Santé au Sénégal : And Gueusseum dénonce des nominations à l’ARP et annonce une grève les 26 et 27 mars

La tension monte à nouveau dans le secteur de la santé au Sénégal. L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), plus connue sous le nom de And Gueusseum, a vivement réagi à des décisions prises au sein de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), dénonçant des « nominations suspectes » et annonçant une grève perlée de 48 heures prévue les 26 et 27 mars.

Dans un communiqué publié ce dimanche, le syndicat a d’abord salué la nomination d’un nouveau Directeur général de l’ARP, intervenue à la suite du décret présidentiel du 18 mars 2026. Cette décision était attendue, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre l’ancien directeur et les partenaires sociaux, notamment le SAMES et le SUTSAS. Malgré les divergences, And Gueusseum a tenu à rendre hommage au directeur sortant, crédité d’avoir permis à l’ARP d’atteindre un niveau 3 de maturité en seulement deux années d’existence.

Cependant, ce climat d’apaisement aura été de courte durée. Le syndicat affirme que, moins de 48 heures après la nomination du nouveau directeur général, le ministère de la Santé a procédé, le 19 mars, à une série de désignations à des postes jugés stratégiques. Des décisions prises, selon And Gueusseum, sans attendre l’installation officielle du nouveau responsable de l’ARP.

Pour l’organisation syndicale, ces actes ne sont pas anodins. Elle y voit une tentative de verrouillage de l’institution, visant à imposer des responsables avant même que la nouvelle direction ne prenne ses fonctions. Le syndicat évoque même un « camouflage » orchestré par le directeur sortant avec la complicité du ministre de la Santé, utilisant une formule particulièrement critique pour dénoncer ce qu’il considère comme une immixtion à tous les niveaux de gestion.

And Gueusseum affirme ainsi sa solidarité avec la jonction des luttes entre le SAMES et le SUTSAS, estimant que ces nominations risquent d’aggraver une crise qu’il qualifie de « chronique » dans le secteur. Selon ses responsables, ces décisions pourraient compromettre toute tentative de réforme et installer durablement un climat de défiance entre les autorités et les travailleurs de la santé.

Face à cette situation, le syndicat maintient la pression et confirme la poursuite de son huitième plan d’action. Une grève perlée de 48 heures est ainsi prévue les 26 et 27 mars, accompagnée d’un boycott de plusieurs activités essentielles, notamment les supervisions, les réunions de coordination et les sessions de formation.

Cette montée de tension intervient malgré les efforts de médiation engagés récemment, notamment la séance d’écoute organisée le 14 mars à Saly par le Haut Conseil du Dialogue social. Pour And Gueusseum, ces initiatives n’ont pas permis de régler les problèmes de fond, ce qui justifie la poursuite de la mobilisation.

Cette nouvelle crise illustre les difficultés persistantes du système de santé sénégalais, tiraillé entre réformes institutionnelles, revendications syndicales et enjeux de gouvernance. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’ampleur du mouvement et ses répercussions sur le fonctionnement des structures sanitaires à travers le pays.

Santé : And Gueusseum décrète la radicalisation et annonce 96 heures de grève sans service minimum

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) – And Gueusseum durcit le ton. Face à ce qu’elle qualifie de « mépris persistant » des autorités gouvernementales, la coalition syndicale a annoncé une radicalisation de son mouvement, marquée par un nouveau plan d’actions comprenant notamment 96 heures de grève totale sans service minimum, ainsi qu’un boycott prolongé de plusieurs programmes de santé.

Dans son « Communiqué de grève n°5 », publié ce dimanche, le Directoire national d’And Gueusseum dresse un bilan qu’il juge largement positif de ses récentes mobilisations. Selon le syndicat, les débrayages des 21, 22 et 23 janvier ont été suivis à hauteur de 80 à 90 % sur l’ensemble du territoire national. Malgré quelques « défaillances » relevées notamment à Dakar et à Dioffior, les leaders syndicaux estiment que l’impact sur le fonctionnement du système hospitalier a été « majeur ».

Pour And Gueusseum, cette forte mobilisation démontre que la coalition « pèse et compte » dans le paysage syndical et impose, selon elle, une intervention urgente de l’État afin d’apurer ce qu’elle qualifie de « passif social moralement imprescriptible ». Le syndicat affirme que les multiples alertes adressées aux autorités sont restées sans réponse concrète, alimentant ainsi la colère des travailleurs de la santé.

Dans un ton à la fois symbolique et interpellateur, And Gueusseum a tenu à féliciter les Lions du football, doubles champions d’Afrique, tout en soulignant un contraste saisissant avec la situation du secteur sanitaire. « Pendant que le peuple exulte, des millions de Sénégalais sont privés de soins », dénonce la coalition, qui affirme que les différentes grèves ont déjà entraîné 268 heures cumulées de rupture de service.

Le syndicat rejette également l’argument avancé par le gouvernement faisant état d’un « pays en ruine et surendetté ». À l’inverse, il pointe ce qu’il considère comme un « train de vie dispendieux » de l’exécutif et du parlement, qu’il juge incompatible avec les discours de rigueur budgétaire. And Gueusseum met aussi en avant plusieurs dossiers sociaux restés sans solution, notamment le sort des 120 hectares de Daga-Kholpa promis en 2021 aux victimes du programme SUTSAS-Namora, l’absence de délivrance de certains actes administratifs, la privation de l’indemnité de logement pour les contractuels des collectivités territoriales et des établissements publics de santé, ainsi que les insuffisances en matière de protection sociale.

La coalition appelle par ailleurs à une jonction des luttes syndicales, notamment contre le projet d’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans, qu’elle considère comme une mesure socialement injuste.

Face à ce qu’elle qualifie de « conspiration du silence étatique », And Gueusseum annonce un sixième plan d’actions. Celui-ci prévoit, du 28 janvier au 9 février, une tournée nationale accompagnée d’assemblées générales. Du 10 au 13 février, une grève totale de 96 heures sera observée sans service minimum. À partir du 28 février, un boycott des programmes de santé, des réunions de coordination et des supervisions est annoncé pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 28 mai.

Enfin, And Gueusseum met en garde les directeurs d’hôpitaux et les autorités administratives contre toute tentative de sanction, de réquisition ou de pression jugée illégale sur les agents grévistes. Le syndicat réaffirme sa détermination à s’inscrire dans une lutte de longue durée pour la défense des droits, de la dignité et des conditions de travail des professionnels de santé.

Crise sociale dans la santé : And Gueusseum-SATSUS décrète une grève de 72 heures et annonce une marche nationale

La tension sociale dans le secteur de la santé et de l’action sociale connaît un nouveau palier. La Jonction des luttes And Gueusseum-SATSUS a annoncé, ce mercredi 7 janvier 2026, le lancement du premier jalon de son cinquième plan d’actions, marqué par une grève de 72 heures et l’organisation d’une marche nationale. Face à la presse, les responsables syndicaux ont confirmé que le mot d’ordre de grève sera observé les mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2026, sans service minimum, à l’exception des urgences.

Avant cette cessation de travail, une marche nationale est programmée pour le 14 janvier prochain. Initialement prévue plus tôt, la grève a été décalée de 24 heures en raison de la célébration du solennel Appel religieux de Seydina Limamou Laye. Selon la coordination syndicale, cette mobilisation vise à dénoncer l’inaction persistante des autorités face aux revendications du secteur et à un passif social jugé lourd et injustement ignoré.

And Gueusseum-SATSUS regrette que l’année nouvelle s’ouvre sur des mouvements de grève plutôt que sur des avancées concrètes en matière d’accessibilité financière et géographique à des infrastructures sanitaires répondant aux normes. Pour la coalition, cette situation est d’autant plus regrettable que la santé constitue un droit constitutionnel fondamental et un pilier central du développement du capital humain, inscrit comme axe stratégique dans le référentiel Sénégal Horizon 2050.

Les syndicalistes dénoncent ce qu’ils qualifient de « mépris » du gouvernement à l’endroit des populations, privées, selon eux, de près de 196 heures de soins et de services du fait des mouvements de lutte. Ils estiment que l’État cherche à enterrer un passif social accumulé, en invoquant une crise financière, alors même que les sacrifices ne seraient pas équitablement partagés. À leurs yeux, le gouvernement continue d’augmenter son train de vie, avec la caution de l’Assemblée nationale, pendant que les travailleurs de la santé et de l’action sociale voient leurs conditions se dégrader.

La coalition pointe notamment du doigt la réduction de 18 % du budget du ministère de la Santé, qu’elle juge incohérente au regard des besoins croissants du secteur. Elle fustige également ce qu’elle décrit comme des démonstrations ostentatoires de luxe, contrastant avec la précarité dans laquelle évoluent de nombreux agents et l’état critique des structures sanitaires.

Le discours récemment prononcé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est également vivement critiqué. Selon And Gueusseum-SATSUS, cette adresse, pourtant très attendue, a davantage installé le désespoir et la déception que rassuré les acteurs du secteur, loin des espoirs de voir émerger un système sanitaire et social plus préventif, plus résilient, plus performant et plus motivant.

Par ailleurs, la Jonction des luttes dénonce la décision numéro 15 du ministre de l’Enseignement technique, qu’elle accuse de dénaturer la vocation des Centres nationaux de réinsertion sociale (CNRS). La transformation de ces structures en centres de formation technique et professionnelle inclusifs est perçue comme une violation de plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux, notamment la Convention des Nations unies relative aux personnes handicapées, la Convention 159 de l’OIT, le décret portant répartition des services de l’État ainsi que les recommandations issues des Assises nationales de l’Action sociale de 2008.

Face à ce qu’elle considère comme une accumulation de décisions unilatérales et de renoncements politiques, la coalition syndicale appelle à une mobilisation massive pour assurer le succès de la marche nationale prévue le 14 janvier à Thiès, à partir de 10 heures. Elle invite également ses membres à observer strictement la grève de 72 heures, avec le port de brassards rouges et le respect des urgences.

Enfin, And Gueusseum-SATSUS a exprimé sa solidarité avec l’ensemble des secteurs en lutte à travers le pays, notamment pour le paiement des salaires dus aux contractuels, le respect du code du travail, le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions et l’élargissement de la couverture médicale. Pour la coalition, la poursuite et l’intensification de la lutte restent aujourd’hui la seule voie possible pour faire aboutir ce qu’elle qualifie de bataille syndicale légitime et légale.

La section SAMES-ARP déclenche une grève de 72 heures pour exiger toute la lumière sur l’affaire Softcare

La tension monte à l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP). Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), à travers sa section ARP, a annoncé le déclenchement d’une grève de 72 heures à compter de ce mardi. Le mot d’ordre est clair : obtenir un règlement définitif de la crise interne qui secoue la structure, avec en ligne de mire l’affaire dite Softcare, au cœur des préoccupations syndicales.

Joint sur les ondes de Sud FM, le secrétaire général de la section SAMES-ARP, le docteur Yankoba Coly, a fait savoir que cette cessation de travail constitue une réponse directe à ce qu’il considère comme un manque de transparence et de diligence des autorités face à un dossier jugé sensible. Selon lui, la reprise du travail reste conditionnée à l’ouverture d’une enquête approfondie et indépendante afin d’établir les faits et de situer clairement les responsabilités.

« Tant que les autorités ne viendront pas ici diligenter une enquête sérieuse, nous n’allons pas reprendre le travail », a martelé Dr Coly, précisant que la grève s’étendra sur trois jours, mardi, mercredi et vendredi, et qu’elle pourrait être reconduite si aucune avancée notable n’est enregistrée.

Le responsable syndical estime qu’une enquête exhaustive est indispensable pour faire toute la lumière sur l’affaire Softcare, qui continue d’alimenter les inquiétudes au sein du personnel de l’Agence. À ses yeux, il ne s’agit pas seulement d’éclaircir des faits, mais aussi d’identifier l’ensemble des acteurs impliqués, de près ou de loin, afin que les responsabilités soient établies sans complaisance.

Dr Yankoba Coly a rappelé qu’une mission d’inspection du ministère de tutelle s’est déjà rendue à l’ARP pour évaluer la situation. Toutefois, il déplore l’absence de communication officielle sur les conclusions de cette mission, un silence que le syndicat considère comme préjudiciable au climat de confiance au sein de l’institution.

« Il faut aller au bout de l’enquête pour que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient clairement établies », a insisté le secrétaire général de la section SAMES-ARP, soulignant que les travailleurs refusent de reprendre leurs activités tant que la vérité n’aura pas été dite.

Cette grève intervient dans un contexte déjà tendu pour l’Agence de régulation pharmaceutique, dont le rôle est crucial dans le contrôle et la sécurité des produits pharmaceutiques au Sénégal. La mobilisation du personnel syndiqué pourrait ainsi avoir des répercussions sur le fonctionnement de la structure, alors que les regards sont désormais tournés vers les autorités, appelées à réagir pour désamorcer la crise.

Université de Dakar : les étudiants menacent de reprendre la grève si les engagements ne sont pas tenus

La tension reste palpable à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar malgré l’accalmie apparente. Après trois semaines d’une grève qui a fortement perturbé les cours, paralysé les activités pédagogiques et transformé le campus en véritable champ d’affrontements, le collectif des amicales des étudiants de l’UCAD a annoncé une suspension temporaire de son mouvement. Mais cette trêve n’est qu’un répit fragile. Les étudiants préviennent qu’ils reprendront la lutte sans hésitation si les engagements pris par les autorités ne se matérialisent pas dans les délais convenus.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le porte-parole du collectif, Mbaye Biteye, a donné le ton. D’une voix ferme et assumée, il a rappelé que les étudiants n’ont pas mis fin à leur mouvement de protestation par renoncement mais par sens de la responsabilité nationale. Il a insisté sur le fait que cette suspension doit permettre au ministère de l’Enseignement supérieur d’examiner les propositions faites par les étudiants et d’y apporter des réponses concrètes. Selon lui, la bonne volonté affichée par les grévistes ne devra en aucun cas être interprétée comme un signe de faiblesse. « Que les choses soient claires : si les engagements ne sont pas respectés, nous reviendrons. Si nos droits sont bafoués, nous nous lèverons. Si les étudiants sont négligés, nous reprendrons la lutte », a-t-il averti.

Cette mise en garde intervient après une période marquée par des affrontements répétés entre les forces de l’ordre et les étudiants, sur fond de revendications liées au paiement d’arriérés de bourses que ces derniers estiment à environ 515 000 francs CFA par étudiant. Durant trois semaines, le campus a été le théâtre de scènes de tension : barricades érigées à l’entrée des facultés, gaz lacrymogènes dispersés à plusieurs reprises, salles de cours désertées, et un climat d’anxiété généralisé parmi les étudiants comme parmi le personnel administratif.

C’est à la suite d’une médiation menée par plusieurs guides religieux que les deux parties ont accepté d’explorer une solution permettant d’apaiser la situation. Des propositions de paiement échelonné ont été mises sur la table, ce qui a contribué à ramener le calme, au moins temporairement. Mais les étudiants rappellent que cette suspension ne signifie pas qu’ils renoncent à leurs revendications. Au contraire, ils affirment qu’ils ne feront aucune concession qui porterait préjudice à leurs intérêts. Ils demandent au Président Bassirou Diomaye Faye d’accorder une écoute réelle à cette jeunesse qui, selon eux, ne réclame ni privilèges ni faveurs, mais simplement le respect de ses droits.

Plus profondément, cette crise reflète un malaise persistant au sein de l’enseignement supérieur sénégalais. Depuis plusieurs années, la problématique des bourses universitaires demeure une source de tensions régulières, avec des étudiants qui dénoncent des retards récurrents, des erreurs administratives et des mécanismes de paiement jugés trop opaques. L’actuel bras de fer autour des arriérés n’est qu’un épisode de plus dans une série de conflits sociaux qui ont ponctué la vie de l’UCAD ces dernières décennies, où la mobilisation étudiante a souvent servi de catalyseur pour dénoncer les insuffisances plus larges du système.

En attendant, le campus retrouve peu à peu son rythme habituel, mais l’atmosphère reste chargée d’incertitudes. Les étudiants observent le gouvernement, le gouvernement observe les étudiants, et chacun semble se préparer à l’éventualité d’une reprise des hostilités si la confiance venait à être trahie. Le sort de la trêve dépend désormais de la capacité du ministère de l’Enseignement supérieur à honorer ses engagements et à restaurer un climat de sérénité durable au sein de la plus grande université du pays.

Administration : le syndicat des travailleurs reconduit sa grève pour 48 heures les 11 et 12 décembre 2025

La tension monte d’un cran au sein de l’administration publique. Le Syndicat démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) du Sénégal a annoncé la reconduction de sa grève pour une nouvelle durée de 48 heures, prévue les jeudi 11 et vendredi 12 décembre 2025. Après la forte mobilisation observée lors de leur premier mouvement d’arrêt de travail les 4 et 5 décembre, les travailleurs ont décidé de maintenir la pression sur les autorités, jugeant les réponses obtenues jusque-là insuffisantes.

Dans leur communiqué, les responsables du SDTA pointent du doigt ce qu’ils considèrent comme une lenteur injustifiée du gouvernement dans le traitement de leurs revendications. Au cœur du désaccord, la matérialisation des accords portant sur la généralisation de l’indemnité de logement pour l’ensemble des agents de la Fonction publique. Les syndicalistes affirment qu’aucun progrès notable n’a été constaté depuis leur premier préavis, alors même que les échanges avec les autorités avaient laissé entrevoir un début de solution.

Cette nouvelle montée au créneau intervient dans un contexte où l’Intersyndicale des travailleurs de l’Administration avait déjà décrété une grève générale de 48 heures, renouvelable, à compter du 4 décembre. Ce premier mouvement, largement suivi dans les administrations centrales, les services déconcentrés ainsi que dans plusieurs directions régionales, se voulait un avertissement adressé à l’État pour rappeler l’urgence d’appliquer les engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Cependant, selon le SDTA, aucune réponse concrète n’a été apportée depuis, ce qui témoignerait d’un manque de considération à l’égard des préoccupations légitimes des agents. Les responsables syndicaux estiment que le gouvernement tarde à mettre en œuvre une mesure pourtant validée, et qui permettrait d’harmoniser les traitements entre les différents corps de la Fonction publique, tout en réduisant les disparités persistantes en matière d’avantages sociaux.

La reconduction de la grève risque ainsi de perturber à nouveau plusieurs services administratifs, en particulier ceux orientés vers l’accueil du public. Les démarches telles que la délivrance de documents administratifs, le traitement des dossiers ou encore certaines opérations techniques pourraient connaître des ralentissements notables.

Malgré la fermeté de leur position, les syndicalistes réaffirment leur disponibilité au dialogue. Ils soulignent toutefois que seule la prise d’engagements fermes, assortis d’un calendrier précis, pourra mettre fin à leur mouvement d’humeur. Dans un contexte marqué par une forte demande sociale et de multiples tensions dans différents secteurs, cette nouvelle phase du bras de fer pourrait contraindre le gouvernement à accélérer les négociations afin d’éviter une paralysie prolongée de l’administration publique.

Crise à l’université : l’AEEMS exprime ses inquiétudes et appelle au dialogue

L’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal (AEEMS) a fait part, ce samedi 6 décembre, de sa « vive préoccupation » face aux tensions persistantes dans les universités publiques, marquées ces derniers jours par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre.

Dans son communiqué, l’AEEMS déplore particulièrement la présence des forces de sécurité dans les campus, rappelant que ces espaces doivent rester des lieux de vie étudiante, propices à l’apprentissage et au calme. Selon l’organisation, cette présence « accentue les frictions » et installe « un climat d’inquiétude » qui nuit au bon déroulement des activités académiques.

L’association invite ainsi toutes les parties prenantes à éviter toute forme de violence et à privilégier un « dialogue responsable » pour parvenir à une solution durable. Elle insiste sur la nécessité de préserver les vies humaines et la stabilité de l’espace universitaire, qu’elle considère comme une priorité absolue.

Dans le même esprit, l’AEEMS appelle les étudiants à faire preuve de retenue et à éviter toute destruction d’infrastructures, rappelant que « toute manœuvre destructrice compromet durablement l’année académique ».

L’organisation exhorte également l’État à apporter des réponses structurelles aux crises répétitives dans les universités, notamment en ce qui concerne les bourses et les conditions sociales, et à le faire dans un esprit de gouvernance proactive et de communication transparente.

Pour conclure, l’AEEMS encourage l’ensemble des acteurs du système universitaire à assumer leurs responsabilités afin de préserver l’avenir des étudiants et les installations des campus, qu’elle qualifie de « biens communs à toutes les générations ».

Santé : le SATSUS annonce une nouvelle grève les 10 et 11 décembre 2025

La tension reste vive dans le secteur de la santé. Le Syndicat autonome des techniciens supérieurs de la santé (SATSUS/And Gueusseum) a annoncé ce dimanche une nouvelle grève de 48 heures prévue les mercredi 10 et jeudi 11 décembre 2025. Une décision qui s’inscrit dans un bras de fer qui s’intensifie avec le gouvernement, accusé de maintenir un « silence illégal, lourd et stratégique » face aux revendications déposées depuis plusieurs mois.

Dans son communiqué, le SATSUS revendique une mobilisation « historique » lors de la première phase de la grève générale des 25 et 26 novembre. Selon le syndicat, entre 80 % et 98 % des structures sanitaires du pays ont cessé de fonctionner, à l’exception des urgences et du service minimum. Cette démonstration de force aurait galvanisé les troupes, le syndicat affirmant vouloir inscrire désormais sa lutte « dans la durée » pour obtenir l’application intégrale des accords signés avec l’État.

Malgré cette mobilisation, le syndicat fustige ce qu’il considère comme une entrave à son droit de manifester. Il condamne en effet « le refus poli et totalement injustifié du préfet de Dakar » qui aurait interdit la marche prévue le 26 novembre, pourtant déclarée dans les délais réglementaires. Une interdiction interprétée comme une volonté de freiner la dynamique contestataire dans un secteur déjà fragilisé par les tensions internes et les lourdeurs administratives.

Pour comprendre l’origine de cette crise, il faut remonter au 16 novembre 2025. À cette date, les syndicats de santé, après une analyse jugée « approfondie » du processus d’apurement du passif social, avaient annoncé une série de marches, grèves et sit-in pour faire pression sur le gouvernement. Les revendications portent notamment sur l’application des accords de mai 2022, qui prévoient des augmentations salariales, le versement des fonds de motivation destinés au personnel hospitalier, ainsi que le reclassement des techniciens supérieurs ayant achevé leurs formations. Selon le SATSUS, la lenteur observée dans ce processus s’apparente à un blocage délibéré, en contradiction avec les engagements pris par l’État.

Dans ce nouveau communiqué, les syndicalistes durcissent encore le ton en avertissant les autorités que « nul ne peut prétendre assurer une paix sociale durable tout en mettant un coude sur un passif social lourd ». Ils accusent également l’État de violer quotidiennement le Code du travail et de se protéger derrière « une prétendue crise économique » utilisée comme prétexte pour ne pas appliquer les mesures convenues.

Cette nouvelle grève de 48 heures risque de perturber davantage le fonctionnement des hôpitaux et centres de santé, déjà éprouvés par des mois de tensions. À l’approche de cette nouvelle date de mobilisation, le gouvernement n’a toujours pas réagi publiquement aux accusations du syndicat, alimentant l’inquiétude d’un conflit social qui pourrait s’enliser au détriment des usagers du service public de santé.

