Une tendance inquiétante est également observée dans le contexte de la pandémie de COVID-19. En moyenne, 81% des cas sévères de COVID-19 dans le monde ont été traités avec des antibiotiques, selon les statistiques de l’OMS. Cette utilisation répandue des antibiotiques peut accélérer le développement de la résistance antimicrobienne, compromettant ainsi la lutte contre la pandémie et exacerbant les défis de santé publique.

Il est impératif de sensibiliser tous les acteurs, des professionnels de la santé aux décideurs politiques et au grand public, sur l’importance cruciale de l’utilisation prudente des antibiotiques. Des stratégies de prescription appropriées et des programmes de sensibilisation doivent être mis en place pour encourager une utilisation responsable de ces médicaments.

En parallèle, des investissements dans la recherche et le développement de nouveaux antibiotiques, ainsi que dans des alternatives thérapeutiques telles que la thérapie antimicrobienne ciblée et les vaccins, sont essentiels pour faire progresser la lutte contre la RAM de manière durable.

Face à cette montée de la consommation d’antibiotiques en Afrique, il est urgent d’agir de manière concertée au niveau mondial. Des mesures immédiates doivent être prises pour contrôler la prescription et l’utilisation d’antibiotiques, tout en investissant dans des solutions à long terme pour préserver l’efficacité de ces médicaments vitaux dans la lutte contre les maladies infectieuses.

La Cour constitutionnelle du Mali se déclare « incompétente » face à la plainte contre la suspension des activités politiques par la junte

La situation politique au Mali connaît une nouvelle tension alors que la Cour constitutionnelle du pays a rendu deux décisions importantes concernant les actions de la junte militaire au pouvoir. Dans un arrêt consulté par l’AFP, la Cour a déclaré qu’elle était « incompétente » pour examiner une plainte visant à contester la décision de la junte de suspendre les activités des partis politiques. Cette décision intervient alors que les militaires au pouvoir ont récemment pris des mesures restrictives, dont la suspension des activités des partis politiques et des associations.

Cette décision de la Cour constitutionnelle a été rendue jeudi et est intervenue en réponse à une plainte déposée par une formation membre d’une coalition d’opposition, la Convention pour la République (CRe). La Cour a estimé que le décret présidentiel attaqué relevait de la compétence de la Cour suprême, qui est chargée du contentieux des actes réglementaires tels que les décrets.

Parallèlement, la Cour constitutionnelle a également jugé « irrecevable » une requête distincte émanant d’organisations de magistrats et de procureurs demandant à constater un « vide institutionnel » au Mali et à mettre en place une nouvelle transition suivie d’élections. Cette requête a été rejetée car elle n’avait pas été soumise par les institutions habilitées à le faire, notamment le Président du Conseil national de Transition et le Premier ministre.

Ces décisions de la Cour constitutionnelle surviennent dans un contexte de tensions croissantes au Mali, où les militaires au pouvoir ont récemment pris des mesures restrictives et ont prolongé leur maintien au pouvoir au-delà de la date à laquelle ils s’étaient engagés à céder le pouvoir à des civils élus. De plus, aucune élection présidentielle n’a été organisée comme prévu, ce qui a accru les tensions politiques dans le pays.

La situation politique au Mali reste donc tendue, avec des préoccupations croissantes concernant les libertés politiques et les droits de l’homme sous le régime de la junte militaire.

Crise des étudiants africains en Turquie : Appels à l’action contre le racisme

La situation des étudiants africains inscrits à l’Université Karabük en Turquie est devenue alarmante, avec des témoignages faisant état de discrimination et de violences racistes croissantes. Aïssatou Sow, une des étudiantes sénégalaises, alerte sur les tensions grandissantes au sein de la communauté estudiantine africaine, comptant environ 5000 membres, dont 300 Sénégalais.

Selon les dires de Sow rapportés par L’Observateur, les étudiants africains vivent généralement en bonne entente avec les autochtones, mais certains incidents racistes ont commencé à émerger. Cette montée du racisme serait attribuée à la méconnaissance et à la méfiance envers les Africains, accentuées par la concentration importante de cette communauté dans la ville de Karabük.

La tension a atteint son paroxysme lors des élections municipales, lorsque le Président turc Tayyip Erdogan a prévu de visiter la région. Des habitants méfiants ont exprimé leurs préoccupations, tandis que des publications sur les réseaux sociaux ont alimenté la stigmatisation des Africains. Notamment, un post accusant un Nigérien d’avoir transmis le VIH/Sida à sa petite amie turque a déclenché des manifestations de rejet de la communauté africaine.

Depuis lors, les étudiants africains sont devenus la cible de violences verbales et physiques dans les rues, créant un climat d’insécurité et de peur parmi la communauté estudiantine.

Face à cette situation préoccupante, des appels à l’action contre le racisme et la discrimination se multiplient. Les étudiants africains demandent aux autorités turques de prendre des mesures concrètes pour assurer leur sécurité et mettre fin à la stigmatisation. De plus, une sensibilisation accrue à la diversité et à la tolérance est nécessaire pour favoriser une cohabitation pacifique entre les différentes communautés.

Il est impératif que les autorités turques prennent ces préoccupations au sérieux et agissent rapidement pour protéger les droits et la sécurité des étudiants africains en Turquie, ainsi que pour promouvoir une société plus inclusive et respectueuse de la diversité.

Révolte des Populations contre les Industries Chimiques du Sénégal : Un Conflit en Cours

Les habitants de Gadd, Ngomène et Ngakham ont exprimé leur mécontentement hier envers les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), selon un rapport de L’As.

Selon les informations recueillies, un barrage a été érigé spécifiquement au niveau du pont de Ngakham. La source du conflit remonte à 14 mois, lorsque les ICS ont proposé un projet de puits de sondage de phosphate dans la région. Bien qu’un accord ait été conclu avec les populations concernant les compensations à verser aux personnes impactées, les ICS ont récemment déclaré qu’ils ne pouvaient plus respecter cet accord en raison du coût exorbitant.

Face à cette impasse, les habitants ont bloqué la route menant à l’usine hier pour réclamer leur dû. Ils ont même installé des tentes sur place, déterminés à rester sur les lieux jusqu’à ce que leur demande soit satisfaite.

Cependant, selon Demba Fall Diouf, représentant du réseau des personnes affectées par les Mines (PAM), membre de la coalition « Publiez Ce que vous Payez » et de l’Observatoire National pour le Respect des Droits Humains dans les zones d’extraction minière, les ICS ont finalement accepté de verser les compensations d’ici le 6 mai. Suite à cette annonce, les barricades ont été levées dans l’après-midi.

Ce conflit entre les populations locales et les ICS illustre les tensions persistantes entre les communautés affectées par les activités minières et les entreprises opérant dans ces zones. Il souligne également l’importance cruciale de l’engagement des entreprises à respecter les accords conclus avec les populations locales et à répondre à leurs préoccupations légitimes.

Idrissa Gana Guéye : Maître du Milieu lors de la Victoire Historique d’Everton contre Liverpool

Dans un match électrique où les enjeux étaient hauts, Everton a mis fin à une série de 14 ans sans victoire à domicile contre son rival de toujours, Liverpool. La performance remarquable de l’équipe a été menée par un joueur en particulier : Idrissa Gana Guéye.

Le milieu de terrain sénégalais a été au cœur de l’action tout au long du match, remportant des tacles cruciaux, stoppant les avancées adverses et dominant le milieu de terrain avec autorité. Sa présence sur le terrain a été décisive pour contrer les assauts incessants de Liverpool et assurer la victoire tant attendue pour Everton.

Les médias anglais ont unanimement salué la performance exceptionnelle de Guéye. Selon GiveMeSport, son abattage sur le terrain lui a valu une note de 8/10, tandis que le Liverpool Echo lui a attribué un impressionnant 9 pour sa démonstration de force au milieu de terrain. Squawka a également souligné son rôle crucial dans la récupération du ballon, lui donnant une note de 7,5. Enfin, 90min a qualifié sa performance de solide avec un score de 7/10.

Guéye, avec son expérience et son expertise, a prouvé une fois de plus qu’il était l’un des meilleurs milieux de terrain de Premier League. Sa contribution à la victoire historique d’Everton contre Liverpool restera gravée dans les mémoires des fans, confirmant son statut de maître du milieu.

Opération policière contre le transport interurbain irrégulier : 92 personnes interpellées

Dans le cadre de la lutte contre le transport interurbain irrégulier au Sénégal, la police a mené une vaste opération sur tout le territoire national durant 72 heures.

Cette initiative a abouti à l’interpellation de 92 personnes impliquées dans ce type d’activité illégale. Parmi elles, 56 individus ont été déférés au parquet, selon une source autorisée rapportée par Seneweb.

L’opération policière, qui s’est déroulée les 20, 21 et 22 avril 2024, a également conduit au démantèlement de 12 gares routières clandestines. De plus, 112 véhicules, souvent appelés « War Gaindé » ou « Allo Dakar », ont été immobilisés par les forces de l’ordre.

Cette action témoigne de la détermination des autorités à lutter contre les pratiques de transport interurbain illégales, qui mettent en danger la sécurité des passagers et perturbent l’ordre public.

Manifestation à Ngor : Les Habitants Protestent contre l’Incursion Présumée de Blaise Compaoré sur leurs Terres

Une vague de colère a secoué les rues de la commune de Ngor ce mardi, alors que des résidents ont exprimé leur mécontentement en brandissant des pancartes et en arborant des brassards rouges. La cible de leur indignation ? L’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré, rapporte Le Témoin.

