Suivez-nous

Santé

Santé au Sénégal : And Gueusseum dénonce des nominations à l’ARP et annonce une grève les 26 et 27 mars

La tension monte à nouveau dans le secteur de la santé au Sénégal. L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), plus connue sous le nom de And Gueusseum, a vivement réagi à des décisions prises au sein de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), dénonçant des « nominations suspectes » et annonçant une grève perlée de 48 heures prévue les 26 et 27 mars.

Dans un communiqué publié ce dimanche, le syndicat a d’abord salué la nomination d’un nouveau Directeur général de l’ARP, intervenue à la suite du décret présidentiel du 18 mars 2026. Cette décision était attendue, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre l’ancien directeur et les partenaires sociaux, notamment le SAMES et le SUTSAS. Malgré les divergences, And Gueusseum a tenu à rendre hommage au directeur sortant, crédité d’avoir permis à l’ARP d’atteindre un niveau 3 de maturité en seulement deux années d’existence.

Cependant, ce climat d’apaisement aura été de courte durée. Le syndicat affirme que, moins de 48 heures après la nomination du nouveau directeur général, le ministère de la Santé a procédé, le 19 mars, à une série de désignations à des postes jugés stratégiques. Des décisions prises, selon And Gueusseum, sans attendre l’installation officielle du nouveau responsable de l’ARP.

Pour l’organisation syndicale, ces actes ne sont pas anodins. Elle y voit une tentative de verrouillage de l’institution, visant à imposer des responsables avant même que la nouvelle direction ne prenne ses fonctions. Le syndicat évoque même un « camouflage » orchestré par le directeur sortant avec la complicité du ministre de la Santé, utilisant une formule particulièrement critique pour dénoncer ce qu’il considère comme une immixtion à tous les niveaux de gestion.

And Gueusseum affirme ainsi sa solidarité avec la jonction des luttes entre le SAMES et le SUTSAS, estimant que ces nominations risquent d’aggraver une crise qu’il qualifie de « chronique » dans le secteur. Selon ses responsables, ces décisions pourraient compromettre toute tentative de réforme et installer durablement un climat de défiance entre les autorités et les travailleurs de la santé.

Face à cette situation, le syndicat maintient la pression et confirme la poursuite de son huitième plan d’action. Une grève perlée de 48 heures est ainsi prévue les 26 et 27 mars, accompagnée d’un boycott de plusieurs activités essentielles, notamment les supervisions, les réunions de coordination et les sessions de formation.

Cette montée de tension intervient malgré les efforts de médiation engagés récemment, notamment la séance d’écoute organisée le 14 mars à Saly par le Haut Conseil du Dialogue social. Pour And Gueusseum, ces initiatives n’ont pas permis de régler les problèmes de fond, ce qui justifie la poursuite de la mobilisation.

Cette nouvelle crise illustre les difficultés persistantes du système de santé sénégalais, tiraillé entre réformes institutionnelles, revendications syndicales et enjeux de gouvernance. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’ampleur du mouvement et ses répercussions sur le fonctionnement des structures sanitaires à travers le pays.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Santé

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture