Appels à candidature : le BOM défend la méritocratie comme levier de transformation de l’État

Le directeur général du Bureau Organisation et Méthodes (BOM), Amadou Lamine Sy, a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire des appels à candidature un pilier de la réforme de l’administration publique. Invité de l’émission Point de vue, il a expliqué que ce mode de recrutement constitue un levier essentiel pour promouvoir la méritocratie, renforcer la transparence dans les nominations et améliorer durablement les performances de l’État.

Selon le directeur général du BOM, le recours aux appels à candidature répond à une exigence d’équité dans l’accès aux fonctions publiques. « L’appel à candidature permet de développer ce qu’on appelle la méritocratie. Il garantit un égal accès aux emplois publics », a-t-il déclaré, estimant que cette démarche favorise la sélection des profils les plus compétents, indépendamment de toute autre considération.

Pour Amadou Lamine Sy, cette approche est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la gouvernance publique. En mettant les compétences au cœur du processus de recrutement, l’État se dote, selon lui, des ressources humaines les plus qualifiées pour conduire les politiques publiques et soutenir le développement économique et social du pays.

Le responsable du BOM a rappelé que cette réforme produit déjà des résultats concrets. Plusieurs nominations à des fonctions stratégiques ont été effectuées à l’issue de procédures d’appel à candidature, notamment celles de six recteurs d’université ainsi que des dirigeants de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Ces processus ont été conduits par des comités de sélection indépendants chargés d’évaluer les candidatures sur la base de critères objectifs.

Amadou Lamine Sy a insisté sur le fait que les autorités publiques ont respecté les conclusions des comités de sélection. « L’autorité a respecté scrupuleusement l’avis technique produit par le comité de sélection », a-t-il souligné, y voyant un signal fort de l’engagement des pouvoirs publics en faveur d’une administration davantage fondée sur la compétence et la transparence.

Toutefois, le directeur général du BOM a précisé que la réforme est actuellement déployée de manière progressive. Il a expliqué que le gouvernement privilégie une phase d’expérimentation avant toute extension à l’ensemble de l’administration. « Avant de généraliser une réforme, il faut d’abord la tester », a-t-il indiqué.

Cette démarche graduelle concerne dans un premier temps les autorités administratives indépendantes, considérées comme un terrain propice pour expérimenter ce nouveau mode de recrutement. L’objectif est de consolider leur indépendance, d’améliorer leur gouvernance et d’y installer durablement une culture de la performance fondée sur le mérite.

Visite d’avant-Magal à Touba : Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’engagement de l’État pour un Magal sécurisé et une ville durable

À quelques jours de la célébration du Grand Magal de Touba, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué, ce dimanche, sa traditionnelle visite d’avant-Magal auprès du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Ce déplacement dans la ville sainte s’inscrit dans la continuité des échanges entre les plus hautes autorités de l’État et le guide de la confrérie mouride, à l’approche de l’un des plus grands rassemblements religieux du Sénégal.

Au cours de cette audience, le chef de l’État a sollicité les prières du Khalife pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal. Il a également exprimé son attachement aux valeurs de dialogue, de solidarité et de cohésion nationale portées par le mouridisme, tout en rendant un hommage appuyé à la mémoire de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, dont l’œuvre continue de marquer durablement la communauté mouride et le pays.

Le président de la République a profité de cette rencontre pour faire le point sur les préparatifs engagés par les pouvoirs publics en perspective du Grand Magal. Il a assuré que les différents engagements pris par l’État ont été respectés et que les dernières opérations en cours seront finalisées avant l’arrivée massive des pèlerins.

Selon le chef de l’État, un important dispositif a été déployé afin de garantir le bon déroulement de l’événement. Les efforts portent notamment sur le renforcement de l’approvisionnement en eau potable, l’amélioration de l’assainissement, le drainage des eaux pluviales, la couverture sanitaire, la sécurisation de l’alimentation en électricité ainsi que le renforcement des mesures de sécurité.

Cette édition 2026 du Grand Magal se déroule en pleine saison des pluies, un contexte qui impose une vigilance particulière. Pour anticiper les risques liés aux fortes précipitations et à l’affluence exceptionnelle des fidèles, les autorités ont mis en place un dispositif préventif renforcé avec le prépositionnement des équipes de secours, des services de santé, des forces de défense et de sécurité ainsi que des moyens logistiques nécessaires avant même l’arrivée des premiers pèlerins.

Au-delà des préparatifs liés au pèlerinage, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la volonté de l’État d’accompagner durablement le développement de Touba. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les investissements structurants dans les domaines des infrastructures, de l’assainissement, de l’énergie et des services publics afin d’améliorer durablement le cadre de vie des populations de la cité religieuse.

Visite d’avant-Magal à Touba : Diomaye Faye sollicite les prières du Khalife et annonce un vaste plan pour l’eau et les inondations

À quelques jours de la célébration du Grand Magal de Touba, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué, ce dimanche 26 juillet 2026, sa traditionnelle visite d’avant-Magal auprès du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Un déplacement marqué par des échanges empreints de spiritualité, de reconnaissance et d’engagements concrets en faveur du développement de la ville sainte.

Le chef de l’État était accompagné de son épouse, de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, dite Mimi Touré, ainsi que d’une importante délégation gouvernementale composée de plusieurs ministres, dont celui de l’Intérieur. À son arrivée à Touba, Bassirou Diomaye Faye s’est d’abord recueilli avant d’adresser des prières pour la santé et la longévité du guide religieux, qu’il considère comme une personnalité essentielle à la stabilité du Sénégal.

Dans son intervention, le président de la République a salué le rôle rassembleur du Khalife général des Mourides, estimant que son action dépasse largement le cadre de la confrérie mouride. « Vous êtes au service de tous les Sénégalais, sans distinction de tariqas ni de religion. Votre longévité est donc une bénédiction pour l’ensemble de la nation », a-t-il déclaré devant le guide religieux et les dignitaires présents.

Le chef de l’État a ensuite rendu un hommage appuyé au fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, rappelant les épreuves qu’il a traversées durant la colonisation. Il a souligné que les persécutions, l’exil et les tentatives d’humiliation dont Serigne Touba a été victime n’ont fait que renforcer son héritage spirituel. Selon lui, cette résistance fondée sur la foi et la patience constitue aujourd’hui une source d’inspiration pour le peuple sénégalais, qui continue de bénéficier de son œuvre religieuse et éducative.

Évoquant le rôle du Khalife général, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’importance de la mission qu’il assume en tant qu’héritier de Serigne Touba. Il a salué son engagement constant pour la préservation de la paix sociale et de la cohésion nationale, affirmant que nombre de ses interventions, souvent discrètes, ont contribué à préserver la stabilité du pays dans des périodes délicates.

Le président de la République a également profité de cette rencontre pour solliciter les prières et les conseils du Khalife général afin de l’accompagner dans l’exercice de ses fonctions. Reconnaissant la complexité de la mission présidentielle dans un contexte économique et social exigeant, il a réaffirmé son attachement aux valeurs de dialogue, de sagesse et de concertation avec les autorités religieuses.

Au-delà du volet spirituel, cette visite a permis au chef de l’État d’annoncer plusieurs mesures destinées à améliorer les conditions de vie des habitants de Touba, confrontés à une forte croissance démographique et à des défis récurrents liés à l’approvisionnement en eau et aux inondations.

Sur la question de l’hydraulique, Bassirou Diomaye Faye a indiqué que trois nouveaux forages ont été mis en service cette année. Avec celui de Darou Tanzil, ce sont désormais quatre infrastructures qui viendront renforcer les capacités d’alimentation en eau de la cité religieuse. Il a également annoncé le déploiement de cinquante camions-citernes mobilisés par le ministère de l’Hydraulique afin d’assurer un approvisionnement complémentaire, notamment durant la période du Grand Magal où la population de Touba connaît une augmentation considérable.

Concernant les inondations, le président de la République a présenté les principaux chantiers en cours. Il s’agit notamment de la réhabilitation des bassins de rétention de Darou Rahmane, Pofdi et Keur Kabb, de la construction de l’exutoire de Ndock destiné à faciliter l’évacuation des eaux pluviales, ainsi que des travaux engagés aux abords de la Grande Mosquée de Touba.

Le chef de l’État a également révélé l’existence d’un programme d’investissement de 15 milliards de francs CFA déjà lancé pour accélérer la lutte contre les inondations. Il a précisé avoir demandé au gouvernement d’anticiper la mise en œuvre du programme global de 60 milliards de francs CFA prévu sur quatre ans afin d’obtenir des résultats plus rapidement. Selon lui, si les objectifs fixés sont atteints, les inondations devraient, à l’horizon de quatre ans, être considérablement réduites, voire devenir un problème du passé.