Université Gaston Berger : grève de 48 heures des travailleurs pour protester contre la suppression des quotas réservés à leurs enfants

À l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, le climat social s’est tendu ces derniers jours. Les travailleurs de l’établissement ont observé une grève de 48 heures, les jeudi 16 et vendredi 17 octobre 2025, pour dénoncer la suppression des quotas d’inscription réservés aux enfants du personnel universitaire. Cette décision, jugée injuste et brutale, a provoqué la colère des syndicats, qui parlent d’une attaque frontale contre les droits acquis de longue date par les travailleurs de l’université.

Selon les syndicalistes, cette mesure a déjà un impact concret : plus de 40 dossiers d’inscription sont actuellement bloqués, compromettant la rentrée universitaire des enfants concernés. Ibrahima Traoré, membre du syndicat des travailleurs de l’UGB, a décrit la situation comme alarmante. « Aujourd’hui, 24 dossiers sont en souffrance au niveau de notre rectorat. Il s’agit de 42 enfants de travailleurs qui risquent d’être exclus pour ne pas être inscrits. Nous affirmons que c’est injuste », a-t-il déclaré, dénonçant une situation qu’il qualifie de « honte » pour une institution censée promouvoir la justice et l’équité.

Les travailleurs estiment que l’université renie ses engagements et efface des avantages sociaux acquis de haute lutte. « Nous ne pouvons plus attendre, il n’y a pas d’autre démarche possible que celle de riposter », a insisté M. Traoré, avant de marteler : « Les acquis restent des acquis, nous ne ferons pas marche arrière. »

L’intersyndicale de l’Université Gaston Berger, qui regroupe les principales organisations de travailleurs, a ainsi décidé de paralyser le rectorat et le Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) pendant deux jours. L’objectif est de faire pression sur les autorités universitaires pour qu’elles reviennent sur leur décision et rétablissent les quotas réservés aux enfants du personnel.

Cette mobilisation met en lumière un malaise plus profond au sein des universités publiques sénégalaises, où les tensions sociales se multiplient sur fond de réformes administratives et budgétaires. Pour les syndicalistes, il ne s’agit pas simplement d’un privilège perdu, mais d’un symbole du respect dû aux agents qui, depuis des années, participent activement au fonctionnement et au rayonnement de l’université.

Alors que la grève a temporairement ralenti les activités de l’UGB, les travailleurs promettent de poursuivre leur combat si aucune solution n’est trouvée. Ils exigent un dialogue franc avec les autorités universitaires et le ministère de l’Enseignement supérieur afin de préserver ce qu’ils considèrent comme un droit légitime.

La rentrée universitaire, prévue dans les prochains jours, risque ainsi d’être perturbée si le conflit persiste, laissant planer une incertitude sur l’avenir des enfants concernés et sur la stabilité sociale au sein de l’Université Gaston Berger.

Grève des concessionnaires du nettoiement : la mobilisation reste intacte malgré une avance de 5 milliards FCFA

La grève déclenchée par les concessionnaires du nettoiement se poursuit, en dépit de l’annonce faite par le Directeur du Budget concernant un décaissement partiel des sommes dues. Ces entreprises, qui assurent une part importante du service public de collecte et de traitement des déchets au Sénégal, réclament au total 15 milliards de francs CFA d’arriérés de paiement. Mercredi, un mandat de 5 milliards de francs CFA a été confirmé par les services budgétaires, mais cela n’a pas suffi à convaincre les concessionnaires de reprendre leurs activités.

Selon Boubacar Diallo, secrétaire général du collectif des concessionnaires du nettoiement, cette somme représente à peine un tiers des montants attendus. S’exprimant au micro de Radio Sénégal International (RSI), il a précisé que bien que le collectif ait initialement exigé entre 70 et 80 % des sommes dues, il a accepté le principe de percevoir d’abord les 5 milliards proposés, dans un esprit d’ouverture. Il a aussi indiqué qu’un engagement supplémentaire a été pris par les autorités pour le versement de 4 milliards supplémentaires « d’ici une vingtaine de jours », au début du mois d’octobre.

Cependant, cet engagement verbal ne suffit pas à lever la suspension des activités. Les concessionnaires, qui disent être à bout de souffle, insistent sur la nécessité d’un décaissement effectif. Pour eux, les promesses et annonces ne permettent plus d’assurer les services dans les conditions actuelles. « La suspension de nos activités reste en vigueur car nous n’avons plus les moyens de préfinancer le service », a souligné M. Diallo. Il a précisé que si le ministère des Finances a accompli sa part en validant les mandats, c’est désormais au Trésor public de mobiliser effectivement les fonds pour permettre aux entreprises concernées de fonctionner à nouveau.

La grève affecte visiblement la propreté dans plusieurs communes, où les ordures s’accumulent en bordure de route et aux abords des marchés. Les autorités locales, souvent prises en otage par cette situation, peinent à rassurer les populations. Ce mouvement de protestation intervient dans un contexte économique difficile, où les tensions sur la trésorerie de l’État compliquent l’exécution budgétaire dans plusieurs secteurs.

Les concessionnaires, qui avaient déjà alerté depuis plusieurs semaines sur leur précarité financière croissante, réclament plus de transparence dans le traitement de leurs créances et une régularité dans les paiements. Ils dénoncent un système dans lequel ils sont contraints d’assurer un service public essentiel sans garantie de rémunération dans les délais convenus.

Face à cette impasse, l’exécutif est désormais sous pression. Le règlement rapide de la dette due aux entreprises du secteur du nettoiement s’impose pour éviter une crise sanitaire et environnementale plus grave. Le bras de fer reste tendu, et les jours à venir seront décisifs pour savoir si la promesse de décaissement se matérialisera suffisamment vite pour convaincre les grévistes de reprendre leurs activités.

Thiès : l’ENSA entre en grève de 72 heures pour exiger l’effectivité de son autonomie

L’École nationale supérieure de l’agriculture (ENSA) de Thiès a entamé ce jeudi 11 septembre 2025 une grève de 72 heures, à l’appel de la section locale du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES). Ce mouvement de protestation fait suite à ce que les enseignants décrivent comme un blocage administratif et financier, près de deux ans après la publication du décret leur conférant l’autonomie de l’établissement.

Selon les syndicalistes, malgré la promulgation du décret n°2023-2024 du 1er décembre 2024, qui garantit à l’ENSA son autonomie administrative et financière vis-à-vis du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), aucun dispositif concret n’a encore été mis en œuvre pour permettre à l’institution de fonctionner de manière autonome. Ce retard est jugé inacceptable par les membres du SAES qui dénoncent une situation qui nuit gravement au bon déroulement de l’année académique en cours.

Dans un communiqué relayé par la radio Sud FM, les enseignants de l’ENSA ont présenté cinq revendications principales pour lesquelles ils exigent des réponses urgentes. La première concerne l’organisation immédiate d’élections pour les postes de direction, notamment celui de directeur, de directeur des études et des cinq chefs de département. Ces postes stratégiques, essentiels à la gestion interne de l’établissement, restent à pourvoir alors même que l’ENSA a officiellement acquis son autonomie.

Les enseignants réclament également l’affectation sans délai d’un agent comptable particulier, indispensable pour la gestion directe des finances de l’école. En l’absence de cet agent, les budgets de fonctionnement et d’investissement ne peuvent être exécutés de manière autonome, ce qui ralentit les activités pédagogiques et administratives.

Un autre point de friction majeur concerne la composition du conseil d’administration. Le SAES exige la publication d’un erratum pour rectifier un arrêté jugé « litigieux », estimant que certaines références contenues dans ce document sont erronées et ne respectent pas les textes réglementaires en vigueur. Pour le syndicat, cette rectification est cruciale pour garantir la légalité et la transparence dans la gouvernance de l’ENSA.

Le syndicat demande également l’installation effective, et sans plus tarder, du conseil d’administration, organe clé dans le pilotage stratégique et budgétaire de l’école. Son absence prolongée entrave non seulement les prises de décision, mais empêche également la mise en œuvre de projets structurants nécessaires à l’amélioration de la formation et des conditions de travail.

Enfin, les enseignants appellent à l’octroi immédiat d’une rallonge budgétaire pour assurer la continuité de l’année académique. Ils réclament également la publication d’un décret rectificatif du décret 2024-940 du 5 avril 2024, qu’ils jugent incompatible avec les nouveaux statuts de l’école.

Face à cette situation, la section SAES de l’ENSA dit avoir adressé plusieurs correspondances officielles au ministère de tutelle, restées sans réponse. Une indifférence que les enseignants dénoncent fermement, estimant qu’elle traduit un manque de volonté politique pour faire respecter les droits de l’école à sa pleine autonomie.

En entamant cette grève, les enseignants de l’ENSA veulent alerter l’opinion publique et les autorités sur la nécessité de débloquer rapidement la situation. Sans avancées concrètes dans les prochains jours, la section syndicale n’exclut pas de durcir le ton avec de nouvelles actions.

Patisen : les travailleurs menacent d’entrer en grève pour dénoncer des conditions de travail jugées dégradantes

Un climat social tendu règne actuellement au sein de Patisen, l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires du Sénégal. Ce mardi, les employés de la société ont organisé un rassemblement devant les locaux de l’entreprise pour exprimer leur profonde colère face à ce qu’ils considèrent comme des abus persistants. Brandissant la menace d’une grève, ils réclament le respect de leurs droits fondamentaux et une nette amélioration de leurs conditions de travail.

À l’origine de cette mobilisation, le licenciement, qualifié d’« injuste », du chef du personnel. Une décision que les travailleurs perçoivent comme un signal inquiétant de la part de la direction, qui semble ignorer les inquiétudes et aspirations du personnel. Le délégué du personnel, Lamine D., a fermement dénoncé cette mesure, affirmant qu’elle a été prise sans concertation ni respect pour ceux qui œuvrent quotidiennement à la productivité de l’entreprise. « Nous sommes prêts, tous pieds fermes, pour qu’au moins les droits des travailleurs soient respectés », a-t-il déclaré devant la presse.

Mais au-delà de ce renvoi, les employés de Patisen dénoncent un malaise bien plus profond. Selon les représentants syndicaux, les salaires perçus sont jugés insuffisants et indignes de la charge de travail imposée. Certains agents gagneraient à peine entre 70 000 et 75 000 francs CFA par mois. Un montant qui, dans le contexte économique actuel, ne permettrait pas de couvrir les besoins élémentaires comme le logement, le transport ou la nourriture. « Si vous payez la location, votre transport, votre nourriture, 70 000 francs ne peuvent rien contre ça », a lancé Lamine D., visiblement excédé.

Les critiques ne s’arrêtent pas là. Les travailleurs dénoncent également l’absence totale de plan de carrière au sein de la société. Pour beaucoup, il n’existe aucune perspective d’évolution professionnelle, aucune politique de motivation ni reconnaissance des efforts. Ce manque d’horizon professionnel, combiné à des conditions de travail qu’ils jugent précaires, viendrait aggraver le malaise social déjà bien installé.

Sur le plan sanitaire, les accusations sont tout aussi préoccupantes. Le personnel pointe du doigt des conditions de sécurité et d’hygiène défaillantes dans les unités de production, exposant ainsi les employés à des risques pour leur santé. « La santé des employés est complètement menacée », a alerté le délégué du personnel, évoquant une détérioration progressive de l’environnement de travail.

Face à cette situation jugée « grave », les employés n’écartent pas l’option d’une grève générale si leurs revendications continuent d’être ignorées. Ils appellent la direction à entamer un dialogue franc et à apporter des solutions concrètes à leurs doléances, sous peine de voir le mouvement social s’intensifier dans les prochains jours.

Pour l’heure, la direction de Patisen n’a pas encore officiellement réagi aux accusations portées contre elle, mais la pression monte, et le malaise au sein du personnel est palpable. Si aucune médiation n’est engagée rapidement, l’entreprise pourrait faire face à un blocage aux lourdes conséquences sur ses activités et son image.

GFM : brassards rouges et préavis de grève annoncés par le SYNPICS

Un vent de contestation souffle au sein du Groupe Futurs Médias (GFM). Réunis en assemblée générale ce mardi 26 août 2025, dans la salle de rédaction de L’Observateur, les travailleurs affiliés au Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale (SYNPICS) ont adopté deux décisions majeures : le port de brassards rouges prévu ce vendredi 29 août et le dépôt imminent d’un préavis de grève.

Dans un communiqué rendu public, le bureau syndical a précisé que le port de brassards rouges constituait une première étape de protestation collective. « Conformément à la volonté exprimée lors de l’assemblée, tous les membres du personnel sont invités à porter un brassard rouge en signe de contestation », peut-on lire dans la note. Cette action symbolique vise à rendre visible le malaise grandissant au sein de l’entreprise de presse fondée par Youssou Ndour.

Mais au-delà de ce geste, c’est surtout l’annonce du dépôt d’un préavis de grève qui marque un tournant dans la mobilisation. Le syndicat, qui entend se conformer strictement aux dispositions légales, rappelle que les motifs ayant conduit à cette décision ont été longuement détaillés en assemblée générale et restent disponibles auprès des délégués syndicaux.

Selon plusieurs sources syndicales, les griefs soulevés sont nombreux et persistants : conditions de travail jugées difficiles, inquiétudes sur la politique salariale, faiblesse du dialogue social et incertitudes sur l’avenir économique de l’entreprise. « Autant de raisons qui justifient une mobilisation collective », martèlent les représentants du personnel, qui insistent sur la nécessité d’une unité forte pour peser dans les futures négociations.

Le bureau du SYNPICS-GFM a également promis d’assurer une communication régulière sur l’évolution du mouvement et l’état des discussions avec la direction. L’objectif affiché est de maintenir une transparence totale afin d’impliquer l’ensemble du personnel dans la dynamique revendicative.

Cette contestation s’inscrit dans un climat social tendu qui traverse le secteur de la presse sénégalaise. Confrontées à la baisse drastique des recettes publicitaires, aux mutations liées à la transition numérique et à la précarisation croissante des journalistes, plusieurs entreprises médiatiques font face à des mouvements similaires. Le cas de GFM apparaît ainsi comme le révélateur d’une crise structurelle qui interroge le modèle économique des médias dans le pays.

Justice : SYTJUST-UNTJ suspend son mot d’ordre de grève pour favoriser les négociations

Après quarante-cinq jours de paralysie dans les services judiciaires, l’Entente SYTJUST–UNTJ a annoncé, ce mercredi 6 août, la suspension de son mot d’ordre de grève. Une décision majeure qui intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les syndicats de la Justice et l’État, mais qui marque surtout une volonté d’ouverture en vue d’une sortie de crise.

Lancée le 18 juin 2025, la grève des travailleurs de la Justice avait fortement perturbé le fonctionnement des juridictions sur l’ensemble du territoire national. Face à cette situation de blocage prolongé, l’Entente a choisi de suspendre provisoirement le mouvement pour permettre aux discussions avec les autorités de progresser. Dans un communiqué transmis à la presse, les responsables syndicaux ont expliqué que cette trêve vise à « donner une chance réelle aux négociations entamées avec le gouvernement ».

La décision fait suite à deux rencontres jugées encourageantes avec le ministre de la Fonction publique, tenues respectivement les 1er et 5 août. Ces échanges, selon les syndicats, ont été marqués par un climat d’écoute et d’apaisement. Une première trêve avait d’ailleurs été observée les 4 et 5 août, permettant aux citoyens d’accéder temporairement aux services judiciaires, bloqués depuis plusieurs semaines.

L’Entente a tenu à saluer l’attitude responsable des travailleurs de la Justice, qui, malgré les difficultés et frustrations accumulées, ont accepté de mettre fin à leur grève dans l’intérêt des populations. Elle souligne que « cette écoute solidaire des souffrances de leurs concitoyens » a pesé lourd dans la balance au moment de prendre cette décision. La suspension du mouvement est ainsi présentée comme un geste fort de bonne foi et de patriotisme social.

Toutefois, la trêve est loin d’être un chèque en blanc au gouvernement. Dans leur communiqué, les syndicats rappellent les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les agents judiciaires, et dénoncent les nombreuses injustices qu’ils subissent. Ils exhortent l’État à tenir ses engagements et à apporter des réponses concrètes aux revendications, qui concernent aussi bien les conditions de travail que la reconnaissance du rôle central des travailleurs de la Justice dans la mise en œuvre des réformes du secteur.

L’Entente SYTJUST–UNTJ avertit : la trêve pourrait être de courte durée si les autorités ne respectent pas leurs promesses. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra prouver sa volonté de résoudre la crise en profondeur et de restaurer durablement le bon fonctionnement du service public de la Justice.

Grève dans la Justice : l’Entente SYTJUST-UNTJ critique la posture du président du Haut Conseil du Dialogue Social

En pleine crise dans le secteur de la Justice, l’Entente SYTJUST-UNTJ est montée au créneau ce jeudi pour dénoncer les prises de position jugées partiales du président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS). Dans un communiqué au ton ferme, le regroupement syndical a exprimé sa « vive préoccupation » face à ce qu’il considère comme une série de déclarations déséquilibrées et orientées.

Selon les syndicalistes, le président du HCDS aurait adopté une posture « tendancieuse », en soutenant implicitement la position gouvernementale tout en remettant en cause la légitimité des revendications portées par les travailleurs de la Justice. Une attitude que l’Entente juge incompatible avec la neutralité et l’impartialité attendues d’une institution censée faciliter le dialogue et apaiser les tensions sociales.

« Ces prises de parole répétées et orientées traduisent un déséquilibre regrettable qui nuit à la posture d’impartialité attendue d’un médiateur ou facilitateur dans un conflit social », peut-on lire dans le communiqué. L’Entente va plus loin en estimant que les propos du président du HCDS sont « manifestement éloignés de la réalité du conflit » et qu’ils jettent un « discrédit à peine voilé » sur le mouvement en cours.

Pour les membres de l’Entente, cette attitude affaiblit la crédibilité du Haut Conseil et compromet sa capacité à jouer un rôle constructif dans la résolution de la crise. « Une telle présentation biaisée des faits altère gravement sa crédibilité et compromet sa capacité à jouer un rôle d’arbitre neutre », affirment-ils.

Les syndicalistes rappellent par ailleurs que le président du HCDS, ancien syndicaliste lui-même, devrait faire preuve de plus de réserve et d’équilibre, conformément à la nature et aux exigences de ses fonctions. Ils l’invitent ainsi à « faire preuve de la retenue nécessaire, à observer la stricte neutralité exigée par son statut et à s’abstenir de toute déclaration publique relative à ce dossier jusqu’au règlement de la crise en cours ».

En conclusion, l’Entente SYTJUST-UNTJ réaffirme son attachement à un dialogue sincère et respectueux des règles de médiation. Elle appelle à une recherche d’une solution juste, dans l’intérêt du service public de la Justice, mais aussi de ses travailleurs dont les conditions professionnelles et matérielles sont au cœur du mouvement de grève.

Grève inédite des Sénégalais en Mauritanie : un cri d’alerte contre les arrestations arbitraires

Face à la recrudescence des rafles, les communautés sénégalaises de Nouakchott se mobilisent pour dénoncer un climat d’injustice et exiger le respect des accords bilatéraux.

Nouakchott, Mauritanie – Depuis mercredi matin, les ressortissants sénégalais vivant en Mauritanie observent une cessation totale d’activités de 48 heures. Cette grève générale, largement suivie dans plusieurs quartiers à forte concentration sénégalaise, vise à dénoncer la recrudescence des interpellations jugées arbitraires, y compris contre des personnes détenant des papiers en règle.

Selon L’Observateur, l’impact de cette mobilisation est visible dans des zones comme Khazar, Cinquième, Sixième ou encore Mérina 3, où boutiques, salons de coiffure, ateliers de mécanique et chantiers ont fermé leurs portes. Le journaliste Mohamed Diop, correspondant de la RFM à Nouakchott, a confirmé un respect massif du mot d’ordre dans les zones concernées, évoquant une « baisse d’activité frappante » sur les principales artères commerçantes de la capitale mauritanienne.

À l’origine de cette contestation : des vagues d’arrestations qui visent indistinctement les Sénégalais, y compris ceux disposant de titres de séjour valides ou de reçus de dépôt en cours de traitement. Pire encore, certains témoignages font état de documents volontairement déchirés par des agents mauritaniens lors des contrôles.

Pour les organisateurs du mouvement, cette situation constitue une violation flagrante des engagements pris en juin dernier lors de la visite officielle du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko à Nouakchott. À cette occasion, des mesures d’apaisement avaient été annoncées : réduction du coût de la carte de séjour, suppression du contrat de travail comme exigence, levée du parrainage notarié, et simplification des démarches administratives. Mais sur le terrain, la réalité semble bien différente.

Dans un communiqué relayé par la Fédération des associations et groupements des Sénégalais en Mauritanie (Fagsem), le sentiment qui domine est celui de l’humiliation. « Le climat est tel que certains n’osent plus sortir de chez eux », alerte l’organisation. Elle appelle à la fin immédiate des arrestations arbitraires, au respect des documents administratifs valides et à une meilleure prise en charge des démarches de régularisation, notamment par l’élargissement des centres de traitement.

La Fagsem exhorte également les autorités sénégalaises à assumer pleinement leur rôle diplomatique, à travers une présence renforcée et un suivi rigoureux de l’application des accords bilatéraux.

Face à cette mobilisation sans précédent, les autorités mauritaniennes ont rapidement réagi. Plusieurs Sénégalais interpellés ont été libérés dans la nuit du mardi au mercredi. Une rencontre diplomatique s’est également tenue à l’ambassade du Sénégal à Nouakchott entre le ministre mauritanien des Affaires étrangères et l’ambassadeur sénégalais.

Ces gestes sont perçus comme des signes d’apaisement, même si les organisateurs du mouvement restent sur leurs gardes. La Fagsem appelle à la vigilance et à la poursuite du dialogue, tout en insistant sur l’impératif de préserver la paix sociale.

Malgré les tensions, les deux communautés gardent en mémoire les liens séculaires qui unissent le Sénégal et la Mauritanie : relations commerciales, brassages culturels, affinités religieuses. Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a d’ailleurs réaffirmé l’importance de cette fraternité, appelant à une cohabitation harmonieuse entre les deux peuples.

Inertie des autorités face aux revendications : L’Entente syndicale SYTJUST-UNTJ décrète 48 heures de grève

L’Entente syndicale SYTJUST-UNTJ (Syndicat des Travailleurs de la Justice – Union Nationale des Travailleurs de la Justice) a décidé de passer à la vitesse supérieure. Après plus d’un mois de mobilisation entamée le 18 juin 2025, les travailleurs de la justice ont annoncé une grève de quarante-huit heures prévue pour les jeudi 17 et vendredi 18 juillet. Cette décision intervient dans un climat de frustration croissante, les syndicats affirmant que leurs revendications restent lettre morte auprès des autorités.

Dans un communiqué, l’Entente syndicale explique que la démarche engagée depuis plusieurs semaines n’a débouché sur aucune avancée concrète. Les syndicats déplorent ce qu’ils qualifient « d’indifférence totale » de la part des décideurs politiques face aux problèmes soulevés par les travailleurs de la justice. Ils rappellent qu’une réunion avait été programmée avec l’administration, alors même que le ministre de la Fonction publique, principal interlocuteur habilité à engager le gouvernement, était en déplacement à l’étranger.

