Kaolack : gestion « partiale » de la ferraille – Serigne Momar Sokhna charge la Direction du Commerce intérieur

La tension demeure vive dans le secteur de la ferraille, particulièrement dans la région du Saloum. À Kaolack, le président des exportateurs de métal et des coopératives de ferrailleurs, Serigne Momar Sokhna, est monté au créneau pour dénoncer la gestion actuelle du secteur, qu’il juge « partiale » et source de nombreuses injustices.

Face à la presse, il a directement mis en cause la Direction du Commerce intérieur, qu’il accuse d’être à l’origine des difficultés rencontrées par les acteurs du domaine.
« Tous les problèmes que rencontre le secteur de la ferraille viennent de la Direction du Commerce intérieur. Ils privilégient certains exportateurs et ferrailleurs au détriment d’autres », a-t-il déclaré avec fermeté.

Serigne Momar Sokhna pointe notamment des décisions administratives jugées contestables, relatives à la réduction et à l’attribution des licences. Selon lui, ces mesures ont aggravé les tensions entre les différents acteurs.
« Ils ont tenté de réduire les licences, puis sont revenus avec un arrêté visant à nous écarter du dépôt de 5 000 m² », a-t-il ajouté.

Le responsable syndical accuse également certains responsables administratifs d’imposer des décisions sans concertation et de manquer de transparence dans la gestion du secteur. Il évoque par ailleurs des irrégularités présumées dans l’utilisation d’un fonds d’appui destiné aux ferrailleurs.
« La gestion de près de 200 millions de francs CFA a été confiée à un groupe restreint, alors que cet argent appartient à l’ensemble des acteurs du secteur », a-t-il dénoncé.

Le secteur de la ferraille, important maillon de l’économie informelle au Sénégal, constitue depuis plusieurs années une source de revenus pour de nombreux jeunes et adultes sans emploi stable. À travers la collecte, le tri et la revente de métaux usagés, il permet à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins.

Cependant, cette activité traverse actuellement une période difficile. La baisse des prix, les restrictions administratives et la concurrence accrue fragilisent les acteurs, en particulier les petits opérateurs, de plus en plus confrontés à des revenus insuffisants.

Face à cette situation, Serigne Momar Sokhna appelle le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop, à intervenir. Il l’invite à « prendre ses responsabilités » et à mettre en place un cadre de concertation inclusif regroupant l’ensemble des acteurs du secteur. Il affirme, par ailleurs, avoir introduit une demande d’audience restée, à ce jour, sans suite.

Kaolack : les acteurs de l’éducation en conclave pour la revue annuelle du secteur

La salle de conférence de la gouvernance de Kaolack a accueilli, ce lundi, un Comité régional de développement (CRD) consacré à la revue annuelle du secteur de l’éducation et de la formation. Cette rencontre stratégique a réuni les autorités administratives, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les syndicats d’enseignants ainsi que des représentants de parents d’élèves.

Présidée par le gouverneur de la région, la session a permis de faire le point sur les performances enregistrées en 2025 et de définir les priorités pour l’année scolaire 2025-2026. Selon l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, l’objectif principal de ce cadre d’échanges est de « partager le rapport de performance de l’année écoulée, mais aussi les axes clés du plan de travail annuel à venir ».

Au cours des discussions, les acteurs ont passé en revue les principaux indicateurs du système éducatif régional. Des résultats jugés globalement satisfaisants ont été enregistrés, notamment au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), avec une progression de plus de huit points. Le Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) affiche également une hausse de plus de sept points, traduisant des efforts soutenus dans l’encadrement pédagogique et le suivi des apprenants.

Toutefois, la tendance au niveau du baccalauréat demeure préoccupante, avec une baisse de quatre points, dans un contexte marqué par une dynamique similaire à l’échelle nationale. « Cette situation nous interpelle et appelle des mesures correctives », a souligné M. Diakhaté, évoquant un ensemble de réformes en cours pour inverser la tendance.

Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des dispositifs de pilotage de la qualité à tous les cycles, l’amélioration de l’encadrement des chefs d’établissement, ainsi que la formation des acteurs administratifs, notamment les intendants et les comptables des matières. L’inspection d’académie entend également relancer les projets d’amélioration des établissements afin d’assurer un suivi rigoureux des indicateurs de performance.

Le secteur privé n’est pas en reste. À la suite d’un audit interne mené l’année dernière, des mesures sont prévues pour renforcer l’encadrement et redynamiser les structures d’appui, notamment le CAPEC, en vue d’améliorer la qualité des enseignements.

Ce CRD a ainsi servi de cadre d’échanges et de concertation entre les différentes parties prenantes, avec pour ambition commune de consolider les acquis et d’apporter des réponses adaptées aux défis persistants du système éducatif dans la région de Kaolack.

Kaolack : Awalé renforce ses troupes en vue des échéances politiques

La jeunesse du parti Awalé de la région de Kaolack a franchi une nouvelle étape dans sa dynamique de structuration et de mobilisation. Ce samedi 18 avril 2026, elle a organisé une rencontre d’envergure baptisée « week-end des Jambars », marquée par des activités de formation, de réflexion stratégique et d’engagement citoyen.

Dès l’ouverture, la forte mobilisation des jeunes militants et la présence de plusieurs responsables politiques ont donné le ton de cette initiative. Prenant la parole, le délégué départemental à la jeunesse, Mactar Fall, a salué l’engouement suscité par l’événement, qu’il qualifie de « cadre stratégique » pour former une jeunesse consciente, disciplinée et apte à relever les défis politiques et sociaux.

Insistant sur la nécessité d’un engagement éclairé, il a mis en avant le rôle central de l’idéologie du parti dans la construction d’un militantisme durable. « Un parti fort repose sur des militants bien formés, capables de comprendre les enjeux et de porter une vision claire », a-t-il déclaré, invitant les jeunes à s’approprier pleinement les valeurs d’Awalé.

Le programme du week-end a été riche et varié : panels, sessions de formation en communication politique, leadership et implication communautaire ont rythmé les échanges. Des activités sociales et citoyennes ont également été organisées, renforçant l’ancrage du parti auprès des populations locales.

Au-delà de l’aspect formatif, la rencontre a servi de cadre à la consolidation des liens entre les différentes structures de jeunesse du parti. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité de bâtir une génération de militants engagés, capables de jouer un rôle actif dans le développement local et national.

Parrain de l’événement, Jean Birane Gningue, directeur général du CROUSS du Sine-Saloum et délégué national du parti Awalé, a salué une initiative portée par les jeunes eux-mêmes. Selon lui, ce « week-end des Jambars » s’inscrit dans une stratégie de relance des activités du parti dans la région de Kaolack.

Il a également mis en lumière la dimension politique de la rencontre, en lien avec la coalition Diomaye Président. « Cette initiative vise à redynamiser, massifier et préparer le terrain pour la coalition », a-t-il expliqué, rappelant que celle-ci regroupe déjà plus d’une centaine de partis et mouvements politiques dans la région.

Tout en précisant qu’il n’est pas originaire de la zone, Jean Birane Gningue a assuré du soutien des instances nationales aux acteurs locaux, en attendant la phase de structuration officielle de la coalition.

Clôturant les travaux, Mactar Fall a lancé un appel fort aux « Jambars », les exhortant à devenir des acteurs du changement et des ambassadeurs des idéaux du parti auprès des populations.

À travers cette initiative, la jeunesse d’Awalé confirme sa volonté de jouer un rôle central dans la consolidation des bases du parti et dans la préparation de la relève politique à Kaolack. Une dynamique appelée à se poursuivre dans les mois à venir à travers d’autres actions de terrain.

Kaolack : brassards rouges et colère sociale devant la mairie

La tension sociale reste vive à Kaolack. Des agents municipaux, arborant des brassards rouges, ont organisé ce samedi une marche pacifique pour exiger la réhabilitation du secrétaire général de la CNTS locale, Abdou Khadre Diop, suspendu de son salaire.

La mobilisation a enregistré la participation d’acteurs de la société civile, de représentants syndicaux et de responsables politiques. À travers cette action, les manifestants entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de « décision arbitraire » et réclament le rétablissement immédiat de leur responsable dans ses droits.

Au-delà de cette revendication principale, les protestataires ont également exprimé leur désaccord face à certains projets municipaux, notamment l’implantation d’un manège et d’un centre d’imagerie médicale dans l’enceinte de la mairie, une orientation qu’ils jugent incompatible avec la vocation institutionnelle de la collectivité locale.

« La mairie n’est pas une garderie d’enfants, c’est une institution », ont insisté plusieurs intervenants, appelant les autorités municipales à privilégier la concertation dans la prise de décisions engageant l’avenir de la commune.

À l’issue de la marche, un mémorandum a été remis au préfet de Kaolack. Les signataires y formulent leurs principales doléances, parmi lesquelles la réhabilitation d’Abdou Khadre Diop et l’arrêt des décisions qu’ils considèrent comme unilatérales.

Cette démonstration de force, marquée par une forte mobilisation, met en lumière un climat social de plus en plus tendu dans la capitale du Saloum et relance le débat sur la qualité du dialogue entre les autorités municipales et les forces vives locales.

Kaolack : mobilisation politique et religieuse pour Pape Malick Ndour

La situation de Pape Malick Ndour continue de susciter une forte mobilisation au sein de son camp politique et parmi ses soutiens. Ce mercredi 8 avril 2026, une délégation composée de responsables et militants de l’Alliance pour la République (APR) s’est rendue à Médina Baye pour solliciter des prières en faveur de sa libération.

Conduite par Ahmeth Youssouf Benzallou, président du Conseil départemental de Kaolack, la délégation comprenait notamment Cheikh Moustapha Mahi Niass, fils du khalife, Ndéye Aby Fall, coordinatrice du COJER de la commune de Kaolack, Serigne Mor Thioune, communicateur traditionnel, Marie Diouf, première adjointe au maire de la commune de Mbadakhoune, Mandour Ndour, responsable politique de l’APR dans ladite commune, ainsi que Liseré Ka, également responsable politique du parti.