À l’approche du Grand Magal, Bassirou Diomaye Faye a enfin rassuré les populations sur les dispositions sécuritaires prévues pour le bon déroulement de l’événement religieux. Il a indiqué avoir donné des instructions fermes au ministère de l’Intérieur afin que toutes les mesures nécessaires soient prises pour garantir la sécurité des pèlerins et permettre aux millions de fidèles attendus à Touba de célébrer le Magal dans des conditions de sérénité.

En clôturant son allocution, le président de la République a renouvelé sa demande de prières au Khalife général des Mourides, aussi bien en sa qualité de fils du Sénégal qu’en tant que chef de l’État, réaffirmant sa confiance dans l’accompagnement spirituel des autorités religieuses pour relever les défis auxquels le pays est confronté.

Souveraineté alimentaire : Diomaye Faye place la science au cœur de la stratégie du Sénégal

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a réaffirmé, lundi 21 juillet, sa volonté de faire de la souveraineté alimentaire un pilier central de la transformation économique et sociale du Sénégal. Présidant la séance académique solennelle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS), consacrée à la souveraineté alimentaire durable, le chef de l’État a appelé à une mobilisation nationale autour de la science, de la technologie et de l’innovation pour garantir à long terme l’autosuffisance alimentaire du pays.

Devant une assemblée composée de chercheurs sénégalais, de responsables des Académies africaines des sciences et de nombreuses autorités administratives, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que la souveraineté alimentaire constitue une priorité stratégique de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Selon lui, cette ambition dépasse la seule question de la production agricole et s’inscrit dans une vision globale visant à assurer la dignité des populations, renforcer la résilience économique et réduire la dépendance du Sénégal vis-à-vis des importations alimentaires.

Le président de la République a souligné que la souveraineté « ne se décrète pas, mais se construit méthodiquement », insistant sur la nécessité de mettre en place un système alimentaire performant, capable de produire durablement ce que le pays consomme et d’encourager les Sénégalais à privilégier les produits locaux.

Estimant que la dépendance alimentaire constitue un risque majeur pour la stabilité économique et sociale du pays, le chef de l’État a plaidé pour la mise en place d’un Pacte national de souveraineté alimentaire. Cette initiative devra, selon lui, rassembler l’ensemble des acteurs concernés, notamment l’État, la communauté scientifique, les universités, les centres de recherche, les femmes et les jeunes producteurs ainsi que le secteur privé, autour d’objectifs communs destinés à accroître la production nationale et à moderniser les filières agricoles.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé à l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, qu’il considère comme « la conscience scientifique de la Nation ». Il a salué le rôle essentiel joué par les chercheurs dans l’élaboration de solutions innovantes face aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement durable.

Le chef de l’État a également exprimé son inquiétude face au recul progressif de l’intérêt des jeunes pour les disciplines scientifiques dans le système éducatif sénégalais. Afin d’inverser cette tendance, il a annoncé la création d’un Concours national de Mathématiques, Sciences et Technologie destiné aux élèves de l’enseignement élémentaire et secondaire. Cette compétition nationale vise à susciter davantage de vocations scientifiques et à encourager l’excellence dans les domaines considérés comme déterminants pour le développement du pays.

À travers cette initiative, le président de la République entend faire de la recherche scientifique un levier majeur de la souveraineté nationale. Pour lui, les défis liés à l’alimentation, à l’agriculture et à la sécurité économique ne pourront être relevés qu’en s’appuyant sur les compétences nationales, l’innovation technologique et une coopération renforcée entre les institutions publiques, le monde académique et les acteurs économiques.

En clôturant cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa conviction que le Sénégal dispose des ressources humaines, scientifiques et agricoles nécessaires pour transformer ses vulnérabilités en opportunités. Il a appelé l’ensemble des forces vives de la nation à s’engager dans cette dynamique afin de bâtir un Sénégal capable de nourrir durablement sa population, tout en consolidant sa souveraineté, sa prospérité et sa dignité.

Procès d’Ismaïla Madior Fall : l’audience devant la Haute Cour de Justice renvoyée à mardi prochain

L’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, devra encore patienter avant de comparaître devant la Haute Cour de Justice. L’audience qui devait se tenir ce mardi a été renvoyée à mardi prochain, reportant ainsi l’ouverture d’un procès particulièrement attendu dans le cadre des procédures engagées à la suite de la politique de reddition des comptes.

Cette comparution revêt une importance particulière puisqu’Ismaïla Madior Fall est appelé à devenir le premier ancien membre du gouvernement à être jugé par cette juridiction d’exception depuis la relance des poursuites visant plusieurs anciens responsables publics. Il est poursuivi pour tentative de corruption dans une affaire foncière liée à un projet de construction d’infrastructures judiciaires évalué à 576 millions de francs CFA.

À l’issue de l’audience de renvoi, son avocat a tenu à rappeler le parcours et le statut de son client, estimant que celui-ci ne devait pas être assimilé à un délinquant ordinaire. « Ce n’est pas un délinquant. C’est quand même un ancien Garde des Sceaux », a déclaré la robe noire, soulignant que cette qualité confère une dimension particulière à la procédure.

Selon la défense, la situation est d’autant plus délicate qu’il s’agit d’un ancien ministre de la Justice, habitué à faire appliquer les lois et qui se retrouve aujourd’hui dans la position d’un justiciable. L’avocat a indiqué que cette réalité impose une approche particulière dans la conduite de la défense, tant sur le plan juridique que psychologique. Il a confié que cette épreuve demeure difficile pour son client, tout en assurant que son équipe poursuivait l’examen approfondi du dossier afin de préparer au mieux les débats prévus la semaine prochaine.

La défense a également insisté sur le caractère exceptionnel de cette procédure. D’après l’avocat, la Haute Cour de Justice ne s’est plus réunie pour juger une personnalité politique depuis plusieurs décennies, au point que les précédents remontent à une période antérieure à sa propre naissance. Il a rappelé que la justice ne repose pas uniquement sur les textes de loi, mais aussi sur une pratique judiciaire forgée par l’expérience. En l’absence de jurisprudence récente devant cette juridiction, les magistrats devront, selon lui, s’appuyer strictement sur les dispositions légales pour conduire les audiences.

Au cœur de cette affaire figure un litige foncier portant sur une parcelle de 9 598 m² située à Guédiawaye et initialement destinée à accueillir des infrastructures relevant du ministère de la Justice. L’entrepreneur Cheikh Guèye accuse l’ancien ministre d’avoir sollicité et reçu des avantages financiers en espèces ainsi qu’en nature dans le cadre d’un protocole d’accord relatif à ce terrain.

Depuis mai 2025, Ismaïla Madior Fall est placé sous bracelet électronique et assigné à résidence dans le cadre de cette procédure. L’ancien Garde des Sceaux rejette catégoriquement l’ensemble des accusations formulées à son encontre et continue de clamer son innocence.

Macky Sall remercie Bassirou Diomaye Faye après le soutien officiel du Sénégal à sa candidature à l’ONU

L’ancien président de la République, Macky Sall, a réagi à la décision des autorités sénégalaises d’apporter un soutien officiel à sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans un message publié ce lundi 20 juillet 2026 sur sa page Facebook, il a exprimé sa gratitude au président Bassirou Diomaye Faye pour cette marque de confiance, saluant une décision qu’il considère comme un honneur.

« J’ai pris connaissance du communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères de ce 20 juillet 2026, annonçant le soutien du Sénégal à ma candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies », a écrit l’ancien chef de l’État.

Macky Sall a ensuite tenu à remercier personnellement son successeur. « Je remercie chaleureusement SEM le Président Bassirou Diomaye Faye et lui exprime ma gratitude pour cette décision qui m’honore », a-t-il déclaré, dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux.

Cette réaction intervient quelques heures après l’annonce officielle du gouvernement sénégalais. Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, l’État du Sénégal a confirmé son appui à la candidature de l’ancien président à la succession d’António Guterres, dont le mandat à la tête de l’ONU prendra fin le 31 décembre 2026.

Cette décision fait suite à l’audience accordée le 17 juillet dernier par le président Bassirou Diomaye Faye à son prédécesseur au Palais de la République. Au cours de cette rencontre, Macky Sall avait officiellement sollicité le soutien de son pays dans le cadre de sa campagne pour accéder au plus haut poste administratif des Nations unies. À l’issue de cet entretien, les autorités sénégalaises ont choisi d’apporter leur appui à cette candidature, présentée comme un enjeu de rayonnement diplomatique pour le Sénégal.

Le soutien officiel de Dakar constitue une étape importante dans la campagne internationale de Macky Sall. En tant que candidat porté par son pays, l’ancien président pourra désormais compter sur la mobilisation de la diplomatie sénégalaise auprès des États membres de l’ONU afin de promouvoir sa candidature.