Estimant que cette absence rendait la rencontre inopérante, les représentants syndicaux avaient proposé de reporter les discussions afin de permettre la présence de responsables compétents pour prendre des engagements politiques. Pourtant, cette proposition n’a pas été retenue par l’administration, qui a insisté pour maintenir la réunion. D’après les syndicats, aucun des responsables présents n’avait la capacité de signer un quelconque accord au nom du gouvernement.

Les discussions qui se sont tenues se sont donc soldées par un constat d’échec. « Aucune solution concrète n’a été apportée aux points essentiels de nos préavis de grève », regrette l’Entente syndicale, qui ajoute que le service public de la justice souffre d’un dysfonctionnement de plus en plus alarmant sans que cela ne provoque la moindre réaction sérieuse des autorités.

Face à cette situation jugée intenable, les syndicats ont décidé de décréter cette grève de quarante-huit heures afin de maintenir la pression. Leur objectif est d’obtenir l’ouverture immédiate de négociations de haut niveau avec de véritables décideurs politiques et de parvenir à la signature d’un protocole d’accord. Les syndicats exigent que cet accord reprenne l’ensemble des points de leur plateforme revendicative, assorti d’un échéancier précis et contraignant qui engage l’État sur des délais et des moyens de mise en œuvre.

Cette nouvelle étape du bras de fer entre le gouvernement et les travailleurs de la justice fait craindre des perturbations encore plus importantes dans le fonctionnement déjà ralenti des tribunaux et des greffes sur l’ensemble du territoire national. Les regards restent tournés vers l’exécutif, appelé à agir rapidement pour désamorcer la crise et éviter un enlisement préjudiciable au service public et aux justiciables.

Justice paralysée : les syndicats SYTJUST et UNTJ déclenchent 48 heures de grève et interpellent le Président Diomaye

Le bras de fer entre l’État et les travailleurs de la justice prend un nouveau tournant. L’entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des travailleurs de la justice et l’Union nationale des travailleurs de la justice, a annoncé dans un communiqué une grève de 48 heures ce jeudi 10 et vendredi 11 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision intervient dans un climat de plus en plus tendu, marqué par l’accumulation des frustrations et le sentiment d’un profond mépris à l’égard des revendications des agents du secteur.

Dans leur déclaration, les deux organisations syndicales pointent du doigt une administration qu’elles qualifient de « bureaucratique » et « déconnectée des réalités du service public de la justice ». Elles dénoncent une « inaction coupable » et des « manœuvres dilatoires » qui, selon elles, sabotent la dynamique de réformes et bloquent l’amélioration des conditions de travail et de rémunération des personnels judiciaires. Les grévistes jugent qu’il n’est plus possible d’attendre et estiment que la lutte qu’ils mènent est « légitime, juste et vitale ».

Leurs principales revendications portent sur l’alignement des greffiers à la hiérarchie A2, un engagement reconnu mais jamais concrétisé, la constitution initiale du corps des assistants des greffes et parquets, bloquée par ce qu’ils décrivent comme une technostructure incompétente, ainsi que la satisfaction des autres points inscrits dans les préavis de grève successifs déposés par le SYTJUST et l’UNTJ. Ces organisations affirment qu’elles ne comptent plus être les « victimes silencieuses d’un système qui profite de leur résilience pour les maintenir dans la précarité et l’indignité ».

Les travailleurs de la justice interpellent directement le Président Bassirou Diomaye Faye, garant du fonctionnement régulier des institutions, ainsi que le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’ils exhortent à se saisir de ce dossier qu’ils qualifient de « scandale administratif ». Ils estiment que seule une implication des plus hautes autorités permettra de débloquer la situation et d’éviter un enlisement qui risquerait de paralyser durablement le service public de la justice.

Médecins en spécialisation : le COMES suspend sa grève après des avancées significatives

Après plusieurs semaines de mobilisation et de perturbations dans les hôpitaux, le Collectif des Médecins en Spécialisation (COMES) a annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision a été prise à la suite de discussions jugées « encourageantes » avec les autorités, ouvrant la voie à une issue négociée aux revendications portées depuis des mois par les jeunes praticiens.

« Après un mois de grève, le COMES a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève. Cela fait suite à quelques rencontres que nous jugeons positives pour la résolution des problèmes cités dans notre plateforme revendicative », a déclaré Dr Abou Talla, président du collectif, au micro de la RFM.

Le point central des revendications porte sur le statut des médecins en spécialisation, qui réclament une reconnaissance administrative et professionnelle claire de leur situation, entre étudiants et praticiens à part entière. Ce dossier, qualifié de « point saillant » par le Dr Talla, a fait l’objet d’échanges directs avec le président de l’Assemblée nationale.

« Nous avons eu à rencontrer le président de l’Assemblée nationale qui nous a demandé, dans un premier temps, de faire des propositions qu’il va présenter au président de la République pour que le problème soit réglé », a précisé le président du COMES.

Le collectif se félicite également de l’implication du Haut Conseil du dialogue social, qui s’est montré attentif aux doléances et a formulé des pistes pour l’élaboration d’un futur statut, susceptible d’être adopté par décret.

« Même le ministère de la Santé a eu à proposer la mise en place d’un groupe de travail chargé de réfléchir sur la proposition d’un statut », a ajouté Dr Talla, soulignant un climat d’écoute et de bonne volonté inédits après des mois de blocage.

Malgré cette avancée, le COMES reste prudent. Les médecins en spécialisation rappellent que la suspension de leur grève n’est pas synonyme de satisfaction totale. « Il y a des choses qui ne sont pas encore réglées et que nous allons continuer à suivre, en espérant que les autorités qui se sont engagées pour la résolution de ce problème vont agir de façon concrète et définitive. Ce problème a trop duré », a averti Dr Talla.

Cette suspension du mouvement ouvre ainsi une période d’observation et de suivi des engagements pris par les différentes autorités. Les médecins en spécialisation entendent rester mobilisés, déterminés à obtenir la reconnaissance pleine et entière de leur rôle dans le système sanitaire sénégalais.

Crise dans le secteur de la Justice : Le ministère réagit enfin à la grève du SYTJUST et de l’UNJT

Après plus de deux semaines de silence face à la grève initiée depuis le 18 juin par les syndicats du secteur de la Justice, notamment le SYTJUST (Syndicat des Travailleurs de la Justice) et l’UNJT (Union nationale des travailleurs de la justice), le ministère de la Justice est enfin sorti de sa réserve. Dans un communiqué transmis à Dakaractu ce jeudi, la tutelle, dirigée par le ministre Ousmane Diagne, annonce une série de mesures visant à apaiser les tensions et à répondre aux revendications des grévistes.

L’alignement des greffiers de la hiérarchie B2 à la hiérarchie A2, Le reclassement des agents des hiérarchies B et C disposant d’une certaine ancienneté, vers la hiérarchie B2, selon des critères définis par les syndicats eux-mêmes.

Ces revendications, jugées légitimes par de nombreux observateurs du secteur, visent à mieux valoriser l’expérience et les qualifications des agents judiciaires, longtemps laissés en marge des réformes administratives.

Face à cette pression syndicale, le ministère annonce la mise en place d’un dispositif de formation spécifique, en concertation avec le Centre de Formation Judiciaire. Ce programme aura pour but de valoriser les parcours professionnels des agents concernés, en tenant compte de leur expérience accumulée au fil des années.

Toutefois, le communiqué rappelle que les questions liées à l’administration des agents publics relèvent de la compétence du ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Secteur public, agissant sous l’autorité du Premier ministre. Le ministère de la Justice précise avoir engagé des concertations avec cette institution, lesquelles ont permis d’aboutir à un consensus sur la voie de la formation comme passerelle vers le reclassement.

Malgré la persistance de la grève, le ministère réaffirme son attachement à un dialogue constructif avec les partenaires sociaux. « Le ministère de la Justice s’engage à conduire cette réforme dans un esprit de dialogue et de concertation, dans le respect des droits légitimes des agents de l’État et au service de l’intérêt supérieur du service public de la Justice », conclut le document.

Grève dans le secteur agricole : le SYNTTAS décrète 24 heures d’arrêt de travail

Le climat social continue de se tendre dans plusieurs secteurs d’activité au Sénégal. Cette fois, c’est le domaine agricole qui est concerné par un nouveau mouvement d’humeur. Le Syndicat National des Techniciens et Travailleurs de l’Agriculture du Sénégal (SYNTTAS) a en effet annoncé qu’il observait une grève de 24 heures ce jeudi 3 juillet 2025 sur l’ensemble du territoire national.

Dans un communiqué diffusé ce mardi, le bureau national du syndicat précise que cette décision intervient à la suite de nombreux points de revendication restés sans suite, malgré les multiples interpellations adressées aux autorités de tutelle. Le SYNTTAS appelle tous ses membres, techniciens et autres agents intervenant dans le secteur agricole, à observer le mot d’ordre de façon stricte et sans exception, afin de donner un signal fort au gouvernement.

Le syndicat n’a pas détaillé dans cette déclaration les griefs exacts à l’origine de la mobilisation, mais plusieurs sources syndicales évoquent un climat de frustration lié au retard dans le paiement des indemnités, au manque de moyens logistiques pour l’exécution correcte des missions de terrain et à l’absence d’un dialogue social jugé « sincère et constructif ».

Le mouvement de grève intervient dans une période jugée sensible pour le secteur agricole, en pleine phase de préparation et de mise en œuvre de plusieurs programmes d’appui aux producteurs. Si aucun compromis n’est trouvé d’ici jeudi, cette journée sans travail risque de perturber des activités stratégiques, notamment l’encadrement technique des producteurs, le suivi phytosanitaire des cultures et les opérations administratives liées aux campagnes agricoles.

Justice : Après une rencontre sans avancée avec le ministre, l’Entente SYTJUST–UNTJ maintient son mot d’ordre de grève

Le bras de fer entre les syndicats des travailleurs de la justice et le gouvernement sénégalais se poursuit. L’Entente SYTJUST–UNTJ a annoncé le maintien de son mot d’ordre de grève de 48 heures, prévue les jeudi 3 et vendredi 4 juillet 2025, après l’échec de la rencontre tenue le mardi 1er juillet avec le ministre de la Fonction publique. La réunion, qui s’est déroulée en présence du président du Haut Conseil du Dialogue Social, n’a débouché sur aucun compromis permettant de désamorcer la crise.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, les syndicats ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un blocage total du dialogue et une absence de volonté réelle de la part de l’exécutif d’apporter des solutions aux revendications qui concernent, entre autres, la revalorisation des conditions de travail, la régularisation des situations administratives et l’application d’accords antérieurement signés.

« La partie gouvernementale, de qui des solutions sont attendues, n’a apporté aucune proposition concrète allant dans le sens de mettre fin à la situation d’injustice que vivent les travailleurs de la justice depuis quelques années », a regretté l’Entente. Les syndicats accusent également les services du ministère de la Fonction publique d’entretenir l’impasse par une « lecture erronée des textes », ce qui, selon eux, « annihile la volonté affirmée des syndicats à dépasser cette situation ».

Face à ce qu’elle qualifie d’« énième affront », l’Entente SYTJUST–UNTJ appelle l’ensemble des agents des juridictions et des services relevant du ministère de la Justice à rester mobilisés et résilients. Les syndicats estiment que cette grève est devenue la seule voie pour défendre l’honneur et les droits des travailleurs du secteur.

Malgré la tension qui s’installe, l’Entente réaffirme son attachement au dialogue social et se dit prête à reprendre les discussions si les autorités formulent enfin des propositions claires et crédibles. Elle insiste toutefois sur la nécessité d’un échange sincère et d’engagements fermes autour de solutions concrètes afin d’apaiser le climat social dans le secteur public de la justice.

Justice : Entente SYTJUST-UNTJ annonce une nouvelle grève de 72 heures à partir de ce lundi

L’Entente Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ) a annoncé une nouvelle grève de 72 heures qui débutera ce lundi 30 juin à 8h00 et s’achèvera le jeudi 3 juillet à la même heure. Cette mobilisation intervient dans un climat social de plus en plus tendu entre les magistrats, les greffiers, les fonctionnaires judiciaires et le gouvernement, accusé de faire preuve de mépris et de refuser de véritables négociations.

Dans un communiqué, les deux organisations syndicales dénoncent l’immobilisme persistant des autorités, qu’elles tiennent pour responsables de la dégradation continue du climat social dans les juridictions et les services centraux. Elles appellent ainsi tous les professionnels de la justice à une mobilisation massive et unanime, des directions et services du ministère de la Justice aux juridictions supérieures comme le pool judiciaire financier, la Cour suprême ou encore le Conseil constitutionnel. Les syndicats considèrent que l’inaction et le silence de l’État constituent un choix politique et préviennent que ne pas répondre à cet appel, c’est accepter de reculer et d’entériner le statu quo.

Cette grève s’inscrit dans la continuité d’un mouvement social qui dure depuis plusieurs mois, rythmé par des journées de grève et des manifestations. Les revendications portent principalement sur des revalorisations salariales, l’amélioration des conditions de travail et la dotation de moyens matériels et humains adaptés aux missions des juridictions. Les représentants syndicaux estiment que le gouvernement ignore volontairement leurs alertes, alors même que le système judiciaire fait face à une surcharge chronique et à une crise de confiance.

Dans leur déclaration, les deux syndicats martèlent que la dignité des travailleurs de la Justice n’est pas négociable et que le bon fonctionnement des institutions judiciaires est un droit fondamental, pas une faveur. Ils exigent sans délai l’ouverture de discussions sérieuses afin de trouver des solutions concrètes aux problèmes qui plombent le service public de la justice.

Santé : Le COMES déclare une grève de 120 heures renouvelable et annonce un sit-in devant le ministère

Le Collectif des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes en Spécialisation du Sénégal (COMES) a décidé de durcir sa mobilisation face au silence du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Dans un communiqué adressé à la rédaction Ledakarois, le collectif a officialisé le déclenchement d’une grève d’une durée de 120 heures, renouvelable, à laquelle succédera un sit-in prévu ce lundi devant le ministère.

Cette décision forte fait suite à plusieurs semaines d’alerte et de demandes restées sans réponse. Le COMES dénonce un mutisme persistant des autorités face à leurs revendications, qui portent essentiellement sur l’amélioration de leurs conditions de travail, la régularisation de leur statut, ainsi que la prise en charge effective de leurs droits en tant que professionnels en spécialisation.

Selon les membres du collectif, malgré de nombreuses tentatives de dialogue et d’alerte auprès du ministère de tutelle, aucun engagement concret n’a été pris pour répondre à leurs attentes. Ce silence nourrit un sentiment de frustration et de manque de considération de la part des autorités sanitaires.

Le COMES souligne que les professionnels qu’il représente jouent un rôle clé dans le système sanitaire sénégalais, mais qu’ils continuent de faire face à des difficultés liées à leur statut et à leurs conditions d’exercice. Ils exigent donc des mesures urgentes qui garantiraient une meilleure prise en compte de leur situation.

Le collectif avertit que si aucune mesure tangible n’est adoptée dans les prochains jours, leur mouvement de protestation pourrait s’intensifier, affectant ainsi davantage le fonctionnement des structures de santé. Cette nouvelle phase de mobilisation intervient dans un contexte où la pression sur le secteur sanitaire ne cesse de croître, rendant les négociations d’autant plus cruciales pour assurer la continuité des soins.

En attendant, le COMES appelle à la solidarité des autres acteurs du secteur et à l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’une réponse rapide et adaptée à leurs revendications légitimes. Le sit-in de lundi prochain constituera ainsi un moment clé pour mesurer la capacité des autorités à engager un dialogue constructif et apaiser les tensions.

Soutien syndical : l’UDEN se range aux côtés du SAES et des travailleurs de la Justice en grève

Dans un climat social tendu, marqué par des grèves dans divers secteurs clés, l’Union démocratique des enseignantes et enseignants du Sénégal (UDEN) exprime sa solidarité totale avec les travailleurs en mouvement. Par le biais d’un communiqué, son Bureau exécutif a affirmé son soutien « entier, inébranlable et fraternel » au Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), ainsi qu’aux personnels de la Justice regroupés au sein du SYTJUST et de l’UNTJ.

L’UDEN souligne que le droit de grève est un acquis démocratique garanti par la Constitution, et que, par conséquent, « aucun accord de stabilité ne peut suspendre ou supprimer ce droit fondamental des travailleurs ». Cette déclaration semble directement répondre aux remarques récentes du ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, qui avait comparé les grèves à une forme de « chantage », ce qui a provoqué l’indignation de plusieurs groupes syndicaux.

Dans ce contexte, l’UDEN appelle à une mobilisation générale du mouvement syndical, en faveur de l’unité, de la dignité et de la justice. Elle encourage tous les syndicats à s’unir pour défendre leurs droits, tout en soulignant l’importance de maintenir une stratégie d’action cohérente et solidaire.

La prise de position claire de l’UDEN vient renforcer le front syndical à un moment où les revendications sociales se multiplient, soulevant la question du dialogue social et de la capacité du gouvernement à répondre efficacement et calmement aux attentes des travailleurs.

Remous dans le secteur de la justice : SYTJUST et UNTJ déclenchent une grève de 72 heures

Le secteur judiciaire sénégalais s’apprête à connaître de sérieuses perturbations cette semaine. Les deux principales organisations syndicales du domaine, le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) et l’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ), ont annoncé une grève de 72 heures, qui démarre ce lundi 23 juin 2025 sur l’ensemble du territoire national.

Dans un communiqué conjoint, les deux syndicats dénoncent ce qu’ils qualifient de « non-respect des engagements » pris par les autorités, pointant du doigt des promesses non tenues en matière d’amélioration des conditions de travail. Selon eux, malgré de nombreuses démarches et multiples alertes, le gouvernement reste sourd aux revendications posées depuis plusieurs mois. Ils réclament des mesures concrètes pour améliorer aussi bien le cadre matériel que les conditions morales des agents judiciaires.

Les syndicalistes affirment que la mobilisation est totale et que leur détermination reste intacte. Ils appellent l’ensemble des travailleurs du secteur judiciaire, toutes catégories confondues, à faire bloc autour de cette action pour accentuer la pression sur l’État. Selon leurs propos, seules une solidarité active et une pression collective soutenue peuvent contraindre les autorités à apporter des réponses concrètes.

Ce mot d’ordre de grève, s’il est massivement suivi, risque d’avoir un impact significatif sur le fonctionnement normal des juridictions et des services rattachés au ministère de la Justice. Les tribunaux pourraient voir leurs audiences suspendues, les greffes paralysés, et de nombreux actes administratifs retardés, affectant aussi bien les justiciables que les professionnels du droit.

Cette nouvelle poussée de tension dans le secteur intervient dans un contexte de forte demande de réformes et d’assainissement dans l’appareil judiciaire. Elle rappelle à quel point les dysfonctionnements structurels, l’absence de dialogue social efficace et le retard dans l’application des accords sociaux continuent d’alimenter un climat de frustration chez les agents publics.

Alors que les regards sont tournés vers les nouvelles autorités pour une refondation de l’État, les syndicats du secteur de la justice donnent le ton d’une rentrée sociale agitée, décidés à ne plus faire de concessions face au silence de l’État.

Crise dans la justice : le SYTJUST et l’UNTJ dénoncent le mutisme de l’État face à une grève paralysante

Le système judiciaire sénégalais traverse une zone de turbulences. Depuis plus de trois jours, les services sont à l’arrêt dans les juridictions du pays, en raison d’un mouvement de grève conjointement lancé par le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ). Dans un communiqué conjoint rendu public ce vendredi, les deux organisations dénoncent une « paralysie totale » de la justice sur l’ensemble du territoire national, et pointent du doigt « l’indifférence persistante » de l’État face à leurs revendications.

Selon les responsables syndicaux, la grève est suivie de manière massive par les agents, ce qui témoigne, selon eux, de la place centrale que ces travailleurs occupent dans le fonctionnement du système judiciaire. « Cette mobilisation illustre notre rôle indispensable dans l’édifice de l’État de droit », affirment-ils. Pourtant, ajoutent-ils, les autorités, en particulier les ministères de la Justice et de la Fonction publique, sont restées sourdes à leurs multiples appels au dialogue. Aucune initiative n’a été prise pour désamorcer une crise qui dure depuis trop longtemps.

Les conséquences de cette grève sont immédiates et profondes. Les dossiers judiciaires s’accumulent dans les tribunaux, les procédures en cours sont retardées, et les justiciables se retrouvent dans une attente interminable. Pour les personnes détenues en attente de jugement, la situation vire au drame. « Leurs droits fondamentaux sont bafoués. Une justice lente est une justice injuste », avertissent les syndicats, qui parlent d’une atteinte grave aux principes d’une justice équitable et accessible.

Au cœur des revendications figurent notamment la revalorisation des conditions de travail, l’application de protocoles d’accord signés mais non mis en œuvre, et le respect des engagements financiers liés aux statuts des agents. Pour les grévistes, il ne s’agit pas d’un simple mouvement corporatiste, mais d’un combat pour la dignité professionnelle et le respect de la parole donnée.

« La justice ne peut être rendue sans justice pour ceux qui la font vivre », rappelle le communiqué. Et d’ajouter : « Si le gouvernement continue de faire la sourde oreille, la grève pourrait se prolonger et s’intensifier dans les prochains jours. » Les syndicats exigent ainsi l’ouverture immédiate de négociations sérieuses et sincères, afin d’éviter un enlisement préjudiciable non seulement aux travailleurs, mais à l’ensemble de la société sénégalaise.

Sénégal : les travailleurs de la justice en grève de 48 heures à partir du 18 juin

Le secteur de la Justice va connaître de fortes perturbations. Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) a annoncé ce mardi le déclenchement d’une grève de 48 heures, prévue les mercredi 18 et jeudi 19 juin 2025. Ce mouvement intervient après plusieurs mois d’attente infructueuse, selon le syndicat, qui fustige l’inaction du gouvernement face à des revendications jugées légitimes.

Dans un communiqué transmis à la presse, le SYTJUST exige l’alignement de tous les greffiers à la hiérarchie A2, conformément aux engagements antérieurs, ainsi que le reclassement automatique des agents des hiérarchies B et C ayant au moins cinq ans d’ancienneté dans le corps des greffiers, sans exigence de formation préalable.

Le syndicat rappelle avoir observé une trêve sociale de 14 mois, depuis le 22 mars 2024, espérant une réponse favorable des nouvelles autorités installées après la dernière alternance politique. Mais cette patience, souligne-t-il, n’a rencontré « aucune avancée notable ».

« Le statu quo est devenu insupportable. L’attitude attentiste des autorités trahit un manque de volonté politique flagrant », déplore le communiqué du SYTJUST, qui ajoute que les agents sont aujourd’hui contraints à la grève « pour obtenir le respect de droits pourtant consacrés par les textes en vigueur ».

Le préavis de grève, déposé depuis le 7 février 2025, incluait déjà ces doléances. Le syndicat regrette qu’aucune négociation sérieuse n’ait été engagée depuis lors, malgré les alertes répétées sur les risques de paralysie du service public de la justice.

Tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue, le SYTJUST prévient : « Nous ne transigerons pas sur la dignité professionnelle et les acquis statutaires des travailleurs de la justice ». Le bras de fer semble désormais engagé.

Grève du COMES : le ministère de la Santé prône l’apaisement et promet des solutions durables

Au lendemain de la marche du Collectif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation (COMES), le ministère de la Santé a réagi en appelant à l’apaisement. Intervenant sur les ondes de la RFM, le coordonnateur à la communication dudit ministère, Amadou Sow, a exprimé le regret de voir le conflit atteindre ce niveau de tension.

