Escroquerie foncière « Omart City » : le parquet requiert de lourdes peines

Le dossier dit « Omart City » continue de défrayer la chronique judiciaire. Mardi, devant le tribunal, le parquet a requis trois ans de prison ferme contre Abdoulaye Mamadou Guissé, présenté comme le principal instigateur de cette vaste escroquerie foncière, rapporte Libération dans son édition du mercredi 10 septembre.

Dans le même réquisitoire, le procureur a demandé deux ans de prison ferme à l’encontre de Pape Bouba Camara, supposé « directeur de cabinet » de l’accusé, ainsi que contre Khady Faye, identifiée comme la fausse tante du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le verdict est attendu le 14 octobre prochain.

Les chiffres révélés à la barre donnent la mesure du scandale : plus de 3 000 victimes ont été recensées à ce jour, et près de 200 nouvelles parties civiles se sont récemment constituées devant la justice. Séduits par la promesse de logements et de terrains à des prix attractifs, des milliers de citoyens ont vu leurs économies s’envoler dans ce qui s’apparente à l’une des plus grandes escroqueries foncières qu’ait connues le pays.

Au-delà des pertes financières, cette affaire a profondément ébranlé la confiance des Sénégalais dans certains projets immobiliers privés, souvent présentés comme des solutions miracles face à la crise du logement. Le procès en cours devrait déterminer les responsabilités et fixer les sanctions, mais il soulève déjà de vifs débats sur la régulation du secteur et la protection des consommateurs.

Escroquerie foncière au Lac Rose : deux anciens responsables de la DGPU condamnés à 6 mois avec sursis

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, le 26 mars 2025, son verdict dans une affaire d’escroquerie impliquant deux anciens hauts responsables de la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU). Mamadou Lat Coura Diop Guèye, ex-conseiller juridique, et Ousmane Noël Dieng, ancien chef de cabinet, ont été reconnus coupables d’avoir soutiré la somme de 50 millions de FCFA à une opératrice hôtelière, Khady Diaw, sous prétexte de régulariser des parcelles au Lac Rose. Ils ont écopé chacun d’une peine de 6 mois de prison assortis du sursis.

L’affaire remonte à 2020, lorsqu’une figure bien connue du secteur hôtelier, Mme Khady Diaw, propriétaire de l’hôtel « Trarza » au Lac Rose, sollicite la régularisation de 15 parcelles. À l’époque, elle s’adresse à Mamadou Lat Coura Diop Guèye, alors conseiller juridique à la DGPU, qui la met en relation avec Ousmane Noël Dieng. Ce dernier lui explique que, compte tenu du nouveau statut du Lac Rose devenu pôle urbain, un accord préalable du ministre Diène Farba Sarr est requis.

Quelques jours plus tard, Khady Diaw est informée que le ministre aurait fixé le montant de la régularisation à 50 millions de FCFA. Elle remet alors trois chèques à Mamadou Lat Coura Diop pour ce montant, en échange d’une promesse d’obtention rapide de baux.

Malgré le paiement, aucun bail n’est délivré. Les deux hommes invoquent divers blocages administratifs, dont l’absence de titre foncier global pour le pôle urbain, pour justifier le retard. Face à l’inertie, Mme Diaw mandate un huissier en octobre 2021, puis saisit la Sûreté urbaine en mars 2022 pour escroquerie.

Durant l’enquête, les mis en cause nient avoir escroqué Mme Diaw. Selon Mamadou Lat Coura Diop, les 50 millions de FCFA n’étaient pas un paiement pour un service administratif, mais un « don » destiné à financer leurs activités politiques. « J’ai gardé 10 millions pour mes actions politiques, et 40 millions sont allés à Ousmane Noël Dieng », a-t-il déclaré.

Ce dernier confirme avoir reçu les 40 millions, expliquant qu’il s’agissait d’un soutien promis par Mme Diaw si elle parvenait à régulariser ses parcelles. Il admet n’avoir jamais eu le pouvoir de délivrer des baux, mais se présente comme un facilitateur, proche du ministre Diène Farba Sarr. Il affirme également avoir remboursé l’intégralité des 40 millions à Mme Diaw.

Avant même le procès, les deux prévenus avaient consigné 49,5 millions de FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations. La plaignante exigeant le montant exact, les 500.000 FCFA restants lui ont été remis par l’intermédiaire du clerc de son avocat, Me Boubacar Dramé, le 8 janvier 2025.

Malgré les remboursements, le tribunal a retenu la qualification d’escroquerie, estimant que les éléments constitutifs de l’infraction étaient réunis. Toutefois, en tenant compte du remboursement intégral, les magistrats ont prononcé une peine relativement clémente : six mois de prison avec sursis.