Les émissaires ont été reçus par le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass. Face à cette autorité religieuse influente, ils ont plaidé la cause de Pape Malick Ndour, mettant en avant son engagement au service des populations, tant au niveau local que national, ainsi que ses liens étroits avec la communauté religieuse de Médina Baye.

Selon les membres de la délégation, Pape Malick Ndour joue un rôle déterminant dans le développement de sa localité et dans l’animation de la vie politique nationale. Ils ont ainsi sollicité des prières et un soutien spirituel, dans l’espoir d’une issue favorable à sa situation judiciaire.

Cette démarche s’inscrit dans une tradition bien ancrée au Sénégal, où les acteurs politiques et les citoyens sollicitent régulièrement l’appui des autorités religieuses en période de crise ou d’incertitude.

Au cours de l’audience, le guide religieux a salué l’initiative de la délégation, tout en magnifiant l’attachement de Pape Malick Ndour à la famille de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass. Il a également assuré aux émissaires qu’il formulera des prières en faveur de cet homme engagé au service de son pays.

Kaolack : 313 bourses d’études remises aux étudiants de Médina Baye

À Kaolack, la solidarité en faveur de l’éducation s’est une nouvelle fois illustrée à Médina Baye. À l’occasion d’une cérémonie officielle marquée par une forte mobilisation, 313 bourses d’études ont été remises à des élèves et étudiants de la localité.

L’initiative, portée par l’UNACOIS YESSAL, s’inscrit dans une dynamique de soutien à la jeunesse et de promotion de l’excellence académique. La remise symbolique s’est déroulée en présence du maire de la ville, Serigne Mboup, entouré de plusieurs personnalités, dont l’ancien édile Khalifa Niasse et le président de l’organisation, Cheikh Cissé.

Prenant la parole, le maire a salué une action « hautement sociale », soulignant l’importance d’accompagner les jeunes dans leur parcours éducatif. Selon lui, ces bourses constituent un levier essentiel pour réduire les inégalités et favoriser l’accès à un enseignement de qualité.

De son côté, le président de l’UNACOIS YESSAL a réaffirmé l’engagement de sa structure à soutenir durablement les initiatives en faveur de l’éducation, considérée comme un pilier du développement local.

Au-delà de sa portée symbolique, cette action traduit une volonté commune des acteurs locaux de miser sur le capital humain pour construire l’avenir de la commune. Pour les bénéficiaires, ces bourses représentent un appui précieux dans la poursuite de leurs études, mais aussi un signal fort d’encouragement.

À travers ce geste, Kaolack confirme son ambition de placer la jeunesse et l’éducation au cœur de ses priorités de développement.

Kaolack : l’adjointe au maire sonne l’alerte sur l’insalubrité du marché central

À Kaolack, la problématique de l’insalubrité au marché central prend une tournure préoccupante. En visite de supervision, Mme Ndèye Madjiguène Diouf, adjointe au maire chargée de l’assainissement, a dressé un constat alarmant de la situation.

Accompagnée de M. Pape Thiam, délégué du marché Sobantè, elle a notamment relevé les conséquences néfastes des constructions anarchiques sur les infrastructures de drainage. Selon elle, ces occupations irrégulières obstruent les canaux d’évacuation des eaux, aggravant ainsi les risques d’inondation et perturbant fortement les activités commerciales.

« Nous faisons face à une situation critique qui nécessite une réaction immédiate et collective », a-t-elle déclaré, insistant sur l’urgence d’une prise de conscience des commerçants.

Face à cette dégradation du cadre de travail, Mme Diouf a lancé un appel appuyé au civisme et à la responsabilité de tous les acteurs du marché. Elle a exhorté les occupants à respecter les règles d’urbanisme et à contribuer activement aux efforts d’assainissement engagés par la municipalité.

Par ailleurs, l’adjointe au maire n’a pas manqué de dénoncer certaines manœuvres à caractère politique qui, selon elle, freinent les initiatives visant à restaurer un environnement sain. Elle a plaidé pour une collaboration sincère, dégagée de toute considération partisane, afin de préserver cet espace économique vital pour la ville.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux d’hygiène et de salubrité publique. Elle se veut également un signal fort en direction des populations pour une meilleure gestion des espaces marchands.

Le marché central de Kaolack, poumon économique de la région, se retrouve ainsi au cœur d’un défi majeur : concilier développement commercial et respect des normes d’assainissement, dans l’intérêt des usagers et du bien-être collectif.

Kaolack : BudgIT Sénégal mise sur les citoyens pour renforcer la redevabilité publique

À Kaolack, une quinzaine de champions communautaires ont pris part, ce mardi 31 mars 2026, à une session de formation axée sur le leadership citoyen et le suivi des finances publiques, à l’initiative de l’organisation BudgIT Sénégal.

« Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de promotion de la participation citoyenne au Sénégal. La formation a permis aux participants, dont au moins 40 % de femmes, de renforcer leurs capacités sur des thématiques clés liées à la gouvernance publique. Au programme : le décryptage du budget de l’État, notamment la distinction entre les dépenses de fonctionnement et d’investissement, ainsi que l’identification des projets publics inscrits dans la loi de finances », a expliqué Ahmath Thiam, point focal de l’ONG BudgIT au Sénégal.

Les bénéficiaires ont également été outillés sur les techniques de plaidoyer citoyen. À travers des modules pratiques, ils ont appris à collecter des preuves, à mieux cibler les autorités locales et à utiliser les radios communautaires comme levier d’influence pour porter leurs revendications, a ajouté M. Thiam.

« Cette session s’inscrit dans une dynamique visant à encourager une gouvernance plus transparente et participative. Les organisateurs ont ainsi insisté sur l’importance de l’engagement pacifique et structuré des citoyens dans le suivi des politiques publiques. »

En outre, les participants ont été initiés à l’utilisation de la plateforme numérique Tracka, un outil de suivi des projets publics, avec pour objectif d’élargir le réseau d’acteurs capables de surveiller l’exécution des investissements au niveau local, a-t-il précisé.

À l’issue de la formation, les organisateurs attendent plusieurs livrables, notamment des feuilles de présence, des rapports d’évaluation, ainsi que des supports médias illustrant le déroulement de l’activité.

À travers cette initiative, BudgIT Sénégal ambitionne de consolider un réseau de leaders communautaires engagés, capables de jouer un rôle actif dans le contrôle citoyen de l’action publique et le renforcement de la redevabilité au niveau local, a conclu Ahmath Thiam.

Coopération internationale : Kaolack, carrefour du dialogue religieux dans la diplomatie sénégalo-indonésienne

La région de Kaolack s’apprête à accueillir une visite diplomatique de haut niveau, avec l’arrivée annoncée de Son Excellence Ardian Wicaksono, ambassadeur de la République d’Indonésie au Sénégal, prévue du 1er au 3 avril 2026. Ce déplacement officiel s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales entre Dakar et Jakarta, tout en mettant en exergue le rôle central des foyers religieux dans le renforcement des partenariats internationaux.

Au cœur de ce séjour figure une étape significative à Médina Baye Kabatoki, où le diplomate indonésien sera reçu par Cheikh Baba Diallo. Cette rencontre revêt une portée à la fois symbolique et stratégique, traduisant une volonté commune de promouvoir un dialogue fécond entre autorités religieuses sénégalaises et partenaires étrangers, dans un esprit de respect mutuel et de coopération durable.

Selon des sources concordantes, les échanges porteront sur plusieurs axes prioritaires, notamment l’éducation, la valorisation du patrimoine culturel et le développement communautaire. Cette visite devrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration, en s’appuyant sur des valeurs partagées telles que la solidarité, la tolérance et la coexistence pacifique.

Elle témoigne également de l’intérêt croissant de l’Indonésie, première nation musulmane au monde, pour les centres religieux influents du Sénégal, reconnus pour leur contribution à la stabilité sociale et à la promotion d’un islam modéré.

À Médina Baye Kabatoki, les préparatifs s’intensifient afin d’offrir un accueil à la hauteur de l’événement. Autorités administratives, leaders communautaires et fidèles se mobilisent activement pour faire de cette visite un moment fort de communion et de renforcement des liens fraternels entre les peuples sénégalais et indonésien.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite illustre une diplomatie de proximité, axée sur les échanges humains et culturels, et confirme la place du Sénégal comme carrefour stratégique du dialogue interreligieux et de la coopération Sud-Sud.

Kaolack : tensions au PDS à l’approche des municipales

(Badou Ndour, SG de la Fédération urbaine du PDS à Kaolack)

À Kaolack, le Parti démocratique sénégalais (PDS) connaît des remous à l’approche des élections municipales. Ce samedi 28 mars 2026, à la suite d’une déclaration publique émanant d’un groupe de responsables du parti, le secrétaire général de la fédération urbaine, Badou Ndour, a exhorté les militants à la retenue et à la lucidité.

Dans un ton ferme, Badou Ndour a dénoncé le « jeu politique » de certains cadres du PDS et remis en question la sincérité des appels à l’unité, qu’il juge exclusifs plutôt qu’inclusifs. « Si l’unité était réellement recherchée, cette rencontre ne se serait pas tenue ainsi, à l’initiative de quelques responsables, sans quorum », a-t-il déclaré. Selon lui, de telles démarches fragilisent la cohésion interne plutôt que de la renforcer.

Tout en saluant le principe d’unité au sein de la « grande famille libérale » à Kaolack, il critique la méthode employée, pointant notamment des tentatives de récupération politique motivées par des ambitions personnelles en vue des futures investitures. Dans ce contexte préélectoral, il insiste sur la nécessité d’une organisation concertée et transparente. « Les préparatifs des élections municipales ne sauraient être l’affaire d’un groupe restreint », a-t-il martelé, appelant à une implication de l’ensemble des structures du parti.

