Forage offshore au Sénégal : un livre blanc alerte sur des menaces graves pour l’environnement et les communautés côtières

L’expansion des projets pétroliers et gaziers offshore au Sénégal pourrait avoir des conséquences lourdes et durables sur l’environnement, la santé publique et les moyens de subsistance des populations. C’est l’avertissement lancé dans un livre blanc publié par Waterkeeper Alliance, en partenariat avec Hann Baykeeper et Bargny Coast Waterkeeper, dans le cadre de la campagne « Sauver la mer et la pêche ». Le document dresse un tableau préoccupant des impacts actuels et potentiels des activités extractives en mer, pointant des risques majeurs pour les écosystèmes marins et les communautés côtières.

Selon les auteurs, les opérations de forage offshore exposent les populations à des dangers multiples, notamment à travers la pollution de l’eau, la dégradation des habitats marins et la perturbation des ressources halieutiques. Ces atteintes fragilisent directement la pêche artisanale, pilier de l’économie locale et principale source de revenus pour des milliers de familles. Le livre blanc souligne que ces impacts compromettent également la sécurité alimentaire, dans un contexte où de nombreuses communautés dépendent quasi exclusivement des produits de la mer pour leur alimentation.

Le document rappelle que ces menaces s’inscrivent dans une réalité environnementale déjà complexe. Les zones côtières sénégalaises sont confrontées à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion du littoral et aux effets du changement climatique. L’ajout d’activités pétrolières et gazières intensives accentuerait ces pressions, augmentant les vulnérabilités des populations les plus exposées.

Les organisations signataires dénoncent par ailleurs une injustice environnementale. Alors que des multinationales internationales tirent d’importants bénéfices de l’exploitation des ressources offshore, ce sont les communautés locales qui supportent l’essentiel des coûts sociaux et écologiques. Pollution, risques sanitaires, perte de revenus et dégradation du cadre de vie constituent le revers d’une activité dont les profits sont en grande partie externalisés.

Un autre aspect central du livre blanc concerne l’opacité entourant les mécanismes d’assurance des projets offshore. Les auteurs expliquent que la couverture d’assurance est un élément clé permettant le développement de ces projets, mais que très peu d’informations sont accessibles au public sur les garanties existantes au Sénégal. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité des opérateurs et de l’État à faire face à d’éventuels accidents majeurs, tels que des fuites d’hydrocarbures ou des marées noires, et à indemniser correctement les populations affectées.

Le document met également en garde contre les contradictions entre l’expansion des projets fossiles et les engagements climatiques du Sénégal. En misant fortement sur le pétrole et le gaz, le pays risque de retarder sa transition vers des énergies propres et de s’éloigner des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les auteurs estiment que cette orientation pourrait exposer le Sénégal à des risques économiques à long terme, notamment face à la volatilité des marchés énergétiques mondiaux.

Face à ces constats, le livre blanc appelle à un changement de cap dans les politiques énergétiques nationales. Il recommande l’instauration d’un moratoire sur les nouveaux projets pétroliers et gaziers offshore, ainsi que la suspension des plans d’expansion en cours. Les organisations plaident également pour l’arrêt des opérations actuelles, dans l’attente d’évaluations environnementales et sociales approfondies, transparentes et conformes aux normes internationales.

Enfin, les auteurs suggèrent la réalisation d’un audit national public des contrats et des mécanismes de financement liés aux combustibles fossiles, afin de renforcer la transparence, la responsabilité et la viabilité de la dette. À travers ce livre blanc, Waterkeeper Alliance et ses partenaires entendent encourager un débat national sur l’avenir énergétique du Sénégal, en mettant l’accent sur la protection de l’environnement, la justice sociale et un développement véritablement durable.

Kaolack – Environnement : Appel à la responsabilité des commerçants pour un marché plus propre

Dans le cadre d’une initiative destinée à renforcer la propreté et l’efficacité du marché central de Kaolack, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement et de l’hygiène publique, Mme Ndeye Madjiguène Diouf, a dirigé récemment une opération de nettoyage et de sensibilisation. Cette action, menée sur instruction du maire Serigne Mboup, intervient face aux préoccupations grandissantes liées à l’assainissement du marché.

L’opération a mis en évidence plusieurs problèmes, dont le sabotage des infrastructures de drainage par des déchets, compromettant la gestion des eaux usées et la qualité de vie des usagers.