« Nous déplorons cette situation. Le ministère de la Santé fait des efforts pour corriger les manquements soulevés par les grévistes », a-t-il déclaré, en soulignant notamment l’existence d’un arrêté ministériel destiné à améliorer la prise en charge médicale dans les structures accueillant ces professionnels en formation.

Abordant la question sensible des congés de maternité, M. Sow a précisé que le cœur du problème réside dans le statut même des médecins en spécialisation, qui relèvent avant tout du ministère de l’Enseignement supérieur. « L’ancrage institutionnel de ces médecins n’est pas du ressort exclusif du ministère de la Santé, qui reste un service utilisateur », a-t-il expliqué.

Face à la mobilisation du COMES, le ministère de la Santé assure avoir engagé une dynamique de concertation. Amadou Sow a annoncé la mise en place d’un comité regroupant les représentants du collectif ainsi que d’autres partenaires sociaux. Objectif : trouver ensemble des solutions structurelles et durables.

« Si l’on poursuit dans cette logique de dialogue, nous parviendrons avec le COMES à des solutions viables pour l’ensemble des parties », a conclu le porte-parole du ministère.

Université Iba Der Thiam de Thiès : 72 heures de grève décrétées par le SAES pour dénoncer des dérives de gouvernance

La Coordination du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) est montée au créneau ce mercredi 14 mai 2025. Dans un communiqué au ton ferme, le syndicat a annoncé une grève de 72 heures, non renouvelable, du vendredi 16 au lundi 19 mai, en dénonçant une série de dysfonctionnements qu’il qualifie de graves et préjudiciables au bon fonctionnement de l’université.

Le premier point de tension évoqué par le SAES concerne les conséquences du départ de l’École Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) de l’UIDT, survenu depuis le 1er janvier 2024. Ce retrait a, selon le syndicat, laissé derrière lui un budget conséquent, censé couvrir 31 postes d’enseignants-chercheurs et 47 postes de personnels administratifs, techniques et de service (PATS). Or, à ce jour, déplore la Coordination, aucun recrutement n’a été engagé malgré l’urgence des besoins pédagogiques et administratifs.

Par ailleurs, la Coordination SAES–Thiès a dénoncé l’état qu’elle juge catastrophique des infrastructures pédagogiques et administratives, notamment dans les UFR Santé, Sciences Économiques et Sociales (SES) et Sciences et Technologies (SET). Elle exige, à ce titre, la réalisation d’un audit indépendant pour faire toute la lumière sur l’utilisation effective du budget hérité du départ de l’ENSA.

Autre sujet de discorde : la création d’une nouvelle Unité de Formation et de Recherche (UFR) en Sciences Agronomiques, Agroalimentaires et Environnementales. Le SAES affirme que cette nouvelle entité a été mise en place sans validation du Conseil Académique, en violation flagrante de l’article 20 du décret n°2021-1504 régissant les universités. Pour la Coordination, cette décision est tout simplement « illégale, nulle et non avenue » tant qu’elle ne respecte pas les procédures de gouvernance universitaire.

Le syndicat a également fustigé la prolongation illégale de certains PATS à la retraite, soulignant que de jeunes diplômés qualifiés attendent en vain des opportunités d’emploi. Dans le même esprit, il a dénoncé la coupure arbitraire des primes d’encadrement allouées aux Assistants, certaines jamais versées depuis leur recrutement. Il exige le paiement rétroactif intégral de ces primes.

La tension est montée d’un cran avec l’instauration d’une fouille systématique du personnel, enseignants et administratifs, à l’entrée du campus. Une mesure jugée attentatoire à la liberté individuelle et à la dignité du personnel. La situation a dégénéré ce mercredi 14 mai avec l’agression, selon le syndicat, d’un camarade chargé des revendications par des vigiles au service du Recteur.

Face à cette escalade, la Coordination SAES–Thiès, en accord avec le SUDES, a décrété une grève d’avertissement de 72 heures. Une Assemblée Générale est convoquée dès le vendredi 16 mai pour décider des suites à donner à ce mouvement, qui pourrait marquer un tournant dans les rapports entre les autorités universitaires et les représentants du personnel à l’UIDT.

UGB : Les étudiants décrètent 48 heures de JST renouvelable

La tension monte à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a annoncé ce vendredi une grève de 48 heures sous la forme d’une Journée Sans Ticket (JST), une mesure qui pourrait être prolongée si leurs revendications ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais.

Dans un communiqué publié à la suite d’une assemblée générale, les représentants des étudiants justifient cette décision par une série de dysfonctionnements persistants au sein du campus social. Ils dénoncent notamment le non-démarrage des travaux de la plateforme du village 0 et du chapiteau du Restaurant universitaire n°2, malgré les engagements pris par les autorités universitaires. La situation est jugée d’autant plus critique que ces infrastructures sont considérées comme essentielles pour désengorger les installations actuelles et améliorer les conditions de vie sur le campus.

Autre point de discorde : le retard accusé dans la livraison de l’Usine hydraulique de Khor, censée assurer l’approvisionnement en eau potable de l’université. Ce retard impacte directement la vie quotidienne des étudiants, confrontés à des pénuries d’eau récurrentes. La CESL évoque également la non-effectivité du Wifi, un service pourtant fondamental pour les études et la recherche, surtout dans un contexte de numérisation croissante de l’enseignement supérieur.

L’insécurité grandissante sur le campus constitue un autre sujet de préoccupation majeure. Selon les étudiants, les agressions et incidents se sont multipliés ces dernières semaines, dans une quasi-indifférence des autorités compétentes. À cela s’ajoutent des lenteurs notées dans les travaux d’assainissement, qui nuisent à l’hygiène et à la salubrité de l’environnement universitaire.

Face à cette accumulation de manquements, la CESL affirme qu’elle ne compte pas baisser la garde. Les 48 heures de grève pourraient être reconduites si aucune avancée concrète n’est constatée. Les étudiants appellent les autorités à agir rapidement pour désamorcer la crise et rétablir un climat propice aux études.

UGB : grève de 72 heures au CROUS après l’agression d’un agent par des étudiants

Un climat de tension règne à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Les agents du Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS/UGB) ont entamé ce lundi 29 avril 2025 une grève de 72 heures, renouvelable, pour dénoncer l’agression d’un de leurs collègues par des étudiants membres de la commission sociale.

L’agent concerné, Thiamka Diaw, chef du bureau des chefs de village (le service chargé de la gestion des chambres dans les résidences universitaires), a été violemment pris à partie dans un contexte de litige autour de l’attribution des logements. L’incident s’est produit au moment sensible du renouvellement de la commission sociale, un processus souvent conflictuel à l’UGB.

Selon Adama Mbaye, secrétaire général de la STESU/CNTS – section CROUS –, cette attaque s’inscrit dans une série d’intimidations et de violences que subissent régulièrement les agents du CROUS lors de la réorganisation annuelle de la commission sociale. « Thiamka Diaw a été roué de coups par plusieurs étudiants. Il bénéficie actuellement d’un arrêt de travail médical de 20 jours », a-t-il indiqué.

Face à cette situation, l’intersyndicale (composée du STESU, SNTRAS, CNTUS et SYNAPES) a décidé de hausser le ton. Elle réclame des sanctions immédiates à l’encontre des auteurs de l’agression et exige la sécurisation du personnel administratif.

La gestion des œuvres sociales – notamment l’attribution des chambres universitaires – reste une source constante de frictions à l’UGB, où les étudiants revendiquent une cogestion souvent conflictuelle. L’intersyndicale du CROUS dénonce « une tentative d’ingérence de la part d’étudiants qui veulent se substituer à l’administration », affirmant que le rôle de la commission sociale est consultatif et ne peut en aucun cas justifier une intervention musclée dans le travail des agents.

Le 28 avril, la cellule des cadres du CROUS/UGB a également pris position, condamnant fermement l’agression de Thiamka Diaw. Elle a appelé à l’ouverture d’une enquête sérieuse pour identifier les auteurs et garantir la sécurité du personnel.

Les syndicats annoncent que si des mesures concrètes ne sont pas prises dans les plus brefs délais, le mouvement de grève sera reconduit et durci. « Nous n’écartons aucune option. L’administration universitaire doit assumer ses responsabilités », a prévenu Adama Mbaye.

ASECNA : L’intersyndicale suspend son mot d’ordre de grève après des avancées avec la tutelle

Alors qu’un mouvement de grève était prévu pour débuter ce samedi 12 avril, l’intersyndicale des travailleurs de l’ASECNA (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) a annoncé la suspension de son mot d’ordre. Une décision prise à l’issue d’une rencontre jugée constructive avec le ministre de tutelle, tenue jeudi matin.

« Nous avons rencontré notre ministre de tutelle ce matin. Et ce qui ressort de cette rencontre, c’est la suspension du mot d’ordre de grève, en attendant de poursuivre les négociations pour la satisfaction de l’ensemble des points de revendication », a déclaré François Paul Gomis, coordinateur de l’intersyndicale, à l’issue de l’entretien.

Au cœur des échanges figuraient les quatre principales revendications portées par les travailleurs de l’ASECNA. Le premier point concerne le paiement des arriérés de l’indemnité de sécurité aérienne (ISA). À ce sujet, le ministre a donné des garanties fermes, assurant que les fonds nécessaires sont disponibles depuis six mois.

Les autres revendications, notamment la régularité du paiement de l’ISA et son harmonisation entre les différents personnels et États membres, ont également été abordées. Un comité technique a été mis en place pour travailler sur une base juridique solide permettant une mise en œuvre stable et équitable de cette indemnité.

Autre point d’achoppement : la résorption du sous-effectif dans certains segments de l’ASECNA. Sur ce volet, les autorités ont manifesté une volonté claire de trouver des solutions durables. Le ministre de tutelle et le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) ont pris l’engagement de traiter ce problème en priorité.

Bien que le mot d’ordre de grève soit suspendu, l’intersyndicale reste vigilante. Elle souligne que la satisfaction est partielle et que la suite des négociations sera déterminante. Le dialogue reste donc ouvert, mais les travailleurs attendent désormais des actes concrets, notamment sur la régularité des paiements et la mise en œuvre des réformes structurelles promises.

Pour rappel, l’intersyndicale avait déposé un préavis de grève le 12 mars dernier, prévoyant une entrée en vigueur du mouvement à partir du samedi 12 avril, en l’absence d’accord.

En suspendant le mouvement de grève, les travailleurs de l’ASECNA affichent leur volonté d’aboutir par le dialogue, tout en mettant en garde contre toute forme de lenteur ou de promesse non tenue. La balle est désormais dans le camp des autorités, appelées à traduire leurs engagements en actes pour éviter une reprise de la contestation dans un secteur aussi stratégique que la navigation aérienne.

Santé : la F2S décrète 48 heures de grève pour faire plier le gouvernement

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a décrété une grève de 48 heures à partir de ce jeudi 13 mars 2025, pour protester contre l’inaction du gouvernement face à ses revendications. Malgré le dépôt d’un préavis de grève à la fin du mois de janvier, les négociations n’ont toujours pas abouti, poussant le syndicat à durcir son mouvement de contestation.

Le mouvement de grève concerne l’ensemble du personnel de santé affilié à la F2S, qui dénonce le manque de réponse concrète des autorités sanitaires. Cette mobilisation vise à obtenir l’application effective des accords signés en mai 2022, notamment la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents de santé, la finalisation du processus de reclassement et la gestion des carrières. La fédération réclame également le recrutement des agents de santé dans la fonction publique, l’augmentation des subventions allouées aux hôpitaux et la mise en compétition des postes de direction au sein des établissements publics de santé.

Par ailleurs, le syndicat exige l’application du décret 2016/404 relatif au statut du personnel des établissements publics de santé, ainsi que la signature du décret régissant l’organisation et le fonctionnement de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS). La F2S insiste également sur la nécessité d’appliquer l’article 29 du statut des collectivités territoriales, un point crucial selon les représentants syndicaux.

Cheikh Seck, porte-parole du syndicat, a déclaré lors d’une conférence de presse que le mouvement social ne se limitera pas à ces 48 heures de grève. En plus du débrayage, la F2S prévoit une série d’actions de protestation, dont une marche nationale prévue pour le mardi 25 mars 2025, la rétention d’informations et le boycott des supervisions.

À Ziguinchor, la contestation prend une tournure plus marquée avec des accusations de mauvaise gestion visant le directeur du Centre hospitalier régional. Siméon Faye, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras), a dénoncé une gestion catastrophique de l’hôpital, qu’il impute à l’incompétence du directeur en poste. Selon lui, ce dernier, issu du monde politique, ne maîtrise pas le management d’un établissement public de santé et ne respecte pas les protocoles d’accord signés avec les syndicats.

Malgré la fermeté du mouvement, la F2S reste ouverte au dialogue et interpelle une nouvelle fois les autorités. Selon Cheikh Seck, le gouvernement doit impérativement répondre aux revendications afin d’éviter une escalade du conflit social. Il prévient que si aucune solution concrète n’est trouvée dans les plus brefs délais, la situation risque de s’aggraver, mettant en péril la qualité des soins prodigués aux patients. Le syndicat tient le gouvernement pour seul responsable de toute détérioration future de la situation sanitaire dans le pays.

Crise dans le secteur de la santé : Le SATSUS décrète une grève générale les 26 et 27 février

Le Syndicat Autonome des Techniciens Supérieurs de Santé (SATSUS) a annoncé un mouvement de grève générale pour les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025, en réponse à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications. Cette mobilisation vise à exiger la régularisation administrative des techniciens supérieurs de santé, un problème qui dure depuis plusieurs années.

Le SATSUS dénonce le retard dans l’adoption du décret d’application relatif au statut des techniciens supérieurs de santé, un texte pourtant essentiel pour clarifier leur situation professionnelle. Selon le syndicat, l’absence de ce décret bloque la progression de carrière de nombreux agents, crée des injustices dans la grille salariale et limite l’accès aux formations et promotions.

« Cela fait trop longtemps que nous attendons des réponses concrètes. Nos collègues sont laissés dans une précarité administrative qui impacte non seulement leur motivation, mais aussi la qualité des services de santé fournis à la population », a déclaré un porte-parole du syndicat.

Les membres du SATSUS dénoncent également des conditions de travail de plus en plus difficiles, avec un manque criant de matériel, des effectifs insuffisants et une charge de travail excessive. Cette frustration a atteint un point critique, poussant le syndicat à durcir le ton et à organiser ce mouvement de grève nationale.

Dans plusieurs hôpitaux et centres de santé, la grogne monte parmi les techniciens supérieurs qui se sentent marginalisés par l’administration et peu considérés par les autorités sanitaires.

« Nous sommes des acteurs essentiels du système de santé, mais nous sommes traités comme de simples figurants. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités », a martelé un technicien en radiologie en poste à l’hôpital de Grand-Yoff.

Le SATSUS n’exclut pas un renforcement des actions de protestation si les autorités continuent d’ignorer leurs demandes. Une extension de la grève à une durée illimitée ou des sit-in devant le ministère de la Santé font partie des options envisagées si aucune solution rapide n’est trouvée.

En attendant, les patients risquent de subir les conséquences de cette paralysie du secteur, car de nombreux services hospitaliers dépendent des techniciens supérieurs de santé pour le bon fonctionnement des soins.

Crise universitaire : Le SAES maintient la grève et refuse toute négociation sur la réversion des pensions

Le bras de fer entre le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) et le gouvernement se poursuit, avec en toile de fond un point de discorde majeur : la réversion des pensions. Dr Yankoba Seydi, porte-parole du SAES, a affirmé que le syndicat ne transigera pas sur cette question, malgré une rencontre prévue avec les autorités ce mardi.

Le mouvement de grève décrété par le SAES se prolongera au moins jusqu’au mercredi 26 février 2025, en attendant l’issue des discussions avec le gouvernement. Selon Dr Seydi, le syndicat reste ouvert aux négociations sur plusieurs revendications, mais refuse catégoriquement tout compromis sur la réversion des pensions.

« Tout est négociable dans les différents points de revendication sauf un point. Ce point-là, il n’est pas négociable », a-t-il martelé. Il a également rappelé que le secrétaire général du SAES et les membres du bureau national ont déjà acté cette position et ne comptent pas revenir dessus.

La réversion des pensions, qui permet aux conjoints survivants de bénéficier d’une partie des pensions de retraite des enseignants, constitue un enjeu central pour les syndicalistes. Le SAES redoute une réforme qui pourrait réduire ces droits ou les rendre conditionnels, fragilisant ainsi la protection sociale des enseignants et de leurs familles.

Alors que les négociations restent ouvertes, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, a exprimé sa déception face à l’enlisement de la situation. Il regrette que le dialogue entre les parties ne soit pas suffisant pour éviter le recours aux grèves.

« Il est regrettable que des grèves soient décrétées alors que le dialogue entre les parties n’a jamais été rompu », a-t-il déclaré, appelant à plus de flexibilité de la part des syndicats pour trouver un terrain d’entente.

Malgré cet appel à l’apaisement, les enseignants du supérieur restent fermes. Pour eux, la réversion des pensions n’est pas un simple point de négociation, mais un droit fondamental qui garantit une sécurité financière aux familles des enseignants en cas de décès.

La prolongation de la grève du SAES risque de paralyser les universités publiques et d’affecter le bon déroulement du semestre académique. Déjà perturbé par d’autres tensions sociales, le secteur de l’enseignement supérieur fait face à des blocages qui compromettent la continuité pédagogique.

Ziguinchor : Les ex-agents du programme ISMEA entament une grève illimitée pour réclamer leurs salaires

Les anciens agents du programme Investir sur la Santé de la Mère, de l’Enfant et de l’Adolescent (ISMEA) ont décidé d’entamer une grève illimitée à partir de ce mercredi 26 février 2025. L’annonce a été faite sur les ondes de la RFM, où ils ont dénoncé le non-paiement de leurs salaires malgré des contrats signés depuis novembre 2024 et effectifs depuis janvier 2025.

Dr Ousmane Djiba, médecin généraliste et porte-parole des grévistes, a exprimé l’exaspération des agents qui, selon lui, n’ont toujours pas perçu leurs salaires du mois de janvier. « Jusqu’à ce lundi 24 février 2025, nous n’avons pas reçu nos salaires, alors que nous avons signé nos contrats et que nous exerçons depuis le début de l’année », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’hôpital de la paix de Ziguinchor.

Le programme ISMEA, mis en place pour renforcer les ressources humaines dans les régions à fort déficit sanitaire, avait permis le recrutement de 889 agents de santé qualifiés pour intervenir dans des localités comme Kaffrine, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. Cependant, après leur intégration au sein du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS), ces agents font face à des retards de paiement qui compromettent leur travail et leur quotidien.

Dr Djiba a rappelé que ces agents de santé travaillent dans des conditions particulièrement difficiles, notamment en brousse et dans des zones reculées, où ils jouent un rôle crucial dans l’accès aux soins. « Nous ne pouvons pas continuer à exercer nos missions sans recevoir nos salaires. Beaucoup d’entre nous se retrouvent dans des situations précaires alors que nous avons fait le choix de servir dans des localités où le besoin est le plus criant », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, la grève illimitée a été décrétée comme seule option pour se faire entendre. « Nous allons arrêter le travail tant que nos revendications ne seront pas prises en compte. Cette grève est un cri d’alarme lancé aux autorités pour qu’elles agissent rapidement et règlent cette injustice », a insisté le porte-parole.

Ce mouvement de protestation pourrait avoir des conséquences sur la prise en charge des patients, notamment dans les structures sanitaires des régions concernées. Pour les agents en colère, la responsabilité incombe aux autorités, et il est impératif que le gouvernement et le MSAS trouvent une solution rapide afin d’éviter une détérioration de la situation sanitaire dans ces zones déjà vulnérables.

Crise dans l’enseignement supérieur : le SAES décrète une grève de 72 heures

Le Bureau national (BN) du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a tiré la sonnette d’alarme après avoir examiné les comptes-rendus des assemblées générales tenues le mercredi 19 février 2025 sur les différents campus. Le syndicat dénonce un non-respect des engagements pris par le gouvernement, notamment en ce qui concerne les droits des familles des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés.

Parmi les engagements pris figure celui du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), qui, le 22 octobre 2024, s’était engagé, en accord avec le gouvernement, à « réintroduire le Décret, objet de la revendication, dans le circuit d’adoption des textes administratifs ». Cependant, à ce jour, cet engagement demeure lettre morte.

De plus, le SAES rappelle l’existence d’une « clause de confiance » conclue le 16 décembre 2024 entre le syndicat et le gouvernement, représenté par le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, agissant sur mandat du Premier Ministre. Cette clause prévoyait une signature immédiate du projet de Décret dès le 18 décembre 2024. Or, cette formalité n’a toujours pas été réalisée.

Le SAES dénonce un « dilatoire manifeste du gouvernement », accusant particulièrement le MESRI et la Primature de se renvoyer la responsabilité quant à la non-signature du Décret et à l’inapplication du protocole du 6 janvier 2023. Face à cette situation qu’il juge inacceptable, le syndicat a décidé de passer à l’action.

En réponse à ces manquements, le SAES a annoncé un mouvement de grève de 72 heures, qui débutera le lundi 24 février et prendra fin le mercredi 26 février 2025. Durant cette période, les enseignants suspendront toutes leurs activités pédagogiques, y compris les cours, les soutenances et les délibérations. Le syndicat appelle également à un arrêt total de la participation aux activités administratives, réunions et formations payantes.

Le SAES met en garde contre les répercussions de cette crise sur les années académiques 2023-2024 et 2024-2025. Il « dégage toutes ses responsabilités » face aux conséquences qui découleront du non-respect des protocoles d’accord et de la violation des lois et règlements par le gouvernement.

Ce nouvel épisode de tension dans le secteur de l’enseignement supérieur risque d’aggraver la situation des universités publiques, déjà confrontées à divers défis. Le gouvernement réagira-t-il à ces revendications avant que la crise ne s’enlise davantage ?

Santé : la Fédération des syndicats de la santé (F2S) annonce une grève les 13 et 14 mars 2025

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a annoncé un mouvement de grève générale les 13 et 14 mars 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre de leur nouveau plan d’action, déjà validé par l’ensemble des membres, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et le respect des engagements pris par les autorités.

Le secrétaire général de la F2S, Cheikh Seck, a détaillé la feuille de route qui mènera à cette grève. Le plan d’action comprend plusieurs étapes stratégiques. Le mardi 18 février 2025, un point de presse sera organisé pour informer l’opinion publique et les médias sur les motivations du mouvement. Le jeudi 27 février 2025, une assemblée générale se tiendra à l’hôpital Ndamatou de Touba, afin de mobiliser et sensibiliser les membres du secteur de la santé. La F2S prévoit également d’échanger avec les partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, les ambassades et les autorités religieuses afin de rallier davantage de soutien à leur cause. Enfin, la grève générale aura lieu les 13 et 14 mars 2025, avec un arrêt total des activités dans les structures de santé pour mettre la pression sur le gouvernement. Des actions de contestation telles que la rétention d’informations et le boycott des supervisions administratives sont également prévues pour perturber le fonctionnement normal du secteur.

Cheikh Seck a également révélé que la F2S a rencontré le ministre de la Santé et de l’Action sociale le lundi 17 février 2025 pour faire le point sur le suivi des accords signés le 29 décembre 2023. Cependant, malgré les discussions et la volonté affichée du ministre, le syndicat estime que cela ne suffit pas pour résoudre les nombreux problèmes du secteur. « Il faut impérativement l’intervention du président de la République et du Premier ministre », a insisté le syndicaliste, soulignant que seul un engagement politique au plus haut niveau pourrait permettre de trouver des solutions durables aux revendications des travailleurs de la santé.