Cette sortie souligne les divergences stratégiques qui traversent le PDS à Kaolack, alors que l’unité constitue un enjeu crucial pour aborder sereinement les échéances municipales. Badou Ndour alerte sur le risque que les rivalités internes, le déficit de communication et l’absence de vision commune compromettent l’efficacité du parti. Il appelle au dialogue, à la responsabilité et à un engagement collectif pour restaurer l’unité et préserver l’héritage politique de Me Abdoulaye Wade.

Kaolack : la VAE au service de la reconnaissance des acteurs de l’alphabétisation

À Kaolack, l’Inspection d’Académie a abrité, ce samedi, une journée de partage consacrée au dispositif de certification des facilitateurs en alphabétisation par la Validation des acquis de l’expérience (VAE). Cette initiative du ministère en charge du secteur vise à valoriser les compétences acquises sur le terrain par les acteurs de l’alphabétisation.

La rencontre s’est tenue en présence du directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Aliou Fall, accompagné d’une délégation composée notamment d’agents de la Division des examens et concours.

Prenant la parole, l’inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que cette initiative vient corriger une insuffisance longtemps décriée dans le sous-secteur.

« En matière d’alphabétisation, l’un des problèmes majeurs reste la non-prise en compte des acquis de l’expérience. Certains acteurs cumulent plus de dix ans d’expérience sans pouvoir bénéficier d’une reconnaissance officielle, faute d’intégration dans le système formel », a-t-il expliqué.

Ce manque de reconnaissance a été perçu par les acteurs comme une forme de dévalorisation. Toutefois, le ministère s’est engagé, depuis quelques années, à corriger cette situation à travers la mise en place d’un dispositif de certification. « Cette initiative permettra à nos opérateurs en alphabétisation de faire certifier leurs compétences et de mieux contribuer au développement du pays », a ajouté M. Diakhaté.

De son côté, le directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales a insisté sur l’importance de la Validation des acquis de l’expérience.

Selon Aliou Fall, ce processus, engagé depuis plusieurs années, est aujourd’hui en phase de mise à l’échelle. « La VAE permet de valoriser les expériences acquises par les facilitateurs en alphabétisation. Elle ouvre également de nouvelles perspectives, tout en contribuant à améliorer la qualité des enseignements-apprentissages », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs précisé que cette journée de partage vise à sensibiliser, informer et mettre à niveau l’ensemble des acteurs concernés afin de favoriser une meilleure appropriation du dispositif.

Malgré ces avancées, le sous-secteur de l’alphabétisation reste confronté à des difficultés majeures, notamment le sous-financement. Les responsables ont rappelé que le Programme national d’éducation des jeunes et des adultes est entièrement financé par l’État, avec des ressources limitées.

À ce jour, environ 500 classes d’alphabétisation sont ouvertes à travers le pays, un nombre jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’éradication de l’analphabétisme. Les acteurs ont également évoqué les recommandations de la Conférence de Bamako, qui préconisent l’allocation de 3 % du budget national au secteur, un objectif encore loin d’être atteint.

Cette journée de partage constitue ainsi une étape importante vers la professionnalisation des acteurs de l’alphabétisation et relance le débat sur les moyens à mobiliser pour relever durablement les défis du secteur.

Kaolack : un partenariat GIZ–Inspection académique au service de l’insertion professionnelle

À Kaolack, la formation professionnelle franchit un nouveau cap. Les Centres de Formation Professionnelle (CFP) de Nioro du Rip, de Kaolack et de Guinguinéo ont bénéficié d’un important lot de matériel destiné aux Cellules d’Appui à l’Insertion (CAI), dans le cadre d’une initiative de la GIZ axée sur la réforme du secteur.

La cérémonie de remise s’est tenue à l’Inspection d’Académie de Kaolack, en présence des autorités éducatives et des partenaires techniques. Ce don vise à améliorer les conditions d’apprentissage des apprenants, tout en renforçant les capacités opérationnelles des cellules chargées de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

Prenant la parole, Mao Mbaye, chef d’antenne régionale du Programme de Formation École-Entreprise (PF2E), a salué une collaboration fructueuse :

« Nous sommes venus procéder à la remise de ce don offert par notre partenaire technique et financier, la GIZ. Ce geste traduit la solidité de notre partenariat avec l’Inspection d’Académie de Kaolack et les Cellules d’Appui à l’Insertion », a-t-il déclaré.

Le matériel réceptionné comprend notamment des ordinateurs portables de dernière génération, des disques durs externes, des vidéoprojecteurs haute résolution, des imprimantes multifonctions, des onduleurs et des écrans de projection. Autant d’outils technologiques destinés à moderniser les pratiques pédagogiques et à optimiser les formations.

En marge de la cérémonie, le représentant de l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, s’est félicité de cette initiative. Par la voix de Moustapha Hane, inspecteur de spécialité en électrotechnique, il a souligné l’importance de cet appui :

« Ces équipements répondent à un besoin réel en infrastructures numériques et pédagogiques. Ils permettront de rendre les formations plus interactives et mieux adaptées aux exigences du marché de l’emploi. »

Les autorités académiques ont également exprimé leur reconnaissance à la GIZ pour son accompagnement constant, notamment dans le renforcement des dispositifs d’insertion professionnelle comme les CAI.

À travers cette dotation, la GIZ réaffirme son engagement en faveur de la qualification des jeunes et de la promotion de leur employabilité. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation du capital humain et de lutte contre le chômage des jeunes.

Kaolack – Sous l’ombre de la Fayda, Fadilou Keïta prône la foi comme boussole de l’action publique

La grande place de prière de Médina Baye a connu une journée de ferveur exceptionnelle à l’occasion de la Korité. Sous la conduite du khalife et imam, Cheikh Mahy Cissé, des milliers de fidèles se sont rassemblés pour célébrer la fin du Ramadan. Parmi eux, Fadilou Keïta, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et responsable de PASTEF à Kaolack, a tenu à marquer sa présence par une mise au point sur les motivations profondes de son action publique.

Pour M. Keïta, ce n’est pas en tant qu’homme politique qu’il a foulé la terre sacrée de Médina Baye, mais avant tout en tant que disciple de la Fayda Tijania. « Nous avons passé de nombreuses années chez lui », a-t-il rappelé, en évoquant son guide spirituel, Cheikh Mahy Cissé. Selon lui, son engagement public ne saurait être dissocié d’une éducation forgée par les enseignements de Mawlana Cheikh Ibrahima Niass. Le triptyque « Jub, Jubal, Jubbanti » (droiture, intégrité, redressement), qui sous-tend son action politique, ne serait, à ses yeux, que la traduction contemporaine des valeurs prophétiques de lutte contre la corruption et l’injustice.

Dans une déclaration empreinte de solennité, le responsable politique a exhorté l’ensemble des acteurs à la retenue et à la bonne foi. Reprenant les paroles de feu Imam Hassan Cissé, il a insisté sur le devoir qu’a tout musulman de cultiver la sincérité envers soi-même, envers autrui et envers Dieu. Il a également rappelé un enseignement fondamental du Prophète (PSL), invitant le croyant à conformer ses aspirations aux recommandations divines, seule voie vers la sérénité face aux épreuves, y compris électorales.

Loin des ambitions démesurées, Fadilou Keïta conçoit la politique comme un sacerdoce guidé par la Sunna. Il a prévenu que l’histoire jugera sévèrement ceux qui se laissent aveugler par la quête effrénée du pouvoir. Son message, sobre et mesuré, a résonné comme un appel à la responsabilité : avant d’être un dirigeant ou un militant, il entend rester un fidèle soumis au décret divin, soucieux d’honorer le legs de ses guides spirituels. En quittant la prière, il a laissé l’image d’un homme qui fait de la foi le socle indissociable de son engagement citoyen.

Kaolack – Médinatoul Diélany : L’imam Omar Ndiaye face aux défis sociaux et moraux, un discours sans détour à la Korité

À Kaolack, plus précisément à Médinatoul Diélany, la prière de la Korité, célébrée ce vendredi 20 mars 2026, a été marquée par un sermon profond et engagé de l’imam Omar Ndiaye, devant une foule nombreuse de fidèles venus célébrer la fin du mois béni de Ramadan.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement, le guide religieux a d’emblée invité les musulmans à ne pas reléguer les enseignements du Ramadan au passé.

« Le Ramadan est une école de discipline, de foi et de patience. Mais la véritable réussite réside dans notre capacité à préserver ces valeurs dans notre quotidien », a-t-il martelé, appelant à une continuité spirituelle après le jeûne.

L’imam Omar Ndiaye a également insisté sur l’urgence de consolider la paix et l’unité au sein de la communauté musulmane. Dans un contexte marqué par des divergences, notamment sur la célébration de la Korité, il a exhorté les fidèles à faire preuve de tolérance et à éviter tout jugement hâtif sur les différentes tarikhas.

« L’islam nous enseigne le respect mutuel et le dialogue. La division ne doit pas avoir sa place parmi nous », a-t-il souligné avec fermeté.

Abordant la situation socio-économique actuelle, marquée par la cherté de la vie, l’imam n’a pas caché sa préoccupation. Il a appelé à une mobilisation collective, impliquant à la fois les autorités et les citoyens, afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Sur le plan social, le sermon a été un vibrant plaidoyer pour la solidarité. Le guide religieux a exhorté les fidèles à poursuivre les actions de partage au-delà du Ramadan, en particulier envers les plus vulnérables. Il a notamment insisté sur le soutien aux orphelins en cette période de Korité, rappelant que l’entraide constitue un pilier fondamental de l’islam.

Évoquant certaines questions sensibles de société, l’imam a tenu à rappeler les fondements religieux tout en appelant à une attitude responsable, centrée sur la préparation spirituelle de chaque croyant pour l’au-delà, sans stigmatisation ni dérive dans les jugements.

S’agissant de la question de l’homosexualité dans l’islam, qui suscite depuis plusieurs années des débats à la fois théologiques, sociaux et culturels, il a rappelé la position classique de la tradition islamique. Ancrée dans des textes anciens, cette question continue d’alimenter les réflexions au sein des sociétés musulmanes contemporaines.