Parallèlement à cet appui national, Macky Sall poursuit une intense tournée diplomatique destinée à renforcer ses soutiens sur la scène internationale. Après un passage au Sénégal puis en Gambie, il s’est rendu ce lundi 20 juillet 2026 en Russie, où il multiplie les consultations avec les autorités et partenaires internationaux afin de rallier de nouveaux soutiens à sa candidature.

Le Sénégal officialise son soutien à la candidature de Macky Sall pour le Secrétariat général de l’ONU

Le Sénégal a officiellement décidé d’apporter son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’annonce a été faite ce lundi 20 juillet 2026 à travers un communiqué du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, confirmant ainsi un engagement diplomatique attendu depuis plusieurs semaines.

Selon le communiqué, cette décision fait suite à l’audience accordée le vendredi 17 juillet 2026 par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à son prédécesseur au Palais de la République. Au cours de cette rencontre, Macky Sall est venu informer le chef de l’État de sa candidature à la tête des Nations unies et solliciter l’appui officiel du Sénégal dans cette démarche.

Les autorités sénégalaises indiquent que cette audience s’est déroulée dans un climat empreint de cordialité, de courtoisie républicaine et de respect mutuel. Le ministère souligne que cette rencontre illustre la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de privilégier le dialogue institutionnel, la continuité de l’État ainsi que le rassemblement autour des intérêts supérieurs de la Nation, au-delà des clivages politiques.

À l’issue des échanges, le chef de l’État a décidé que le Sénégal apporterait son plein soutien à la candidature de Macky Sall. Dans cette dynamique, il a instruit le gouvernement ainsi que l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser activement afin de promouvoir cette candidature auprès des États membres de l’Organisation des Nations unies.

Le président de la République a également lancé un appel à toutes les forces vives du pays, notamment les institutions, les acteurs politiques, la société civile et la diaspora, afin qu’elles se joignent à cet effort collectif. Selon le communiqué, cette candidature est désormais portée comme celle du Sénégal tout entier, avec l’ambition de renforcer le rayonnement du pays sur la scène internationale, de servir les intérêts du continent africain et de contribuer à un multilatéralisme plus efficace.

Cette prise de position officielle constitue une étape importante dans la campagne internationale de Macky Sall. Jusqu’à présent, son dossier bénéficiait notamment du parrainage du Burundi, mais n’avait pas encore reçu l’appui officiel des autorités sénégalaises. Avec cette décision, Dakar met désormais tout son poids diplomatique au service de cette candidature, ouvrant une nouvelle phase de la campagne.

Bassirou Diomaye Faye prend la présidence en exercice de la CEDEAO et fixe le cap de son mandat

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été désigné président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’issue de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, tenue ce dimanche à Freetown, en Sierra Leone. Cette désignation intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, politiques et économiques auxquels fait face l’organisation régionale, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire.

En lui confiant la présidence tournante de l’organisation, les chefs d’État ouest-africains ont exprimé leur confiance envers le dirigeant sénégalais, dont les prises de position en faveur du dialogue, de l’intégration régionale et du renforcement des institutions communautaires ont été saluées au cours des travaux.

Dans son intervention devant ses homologues, Bassirou Diomaye Faye a dressé un état des lieux sans complaisance de la situation de la CEDEAO. Il a reconnu les progrès enregistrés par la Communauté, notamment en matière d’intégration économique et de résilience face aux crises, tout en soulignant les nombreuses fragilités qui continuent de peser sur la région. Il a notamment insisté sur la menace persistante du terrorisme, les tensions politiques dans certains États membres, les défis liés à la gouvernance ainsi que la nécessité de moderniser les institutions communautaires afin de les rendre plus efficaces et plus proches des préoccupations des populations.

Le nouveau président en exercice a également appelé à une accélération de la mise en œuvre de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, estimant que la réponse aux menaces sécuritaires doit être collective et fondée sur une meilleure coordination entre les États. Il a plaidé pour une mutualisation des moyens militaires, logistiques et financiers, tout en insistant sur l’importance de renforcer l’autonomie financière de la CEDEAO afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.

Bassirou Diomaye Faye a, en outre, mis l’accent sur la protection des populations civiles affectées par les conflits et les crises humanitaires, appelant à une solidarité accrue entre les États membres pour répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables.

Acceptant cette nouvelle responsabilité, le chef de l’État sénégalais a déclaré mesurer pleinement l’importance de l’héritage légué par un demi-siècle de coopération régionale. Il a affirmé sa volonté de poursuivre l’œuvre d’intégration tout en adaptant la CEDEAO aux réalités actuelles, marquées par les enjeux de sécurité, de souveraineté politique et économique, de stabilité institutionnelle et de développement durable.

Le président sénégalais a également exprimé son ambition de contribuer à faire entendre davantage la voix de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale, en renforçant le poids diplomatique de la Communauté et sa capacité à défendre les intérêts des peuples de la région dans un contexte mondial en constante évolution.

Sommet de la CEDEAO à Freetown : Diomaye Faye plaide pour une intégration régionale refondée et tournée vers l’action

Réuni à Freetown, en Sierra Leone, à l’occasion du sommet consacré à l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel fort en faveur d’une profonde réforme de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cinquante ans après sa création, l’organisation sous-régionale, confrontée à de multiples crises, doit selon lui retrouver sa capacité à répondre efficacement aux attentes des populations.

Dans son intervention devant les chefs d’État et de gouvernement de la sous-région, le chef de l’État sénégalais a dressé le constat d’une CEDEAO confrontée à des défis majeurs. Entre la montée des menaces sécuritaires, les tensions politiques, les fractures sociales, les difficultés économiques et un environnement international marqué par de fortes incertitudes, il a estimé que l’organisation est arrivée à un tournant décisif de son histoire.

Face à cette situation, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de dépasser les simples diagnostics pour engager des actions concrètes. Selon lui, les populations ouest-africaines, en particulier les jeunes, attendent de la CEDEAO des réponses efficaces en matière de paix, de sécurité, d’intégration économique et de création d’opportunités. Il a rappelé que ces objectifs étaient au cœur de la vision des pères fondateurs de l’organisation et qu’ils demeurent plus que jamais d’actualité.

Le président sénégalais a également mis l’accent sur l’importance de la Déclaration d’engagement en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, adoptée lors de ce sommet. Pour lui, ce texte ne doit pas rester une déclaration de principe ou une simple profession de foi politique. Il doit être suivi d’engagements concrets, de réformes ambitieuses et d’actions coordonnées afin de renforcer la coopération entre les États membres et de restaurer la confiance des citoyens envers l’institution régionale.

Réaffirmant l’attachement du Sénégal aux idéaux panafricains, Bassirou Diomaye Faye a assuré que son pays entend jouer un rôle actif dans cette dynamique de transformation. Fidèle à son histoire diplomatique et à sa tradition de promotion de l’unité africaine, le Sénégal se veut, selon le chef de l’État, l’un des principaux artisans de la refondation de la CEDEAO afin qu’elle soit davantage en mesure de relever les défis actuels et futurs de la région.

Affaire Sweet Beauty : Adji Sarr annonce son retour au Sénégal et veut la réouverture du dossier contre Ousmane Sonko

L’affaire Sweet Beauty connaît un nouveau rebondissement avec les déclarations d’Adji Sarr, l’ancienne masseuse au centre du dossier judiciaire qui l’a opposée à Ousmane Sonko. Dans une intervention diffusée en direct sur TikTok avec le créateur de contenu Abdou Guer, elle a annoncé son intention de revenir prochainement au Sénégal et de relancer la procédure judiciaire qui avait profondément marqué la vie politique du pays.

Au cours de cet échange, Adji Sarr a affirmé vouloir saisir le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin de demander une nouvelle évaluation de son dossier. Selon ses propos, elle envisage d’adresser une correspondance au chef de l’État pour solliciter la réouverture de l’affaire et permettre un nouvel examen judiciaire des faits qui l’opposent à Ousmane Sonko.

« Je vais écrire au président de la République », a-t-elle indiqué, expliquant que son objectif est de voir le dossier repris par la justice. Elle estime ainsi que certains éléments de l’affaire doivent être à nouveau examinés afin que toute la lumière soit faite sur les événements qui avaient déclenché une importante crise politique et sociale au Sénégal entre 2021 et 2024.

Adji Sarr a également annoncé son retour imminent au Sénégal. Après plusieurs mois d’absence du territoire national, elle a assuré qu’elle reviendrait prochainement dans le pays, invitant les Sénégalais à suivre cette nouvelle étape de son parcours. Cette annonce intervient alors que son nom demeure associé à l’une des affaires judiciaires et politiques les plus médiatisées de l’histoire récente du Sénégal.

L’affaire Sweet Beauty avait éclaté en 2021 après les accusations portées par Adji Sarr contre Ousmane Sonko, alors principal opposant politique au régime de Macky Sall. Le dossier avait entraîné plusieurs épisodes de tensions, avec des manifestations violentes dans plusieurs localités du pays et de nombreux morts selon les chiffres communiqués par différentes organisations.