En collaboration avec la Sonaged et les commerçants, Mme Diouf a rappelé l’importance d’une gestion collective et responsable du marché. Elle a également annoncé la mise en place de visites surprises pour veiller au respect des normes d’hygiène, tout en insistant sur la nécessité d’une synergie entre autorités locales, structures spécialisées et acteurs économiques.

« L’engagement des commerçants est essentiel pour transformer le marché en une véritable communauté, où chacun se sent responsable et impliqué », a souligné Mme Diouf.

Sénégal – Environnement : l’alerte rouge de Seydi Gassama

Au Sénégal, le droit à un environnement sain, pourtant inscrit dans la Constitution, reste un vœu pieux. C’est le constat amer dressé par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal, qui dénonce l’aveuglement des autorités face aux dérives environnementales.

Cimenteries, carrières à ciel ouvert, décharges implantées au cœur des zones d’habitation… Le pays s’industrialise dans le chaos, au détriment de la santé des populations. Et comme toujours, les riverains ne sont ni consultés ni protégés. Ils respirent la poussière, subissent les nuisances et voient leur cadre de vie détruit, pendant que les investisseurs engrangent les bénéfices.

Pire encore, les études d’impact environnemental, censées être un garde-fou, ne sont souvent qu’une mascarade. Financées par les promoteurs eux-mêmes, elles sont validées au forceps, dans un climat de menaces, de répression et d’exclusion. Une mécanique bien huilée où l’intérêt public passe systématiquement après les intérêts privés.

Seydi Gassama tire la sonnette d’alarme : la complaisance de l’État face à ces pratiques bafoue un droit fondamental et ouvre la voie à des catastrophes écologiques et sanitaires. Les autorités ne peuvent plus se réfugier derrière de beaux discours. Elles doivent agir, et vite.

Car derrière chaque usine polluante, chaque décharge improvisée, il y a des vies humaines en danger, des écosystèmes sacrifiés et un avenir compromis. Le silence officiel face à cette réalité n’est pas seulement une faute politique. C’est une faute morale.

Seydi Gassama : « Le régime Sonko-Diomaye ne fait pas mieux que les précédents en matière d’environnement »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé sa déception face à la politique environnementale du gouvernement actuel. Dans un message publié sur X, il estime que l’équipe dirigée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye reproduit les mêmes erreurs que les précédents régimes dans la gestion du droit à un environnement sain.

« En matière de protection du droit à un environnement sain, le régime ne fait pas mieux que les précédents », a-t-il dénoncé. Pour le défenseur des droits humains, l’implantation de cimenteries, de carrières polluantes et de décharges d’ordures à ciel ouvert près des agglomérations illustre ce manque de considération pour les populations.

Seydi Gassama accuse également les autorités de valider des études d’impact environnemental biaisées, financées par les promoteurs eux-mêmes. Il évoque des méthodes marquées par « les menaces, la répression, la division, l’exclusion et le forcing » pour faire passer des projets contestés.

Ces critiques viennent rappeler que la gouvernance écologique demeure un défi majeur au Sénégal. Alors que les attentes citoyennes sont fortes, la société civile réclame une véritable rupture en faveur d’une politique plus respectueuse de l’environnement et des communautés.

Kaolack / Environnement : La Mairie redonne vie à la baie de Koundam

Située à l’extrémité ouest de la commune de Kaolack, la baie de Koundam, autrefois laissée à l’abandon, connaît aujourd’hui une véritable métamorphose grâce à un ambitieux projet d’aménagement lancé par la municipalité.

Sous la houlette du maire, M. Serigne Mboup, cette initiative vise à transformer cette zone côtière en un pôle d’attraction touristique et un espace de vie pour les habitants, tout en respectant les principes du développement durable.

« Nous voulons redonner vie à la baie de Koundam tout en préservant son écosystème. Ce projet n’est pas seulement un embellissement ; c’est aussi une réponse aux besoins économiques et sociaux de notre population, » a déclaré le maire de la ville de Mbossé Coumba Djiguène.

la création d’espaces verts, l’installation d’aires de jeux pour enfants, des allées piétonnes, des poubelles écologiques, des bancs publics modernisés.

Ces équipements visent non seulement à améliorer le cadre de vie, mais aussi à encourager les activités économiques, notamment le petit commerce local.

Dans de nombreuses communes, les plages ne sont plus de simples lieux de détente, mais de véritables moteurs économiques.