Dans la tradition islamique, les références à l’homosexualité trouvent principalement leur origine dans le récit du prophète Loth, évoqué à plusieurs reprises dans le Coran. Ce texte relate l’histoire d’un peuple accusé de pratiques jugées contraires aux normes morales, entraînant, selon la tradition, sa destruction. Dans ce contexte, l’imam Omar Ndiaye a exprimé ses préoccupations face à ce qu’il considère comme une dérive des valeurs. Lors de son intervention, il a invité les fidèles à s’en éloigner et à se conformer aux enseignements religieux.

Par ailleurs, il a attiré l’attention sur la construction de la mosquée locale, précisant qu’aucun appui extérieur, notamment de bailleurs ou d’ONG, n’a été enregistré à ce jour. Un appel a ainsi été lancé à la générosité des fidèles pour soutenir ce projet religieux et communautaire.

Le sermon s’est achevé par des prières ferventes pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal, avec un appel fort à chaque citoyen à devenir un artisan de paix dans son environnement.

Ce message, à la fois spirituel et social, a profondément marqué les fidèles venus nombreux à Médinatoul Diélany pour célébrer la Korité, dans un esprit de foi renouvelée et d’engagement communautaire renforcé.

Kaolack : deux individus arrêtés avec huit kilogrammes de chanvre indien par la Brigade régionale des stupéfiants

La Brigade régionale des stupéfiants de Kaolack a procédé, le 13 mars 2026, à l’interpellation de deux individus dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de drogue menée dans la capitale du Saloum. Cette intervention ciblée a également permis la saisie d’une importante quantité de chanvre indien ainsi que du matériel servant à la distribution des produits illicites.

Selon les informations recueillies, la première intervention s’est déroulée vers 16 heures 30 dans le quartier Parcelles Assainies. Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants ont investi la zone après avoir exploité des renseignements faisant état d’activités suspectes liées à la vente de drogue. Sur place, les policiers ont réussi à interpeller un premier suspect présumé impliqué dans le trafic.

Moins d’une demi-heure plus tard, soit aux environs de 17 heures, les enquêteurs ont poursuivi leur opération dans un autre secteur de la ville. Une seconde descente a ainsi été menée au quartier Camp des Gardes où un autre individu a été appréhendé dans le cadre de la même affaire.

La fouille et les investigations effectuées lors de ces deux interventions ont permis aux policiers de mettre la main sur une quantité significative de drogue destinée à la commercialisation. Au total, huit kilogrammes de chanvre indien ont été saisis, en plus de cent six cornets déjà conditionnés pour la vente au détail. Les agents ont également récupéré un motocycle de marque Jakarta qui, selon les premiers éléments de l’enquête, servait à assurer la distribution rapide des produits auprès des clients.

Kaolack – Le Coran à l’honneur à Médina Baye : un Libyen remporte la 13ᵉ édition du Grand Prix Cheikh Ibrahima Niass

Dans une atmosphère empreinte de spiritualité et d’émotion, l’esplanade de Médina Baye a vibré au rythme des versets coraniques à l’occasion de la 13ᵉ édition du Grand Prix International Cheikh Ibrahima Niass, dédié au récital du Saint Coran. Organisée ce 25ᵉ jour du Ramadan 2026, cette grande rencontre religieuse a réuni 156 candidats venus de 36 pays, confirmant une fois de plus la dimension universelle de l’héritage spirituel du vénéré guide religieux.

Durant plusieurs jours, les voix mélodieuses des récitants ont porté la parole divine, captivant fidèles, érudits et autorités religieuses. Au terme de la compétition, le Libyen Mouhamed Faoud Elghah Wadji a remporté la première place, s’adjugeant le prestigieux trophée et une récompense de 10 millions de francs CFA. La deuxième place est revenue à Bachir Muhamed As, de la RCA, également récompensé de 5 millions de francs CFA, tandis que le Sénégalais Mahy Touré a complété le podium avec une troisième place assortie d’une prime de 3 millions de francs CFA. Chacun des autres finalistes a reçu 200 000 francs CFA.

Présidant la cérémonie, le président du comité d’organisation, Cheikh Abdoul Malick Ibrahima Niasse, a rappelé la portée spirituelle et éducative de ce concours international. Selon lui, cet événement vise avant tout à promouvoir la mémorisation et la récitation du Saint Coran, tout en cultivant chez les jeunes musulmans l’amour du Livre sacré et le respect des règles du tajwid.

« Ce concours s’inscrit dans une dimension religieuse, éducative et sociale. Il encourage la jeunesse à apprendre et à mémoriser le Coran tout en perpétuant l’héritage spirituel de Cheikh Ibrahima Niass, dont l’influence dépasse largement les frontières du Sénégal », a-t-il souligné, annonçant par ailleurs un projet de construction d’un siège dédié à l’organisation de ce grand rendez-vous coranique.

Cette édition a également été marquée par un hommage appuyé à feu Cheikh Tahirou Ousmane Bothi, éminent savant et moukhadam basé au Nigeria, dont l’engagement pour la diffusion du savoir islamique continue d’inspirer de nombreuses générations.

Représentant l’Inspecteur d’Académie de Kaolack, Moustapha Ndiaye, secrétaire général de l’inspection académique, a pour sa part mis en lumière la place de l’éducation religieuse dans le système éducatif sénégalais. Il a rappelé que, dans un pays profondément attaché à ses valeurs spirituelles, les autorités s’efforcent de concilier la laïcité de l’État avec l’importance de la formation morale et religieuse des jeunes.

À travers cette compétition qui rassemble des participants venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques, Médina Baye confirme son statut de haut lieu de rayonnement spirituel et de promotion du Saint Coran. Bien plus qu’un simple concours, ce rendez-vous international incarne une communion de foi, de savoir et de fraternité autour du Livre sacré de l’islam.

Kaolack – Médinatoul Diélany : solidarité en action pendant le Ramadan, 125 fauteuils roulants remis aux personnes handicapées

À Médinatoul Diélany, dans la région de Kaolack, la solidarité islamique s’est matérialisée ce samedi par un geste fort en faveur des personnes en situation de handicap. Sous l’impulsion de Cheikh Ibrahima Diallo, fils du défunt guide religieux Cheikh Mouhidine Samba Diallo, 125 fauteuils roulants ont été remis à des bénéficiaires venus de plusieurs localités de la région.

Cette initiative sociale, organisée en plein mois de Ramadan, s’inscrit dans une dynamique spirituelle prônant l’entraide, la compassion et le soutien aux couches les plus vulnérables de la société. Devant les fidèles, talibés et bénéficiaires réunis pour la cérémonie, Cheikh Ibrahima Diallo a rappelé que l’islam accorde une place centrale à la dignité humaine et à l’assistance aux personnes éprouvées par la vie.

Au total, 183 demandes ont été enregistrées par les organisateurs, mais seuls 125 fauteuils roulants ont pu être distribués lors de cette première phase. Une situation qui témoigne de l’ampleur des besoins exprimés par les personnes en situation de handicap dans la région.

Profitant de l’occasion, le guide religieux a également invité les fidèles à méditer sur la portée spirituelle des dix derniers jours du Ramadan, période marquée par la recherche de Laylatoul Qadr (la Nuit du Destin), une nuit de bénédictions et de pardon dans la tradition islamique.

Dans son message, Cheikh Ibrahima Diallo a insisté sur la nécessité pour les talibés de rester fidèles aux enseignements du Prophète Mohammed (PSL) et de perpétuer l’héritage spirituel et social laissé par Cheikh Mouhidine Samba Diallo. Selon lui, la remise de ces fauteuils roulants illustre concrètement les valeurs de solidarité, de compassion et de partage que l’islam encourage envers les plus fragiles.

Le khalife a également appelé les bénéficiaires à utiliser ce matériel de manière responsable et à ne pas le revendre, rappelant que ces équipements sont destinés à améliorer leur mobilité et leurs conditions de vie.

Enfin, il a invité les fidèles à faire preuve de retenue dans leurs publications sur les réseaux sociaux, notamment celles attribuant des qualificatifs excessifs à son défunt père. Selon lui, l’humilité et la mesure doivent rester au cœur des discours religieux.

À travers cette action sociale, la cité religieuse de Médinatoul Diélany réaffirme ainsi son engagement à conjuguer spiritualité et solidarité, dans le respect des valeurs islamiques d’entraide et de fraternité.

Kaolack : Dr Ndéné Mbodji plaide pour l’unité et le développement à travers une Fédération des fils de la ville

À Kaolack, la ville carrefour du Saloum, les défis se multiplient : fermeture d’unités industrielles, routes dégradées, absence d’espaces publics structurants… C’est dans ce contexte préoccupant que Dr Ndéné Mbodji, Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), a pris la parole lors d’un Ndogou organisé ce samedi 7 mars à Mbossé Coumba Djiguène, à l’occasion du mois de Ramadan.

Devant des responsables politiques locaux, militants et sympathisants du parti PASTEF, Dr Mbodji a dressé un constat sans concession sur l’état de sa ville natale. Selon lui, Kaolack, autrefois moteur économique de la région, a perdu une grande partie de son dynamisme et de son rayonnement.

Face à ces enjeux, il a proposé une solution ambitieuse : la création d’une Fédération des fils de Kaolack, inspirée de l’initiative « Touba Ca Kanam ». Cette structure viserait à mobiliser les compétences et les ressources locales, à transcender les clivages politiques et à construire une vision commune pour le développement de la ville.

« Il est temps que les fils et filles de Kaolack s’unissent autour de l’essentiel : le développement de leur ville », a-t-il lancé, appelant à une solidarité active afin de redonner à Kaolack son prestige d’antan.