Sur le plan judiciaire, la procédure avait connu plusieurs étapes avant d’aboutir à une décision de justice. Ousmane Sonko avait été condamné dans cette affaire pour corruption de la jeunesse, une décision qu’il avait toujours contestée. L’ancien maire de Ziguinchor et actuel leader politique du pays avait dénoncé un dossier qu’il considérait comme une manœuvre destinée à l’écarter de la scène politique.

Aujourd’hui, les nouvelles déclarations d’Adji Sarr relancent les débats autour de cette affaire qui continue de diviser l’opinion publique. Son souhait de voir le dossier rouvert intervient dans un contexte politique nouveau, marqué par l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et par les interrogations persistantes autour de plusieurs dossiers judiciaires hérités de la précédente période politique.

Toutefois, à ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par les autorités judiciaires ou par la présidence de la République concernant une éventuelle réouverture de la procédure. Les propos d’Adji Sarr restent donc une initiative personnelle dont les suites dépendront désormais des démarches qu’elle compte engager et de la position des institutions compétentes.

Doha : Macky Sall rencontre Karim Wade en marge de sa visite de condoléances au Qatar

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, s’est entretenu ce mardi 14 juillet 2026 à Doha avec Karim Wade, ancien ministre d’État et fils de l’ancien président Abdoulaye Wade. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans la capitale qatarie, intervient dans un contexte marqué par le déplacement de l’ex-chef de l’État sénégalais au Qatar pour présenter ses condoléances à la famille régnante.

Macky Sall avait effectué le voyage à Doha à la suite du décès de l’ancien Émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, survenu le dimanche 12 juillet 2026. Figure majeure de l’histoire contemporaine du Qatar, l’ancien souverain est largement reconnu pour avoir joué un rôle déterminant dans la transformation économique et diplomatique de son pays. Son décès a suscité de nombreuses réactions de dirigeants et d’anciens chefs d’État à travers le monde.

C’est en marge de cette visite de condoléances que Macky Sall a rencontré Karim Wade, installé au Qatar depuis plusieurs années. Si le contenu de leurs échanges n’a pas été rendu public, cette entrevue entre deux personnalités influentes de la scène politique sénégalaise ne manque pas de susciter l’attention.

Cette rencontre intervient dans un contexte politique particulier au Sénégal, marqué par une recomposition du paysage politique et par les préparatifs de plusieurs échéances nationales et internationales. Macky Sall, qui a récemment annoncé son retour au Sénégal dans le cadre de consultations liées à sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, poursuit parallèlement ses activités diplomatiques et ses échanges avec plusieurs acteurs politiques.

Karim Wade, de son côté, demeure une figure importante du Parti démocratique sénégalais (PDS). Bien qu’éloigné du Sénégal depuis plusieurs années, il continue d’exercer une influence sur la vie politique de son parti et reste au centre des réflexions stratégiques de cette formation.

Senelec : la CSTS suspend son mouvement après l’ouverture d’un dialogue avec les autorités

La Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec (CSTS) a décidé de suspendre son mot d’ordre de mobilisation, lancé le lundi 13 juillet 2026, à la suite de l’ouverture de discussions avec les autorités gouvernementales et la direction générale de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec). Cette décision marque une volonté d’apaiser les tensions sociales qui se sont installées autour de la contestation liée à la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire (PRAB).

Réuni en assemblée, le cadre unitaire regroupant les différentes organisations syndicales de l’entreprise, dont le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Électricité (SUTELEC), a choisi de privilégier la voie du dialogue avant d’envisager toute nouvelle action. Les responsables syndicaux estiment que les invitations formulées par les pouvoirs publics constituent une opportunité pour trouver une issue concertée au différend.

Le coordonnateur de la CSTS et secrétaire général du SUTELEC, Habib Aïdara, a indiqué que le ministre de l’Énergie a convié les représentants des travailleurs à une rencontre prévue ce mardi à midi dans son cabinet. Il a également révélé que le directeur général de Senelec a pris l’initiative de solliciter un échange avec les syndicats afin d’engager des discussions sur les revendications portées par les travailleurs.

Selon lui, ces démarches témoignent d’une volonté de dialogue que les syndicats entendent accompagner. « Nous privilégions la voie du dialogue », a-t-il déclaré, précisant que la suspension du mouvement restera effective jusqu’à la tenue de ces différentes rencontres.

À l’issue des discussions, les responsables syndicaux feront un compte rendu devant une assemblée générale convoquée ce mardi à 16 heures. Cette réunion permettra aux travailleurs d’évaluer les propositions qui leur seront soumises et de décider de la suite à donner au mouvement.

Lundi, la mobilisation s’était traduite par un port massif de brassards rouges dans les différentes structures de Senelec. Selon la CSTS, cette action symbolique a été largement suivie par les agents à travers le pays, illustrant leur détermination à défendre leurs droits sociaux tout en assurant la continuité du service public.

À l’origine de cette contestation figure la remise en cause du paiement de la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire (PRAB), un avantage considéré par les syndicats comme un acquis social. Les travailleurs dénoncent toute tentative de leur faire porter la responsabilité des difficultés financières de l’entreprise, notamment les créances non recouvrées, les engagements financiers non honorés ou encore des décisions de gestion qui, selon eux, relèvent d’autres acteurs.

Kalidou Koulibaly brise le silence et appelle à l’unité pour sauver le football sénégalais

Au lendemain de la conférence de presse du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, consacrée au bilan de la participation des Lions à la Coupe du monde 2026 et à l’annonce du limogeage du sélectionneur Pape Thiaw, le capitaine de l’équipe nationale du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a choisi de sortir de son silence.

Dans un message publié sur ses différents réseaux sociaux, le défenseur sénégalais a lancé un vibrant appel à l’apaisement, dénonçant les querelles internes qui secouent actuellement le football national. Sans désigner directement les responsables de la crise, il a regretté l’image renvoyée par les différents acteurs du football sénégalais, estimant que les divisions actuelles nuisent autant aux performances sportives qu’à la réputation du pays.

« Sommes-nous réellement obligés de nous ridiculiser ainsi sur la scène mondiale ? Arrêtons ces guerres d’ego qui ne font que diviser. Ne gâchons pas des années de travail, de sacrifices et de progrès », a écrit le capitaine des Lions, dans un message empreint d’inquiétude mais également d’espoir.

Pour Kalidou Koulibaly, les intérêts personnels doivent désormais céder la place à l’intérêt supérieur du football sénégalais. Il appelle les dirigeants, les responsables fédéraux, les anciens internationaux et l’ensemble des acteurs du football à retrouver la sérénité afin de préserver les acquis obtenus au cours de la dernière décennie.

« Reprenons nos esprits et faisons les choix justes, dans l’intérêt du football sénégalais. Faisons-les pour que nos petits frères puissent continuer à faire rêver tout un peuple », a-t-il insisté.

Le défenseur d’Al-Hilal estime par ailleurs que la responsabilité de la situation actuelle est collective. Selon lui, chacun doit faire preuve de lucidité et d’humilité afin de contribuer à sortir le football sénégalais de cette zone de turbulences.

« Les fautifs sont nombreux. À chacun de prendre ses responsabilités, avec lucidité et humilité. Car aujourd’hui, ce n’est pas seulement notre football qui en pâtit, c’est aussi l’image du Sénégal », a-t-il déclaré.

Alors que les débats autour de l’élimination du Sénégal au Mondial et du départ de Pape Thiaw continuent d’alimenter la polémique, Kalidou Koulibaly met en garde contre les conséquences d’une crise durable. Il estime que la poursuite des affrontements et des règlements de comptes ne ferait que compromettre les progrès réalisés par le football sénégalais ces dernières années.

« Si nous continuons sur cette voie, nous ne ferons pas progresser notre football… nous le ferons régresser », a-t-il averti.

Le capitaine des Lions a conclu son intervention sur une note d’optimisme, fidèle à l’esprit de combativité qui caractérise la sélection nationale. Convaincu que le Sénégal saura surmonter cette période difficile, il a rappelé que les plus grandes équipes se reconstruisent dans l’adversité.

« À bon entendeur. Le Lion tombe parfois, mais le Lion se relève toujours », a conclu Kalidou Koulibaly, dans un message qui sonne comme un appel à l’unité et à la responsabilité, au moment où le football sénégalais traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente.

Ousmane Diagne nommé président du Conseil constitutionnel par Bassirou Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé à la nomination de Monsieur Ousmane Diagne à la tête du Conseil constitutionnel. Cette décision est consacrée par le décret n°2026-1318 en date du 13 juillet 2026, portant désignation du nouveau président de la plus haute juridiction constitutionnelle du Sénégal.

Ousmane Diagne succède à feu Mamadou Badio Camara, dont le décès avait laissé vacant le poste de président du Conseil constitutionnel. L’annonce officielle a été rendue publique à travers un communiqué signé par le ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, Oumar Samba Ba.