« La baie de Koundam pourrait générer d’importantes retombées économiques. Chaque année, des milliers de visiteurs pourraient venir profiter du sable fin et des eaux calmes, ce qui dynamisera plusieurs secteurs », explique M. Mboup.

Le commerce local : vendeurs ambulants, marchés artisanaux, restaurants et buvettes verront leur chiffre d’affaires croître, notamment en haute saison touristique. Les activités nautiques et sportives : location de jet-skis, balades en pirogue, cours de surf, etc., contribueront également à renforcer l’économie locale.

« Les habitants s’y retrouvent pour se détendre, organiser des pique-niques ou pratiquer des sports collectifs. C’est un lieu de rencontre intergénérationnel », soutient le maire.

L’espace réhabilité pourra aussi accueillir régulièrement des festivals et manifestations artistiques, mettant en lumière les traditions locales, les danses et les musiques du terroir.

« La plage renforcera le vivre-ensemble et encouragera le sentiment d’appartenance communautaire », affirme Serigne Mboup.

La mairie entend faire de la baie de Koundam l’un des principaux attraits touristiques de la région :

« La baie de Koundam restera, inchallah, l’un des atouts majeurs pour attirer les visiteurs étrangers et nationaux », a-t-il conclu.

« Avant, on avait du mal à attirer les clients. Maintenant, les gens viennent se promener, et ça nous aide beaucoup », témoigne un commerçant du quartier.

Des jeunes sportifs utilisent déjà le nouvel espace pour s’entraîner, tandis que les familles affluent chaque week-end pour profiter du cadre enchanteur.

L’aspect environnemental n’a pas été négligé. Des campagnes de sensibilisation à la propreté seront menées auprès des populations, avec l’installation de poubelles et de points de collecte sélective pour limiter la pollution.

Dans une seconde phase, la mairie prévoit la mise en place de petites structures d’accueil pour les visiteurs, consolidant ainsi l’ouverture touristique de la zone.

Ce vaste chantier lancé par la municipalité incarne une nouvelle ère pour la baie de Koundam. Plus qu’un simple projet d’aménagement, il s’agit d’un véritable levier de dynamisme communautaire, économique, social et culturel, qui transforme durablement le paysage urbain de Kaolack.

Kaolack / Environnement : L’adjointe au maire chargée de l’assainissement appelle la population à s’engager pour la propreté de la commune

Dans le cadre de sa politique d’amélioration du cadre de vie et de lutte contre l’insalubrité, l’adjointe au maire chargée de l’assainissement de la commune de Kaolack, Mme Madjiguène Diouf, a lancé ce mercredi un appel vibrant à l’endroit des habitants, les invitant à s’impliquer davantage dans la préservation de la propreté de leur cadre de vie.

S’adressant aux responsables de quartiers et aux associations de jeunes, elle a souligné l’importance de la propreté et insisté sur le rôle fondamental de l’assainissement pour la santé publique et le bien-être collectif.

« Nous ne pouvons pas réussir l’assainissement sans la participation active des citoyens. Chacun doit être un acteur de la propreté. Il ne suffit pas de compter sur les services municipaux », a-t-elle déclaré.

Mme Diouf a également rappelé que la commune a récemment renforcé ses moyens logistiques, notamment par l’acquisition de nouveaux camions-bennes, l’installation de poubelles publiques supplémentaires, ainsi que l’organisation de journées de curage des canaux.

Pour accompagner cet appel, une série d’activités sera lancée, notamment des campagnes de sensibilisation dans les différents quartiers.

Malgré les efforts déjà fournis, certains quartiers continuent de faire face à une insalubrité persistante, due en grande partie à la prolifération de dépôts sauvages d’ordures et au manque d’engagement de certains habitants, a déploré Mme Diouf.

Un engagement salué par les populations, à l’image du quartier Sam.

« C’est une bonne chose. Nous avons besoin d’être sensibilisés régulièrement. La salubrité, c’est d’abord l’affaire de chaque ménage », a confié Mme Ndèye Sarr, résidente du quartier.

Avec cette nouvelle dynamique, la mairie espère bâtir une commune plus propre, plus saine et exemplaire, en misant sur la responsabilité collective.