Parmi les pistes concrètes évoquées, Dr Mbodji a insisté sur la valorisation d’espaces stratégiques. Il a notamment proposé que le site de l’ancienne Douane, situé au niveau du Pont Noiro, soit transformé en espace commercial moderne, capable de dynamiser l’économie locale et d’attirer des investissements ainsi que des activités génératrices d’emplois.

Sur le plan institutionnel, il a également souligné le rôle du COUD dans la promotion d’une gestion efficace et transparente, mettant en avant les progrès réalisés dans le fonctionnement des restaurants universitaires et dans les services offerts aux étudiants.

Enfin, sur le plan politique, Dr Mbodji a rappelé l’importance des prochaines élections municipales, affirmant son engagement à œuvrer pour que le parti PASTEF s’impose dans toute la région, tout en liant développement local et mobilisation citoyenne.

En mettant l’accent sur les problématiques de Kaolack et sur des solutions concrètes, cette rencontre de Ndogou s’est présentée comme une tribune stratégique pour impulser un nouvel élan de solidarité et de développement dans la capitale du Saloum.

Kaolack : une décennie d’engagement social et spirituel célébrée autour de Moussa Fall

À Kaolack, l’action communautaire ne se limite pas aux initiatives économiques. Elle s’inscrit également dans une dynamique spirituelle et sociale où la solidarité, la confiance et les valeurs religieuses constituent les fondements du développement local. C’est dans cet esprit que s’est tenue la conférence annuelle du GIE SOPE NABY, marquant plus d’une décennie de collaboration avec APRODEL, dirigée par Moussa Fall.

Un engagement guidé par des valeurs de foi et de service

Depuis douze ans, Moussa Fall accompagne cette initiative communautaire en qualité de parrain historique. Au-delà du partenariat institutionnel, cette collaboration repose sur des principes profondément ancrés dans les valeurs religieuses : entraide, responsabilité collective et promotion du bien-être social.

Partie d’une initiative modeste, « Sope Naby » s’est progressivement transformée en un véritable outil de solidarité économique. Aujourd’hui dotée de plusieurs succursales, la structure agit comme une caisse communautaire permettant de soutenir les activités génératrices de revenus, notamment celles des femmes et des jeunes, dans un esprit proche des principes de finance solidaire encouragés par les enseignements religieux.

La conférence, un espace de sensibilisation spirituelle et sociale

La rencontre a également été marquée par une conférence religieuse animée par Tafsir Abdourahmane Gaye, qui a rappelé le rôle de la foi dans la cohésion sociale et la responsabilité individuelle envers la communauté. Le message central a insisté sur l’importance du travail honnête, du partage et de la solidarité comme piliers d’une société équilibrée.

Prenant la parole, Pape Samba Bessane a salué le parcours de Moussa Fall, soulignant plus de vingt années d’engagement continu auprès des populations. Selon lui, cet accompagnement traduit une vision du leadership inspirée par le service et la proximité avec les citoyens.

Entre convictions religieuses et prises de position sociétales

En marge de l’événement, Moussa Fall s’est exprimé sur certaines questions d’actualité nationale, adoptant une posture qu’il présente comme conforme aux valeurs religieuses et culturelles majoritaires. Il a appelé les autorités publiques à assumer leurs responsabilités dans les débats sociétaux en cours, estimant que les décisions politiques doivent rester en adéquation avec les convictions morales de la société.

Un plaidoyer pour la dignité du monde rural

L’intervention du président de l’APRODEL s’est également tournée vers les réalités du monde rural. Évoquant les difficultés rencontrées par les agriculteurs, notamment les producteurs d’arachide, il a plaidé pour davantage d’écoute et d’accompagnement de l’État, rappelant que la justice sociale et la préservation de la dignité des travailleurs constituent des principes essentiels prônés par la religion.

Un modèle d’action communautaire inspiré par la spiritualité

À travers cette collaboration durable, Moussa Fall et le GIE SOPE NABY illustrent une approche du développement où économie et spiritualité se rejoignent. L’initiative démontre que la mobilisation communautaire, lorsqu’elle s’appuie sur des valeurs morales fortes, peut devenir un puissant levier de transformation sociale.

Ainsi, au-delà d’une simple conférence, l’événement apparaît comme le symbole d’un développement enraciné dans la foi, la solidarité et l’engagement au service des populations.

Kaolack : le ministère de l’Éducation nationale accélère la mise en œuvre de l’école inclusive

Le ministère de l’Éducation nationale a franchi une nouvelle étape dans la promotion d’une école plus équitable avec l’organisation, à Kaolack, d’un atelier de formation consacré à l’éducation inclusive, dans le cadre du projet « Faire l’École ». Cette initiative vise à améliorer la prise en charge des élèves en situation de handicap et à renforcer les capacités du personnel éducatif dans plusieurs régions pilotes du pays.

Tenu ce jeudi 26 février 2026, l’atelier a réuni une délégation du ministère ainsi que des acteurs du système éducatif autour d’une session de sensibilisation, de partage d’expériences et de renforcement des compétences.

Selon Moustapha Diouck, inspecteur de l’éducation élémentaire et conseiller technique au Secrétariat général du ministère de l’Éducation nationale, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique nationale de transformation du système éducatif sénégalais.

« L’atelier s’inscrit dans la volonté de garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants, conformément à l’Objectif de développement durable 4 relatif à l’éducation. Il s’agit d’apporter une réponse concrète à un défi éducatif majeur », a-t-il expliqué.

Les données officielles issues du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2023 indiquent que le Sénégal compte plus de 1,2 million de personnes vivant avec un handicap, soit environ 7,3 % de la population. Pourtant, seules quatre écoles publiques spécialisées existent actuellement, principalement concentrées à Dakar et à Thiès, laissant encore de nombreux enfants en marge du système scolaire, a souligné l’inspecteur.

Dans les établissements scolaires, plus de 20 000 élèves en situation de handicap sont recensés sur un effectif global dépassant 3,8 millions d’apprenants. Une réalité qui justifie la mise en œuvre d’une politique nationale d’éducation inclusive désormais placée au cœur des priorités éducatives.

Financé par l’Agence italienne pour la coopération au développement à hauteur de 3 millions d’euros, soit près de 2 milliards de francs CFA, pour une durée de trois ans, le projet « Faire l’École » repose notamment sur la formation des acteurs éducatifs.

L’objectif est de renforcer les compétences des inspecteurs, des enseignants, des directeurs d’école et des personnels pédagogiques afin d’adapter les pratiques éducatives aux besoins spécifiques des élèves. Les sessions portent notamment sur les méthodes pédagogiques inclusives, l’apprentissage du braille, le langage des signes ainsi que les stratégies d’accompagnement des apprenants en difficulté.

Au total, près de 500 acteurs éducatifs seront formés, tandis que 69 établissements scolaires répartis dans cinq régions pilotes — Dakar, Kaolack, Kaffrine, Kolda et Sédhiou — bénéficieront directement des actions du projet.

L’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que le programme adopte également une approche communautaire.

« Au-delà de la formation pédagogique, le programme mise sur la sensibilisation communautaire. Environ 6 000 membres des communautés éducatives seront mobilisés pour promouvoir les droits des personnes en situation de handicap et lever les barrières sociales et culturelles freinant leur scolarisation », a-t-il indiqué.

Le projet prévoit également la distribution de kits pédagogiques adaptés, la mise en place de clubs d’inclusion scolaire ainsi que l’appui aux gouvernements scolaires et aux associations de parents d’élèves afin de favoriser un environnement éducatif plus accueillant.

À travers cette initiative, les autorités éducatives ambitionnent de rendre les écoles ordinaires plus accessibles grâce à des aménagements pédagogiques adaptés, à une identification précoce des besoins spécifiques des élèves et à une meilleure coordination institutionnelle.

Kaolack – Gestion défaillante de l’eau à Thiomby : OFOR et Flex Eau pointées du doigt

La commune de Thiomby traverse une situation devenue intenable. Depuis maintenant trois jours, plusieurs quartiers sont privés d’eau potable, plongeant les populations dans une crise quotidienne particulièrement éprouvante en pleine période de Ramadan. Entre indignation, fatigue et incompréhension, les habitants dénoncent une gestion jugée opaque et inefficace du service public de l’eau.

Dans les concessions, le constat est le même : des robinets désespérément secs. Femmes, personnes âgées et jeunes parcourent de longues distances à la recherche de quelques bidons d’eau, souvent sous une chaleur accablante et dans des conditions rendues encore plus difficiles par le jeûne.

« Nous sommes abandonnés à nous-mêmes. L’eau est vitale pour cuisiner, se laver, faire les ablutions et maintenir un minimum d’hygiène. Depuis trois jours, c’est une souffrance quotidienne », déplore Diatta Ndao, habitant de la commune.

Un Ramadan sous tension

Cette pénurie intervient au pire moment. En période de Ramadan, la consommation d’eau augmente naturellement pour la préparation des repas de rupture du jeûne, les besoins domestiques et les pratiques religieuses. Privées de cette ressource essentielle, de nombreuses familles se voient contraintes d’acheter de l’eau auprès de vendeurs informels, ce qui alourdit considérablement des dépenses déjà difficiles à supporter.

OFOR et Flex Eau au cœur des critiques

Face à cette crise, la colère populaire vise directement les structures en charge de la gestion de l’eau, notamment l’OFOR et Flex Eau, accusées par les habitants de mauvaise organisation et d’un manque flagrant d’anticipation.

Pour de nombreux résidents, cette pénurie n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’un dysfonctionnement plus profond du système d’approvisionnement. Les populations dénoncent une gestion qualifiée de « nébuleuse », marquée par l’absence d’informations claires, le silence des responsables et un manque de réactivité face à l’urgence.

« Aucune communication officielle, aucune explication. Nous découvrons la crise en subissant ses conséquences », s’indigne Diatta Ndao.

L’État interpellé en urgence

Devant l’ampleur de la situation, les populations de Thiomby interpellent directement l’État du Sénégal afin qu’il prenne ses responsabilités et impose des solutions rapides et durables. Pour beaucoup, l’accès à l’eau potable relève d’un droit fondamental qui ne saurait dépendre de défaillances techniques répétées ou d’une gestion jugée déconnectée des réalités locales.