Cette nomination intervient dans un contexte où le Conseil constitutionnel occupe une place centrale dans la vie institutionnelle du pays. Chargée de veiller au respect de la Constitution, cette haute juridiction est notamment compétente pour contrôler la conformité des lois, arbitrer les contentieux électoraux et garantir la régularité des consultations référendaires et présidentielles.

Le choix porté sur Ousmane Diagne s’appuie sur une longue carrière au sein de la magistrature sénégalaise. Magistrat de formation, il a occupé plusieurs fonctions stratégiques dans l’appareil judiciaire, acquérant une solide expérience dans le traitement des affaires judiciaires et dans le fonctionnement des plus hautes juridictions du pays.

Au cours de son parcours, il a notamment exercé comme Procureur général près la Cour d’appel de Dakar, Premier avocat général près la Cour suprême, avant d’être nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Ces différentes responsabilités lui ont permis de jouer un rôle important dans la conduite de la politique judiciaire et dans le renforcement des institutions de la justice sénégalaise.

Macky Sall attendu au Palais : une audience avec Diomaye Faye en vue dans le cadre de sa campagne pour l’ONU

L’ancien président de la République, Macky Sall, poursuit activement sa campagne diplomatique en vue de briguer le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Dans cette dynamique, il devrait être reçu en audience par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le 17 juillet prochain, selon des informations obtenues par Dakaractu. Cette rencontre reste toutefois suspendue à la confirmation du calendrier officiel de la présidence.

Cette audience s’inscrit dans une série de consultations engagées par l’ancien chef de l’État dans plusieurs pays de la sous-région. Depuis le lancement de sa campagne, Macky Sall multiplie les contacts avec les dirigeants africains afin de consolider le soutien politique nécessaire à sa candidature à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

Au Sénégal, cette rencontre revêt une importance particulière. Si elle est confirmée, elle permettra à l’ancien président de solliciter officiellement l’appui des autorités sénégalaises pour sa candidature. Le soutien de son pays d’origine constitue en effet une étape essentielle dans toute ambition de diriger la plus haute institution multilatérale mondiale.

Au-delà du Sénégal, la tournée diplomatique de Macky Sall vise également à rallier plusieurs chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que d’autres partenaires africains. L’objectif est de construire un consensus régional avant d’élargir la mobilisation au niveau continental et international.

La fonction de Secrétaire général des Nations Unies est attribuée à l’issue d’un processus diplomatique particulièrement exigeant. Le candidat doit bénéficier d’un large soutien des États membres de l’ONU, tout en obtenant l’approbation du Conseil de sécurité, avant d’être désigné par l’Assemblée générale.

Éducation : le projet ELAN veut renforcer la place des langues nationales dans les écoles africaines

Le Comité de coordination internationale (CCI) du projet « École et langues nationales » (ELAN) s’est réuni ce vendredi à Dakar pour dresser le bilan de la troisième phase du programme, couvrant la période 2023-2026, et définir les grandes orientations de la prochaine étape de cette initiative portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au cœur des échanges, une conviction largement partagée : l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, renforcer l’inclusion scolaire et promouvoir la souveraineté culturelle des États.

Organisée par l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du programme, des experts en éducation ainsi que l’Agence française de développement (AFD). Les participants ont évalué les résultats obtenus après plusieurs années de mise en œuvre et réfléchi aux perspectives d’un projet qui vise à associer les langues nationales africaines au français dès les premières années de scolarisation.

Les résultats présentés témoignent de l’ampleur prise par le programme. Depuis son lancement, ELAN a permis la formation de près de 230 000 enseignants. Plus de 11,5 millions d’élèves bénéficient aujourd’hui de cette approche pédagogique, grâce à plus de 500 outils éducatifs développés et adaptés dans 46 langues africaines.

Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, ces chiffres illustrent la solidité d’un programme qui s’est progressivement imposé comme une référence dans le domaine de l’éducation bilingue en Afrique. Selon elle, ELAN ne constitue pas une expérience ponctuelle, mais un projet construit sur près de dix-sept années de travail, ayant permis de produire des politiques linguistiques, des ressources pédagogiques, des outils et de nombreuses bonnes pratiques.

Elle a insisté sur le fait que la longévité du programme traduit son appropriation par les États partenaires. À ses yeux, si ELAN continue d’exister après autant d’années, c’est avant tout parce qu’il répond à un besoin réel exprimé par les pays eux-mêmes, qui en assurent désormais le portage et l’évolution.

Mona Laroussi a également mis en avant les effets positifs de l’enseignement dans les langues maternelles sur le développement des élèves. Selon elle, lorsqu’un enfant est accueilli dans une langue qu’il maîtrise, son rapport à l’école change profondément. Il gagne en confiance, participe davantage aux activités de classe et développe plus facilement sa capacité à exprimer ses idées et à argumenter.

Au-delà des questions éducatives, la directrice de l’IFEF a abordé le défi de l’intelligence artificielle. Elle a plaidé pour que l’Afrique ne se limite pas au rôle de simple utilisatrice des technologies développées ailleurs, mais devienne un acteur de leur conception. Elle estime que les intelligences artificielles de demain doivent être nourries par les langues africaines, les cultures locales et les réalités du continent afin de produire des outils réellement adaptés aux besoins des populations.

Le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a partagé cette vision en soulignant que les langues maternelles représentent un levier stratégique pour transformer durablement les systèmes éducatifs africains. Il considère qu’elles favorisent non seulement de meilleures performances scolaires, mais également une plus grande inclusion des enfants dans le processus d’apprentissage.

Selon le ministre, la valorisation des langues nationales s’inscrit également dans une logique de souveraineté éducative, culturelle et cognitive. Il estime que les pays africains doivent construire leurs politiques éducatives en s’appuyant davantage sur leurs réalités linguistiques afin de reconnecter l’école avec les sociétés qu’elle est censée servir.

Moustapha Mamba Guirassy a également porté un regard critique sur les résultats obtenus depuis les indépendances. Il a reconnu que de nombreux investissements ont été réalisés avec la construction d’écoles et d’universités, mais il estime que ces efforts n’ont pas encore produit les transformations sociales et économiques attendues par les populations. Pour lui, une meilleure prise en compte des langues locales pourrait contribuer à rendre les systèmes éducatifs plus performants et plus adaptés aux besoins des élèves.

Présente à cette rencontre, la ministre d’État gabonaise chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a rappelé que les langues nationales représentent un patrimoine culturel qu’il est indispensable de préserver. Elle s’est réjouie de voir la Francophonie soutenir activement leur promotion, estimant que cette démarche contribue à la protection de l’identité culturelle des peuples africains.

Elle a cité les propos de Nelson Mandela selon lesquels parler à une personne dans une langue qu’elle comprend permet de toucher son esprit, tandis que s’adresser à elle dans sa langue maternelle permet d’atteindre son cœur. Une citation qui, selon elle, résume parfaitement l’importance des langues nationales dans les politiques éducatives.

La responsable gabonaise a également alerté sur le risque de disparition de certaines langues africaines, parfois parlées par des communautés de plus en plus restreintes. Elle a expliqué que son pays mène déjà plusieurs initiatives en faveur de leur valorisation, notamment à travers un festival culturel scolaire et une semaine consacrée aux langues maternelles.

Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, notamment en favorisant la complémentarité entre les programmes IFADEM et ELAN. Elle a insisté sur la nécessité d’intervenir dès la petite enfance, période qu’elle considère comme déterminante pour l’acquisition de la langue maternelle et le développement des apprentissages futurs.

Éducation : le projet ELAN veut renforcer la place des langues nationales dans les écoles africaines

Le Comité de coordination internationale (CCI) du projet « École et langues nationales » (ELAN) s’est réuni ce vendredi à Dakar pour dresser le bilan de la troisième phase du programme, couvrant la période 2023-2026, et définir les grandes orientations de la prochaine étape de cette initiative portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au cœur des échanges, une conviction largement partagée : l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, renforcer l’inclusion scolaire et promouvoir la souveraineté culturelle des États.

Organisée par l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du programme, des experts en éducation ainsi que l’Agence française de développement (AFD). Les participants ont évalué les résultats obtenus après plusieurs années de mise en œuvre et réfléchi aux perspectives d’un projet qui vise à associer les langues nationales africaines au français dès les premières années de scolarisation.

Les résultats présentés témoignent de l’ampleur prise par le programme. Depuis son lancement, ELAN a permis la formation de près de 230 000 enseignants. Plus de 11,5 millions d’élèves bénéficient aujourd’hui de cette approche pédagogique, grâce à plus de 500 outils éducatifs développés et adaptés dans 46 langues africaines.

Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, ces chiffres illustrent la solidité d’un programme qui s’est progressivement imposé comme une référence dans le domaine de l’éducation bilingue en Afrique. Selon elle, ELAN ne constitue pas une expérience ponctuelle, mais un projet construit sur près de dix-sept années de travail, ayant permis de produire des politiques linguistiques, des ressources pédagogiques, des outils et de nombreuses bonnes pratiques.

Elle a insisté sur le fait que la longévité du programme traduit son appropriation par les États partenaires. À ses yeux, si ELAN continue d’exister après autant d’années, c’est avant tout parce qu’il répond à un besoin réel exprimé par les pays eux-mêmes, qui en assurent désormais le portage et l’évolution.

Mona Laroussi a également mis en avant les effets positifs de l’enseignement dans les langues maternelles sur le développement des élèves. Selon elle, lorsqu’un enfant est accueilli dans une langue qu’il maîtrise, son rapport à l’école change profondément. Il gagne en confiance, participe davantage aux activités de classe et développe plus facilement sa capacité à exprimer ses idées et à argumenter.

Au-delà des questions éducatives, la directrice de l’IFEF a abordé le défi de l’intelligence artificielle. Elle a plaidé pour que l’Afrique ne se limite pas au rôle de simple utilisatrice des technologies développées ailleurs, mais devienne un acteur de leur conception. Elle estime que les intelligences artificielles de demain doivent être nourries par les langues africaines, les cultures locales et les réalités du continent afin de produire des outils réellement adaptés aux besoins des populations.

Le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a partagé cette vision en soulignant que les langues maternelles représentent un levier stratégique pour transformer durablement les systèmes éducatifs africains. Il considère qu’elles favorisent non seulement de meilleures performances scolaires, mais également une plus grande inclusion des enfants dans le processus d’apprentissage.

Selon le ministre, la valorisation des langues nationales s’inscrit également dans une logique de souveraineté éducative, culturelle et cognitive. Il estime que les pays africains doivent construire leurs politiques éducatives en s’appuyant davantage sur leurs réalités linguistiques afin de reconnecter l’école avec les sociétés qu’elle est censée servir.

Moustapha Mamba Guirassy a également porté un regard critique sur les résultats obtenus depuis les indépendances. Il a reconnu que de nombreux investissements ont été réalisés avec la construction d’écoles et d’universités, mais il estime que ces efforts n’ont pas encore produit les transformations sociales et économiques attendues par les populations. Pour lui, une meilleure prise en compte des langues locales pourrait contribuer à rendre les systèmes éducatifs plus performants et plus adaptés aux besoins des élèves.

Présente à cette rencontre, la ministre d’État gabonaise chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a rappelé que les langues nationales représentent un patrimoine culturel qu’il est indispensable de préserver. Elle s’est réjouie de voir la Francophonie soutenir activement leur promotion, estimant que cette démarche contribue à la protection de l’identité culturelle des peuples africains.

Elle a cité les propos de Nelson Mandela selon lesquels parler à une personne dans une langue qu’elle comprend permet de toucher son esprit, tandis que s’adresser à elle dans sa langue maternelle permet d’atteindre son cœur. Une citation qui, selon elle, résume parfaitement l’importance des langues nationales dans les politiques éducatives.

La responsable gabonaise a également alerté sur le risque de disparition de certaines langues africaines, parfois parlées par des communautés de plus en plus restreintes. Elle a expliqué que son pays mène déjà plusieurs initiatives en faveur de leur valorisation, notamment à travers un festival culturel scolaire et une semaine consacrée aux langues maternelles.

Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, notamment en favorisant la complémentarité entre les programmes IFADEM et ELAN. Elle a insisté sur la nécessité d’intervenir dès la petite enfance, période qu’elle considère comme déterminante pour l’acquisition de la langue maternelle et le développement des apprentissages futurs.

Éducation : le projet ELAN veut renforcer la place des langues nationales dans les écoles africaines

Le Comité de coordination internationale (CCI) du projet « École et langues nationales » (ELAN) s’est réuni ce vendredi à Dakar pour dresser le bilan de la troisième phase du programme, couvrant la période 2023-2026, et définir les grandes orientations de la prochaine étape de cette initiative portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Au cœur des échanges, une conviction largement partagée : l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des apprentissages, renforcer l’inclusion scolaire et promouvoir la souveraineté culturelle des États.

Organisée par l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du programme, des experts en éducation ainsi que l’Agence française de développement (AFD). Les participants ont évalué les résultats obtenus après plusieurs années de mise en œuvre et réfléchi aux perspectives d’un projet qui vise à associer les langues nationales africaines au français dès les premières années de scolarisation.

Les résultats présentés témoignent de l’ampleur prise par le programme. Depuis son lancement, ELAN a permis la formation de près de 230 000 enseignants. Plus de 11,5 millions d’élèves bénéficient aujourd’hui de cette approche pédagogique, grâce à plus de 500 outils éducatifs développés et adaptés dans 46 langues africaines.

Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, ces chiffres illustrent la solidité d’un programme qui s’est progressivement imposé comme une référence dans le domaine de l’éducation bilingue en Afrique. Selon elle, ELAN ne constitue pas une expérience ponctuelle, mais un projet construit sur près de dix-sept années de travail, ayant permis de produire des politiques linguistiques, des ressources pédagogiques, des outils et de nombreuses bonnes pratiques.

Elle a insisté sur le fait que la longévité du programme traduit son appropriation par les États partenaires. À ses yeux, si ELAN continue d’exister après autant d’années, c’est avant tout parce qu’il répond à un besoin réel exprimé par les pays eux-mêmes, qui en assurent désormais le portage et l’évolution.

Mona Laroussi a également mis en avant les effets positifs de l’enseignement dans les langues maternelles sur le développement des élèves. Selon elle, lorsqu’un enfant est accueilli dans une langue qu’il maîtrise, son rapport à l’école change profondément. Il gagne en confiance, participe davantage aux activités de classe et développe plus facilement sa capacité à exprimer ses idées et à argumenter.

Au-delà des questions éducatives, la directrice de l’IFEF a abordé le défi de l’intelligence artificielle. Elle a plaidé pour que l’Afrique ne se limite pas au rôle de simple utilisatrice des technologies développées ailleurs, mais devienne un acteur de leur conception. Elle estime que les intelligences artificielles de demain doivent être nourries par les langues africaines, les cultures locales et les réalités du continent afin de produire des outils réellement adaptés aux besoins des populations.

Le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a partagé cette vision en soulignant que les langues maternelles représentent un levier stratégique pour transformer durablement les systèmes éducatifs africains. Il considère qu’elles favorisent non seulement de meilleures performances scolaires, mais également une plus grande inclusion des enfants dans le processus d’apprentissage.

Selon le ministre, la valorisation des langues nationales s’inscrit également dans une logique de souveraineté éducative, culturelle et cognitive. Il estime que les pays africains doivent construire leurs politiques éducatives en s’appuyant davantage sur leurs réalités linguistiques afin de reconnecter l’école avec les sociétés qu’elle est censée servir.

Moustapha Mamba Guirassy a également porté un regard critique sur les résultats obtenus depuis les indépendances. Il a reconnu que de nombreux investissements ont été réalisés avec la construction d’écoles et d’universités, mais il estime que ces efforts n’ont pas encore produit les transformations sociales et économiques attendues par les populations. Pour lui, une meilleure prise en compte des langues locales pourrait contribuer à rendre les systèmes éducatifs plus performants et plus adaptés aux besoins des élèves.

Présente à cette rencontre, la ministre d’État gabonaise chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a rappelé que les langues nationales représentent un patrimoine culturel qu’il est indispensable de préserver. Elle s’est réjouie de voir la Francophonie soutenir activement leur promotion, estimant que cette démarche contribue à la protection de l’identité culturelle des peuples africains.

Elle a cité les propos de Nelson Mandela selon lesquels parler à une personne dans une langue qu’elle comprend permet de toucher son esprit, tandis que s’adresser à elle dans sa langue maternelle permet d’atteindre son cœur. Une citation qui, selon elle, résume parfaitement l’importance des langues nationales dans les politiques éducatives.

La responsable gabonaise a également alerté sur le risque de disparition de certaines langues africaines, parfois parlées par des communautés de plus en plus restreintes. Elle a expliqué que son pays mène déjà plusieurs initiatives en faveur de leur valorisation, notamment à travers un festival culturel scolaire et une semaine consacrée aux langues maternelles.

Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, notamment en favorisant la complémentarité entre les programmes IFADEM et ELAN. Elle a insisté sur la nécessité d’intervenir dès la petite enfance, période qu’elle considère comme déterminante pour l’acquisition de la langue maternelle et le développement des apprentissages futurs.

Acte IV de la décentralisation : Diomaye Faye lance la réforme des Pôles-Territoires pour accélérer le développement local

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce jeudi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) une importante rencontre avec les exécutifs territoriaux du Sénégal. Cette concertation, consacrée à la mise en œuvre de l’Acte IV de la décentralisation et à la réforme des Pôles-Territoires, marque une nouvelle étape dans la politique de transformation territoriale portée par les autorités.