Kaolack / Journée mondiale de l’environnement : Le REC-SN plaide pour un engagement inclusif des décideurs politiques et des communautés

Une prise de conscience accrue et un engagement plus fort des décideurs politiques et des communautés sont nécessaires pour faire face aux multiples formes de dégradation de l’environnement, a affirmé mercredi le coordonnateur du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal (REC-SN), Khamat Kama, en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

« La célébration de la Journée mondiale de l’environnement constitue une occasion privilégiée de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’une prise de conscience et d’un engagement des décideurs politiques et des communautés, afin d’inverser la tendance face à la dégradation continue de notre environnement », a-t-il expliqué.

L’édition 2025 de cette journée est axée sur le thème : « La lutte contre la pollution plastique », a précisé Khamat Kama. À cet effet, il a annoncé le lancement d’une campagne de collecte des sachets plastiques prévue du 5 au 16 juin 2025.

Malgré le contexte de la fête de la Tabaski, le REC-SN a tenu à marquer cette journée à travers une campagne de collecte de déchets plastiques, notamment les sachets d’eau. Ces déchets seront valorisés dans une pépinière, pour produire et planter des arbres, dans le but de lutter contre les effets du changement climatique, la désertification et la dégradation des terres.

« En milieu scolaire et communautaire, nous pouvons et devons inverser la tendance, en remportant le pari de la salubrité et de la végétalisation », a insisté M. Kama. Il invite par ailleurs les nouvelles autorités à faire appliquer strictement la loi sur l’interdiction des sachets plastiques, en particulier ceux utilisés pour l’eau, que la loi recommande de remplacer par des bouteilles recyclables.

Selon lui, seule une application rigoureuse de cette législation peut régler de façon durable la problématique de la pollution plastique au Sénégal, qu’il qualifie de « jub jubanti environnemental ».

Feux de brousse à Bakel : Une crise environnementale avec 37 incidents et plus de 4 861 ha détruits

Le département de Bakel, situé dans la région de la vallée du fleuve, fait face à une crise environnementale majeure en raison des feux de brousse. Entre octobre et novembre 2024, pas moins de 37 incendies ont été signalés, impactant une superficie de 4 861 hectares de terre. Ces chiffres ont été rendus publics lors d’une réunion du comité départemental de développement, qui a discuté de la prévention et de la gestion des feux de brousse dans la région. Le lieutenant Malang Kamara, chef du service des eaux et forêts de Bakel, a été chargé de faire un point sur la situation.

Parmi les différentes localités touchées par ces incendies, la commune de Gabou ressort comme étant la plus gravement affectée. Elle a enregistré 14 cas de feux de brousse, représentant une perte de 4 255 hectares, soit près de 88% de la superficie totale détruite dans le département. Gabou est une zone où l’agriculture et l’élevage sont particulièrement importants, ce qui accentue les conséquences économiques et écologiques de ces incendies. Le lieutenant Kamara a expliqué que ces feux surviennent principalement à la fin des récoltes, quand les champs sont souvent laissés sans surveillance, et à l’arrivée des transhumants, qui déplacent leurs troupeaux vers de nouvelles pâturages.

La majorité des feux de brousse dans cette région sont causés par des activités humaines, notamment l’agriculture, la coupe du bois, et parfois la négligence. Certaines pratiques agricoles, comme le brûlage des champs pour les préparer à de nouvelles cultures, sont des facteurs aggravants. De plus, l’arrivée de nouveaux groupes de transhumants avec leurs troupeaux dans des zones non préparées à recevoir ces animaux contribue également à l’extension des feux.

Le lieutenant Kamara a souligné que ces incendies surviennent à un moment particulièrement délicat de l’année, où la fin des travaux champêtres et l’arrivée des transhumants s’accompagnent de tensions sur les ressources naturelles. Les feux de brousse, souvent incontrôlables, peuvent rapidement se propager, détruisant la végétation, menaçant les habitations et les espaces de vie des populations locales, et mettant en péril la biodiversité de la région.

La lutte contre les feux de brousse à Bakel rencontre plusieurs obstacles majeurs. Selon le lieutenant Kamara, l’une des difficultés principales réside dans la faible participation des collectivités territoriales dans la gestion de ces incendies. Il a également évoqué l’insuffisance des ressources matérielles et des moyens humains pour faire face à l’ampleur du phénomène. En particulier, il manque des équipements adaptés pour intervenir rapidement. Le service des eaux et forêts manque d’unités légères de lutte contre les feux, ainsi que de moyens de transport et de matériels de lutte modernes tels que des tricycles équipés de mini-citernes, qui pourraient faciliter l’extinction des incendies en zone difficile d’accès.