« Nous ne demandons pas un luxe, seulement de l’eau », martèle M. Ndao.

Alors que le Ramadan se poursuit, la pression monte à Thiomby. Sans rétablissement rapide du service, cette crise de l’eau pourrait rapidement se transformer en véritable crise sociale.

Kaolack : le Conseil départemental mise sur la formation et la RSE pour l’emploi des jeunes

Le Conseil départemental de Kaolack a accueilli, ce samedi, une importante journée dédiée à la promotion de la formation des jeunes et au renforcement des partenariats institutionnels en faveur de l’emploi. Entre la cérémonie de remise d’attestations du programme « Taggat ndaw ñi » et la signature d’une convention de collaboration avec des instituts de formation professionnelle dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), les autorités locales ont réaffirmé leur volonté de placer le capital humain au cœur du développement territorial.

Une cérémonie pour valoriser les compétences des jeunes

La salle de délibération du Conseil départemental a servi de cadre à la remise officielle d’attestations aux 50 bénéficiaires ayant suivi des formations en gestion de caisse, infographie, informatique et audiovisuel à travers le programme « Taggat ndaw ñi », une initiative dont l’intitulé en langue nationale signifie « former les jeunes ».

Organisée en présence d’acteurs éducatifs, de responsables institutionnels, de partenaires techniques ainsi que de nombreux invités, la cérémonie a constitué un moment fort de reconnaissance des efforts fournis par les apprenants. Les bénéficiaires ont reçu leurs attestations dans une ambiance empreinte de fierté et d’espoir, symbole de leur engagement vers une insertion sociale et professionnelle durable.

Un programme axé sur l’autonomisation et la citoyenneté

Le programme « Taggat ndaw ñi » vise à renforcer les capacités des jeunes à travers des modules variés portant notamment sur le développement personnel, le leadership et la prise d’initiative, l’engagement citoyen ainsi que l’acquisition de compétences pratiques adaptées aux réalités socio-économiques.

Selon le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmeth Youssouf Benzallou, cette approche répond à un besoin croissant d’éducation non formelle capable de compléter le système éducatif classique en dotant les jeunes d’outils concrets pour leur employabilité.

Il a insisté sur le rôle déterminant de la formation dans la prévention du chômage et dans la construction d’une jeunesse responsable, capable de participer activement au développement communautaire, particulièrement au niveau du département.

Des témoignages porteurs d’espoir ont également marqué la cérémonie. Certains bénéficiaires ont partagé leurs expériences, soulignant l’impact positif du programme sur leur confiance en eux et leur vision professionnelle. Beaucoup ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les compétences acquises au service de leurs communautés.

« Nous allons élargir cette initiative afin de toucher davantage de jeunes dans le département, considérant la formation comme un levier essentiel de transformation sociale », a ajouté le président.

Une convention pour rapprocher formation et emploi

Dans la continuité de cette dynamique éducative, une convention de collaboration a été officiellement signée entre le Conseil départemental de Kaolack et plusieurs instituts de formation professionnelle. Cette initiative s’inscrit dans la promotion de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), avec pour objectif de renforcer l’impact social des structures éducatives et économiques.

La cérémonie de signature, tenue en présence des autorités territoriales et d’acteurs socio-économiques, marque une nouvelle étape dans la construction d’un partenariat orienté vers l’insertion professionnelle des jeunes.

À travers cet accord, les parties signataires s’engagent notamment à faciliter l’accès aux stages pratiques, accompagner l’insertion socio-professionnelle des apprenants, promouvoir l’entrepreneuriat local, soutenir les jeunes en situation de vulnérabilité et développer des formations qualifiantes adaptées aux métiers porteurs.

La responsabilité sociétale comme levier de développement

Les responsables des instituts partenaires ont souligné leur volonté d’intégrer pleinement les principes de la RSE dans leurs programmes pédagogiques, en mettant l’accent sur l’inclusion sociale, l’égalité des chances, la protection de l’environnement et l’engagement citoyen.

Les autorités territoriales, venues de différentes communes du département, ont indiqué que cette démarche traduit une évolution majeure : la responsabilité sociétale ne concerne plus uniquement les grandes entreprises, mais devient un outil transversal impliquant collectivités territoriales, structures éducatives et acteurs économiques.

Vers un modèle de développement territorial durable

Le Conseil départemental de Kaolack a salué cette initiative qui renforce la synergie entre formation, emploi et développement local. Selon son président, ce partenariat constitue un modèle de gouvernance collaborative susceptible d’inspirer d’autres collectivités au Sénégal.

En combinant formation des jeunes, engagement citoyen et coopération institutionnelle, cette double activité illustre la volonté des acteurs locaux de bâtir un écosystème durable où éducation, responsabilité sociale et croissance économique évoluent de manière complémentaire.

À travers ces initiatives, Kaolack confirme ainsi son ambition de préparer une jeunesse mieux armée face aux défis socio-économiques, tout en consolidant les bases d’un développement inclusif et durable au service des populations.

Kaolack – Langues nationales : un expert appelle à une formation approfondie des enseignants

La réforme portant sur l’introduction des langues nationales dans le système éducatif au Sénégal continue de susciter débats et contributions au sein du monde éducatif. Spécialiste des langues nationales et auteur en langue mandinka, Nouha Biaye appelle les autorités à renforcer l’implication des experts afin de garantir la réussite de ce programme ambitieux.

Selon lui, la question centrale demeure la qualité de la formation des enseignants appelés à dispenser des cours en langues nationales. « La maîtrise de la transcription d’une langue ne peut pas s’acquérir en deux semaines pour une personne qui doit ensuite former des élèves », estime-t-il, soulignant les exigences scientifiques et pédagogiques liées à l’enseignement linguistique.

Pour le spécialiste, la transcription et la codification des langues nationales reposent sur des règles précises qui nécessitent un apprentissage approfondi. Une formation accélérée risquerait, selon lui, de produire des enseignants insuffisamment préparés, ce qui pourrait compromettre les objectifs pédagogiques de la réforme.

Dans sa contribution, Nouha Biaye invite le ministre de l’Éducation nationale à associer davantage les spécialistes des différentes langues codifiées du pays — linguistes, chercheurs et auteurs — à toutes les étapes du processus. Il estime que leur expertise constitue un levier essentiel pour bâtir une éducation véritablement inclusive et adaptée aux réalités sociolinguistiques sénégalaises.

L’auteur insiste également sur la nécessité d’allonger la durée de formation des enseignants afin de leur permettre d’acquérir non seulement les compétences linguistiques requises, mais aussi les méthodes didactiques appropriées à l’enseignement en langue nationale.

L’introduction des langues nationales est perçue par de nombreux acteurs éducatifs comme un moyen de faciliter les apprentissages, notamment chez les jeunes élèves, en valorisant leur langue maternelle. Toutefois, plusieurs spécialistes rappellent que la réussite d’une telle réforme dépend avant tout de la rigueur scientifique, de la qualité de la formation des enseignants et de l’élaboration d’outils pédagogiques adaptés.

Pour Nouha Biaye, l’objectif doit aller au-delà de la simple introduction des langues nationales. Il s’agit de construire un système éducatif capable de former des apprenants compétents, enracinés dans leur culture et ouverts au savoir universel. Une ambition qui, selon lui, passe nécessairement par une collaboration étroite entre décideurs publics et experts linguistiques.

Kaolack : La Coalition Diomaye Président renforce son appareil politique à l’échelle départementale

La Coalition Diomaye Président a tenu, ce samedi 14 février 2026, une importante rencontre d’échanges, de réflexion et de travail réunissant l’ensemble de ses leaders ainsi que les militants de base du département de Kaolack. Cette réunion, l’une des premières officiellement organisées à ce niveau, s’inscrit dans une dynamique de structuration et de renforcement de la coalition à l’échelle locale.

Au cours des discussions, les participants ont dégagé plusieurs pistes stratégiques visant à faire de la coalition un véritable cadre fédérateur, capable de consolider les forces politiques et citoyennes dans les différentes communes du département. L’objectif affiché est notamment de renforcer l’implantation et l’organisation de la coalition dans l’ensemble des collectivités territoriales de Kaolack.

La rencontre a également été marquée par une forte représentativité de responsables politiques issus de plusieurs localités, notamment Ndiaffate, Dya, Latmingué, Kaolack et Kahone. Les leaders présents ont unanimement réaffirmé leur engagement et leur mobilisation autour des idéaux et des orientations de la Coalition Diomaye Président.

Prenant la parole à l’issue de la rencontre, Aly Tounkara, coordonnateur départemental de la coalition à Kaolack, a lancé un appel à l’unité des populations locales. Il a invité l’ensemble des Kaolackois à se mobiliser aux côtés de Madame Aminata Touré, superviseure de la coalition, afin de renforcer la dynamique politique engagée et de soutenir la réélection du président Bassirou Diomaye Faye pour un second mandat.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans la structuration politique de la coalition dans le département, avec l’ambition de consolider son ancrage territorial et de renforcer la mobilisation des militants à la base.

Prenant également la parole, Amy Marra, responsable politique du parti PASTEF à Kaolack, a indiqué :

« La Coalition Diomaye Président est une coalition qui existe depuis fort longtemps. Pour ce qui nous concerne, nous, membres de la coalition, avons pour ambition d’accompagner le président Bassirou Diomaye Faye dans la mise en œuvre de sa vision inscrite dans l’Agenda national de transformation, particulièrement pour le développement de la région de Kaolack. »

Selon elle, cette région qui, depuis 1960 jusqu’à nos jours, a vu émerger huit Premiers ministres et plus d’une cinquantaine de ministres, n’a malheureusement pas connu un véritable changement en profondeur.