Selon le journal, les manifestants accusent Blaise Compaoré de chercher à s’approprier un terrain situé dans la localité, sur lequel ils envisagent d’implanter des projets. Mamadou Ndiaye, président du collectif « Ngor Debout » à l’origine du mouvement de protestation, a déclaré : « En tant qu’autochtones, nous revendiquons ces terres. Celui qui est en face de nous, c’est le président Blaise Compaoré du Burkina Faso. Nous n’accepterons pas qu’un chef d’État ou toute autre personne vienne prendre nos terres. »

Cette manifestation témoigne d’une profonde préoccupation parmi les habitants de Ngor, qui voient dans cette prétendue appropriation foncière une menace pour leurs intérêts et leur patrimoine local. La réaction vigoureuse des résidents souligne l’importance des enjeux liés à la propriété foncière et à la préservation des droits des communautés locales.

Il reste à voir comment cette affaire évoluera et si les revendications des manifestants seront prises en compte par les autorités compétentes. En attendant, cette mobilisation souligne l’importance de la vigilance et de la défense des intérêts locaux face à toute menace potentielle d’appropriation foncière.

La Cour suprême examinera le recours contre la déclassification de la bande des filaos

La Cour suprême du Sénégal examinera ce jeudi le recours en annulation visant le décret portant déclassification de la bande des filaos, signé le 5 avril 2023 par l’ancien président Macky Sall. Cette décision fait suite à une action en justice déposée par l’association Action pour la justice environnementale (AJE), selon les informations rapportées par Sud Quotidien.

L’AJE affirme que la déclassification de cette bande, réputée pour sa valeur écologique significative, constitue une violation des dispositions nationales et des conventions internationales en matière environnementale. L’association estime que cette décision ne vise aucun objectif d’intérêt général et serait motivée par des intérêts privés.

Dans sa note transmise à la Cour suprême, l’AJE souligne que la zone en question, couvrant une bande de filaos, joue un rôle crucial dans la protection contre l’érosion côtière, la lutte contre l’avancée de la mer, la régulation des vents et l’amélioration de la qualité de l’air. L’absence d’évaluation environnementale préalable et le manque d’utilité publique du décret sont également pointés du doigt par l’association.

Selon l’AJE, le terrain concerné par le déclassement fait partie des zones classées en vertu de la loi 64-46 du 17 juin 1964 relative au Domaine national. Il s’étend sur une superficie de 826 hectares, allant du rond-point Gadaye à Guédiawaye, en passant par Yeumbeul-Nord, Malika et Tivaouane peul. Le président Macky Sall avait justifié la signature du décret en invoquant le Plan d’urbanisme de détails (PUD), une justification contestée par l’AJE.

Cette affaire soulève des questions cruciales quant à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles au Sénégal. La décision de la Cour suprême pourrait avoir un impact significatif sur la préservation de cette bande écologiquement importante.

Renforcement de la lutte contre la corruption dans le secteur extractif au Sénégal

Le secteur extractif représente un pilier essentiel de l’économie sénégalaise, fournissant des revenus vitaux et des ressources naturelles cruciales pour le développement du pays. Cependant, la corruption demeure un défi majeur, entrainant d’importantes pertes financières et sapant le potentiel de croissance économique.

Dans le cadre de la lutte contre ce fléau, l’organisation NRGI, à travers son Programme Traces en collaboration avec l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) et les ministères de tutelle, organise un atelier visant à renforcer les capacités des agents de l’État en matière de lutte contre la corruption et de contrôle budgétaire dans le secteur extractif. L’objectif est d’améliorer la transparence et la reddition de comptes dans ce domaine crucial de l’économie sénégalaise.

Selon Mamadou Seck, Manager régional de NRGI Afrique francophone, la corruption reste un problème urgent dans de nombreux pays riches en ressources. Un cas sur cinq de corruption transnationale se produit dans le secteur extractif, selon une note d’orientation de l’ITIE. Les pratiques corruptives peuvent prendre différentes formes, telles que les pots-de-vin, les détournements de fonds, le népotisme et le trafic d’influence.

Le secteur extractif est particulièrement vulnérable à la corruption en raison de l’ampleur de ses revenus, de la diversité des acteurs impliqués et de sa complexité. Les pratiques corruptives peuvent se manifester à tous les niveaux de la chaîne de valeur, de l’octroi des licences aux dépenses socio-environnementales en passant par le commerce des matières premières et le recouvrement des recettes.

Moustapha Fall, responsable des affaires juridiques à l’ITIE Sénégal, souligne que les pays africains perdent des sommes considérables en raison de la corruption, du blanchiment d’argent et de l’évasion fiscale. Il est crucial d’analyser la vulnérabilité à la corruption sur toute la chaîne de valeur de l’industrie extractive, notamment en ce qui concerne l’octroi des contrats et la collecte des revenus.

Dans cette optique, NRGI a développé un outil de diagnostic de la corruption, testé avec succès dans d’autres pays, qui sera présenté lors de l’atelier aux agents de l’État sénégalais. Cet outil permet d’identifier et d’analyser les risques de corruption et d’orienter les réformes nécessaires pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur extractif du Sénégal.

Le Barça Conteste la Défaite Contre le Réal : Laporta Enquête sur l’Arbitrage

La défaite du FC Barcelone face au Réal Madrid lors du classico de la 32e journée de la Liga a laissé un goût amer dans la bouche des dirigeants du club catalan. Le président des Blaugrana, Joan Laporta, a vivement critiqué l’arbitrage de la rencontre, remettant en question la décision controversée de l’arbitre et de la VAR d’annuler un but à Lamine Yamal.

« En tant que Président du FC Barcelone, je tiens à exprimer mon mécontentement face à l’utilisation inappropriée de la VAR lors de l’un des matchs les plus importants du monde. Hier, plusieurs actions étaient sujettes à controverse, mais celle du but refusé à Lamine Yamal aurait pu changer le cours du match », a regretté Laporta.

Le club catalan demande désormais des explications et une transparence totale sur les décisions prises lors de cette action litigieuse. Laporta a annoncé que le club réclamera la totalité des images et des enregistrements audio concernant cette situation auprès du Comité technique des arbitres et de la Fédération Espagnole de Football. Il a également averti que si une erreur flagrante est identifiée dans l’analyse de ces éléments, le club prendra toutes les mesures nécessaires pour réparer le préjudice subi, y compris la possibilité de demander à rejouer le match.

Joan Laporta a également souligné que le FC Barcelone n’était pas seulement préoccupé par cette décision spécifique, mais également par d’autres incidents litigieux où la VAR n’a pas été sollicitée. Il a rappelé des précédents en Europe où des erreurs d’arbitrage ont conduit à des décisions de rejuger des matchs, soulignant ainsi l’importance de garantir l’équité et l’intégrité dans le football professionnel.

Cette déclaration de Laporta souligne la détermination du FC Barcelone à défendre ses intérêts et à veiller à ce que justice soit rendue dans le cadre de la compétition sportive.

Sébikotane : Les habitants de la cité Naza luttent contre l’injustice foncière

Depuis janvier 2022, les résidents de Sébikotane, en particulier ceux de la cité Naza, se mobilisent contre une injustice foncière persistante qui prive la population de ses droits élémentaires. Malgré des années de protestations sous l’ancien régime, leurs voix sont demeurées ignorées.

Avec l’avènement du nouveau régime dirigé par Diomaye Faye, les habitants nourrissent l’espoir que leurs préoccupations seront enfin prises en compte. Pour Yaye Diaw Gaye, porte-parole du collectif, le président Bassirou Diomaye Faye incarne cet espoir, notamment grâce à son engagement envers la population de Ndengueler. Les habitants attendent de lui qu’il mette fin à des années d’injustice foncière.

Depuis le début des élections, les manœuvres visant à récupérer les terrains se sont intensifiées, poussant les habitants à agir avant qu’il ne soit trop tard.

Le collectif dénonce notamment les actions de plusieurs entreprises, dont la CDA, qui détient presque plus d’hectares que la surface habitée de Sébikotane. La CDA prévoit même de céder 15 hectares au détriment de familles entières. De même, les entreprises Elton, Sagam et Senbus, détenues par Abdou Rahman Ndiaye, invoquent des décrets pour s’approprier 10 hectares déjà habités par plus de 200 familles. Ces actions privent les citoyens de leurs foyers pour enrichir davantage un milliardaire.

Cette situation révèle un système foncier injuste et opaque où les intérêts économiques priment sur les droits des citoyens ordinaires. Les habitants de Sébikotane continueront leur lutte jusqu’à ce que justice soit rendue et que leurs droits fonciers soient respectés.

Il est temps que les autorités prennent des mesures fermes pour mettre fin à cette exploitation abusive et garantir un avenir juste et équitable pour tous les habitants de Sébikotane, conclut Yaye Diaw Gaye.

L’Espérance de Tunis remporte la première manche contre les Mamelodi Sundowns

Dans le cadre de la deuxième demi-finale de la Ligue des champions d’Afrique, l’Espérance de Tunis a pris l’avantage sur les Mamelodi Sundowns lors du match aller. L’équipe tunisienne a remporté la victoire avec un score de 1-0 face à son adversaire sud-africain.