Le manque de carburant est également un problème récurrent qui ralentit l’efficacité des interventions. La mise en place d’une banque de carburant pourrait permettre de répondre plus rapidement aux urgences et d’améliorer les interventions sur le terrain.

Pour faire face à cette crise, le lieutenant Kamara a formulé plusieurs propositions. Il a appelé à une meilleure dotation du service des eaux et forêts en équipements adaptés, comme des unités mobiles de lutte contre les feux, et la mise en place de tricycles équipés de mini-citernes dans chaque commune touchée par les feux. Cette mesure, selon lui, permettrait une intervention plus rapide et plus efficace, même dans les zones difficiles d’accès.

Il a également souligné la nécessité de renforcer les capacités des collectivités territoriales, afin qu’elles puissent jouer un rôle plus actif dans la prévention des incendies. Des programmes de sensibilisation à l’importance de la prévention des feux de brousse doivent être mis en place, en impliquant à la fois les autorités locales, les acteurs communautaires et les transhumants.

La situation à Bakel est un véritable défi pour la préservation de l’environnement et de la sécurité des populations locales. La multiplication des feux de brousse dans cette région, qui a de graves répercussions économiques et écologiques, exige une réponse coordonnée. Les autorités et les communautés doivent s’unir pour renforcer la prévention, améliorer les interventions d’urgence et veiller à la mise en place de solutions durables pour limiter les impacts de ces incendies.

La Falémé en danger : l’exploitation minière clandestine menace l’environnement et les populations

La Falémé, principal affluent du fleuve Sénégal et frontière naturelle entre le Sénégal et le Mali, est en proie à une crise environnementale d’une gravité sans précédent. En 2024, plus de 800 sites d’orpaillage clandestins ont été recensés le long de la rivière, selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Ce chiffre, en nette augmentation par rapport aux 600 sites identifiés en 2021, révèle l’ampleur de l’exploitation illégale de l’or, menée principalement par des groupes de Chinois et des orpailleurs traditionnels.

Ces activités minières illégales, caractérisées par l’utilisation de pelles mécaniques et de véhicules tout-terrain, se déroulent de part et d’autre de la frontière sénégalo-malienne. Selon Adama Ndiaye, président de l’association « Wassaton » pour la sauvegarde de la Falémé, les méthodes employées par les orpailleurs clandestins sont dévastatrices pour l’écosystème local. L’utilisation de produits chimiques toxiques, tels que le mercure et le cyanure, a gravement pollué la Falémé, rendant l’eau impropre à la consommation et menaçant la faune et la flore de la région.

Les conséquences de cette exploitation incontrôlée se font sentir bien au-delà de l’environnement. Moussa Danfakha, président du conseil départemental de Saraya, a exprimé sa profonde inquiétude quant aux répercussions sur les populations locales. La pollution de la Falémé a compromis les activités agricoles et maraîchères des communautés riveraines, privant ainsi des milliers de personnes de leurs moyens de subsistance. L’eau de la rivière, autrefois source de vie, est désormais inutilisable pour les cultures et l’élevage.

Conscientes de l’urgence de la situation, les autorités sénégalaises ont pris des mesures pour tenter de freiner la destruction de la Falémé. Le 18 juillet 2024, le Conseil des ministres a adopté un décret interdisant toutes les activités minières dans la zone de la Falémé pour une durée de trois ans. Cette interdiction vise à permettre une évaluation complète des dégâts environnementaux et à mettre en place des dispositifs de protection.

En complément, un cadre de concertation et de dialogue pour la dépollution de la Falémé a été créé à Kidira, dans la région de Tambacounda, le 7 août 2024. Ce cadre réunit les autorités locales, des représentants des communautés riveraines, et des membres du collectif « Sauvons la Falémé », tous engagés dans la protection de ce cours d’eau vital pour des milliers de personnes.

Cependant, la réussite de ces initiatives dépend fortement d’une collaboration étroite entre le Sénégal et le Mali. Le député-maire de Bembou, Mady Danfakha, a souligné l’importance d’une action concertée entre les deux pays pour lutter efficacement contre la pollution de la Falémé. Sans une coopération transfrontalière, la situation pourrait continuer de se détériorer, mettant en péril l’ensemble du bassin du fleuve Sénégal.