« Aujourd’hui, cette région est en zone rouge en matière de développement inclusif, notamment en ce qui concerne l’assainissement, ainsi que l’état de délabrement très avancé des infrastructures scolaires, sanitaires et d’autres équipements publics. »

Au-delà de ces difficultés, elle a rappelé que cette région carrefour, jadis dynamique sur le plan industriel, a vu ses usines fermer leurs portes, aggravant ainsi la situation socio-économique des populations.

« À cela s’ajoute le non-dragage du port de Kaolack, qui aurait pourtant pu constituer un levier important pour booster le développement local, lutter contre le chômage — notamment celui des femmes — et favoriser leur autonomisation à travers des activités génératrices de revenus », a-t-elle conclu.

Présent lors de cette rencontre, El Hadji Maodo Diallo, coordonnateur national de Mimi 2024 et membre de la Coalition Diomaye Président au niveau national, a exprimé sa satisfaction face à l’engagement des leaders ayant porté cette initiative. Il a salué une démarche qu’il considère comme essentielle pour consolider la cohésion interne et maintenir la mobilisation autour des objectifs politiques de la coalition.

Selon lui, cette initiative traduit une volonté collective de structurer davantage les actions politiques et d’encourager une participation active des militants à la base. Il a insisté sur l’importance de telles rencontres, qui permettent non seulement d’échanger sur les orientations stratégiques, mais aussi de renforcer l’esprit d’unité au sein des différentes composantes de la coalition.

El Hadji Maodo Diallo a également indiqué qu’un compte rendu détaillé de cette activité sera transmis à la superviseure nationale de la Coalition Diomaye Président, afin d’assurer un suivi institutionnel et une meilleure coordination des actions à l’échelle nationale.

Kaolack : Abdallah Ndao et Samm Jikkoo exigent une cohérence entre discours politique et valeurs sociales

L’affaire de mœurs présumées qui secoue actuellement la ville de Kaolack dépasse largement le cadre judiciaire. Elle remet au centre de l’actualité un débat sensible et profondément clivant au Sénégal : celui de l’homosexualité, perçue par une large majorité de la population comme incompatible avec les valeurs religieuses, culturelles et sociales du pays.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 9 février 2026, Abdallah Ndao, frère de feu l’imam Alioune Badara Ndao, a ravivé cette controverse nationale. Au-delà de l’évocation de la mémoire d’une figure religieuse marquante, sa prise de parole s’est surtout apparentée à une interpellation directe du pouvoir politique, accusé de silence et d’inaction face à un phénomène jugé préoccupant par une frange importante de l’opinion publique.

Selon lui, « cette affaire agit comme un révélateur d’un malaise plus profond. Elle alimente le sentiment d’un décalage croissant entre les valeurs sociales dominantes, fortement influencées par l’islam, et ce qui est perçu comme une tolérance institutionnelle progressive à l’égard de pratiques considérées comme contraires à l’identité morale du pays », a souligné Abdallah Ndao.

Bien que le Sénégal soit constitutionnellement un État laïc, il demeure socialement enraciné dans de fortes références religieuses. C’est dans cet équilibre délicat que s’inscrit aujourd’hui la controverse. L’interpellation vise directement le régime issu de la récente alternance politique, laquelle s’était construite sur des promesses de rupture, de restauration de l’autorité de l’État et de respect des valeurs sociétales, a-t-il ajouté.

« Parmi ces engagements, certains électeurs estiment que la criminalisation explicite de l’homosexualité faisait partie des attentes implicites, perçue comme un moyen de protéger la jeunesse et de préserver le tissu moral national. Or, l’absence de mesures concrètes à ce jour nourrit frustrations, incompréhensions et soupçons de reniement », a rappelé Abdallah Ndao.

Le guide religieux appelle désormais à une clarification officielle de la position de l’État, à une cohérence entre discours électoral et action gouvernementale, ainsi qu’à l’ouverture d’un débat assumé au niveau législatif.

De son côté, Abdoulaye Ndao affirme que le mouvement Samm Jikkoo poursuivra son combat contre ce qu’il qualifie de dérive sociétale, tout en exhortant les autorités à respecter leurs engagements envers une population majoritairement attachée aux valeurs religieuses et morales.

Kaolack : l’OCRTIS démantèle une cargaison de 55 kg de chanvre indien dissimulée dans les marais salants

L’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé une saisie majeure dans la région de Kaolack, confirmant une nouvelle fois la vigilance accrue des forces de sécurité face aux réseaux de trafic de drogue. Une opération nocturne menée ce week-end par la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) a permis de mettre la main sur une importante quantité de chanvre indien soigneusement dissimulée dans les marais salants.

Les faits se sont déroulés le samedi 31 janvier 2026, aux environs de 19h20, dans la localité de Ngathie Naoudé. Les agents de la BRS de Kaolack, engagés dans une mission de lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic de stupéfiants, avaient ciblé cette zone réputée difficile d’accès et souvent exploitée par les trafiquants pour cacher leurs marchandises illicites.

Sur place, les policiers ont procédé à des fouilles minutieuses des champs salins. Leurs investigations ont permis de découvrir deux colis dissimulés avec soin dans les marais. À l’intérieur, les forces de l’ordre ont trouvé 55 blocs de chanvre indien, représentant un poids total de 55 kilogrammes. Une saisie significative qui témoigne de l’ampleur du réseau et de la valeur marchande de la drogue destinée, selon toute vraisemblance, à alimenter des circuits de distribution à l’échelle nationale ou sous-régionale.

Selon les informations communiquées par la Police nationale, un individu a été interpellé sur les lieux au moment de l’opération. Le suspect est actuellement placé en garde à vue et soumis à un interrogatoire approfondi. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine exacte de la drogue, les itinéraires empruntés, ainsi que l’identité d’éventuels complices impliqués dans ce réseau de trafic.

À Kaolack, Elhadji Malick Diallo sonne l’heure de l’unité et de la discipline politique

Coordonnateur du mouvement Mimi2024 à Kaolack et membre actif de la coalition Diomaye Président, Elhadji Malick Diallo est monté au créneau pour s’exprimer sur la dynamique interne de la coalition, mais aussi sur la situation socio-économique jugée préoccupante de la région de Kaolack.

S’exprimant lors d’une déclaration publique tenue en marge d’une rencontre politique, Elhadji Malick Diallo a insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion et la discipline au sein de la coalition Diomaye Président, qu’il considère comme un cadre stratégique essentiel à la réussite du projet politique porté par le nouveau pouvoir. Selon lui, les divergences internes ne doivent en aucun cas affaiblir l’élan collectif ni détourner les militants des objectifs fondamentaux.

« La coalition doit rester unie, structurée et tournée vers l’essentiel : répondre aux attentes des populations »,

a-t-il déclaré, appelant les responsables politiques locaux à faire preuve de responsabilité, de maturité et de dépassement de soi.

Abordant la situation spécifique de Kaolack, Elhadji Malick Diallo a dressé un tableau sans complaisance des difficultés auxquelles sont confrontées les populations, notamment en matière d’emploi des jeunes, d’assainissement, d’infrastructures et d’accès aux services sociaux de base. Il a estimé que la région, malgré son fort potentiel économique et commercial, continue de souffrir d’un déficit d’investissements et d’un manque de politiques publiques adaptées.

Pour le coordonnateur de Mimi2024, Kaolack doit désormais être placée au cœur des priorités de l’action gouvernementale. À ce titre, il a invité les autorités issues de la coalition à accélérer la mise en œuvre de projets structurants capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

En conclusion, Elhadji Malick Diallo a réaffirmé l’engagement de son mouvement à accompagner la coalition Diomaye Président dans la consolidation du pouvoir et la traduction concrète des promesses politiques, tout en restant à l’écoute des préoccupations des citoyens de Kaolack.

À Kaolack, une solution locale soulage les charges agricoles

Dans un contexte marqué par la flambée des coûts des intrants agricoles et une dépendance persistante aux importations alimentaires, une initiative locale retient l’attention à Kaolack. Portée par Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolackhy, chef religieux et entrepreneur agricole, la culture de l’Azolla — rebaptisée SUURAL JUR — s’impose progressivement comme une alternative crédible aux solutions conventionnelles.

Contrairement aux projets agricoles lourds, souvent dépendants de financements extérieurs, SUURAL JUR repose sur une approche low-cost, écologique et adaptée aux réalités locales. Il s’agit d’une fougère aquatique à croissance rapide, capable de produire une biomasse riche en protéines, utilisable à la fois comme aliment pour le bétail et fertilisant naturel.

Une réponse locale à la crise des intrants

Dans les zones rurales sénégalaises, la hausse continue des prix des aliments pour bétail et des engrais chimiques pèse lourdement sur les exploitations familiales. L’Azolla apparaît ici comme une réponse pragmatique et accessible. Cultivable sur de petites surfaces, avec peu d’eau et sans produits chimiques, elle permet de réduire considérablement les charges de production.

Selon les expérimentations menées à Kaolack depuis mars 2025, SUURAL JUR contribue à :

diminuer les coûts d’alimentation animale ; améliorer la fertilité des sols sans recours aux engrais industriels ; renforcer l’autonomie des producteurs.

Kaolack, un terrain d’expérimentation grandeur nature

La région de Kaolack sert aujourd’hui de zone pilote pour évaluer l’adaptabilité de l’Azolla aux conditions climatiques locales. La plante a été observée sur l’ensemble des saisons, y compris durant l’hivernage, avec des résultats jugés satisfaisants par les acteurs impliqués.

Cette phase expérimentale vise à démontrer que des solutions agricoles innovantes peuvent émerger en dehors des circuits institutionnels classiques, à partir de l’expérience de terrain et du savoir paysan, enrichis par des connaissances issues de la recherche internationale.

Une démarche à contre-courant du marché

Autre particularité du projet : l’Azolla est distribuée gratuitement aux agriculteurs et éleveurs intéressés. Aucun modèle de vente, aucune logique de brevet ou de rente n’accompagnent, pour l’instant, cette initiative.