C’est l’attaquant brésilien Yan Sasse qui a inscrit l’unique but de la rencontre à la 41ème minute, offrant ainsi un précieux avantage à l’Espérance de Tunis. Grâce à sa détermination et son talent, Sasse a su concrétiser une action décisive pour son équipe, lui permettant de prendre les devants dans cette confrontation cruciale.

La victoire de l’Espérance de Tunis lors de ce match aller constitue un résultat important dans sa quête pour accéder à la finale de la Ligue des champions d’Afrique. Cependant, rien n’est encore joué, et l’équipe devra rester concentrée et déterminée pour maintenir son avantage lors de la manche retour.

La rencontre retour entre l’Espérance de Tunis et les Mamelodi Sundowns est prévue pour le 26 avril prochain à Pretoria, en Afrique du Sud. Les deux équipes auront ainsi une nouvelle occasion de s’affronter et de tout donner pour décrocher leur place en finale de cette prestigieuse compétition continentale.

En attendant cette confrontation décisive, l’Espérance de Tunis peut savourer sa victoire lors du match aller et se préparer au mieux pour défendre son avantage lors du prochain affrontement face aux Mamelodi Sundowns.

Une Victoire Éclatante pour l’As Kaffrine : 4-0 contre les Amazones de Louga

L’équipe féminine de l’As Kaffrine a illuminé le stade El Hadj Babacar Gaye lors de la dixième journée du Championnat national de football de deuxième division. Opposées aux redoutables Amazones de Louga, les joueuses de l’As Kaffrine ont brillamment dominé la rencontre, remportant une victoire convaincante avec un score impressionnant de 4 buts à zéro (4-0).

Dès le coup d’envoi, l’As Kaffrine a imposé son rythme et sa détermination sur le terrain, mettant en place un jeu offensif et cohérent. Les attaques répétées ont rapidement porté leurs fruits, avec une série de tirs cadrés et de belles occasions de but. Les joueuses de l’As Kaffrine ont su exploiter au mieux chaque opportunité qui s’est présentée, démontrant leur talent et leur cohésion en équipe.

Les filets des Amazones de Louga ont été secoués à quatre reprises au cours de ce match électrisant, marquant ainsi une victoire incontestée pour l’équipe de Kaffrine. Les buts, marqués avec précision et détermination, ont été salués par les supporters enthousiastes présents dans les gradins.

Cette performance éclatante renforce la position de l’As Kaffrine au classement du championnat, confirmant leur statut de prétendantes sérieuses à la promotion en première division. La victoire témoigne également du travail acharné et de l’engagement de l’équipe, ainsi que de son désir de succès sur le terrain.

Malgré la défaite, les Amazones de Louga ont fait preuve de fair-play et de combativité tout au long du match, montrant ainsi l’esprit sportif qui caractérise le football sénégalais.

Cette rencontre restera gravée dans les annales du football féminin sénégalais comme un exemple de passion, de talent et de détermination. L’équipe de l’As Kaffrine continue de tracer son chemin vers le sommet du football national, inspirant les générations futures de joueuses et de supporters.

La Revanche tant attendue : Balla Gaye 2 contre Tapha Tine fixée pour le 21 juillet

Les passionnés de lutte sénégalaise peuvent marquer leur calendrier : la date tant attendue pour la revanche entre Balla Gaye 2 et Tapha Tine est désormais fixée au 21 juillet prochain. L’annonce a été faite par le journal spécialisé Sunu Lamb, rapportant que le duel a été régularisé par la structure Albourakh Events du promoteur Baye Ndiaye, au niveau du Comité national de gestion (CNG) de lutte.

Les managers des deux lutteurs, Bassirou Babou pour Balla Gaye 2 et Mbaye Thioune pour Tapha Tine, étaient présents lors de la régularisation du combat.

Pour rappel, Balla Gaye 2 avait remporté la première confrontation entre les deux lutteurs en juin 2013, alors qu’il effectuait sa première sortie en tant que roi des arènes après avoir détrôné Yékini.

Cette fois-ci, le combat s’annonce être à haut risque pour les deux parties. Tapha Tine, porté par une dynamique de victoires, devra maintenir son élan après avoir remporté sa cinquième victoire consécutive le 12 novembre dernier aux dépens de Eumeu Sène. De son côté, Balla Gaye 2 devra mettre fin à une série de performances en dents de scie depuis sa victoire contre Modou Lô, n’ayant remporté que quatre de ses huit combats depuis 2013.

Cette revanche promet d’être un événement incontournable dans le monde de la lutte sénégalaise, attirant l’attention des amateurs de ce sport traditionnellement populaire et suscitant l’excitation des fans qui attendent avec impatience de voir qui sortira vainqueur de ce duel épique.

Sadio Mané et le Penalty Manqué : Un Tournant dans le Match d’Al-Nassr contre Al Fayha

Ce vendredi, lors de la 28e journée de la Saudi Pro League, Al-Nassr a reçu Al Fayha dans un match crucial pour les deux équipes. Alors que les locaux étaient menés 1-0 depuis la 6e minute de jeu, une occasion en or s’est présentée à Sadio Mané pour ramener son équipe au score. À la 42e minute, l’international sénégalais s’est retrouvé face au gardien adverse pour un penalty, mais ce moment décisif s’est transformé en une déception amère pour les supporters d’Al-Nassr.

Sadio Mané, habitué à être sous les feux des projecteurs pour ses prouesses sur le terrain, s’est retrouvé dans une position délicate. Avec Cristiano Ronaldo absent du terrain, la responsabilité pesait lourdement sur les épaules de Mané pour tirer son équipe de ce mauvais pas. Cependant, malgré son expérience et son calme habituel, le coup de pied qui aurait pu changer le cours du match a été manqué de façon surprenante.

La frappe de Mané, pourtant bien placée pour tromper le gardien, a pris une trajectoire inattendue, s’envolant directement dans les tribunes. Une erreur qui a laissé les supporters d’Al-Nassr sous le choc et a permis à Al Fayha de conserver son avantage jusqu’à la mi-temps.

Ce penalty manqué pourrait bien être un tournant dans le déroulement du match. Alors qu’Al-Nassr cherchait désespérément à revenir dans la partie, cette occasion ratée a ajouté à la frustration et à la pression sur l’équipe à domicile. Cependant, dans le football, rien n’est joué d’avance, et la deuxième mi-temps offre toujours une chance de se racheter.

Pour Sadio Mané et ses coéquipiers, c’est maintenant le moment de rester concentrés et déterminés. Malgré ce coup dur, ils ont encore le temps de renverser la situation et de décrocher un résultat positif. La seconde période promet d’être intense, et Al-Nassr devra redoubler d’efforts pour surmonter ce premier obstacle et espérer remporter la victoire à la fin du match.

Pape Alé Niang appelle à une véritable rupture dans la lutte contre la corruption au Sénégal

Le journaliste Pape Alé Niang a lancé un appel vibrant pour une réforme radicale dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics au Sénégal. Dans des déclarations sans équivoque, il a souligné l’importance cruciale pour tous les acteurs politiques responsables de la gestion des deniers publics de rendre des comptes et de faire face aux accusations de corruption et d’enrichissement illicite.

Pour Pape Alé Niang, il est temps de mettre fin à l’impunité qui permet à certains individus de circuler librement malgré des soupçons pesants sur leur gestion des finances publiques. Il dénonce le fait que des petits délinquants soient sévèrement punis tandis que ceux qui occupent des postes de pouvoir échappent souvent à toute sanction.

Le journaliste rappelle également les lacunes dans le système judiciaire, soulignant que, malgré quelques tentatives de lutte contre la corruption par le passé, les véritables responsables ne sont souvent pas tenus pour compte et évitent les peines de prison. Il exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à cette impunité et restaurer la confiance du peuple envers ses dirigeants.

L’appel de Pape Alé Niang résonne comme un rappel urgent de l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gouvernance. Il met en garde contre les conséquences désastreuses de la corruption sur le développement économique et social du pays, et appelle à une action décisive pour mettre fin à cette pratique néfaste.

En fin de compte, l’appel de Pape Alé Niang rappelle que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective et que chacun, des dirigeants politiques aux citoyens ordinaires, doit jouer son rôle pour garantir un avenir plus juste et plus transparent pour le Sénégal.

Saisie importante de drogues et arrestations dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants au Sénégal

La gendarmerie nationale du Sénégal a récemment mené une série d’opérations visant à lutter contre le trafic de stupéfiants dans le pays. Sur instructions du Haut Commandant, les patrouilles ont intensifié leurs efforts et ont réussi à saisir une quantité significative de drogues tout en procédant à l’interpellation de 28 individus, selon les informations obtenues par Seneweb auprès du chef de la Division de la Communication (Divcom).

Le lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye a présenté un bilan détaillé de ces opérations, soulignant l’importance de cette mission dans un contexte marqué par la recrudescence du trafic de stupéfiants. Les patrouilles, déployées sur les grandes voies de communication, ont agi avec détermination pendant la période du 16 au 17 avril 2024.

Les résultats de ces opérations sont significatifs, avec un total de 28 personnes interpellées, dont 10 pour détention de chanvre indien et 1 pour vente de drogue (ecstasy). Les saisies comprennent 99 cornets de chanvre indien, 14 comprimés d’ecstasy, 2 motos, 3 ciseaux et une somme de 12 000 francs CFA.

Il est important de souligner les dangers associés à la consommation d’ecstasy, une drogue qui influe sur la chimie du cerveau en libérant une quantité élevée de sérotonine, une substance chimique jouant un rôle crucial dans la régulation de l’humeur, de l’énergie et de l’appétit.