Depuis plusieurs années, les syndicats de la santé dénoncent des conditions de travail difficiles, un manque criant de matériel, ainsi qu’un retard dans l’application des engagements pris par l’État. La grève annoncée pour mars 2025 s’inscrit donc dans la continuité des luttes syndicales en vue d’améliorer la situation des professionnels de la santé et de garantir une meilleure prise en charge des patients. Ce mouvement d’humeur pourrait avoir un impact significatif sur le fonctionnement des structures sanitaires du pays, notamment dans les hôpitaux et les centres de santé publics. Les autorités devront réagir rapidement pour éviter une paralysie du système de santé et prévenir une crise sanitaire.

Thiès : L’intersyndicale des PATS décrète 48 heures de grève dans les universités et centres des œuvres

L’intersyndicale des Personnels Administratif, Technique et de Service (PATS) des universités publiques et des centres des œuvres universitaires du Sénégal a décidé d’observer une grève totale de 48 heures à partir de ce lundi 17 février 2025. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale tenue à Thiès, marquant ainsi leur mécontentement face au silence des autorités sur leurs revendications.

Les syndicalistes dénoncent l’inaction de la tutelle et exigent l’application des accords de santé dans les universités, la revalorisation des pensions de retraite ainsi que l’intégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès. Ils réclament également une augmentation des budgets alloués aux universités, qu’ils jugent insuffisants au regard de la hausse du nombre d’étudiants et des charges, ainsi que la finalisation des chantiers inachevés dans les universités et centres des œuvres.

Face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération de la part des autorités, l’intersyndicale appelle l’ensemble des travailleurs à se mobiliser pour obtenir gain de cause. Cette grève risque d’impacter sérieusement le fonctionnement des universités et des centres des œuvres, perturbant ainsi la vie académique et sociale des étudiants. L’ampleur du mouvement pourrait s’accentuer si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités compétentes.

L’enseignement supérieur en crise : le SAES décrète une grève de 48 heures

Le climat social dans l’enseignement supérieur sénégalais se tend davantage. Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue les mardi 18 et mercredi 19 février 2025. Cette décision fait suite au constat d’un non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant plusieurs revendications des enseignants-chercheurs.

Le Bureau National du SAES pointe du doigt le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le gouvernement, les accusant de ne pas avoir respecté leurs engagements. Parmi les griefs avancés, le syndicat dénonce notamment :

  • L’absence de régularisation des pensions de retraite des ayants cause des enseignants-chercheurs décédés, en violation du Code des pensions civiles et militaires. Selon le SAES, cette situation dure depuis cinq ans.
  • Le non-respect d’un engagement pris le 22 octobre 2024 par le MESRI, « en accord avec le gouvernement », pour réintroduire le décret revendiqué dans le circuit d’adoption des textes administratifs.
  • Le non-respect de la “clause de confiance” du 16 décembre 2024, qui engageait le gouvernement à signer en l’état un projet de décret relatif aux revendications du syndicat.
  • Le mutisme du MESRI face aux différents points du préavis de grève du 13 janvier 2025, pourtant arrivé à expiration.

Dans son communiqué publié ce dimanche, le SAES appelle ses militants à suspendre non seulement les activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), mais aussi toute participation aux réunions administratives et aux formations payantes.

Le syndicat invite également les coordonnateurs à convoquer des assemblées générales de campus le mercredi 19 février 2025, afin d’évaluer la situation et de définir les prochaines étapes de la mobilisation.

Le SAES réclame une application immédiate du protocole d’accord signé avec les autorités et demande la restauration des droits des familles des enseignants-chercheurs décédés. « Il est inacceptable que des engagements formels soient bafoués, au détriment des droits des enseignants et de la stabilité de l’enseignement supérieur », déplore le Bureau National du syndicat.

Grève imminente des travailleurs de la Justice : Vers une nouvelle crise judiciaire

L’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ) a annoncé le dépôt d’un préavis de grève le 14 février 2025 auprès du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Secteur public. « Ce préavis s’inscrit dans le cadre des dispositions légales, notamment l’article 25-4 de la Constitution du Sénégal et l’article 7-7 de la loi 61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires », a déclaré l’UNTJ dans un communiqué rendu public.

L’entité soutient que « ce mouvement de contestation intervient après des années de revendications non satisfaites concernant les conditions de travail et la reconnaissance statutaire des agents judiciaires ». En effet, le texte note : « depuis 2018, l’UNTJ alerte sur le non-respect du décret 2019-575 du 5 février 2019, qui encadre plusieurs aspects du statut des travailleurs de la justice ». Le communiqué liste parmi ses priorités :

  • Le reclassement des greffiers à la hiérarchie A2 afin de corriger l’anomalie actuelle qui maintient deux hiérarchies (A2 et B2) au sein du même corps de métier.
  • L’intégration des agents autres que les greffiers et les interprètes judiciaires dans le corps des agents des greffes et parquets (hiérarchie B2).
  • L’organisation sans délai du concours professionnel des administrateurs des greffes.
  • L’effectivité de l’indemnité de logement pour les travailleurs de la justice, en raison de l’obligation de résidence stipulée par les articles 21-10 et 45-7 du décret 2019-575.

L’UNTJ prévient : « face à l’absence de réponse concrète de la part des autorités, nous nous réservons le droit de recourir à toutes les mesures nécessaires pour défendre les intérêts des travailleurs de la justice ». Toutefois, le syndicat affirme rester ouvert au dialogue pour parvenir à une issue favorable. Il invite ainsi l’ensemble des travailleurs de la justice à rester mobilisés et à suivre attentivement les directives qui seront communiquées dans les prochains jours.

Santé : Le SAMES annonce une grève nationale de 48 heures

Le secteur de la santé au Sénégal sera fortement perturbé la semaine prochaine. Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève nationale de 48 heures, prévue du mardi 18 au mercredi 19 février 2025. Cette décision a été prise en raison du manque de volonté des autorités à régler les problèmes persistants du secteur de la santé.

Le docteur Mamadou Demba Ndour, secrétaire général du SAMES, a tiré la sonnette d’alarme lors d’un rassemblement syndical. « Les hôpitaux sont malades, et l’État du Sénégal ne souhaite pas s’impliquer dans la gestion des ressources humaines et les affaires sociales qui préoccupent le secteur de la santé », a-t-il déclaré. Face à ce qu’il qualifie de « désengagement total des autorités », le syndicat exige des réformes urgentes et des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé.

Parmi les revendications du SAMES figurent la revalorisation des salaires et des primes des médecins, l’amélioration des plateaux techniques des structures hospitalières et la régularisation de la situation administrative de nombreux agents de santé. Les médecins dénoncent également le manque de moyens alloués aux hôpitaux et centres de santé, compromettant la qualité des soins dispensés aux patients.

Cette grève de 48 heures, qui s’étendra sur l’ensemble du territoire national, impactera le fonctionnement des hôpitaux et des centres de santé publics. Toutefois, le SAMES a précisé que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.

Les professionnels de la santé rappellent que cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de plusieurs alertes lancées ces dernières années. Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ils prévoient de durcir leur mouvement et d’envisager des actions plus radicales dans les semaines à venir.

Grève de 48 heures : le SAES exige l’application immédiate du protocole d’accord

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé une grève de 48 heures les jeudi 13 et vendredi 14 février 2025, en réaction à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications.

Dans un communiqué publié après l’expiration de son préavis de grève du 13 janvier 2025, le SAES dénonce :

• Le non-paiement des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs décédés depuis près de cinq ans, en violation du Code des pensions civiles et militaires.

• Le non-respect du protocole d’accord signé entre le SAES et le gouvernement le 6 janvier 2023.

• L’inaction du ministère de tutelle, malgré les efforts des enseignants-chercheurs pour maintenir un système d’enseignement supérieur fonctionnel.

Durant ces 48 heures de grève, le SAES appelle ses militants à :

• Suspendre toutes les activités pédagogiques, y compris les cours, soutenances et délibérations.

• Boycotter toute participation aux activités administratives et réunions.

• Arrêter les formations payantes.

Le syndicat tient l’État pour responsable des perturbations qui pourraient affecter les années académiques 2023-2024 et 2024-2025, en raison du non-respect des engagements pris.

Enfin, le SAES appelle à une mobilisation générale pour exiger l’application immédiate du protocole d’accord et la restauration des droits et de la dignité des familles des enseignants-chercheurs décédés.

Santé au Sénégal : le SAMES annonce une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a décidé d’observer une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025. Cette décision fait suite à l’inaction du gouvernement face aux revendications des professionnels de la santé, déposées en décembre 2023 et restées sans réponse.

Lors de sa réunion mensuelle du 1er février 2025, le Bureau Exécutif National (BEN) du SAMES a exprimé sa profonde déception face au silence des autorités sur plusieurs points jugés essentiels. Parmi les principales revendications figurent le recrutement des professionnels de la santé au chômage, des communautaires et des contractuels, la revalorisation des pensions de retraite des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, ainsi que la correction des inégalités salariales et indemnités jugées injustes. Le syndicat réclame également la construction d’hôpitaux de niveau II dans tous les départements, l’accélération de la couverture sanitaire universelle, ainsi qu’une meilleure prise en charge des médecins en spécialisation et des internes.

Le SAMES fustige par ailleurs une gestion jugée opaque des ressources humaines dans le secteur de la santé et appelle à plus de transparence et d’équité dans l’affectation et la promotion des agents. Selon le syndicat, l’absence de réponses concrètes de la part du gouvernement met en péril l’avenir du système de santé sénégalais et compromet la qualité des soins offerts aux populations.

Dans cette optique, le syndicat a décidé de mettre en place un plan d’action progressif, débutant par cette grève de 48 heures. Des assemblées générales de mobilisation seront organisées dans les hôpitaux et centres de santé pour sensibiliser les acteurs du secteur. Toutefois, un service minimum sera assuré pour la prise en charge des urgences vitales afin de ne pas compromettre la santé des patients les plus vulnérables.

Le SAMES exhorte l’ensemble des professionnels de la santé à se mobiliser massivement pour faire entendre leurs revendications et rappelle que si le gouvernement ne réagit pas, d’autres actions plus radicales pourraient être envisagées dans les semaines à venir.

Grève dans l’Enseignement Supérieur : Le SAES annonce un mouvement à partir du 13 février face à l’inaction du gouvernement

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a officialisé son intention de déclencher une grève générale à partir du 13 février 2025, accusant l’inaction persistante du gouvernement concernant les revendications des enseignants du supérieur. Cette décision fait suite à un préavis de grève déposé en janvier, que le gouvernement n’a apparemment pas pris en considération, d’où la frustration croissante au sein du syndicat.

Les enseignants du supérieur, regroupés au sein du SAES, exigent principalement l’application du protocole d’accord signé avec l’État, qui reste, selon eux, largement ignoré. Ce protocole prévoit, entre autres, des réformes salariales, une amélioration des conditions de travail dans les universités publiques, ainsi que des réajustements concernant la gestion des ressources humaines dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Malgré les engagements pris par l’État, les enseignants pointent un retard dans l’exécution des accords, ce qui a engendré une détérioration des conditions de travail. Ils dénoncent également une insuffisance d’infrastructures et un manque de matériels pédagogiques qui affectent non seulement leur travail mais aussi la qualité de l’enseignement dispensé aux étudiants.

Le SAES déplore que, malgré des années de discussions et de négociations, les promesses de réformes n’ont pas été concrétisées. Ils soulignent que la situation actuelle devient de plus en plus insoutenable, non seulement pour les enseignants, mais aussi pour les étudiants qui subissent de plein fouet cette crise éducative. Le manque d’infrastructures adaptées, l’insuffisance de ressources pédagogiques, ainsi que la surcharge des enseignants en raison du manque de personnel sont des problèmes récurrents dans les universités publiques sénégalaises.

Face à l’inaction du gouvernement, le SAES annonce que, si ses revendications ne sont pas satisfaites, il n’hésitera pas à durcir le mouvement et à paralyser les activités académiques dans les universités. Ce mouvement de grève pourrait, selon certains analystes, entraîner des perturbations majeures dans le calendrier académique et impacter gravement la formation des étudiants.

Le syndicat insiste sur la nécessité d’un dialogue franc et constructif pour éviter cette grève. Le SAES a exprimé son désir d’engager des négociations avec les autorités pour résoudre les problèmes de manière durable et garantir des conditions de travail décentes aux enseignants, tout en assurant une éducation de qualité pour les étudiants. Toutefois, les autorités n’ont pas encore répondu aux nouvelles menaces de grève, laissant ainsi un climat de tension palpable dans le secteur éducatif.

USSEIN : Les étudiants en grève de 48 heures pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

La Coordination des amicales de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (CAE-USSEIN) a décrété une grève de deux jours, ce lundi 27 et mardi 28 janvier 2025, pour protester contre leurs conditions d’étude jugées inacceptables. Ce mouvement vise à interpeller les autorités sur les promesses non tenues concernant les infrastructures et à exiger des actions concrètes face à une situation qu’ils qualifient de critique.

Dans un communiqué publié ce matin, la CAE-USSEIN a exprimé son ras-le-bol face à une décennie de précarité. Les étudiants dénoncent l’absence de livraison des nouveaux locaux répartis entre Kaolack, Kaffrine et Fatick, alors qu’ils devaient être prêts depuis octobre 2024, selon les engagements du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Une nouvelle échéance fixée à janvier 2025 n’a pas davantage été respectée, laissant les étudiants dans l’incertitude et la frustration.

Le chevauchement des années académiques constitue un autre point de tension majeur. Les retards accumulés perturbent l’organisation des études et compliquent l’attribution des bourses, plongeant de nombreux étudiants dans une précarité insupportable. Selon la CAE-USSEIN, ces retards traduisent un mépris inacceptable pour leur droit fondamental à une éducation de qualité.

Les étudiants réclament notamment l’annulation des inscriptions pédagogiques pour la Promotion 7, la finalisation et la livraison des chantiers des locaux de l’USSEIN, ainsi que la réhabilitation du campus de Fatick pour une reprise effective des cours dans des conditions dignes.

Face à ce silence des autorités, les étudiants rappellent au ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Abdourahamane Diouf, ses engagements et exigent des réponses concrètes et rapides. « Nous refusons d’être abandonnés », affirment-ils dans leur communiqué. « L’avenir des étudiants n’est pas négociable. »

Cette grève, qui intervient dans un contexte d’exaspération généralisée, traduit l’urgence d’agir pour répondre aux besoins des étudiants et garantir une reprise sereine des activités académiques. Les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer la capacité des autorités à répondre aux attentes légitimes des étudiants de l’USSEIN.

Grève à l’USSEIN : les étudiants suspendent les cours pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage

Ce lundi 27 janvier 2025, les étudiants de l’Université Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (USSEIN) ont entamé une grève de 48 heures pour protester contre leurs mauvaises conditions d’apprentissage. La coordination des amicales de l’université a pris cette décision pour exprimer leur exaspération face à l’inaction des autorités, malgré des revendications formulées depuis près de dix ans.

Dans un communiqué relayé par la Radio Télévision Sénégalaise (RTS), les étudiants dénoncent les retards persistants dans la livraison des nouveaux locaux de l’université situés à Kaolack, Fatick et Kaffrine. Ces infrastructures, promises pour 2024, restent inachevées, obligeant les étudiants à poursuivre leurs études dans des conditions qu’ils qualifient d’indignes.

Les étudiants réclament également la réhabilitation et la réouverture du campus de Fatick, qui serait à l’abandon, privant de nombreux jeunes d’un cadre d’apprentissage adapté. Une autre demande concerne l’annulation des inscriptions pédagogiques en ligne, un système qu’ils jugent inefficace et source de frustration pour de nombreux étudiants.

Depuis sa création, l’USSEIN fait face à des défis majeurs, notamment en matière d’infrastructures et de gestion. Ces problèmes, combinés au manque de réponse adéquate des autorités, alimentent le mécontentement des étudiants. Pour eux, cette grève est une énième tentative d’attirer l’attention sur leurs souffrances quotidiennes.

La coordination des amicales appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour répondre à leurs préoccupations. « Cela fait près de dix ans que nous dénonçons les mêmes problèmes. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », indique le communiqué.

En attendant une réaction des responsables de l’université et des autorités compétentes, les cours restent suspendus pour 48 heures, avec la possibilité d’un durcissement du mouvement si aucune solution n’est proposée.

USSEIN : Les enseignants décrètent une grève de 48 heures pour dénoncer des crises multiples

Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) a décidé de cesser ses activités pendant deux jours, les 20 et 21 janvier 2025. Cette grève, qualifiée d’avertissement, survient après plusieurs tentatives infructueuses pour alerter les autorités compétentes sur la situation alarmante dans laquelle se trouve cette jeune université publique.

Depuis son inauguration en 2019, l’USSEIN fait face à des difficultés croissantes, qui compromettent son fonctionnement et sa mission éducative. L’un des problèmes majeurs demeure le retard prolongé dans la livraison des infrastructures promises. La plupart des chantiers restent inachevés ou à l’arrêt, obligeant l’université à organiser ses cours dans des locaux d’emprunt inadaptés. Ces installations, devenues vétustes, ne peuvent plus répondre à l’afflux annuel d’étudiants.

La situation est particulièrement critique sur le campus de Fatick, où seules trois salles de classe sont disponibles pour accueillir 1 490 étudiants inscrits dans quatre départements et douze licences. Ce nombre insuffisant résulte de la fermeture de la majorité des salles de cours en octobre 2024, après qu’elles ont été jugées dangereuses par la commission de la protection civile. Les campus de Kaolack et de Kaffrine rencontrent également des difficultés similaires, fragilisant davantage l’ensemble de l’université.

À ces problèmes structurels s’ajoute une crise financière persistante. Depuis trois ans, la subvention allouée par l’État reste figée à un montant qui ne permet pas de couvrir les besoins essentiels, tels que les salaires, les dépenses pédagogiques et les projets de recherche. Cette inadéquation financière a conduit à un rejet unanime du budget 2025 par le Conseil d’administration de l’USSEIN, une première dans l’histoire de l’établissement. Les enseignants dénoncent également l’impossibilité d’intégrer des vacataires, pourtant indispensables pour combler le manque criant de personnel. Actuellement, l’université ne dispose que de 48 enseignants permanents pour environ 7 000 étudiants, un ratio qui compromet la qualité de l’enseignement.

Face à ces défis, le SAES-USSEIN exige une réponse immédiate des autorités. Les enseignants réclament la livraison rapide des infrastructures en cours de construction, conformément aux engagements pris par le ministère lors de sa visite en octobre 2024. Ils demandent également une augmentation de la subvention annuelle pour faire face à l’accroissement continu du nombre d’étudiants et assurer un fonctionnement adéquat.

Dans un communiqué, les membres du syndicat ont mis en garde contre les conséquences pédagogiques et sociales imprévisibles de cette situation, tout en se dégageant de toute responsabilité face à une aggravation des perturbations. Ils appellent à une mobilisation renforcée pour sauver cette université, qu’ils considèrent comme un modèle prometteur pour l’enseignement supérieur dans les régions.

L’avenir de l’USSEIN, née pour répondre aux besoins éducatifs et professionnels d’un Sénégal en pleine mutation, semble aujourd’hui compromis par un manque de moyens et de vision. Ce mouvement de grève pourrait marquer un tournant décisif, appelant à une prise de conscience collective sur la nécessité d’un investissement conséquent pour préserver cette institution.

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : le Premier Président clarifie les conditions du droit de grève

Lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, ce 16 janvier 2025, Mamadou Mansour Mbaye, Premier Président de la Cour suprême, a livré un discours détaillé sur le thème « Droit de grève et préservation de l’ordre public ». Cet événement, tenu en présence du Président de la République Bassirou Diomaye Faye, a été l’occasion de rappeler les principes encadrant ce droit constitutionnel au Sénégal, tout en insistant sur ses limites et les équilibres nécessaires pour protéger l’intérêt général.

Le Premier Président a souligné que le droit de grève, reconnu par l’article 25 de la Constitution, est un acquis fondamental pour les travailleurs. Cependant, il a insisté sur le fait que ce droit ne doit pas compromettre la liberté de travail, mettre en péril les entreprises ou perturber les services publics essentiels. Ce droit, fruit des luttes ouvrières historiques, est reconnu au niveau international par les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), mais il reste encadré pour prévenir les abus et maintenir l’ordre public.

Pour être légitime, l’exercice du droit de grève doit respecter trois conditions principales. Tout d’abord, il doit s’agir d’un mouvement collectif et concerté de cessation de travail, en conformité avec les lois en vigueur. Une grève non autorisée ou ne respectant pas les procédures prévues peut justifier des sanctions disciplinaires, comme l’a confirmé un jugement du tribunal du travail hors classe de Dakar en 2021. Ensuite, les revendications doivent avoir un caractère professionnel, visant l’amélioration des conditions de travail ou le respect des droits des travailleurs. Les revendications à caractère politique ou fantaisiste ne relèvent pas de ce droit, comme l’a rappelé la Cour suprême dans une décision de 2013. Enfin, la grève ne doit pas entraîner une paralysie totale des services ou des entreprises. Pour garantir la continuité des activités essentielles, des mesures comme le service minimum ou les réquisitions peuvent être nécessaires.

Certaines professions, notamment celles qui assurent des services publics essentiels, comme les forces armées, la police, les douanes, la magistrature ou les services d’hygiène, sont soumises à des restrictions spécifiques concernant le droit de grève. Ces limitations visent à préserver l’impartialité, la neutralité et le bon fonctionnement des institutions, tout en garantissant la sécurité des citoyens.

Le Premier Président a également abordé les dispositifs mis en place pour encadrer les grèves dans des secteurs sensibles. Les mesures de service minimum, indispensables pour maintenir la sécurité et la santé publiques, ainsi que les réquisitions administratives, doivent être appliquées avec discernement. Il a rappelé que ces réquisitions doivent respecter le principe de proportionnalité, comme l’a précisé la Cour suprême dans un arrêt de 2023.

Mamadou Mansour Mbaye a conclu en réaffirmant que le droit de grève, bien qu’essentiel, doit être exercé de manière responsable. Il a insisté sur l’importance d’un dialogue social renforcé pour prévenir les conflits et sur la nécessité de respecter les principes de l’OIT, qui concilient défense des droits des travailleurs et préservation de l’ordre public. Cette rentrée solennelle a été l’occasion de réaffirmer l’engagement des institutions judiciaires sénégalaises à promouvoir un équilibre entre les droits constitutionnels et les impératifs collectifs, dans un contexte où les défis socio-économiques exigent une gestion rigoureuse et concertée des conflits sociaux.

Grève et protestations à l’Université Iba Der Thiam de Thiès : les étudiants dénoncent la lenteur dans la livraison des infrastructures

Les étudiants de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) ont décidé de se lancer dans une grève de 72 heures, accompagnée de journées sans ticket, à partir du mercredi 15 janvier 2025. Cette décision survient après le rejet, par les autorités locales, de leur demande d’organiser une marche pacifique prévue pour le même jour. L’objet de la manifestation était de dénoncer la lenteur dans la finalisation et la livraison de plusieurs infrastructures universitaires essentielles, telles qu’un pavillon de 1 000 lits, un restaurant universitaire et un service médical.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Thiès Sud, Diokel Ngor Ngom, a refusé d’autoriser la marche en avançant des arguments relatifs à la menace d’entrave à la libre circulation et des risques de troubles à l’ordre public. Ce refus a été accueilli avec une vive indignation par la Conférence des amicales d’étudiants (CAE), qui estime que cette interdiction constitue une atteinte à leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement.