 » Setal sunu Reew  » : le Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass montre l’exemple. 

Le personnel du centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack ( CHREIN) en collaboration avec les usagers, les corps militaires, paramilitaires et la SONAGED, ont organisé ce samedi 8 juin une journée de nettoiement. L’objectif décliné est de rendre propre et plus attrayant le lieu qui accueille des patients même venant de la sous région. Ainsi, le directeur de la structure, M. Ousmane Guèye a exhorté les accompagnants à veiller à la propreté des lieux.

 » Nous avions envisagé d’organiser cette journée depuis longtemps, heureusement,  elle a coïncidé avec l’appel du Président de la République qu’il a lancé à tous les citoyens pour un investissement humain dans le domaine de l’assainissement. Le nettoiement d’aujourd’hui concerne les déchets ménagères issus des usagers qui vivent temporairement au niveau de la structure hospitalière  » a expliqué M. Ousmane Guèye, directeur général du centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack. 

Poursuivant ses explications, M. Guèye a rappelé qu’au niveau de la structure hospitalière, il y’a différents types de déchets qui nécessitent chacun un traitement spécifique.  » Il y’a des déchets issus des patients qui subissent des soins, ceux qui viennent des outils que nous utilisons pour certaines opérations médicales. Pour ceux là, nous avons des récipients spéciaux ou des sachets de couleurs spécifiques où nous les collectons pour les incinérer  » a-t-il détaillé.

Confronté à un manque de matériel pour l’incinération, le centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack a poussé un ouf de soulagement grâce au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale qui leur a dotée d’un banaliseur qui va leur permettre de procéder au traitement des déchets issus de la structure sanitaire.  » En plus de la collecte des déchets, nous allons procéder aussi à l’embellissement des toilettes, à la réparation de leur étanchéité pour améliorer les conditions hygiéniques des usagers  » a-t-il révélé. 

Pour Mamadou Lamine Ndiaye, coordonnateur de la journée, le nettoiement est un acte indispensable car il est au début et à la fin de toutes les opérations médicales.  » Même pour prodiguer ses soins, l’infirmier ou la sage-femme a besoin du nettoiement de son lieu de travail, le chirurgien avant une opération a besoin de rendre propre son bloc. Donc la propreté est même un acte de piété conseillé par toutes les religions révélées  » a-t-il argumenté dans son propos.

 » Mais il faut aussi inciter les usagers pour qu’ils ne salissent pas les lieux car nettoyer est bon mais ne pas salir est mieux. Dans cette veine, des séances de sensibilisation vont être initiées pour amener les populations qui fréquentent les lieux à plus de tenue  » a conclu M. Ndiaye. 

Message du Président Bassirou Diomaye Faye à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement

Aujourd’hui, j’ai eu le privilège de planter un arbre, un geste symbolique chargé d’espoir pour notre avenir commun.

En cette Journée Mondiale de l’Environnement, il est essentiel de rappeler l’urgence de restaurer nos terres et de lutter contre la désertification. La protection de notre terre est une responsabilité collective, un héritage que nous devons préserver pour nos enfants et pour les générations futures.

Chacun de nous, en tant que citoyen, a un rôle à jouer dans cette mission cruciale. Que ce soit par de petits gestes au quotidien ou par des actions plus ambitieuses, nous pouvons tous contribuer à la préservation de notre environnement.

Ensemble, engageons-nous à protéger notre planète, à préserver sa biodiversité et à promouvoir un mode de vie durable. C’est en unissant nos forces et en agissant de manière concertée que nous pourrons construire un avenir meilleur, plus respectueux de notre terre et de ses habitants.

En ce jour spécial, je vous encourage à réfléchir à l’impact de nos actions sur l’environnement et à prendre des mesures concrètes pour promouvoir la durabilité. Ensemble, faisons de chaque jour une journée pour l’environnement, car c’est seulement en travaillant ensemble que nous pourrons relever les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.

Protégeons notre terre, notre maison commune, pour les générations à venir.

Président Bassirou Diomaye Faye : Son appel pour la journée mondiale de l’environnement

En ce jour dédié à la préservation de notre planète, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a marqué l’événement en plantant un arbre, symbole de notre engagement envers un avenir durable et prospère.

Sur les réseaux sociaux, le Chef de l’État a partagé un message mettant en lumière l’urgence de restaurer nos terres et de lutter contre la désertification. « Protégeons notre terre pour nos enfants et les générations futures », a-t-il écrit, soulignant ainsi l’importance cruciale de cette mission pour préserver notre héritage environnemental.