Cette opération de la gendarmerie nationale démontre l’engagement continu des autorités sénégalaises à lutter contre le trafic de drogue et à protéger la santé et la sécurité de la population. En saisissant ces drogues et en arrêtant les personnes impliquées, les forces de l’ordre envoient un message clair selon lequel le trafic de stupéfiants ne sera pas toléré dans le pays.

Sa Thiès rencontre les journalistes pour la promotion de son prochain combat contre Eumeu Sène

Sa Thiès, l’un des lutteurs les plus prometteurs de la scène sénégalaise, se prépare à affronter les journalistes sportifs lors d’une conférence de presse ce jeudi à 11 heures. L’événement, organisé à l’Olympique Club, vise à promouvoir sa prochaine sortie dans l’arène, qui promet d’être un affrontement épique.

Selon les informations rapportées par Record, cette conférence de presse est une étape cruciale dans la préparation du combat tant attendu qui opposera Sa Thiès, le petit frère de Balla Gaye 2 de l’écurie Double Less, à Eumeu Sène, chef de file de l’écurie Tay Shinger et ancien roi des arènes. L’affiche, officialisée en novembre dernier, est prévue pour le 5 mai prochain.

Ce combat revêt une signification particulière pour Sa Thiès, qui aura à cœur de venger son grand frère face à Eumeu Sène, qui lui a infligé deux défaites. La rivalité entre les deux camps promet d’ajouter une intensité supplémentaire à un affrontement déjà très attendu par les amateurs de lutte sénégalaise.

Outre la vengeance personnelle, Sa Thiès vise également à consolider sa position en tant que l’un des grands noms de la lutte sénégalaise. Son combat contre Eumeu Sène représente une opportunité pour lui de faire ses preuves sur la scène nationale et de conquérir la confiance de ses fans.

La conférence de presse de ce jeudi sera donc l’occasion pour Sa Thiès de partager ses impressions et ses attentes avant ce combat crucial. Les journalistes auront certainement de nombreuses questions à poser, et les fans seront impatients d’entendre ce que le lutteur a à dire alors qu’il se prépare à écrire un nouveau chapitre de son parcours dans l’arène.

Le Real Madrid se qualifie pour les demi-finales de la Ligue des champions après un duel épique contre Manchester City

Le Real Madrid a réalisé un exploit mémorable en se hissant en demi-finale de la Ligue des champions, ce mercredi 17 avril, après une confrontation palpitante contre Manchester City à l’Etihad Stadium. Après un score cumulé de 4-4 sur les deux matchs, le Real Madrid a finalement remporté la qualification aux tirs au but, avec un score de 4-3.

Ce match intense a vu le Real Madrid tenir tête au tenant du titre, Manchester City, dans un duel d’une grande intensité. Les hommes de Carlo Ancelotti ont montré leur détermination et leur résilience, se battant jusqu’au bout pour décrocher leur place en demi-finale.

Le club de la capitale espagnole affrontera désormais le redoutable Bayern Munich pour une place en finale de la prestigieuse compétition européenne. Cette demi-finale s’annonce comme un affrontement épique entre deux géants du football européen, promettant un spectacle captivant pour les amateurs de football du monde entier.

En se qualifiant pour les demi-finales de la Ligue des champions, le Real Madrid confirme une fois de plus sa place parmi les meilleures équipes du continent. Les supporters du club merengue peuvent désormais espérer une nouvelle conquête européenne, alors que l’équipe se prépare à affronter le Bayern Munich dans un duel qui s’annonce épique et plein de suspense.

Aucune Mesure Contre les Responsables de l’Ancien Pouvoir, Affirme le Porte-Parole du Gouvernement

Selon le ministre de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Sarré, aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent à l’encontre des ministres et autres responsables de l’ancien pouvoir. Dans une déclaration relayée par L’Observateur, il souligne qu’aucune décision en ce sens ne lui a été communiquée, et qu’il n’est donc pas en mesure de confirmer l’existence de telles mesures. Il indique également qu’une clarification pourrait être apportée à l’issue du prochain Conseil des ministres.

Les propos d’Amadou Moustapha Sarré font suite à une sortie véhémente de la députée et vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY), Adji Mergane Kanouté, concernant la confiscation des passeports diplomatiques des responsables de l’ancien régime. Cette dernière a critiqué cette décision en soulignant que le passeport diplomatique est lié à la fonction et qu’une telle confiscation manquait d’élégance. Elle a également exprimé son propre désagrément face à cette situation, tout en soulignant l’importance de maintenir la dignité et la retenue dans les actions des nouvelles autorités.

Ces déclarations soulignent les tensions persistantes entre l’ancien et le nouveau régime, ainsi que les défis auxquels est confrontée la transition politique au Sénégal. Il reste à voir comment les autorités en place aborderont ces questions sensibles et maintiendront la stabilité politique et sociale dans le pays.

Les États-Unis et l’Union européenne prévoient de renforcer les sanctions contre l’Iran après l’attaque contre Israël

Les tensions montent entre les États-Unis, l’Union européenne et l’Iran suite à l’attaque récente lancée contre Israël. Dans des déclarations distinctes émises mardi, les deux puissances occidentales ont averti qu’elles se préparaient à intensifier les sanctions contre l’Iran en réponse à cet incident.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré lors d’une conférence de presse au premier jour des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale : « Je m’attends à ce que nous prenions des sanctions supplémentaires contre l’Iran dans les prochains jours ». Elle a également précisé que ces sanctions visaient à élargir le régime existant contre les drones iraniens et à cibler le financement du terrorisme par le régime iranien et ses affiliés dans la région, y compris le Hamas, les Houthis, le Hezbollah et les milices irakiennes.

De son côté, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a annoncé après une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’UE en visioconférence : « L’idée est d’élargir le régime (de sanctions) existant contre les drones iraniens ».

L’attaque contre Israël, survenue dans la nuit de samedi à dimanche, est survenue en réponse à une frappe attribuée à Israël contre le consulat iranien à Damas. Cela a entraîné une escalade des tensions régionales et a incité les États-Unis et l’Union européenne à prendre des mesures plus sévères contre l’Iran.

Le conflit entre l’Iran et Israël s’est intensifié ces derniers mois, avec des attaques et des représailles répétées entre les deux pays et leurs alliés régionaux. Cette dernière série d’attaques et les réponses qui en découlent risquent d’aggraver encore davantage la situation instable au Moyen-Orient.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se préparent à intensifier les sanctions contre l’Iran, la région reste dans une période de grande incertitude et de préoccupation quant à l’escalade potentielle des hostilités. Les prochains jours pourraient être déterminants pour l’évolution de la situation et pour la stabilité de la région dans son ensemble.

Les Commerçants du Marché de Patte D’oie Protestent contre la Construction d’un Supermarché

Les commerçants du marché de Patte D’oie sont très mécontents et ont exprimé leur colère face à la presse ce mardi. La source de leur mécontentement est la construction d’un supermarché dans cette zone, une décision qui a pris les commerçants par surprise et suscité de vives inquiétudes quant à l’avenir de leurs activités.

Au début, les commerçants avaient été informés qu’une banque serait construite dans cet espace. Cependant, ils ont rapidement découvert que ce n’était pas le cas et qu’un supermarché était prévu à la place. Une commerçante, responsable au marché de Patte D’oie, a déclaré : « La construction d’un supermarché ne nous arrange pas du tout. Nous travaillons dans ce marché avec nos enfants. Nous ne pouvons pas les laisser partir en mer alors qu’ils gagnent leur vie ici. »

Les commerçants sont particulièrement préoccupés par l’impact que cette nouvelle construction pourrait avoir sur leurs moyens de subsistance et sur l’avenir de leurs familles. Ils craignent que l’arrivée d’un supermarché ne réduise leur clientèle et ne mette en péril leurs activités commerciales.

Face à cette situation, les commerçants ont décidé d’alerter l’ancienne maire de la commune de Patte D’oie, Maïmouna Dièye, qui est maintenant ministre. « Nous l’avions interpellée sur cette situation, mais elle n’a pas encore réagi », ont-ils déclaré.

Les commerçants lancent un appel urgent à l’attention des autorités compétentes pour qu’elles prennent des mesures afin de protéger leurs intérêts et de garantir la pérennité de leurs activités commerciales. Ils espèrent que leur message sera entendu avant qu’il ne soit trop tard et que des actions concrètes seront prises pour résoudre ce problème.

La situation au marché de Patte D’oie met en lumière les défis auxquels sont confrontés les petits commerçants face aux grands projets de développement urbain. Il est crucial que les autorités locales et nationales prennent en compte les préoccupations et les intérêts des commerçants locaux et travaillent en collaboration avec eux pour trouver des solutions équitables et durables qui bénéficient à tous.

Kenieba Réclame la Fermeture de GH Mining : Les Populations Unies Contre les Abus de la Société Indienne

Les habitants de Kenieba, une localité située dans le département de Bakel, région de Tambacounda et frontalière avec le Mali, sont montés au créneau pour dénoncer les activités de la société GH Mining. Exploitant le manganèse dans la région depuis plus d’une décennie, cette entreprise indienne est accusée par les populations locales de négligence, de pollution et de non-partage des bénéfices générés par l’exploitation minière.