Devant les représentants des collectivités territoriales, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire des territoires les principaux leviers du développement économique national. Cette orientation s’inscrit dans le cadre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui mise sur une valorisation des ressources locales afin de bâtir une croissance plus inclusive, durable et équilibrée.

Selon la vision défendue par le président de la République, les Pôles-Territoires ne constituent pas un nouvel échelon administratif. Ils sont conçus comme des espaces de coopération permettant à plusieurs collectivités de mutualiser leurs efforts autour de projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’investissement, de l’industrialisation locale et de la création de richesses.

L’objectif est de renforcer la compétitivité des territoires en exploitant leurs potentialités économiques, agricoles, minières, touristiques ou industrielles. Cette approche vise à favoriser un développement endogène, fondé sur les ressources propres à chaque région, tout en réduisant les disparités territoriales.

Le chef de l’État a tenu à rassurer les élus locaux sur le rôle des futurs Pôles-Territoires, précisant qu’ils ne se substitueront pas aux collectivités territoriales et n’empiéteront pas sur leurs compétences. Ils interviendront plutôt comme des outils de coordination et de mutualisation dans les domaines où l’action d’une seule collectivité ne suffit plus pour relever les défis du développement.

Au cours de son intervention, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a également insisté sur la méthode adoptée pour conduire cette réforme. Il a rappelé qu’elle est le résultat d’un vaste processus de concertation ayant mobilisé près de 3 000 acteurs à travers le pays. Cette démarche participative traduit, selon lui, la volonté de construire les politiques publiques en tenant compte des réalités locales et des attentes des populations.

Pour le président de la République, la transformation du Sénégal ne peut être pilotée uniquement depuis la capitale. Elle doit s’appuyer sur les initiatives des territoires et sur une gouvernance fondée sur la proximité, la responsabilisation des acteurs locaux et le partenariat entre l’État et les collectivités.

À travers cette réforme, l’exécutif entend renforcer le rôle d’un État stratège, capable d’accompagner les collectivités territoriales dans la réalisation de projets structurants tout en favorisant une meilleure répartition des opportunités de développement sur l’ensemble du territoire national.

Financement de l’économie : le Sénégal devra mobiliser près de 19 700 milliards FCFA entre 2027 et 2029

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a dévoilé ce mardi, devant les députés réunis en séance de Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), l’ampleur des besoins de financement auxquels l’économie sénégalaise devra faire face au cours des trois prochaines années.

Selon les projections présentées par le ministre, le besoin global de financement de l’économie est estimé à 19 689,4 milliards de francs CFA pour la période 2027-2029, soit une moyenne annuelle de 6 563,1 milliards de francs CFA. Ce volume financier traduit les importantes contraintes budgétaires auxquelles l’État devra répondre tout en poursuivant ses objectifs de développement et de transformation économique.

Cheikh Diba a expliqué que la plus grande partie de ces besoins est liée au remboursement de la dette publique. En effet, 77,26 % des montants à mobiliser serviront à assurer l’amortissement de la dette, illustrant le poids considérable des échéances de remboursement dans les finances publiques. Le reste des besoins se répartit principalement entre la couverture du déficit budgétaire, qui représente 14,8 %, ainsi que le règlement des arriérés sur ressources intérieures.

Face à ces défis, le gouvernement entend poursuivre une stratégie de financement diversifiée. Le ministre a indiqué que l’État compte s’appuyer sur la mobilisation d’emprunts-projets destinés au financement des investissements structurants, mais également sur d’autres instruments d’emprunt afin de couvrir les différents besoins de trésorerie.

Dans le même temps, les autorités privilégient une gestion active de la dette publique orientée vers des financements à moyen et long terme. Cette approche vise à réduire les risques liés au refinancement et à améliorer la soutenabilité de la dette, tout en préservant les équilibres macroéconomiques.

Le ministre de l’Économie a également insisté sur la volonté du gouvernement d’accroître la participation du secteur privé dans le financement des infrastructures publiques. À cet effet, il a rappelé la création de l’Unité nationale d’appui au partenariat public-privé, ainsi que la mise en place d’un cadre juridique spécifique destiné à renforcer le recours aux partenariats public-privé (PPP).

Selon Cheikh Diba, ces mécanismes doivent permettre de mobiliser davantage de capitaux privés pour accompagner la réalisation des grands projets d’infrastructures, tout en limitant la pression sur les finances publiques. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à diversifier les sources de financement de l’économie et à soutenir la mise en œuvre des priorités de développement au cours des prochaines années.

Lutte contre le trafic de drogue : les Douanes sénégalaises détruisent d’importantes quantités de stupéfiants à la SOCOCIM

L’Administration des Douanes sénégalaises a pris part, ce vendredi, à une vaste opération d’incinération de produits prohibés organisée dans les installations industrielles de la SOCOCIM. Cette initiative, menée en collaboration avec plusieurs services de l’État, s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et la consommation de drogues au Sénégal.

D’importantes quantités de substances illicites ont été détruites au cours de cette opération. Parmi les produits incinérés figuraient notamment de la cocaïne, du kush, du khat, de l’ecstasy, ainsi que diverses substances psychotropes et des précurseurs chimiques destinés à la fabrication de drogues.

La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants des Douanes sénégalaises, de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), du Comité interministériel de lutte contre la drogue (CILD), ainsi que de plusieurs partenaires nationaux et internationaux engagés dans la lutte contre les trafics illicites.

Cette opération intervient dans le cadre de la 39e édition de la Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre l’abus et le trafic illicite de drogues. L’édition 2026 est placée sous le thème : « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes ». À travers cette thématique, les autorités entendent attirer l’attention sur l’évolution des réseaux criminels, l’apparition de nouvelles substances et la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et de répression.

L’un des temps forts de la cérémonie a été la remise officielle par les Douanes sénégalaises à l’OCRTIS d’un lot de 643 plaquettes de cocaïne destiné à la destruction. Cette importante saisie est issue d’une opération conjointe menée le 4 août 2025 à Rufisque par les Douanes et la Gendarmerie nationale.

Selon les autorités, cette action illustre la coopération étroite entre les différentes forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic international de stupéfiants. Le partage du renseignement, les opérations conjointes et la coordination des interventions constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour faire face aux réseaux criminels transnationaux.

Le bilan des saisies réalisées par l’Administration des Douanes depuis le début de l’année demeure particulièrement significatif. Les services douaniers ont déjà intercepté près d’une tonne de cocaïne, en plus de nombreuses saisies de chanvre indien, de drogues de synthèse et d’autres substances illicites.

Mamadou Faye quitte la Cour des comptes avec un bilan qu’il juge largement positif

À l’heure de passer le témoin après huit années à la tête de la Cour des comptes, le président sortant, Mamadou Faye, affiche sa satisfaction quant au travail accompli durant son mandat. Dans un entretien accordé à L’Observateur, le magistrat financier a dressé le bilan d’une institution qu’il estime profondément transformée et renforcée sur les plans organisationnel, technique et institutionnel.

Selon lui, la Cour des comptes a connu une évolution significative au cours des dernières années, tant dans son fonctionnement interne que dans sa capacité à exercer efficacement ses missions de contrôle des finances publiques. Il souligne que de nombreuses réformes ont été engagées pour améliorer les performances de l’institution et accroître sa crédibilité auprès des partenaires nationaux et internationaux.

« La Cour des comptes d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Beaucoup de changements ont été faits pour le bon fonctionnement de la Cour et renforcer son efficacité », a-t-il affirmé, mettant en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance, d’organisation et de reconnaissance internationale.

Interpellé sur le débat qui a entouré ces derniers mois la question de la supposée « dette cachée », révélée à travers certains commentaires du rapport de la Cour, Mamadou Faye a choisi de rester fidèle à son devoir de réserve. Refusant d’alimenter une controverse aux fortes résonances politiques, il a insisté sur le caractère strictement technique du travail effectué par les magistrats de l’institution.

Le président sortant a rappelé que les conclusions du rapport reposent exclusivement sur les méthodes de calcul et les normes habituellement utilisées par la Cour des comptes. À ses yeux, les interprétations politiques qui ont suivi la publication du document ne relèvent pas de la responsabilité de l’institution.

« Vous ne verrez pas, dans une page du rapport où c’est mentionné dette cachée », a-t-il précisé, soulignant que les observations formulées dans le rapport doivent être lues à travers le prisme de l’analyse financière et comptable qui guide le travail de la Cour.

Concernant la transition à la tête de l’institution, Mamadou Faye a indiqué que le rapport général public de l’année 2024 a déjà été finalisé et transmis aux autorités compétentes. La publication officielle de ce document n’attend désormais que les procédures administratives requises.