Les étudiants de l’UIDT déplorent l’inaction des autorités locales face aux problèmes de longue date concernant les infrastructures universitaires. Malgré plusieurs tentatives de dialogue, aucune mesure concrète n’a été prise pour remédier aux retards dans la mise en service des infrastructures promises, un retard qui a des conséquences directes sur les conditions de vie et d’études des étudiants. Ces derniers pointent du doigt la responsabilité des autorités compétentes et les tiennent responsables des conséquences d’une aggravation de la situation.

Dans un communiqué, la Conférence des amicales d’étudiants a appelé à un rassemblement pour la défense de leurs droits et de leurs intérêts légitimes. L’organisation prévoit également de tenir un point de presse le jeudi 16 janvier 2025 sur le site de la VCN, afin d’alerter l’opinion publique sur cette situation. En dépit des obstacles rencontrés, les étudiants se montrent déterminés à maintenir leur mobilisation et à défendre leurs revendications. Ils restent toutefois ouverts à un dialogue sincère avec les autorités, dans l’espoir de trouver une solution rapide et équitable à leurs préoccupations.

Les prochaines heures et jours seront cruciaux pour l’UIDT, alors que les étudiants, à travers leur grève, espèrent non seulement attirer l’attention sur leurs difficultés mais aussi obtenir des réponses concrètes des autorités sur les infrastructures universitaires qui demeurent un enjeu majeur pour la vie et les études à l’UIDT.

Le SAES décrète une grève de 48 heures pour exiger la mise en œuvre de l’allocation spéciale de retraite

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé un mouvement de grève de 48 heures, prévu pour les lundi 13 et mardi 14 janvier 2025. Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions persistantes avec les autorités, notamment autour de la question de l’allocation spéciale de retraite des enseignants-chercheurs et chercheurs.

Dans un communiqué, le bureau national du SAES a exprimé son indignation face à la non-réversion des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs décédés. Le syndicat déplore également l’absence de mise en place d’un régime de retraite complémentaire, pourtant nécessaire pour garantir une meilleure sécurité sociale aux enseignants après leur carrière universitaire.

L’une des principales revendications du SAES concerne l’application du décret modifiant le décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020, qui porte création d’une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités publiques. Ce texte avait été examiné et adopté lors du Conseil des ministres du 28 février 2024, mais sa mise en application tarde à se concrétiser.

Le SAES rappelle que l’élargissement de l’assiette de cotisation pour la retraite a été acté, mais que les enseignants-chercheurs ne voient toujours pas les effets de cette mesure sur leurs pensions. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et de frustration au sein de la communauté universitaire.

Par ailleurs, le SAES dénonce une augmentation de la charge statutaire de chaque enseignant-chercheur de 20 %, sans aucune compensation financière. Cette surcharge de travail, imposée sans discussion préalable ni contrepartie, est perçue comme une atteinte aux droits des enseignants et une dévalorisation de leur métier.

Le syndicat estime que cette situation met en péril la qualité de l’enseignement supérieur au Sénégal, tout en fragilisant la condition sociale des enseignants-chercheurs. « Le gouvernement doit respecter ses engagements et garantir un traitement digne aux acteurs de l’enseignement supérieur », martèle le communiqué du SAES.

Face à ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » des autorités, le SAES prévient que cette grève de 48 heures pourrait être suivie d’autres actions plus radicales si leurs revendications ne sont pas prises en compte rapidement. Le syndicat appelle les autorités à faire preuve de responsabilité et à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Pour le SAES, cette grève n’est pas seulement une lutte syndicale, mais une bataille pour la dignité des enseignants-chercheurs et pour la sauvegarde de l’enseignement supérieur sénégalais. Le syndicat appelle ainsi tous les enseignants à se mobiliser massivement les 13 et 14 janvier pour faire entendre leur voix et obtenir la mise en œuvre des mesures promises par le gouvernement.

Cette mobilisation met en lumière les défis auxquels fait face le système universitaire sénégalais. Alors que le gouvernement affiche des ambitions élevées pour le secteur de l’enseignement supérieur, les revendications des enseignants-chercheurs rappellent que les conditions de travail et de retraite doivent être au cœur des priorités.

Le SAES réclame ainsi non seulement la réversion des pensions aux ayants droit, mais aussi l’instauration d’un régime de retraite complémentaire, une revalorisation des salaires, et une meilleure reconnaissance de la charge de travail des enseignants-chercheurs.

Démarrage des cours d’anglais au préscolaire et à l’élémentaire : Les enseignants menacent de boycotter

Les enseignants retenus pour matérialiser le démarrage des apprentissages en anglais dans le préscolaire et l’élémentaire menacent de ne pas débuter les cours prévus à partir de ce mardi 14 janvier. Ces maîtres chargés des cours d’anglais expriment leur mécontentement concernant plusieurs revendications non satisfaites. Parmi ces demandes figurent l’attribution d’indemnités mensuelles, l’allègement des cours de français, la revalorisation de leur statut, ainsi que la mise à disposition du matériel didactique et l’organisation de formations continues.

« Nous n’allons pas démarrer les cours d’anglais mardi prochain parce que les maîtres arabes n’ont pas fait la même chose. Eux, ils ont été recrutés dans les écoles comme maîtres d’arabe uniquement. Au-delà d’être maîtres de français, nous sommes également des maîtres chargés de cours d’anglais. Nous devons exclusivement nous concentrer sur l’enseignement de l’anglais à l’élémentaire », a déclaré El Hadj Thierno Faye, le porte-parole du collectif des enseignants, lors d’une intervention sur la RFM.

Notons que les 649 enseignants admis pour dispenser les cours d’anglais dans le préscolaire et l’élémentaire sont divisés sur la question du boycott. Si certains d’entre eux menacent de ne pas débuter les cours d’anglais à la date retenue, d’autres, en revanche, se disent prêts à assurer les cours dès le jour du démarrage.

Pour rappel, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé le vendredi 13 décembre 2024 à Diamniadio au lancement officiel de l’introduction de l’anglais dans l’enseignement préscolaire et élémentaire au Sénégal. Cette initiative vise à renforcer les compétences linguistiques des élèves dès le plus jeune âge. Dans ce cadre, 649 enseignants maîtres d’anglais ont été recrutés et formés pour accompagner ce projet ambitieux qui intègre désormais le programme éducatif national.

Les chauffeurs de taxis du Sénégal en grève : dénonciation des “War Gaindé” et de l’insécurité dans le secteur

Le Syndicat démocratique des chauffeurs de taxis du Sénégal (SDCTS) a annoncé une manifestation dans les rues de Dakar le 22 janvier prochain. Cette mobilisation vise à dénoncer les pratiques qu’ils qualifient de “transports irréguliers”, à l’instar des motos-taxis communément appelés « War Gaindé », mais aussi à alerter sur l’insécurité croissante dans le secteur du transport.

Modou Ndiaye, secrétaire général du SDCTS, a exprimé son mécontentement face à la prolifération des motos-taxis, souvent perçues comme un moyen de transport non réglementé. Lors d’une intervention sur la RFM, il a rappelé que le Premier ministre a récemment émis une circulaire concernant l’immatriculation et les permis de conduire pour les motos. Toutefois, ces mesures, bien qu’encourageantes, ne suffisent pas selon lui :

« Ces motos ne sont pas encore habilitées à faire du transport de personnes. Elles doivent se limiter aux livraisons et laisser le transport urbain et interurbain aux acteurs agréés », a-t-il martelé.

Le responsable syndical a également fustigé l’absence de casques et d’assurances pour ces conducteurs de deux-roues, pointant un danger pour les passagers et les usagers de la route.

Les “War Gaindé” et “Allos Dakar” dans le viseur

Modou Ndiaye ne s’est pas limité aux motos-taxis, dénonçant également les plateformes de covoiturage telles que « Allos Dakar » et les services informels de transport.

« Déjà, le nom “War Gaindé” fait peur. Ils ont accaparé le transport », s’est-il indigné, accusant ces modes de transport de réduire les opportunités des chauffeurs de taxis traditionnels tout en créant un climat d’insécurité.

Le secrétaire général a exhorté les autorités à agir avec fermeté pour réguler non seulement les motos, mais également les services numériques et autres alternatives jugées illégales.

Cette manifestation se veut un appel fort aux nouvelles autorités pour qu’elles prennent leurs responsabilités face à une situation qui, selon les chauffeurs de taxis, menace leur survie économique et la sécurité des usagers.

« Il ne faut pas faire dans la demi-mesure. Les deux-roues, les applications, les ‘Allos Dakar’ et les ‘War Gaindé’ doivent être strictement encadrés », a conclu Modou Ndiaye.

Le 22 janvier, les rues de Dakar seront ainsi le théâtre d’une mobilisation qui, selon les chauffeurs, vise non seulement à défendre leurs droits, mais aussi à réclamer une meilleure organisation du secteur des transports au Sénégal.

Transport urbain : Les chauffeurs de taxis en colère contre les plateformes numériques annoncent une grève symbolique

Le secteur du transport urbain au Sénégal est en pleine crise. Les chauffeurs de taxis, regroupés au sein du Mouvement Dolel Transport, dénoncent l’inaction des autorités face à la concurrence qu’ils jugent déloyale des plateformes numériques telles que Yango, Heetch et Yassir. Frustrés par le quatrième report du procès visant à statuer sur la légalité des activités de ces multinationales, les chauffeurs ont décidé de porter des brassards rouges à partir de ce lundi, en signe de protestation.

Malick Diop, secrétaire national du Mouvement Dolel Transport, a exprimé son indignation face à la situation. « C’est inadmissible. Nous sommes dans un désarroi total. Le système de transport est en crise à cause de ces plateformes qui bafouent les lois et règlements du pays », a-t-il déclaré.

Selon lui, les autorités, du président de la République au ministre des Transports Yankhoba Diémé, sont coupables d’un « mutisme complice », en restant silencieuses face aux revendications des chauffeurs.

Les chauffeurs reprochent à ces plateformes numériques d’opérer sans se conformer aux exigences légales du Sénégal, ce qui crée une situation de concurrence déloyale. En effet, les chauffeurs traditionnels doivent s’acquitter de nombreuses taxes, obtenir des licences et respecter des règles strictes, alors que les plateformes ne subiraient pas les mêmes contraintes.

Modou Seck, président du Regroupement des Taxis Urbains, explique que le métier de chauffeur de taxi devient de plus en plus difficile. « Tout le monde sait que le métier de taxi ne rapporte pas beaucoup, mais nous faisons des efforts pour être en règle, avec nos licences et nos permis. Ces plateformes nous empêchent de travailler correctement. Nous ne pouvons plus payer nos assurances ni rembourser nos prêts bancaires. »

Les chauffeurs dénoncent une situation où ils sont poussés à l’endettement et peinent à maintenir leur activité.

Face à ce qu’ils considèrent comme une impasse judiciaire, les chauffeurs de taxis ont décidé de passer à l’action. À partir de lundi 13 janvier, les chauffeurs arboreront des brassards rouges pendant 48 heures, une initiative qu’ils qualifient de « symbole universel de mécontentement ».

Une conférence de presse est également prévue le mercredi 15 janvier pour annoncer de nouvelles mesures de protestation, si les autorités ne prennent pas des décisions concrètes d’ici là.

Les chauffeurs de taxis demandent aux autorités de protéger les acteurs locaux en appliquant strictement les lois en vigueur et en interdisant les activités des plateformes numériques illégales.

« Nous ne sommes pas contre les innovations, mais elles doivent se conformer aux règles du pays. Si rien n’est fait, nous irons jusqu’à bloquer le transport urbain à Dakar et dans les autres régions », a averti Malick Diop.

Cette crise dans le secteur du transport urbain s’inscrit dans un débat plus large sur l’impact des plateformes numériques dans les économies africaines. Ces innovations, qui apportent de nouvelles opportunités aux consommateurs, rencontrent souvent des résistances de la part des acteurs traditionnels qui peinent à s’adapter aux nouvelles réalités du marché.

Dans plusieurs pays africains, les chauffeurs de taxis traditionnels ont mené des mouvements de protestation similaires, dénonçant une absence de régulation des plateformes numériques.

Le prochain rendez-vous judiciaire est prévu le 18 mars 2025. En attendant, la mobilisation des chauffeurs pourrait s’intensifier, mettant la pression sur les autorités sénégalaises pour qu’elles prennent des mesures concrètes afin d’apaiser les tensions.

Secteur primaire : Le syndicat des travailleurs dépose un préavis de grève

Les tensions montent dans le secteur primaire. Le syndicat des travailleurs du secteur des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires (MPIMP) a déposé, ce mercredi 8 janvier 2025, un préavis de grève pour dénoncer le non-respect des engagements pris par le gouvernement lors des négociations de décembre 2022.

Dans un communiqué parvenu à Seneweb, les syndicalistes réclament l’amélioration de leurs conditions de travail et mettent en garde les autorités contre un durcissement de leur mouvement si leurs revendications ne sont pas prises en compte avant le 7 février prochain.

Le syndicat dénonce notamment les disparités salariales entre les agents du secteur des pêches et les autres fonctionnaires de la Fonction publique, ainsi que l’absence de perspectives de carrière pour les agents contractuels. Parmi les principales revendications figurent :

  • La mise en place d’un fonds commun destiné à améliorer les revenus des agents.
  • La généralisation de l’indemnité de logement à l’ensemble des fonctionnaires du secteur primaire.
  • L’octroi d’une indemnité de risque à tous les agents du ministère des Pêches, compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés dans l’exercice de leurs fonctions.
  • L’intégration des contractuels dans la Fonction publique pour assurer la stabilité de leur emploi.

Les travailleurs déplorent également l’insuffisance des moyens logistiques dans tout le département, ce qui handicape leurs activités sur le terrain.

Les revendications du syndicat s’inscrivent dans le cadre d’un protocole d’accord signé le 1er décembre 2022 entre le ministère de la Fonction publique et les syndicats du secteur primaire. Cet accord portait sur l’octroi de 60% du montant initial des indemnités réclamées par les agents, avec la promesse de créer un comité technique chargé d’étudier la faisabilité d’un fonds commun dans le secteur.

Cependant, selon le syndicat, aucune avancée concrète n’a été enregistrée depuis la signature de cet accord. Le gouvernement est accusé de ne pas tenir ses promesses, malgré l’engagement pris devant les partenaires sociaux.

Si leurs demandes ne sont pas satisfaites d’ici au 7 février prochain, les travailleurs du secteur primaire menacent d’entrer en grève illimitée.

Selon un responsable syndical joint par téléphone, « les agents du secteur des pêches jouent un rôle crucial dans l’économie nationale, notamment en matière de sécurité maritime, de contrôle des ressources halieutiques et d’encadrement des activités portuaires. Il est inadmissible que ces professionnels soient laissés-pour-compte, malgré les risques qu’ils encourent au quotidien ».

La menace de grève inquiète les acteurs économiques, notamment les professionnels de la pêche artisanale et industrielle, qui craignent un blocage des activités portuaires en cas de paralysie des services.

Le secteur primaire, notamment les pêches, occupe une place stratégique dans l’économie sénégalaise, avec une contribution significative au PIB national et à l’emploi des jeunes. Toute perturbation pourrait avoir de graves conséquences sur l’approvisionnement du marché local en produits halieutiques, ainsi que sur les exportations vers les marchés internationaux.

Face à cette situation, le gouvernement est attendu sur sa capacité à désamorcer la crise. Des négociations avec le syndicat pourraient être entamées dans les prochains jours pour éviter une grève qui risque de perturber durablement les activités du secteur.

Ziguinchor : La CE-UASZ suspend son mot d’ordre de grève et appelle à la reprise des cours

La Coordination des Étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ) a annoncé, par un communiqué daté du 2 janvier 2025, la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision fait suite à des avancées notables dans la satisfaction de certaines revendications des étudiants, bien que des points cruciaux demeurent en suspens.

Dans son communiqué, la CE-UASZ a reconnu les progrès réalisés, affirmant qu’ils répondent à 50 % des attentes des étudiants. Elle a particulièrement salué les efforts conjoints des différents acteurs, notamment le réseau des anciens étudiants (alumni), dont le généreux don de matériel a été qualifié de geste significatif pour améliorer les conditions d’apprentissage à l’université.

Cependant, la coordination reste ferme sur certaines exigences. Elle rejette catégoriquement l’imposition des sessions uniques, une mesure qu’elle estime pénalisante pour la réussite académique des étudiants. La CE-UASZ exige le retour à deux sessions normales avec deux périodes de rattrapage, qu’elle considère essentielles pour garantir une évaluation juste et adaptée au parcours des apprenants.

Pour parvenir à une résolution durable, une équipe de médiateurs a été mobilisée afin de proposer des solutions concrètes. Ces démarches nourrissent l’espoir d’une issue favorable, selon le communiqué.

En attendant, la CE-UASZ appelle les étudiants à retourner dans les amphithéâtres dès le lundi 6 janvier 2025. « Dans un esprit de responsabilité, nous annonçons la suspension du mot d’ordre de grève, tout en restant vigilants et prêts à poursuivre le combat si nécessaire », conclut le texte.

Cette décision marque un tournant important dans le dialogue entre les étudiants et les autorités universitaires. Si l’appel à la reprise des cours est une avancée significative, la vigilance des étudiants souligne qu’un terrain d’entente durable reste encore à trouver.

Ziguinchor : Le SAEMS prépare un préavis de grève pour le respect des accords avec l’État

Lors de sa tournée nationale, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) a marqué une étape importante à Ziguinchor, où son secrétaire général national, El Hadji Malick Youm, a annoncé la décision de déposer un préavis de grève. Ce dépôt, prévu à leur retour à Dakar, vise à faire pression sur le gouvernement pour le respect des accords signés avec les enseignants.

Cette déclaration a été faite en marge de la finale du tournoi de football de la fraternité « SAEMSIENNE », organisée par la sous-section du SAEMS de Ziguinchor. La compétition a vu la victoire du lycée Djignabo Bassène sur le CEM Tété Diédhiou par un score d’un but à zéro.

Selon El Hadji Malick Youm, cette tournée nationale a pour objectif de mobiliser les enseignants et de les informer sur la situation actuelle. Il a déploré le manque d’avancées significatives dans les discussions avec le gouvernement, malgré plusieurs rencontres. « Nous constatons un statu quo sur des points essentiels tels que les lenteurs administratives, la revalorisation salariale, la surimposition et la formation des enseignants », a-t-il déclaré.

Le syndicaliste a également rappelé l’implication des enseignants dans l’avènement de la troisième alternance politique au Sénégal. Toutefois, il a souligné que cette contribution n’a pas été suivie par des réponses concrètes de la part des autorités. « La préoccupation des travailleurs, et notamment des enseignants, devrait être une priorité pour tout nouveau régime. Malheureusement, ce n’est pas encore le cas », a-t-il regretté.

Dans ses explications, El Hadji Malick Youm a précisé que le dépôt du préavis de grève n’est pas une décision prise à la légère, mais une réponse à l’inaction de l’État. « Ce préavis vise à exiger le respect des points de l’accord déjà signé, mais qui n’ont pas encore été mis en œuvre », a-t-il affirmé.

La tournée a également permis de mobiliser les enseignants à la base et de recueillir leurs préoccupations. Pour le SG du SAEMS, cette démarche est essentielle pour maintenir l’unité et la détermination du corps enseignant face aux défis auxquels il est confronté.

En conclusion, El Hadji Malick Youm a réitéré la volonté du SAEMS de poursuivre le combat pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants et le respect de leurs droits. Ce préavis de grève, selon lui, est une étape clé pour obtenir des avancées concrètes.

Alexis SAGNA
Ziguinchor

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Dakar paralysée par la grève des ramasseurs de déchets : une ville étouffée par les ordures

Depuis plusieurs jours, la capitale sénégalaise fait face à une crise majeure de gestion des déchets, suite à une grève des ramasseurs de déchets. Ces derniers revendiquent de meilleures conditions de travail, des salaires décents et une couverture sociale adéquate. Conséquence immédiate : les rues de Dakar sont submergées par des montagnes d’ordures, suscitant l’indignation et l’inquiétude des habitants.

Les travailleurs du secteur dénoncent des conditions de travail indignes, un manque de matériel adapté et des rémunérations insuffisantes pour subvenir à leurs besoins. Selon un porte-parole du mouvement, « les ramasseurs de déchets travaillent sans équipements de protection, et nos salaires ne nous permettent même pas de vivre dignement ».

Cependant, la grève n’est pas sans conséquences sur la vie quotidienne des Dakarois. Fatima Sow, mère de famille habitant dans le quartier de Médina, exprime son désarroi :
« La situation est devenue insupportable. Les ordures s’accumulent dans les rues, et c’est un vrai problème pour la santé de nos enfants. Nous comprenons les revendications des ramasseurs, mais nous avons besoin d’une solution rapide. Chaque jour, nous devons faire face à des odeurs nauséabondes et à des rats qui envahissent notre quartier. »

Avec l’accumulation des déchets dans les rues, les risques sanitaires augmentent. La prolifération des rats et des insectes, combinée aux odeurs insupportables, pourrait entraîner des épidémies. Des médecins alertent déjà sur les dangers de maladies telles que le choléra ou la typhoïde, particulièrement en cette période où les températures restent élevées.

Face à cette crise, les autorités semblent peiner à trouver une solution rapide. Si des discussions sont en cours avec les syndicats des travailleurs, aucun accord n’a encore été trouvé. En attendant, certaines initiatives privées, comme des associations locales ou des particuliers, tentent de pallier le problème en nettoyant les quartiers, mais ces efforts restent limités face à l’ampleur de la situation.

Cette crise révèle une fois de plus les failles du système de gestion des déchets à Dakar. Ce n’est pas la première fois que la capitale fait face à ce type de situation. Pour de nombreux observateurs, il est impératif de revoir entièrement le modèle de gestion des déchets et d’améliorer les conditions de travail des agents qui, chaque jour, assurent une tâche essentielle pour la salubrité publique.

En attendant une issue favorable, les Dakarois continuent de subir les effets de cette crise, oscillant entre solidarité avec les grévistes et exaspération face à une situation devenue intenable.

Université de Bambey : Les étudiants décrètent une grève de 72 heures pour dénoncer la mauvaise qualité des repas

Les tensions montent dans les universités du Sénégal. Après la récente protestation des étudiants de l’UCAD concernant le paiement de leurs bourses, c’est au tour des étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey d’entrer en grève.

Selon la Rfm, les étudiants ont décrété une grève de 72 heures à partir de ce mercredi. Leur principale revendication porte sur la mauvaise qualité des repas servis au restaurant universitaire. Les grévistes exigent ainsi la rupture du contrat avec le prestataire actuel, qu’ils jugent incapable de répondre à leurs attentes alimentaires.

Cette nouvelle grève met en lumière les difficultés persistantes dans les universités sénégalaises, où la qualité de vie des étudiants devient un enjeu récurrent.

Crise salariale et mécontentement à l’aéroport International Blaise Diagne de Dakar

La situation à l’Aéroport international Blaise Diagne de Dakar (AIBD) atteint un point critique alors que les travailleurs restent sans salaires pour le mois de juillet. Selon les dernières informations, les salaires n’ont toujours pas été versés jusqu’à hier, lundi 5 août, suscitant une colère grandissante parmi le personnel.