Kenieba, malgré ses ressources minérales potentiellement lucratives comme le fer, l’or et le manganèse, est une localité qui manque cruellement d’infrastructures de base. Le manque d’eau, d’électricité et d’infrastructures routières rend la vie quotidienne des habitants particulièrement difficile, surtout pendant la saison des pluies où la région est souvent isolée du reste du monde.

Les populations de Kenieba, exaspérées par les conditions de vie difficiles et les impacts négatifs de l’exploitation minière sur leur environnement, ont exprimé leur mécontentement lors d’une rencontre avec la presse. Seybani Diallo, porte-parole des habitants, a déclaré : « Les populations de Kenieba souffrent énormément et appellent à l’unisson à la fermeture de la société indienne GH Mining, qui exploite le manganèse depuis plus de 10 ans sans retombées positives pour la communauté. »

Au-delà des préoccupations économiques, les populations locales dénoncent également la pollution massive causée par l’entreprise minière. « L’environnement est complètement détruit. Les populations ne peuvent plus respirer à cause de la pollution. Tout est à refaire dans notre arrondissement », déplore Seybani Diallo.

Ce n’est pas la première fois que les habitants de Kenieba alertent sur les dangers potentiels liés aux activités de GH Mining, tant sur le plan de la santé publique que sur l’économie locale. Face à l’inaction des autorités précédentes, ils revendiquent aujourd’hui leurs droits et exigent des nouvelles autorités étatiques la fermeture immédiate de la société.

Les habitants de Kenieba, déterminés à faire entendre leur voix, ont lancé un appel pressant aux organisations, syndicats, société civile et populations des autres localités pour se joindre à leur combat. Ils sont prêts à « battre le macadam » pour défendre leurs droits et protéger leur environnement.

La situation à Kenieba met en lumière les défis auxquels sont confrontées de nombreuses communautés locales dans les régions minières d’Afrique. Il est crucial que les autorités étatiques prennent en compte les préoccupations des populations locales et veillent à ce que les entreprises minières opèrent de manière responsable et respectueuse de l’environnement et des droits humains.

Paris SG Qualifié pour les Demi-finales de la Ligue des Champions après une Victoire Éclatante contre Barcelone

Mardi soir, le Paris SG a écrit une nouvelle page de son histoire européenne en se qualifiant pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Après une victoire 4-1 sur le terrain du FC Barcelone, les Parisiens ont confirmé leur avantage du match aller (2-3) et se sont assurés une place parmi les quatre meilleures équipes du continent.

Le match a débuté sur les chapeaux de roue avec une ouverture du score rapide du côté du Barça par l’intermédiaire de Raphinha à la 12e minute. Cependant, l’expulsion controversée de Ronald Araujo à la 29e minute a changé la donne. Le défenseur barcelonais a laissé son équipe à dix contre onze pendant une heure, offrant ainsi un avantage significatif aux Parisiens.

Ousmane Dembélé a rapidement profité de la situation pour égaliser à la 40e minute, suivi par un but de Vitinha à la 54e minute qui a mis le PSG en tête. Kylian Mbappé, en grande forme, a ensuite inscrit un doublé, dont un sur penalty à la 61e minute, portant le score final à 4-1 en faveur des visiteurs. Mbappé a ainsi confirmé son statut de joueur-clé en marquant deux des quatre buts de son équipe.

Cette victoire est d’autant plus remarquable que le Paris SG a su faire preuve de caractère et d’efficacité pour tirer parti de l’avantage numérique qui lui a été offert. La performance collective des Parisiens, combinée à l’inspiration individuelle de Mbappé et de Dembélé, a été la clé de cette qualification.

Le prochain défi qui attend le Paris SG sera tout aussi redoutable. En demi-finales, ils affronteront le Borussia Dortmund, une autre équipe européenne de premier plan. Ce duel promet d’être palpitant, opposant deux des meilleures formations du continent dans une confrontation qui s’annonce déjà comme un choc au sommet.

Les supporters du Paris SG peuvent être fiers de leur équipe, qui continue de progresser dans cette compétition prestigieuse. Avec une place en demi-finales assurée, les Parisiens sont plus que jamais déterminés à réaliser leur rêve de remporter la Ligue des Champions cette saison. La suite s’annonce passionnante pour les fans de football du monde entier !

L’Iran Ferme ses Installations Nucléaires suite à l’Attaque contre Israël

L’Iran a annoncé la fermeture temporaire de ses installations nucléaires dimanche dernier, le même jour où le pays a mené une attaque contre Israël. Cette information a été communiquée par le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, lors d’une conférence de presse à l’ONU.

Lors d’une conférence de presse tenue en marge d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, M. Grossi a été interrogé sur la possibilité d’une frappe de représailles israélienne visant les installations nucléaires iraniennes. Il a répondu : « Nous sommes toujours préoccupés par cette possibilité ».

M. Grossi a précisé que les inspecteurs de l’AIEA en Iran avaient été informés par le gouvernement iranien que toutes les installations nucléaires, habituellement inspectées quotidiennement par l’agence, seraient fermées pour des raisons de sécurité le dimanche. Il a ajouté que ces installations devaient rouvrir dès le lundi. Cependant, par mesure de précaution, il a décidé de ne pas autoriser le retour des inspecteurs tant que la situation ne serait pas entièrement stabilisée. Les inspections reprendront le mardi.

Malgré cette fermeture temporaire, M. Grossi a assuré que cela n’a pas eu d’impact sur les activités d’inspection de l’AIEA. « Mais, bien sûr, nous appelons toujours à la plus grande retenue », a-t-il ajouté.

Cette situation témoigne des tensions croissantes entre l’Iran et Israël, deux pays déjà en conflit ouvert, et souligne l’importance cruciale des inspections et de la surveillance internationale pour maintenir la stabilité et la sécurité régionales.

La Fondation Konrad Adenauer Prône la Lutte Contre les Crimes Internationaux et les Violences Sexuelles au Sénégal

Un séminaire dédié à la lutte contre les crimes internationaux et les violences sexuelles en période de conflit a été organisé ce lundi au Sénégal par la fondation Konrad Adenauer/État de droit. Cet événement a rassemblé de nombreux acteurs judiciaires, dont des magistrats et des Procureurs de la République, venus de différents pays de la sous-région pour participer à cette formation essentielle.

Serge Brammertz, secrétaire général adjoint des Nations Unies et Procureur du Mécanisme international, a pris la parole pour évoquer le rôle crucial d’une justice indépendante dans le fonctionnement de l’État. Il a mis en avant l’importance de la formation des magistrats nationaux dans la poursuite des crimes internationaux, un effort soutenu par des partenaires tels que l’International Nuremberg Principles Academy et la fondation Konrad Adenauer.

Le séminaire a également abordé la question des violences sexuelles en période de conflit, souvent négligée. Brammertz a révélé que plus de la moitié des affaires traitées par le Tribunal pour le Rwanda concernaient ces types de crimes. Il a souligné l’urgence de former les magistrats sur ces questions, notamment en raison de la présence de nombreux fugitifs en Afrique, liés aux atrocités commises au Rwanda.

Cette formation marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité des crimes internationaux et les violences sexuelles en période de conflit. Elle souligne l’engagement du Sénégal et de ses partenaires internationaux à renforcer les capacités des magistrats et des acteurs judiciaires de la sous-région pour assurer une justice équitable et efficace.

Le séminaire organisé par la fondation Konrad Adenauer/État de droit témoigne de l’importance accordée à la justice mondiale et à la protection des droits de l’homme au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine.

La France conseille à ses ressortissants de quitter temporairement l’Iran après les frappes iraniennes contre Israël

Suite aux récentes attaques de drones lancées par l’Iran contre Israël, la France a émis dimanche une recommandation exceptionnelle à l’adresse de ses citoyens résidant en Iran, les incitant à quitter temporairement le pays en raison d’un « risque d’escalade militaire ».

L’ambassade de France à Téhéran a été claire dans ses directives : « quitter temporairement le pays » pour ceux qui en ont la possibilité. Le ministère des Affaires étrangères français a également insisté sur l’importance de la prudence lors des déplacements et a exhorté les ressortissants français à éviter tout rassemblement susceptible de présenter un risque pour leur sécurité.

La récente attaque de drones iraniens en territoire israélien a déclenché une onde de choc à l’échelle internationale, suscitant des appels unanimes à la modération. Les dirigeants mondiaux s’inquiètent d’une potentielle escalade conflictuelle dans une région déjà marquée par des tensions importantes.

Face à cette situation préoccupante, de nombreux pays et organisations internationales ont appelé à la retenue et à la recherche de solutions diplomatiques pour désamorcer les tensions. La France, tout en prenant des mesures pour protéger ses ressortissants, continue d’appeler au dialogue et à la désescalade dans cette région stratégique du monde.

Donald Trump critique la réponse des États-Unis à l’attaque iranienne contre Israël

L’ancien président des États-Unis et candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, a critiqué samedi soir la réponse de l’administration actuelle face à l’attaque iranienne contre Israël. Lors d’un meeting en Pennsylvanie, il a affirmé que cette attaque démontrait la « grande faiblesse » des États-Unis sous la présidence démocrate de Joe Biden.

« Que Dieu bénisse le peuple d’Israël. Ils sont attaqués en ce moment. C’est parce que nous faisons preuve d’une grande faiblesse », a déclaré Donald Trump à l’entame de son discours devant ses partisans. Ces propos interviennent après que les États-Unis ont intercepté plusieurs drones lancés par l’Iran en direction d’Israël.

La réaction de Donald Trump s’inscrit dans un contexte politique tendu, à l’approche des prochaines élections présidentielles. Le président Biden et son administration sont sous pression pour leur gestion des relations avec l’Iran et la situation au Moyen-Orient.

La France et d’autres pays ont condamné fermement l’attaque iranienne contre Israël et ont appelé à une désescalade. La situation est suivie de près par la communauté internationale, qui craint une escalade des tensions dans une région déjà instable.

Les déclarations de Donald Trump reflètent les divisions politiques aux États-Unis concernant la politique étrangère, en particulier en ce qui concerne l’Iran et Israël. Alors que les États-Unis et d’autres pays cherchent à apaiser les tensions, les critiques comme Trump estiment que la réponse actuelle manque de fermeté et pourrait être perçue comme un signe de faiblesse.

La France condamne fermement l’attaque iranienne contre Israël

Stéphane Séjourné, le ministre français des Affaires étrangères, a vivement condamné l’attaque de drones lancée par l’Iran contre Israël. Dans un message publié sur la plate-forme X, il a déclaré : « La France condamne avec la plus grande fermeté l’attaque déclenchée par l’Iran contre Israël ».

Le ministre Séjourné a également critiqué la décision de l’Iran, qualifiant cette attaque de « nouvelle étape dans ses actions de déstabilisation ». Il a mis en garde contre le risque d’une escalade militaire dans la région, qui pourrait avoir des conséquences graves et imprévisibles.

Stéphane Séjourné a réaffirmé l’engagement de la France en faveur de la sécurité d’Israël et lui a assuré de sa solidarité indéfectible. Cette déclaration vise à rassurer Israël de la position de la France face à cette situation tendue et à souligner l’importance de la stabilité et de la sécurité dans la région du Moyen-Orient.

La réaction de la France souligne l’inquiétude croissante de la communauté internationale face à l’escalade des tensions entre l’Iran et Israël. Elle appelle à une désescalade rapide et à un retour au dialogue pour éviter une confrontation militaire majeure qui pourrait déstabiliser davantage la région.

La condamnation ferme de l’attaque par la France met en lumière les enjeux cruciaux de sécurité et de stabilité au Moyen-Orient. Face à une situation déjà complexe et tendue, il est essentiel pour les acteurs internationaux de redoubler d’efforts diplomatiques pour prévenir toute escalade et œuvrer en faveur d’une paix durable dans la région.

L’Iran revendique l’attaque de drones contre Israël sous le nom de code « Promesse honnête »

L’Iran a confirmé que l’attaque de drones d’envergure lancée contre Israël a été réalisée sous le nom de code « Promesse honnête ». Cette opération a été approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale et supervisée par l’état-major général des forces armées, selon les informations relayées par la télévision d’État iranienne.

Peu après le début de l’opération, le compte Twitter officiel du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a republié un message martelant que « le régime diabolique va être puni ». Cette déclaration intervient après que l’ayatollah Khamenei ait prévenu, le 3 avril dernier, qu’Israël serait « giflé » en représailles aux frappes aériennes attribuées à Israël sur l’annexe consulaire de l’ambassade iranienne à Damas. Cette attaque avait entraîné la mort de sept membres des Gardiens de la Révolution, dont deux généraux de la Force Qods, unité d’élite opérant hors d’Iran.

La télévision d’État iranienne a également annoncé que les détails de l’opération « Promesse honnête » seront bientôt communiqués au peuple iranien et aux combattants de la liberté à travers le monde. Cette annonce suggère que l’Iran souhaite mettre en avant cette opération comme un acte de résistance et de défense contre les « agressions » israéliennes et occidentales.

Cette attaque de drones d’envergure et la revendication de l’Iran plongent la région du Moyen-Orient dans une situation encore plus instable. Les tensions entre l’Iran et Israël, déjà vives, pourraient s’intensifier, avec le risque d’une escalade militaire et de nouvelles représailles. La communauté internationale, quant à elle, est appelée à intervenir pour désamorcer les tensions et œuvrer en faveur d’une désescalade rapide.

L’attaque « Promesse honnête » de l’Iran contre Israël, revendiquée haut et fort par Téhéran, marque un dangereux tournant dans les relations déjà fragiles entre les deux pays. Alors que les appels à la désescalade se multiplient, la situation demeure tendue et imprévisible, nécessitant une vigilance accrue de la part des acteurs régionaux et internationaux.

L’Iran lance une vaste attaque de drones contre Israël

L’Iran a orchestré une attaque majeure contre Israël en lançant une série de drones kamikazes depuis son territoire, selon les déclarations officielles des deux pays. L’armée israélienne a rapporté que 238 drones kamikazes ont été déployés par les Gardiens de la Révolution d’Iran dans cette offensive.

Cette attaque survient après plusieurs jours d’anticipation et de craintes concernant une possible escalade des tensions entre l’Iran et Israël. Les relations entre les deux nations se sont détériorées ces dernières années en raison de divergences stratégiques, notamment en ce qui concerne les ambitions nucléaires de l’Iran et les positions géopolitiques dans la région du Moyen-Orient.

Peu de temps après les déclarations israéliennes, Téhéran a officiellement confirmé avoir lancé des drones et des missiles en direction d’Israël. La télévision d’État iranienne a rapporté que les Gardiens de la Révolution d’Iran ont ciblé « des cibles spécifiques » lors de cette opération, sans donner plus de détails sur les sites visés ou les éventuelles pertes.

L’attaque suscite une vive préoccupation au niveau international, de nombreux pays appelant à la retenue et à la désescalade. Les États-Unis, qui soutiennent Israël, ont réitéré leur engagement envers la sécurité d’Israël et condamné l’attaque de l’Iran.

Cette attaque de grande envergure risque d’aggraver davantage les tensions déjà tendues au Moyen-Orient. Les conséquences de cette offensive pourraient être importantes, tant sur le plan régional qu’international, avec le risque d’une escalade militaire et de représailles.

L’attaque massive de drones lancée par l’Iran contre Israël marque un tournant dangereux dans les relations déjà fragiles entre les deux pays. Alors que la communauté internationale appelle à la désescalade, il est crucial de surveiller de près l’évolution de la situation et les éventuelles répercussions sur la stabilité régionale du Moyen-Orient.

Fermeture de l’espace aérien irakien suite à l’attaque de drones iraniens contre Israël

En réaction à l’attaque de drones lancée par l’Iran contre Israël, l’Irak, pays frontalier de l’Iran, a annoncé tard samedi soir la fermeture de son espace aérien et la suspension de tout trafic aérien. Cette décision vise à assurer la sécurité et à prévenir tout risque potentiel pour les avions civils opérant dans la région.

« L’espace aérien de l’Irak a été fermé et le trafic aérien a été arrêté », a déclaré le ministre des Transports irakien, Razzak al-Saadaoui, à l’agence de presse étatique irakienne INA. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a ensuite précisé que cette interruption serait effective de 23H30 heure locale (20H30 GMT) jusqu’à 05H30 (02H30 GMT) pour permettre une évaluation de la situation et garantir la sécurité des vols.

Cette décision de l’Irak met en lumière la complexité de la géopolitique de la région, l’Irak se trouvant géographiquement et politiquement entre l’Iran et Israël, deux puissances régionales aux relations tendues. L’Irak cherche ainsi à se protéger des répercussions potentielles des conflits entre ses deux voisins.

Cette nouvelle escalade entre l’Iran et Israël s’inscrit dans un contexte de tensions régionales déjà exacerbées, où les actions militaires et les provocations sont de plus en plus fréquentes. La fermeture de l’espace aérien irakien témoigne de la précarité de la situation et de la vulnérabilité des pays voisins face à ces tensions.

Face à cette montée des tensions, la communauté internationale continue d’appeler à la désescalade et à la retenue de la part de toutes les parties impliquées. Les risques d’une confrontation directe entre l’Iran et Israël, avec l’Irak pris entre les deux, soulignent l’urgence d’une solution diplomatique pour apaiser les tensions et éviter un conflit plus large au Moyen-Orient.

Joe Biden met en garde l’Iran contre toute attaque envers Israël

Le président américain, Joe Biden, a exprimé vendredi son attente que l’Iran prenne des mesures « bientôt » en réponse aux menaces iraniennes de réprésailles contre Israël. Lors d’une conférence de presse, il a fermement appelé Téhéran à éviter toute action offensive.

« Je ne veux pas donner d’information confidentielle, mais je m’attends à ce que cela soit bientôt », a déclaré Joe Biden en réponse à une question sur les intentions de l’Iran. Interrogé sur le message qu’il souhaitait adresser à Téhéran, le président américain a été clair : « Ne le faites pas! »

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Iran et Israël. Plusieurs responsables iraniens ont récemment évoqué la possibilité de représailles contre Israël en réponse à des attaques présumées contre des navires iraniens.

L’administration Biden tente actuellement de relancer les négociations sur le nucléaire avec l’Iran, après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 sous l’administration Trump. Les tensions entre les deux pays ont été exacerbées par les attaques et les sabotages réciproques survenus ces derniers mois.

La mise en garde de Joe Biden reflète la préoccupation des États-Unis concernant la stabilité de la région et l’importance de la désescalade. Les États-Unis ont également réitéré leur engagement envers la sécurité d’Israël, tout en cherchant à éviter une escalade militaire avec l’Iran.