Escroquerie foncière : Confrontation houleuse entre le Colonel Cheikh Sarr et Zakiroulahi Sow

La justice sénégalaise continue d’éplucher le dossier d’escroquerie foncière impliquant le Colonel Cheikh Sarr. Le juge du 3e cabinet a organisé une première confrontation entre le colonel, actuellement en détention, et l’homme d’affaires Zakiroulahi Sow, un entretien qui a duré plus de sept heures.

Zakiroulahi Sow, dans ses déclarations, a maintenu ses accusations contre le Colonel Sarr, l’accusant d’avoir perçu une somme de 400 millions de FCFA dans le cadre d’une transaction foncière d’un montant total de 1 milliard 200 millions de FCFA. Sow affirme que cette somme représente une commission que le colonel aurait encaissée pour son rôle d’intermédiaire.

Cependant, le Colonel Cheikh Sarr rejette fermement ces allégations. Devant le juge, il a nié avoir reçu une quelconque commission, expliquant qu’il s’était contenté de mettre en relation deux hommes d’affaires sénégalais, Zakiroulahi Sow et Doro Gaye. Selon lui, il n’a joué qu’un rôle de facilitateur, ajoutant que Sow aurait également sollicité son aide pour rencontrer le Président Macky Sall. Le colonel insiste sur le fait qu’il n’a tiré aucun bénéfice financier de cette opération.

Cette affaire, qui prend de plus en plus d’ampleur, mêle des intérêts financiers colossaux et des personnalités influentes du milieu des affaires sénégalais. Les transactions foncières, souvent opaques, font régulièrement l’objet de litiges dans le pays, et ce dossier ne fait pas exception. La somme en jeu, dépassant le milliard de FCFA, attise l’intérêt et soulève des interrogations sur les pratiques des protagonistes impliqués.

Au terme de cette confrontation intense, le juge du 3e cabinet a décidé de renvoyer les parties, laissant présager une nouvelle séance pour éclaircir les zones d’ombre de cette affaire. En attendant, le Colonel Cheikh Sarr reste en détention, et l’enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités et élucider les allégations d’escroquerie foncière.

L’affaire suit son cours, et les prochains développements sont attendus avec impatience, tant par les observateurs que par les acteurs du secteur immobilier, qui suivent de près cette affaire emblématique des défis auxquels est confronté le Sénégal en matière de gestion foncière.

Escroquerie foncière : L’homme d’affaires Doro Gueye arrêté !

Selon Dakaractu, l’homme d’affaires Doro Gaye a été interpellé ce lundi par la Section de recherches de la gendarmerie suite à une rocambolesque affaire foncière dans laquelle il serait impliqué. Au moment où ces lignes sont écrites, il fait face aux enquêteurs pour un interrogatoire.

Nous y reviendrons

Escroquerie foncière : Condamnation pour vol et vente frauduleuse d’un terrain

J. F. D. Diène a été jugé coupable de délits d’escroquerie au foncier devant le tribunal de grande instance de Mbour, après avoir volé le document d’un terrain appartenant à son cousin et l’avoir vendu frauduleusement pour un montant de 13 millions FCFA. Le préjudice total est estimé à 26 millions FCFA.

L’affaire a débuté lorsque J. F. D. Diène a découvert des documents appartenant à son cousin, M. S. Ndiaye, parmi les papiers conservés par son père. Profitant de cette opportunité, il a pris une photo du document et en a fait une copie. Ensuite, il a engagé les services de M. Dieng, un individu travaillant dans les démarches administratives à la Somone, afin d’obtenir un duplicata du document original moyennant le paiement de 300 000 FCFA.

Par la suite, J. F. D. Diène a vendu frauduleusement le terrain de son cousin à un certain M. Soumaré pour 13 millions de francs CFA. Lors du procès, le prévenu a reconnu les faits, tandis que M. Soumaré a témoigné avoir reçu un duplicata du document de propriété et une copie d’identité du propriétaire du terrain au nom de Maxime Simon Ndiaye, avant de clôturer le terrain et de réaliser des dépenses totalisant plus de 26 millions FCFA.

M. Dieng, accusé de complicité, a nié toute implication. Malgré cela, le procureur a requis une peine d’un an de prison ferme contre J. F. D. Diène et de six mois contre son complice M. Dieng. Le tribunal a finalement condamné J. F. D. Diène à trois mois de prison ferme et lui a ordonné de payer à M. Soumaré la somme de 22 millions FCFA à titre de dommages et intérêts. Quant à M. Dieng, il a écopé de trois mois de prison pour complicité.

Cette affaire met en lumière les dangers de l’escroquerie foncière et souligne l’importance de la vigilance dans les transactions immobilières pour éviter de telles fraudes préjudiciables.

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