Habituellement, les employés de l’AIBD reçoivent leurs salaires avant la fin du mois. Cependant, ce mois-ci marque une rupture avec cette habitude, plongeant les travailleurs dans une incertitude financière préoccupante. En plus des salaires impayés, les cartes de restauration, essentielles pour beaucoup d’employés, n’ont pas été rechargées ni pour le mois en cours ni pour le mois précédent, aggravant encore la situation.

Le climat de mécontentement est exacerbé par les rumeurs persistantes de possibles ruptures de contrat, alimentant les craintes d’un avenir professionnel incertain pour de nombreux employés. Face à cette situation inédite et catastrophique, une réunion cruciale est prévue aujourd’hui mardi entre la direction générale et les représentants des travailleurs. Les discussions porteront notamment sur la problématique de l’avancement des travailleurs et les mesures à prendre pour résoudre cette crise salariale.

La situation actuelle à l’AIBD met en lumière des dysfonctionnements internes majeurs et pose la question de la gestion des ressources humaines au sein de cette infrastructure stratégique pour le Sénégal. La communauté des travailleurs, soudée dans l’adversité, attend avec impatience les résultats de la réunion d’aujourd’hui et espère une résolution rapide et équitable de leurs revendications légitimes.

Alors que l’AIBD est un pivot essentiel pour le trafic aérien en Afrique de l’Ouest, la résolution de cette crise salariale est impérative pour garantir non seulement le bien-être des travailleurs mais aussi le bon fonctionnement de l’aéroport et la sécurité des opérations aériennes. La direction générale de l’AIBD est désormais face à une pression considérable pour apporter des réponses concrètes et immédiates à cette situation alarmante.

Grève à Sabodala : les tensions montent entre travailleurs et direction

Depuis quelques jours, une grave tension règne à Sabodala où les travailleurs de Sabodala Gold Operations (SGO) ont décidé de se mettre en grève. Une décision qui a provoqué une réaction ferme de la part de la direction. Endeavour Mining, la société mère, a annoncé via un communiqué la suspension des contrats de travail des mineurs grévistes et leur expulsion des installations de Sabodala Massawa.

Cette situation de crise a suscité l’indignation de Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, qui a dénoncé ce qu’il considère comme une « conduite incorrecte de Endeavour Mining ». En tant que défenseur des droits de l’homme, Seck appelle les autorités sénégalaises à intervenir pour mettre fin à ce qu’il décrit comme une situation injuste envers les travailleurs de SGO.

La grève des employés de SGO, qui exploitent l’un des plus grands sites aurifères du Sénégal, est née d’un mécontentement croissant au sein du personnel. Les revendications des travailleurs incluent de meilleures conditions de travail, des augmentations salariales, et une plus grande sécurité sur le site minier. Selon des sources proches des grévistes, les négociations avec la direction n’ont pas abouti, poussant les employés à prendre des mesures radicales.

En réponse à la grève, Endeavour Mining a adopté une position de fermeté. Dans son communiqué, l’entreprise a justifié la suspension des contrats et l’expulsion des grévistes comme une mesure nécessaire pour maintenir l’ordre et la sécurité sur le site. Cette décision a été critiquée non seulement par les travailleurs mais aussi par plusieurs organisations de défense des droits humains.

Birahim Seck, figure de proue du Forum Civil, a publiquement condamné les actions de Endeavour Mining. Selon lui, la réaction de l’entreprise est disproportionnée et viole les droits fondamentaux des travailleurs. « Il est impératif que les autorités sénégalaises interviennent pour protéger les droits des travailleurs et assurer une résolution pacifique de ce conflit, » a-t-il déclaré.

La situation à Sabodala reste tendue, avec des travailleurs déterminés à poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. De leur côté, les dirigeants de Endeavour Mining semblent peu enclins à céder sous la pression. L’intervention des autorités sénégalaises pourrait être déterminante pour éviter une escalade de la situation et trouver une solution acceptable pour les deux parties.

Alors que les regards se tournent vers les autorités sénégalaises, il reste à voir si une médiation efficace pourra mettre fin à cette impasse et restaurer un climat de travail serein à Sabodala.

Sabodala Gold Operations : La réaction surprenante de la direction face à la grève des employés

La Direction de Sabodala Gold Operations (SGO) a réagi de manière inattendue à la décision des employés de faire grève. «Malgré la qualité du dialogue social et les efforts de toutes les parties pour trouver une issue favorable au préavis de grève transmis par vos délégués du personnel le 30 juin, la direction de Sabodala Gold Opérations prend acte avec regret de la décision des employés d’exercer leur droit de grève en ce jour 1er août 2024», a déclaré d’emblée Lawrence Manjengwa, vice-président et chef des opérations Sénégal.

Cette décision survient à un moment crucial pour le développement de la mine, peu de temps après la mise en service de l’usine BIOX, indispensable pour l’avenir et la performance de l’outil de travail. Une grève compromettrait gravement la production du deuxième trimestre 2024, pourtant essentielle pour atteindre les objectifs annuels.

En réaction à ce mouvement décrété hier vers 20 heures, des mesures ont été prises contre les travailleurs grévistes. «En ma qualité de vice-président chef des opérations, je vous rappelle la sensibilité de la nouvelle usine BIOX qui requiert une attention particulière et une surveillance constante. Même si cette grève était de courte durée, tout arrêt de notre usine affecterait les équipements mais surtout les bactéries clés dans le processus d’extraction de l’or, et il nous faudra des mois avant d’espérer un retour à l’activité normale. Tel que prévu par la réglementation en vigueur, toute participation au mouvement de grève suspend temporairement le contrat de travail et, par conséquent, les avantages associés, y compris le logement et les repas fournis par les camps de Sabodala et Massawa», a déclaré Lawrence Manjengwa dans un document.

Il précise également que l’exercice du droit de grève ne peut s’accompagner d’une occupation des lieux de travail ou de leurs abords immédiats. «Par conséquent, j’appelle tous les travailleurs grévistes à quitter leurs chambres attribuées pendant la durée de la grève, ceci en application des dispositions prévues par le Code du Travail. Afin d’assurer la sécurité des travailleurs, des bus seront mis à disposition pour transporter le personnel gréviste vers leur lieu de résidence à partir de 07h00 (matin) le 02 août. Nous vous prions de bien vouloir libérer vos chambres et retourner les clés au bureau de votre superviseur de bloc/quad.»

Le vice-président chargé des opérations au Sénégal soutient également que «les prochains jours seront décisifs pour envisager une reprise rapide des activités». «Je crois fermement en notre capacité collective à trouver des solutions pérennes et satisfaisantes pour tous en poursuivant notre dialogue social. Je vous tiendrai informés de l’évolution de la situation et vous rappelle que ma porte reste toujours ouverte», a-t-il déclaré à l’endroit des grévistes.

Grève illimitée des concessionnaires du nettoiement pour réclamer 14 Milliards de Francs CFA d’Arriérés

Le collectif des concessionnaires du nettoiement a annoncé une grève illimitée à partir de jeudi, 8 heures, sur l’ensemble du territoire national, en raison d’arriérés de factures s’élevant à environ 14 milliards de francs CFA. Cette décision a été communiquée par Boubacar Diallo, secrétaire général du collectif, lors d’une déclaration faite à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) ce lundi.

« Nous avons décidé de faire un arrêt de travail illimité, jeudi à partir de 8 heures, à Dakar et sur toute l’étendue du territoire national pour exiger des autorités étatiques le paiement d’arriérés de factures de nos prestations, » a déclaré M. Diallo.

Les arriérés concernent les prestations de l’année 2023, avec une dette de 1,9 milliard de francs CFA, et celles de 2024, atteignant 12,5 milliards de francs CFA. M. Diallo a souligné que les concessionnaires souhaitent seulement récupérer leurs fonds pour pouvoir poursuivre leurs activités.

« Nous restons ouverts à des pourparlers avec le gouvernement pour trouver une solution à cette situation qui nous cause beaucoup de préjudices et pour engager des négociations visant à améliorer le fonctionnement du secteur, » a-t-il ajouté.

Cette grève risque de perturber gravement la propreté urbaine, affectant non seulement Dakar mais également les autres régions du pays. Les citoyens pourraient rapidement ressentir les effets de l’arrêt des services de nettoiement, avec une accumulation probable de déchets dans les rues.

Les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce. Toutefois, cette situation met en lumière les difficultés financières rencontrées par les entreprises de nettoiement et l’importance de régulariser les paiements pour assurer un service continu et efficace.

Les discussions entre le gouvernement et le collectif des concessionnaires seront cruciales pour dénouer cette crise et éviter une détérioration de la situation sanitaire dans les villes sénégalaises.

Retards de Paiement : Le Collectif des Concessionnaires du nettoyage menace de paralysie

Le collectif des concessionnaires du nettoiement du Sénégal a lancé un avertissement sévère : ils menacent de suspendre les services de collecte des déchets à l’échelle nationale à partir du jeudi 25 juillet 2024.

Dans un communiqué, les concessionnaires dénoncent les retards persistants dans le règlement de leurs factures par les autorités compétentes. Cette situation avait déjà conduit à un arrêt de travail le 11 juin 2024.

« À la suite de concertations avec les autorités en charge du secteur et en raison de la proximité de la fête de l’Aid à l’époque, nous avions décidé de suspendre cet arrêt de travail et de continuer à négocier avec les autorités. Cependant, nous sommes au regret de constater que malgré l’audience que le ministre en charge du secteur nous a accordée, nous n’avons eu aucune avancée concrète concernant le règlement de nos dettes de 2023. De plus, les factures de 2024 continuent de s’accumuler. Nous avons également saisi la Direction générale de la Sonaged, mais nous n’avons reçu aucune réaction à ce jour », déplore le communiqué.

Les concessionnaires, en tant que dirigeants d’entreprises responsables et soucieux du bien-être et de la santé des populations, avertissent que sans solution pour apurer la dette, ils seront techniquement incapables de poursuivre leur travail.

L’Appel à la Concertation du Ministre Moussa Bala Fofana au Syndicat des Travailleurs des Collectivités Territoriales en grève récurrente depuis 2 Ans

Dans un contexte de grèves persistantes depuis deux ans, le Ministre Moussa Bala Fofana appelle à la concertation avec le Syndicat des travailleurs des collectivités territoriales. Cette initiative vise à trouver une solution durable aux revendications des travailleurs et à rétablir la stabilité au sein des collectivités locales. Découvrez les détails et les enjeux de cet appel à travers notre reportage.

Les chauffeurs de taxis expriment leur colère dans les rues contre les applications de transport

Dans une manifestation impressionnante ce dimanche, des centaines de chauffeurs de taxis ont convergé dans les rues pour exprimer leur colère contre les applications de transport en commun et les motos taxis. Regroupés autour d’un syndicat, ils ont demandé l’implication des autorités pour répondre à leurs revendications.

La grogne dans le secteur du transport s’est intensifiée alors que les chauffeurs de taxis se sentent de plus en plus menacés par l’émergence des applications de transport en ligne et des services de motos taxis. Sentant leur gagne-pain en péril, ils ont décidé de descendre dans les rues pour faire entendre leur voix.

Arborant des pancartes et scandant des slogans, les chauffeurs de taxis ont dénoncé la concurrence déloyale et les conditions de travail précaires auxquelles ils sont confrontés. Ils ont souligné la nécessité pour les autorités de réguler le secteur et de protéger leurs emplois.

La manifestation, organisée par un syndicat de chauffeurs de taxis, a attiré l’attention des médias et du public sur les défis auxquels la profession est confrontée. Les participants ont exprimé leur détermination à continuer à lutter jusqu’à ce que leurs préoccupations soient prises en compte.

Face à cette mobilisation sans précédent, les autorités sont appelées à écouter les revendications des chauffeurs de taxis et à prendre des mesures concrètes pour assurer leur protection et leur bien-être.

120 heures de grève annoncées par l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal

L’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal (ISTCTS) a décidé de poursuivre son mouvement de protestation en lançant son 18e plan d’action de lutte. Dans un communiqué relayé par Dakaractu, l’intersyndicale a annoncé une grève de 120 heures, débutant ce lundi 27 Mai 2024 et se poursuivant jusqu’au vendredi 31 Mai, sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision survient dans un contexte où les travailleurs des collectivités territoriales expriment leur mécontentement face à certaines conditions de travail ou revendications salariales non satisfaites. Malgré le report de la marche nationale prévue initialement le mardi 28 Mai, l’intersyndicale maintient sa pression en organisant une conférence de presse le jeudi 30 Mai 2024 à la Direction de l’Administration Urbaine (DAU), à 10 heures.

Cette nouvelle action souligne la détermination des travailleurs des collectivités territoriales à faire entendre leurs voix et à obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations. L’impact de cette grève sur les services publics locaux et sur la population sera à surveiller dans les prochains jours, alors que les négociations entre les syndicats et les autorités pourraient reprendre afin de trouver un terrain d’entente.

Thiénaba : Le Sous-préfet interdit la manifestation du collectif des spoliés de l’usine « Éléphant vert » devant la mairie

Le collectif des spoliés de l’usine « Éléphant vert » du village de Ndane a été contraint de revoir ses plans. Prévoyant une manifestation le mercredi 29 mai 2024 devant les locaux de la municipalité de Thiénaba, le groupe s’est heurté à un veto sans appel du Sous-préfet.

Dans une lettre d’information accusant réception, l’autorité administrative a clairement exprimé son opposition à la tenue de l’événement devant un édifice public. La justification avancée est la potentielle perturbation de la circulation des usagers du service public municipal. « Je vous signale que la tenue d’une manifestation au lieu indiqué pourrait entraver la libre circulation des usagers du service public municipal », a-t-il souligné.

Face à cette décision, les membres du collectif se voient contraints de trouver un autre lieu pour exprimer leurs revendications. Ces derniers exigent la délocalisation de l’usine « Éléphant vert », pointant du doigt ses émissions de « déchets toxiques » qui menacent la santé publique et l’environnement.

Pour l’heure, la bataille se joue sur le terrain administratif, mais l’enjeu reste crucial pour les habitants de Ndane et de Thiénaba, qui espèrent voir leur voix entendue dans ce débat crucial pour leur santé et leur cadre de vie.

Grève dans les collectivités territoriales : Aminata Mbengue Ndiaye appelle à “donner la chance au dialogue”

Aminata Mbengue Ndiaye, présidente du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), a appelé l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales à suspendre son mot d’ordre de grève, afin de favoriser le dialogue et de trouver une solution constructive à la crise actuelle.

Lors de la clôture de la deuxième session ordinaire de l’année 2024 de l’institution, Aminata Mbengue Ndiaye a lancé un appel solennel à l’Intersyndicale, soulignant l’importance de donner une chance au dialogue pour résoudre les problèmes rencontrés. Elle a également proposé le HCCT comme médiateur social pour faciliter les négociations et parvenir à une résolution satisfaisante.

Cette déclaration survient alors que l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales maintient un mouvement d’humeur depuis plusieurs mois, revendiquant notamment de meilleures conditions de travail.

La deuxième session ordinaire de l’année du HCCT était axée sur le thème “Fonction publique locale : enjeux et perspectives pour une meilleure gouvernance des territoires”, mettant en lumière les défis et les opportunités liés à la gestion des collectivités territoriales.

Ce geste d’Aminata Mbengue Ndiaye reflète une volonté de recherche de solutions consensuelles et de préservation du dialogue social, dans le but d’aboutir à un compromis bénéfique pour toutes les parties impliquées.

En attendant une éventuelle réponse de l’Intersyndicale, l’appel au dialogue lancé par la présidente du HCCT ouvre la voie à des discussions constructives et à la recherche de solutions durables pour résoudre les tensions au sein des collectivités territoriales.

Grève / Collectivités territoriales : l’intersyndicale décrète encore cinq (5) jours

L’intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal poursuit son plan d’action.
Dans un communiqué parvenu à la rédaction, les syndicalistes annoncent une grève de cinq (5) jours.  » L’intersyndicale reconduit son mot d’ordre de grève de 120 heures pour les lundi 06, mardi 07, mercredi 08, jeudi 09 et vendredi 10 mai  » lit-on dans la note .

D’ailleurs, une  »  marche nationale est prévue prochainement et la date retenue vous sera communiquée ultérieurement  » ajoute le communiqué

Tensions à Dakar Dem Dikk : Grève en réaction aux décisions du Directeur Général

Ce lundi matin, l’atmosphère est tendue chez Dakar Dem Dikk, l’entreprise de transport public de la capitale sénégalaise, où les employés ont entamé une grève pour exprimer leur mécontentement face aux récentes nominations internes. Cette action syndicale fait suite à des changements annoncés par le directeur général, Ousmane Sylla, qui a suscité des controverses parmi le personnel.

Selon le directeur général, ces ajustements organisationnels étaient nécessaires pour maintenir l’efficacité et l’excellence opérationnelle. « Lorsque le chef de division a pris sa retraite, son adjoint l’a remplacé, ce qui a entraîné un effet domino nécessitant la nomination d’un nouveau chef d’atelier à Thiaroye. Nous avons aussi promu un employé ayant plus de dix ans d’expérience chez nous à un autre poste de chef d’atelier », explique Ousmane Sylla lors d’une communication téléphonique. Il précise que ces décisions ne sont pas influencées par des motivations politiques mais par la compétence et les performances des individus concernés.

Le directeur général a également souligné les améliorations significatives réalisées sous sa direction, notamment une augmentation de 45% des recettes et une réduction de 25% des charges. « Il est essentiel de reconnaître les progrès réalisés chez Dakar Dem Dikk, qui sont le résultat d’une gestion rigoureuse et d’un management interne efficace », ajoute-t-il.

Malgré ces arguments, les travailleurs restent sceptiques et insistent sur le fait que le mouvement de grève est justifié. Ils accusent la direction de prendre des décisions unilatérales sans consultation adéquate, ce qui, selon eux, nuit à l’harmonie et à la transparence au sein de l’entreprise.

La grève a perturbé le service de transport, avec un impact direct sur des milliers d’usagers qui dépendent quotidiennement des bus de Dakar Dem Dikk pour leurs déplacements. Le directeur général a assuré que les services reprendront normalement dès mardi et que les pertes occasionnées par la grève seront compensées progressivement.

Cette situation met en lumière les défis de la gestion des ressources humaines dans les entreprises publiques, où le dialogue entre la direction et les employés est crucial pour maintenir la paix sociale et la productivité. Les prochains jours seront déterminants pour voir si les deux parties peuvent trouver un terrain d’entente et restaurer la normalité des opérations, tout en abordant les griefs exprimés par le personnel.

Grève Surprise chez Dakar Dem Dikk : Des Accusations et une Réponse

Ce lundi matin, une grève soudaine a paralysé les opérations de la société de transport public Dakar Dem Dikk, surprenant nombre d’usagers. Les travailleurs ont suspendu l’ensemble des bus, exprimant leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une gestion partisane de la part du directeur général. La décision de promouvoir certains agents serait au cœur des tensions.

Le ministre des Transports, El Malick Ndiaye, est intervenu rapidement pour désamorcer la situation. Il s’est rendu au dépôt de Ouakam afin d’échanger directement avec les grévistes. Cependant, les reproches à l’égard du directeur général, Ousmane Sylla, persistent. Ce dernier se défend vigoureusement contre les accusations de partialité et de malversations.

Sylla explique que les décisions de promotion étaient nécessaires pour pallier les départs à la retraite et les besoins de renforcement du personnel. Il affirme avoir pris ces mesures après mûre réflexion, dans l’intérêt de l’efficacité opérationnelle de l’entreprise. De plus, il souligne les améliorations significatives réalisées sous sa direction, telles qu’une augmentation de 45 % des recettes et une réduction des charges de 25 %.

Par ailleurs, le directeur général annonce avoir entrepris une réduction du nombre de personnel, qu’il jugeait excessif. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans une stratégie d’excellence opérationnelle visant à redresser la société, qui se trouvait dans une situation de quasi-faillite à son arrivée.

Sylla se montre confiant quant aux résultats positifs à venir de l’entreprise, affirmant que Dakar Dem Dikk devrait enregistrer pour la première fois depuis 2014 un résultat net positif. Il encourage même la réalisation d’un audit pour mettre en lumière les actions positives entreprises sous sa direction, tout en reconnaissant les domaines où des améliorations sont encore nécessaires.

Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les entreprises publiques au Sénégal, tout en soulignant l’importance cruciale d’une gestion transparente et équitable pour assurer leur succès à long terme.

Grève à l’Université Iba Der Thiam de Thiès : L’Intersyndicale Dénonce les Actions du Recteur

Depuis ce lundi, l’Université Iba Der Thiam de Thiès est le théâtre d’une grève de 48 heures initiée par l’Intersyndicale du personnel administratif, technique et de service (PATS). Composée du Syndicat autonome des travailleurs des universités et des centres universitaires (Satuc/Section Uidt) et du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics/Section Uidt), cette mobilisation vise à dénoncer les orientations prises par le recteur de l’université, Mamadou Babacar Ndiaye, envers le personnel.

Lors d’une assemblée générale d’urgence, le coordonnateur de l’Intersyndicale, Saliou Thiam, et ses collègues ont souligné les actions arbitraires du recteur, notamment la suppression des postes de chef de bureau, entraînant une réduction des opportunités de promotion pour le personnel. De plus, le recteur a initié la mise en place d’une commission chargée d’examiner les salaires, suscitant des réserves de la part du Conseil d’administration de l’université.

Selon l’Intersyndicale, le comité de vérification des salaires, mis en place par le recteur et composé de personnels internes, a mené un audit contesté. Les membres de ce comité, selon l’Intersyndicale, manquent d’objectivité et de connaissance des avantages légalement accordés au personnel, compromettant ainsi les droits des travailleurs.

Cette approche, jugée incommode et partiale, remet en question l’objectivité de l’audit et menace les droits et les acquis du personnel. En réponse, l’Intersyndicale a décidé d’observer un débrayage ce jour, suivi d’une grève totale demain mardi, pour protester contre ces pratiques jugées inacceptables.

La mobilisation de l’Intersyndicale met en lumière les tensions croissantes au sein de l’Université Iba Der Thiam de Thiès et souligne l’importance de la protection des droits des travailleurs dans le milieu universitaire.

Grève au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor : Le SYNTARS dénonce le non-respect des accords

Le Syndicat des Travailleurs de la Santé (SYNTRAS) du Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor a lancé une grève totale de 72 heures, débutant ce lundi 16 avril 2024. Les membres du syndicat expriment leur colère face au non-respect des accords conclus avec la direction de l’établissement, qualifiant cette attitude de dilatoire.

Durant cette période de trois jours, allant du mardi au jeudi de la semaine prochaine, les services hospitaliers seront boycottés par les membres du SYNTRAS, annoncent les syndicalistes.

Alioune Sané, technicien en génie sanitaire et 2e adjoint au secrétaire général du syndicat, a déclaré que la direction aurait pris la décision de transférer 15 millions de francs provenant de l’augmentation budgétaire destinée aux cotisations des travailleurs vers l’IPRES, sans que cela ne se soit encore matérialisé. Il dénonce également le non-respect de l’augmentation des salaires, ainsi que l’inobservation des accords concernant la réorganisation des services selon les hiérarchies et les grades.

Le SYNTRAS exprime également son indignation quant à la non-liquidation des paiements des indemnités de départ à la retraite.

Cette grève témoigne des tensions persistantes entre le personnel hospitalier et la direction de l’établissement. Les travailleurs de la santé réclament le respect de leurs droits et des accords conclus, soulignant l’importance de garantir des conditions de travail justes et équitables pour tous les employés du Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor.

Grève au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor : Le SYNTRAS Réclame le Respect des Accords

Le Syndicat des Travailleurs de la Santé (SYNTRAS) du centre hospitalier régional de Ziguinchor a décrété une grève totale de trois jours pour exiger le respect des accords passés avec la direction de l’établissement.

Alioune Sané, technicien génie-sanitaire et 2e adjoint au secrétaire général du SYNTRAS, a détaillé les raisons de ce mouvement de grève. Les principaux points de discorde sont :

Le directeur du centre hospitalier aurait décidé de reverser 15 millions issus de l’augmentation du budget destinée aux cotisations des travailleurs à l’IPRES. Cette décision n’a pas encore été mise en œuvre, ce qui suscite l’indignation des grévistes.

Le SYNTRAS dénonce la non-application de l’augmentation des salaires et le non-respect de l’accord portant sur la réorganisation des services selon les hiérarchies et grades des travailleurs.

Les membres du syndicat dénoncent également la liquidation des paiements des indemnités de départ à la retraite. Ils affirment que les retraités du centre hospitalier de Ziguinchor partent actuellement à la retraite sans recevoir aucune indemnité.

Face à ces manquements, le SYNTRAS n’exclut pas de durcir son mouvement si la direction ne respecte pas ses engagements. Alioune Sané a souligné que la réorganisation des services est un problème inédit au sein de l’hôpital, ce qui montre l’urgence et l’importance des revendications du syndicat.

La grève décrétée par le SYNTRAS au centre hospitalier régional de Ziguinchor met en lumière les difficultés rencontrées par les travailleurs du secteur de la santé au Sénégal. Les revendications du syndicat soulignent l’importance de respecter les accords passés et de garantir les droits des travailleurs, notamment en ce qui concerne les salaires et les indemnités de retraite.

Grève générale des chauffeurs Allô-Dakar : Les raisons de la colère

Ce vendredi 12 avril 2024, l’Association nationale des chauffeurs Allô-Dakar (ANAD), basée à Thiès, a décidé d’observer une grève générale pour protester contre l’augmentation significative des taxes hebdomadaires imposées à leurs membres. Les chauffeurs dénoncent une hausse des taxes de 6 000 FCFA à 15 000 FCFA et organisent un grand rassemblement au rond-point stade Lat-Dior pour exprimer leur mécontentement.

Abdoulaye Ndiaye, également connu sous le nom de Rim, président de l’ANAD, et ses collègues, critiquent également les tracasseries policières dont ils sont victimes, attribuant ces difficultés au regroupement des chauffeurs de la gare routière de Thiès. L’ANAD demande depuis longtemps une régularisation de leur secteur, soulignant l’importante contribution de leur profession à l’économie nationale. En effet, chaque véhicule contribue au moins à hauteur de 600 000 FCFA par mois au Trésor public grâce aux péages sur l’autoroute.

Confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles, les chauffeurs Allô-Dakar avaient précédemment entrepris une série de démarches pour sensibiliser les autorités à leurs problèmes. Ils ont rencontré les Khalifes généraux des foyers religieux du pays, notamment à Tivaouane, Touba, Thiénaba et Yoff Layène, pour dénoncer les arrestations fréquentes de leurs membres, en particulier sur l’autoroute à péage ILA TOUBA. Plus de 300 véhicules ont été saisis et immobilisés à la LG Mbao dans ce contexte.

Malgré leurs efforts pour entrer en contact avec les responsables compétents et obtenir des explications sur ces arrestations et saisies, Abdoulaye Ndiaye et ses camarades n’ont pas réussi à trouver une solution à leurs préoccupations, ce qui a exacerbé leur frustration et a conduit à la grève actuelle.

Cette grève des chauffeurs Allô-Dakar met en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur des transports au Sénégal et souligne la nécessité d’un dialogue constructif entre les chauffeurs, les autorités et les autres acteurs concernés pour trouver des solutions durables aux problèmes rencontrés.

ÉLECTION DE BASSIROU DIOMAYE FAYE : Les cheminots grévistes lèvent leur mot d’ordre

Les travailleurs ont exprimé leur mécontentement à la gare ferroviaire de Thiès ce mardi 26 mars, où les trains assurant la liaison Thiès-Diamniadio sont restés en gare. Ils déplorent le silence de l’État face à leurs revendications, ce qui a entraîné des perturbations dans le service ferroviaire.

Les cheminots retraités continuent de bloquer le trafic ferroviaire sur la ligne Thiès-Diamniadio pour réclamer une revalorisation de leurs pensions, qu’ils estiment être en attente de paiement de la part de l’État, à hauteur de deux (2) milliards de Francs CFA. Le président de l’Entente des ex-temporaires et régis des chemins de fer du Sénégal précise que ce blocage est une mesure d’urgence, effectuée à contrecoeur, pour attirer l’attention sur leur situation. Ces retraités considèrent qu’ils méritent une pension adéquate après avoir consacré leur carrière au service des chemins de fer.

Malgré l’appel à la patience lancé par le Directeur de l’Exploitation des Grands Trains du Sénégal (GTS), Mamadou Diop, les anciens cheminots retraités ont choisi de maintenir leur mobilisation à l’intérieur de la gare, exprimant ainsi leur détermination à faire entendre leurs revendications malgré le contexte politique actuel. En effet, un nouveau chef d’Etat a été élu dimanche dernier. « Actuellement, on va vers un changement de gouvernement et qu’il faudrait qu’ils attendent de nouveaux interlocuteurs, nouveau ministre de tutelle pour engager des discussions », a expliqué M. Diop.  

Finalement, les grévistes ont accepté les arguments du directeur et ont levé le mot d’ordre de grève. M. Diop a saisi cette opportunité pour rassurer les usagers quant à la reprise du trafic. Il a souligné l’engagement pris envers les usagers des Grands Trains du Sénégal en assurant que les trains continueront de circuler à partir de Diamniadio, en collaboration avec le TER. Cette mesure démontre un engagement envers la satisfaction des besoins des voyageurs.

Vers une grève générale de 48 heures à l’hôpital régional de Ziguinchor : Le SYNTRAS dénonce la gestion du directeur

Après une période de trois ans sans mouvement de grève, le Syndicat national des travailleurs de la santé (SYNTRAS) du centre hospitalier régional de Ziguinchor se prépare à déclencher une grève générale de 48 heures. Le Secrétariat général du syndicat, lors d’un sit-in ce matin, a vivement critiqué la gestion du directeur de l’hôpital et a menacé d’organiser une grève les mardi et mercredi suivants.

Selon Siméon Faye, secrétaire général du SYNTRAS/Section du centre hospitalier régional de Ziguinchor, la situation à l’intérieur de l’établissement de santé est catastrophique. Depuis l’arrivée du directeur Ndiamé Diop en juin 2021, l’hôpital est en proie à de sérieux problèmes de gestion, entraînant une détérioration significative de ses services et de ses infrastructures.

Des problèmes multiples dénoncés par le SYNTRAS :

Gestion du Personnel : Le SYNTRAS accuse le directeur de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes liés à la gestion du personnel, notamment en ce qui concerne les questions de traitement salarial et de cotisations à l’IPRES (Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal). En conséquence, l’hôpital a accumulé une dette de 325 millions de francs CFA envers l’IPRES, ce qui a des répercussions négatives sur les travailleurs partant à la retraite.

Avancement du Personnel Contractuel : Le SYNTRAS dénonce le non-avancement du personnel contractuel depuis trois ans, ce qui constitue une violation flagrante des droits des travailleurs.

Nébuleuse dans la Passation des Marchés : Les membres du SYNTRAS accusent la direction de l’hôpital de surfacturation dans la passation des marchés, citant des exemples tels que l’achat de produits et de matériel à des prix exorbitants, bien au-dessus des prix du marché.

Appel à l’IGE et à l’OFNAC :

Face à ces graves allégations, le SYNTRAS demande une intervention urgente de l’Inspection Générale d’État (IGE) pour enquêter sur la gestion financière du directeur Ndiamé Diop. Le syndicat affirme également avoir saisi l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) pour examiner de près les pratiques administratives de l’hôpital.

La situation à l’hôpital régional de Ziguinchor est alarmante, avec des travailleurs de la santé confrontés à des problèmes de gestion, de traitement salarial et de conditions de travail inacceptables. Le SYNTRAS, en dénonçant ouvertement ces problèmes, espère obtenir des réponses concrètes de la part des autorités et améliorer les conditions de travail pour ses membres. Reste à voir comment les autorités réagiront face à ces graves accusations et si des mesures seront prises pour remédier à la situation.

Le Collectif interministériel des agents de l’administration Sénégalaise menace de reprendre la grève

Dans un communiqué récent, le collectif a exprimé son mécontentement face à l’absence de réponse de la part du Premier Ministre, malgré ses promesses antérieures. Les membres du collectif rappellent que le Premier Ministre s’était engagé à examiner attentivement leurs préoccupations et à prendre des mesures pour y répondre de manière adéquate.

Parmi les autres points de friction figurent la prise en charge des problèmes de transport et de restauration des travailleurs au niveau des sphères ministérielles de Diamniadio, ainsi que la signature des habilitations en souffrance et l’abrogation du décret relatif au statut des décisionnaires.

Face à l’absence de réponse satisfaisante de la part du gouvernement, le collectif a décidé d’intensifier ses actions. Une demande d’audience a été introduite auprès de la présidence de la république dans l’espoir de trouver une solution à cette impasse.

Cependant, le collectif a clairement indiqué qu’il n’hésiterait pas à recourir à la grève si le gouvernement ne répondait pas favorablement à leurs revendications. Cette menace souligne l’urgence de la situation et l’importance des enjeux pour les travailleurs de l’administration sénégalaise.

La situation demeure tendue et l’avenir reste incertain alors que les deux parties semblent être dans une impasse. Il est crucial que des efforts de médiation soient entrepris pour éviter une escalade du conflit et parvenir à un compromis équitable qui réponde aux besoins légitimes des travailleurs tout en garantissant la stabilité et le bon fonctionnement de l’administration.

Nettoiement : Les concessionnaires mettent fin à la grève

Après une semaine de grève entamée le 19 février dernier, les concessionnaires du nettoiement ont décidé de mettre un terme à leur mouvement. Cette décision fait suite à un engagement de l’État quant au paiement des arriérés, selon un communiqué reçu par Seneweb ce mardi 20 février.

L’État s’est engagé à entamer immédiatement le paiement des huit mois d’arriérés, avec un étalement sur trois semaines. Un suivi rigoureux de ces engagements sera assuré par le Collectif des concessionnaires du nettoiement, afin de garantir que les paiements sont effectués conformément aux promesses faites.

Cette décision met fin à une semaine de tensions et de perturbations dans le secteur du nettoiement, où les concessionnaires ont revendiqué la régularisation de leurs arriérés de paiement. Avec la résolution de ce conflit, il est espéré que les services de nettoiement pourront reprendre leur cours normal et contribuer à maintenir la propreté des espaces publics dans les communautés concernées.

Il reste à voir comment l’État respectera ses engagements et comment le suivi sera effectué par le Collectif des concessionnaires du nettoiement. Cette situation souligne l’importance d’une gestion transparente et responsable des finances publiques, ainsi que du respect des droits des travailleurs dans tous les secteurs économiques.

Dette de 14 milliards F CFA : Les agents des cessionnaires du nettoiement renouent avec la grève

Les Rues de la Capitale Sénégalaise S’emplissent d’Ordures alors que les Travaux de Ramassage sont Interrompus par une Grève Revendicative

Les agents des concessionnaires du nettoiement, essentiels au maintien de l’hygiène et de la salubrité dans les quartiers de Dakar, ont déclenché cette grève pour faire entendre leur voix face à une dette accumulée par l’État. Cette somme représente non seulement un enjeu financier crucial pour les travailleurs, mais également un obstacle majeur à la poursuite de leurs opérations quotidiennes.

Depuis les premières heures de la matinée, les signes de l’interruption des services de nettoiement sont évidents à travers toute la ville. Les poubelles débordantes jonchent les trottoirs, les odeurs nauséabondes se répandent dans l’air et les rues, autrefois animées, semblent désormais abandonnées à leur sort.

Face à cette crise, les résidents de Dakar expriment leur frustration et leur inquiétude quant aux conséquences potentielles sur leur santé et leur environnement. Certains soulignent le risque accru de propagation de maladies liées à la présence de déchets non collectés, tandis que d’autres dénoncent l’incapacité des autorités à résoudre ce problème persistant.

Dans l’attente d’une résolution rapide de ce conflit, la population de Dakar se trouve confrontée à une réalité désagréable et à des conditions de vie précaires. La grève des agents de nettoiement met en lumière les défis complexes auxquels est confrontée la gestion des déchets dans les grandes villes africaines, mettant en évidence la nécessité d’une action urgente et concertée pour garantir un environnement sain et durable pour tous.

Grève des enseignants au Sénégal : Tensions entre le gouvernement et les syndicats

La grève des enseignants au Sénégal continue de susciter des tensions entre le gouvernement et les syndicats, alors que le ministère de l’Éducation nationale rappelle aux enseignants les règles encadrant l’exercice du droit de grève.

Dans un communiqué daté du 13 février 2024, le ministre de l’Éducation nationale souligne que le droit de grève est protégé par la constitution, mais qu’il doit être exercé dans le respect des lois en vigueur. Il met en garde contre toute violation des dispositions réglementaires et annonce que des sanctions disciplinaires pourraient être appliquées aux enseignants qui cessent le travail de manière non conforme aux règles établies.

Cette déclaration est interprétée comme une menace par le Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen Secondaire (SAEMS), qui exprime sa surprise face à la position du ministre. Pour le secrétaire général du SAEMS, Barnabé Diémé, cette menace ne fait que renforcer la détermination du syndicat à défendre ses droits, affirmant que leur action est légitime et ne viole aucune loi.

Le SAEMS souligne que la stabilité du pays est indispensable pour assurer le bon fonctionnement de l’école, mais que la violation de la constitution par le gouvernement crée une instabilité préjudiciable à l’éducation. Il affirme que leur action vise à protéger la constitution et les droits des citoyens, et non à servir des intérêts politiques ou influents.

En revanche, l’Union des Enseignants du Sénégal (UES) déclare qu’elle exécutera les mots d’ordre nationaux, quelles que soient les circonstances. Mamadou Diaite, de l’UES, affirme que les directives nationales doivent être suivies scrupuleusement.

Abdoulaye Diallo du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS) souligne que leur organisation est apolitique mais qu’ils ont déposé un préavis de grève centré sur des revendications professionnelles. Il précise que le SELS ne cherche pas à paralyser le système éducatif, mais à défendre les droits des enseignants.

La situation reste tendue alors que les syndicats et le gouvernement continuent de s’affronter sur les questions liées aux conditions de travail et aux droits des enseignants.

Fonction publique : Les agents menacent de faire grève suite à l’absence de prise en compte de leurs revendications

Le climat social dans la fonction publique sénégalaise s’est tendu ces derniers jours, alors que le Collectif interministériel des agents de l’Administration exprime son mécontentement face à ce qu’il perçoit comme un manque de considération de la part du gouvernement.

Lors de leur rencontre avec le Premier ministre le mardi 6 février 2024, les membres du collectif ont exprimé leur déception quant à l’absence de prise en compte de leurs préoccupations. Dans un communiqué, ils dénoncent notamment les propos du ministre des Finances, Mamadou Moustapha Ba, qui aurait minimisé leurs revendications lors d’une récente intervention télévisée.

Les agents de l’Administration soulignent que l’indemnité de logement, dont bénéficient la majorité des fonctionnaires, ne doit pas être assimilée à l’indemnité spéciale complémentaire, comme l’a laissé entendre le ministre des Finances. Ils rappellent que près de 157 000 agents disposent déjà d’une indemnité de logement, en plus d’autres compensations, et estiment qu’ils méritent une juste reconnaissance de la part du gouvernement.

Face à cette situation, le collectif exige que le ministre des Finances réalise une évaluation de toutes les augmentations salariales opérées par l’État dans un délai de quinze jours. Ils réclament également des ajustements salariaux conformes à leurs attentes, en fonction des différentes hiérarchies et des augmentations prévues.

Les agents de l’Administration rappellent que leur revendication n’est pas une augmentation de salaire, mais une réparation de l’iniquité salariale et de l’injustice pour les 18 000 travailleurs qui restent. Ils soulignent avoir privilégié le dialogue et les rencontres avec les autorités, mais devant l’absence de réponses satisfaisantes, ils menacent désormais de recourir à la grève si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

Cette escalade dans les tensions sociales souligne les défis auxquels est confronté le gouvernement sénégalais pour répondre aux attentes légitimes de ses fonctionnaires et maintenir la stabilité sociale dans le pays.

Grève de 48 Heures décrétée par le SAMES : Paralysie du système sanitaire prévue les 5 et 6 Février 2024″

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue du 5 au 6 février 2024. Cette décision vise à protester contre certaines conditions de travail et à faire entendre les revendications des professionnels de la santé.

Pendant cette période, les médecins prévoient de boycotter leurs activités habituelles, entraînant une paralysie du système sanitaire. Les interventions médicales telles que la chirurgie, les livraisons de médicaments, les séminaires, les supervisions, et autres seront déprogrammées. Toutefois, le SAMES assure que seules les urgences seront prises en compte pendant la grève.

Cette action vise à attirer l’attention sur les préoccupations des médecins et à exiger des améliorations significatives dans leurs conditions de travail. La grève de 48 heures aura un impact sur les services de santé, et les professionnels de la santé espèrent ainsi faire pression pour obtenir des réponses satisfaisantes à leurs revendications. Restez informés pour suivre l’évolution de la situation dans le secteur de la santé au Sénégal.

Licenciements à la CBAO : Les conséquences de la grève se font sentir

La grève prolongée des travailleurs de la Compagnie bancaire de l’Afrique occidentale (CBAO) a pris une tournure inquiétante avec le licenciement de trois employés par la direction de la banque, selon un responsable syndical. Cette décision est vivement critiquée par les syndicalistes, qui dénoncent un acharnement injustifié sur le personnel de la CBAO.

Raoul Kali, le secrétaire général chargé des revendications et porte-parole du Collège des délégués de la CBAO, a exprimé son regret face à ces licenciements, soulignant que la direction générale a pris cette mesure malgré les efforts de médiation de certaines autorités. Il a déclaré : « Au moment où des autorités et des personnalités du pays nous ont approchés pour qu’on arrête la grève et qu’on aille vers un dialogue beaucoup plus apaisé, nous constatons avec regret que la direction générale est en train de procéder à des licenciements abusifs. C’est vraiment regrettable. »

Motifs des Licenciements Contestés :

Les syndicalistes contestent les motifs avancés pour les licenciements, tels que des publications sur Facebook et des incidents lors de réunions. Raoul Kali souligne que ces motifs ne justifient pas les licenciements, qualifiant la décision de « contre la loi ».

Plan d’Action Syndical Prévu :

Pour protester contre ces licenciements et faire entendre leurs revendications, les travailleurs de la CBAO prévoient un vaste plan d’action. Ce plan inclut la tenue d’une conférence de presse en collaboration avec toutes les centrales syndicales du pays, ainsi qu’un grand rassemblement. Raoul Kali a assuré que les travailleurs iront « jusqu’au bout » pour défendre leurs droits.

L’évolution de la situation dépendra des réponses et actions des responsables de la CBAO face aux revendications des travailleurs et à la contestation des licenciements.

Grève des Agents de Sécurité et de Proximité (ASP) : Revendications et appel au départ du directeur général

Les agents de sécurité et de proximité (ASP) ont annoncé une grève de 72 heures à partir de lundi prochain pour exprimer leur mécontentement face à leurs conditions de travail difficiles et aux retards de paiement de leurs salaires. Cette décision intervient après l’absence de réponse de leurs autorités aux revendications précédentes.

Sous le couvert de l’anonymat, l’un des agents a partagé les motifs de leur mouvement de grève au micro de RFM. Il a déclaré : « Nous avons décidé d’observer une grève de 72 heures à partir de lundi 29 janvier pour non seulement réclamer le paiement de nos salaires, mais aussi exiger le départ du directeur général Mamadou Salif Sow, qui est incapable de diriger cette agence. Nous demandons au président Macky Sall de mettre fin à ses fonctions à la tête de la direction, car il est incapable. Depuis qu’il est là, rien ne marche. Jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu nos salaires et ce n’est pas normal, étant des pères et mères de famille. Nous sommes fatigués et nous ne voulons plus de lui à la tête de l’agence. »

Revendications Principales des ASP :

  1. Paiement des Salaires : Les agents réclament le paiement immédiat de leurs salaires, soulignant l’impact financier sur leurs familles.
  2. Départ du Directeur Général : Les ASP considèrent leur directeur général, Mamadou Salif Sow, comme incompétent et appellent à son remplacement.

Appel au Président Macky Sall : Les agents de sécurité et de proximité adressent un appel au président Macky Sall pour mettre fin aux fonctions de Mamadou Salif Sow en tant que directeur général, affirmant que son incapacité à diriger l’agence a eu des conséquences néfastes sur leur bien-être professionnel.

Perspectives de la Grève : La grève de 72 heures, prévue à partir du lundi 29 janvier, vise à attirer l’attention des autorités sur les revendications des ASP. L’issue de ce mouvement dépendra des réponses et actions des responsables vis-à-vis des préoccupations soulevées par les agents.

Grève annoncée des boulangers au Sénégal face à la hausse des coûts des intrants

Les boulangers du Sénégal ont tenu un point de presse hier pour exprimer leurs préoccupations face à la situation économique difficile du secteur. La Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) et le Regroupement des boulangers du Sénégal (Rbs) ont exposé une série de doléances, dénonçant notamment la hausse des coûts des intrants tels que la levure, le gasoil, l’électricité et le sel.

Les représentants des boulangers ont également souligné la non-application de la réglementation et ses répercussions sur le prix et le poids du pain. Face à l’absence de réponse de la part des autorités, les boulangers ont annoncé leur intention d’organiser des journées de grève, débutant avant le 15 janvier 2024.

Amadou Gaye, président de la Fnbs, a rappelé qu’une conférence de presse avait été tenue le 17 octobre 2023 pour alerter sur la situation, mais que l’État n’avait pas répondu aux revendications du secteur. Il a déploré l’incapacité de l’État à assurer la survie du secteur et a insisté sur la détermination des boulangers à faire grève, exigeant une augmentation d’au moins 50 francs CFA sur le prix du pain.

Cette annonce souligne les tensions croissantes dans le secteur de la boulangerie au Sénégal, confronté à des défis économiques majeurs qui affectent la rentabilité des entreprises et suscitent des préoccupations quant à la viabilité du secteur.

Hôpital Roi Baudouin Guédiawaye : Le Sames décrète une grève de 24h renouvelable lundi 4 décembre

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), section hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye va observer  ce lundi 4 décembre une grève de  24 heures renouvelables. Le syndicat dénonce une absence de transparence dans la gestion du budget de 2022 et 2023.L’organisations syndicale s’insurge également contre les agressions et acharnements contre les praticiens  (médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes). 
Le Semes pose comme préalable aux négociations le changement du mode de gestion et l’humanisation des relations entre les agents de santé et la direction.

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