Le magistrat a également profité de cette occasion pour exprimer sa confiance envers son successeur, Abdoul Madjid Guèye, appelé à prendre les rênes de la Cour des comptes dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de transparence et de reddition des comptes.

Selon lui, le nouveau président dispose de tous les atouts nécessaires pour poursuivre la dynamique engagée et renforcer davantage l’institution. Il a salué son expérience, son professionnalisme et sa parfaite connaissance des rouages de la juridiction financière.

« Mon successeur a toutes les qualités requises pour occuper ce poste. Il a l’ancienneté, il a les compétences et le professionnalisme pour vraiment remplir ses fonctions et faire avancer cette Cour plus que je ne l’ai fait », a déclaré Mamadou Faye.

JOJ Dakar 2026 : l’Arcop annule le marché des cérémonies et épingle de graves irrégularités dans la procédure du Cojoj

À quelques mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Comité d’organisation des Jeux (Cojoj) essuie un sérieux revers administratif. L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a décidé d’annuler la procédure de sélection du prestataire chargé de l’organisation des cérémonies officielles de l’événement, estimant que celle-ci ne respectait pas les règles encadrant les marchés publics au Sénégal.

La décision, référencée sous le numéro 056/2026/Arcop/Crd/Def en date du 6 mai 2026, fait suite à un contentieux opposant le Cojoj à la société Leap Créative Studio, candidate évincée lors du processus de sélection.

L’affaire trouve son origine dans un appel public à manifestation d’intérêt lancé par le Cojoj et publié dans les colonnes du quotidien Le Soleil le 3 décembre 2025. Cette procédure visait à identifier un prestataire capable d’assurer la conception et l’organisation des cérémonies officielles des Jeux olympiques de la jeunesse, un volet stratégique de cet événement international que le Sénégal s’apprête à accueillir pour la première fois sur le continent africain.

À l’issue de la phase de présélection, quatre entreprises ayant obtenu une note supérieure à 75 points avaient été retenues sur une liste restreinte. Elles avaient ensuite été invitées à soumettre leurs propositions techniques et financières dans le cadre de la phase finale du processus.

Cependant, après l’évaluation des offres, Leap Créative Studio a été informée, le 6 mars 2026, du rejet de ses propositions concernant les lots 1 et 2. Contestant cette décision, l’entreprise a adressé une réclamation au Cojoj trois jours plus tard. N’ayant pas obtenu satisfaction à la suite de la réponse qui lui a été communiquée le 11 mars, elle a décidé de saisir le Comité de règlement des différends de l’Arcop le 16 mars 2026.

Dans un premier temps, le régulateur avait jugé le recours recevable et ordonné la suspension provisoire de la procédure à travers la décision 029/2026/Arcop/Crd/Sus rendue le 1er avril 2026. Cette mesure conservatoire ouvrait alors la voie à un examen approfondi du dossier sur le fond.

Au terme de son instruction, l’Arcop a relevé plusieurs manquements qu’elle considère comme incompatibles avec les principes de transparence, d’égalité de traitement et de concurrence qui gouvernent la commande publique. L’autorité de régulation a notamment constaté que la demande de propositions élaborée par le Cojoj ne précisait pas suffisamment les critères d’évaluation des offres. Selon elle, l’absence d’indicateurs clairs, objectifs et mesurables ne permettait pas de garantir une appréciation transparente et équitable des différentes candidatures.

L’analyse du régulateur a également mis en lumière une incohérence plus fondamentale dans le choix de la procédure utilisée. Le Cojoj soutenait avoir recours à une demande de propositions destinée à servir de base à des négociations devant déboucher sur la conclusion d’un contrat par entente directe. Pour l’Arcop, cette démarche traduit une confusion entre deux modes de passation distincts prévus par la réglementation.

Dans sa décision, l’institution rappelle que le lancement d’une demande de propositions ouvre automatiquement aux candidats la possibilité d’exercer des recours contentieux. Ce mécanisme est incompatible avec une procédure d’entente directe, qui obéit à des règles différentes et à des conditions strictement encadrées par les textes. En conséquence, le régulateur considère qu’il n’est pas possible de faire coexister ces deux procédures dans le cadre d’un même marché.

L’Arcop estime ainsi que le Cojoj a tenté d’associer deux mécanismes juridiques différents sans base réglementaire valable. Cette situation a conduit l’autorité à conclure que la procédure mise en œuvre ne correspondait à aucun des modes de passation prévus par la réglementation sénégalaise des marchés publics.

Face à ces irrégularités, le Comité de règlement des différends a opté pour la sanction la plus radicale en prononçant l’annulation pure et simple de la procédure de sélection. Une décision qui contraint désormais le Cojoj à reprendre entièrement le processus s’il souhaite recruter un prestataire pour l’organisation des cérémonies des JOJ Dakar 2026.

France 3-1 Sénégal : les Lions tombent face au réalisme des Bleus et au doublé de Mbappé

Le Sénégal a manqué son entrée dans la compétition en s’inclinant face à la France (3-1), mardi soir, au terme d’une rencontre longtemps équilibrée avant que le réalisme français ne fasse la différence. Malgré une prestation courageuse et plusieurs séquences prometteuses, les Lions de la Teranga ont fini par céder face à l’efficacité offensive des Bleus, emmenés par un Kylian Mbappé décisif, auteur d’un doublé.

Dans une affiche qui ravivait le souvenir de la victoire historique sénégalaise lors de la Coupe du monde 2002, les hommes du sélectionneur national ont abordé la rencontre avec beaucoup de discipline et d’engagement. Bien en place défensivement, les Lions ont réussi à contenir les assauts français durant toute la première période.

Les Bleus ont certes monopolisé davantage le ballon et tenté d’imposer leur rythme grâce à la vitesse de leurs attaquants, mais ils se sont heurtés à un bloc sénégalais compact, organisé autour d’un Kalidou Koulibaly impérial dans son rôle de patron de la défense. De leur côté, les Sénégalais ont cherché à exploiter les espaces laissés par leurs adversaires en contre-attaque, sans toutefois parvenir à se montrer suffisamment dangereux dans le dernier geste.

Cette première période très disputée s’est achevée sur un score nul et vierge, reflétant l’équilibre des débats entre deux équipes prudentes et concentrées.

Au retour des vestiaires, la France a affiché des intentions plus offensives. Dès les premières minutes, Kylian Mbappé a tenté d’accélérer le rythme des Bleus. Le Sénégal a cependant répondu avec caractère, notamment grâce à une récupération haute de Kalidou Koulibaly qui a permis de lancer rapidement Ismaïla Sarr vers l’avant.

La rencontre a alors gagné en intensité. Michael Olise a profité d’une approximation défensive sénégalaise pour se créer une situation dangereuse, mais Édouard Mendy a parfaitement repoussé sa tentative. Le gardien sénégalais s’est de nouveau illustré quelques instants plus tard en remportant son duel face à Mbappé, maintenant son équipe dans la course.

Malgré la résistance sénégalaise, la pression française a fini par payer. À la 61e minute, Michael Olise a délivré une passe en profondeur parfaitement ajustée pour Kylian Mbappé. Lancé dans le dos de la défense, l’attaquant français a fait parler sa vitesse avant de battre Édouard Mendy d’un tir précis pour ouvrir le score.

Touchés mais pas abattus, les Lions ont tenté de réagir immédiatement. Nicolas Jackson croyait même égaliser après avoir conclu une belle action initiée par Sadio Mané, mais le drapeau de l’assistant s’est levé pour signaler une position de hors-jeu.

Le staff sénégalais a alors procédé à plusieurs ajustements afin de redonner de l’élan à son équipe. Les entrées d’Ibrahima Mbaye et de Habib Diarra ont apporté davantage de fraîcheur dans l’animation offensive, mais les espaces laissés à l’arrière ont progressivement profité aux Français.

À huit minutes du terme, la sanction est tombée. Sur une transition rapide, Adrien Rabiot a trouvé Bradley Barcola dans la profondeur. L’attaquant français a parfaitement conclu son face-à-face avec Édouard Mendy pour inscrire le deuxième but des Bleus et prendre une option décisive sur la victoire.

Alors que la rencontre semblait définitivement pliée, le Sénégal a trouvé les ressources pour relancer le suspense dans le temps additionnel. Ibrahima Mbaye a réduit l’écart grâce à une belle réalisation qui a redonné espoir aux supporters sénégalais.

Mais cet espoir n’aura duré que quelques instants. Dans la foulée, Kylian Mbappé a une nouvelle fois frappé. Profitant d’un espace devant la surface, l’attaquant français a déclenché une frappe lointaine qui a surpris Édouard Mendy et terminé sa course au fond des filets.

Ce troisième but a définitivement mis fin aux ambitions sénégalaises et scellé la victoire française. Au coup de sifflet final, les Bleus s’imposent logiquement 3 buts à 1 grâce à leur efficacité dans les moments clés de la rencontre.

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