En outre, le Président a appelé chaque citoyen à se joindre à cette noble cause en contribuant à la protection de l’environnement. Par cet appel, il rappelle que la préservation de notre planète est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de chacun d’entre nous.

En cette Journée mondiale de l’Environnement, suivons l’exemple du Président Bassirou Diomaye Faye et unissons nos efforts pour assurer un avenir vert et durable pour tous.

Journée nationale Set-Setal : Le ministre Moussa Bala Fofana fait la revue des moyens logistiques.

En prélude de la Journée nationale de Set-Setal initiée par le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye FAYE, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a procédé à la revue des moyens logistiques mobilisés et du dispositif d’appui à la population pour cette importante activité populaire. En effet, 5000 agents seront mobilisés et plus de 300 unités motorisées seront déployées par la SONAGED à travers le pays pour la réussite de cette journée, a indiqué le ministre lors de cette visite. Il a également tenu à rassurer de la disponibilité des services de l’État pour soutenir les initiatives des communautés locales visant à pérenniser ces actions citoyennes pour le bien-être des populations.

Daouda Ngom, nouveau ministre de l’Environnement, promet une action revigorée au Sénégal

La cérémonie de passation de services à Dakar a été marquée par l’engagement solennel de Daouda Ngom, récemment nommé ministre de l’Environnement et de la transition écologique, à intensifier les efforts en matière de protection de l’environnement au Sénégal. Face aux collaborateurs du ministère et à son prédécesseur Alioune Ndoye, Ngom a affirmé son intention de construire sur l’héritage de 64 ans du ministère tout en introduisant de nouvelles perspectives et une approche innovante alignée sur les impératifs de la protection de l’environnement.

Daouda Ngom a souligné l’importance cruciale de l’implication de toutes les parties prenantes, des communautés locales aux partenaires internationaux, dans l’adoption et l’utilisation des technologies vertes. Il a énuméré les principaux défis de son mandat, notamment la lutte contre la déforestation, la conservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique. En mettant en avant le rôle crucial de l’environnement comme moteur de développement pour divers secteurs vitaux du pays, Ngom a exprimé son optimisme quant à la réalisation d’un avenir plus vert et plus résilient grâce à une transition harmonieuse et une vision partagée.

L’ancien ministre, Alioune Ndoye, a exprimé sa confiance en la capacité de Daouda Ngom à poursuivre et à renforcer les actions du ministère. Il a offert son soutien inébranlable dans la défense des intérêts sénégalais et a souhaité tout le succès à son successeur. Le passage de témoin entre les ministres, sous le regard attentif du personnel ministériel, symbolise une nouvelle ère dans la politique environnementale du pays, caractérisée par une détermination renouvelée à faire face aux défis environnementaux actuels et futurs.

La ville de Fatick voilée par la poussière : certains souffrent, d’autres se frottent les mains

Une nuée de poussière plane sur la ville de Fatick. L’Agence Nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM) avait annoncé ce phénomène sur toute l’étendue du territoire. Bien que la nuée n’est pas si dense, elle a eu des impacts sur le vécu des populations. Les motocyclistes ont remis les masques et les casques. C’est le cas de Modou, un conducteur de moto Jakarta partage leurs contraintes.

 « Ce n’est pas facile de conduire avec la poussière. Je porte des lunettes, mais cela n’empêche pas la poussière de pénétrer dans mes yeux. Je n’ai pas le choix, c’est ma seule source de revenus. Espérons que cela se termine très vite » a réagi Modou. Son camarade, Ibou Diouf a conscience qu’il s’expose à la poussière. Malgré tout, il ne prend pas de précautions. Il ne supporte pas le port du masque.  « Je préfère conduire dans la poussière, même si ce n’est pas bon pour la santé. Heureusement, la poussière n’est pas trop intense ici », souffle-t-il.

Les personnes souffrant d’asthme et de sinusite rencontrent également d’énormes difficultés. « La poussière me rend malade. Je ne veux même plus sortir pour vaquer à mes occupations. Je crains le pire si la poussière était plus intense que ça », témoigne Mame S Nd, asthmatique.