Il est donc crucial pour les deux parties de renouer le dialogue et de chercher des solutions diplomatiques pour désamorcer la situation et éviter toute escalade qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la région.

À Birmingham, Lille perd la première manche contre Villa (2-1)

Lille a subi la loi d’Aston Villa (2-1), plus intense et athlétique à Birmingham jeudi, et devra effacer un court désavantage au match retour de ce quart de finale de la Ligue Europa Conférence.

Les Lillois savaient leur tâche difficile en amont de cette rencontre à Villa Park face à l’étonnant cinquième de la Premier League, emmené par l’expérimenté Unai Emery. Ils ne s’étaient pas trompés.

Dans une ambiance exceptionnelle par moments, les Dogues ont été dominés par les Villans de l’insaisissable Ollie Watkins et de l’infranchissable Emiliano Martinez.

Le buteur anglais a effectué un grand match, dans la lignée de sa superbe saison dans le championnat anglais – 18 buts et dix passes décisives – donnant le tournis à l’arrière-garde lilloise.

C’est au bout de sa troisième tentative en deux minutes que le N.11 des Villans a trouvé la faille. L’international anglais a remporté un premier duel face à Leny Yoro – le début d’une soirée difficile pour le jeune espoir français – avant de frapper dans un angle fermé (12e).

Dans la foulée, il a sollicité Lucas Chevalier à bout portant, puis l’a trompé d’une tête au deuxième poteau après un corner (13e). Paulo Fonseca avait pourtant bien identifié le danger qu’il représentait avant le match, le considérant comme l' »un des meilleurs attaquants du moment en Europe ».

Toute la soirée, le joueur des Three Lions a été une menace pour les Dogues, le plus souvent dans leur dos, créant plusieurs occasions (23e, 34e, 49e). Tout l’inverse du principal atout lillois Jonathan David, auteur d’un match médiocre, étouffé par Pau Torres.

C’est finalement le capitaine de Villa John McGinn qui a doublé le score d’une frappe imparable après un nouveau corner, cette fois joué à deux (56e).

Martinez, nouveau cauchemar français 

À l’autre bout du terrain, le meilleur Villan a été le gardien argentin Emiliano Martinez, ennemi public N.1 en France depuis le sacre mondial de l’Albiceleste. « Dibu » Martinez a écœuré les Lillois qui, paradoxalement, ont eu plusieurs occasions pour égaliser puis réduire le score malgré l’impression de puissance et de maîtrise tactique qu’ont dégagé les joueurs d’Emery.

Martinez a gagné deux duels face à Edon Zhegrova d’abord (24e), puis devant Bafodé Diakité (31e), en plus de ses multiples interventions décisives (30e, 41e, 71e, 72e), célébrant certaines d’entre elles.

« Emiliano a été fantastique, il nous a sauvé la mise », a commenté Emery après la rencontre.

« Il a fait des bons arrêts, c’est à nous d’être plus francs devant le but, parce que si on le fait, il ne dégoûte personne, a estimé le gardien lillois Chevalier. Ils ont de la qualité à tous les postes. Si on passe, je pense qu’on peut parler d’exploit, et on y croit. »

Mais il n’a rien pu faire quand Diakité, décidément l’un des meilleurs lillois tant en défense qu’en attaque dans le nord de Birmingham, a coupé au premier poteau un corner bien frappé par l’entrant Rémy Cabella (84e).

Ce but, le troisième venu d’un corner dans ce match, est pourtant arrivé trop tard pour le club nordiste, globalement moins bon que celui des Midlands de l’ouest, sous les yeux du Prince William.

Si le but de Gabriel Gudmundsson peu après l’heure de jeu n’avait pas été refusé pour hors-jeu, le match aurait peut-être basculé en faveur des Lillois (63e). Mais il n’en fut rien et il leur faudra faire un grand match dans une semaine au Stade Pierre-Mauroy pour franchir les quarts, qu’ils découvrent en Europe.

afp

Liverpool s’effondre contre l’Atalanta, la Roma s’impose à Milan

Marseille n’est pas parvenu à prendre le dessus sur le Benfica jeudi en quarts de finale aller de la Ligue Europa, s’inclinant 2-1 à Lisbonne, comme Lille, battu sur le même score sur le terrain d’Aston Villa en Ligue Europa Conference.

Liverpool, qui joue le titre en Premier League, a lâché pied à Anfield face à l’Atalanta Bergame, actuellement 6e de Serie A. Les Italiens ont pris l’avantage sur un doublé de Gianluca Scamacca (38e, 60e), Mario Pasalic enfonçant le clou à la 83e.

Leverkusen, le leader incontesté de Bundesliga, a attendu la 83e minute pour ouvrir la marque face à West Ham sur un but de Jonas Hoffmann, entré quelques minutes auparavant, puis a assommé les Anglais par Victor Okoh Boniface (90+1) qui était entré sur la pelouse en même temps que Hoffman.

Dans le derby italien opposant l’AC Milan à la Roma, ce sont les Giallorossi qui l’ont emporté sur un but de Gianluca Mancini (17e), les Milanais, incapables de revenir au score, devant concéder la défaite chez eux.

Dans les autres matches de Ligue Europa Conference, l’Olympiacos a gagné face à Fenerbahçe 3-2. Les Grecs menaient 3-0 avant de voir les Turcs marquer deux fois en six minutes (68e et 74e), annonçant un match retour bouillant à Istanbul jeudi prochain.

Le Club Brugge a gagné face aux Grecs du PAOK (1-0) alors que les Tchèques de Viktoria Plzen et les Italiens de la Fiorentina se sont eux séparés eux sur un score nul et vierge.

afp

Les errances qui ont coûté cher au PSG contre Barcelone

Le PSG a perdu son premier bras de fer contre Barcelone (3-2), mercredi en quart de finale de la Ligue des champions: pour renverser la vapeur en Catalogne, il faudra remédier aux errances dans des aspects clés du jeu, et espérer une réaction de Mbappé et Donnarumma, leaders décevants.

La défense a craqué

La charnière centrale Lucas Hernandez – Lucas Beraldo est passée à côté de sa première mi-temps, forçant Luis Enrique à intervertir la position du premier avec Marquinhos, initialement placé en latéral droit.

Le Français et Beraldo ont été régulièrement pris de vitesse et dans la profondeur. Les deux hommes ont par exemple été mystifiés par le centre de l’extérieur du pied de Lamine Yamal pour Robert Lewandowski, qui a obligé Gianluigi Donnarumma à intervenir, mal: le ballon a été repoussé directement sur Raphinha qui ne s’est pas fait prier pour ouvrir le score (37).

« Ils ont réussi à nous mettre en difficulté avec ce changement de timing de jeu vers l’avant vers Lewandowski et en contrôlant le jeu en milieu de terrain », a commenté Marquinhos.

« Les deux buts que l’on prend à la fin ce sont des buts qu’il faut éviter, surtout dans des moments où nous sommes bien », a ajouté le capitaine. Selon Lucas Hernandez, le second but barcelonais, celui de Raphinha lancé dans la profondeur par Pedri, « ce sont des ajustements techniques et tactiques qu’il faut améliorer ».

Donnarumma, trop fébrile

Etincelant en Ligue 1, le portier parisien a raté son match, manquant quatre sorties, dont l’une a nécessité un sauvetage sur sa ligne de Nuno Mendes (20). Une autre à peine esquissée a coûté le troisième but d’Andreas Christensen (77).

L’Italien, qui enchaînait pourtant les bons matches en 2024, a dégagé mercredi moins de confiance que son vis-à-vis Ter Stegen. 

Comme souvent depuis son arrivée à Paris, il n’a pas été déterminant au moment clé de la saison, ne réalisant aucun arrêt décisif. Pire, il a été encore trop imparfait dans son jeu au pied, provoquant notamment le second but par une relance directement dans les pieds adverses. 

Mbappé, lame émoussée

La superstar avait assuré qu’il ne se « cacherait pas » pour les « grands matches », mais Mbappé a raté son rendez-vous. Même s’il a tenté et s’est montré altruiste, il a  manqué de tranchant et n’a jamais déstabilisé la défense catalane, bien pris par Jules Koundé et Ronald Araújo. Le but d’Ousmane Dembélé (48) vient indirectement d’un de ses centres à ras de terre, mais il n’est pas impliqué sur le vaste mouvement parisien qui amène le but de Vitinha (51). Il a vu deux de ses frappes contrées (12, 90+2).

« Mbappé ? Je ne veux pas parler d’un joueur individuellement », a réagi le coach. Il faudra que la star française élève son niveau à Barcelone pour ne pas vivre son dernier match de C1 sous les couleurs parisiennes.

Un mental défaillant

Luis Enrique réfute l’idée que ses joueurs aient failli mentalement ou mal géré leurs émotions : « Quand on concède un but et qu’on joue à domicile, ça fait douter, mais il faut s’habituer à ça, c’est banal ». Une manière de défendre ses hommes, qui ont semblé une nouvelle fois fébriles, même dans les moments forts du PSG, qui a pris le deuxième but contre le cours du jeu, après avoir renversé le Barça en trois minutes. 

La leçon de Xavi à Luis Enrique

Le coach parisien avait défié son ancien partenaire en affirmant qu’il incarnait mieux l’esprit de jeu du Barça. Sur le terrain, c’est Xavi qui est sorti vainqueur du duel tactique. D’abord en donnant consigne à son équipe de lever le ballon pour inquiéter l’arrière-garde parisienne, fébrile en la matière. Deux des trois buts en sont la résultante.

Ensuite, parce que Luis Enrique a raté sa composition de départ, énième innovation de la saison, sans Warren Zaïre-Emery et avec Marco Asensio au milieu et Lee Kang-In en faux 9. Les joueurs ont semblé manquer de repères dans l’animation offensive. Au point que Luis Enrique a rectifié le tir dès la mi-temps en faisant rentrer Bradley Barcola à la place d’Asensio.

« J’accepte les critiques que la défaite implique », a déclaré Luis Enrique.

afp

Memphis Depay forfait contre Dortmund

L’attaquant néerlandais de l’Atlético de Madrid, touché musculairement, ne sera pas disponible pour affronter le Borussia Dortmund lors du match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions ce mercredi.

Une fois encore, Memphis Depay va manquer un match important en raison d’une blessure. Le Néerlandais, buteur décisif lors du huitième de finale retour de la Ligue des Champions contre l’Inter Milan, sera absent contre Dortmund ce mercredi.

Selon le communiqué publié par l’Atlético de Madrid ce lundi, à deux jours du quart de finale aller de C1, Depay « souffre d’une lésion musculaire à la jambe gauche, comme le confirment les différents examens que l’attaquant néerlandais a subis. L’attaquant international a terminé la séance d’entraînement de samedi dernier avec une gêne et les examens ont confirmé sa blessure. »

« Memphis suivra des séances de physiothérapie et de rééducation en salle de sport. L’évolution de sa blessure déterminera la date de son retour au travail avec le groupe« , peut-on lire dans le communiqué du club espagnol.

Ahmed Khalifa Niasse prêt à Contribuer à la Lutte Contre la Corruption dans le Nouveau Gouvernement

Ahmed Khalifa Niasse, un vétéran de la lutte contre la corruption au Sénégal, a exprimé son désir d’apporter son expérience et son expertise au nouveau gouvernement dans sa lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

En 2009, Niasse avait préconisé la création d’un Front patriotique contre la corruption et l’enrichissement illicite (FPCCEI) pour faire face à la menace croissante de la corruption et du trafic de drogue à travers les frontières du pays. Cependant, son limogeage du cabinet du président Wade peu de temps après sa déclaration avait mis en veilleuse ce projet prometteur.

Maintenant, Niasse envisage de réactiver la Fondation nationale contre la corruption, qu’il avait créée en avril 2009 et qu’il avait l’intention de subventionner à hauteur d’un milliard de francs CFA. Cette fondation serait un outil essentiel dans la lutte contre la corruption, en fournissant des ressources et un soutien pour des initiatives anti-corruption à travers le pays.

Avec son expérience et son engagement dans la lutte contre la corruption, Niasse est prêt à offrir son soutien au nouveau président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Sa participation pourrait être cruciale dans les efforts du gouvernement pour promouvoir la transparence, la responsabilité et l’intégrité dans la gouvernance publique.

La volonté de Niasse de contribuer à la lutte contre la corruption souligne l’importance accordée à cette question par la société sénégalaise dans son ensemble. En travaillant main dans la main avec le gouvernement, il est possible de renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption et de promouvoir une culture de redevabilité et de respect de la loi à tous les niveaux de la société.

En fin de compte, la collaboration entre le gouvernement et des figures de la société civile comme Ahmed Khalifa Niasse est essentielle pour faire avancer la lutte contre la corruption et promouvoir un développement durable et équitable pour tous les citoyens du Sénégal.

Nouvelle Monnaie au Zimbabwe: L’Or du Zimbabwe (ZiG) pour Lutter Contre l’Hyperinflation

Le Zimbabwe, longtemps aux prises avec une crise économique sévère, a annoncé une initiative audacieuse pour stabiliser son système financier. La Banque centrale du pays a dévoilé lors d’une conférence de presse la création d’une nouvelle monnaie, l’Or du Zimbabwe (ZiG), indexée sur le cours de l’or.

Cette décision survient alors que le pays continue de lutter contre l’hyperinflation, l’un des taux les plus élevés au monde. Avec une inflation officielle de 55% en mars dernier et des chiffres bien plus alarmants sur le marché noir, la situation économique du Zimbabwe est devenue intenable pour de nombreux citoyens.

Le dollar zimbabwéen, la monnaie officielle du pays, a subi une dévaluation drastique au cours de la dernière année, perdant près de 100% de sa valeur par rapport au dollar américain. Cette instabilité monétaire a alimenté l’incertitude économique et sociale, aggravant les difficultés quotidiennes des habitants.

L’introduction de l’Or du Zimbabwe vise à restaurer la confiance dans le système financier et à atténuer les effets de l’hyperinflation. Cette nouvelle monnaie, basée sur la valeur de l’or, offre une alternative au dollar zimbabwéen et espère stabiliser les prix tout en encourageant la croissance économique.

L’histoire économique récente du Zimbabwe est marquée par une hyperinflation dévastatrice survenue en 2008, qui a conduit à l’abandon du dollar zimbabwéen au profit du dollar américain. Malgré une tentative de relance du dollar zimbabwéen en 2019, de nombreux Zimbabwéens préfèrent toujours utiliser des devises étrangères pour leurs transactions, en raison de la méfiance persistante envers la monnaie locale.

L’Or du Zimbabwe représente donc un nouveau chapitre dans la quête de stabilité économique du pays. Alors que le gouvernement travaille à mettre en œuvre cette transition monétaire, les défis restent nombreux. La pauvreté généralisée, le chômage élevé et les pénuries de produits de première nécessité continuent de peser sur la population, nécessitant une approche globale pour surmonter ces obstacles.

La réussite de cette initiative dépendra de la confiance que la population et les investisseurs accorderont à cette nouvelle monnaie, ainsi que de la capacité du gouvernement à mettre en place des politiques économiques cohérentes et durables. Dans un contexte de défis économiques persistants, l’Or du Zimbabwe offre l’espoir d’un avenir plus stable et prospère pour le pays et ses habitants.

Rejet du recours contre la loi anti-homosexualité en Ouganda : Indignation mondiale

La Cour constitutionnelle ougandaise a rejeté un recours visant à contester la légalité de la loi anti-homosexualité de 2023, malgré les protestations de défenseurs des droits humains, d’universitaires et de membres du parti au pouvoir. Cette législation controversée, promulguée en mai dernier, prévoit des sanctions sévères contre les actes homosexuels et la promotion de l’homosexualité, y compris la peine de mort pour ce qu’elle qualifie d’homosexualité aggravée.

L’adoption de cette loi a déclenché un tollé international, avec des critiques émanant de l’Organisation des Nations Unies et de nombreuses organisations de défense des droits humains. Les opposants à la loi ont vivement exigé son annulation, mais leurs efforts ont été vains face à la décision de la Cour constitutionnelle.

En plus des répercussions sur les droits humains, cette législation a également eu un impact économique significatif sur l’Ouganda. Le pays s’est retiré de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), entraînant la perte d’aide étrangère et d’investissements. Cette situation souligne les tensions entre les considérations juridiques, les droits humains et les impératifs économiques auxquels est confrontée l’Ouganda.

Walker incertain contre le Real Madrid

Les médecins de Manchester City ne sont pas optimistes concernant Kyle Walker et le voient absent pour le match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions contre le Real Madrid.

Kyle Walker, le défenseur droit de Manchester City, est sérieusement incertain pour le match aller de la confrontation en Ligue des Champions contre le Real Madrid après que les médecins de l’équipe aient déclaré qu’il ne sera pas prêt à temps.

Pep Guardiola, l’entraîneur des ‘Sky Blues’, reste cependant plus optimiste quant à la situation de son défenseur droit.

« Les médecins ont dit qu’il ne serait pas prêt, mais Kyle est Kyle et il a une génétique spéciale. Le médecin m’a dit que c’était assez sérieux, mais Kyle est Kyle », a déclaré Guardiola avant d’affronter Aston Villa.

Walker s’est retiré blessé lors du match amical de l’Angleterre contre le Brésil en raison d’un problème aux ischio-jambiers.

Walker rejoint une liste de blessés comprenant également Nathan Aké et Ederson Moraes, ainsi que John Stones, dont on espère le retour contre Aston Villa.

afp

No Face met en garde contre le harcèlement en ligne : « Créer de faux comptes ne vous protégera pas »

Le chanteur sénégalais No Face, récemment sous les feux des projecteurs en raison de sa relation passée avec Mia Guiss, exprime son exaspération face au harcèlement en ligne sur son compte Facebook. Dans une déclaration publique, il met en garde les personnes qui utilisent des faux comptes pour l’insulter et le manquer de respect, les menaçant de poursuites judiciaires.

« No Face », de son vrai nom Omar Wade, affirme que toute personne qui le harcèle sur les réseaux sociaux sera tenue responsable de ses actions devant la justice. Même si des individus utilisent des comptes fictifs pour dissimuler leur identité, il insiste sur le fait qu’ils ne pourront pas échapper aux conséquences légales de leurs actes.

Le chanteur souligne également que le Sénégal est un pays où la justice est accessible à tous, et que la loi s’applique à chacun, quel que soit son statut ou ses moyens. Ainsi, il met en garde les harceleurs en ligne contre les répercussions potentielles de leurs comportements irrespectueux et diffamatoires.

Cette déclaration de No Face reflète une préoccupation croissante concernant le harcèlement en ligne et met en lumière l’importance de protéger la dignité et la réputation des individus sur Internet.

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