Dans les rues de la ville, on tombe sur des personnes vulnérables comme Fatou. Le climat réveille son sinusite.   » j’éternue et tousse sans cesse. Actuellement, je prends régulièrement des médicaments pour calmer la sinusite. Il est difficile pour nous de vivre avec cette poussière et la mauvaise qualité de l’air. Peut-être que cela ne durera pas longtemps », a relaté Fatou.

Si certains souffrent, d’autres se frottent les mains. Les vendeurs de lunettes trouvent leur compte. C’est ce que nous rapporte Abdou trouvé dans sa boutique au marché central de Fatick. « La vente de lunettes marche bien, contrairement aux autres jours. Nous faisons de bonnes affaires », dit-il avant de nous lancer :  » que la poussière continue », dit-il en rigolant.

Cette assertion est partagée par un marchand ambulant répondant au nom de Ousseynou. Il fait le tour du marché pour écouler sa marchandise composée essentiellement de lunettes. « Actuellement, la vente est rentable, surtout pour les lunettes noires fumées », soutient-il.

seneweb

Le Sénégal « préoccupé » par l’interdiction du financement des énergies fossiles, selon Macky Sall

 Le Sénégal demeure « préoccupé par les mesures unilatérales visant à interdire le financement à l’étranger des sources d’énergies fossiles (…) », a affirmé, vendredi, à Dubaï, le président Macky Sall lors du panel des chefs d’Etat et de gouvernements à la 28ème Conférence des Nations unies sur le climat.

‘’Le Sénégal reste préoccupé par les mesures unilatérales visant à interdire le financement à l’étranger de sources d’énergies fossiles y compris le gaz pendant que les principaux pollueurs continuent de faire usage de sources d’énergies plus polluantes comme le charbon’’, a-t-il dit.

Il a rappelé que conformément à la déclaration de Nairobi (Kenya) issue du Sommet africain sur le climat,  »nous appelons à une transition énergétique juste et équitable ». ‘’Nos pays ne doivent pas être condamnés à choisir entre le développement et la protection de l’environnement’’, a-t-il dit.

Il a expliqué que c’est dans cet esprit que le Sénégal a signé un partenariat pour une transition juste, dont l’ambition est de porter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique de 31 % à 41% d’ici à 2030.

Macky Sall a remercié le groupe des pays partenaires internationaux qui accompagnent la mise en œuvre de cette directive pour mobiliser 2,5 milliards d’euros, soit près 1639 milliards FCFA.

Le président Macky Sall a rappelé que les Etats africains s’endettaient à prix fort pour lutter contre le réchauffement du climat. C’est la raison pour laquelle  »nous nous sommes beaucoup mobilisés pour le reboisement dans le cadre de la mise en œuvre de la Grande Muraille verte, un programme qui regroupe 11 pays africains », a-t-il expliqué.

Pour le cas du Sénégal, il a cité, dans le cadre de la réalisation de projets sobres en carbone et résilients au changement climatique, le Train express régional (TER) et le Bus transit rapide (BRT).

aps

COP 28 : Macky Sall appelle à prendre les bonnes décisions

Le président sénégalais Macky Sall a appelé, vendredi, à Dubaï, la communauté internationale à prendre les bonnes décisions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

« Si nous voulons que cette 28ème COP ne soit pas juste une COP de plus (….), il nous faut en fin prendre les bonnes décisions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre », a-t-il dit lors d’un panel de haut niveau à la 28ème conférence des Nations unies sur le climat.

Il a invité à « prendre les bonnes décisions en matière de gestion des pertes et dommages, de mobilisation des ressources, de transition énergétique juste et équitable et de mobilisation des ressources financières ».

Pour Macky Sall, la communauté internationale doit faire en sorte que les financements annoncés soient disponibles et accessibles selon des procédures diligentes et transparentes.

Il a rappelé qu’au titre des engagements convenus, il y a le doublement du financement de l’adaptation tel que décidé à la COP 26 à Glasgow pour mobiliser 40 milliards de dollars d’ici 2025.

« Il y a également l’opérationnalisation effective du fonds créé à la COP 27 et dédié aux pertes et dommages associés au changement climatique », a-t-il ajouté.

Macky Sall a en outre relevé qu’avec un bilan mondial aussi faible et déficitaire, l’heure est au constat du réchauffement climatique, à l’action urgente et solidaire pour « sauver la planète, notre habitat commun ». « Ce qui fera de cette COP 28, le succès attendu par nos peuples », a-t-encore soutenu.

APS

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