Ce choix assumé rompt avec les pratiques dominantes du secteur agricole, généralement structurées autour de la commercialisation des intrants. Pour son initiateur, l’objectif est clair : favoriser l’appropriation collective de la solution avant toute considération économique.

Un potentiel stratégique pour les politiques agricoles

Au-delà de l’initiative individuelle, SUURAL JUR interpelle les décideurs publics sur une question centrale : comment intégrer des innovations locales, peu coûteuses et écologiquement durables dans les politiques nationales de souveraineté alimentaire ?

À Kaolack, l’Azolla n’est plus seulement une plante expérimentale. Elle devient le symbole d’une agriculture repensée, fondée sur l’autonomie, la sobriété et la valorisation des ressources locales.

Kaolack – Conférence annuelle d’El Hadji Abdoulaye Aidara : la Fayda à l’épreuve de son authenticité

À Médina Baye Niass, haut lieu de la spiritualité tidjane, la conférence annuelle d’El Hadji Abdoulaye Aidara a pris, ce samedi, les allures d’un appel solennel à la rectification spirituelle au sein de la Fayda. Devant une assistance nombreuse, composée de fidèles et de disciples, le conférencier a posé un diagnostic sans complaisance sur l’évolution de certaines pratiques religieuses contemporaines.

Placée sous le thème « Retour aux fondamentaux de la Fayda, tels que tracés par Cheikh Al Islam Baye Niass », la rencontre s’est voulue moins commémorative que réformatrice. Elle a mis en lumière la nécessité de distinguer l’essence spirituelle de la Fayda de certaines expressions qui tendent parfois à en dénaturer le sens profond.

Dans un discours à forte portée doctrinale, El Hadji Abdoulaye Aidara a rappelé que la Fayda tidjane repose avant tout sur une éducation de l’âme, fondée sur la sincérité, la rigueur spirituelle et l’obéissance fidèle aux enseignements de Baye Niass. Il a mis en garde contre la tendance croissante à réduire la Fayda à de simples manifestations extérieures, au détriment du travail intérieur et de l’exigence éthique.

« La Fayda n’est ni folklore ni exhibition », a-t-il souligné, insistant sur le fait que la véritable appartenance à cette voie spirituelle se mesure à la qualité du comportement, à la droiture morale et à l’utilité sociale du croyant.

Abordant les réalités actuelles, le conférencier a affirmé que la Fayda, loin d’être un héritage figé, demeure une force vivante, capable d’apporter des réponses pertinentes aux crises sociales, morales et spirituelles que traverse la société contemporaine. Il a ainsi appelé à un retour conscient aux sources, condition indispensable pour préserver l’authenticité du message de Baye Niass.

Un message fort a été adressé à la jeunesse, présentée comme la clé de la continuité et du renouveau de la Fayda. El Hadji Abdoulaye Aidara a exhorté les jeunes disciples à dépasser les slogans et les apparences, pour s’approprier pleinement les valeurs de discipline, de travail, de responsabilité et d’engagement prônées par la voie tidjane.

La conférence s’est conclue par des prières et des invocations, scellant un moment de haute intensité spirituelle. Au-delà de l’émotion, cette rencontre a surtout constitué un rappel ferme à l’ordre religieux, invitant les fidèles à redonner à la Fayda sa profondeur, sa sobriété et sa vocation véritablement transformatrice.

Lutte contre le faux monnayage : Kaolack au cœur d’une saisie record de près de 5 milliards FCFA

La région de Kaolack vient d’être le théâtre d’une opération majeure dans la lutte contre le faux monnayage et les trafics illicites. Les unités douanières locales ont procédé à l’incinération d’une importante quantité de produits prohibés, dont des faux billets d’une valeur exceptionnelle estimée à 4,9 milliards de francs CFA. Une saisie qualifiée de record, qui porte la valeur globale des marchandises détruites à près de 6 milliards de francs CFA.

L’opération s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt, qui a salué la performance des services des douanes et mis en avant la portée stratégique de cette action. Pour l’autorité administrative, il s’agit d’une véritable démonstration de force de l’État face aux réseaux criminels qui tentent de s’implanter durablement dans les territoires.

Selon les chiffres officiels communiqués, les faux billets représentent l’essentiel des produits saisis, illustrant l’ampleur du phénomène de contrefaçon monétaire dans la zone. À ces coupures frauduleuses s’ajoutent d’autres marchandises illicites issues de divers trafics, dont la nature n’a pas été détaillée, mais qui participent, selon les autorités, à alimenter une économie souterraine aux conséquences graves pour la stabilité économique et sécuritaire du pays.

Pour Mouhamadou Moctar Watt, ces résultats sont le fruit d’un engagement constant des unités douanières dans la lutte contre ce qu’il qualifie « d’économie criminelle ». Il estime que cette économie parallèle constitue une menace directe pour la sécurité nationale, en fragilisant les circuits financiers, en favorisant la criminalité organisée et en portant atteinte à la confiance dans la monnaie.

Le Gouverneur a également tenu à rappeler que le rôle de la Douane sénégalaise dépasse largement la seule mission de collecte de recettes. Longtemps perçue principalement comme une administration fiscale, la Douane s’affirme de plus en plus comme un acteur central de la chaîne sécuritaire nationale.

« Il faudra y décrypter un ensemble de messages », a déclaré Mouhamadou Moctar Watt au micro d’iRadio, avant de préciser que cette opération montre clairement que la douane a toute sa place dans le dispositif de sécurité du pays. « Cela montre également qu’au-delà de la perception des recettes, la douane est véritablement un rempart contre le développement de l’économie criminelle au niveau de nos territoires », a-t-il insisté.

Cette saisie record intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises multiplient les actions pour assécher les circuits de financement des réseaux criminels. Elle illustre, selon les responsables, la montée en puissance des capacités opérationnelles des services de contrôle et la volonté de l’État de renforcer la surveillance aux frontières comme à l’intérieur du pays.

Kaolack – 8ᵉ de finale inter-établissements : l’IIAA plus réaliste que Pédagogue

Kaolack a vibré au rythme du football scolaire ce samedi, à l’occasion du 8ᵉ de finale du match inter-établissements opposant l’Institut Islamique Arabe Africain (IIAA) à l’établissement Pédagogue. Une rencontre âprement disputée, riche en émotions et en engagement, qui s’est finalement conclue par une victoire de l’IIAA à l’issue de la séance des tirs au but (4-3).

Dès le coup d’envoi, les deux équipes ont affiché une détermination sans faille, portées par un public enthousiaste venu nombreux soutenir les jeunes talents. Sur la pelouse, l’intensité était palpable : duels engagés, pressing constant et volonté affirmée de prendre l’ascendant. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucune des deux formations n’est parvenue à faire la différence au terme du temps réglementaire, laissant le score vierge.

Il a donc fallu recourir à l’épreuve fatidique des tirs au but pour départager les deux équipes. Dans cet exercice de sang-froid et de précision, l’IIAA s’est montrée plus réaliste et plus sereine, s’imposant par quatre tirs réussis contre trois pour Pédagogue. Le gardien de l’IIAA, décisif, a joué un rôle clé dans ce succès en stoppant une tentative adverse, déclenchant une explosion de joie dans le camp des vainqueurs.

Au-delà du résultat sportif, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique éducative et citoyenne. Organisée à l’initiative de l’Inspection académique de Kaolack, l’activité vise à renforcer la cohésion entre les établissements, à promouvoir les valeurs du fair-play, de la discipline et de l’esprit d’équipe, tout en encourageant la pratique du sport en milieu scolaire.

À travers ce match, l’Inspection académique réaffirme son engagement à faire du sport un véritable outil d’éducation et d’épanouissement pour les élèves. Une initiative saluée par les encadreurs et les participants, qui appellent à la pérennisation et à l’élargissement de ce type de compétitions inter-établissements dans la région.

Kaolack – Ndiédieng : le mouvement Naatal Sa Gox renforce la santé communautaire et l’autonomisation des femmes

La commune de Ndiédieng, dans le département de Kaolack, a récemment été le théâtre d’une importante action de solidarité initiée par le mouvement Naatal Sa Gox. Cette initiative a permis d’apporter un appui significatif aux structures sanitaires, aux groupements de femmes et aux daaras des localités de Mbitène Abdou et Paymar, dans un contexte marqué par des besoins sociaux persistants en milieu rural.

Sur le plan sanitaire, le mouvement a procédé à la remise de ventilateurs et de matelas aux postes de santé des villages concernés. Selon le coordonnateur du mouvement, Thierno Kébé, ce matériel vise à améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients, tout en renforçant le cadre de travail du personnel de santé. Une contribution jugée précieuse par les responsables sanitaires locaux, confrontés à des ressources souvent limitées.

Au-delà de la santé, Naatal Sa Gox a également mis l’accent sur les activités génératrices de revenus (AGR) à travers un appui financier destiné aux groupements de femmes. Ces fonds permettront de développer des initiatives économiques locales, de favoriser l’autonomisation financière des bénéficiaires et de renforcer leur rôle dans le tissu socio-économique local. D’après M. Kébé, cette démarche vise également à lutter contre l’exode rural, notamment celui des jeunes filles attirées par les grandes villes à la recherche de meilleures opportunités.

Par ailleurs, le mouvement a inscrit son action dans une dimension éducative, religieuse et sociale, en procédant à la remise de nattes aux daaras de la zone. Cette intervention s’inscrit dans la promotion des valeurs de solidarité, de responsabilité communautaire et d’ancrage culturel et religieux. À travers ces gestes, Naatal Sa Gox entend contribuer à la stabilisation des familles, à l’épanouissement des femmes et à la préservation des repères éducatifs et spirituels en milieu rural.

En combinant santé communautaire, développement économique et éducation religieuse, le mouvement Naatal Sa Gox confirme ainsi son engagement en faveur d’un développement local inclusif et durable à Ndiédieng, redonnant espoir à des communautés souvent confrontées à la précarité.

Kaolack : des troubles à l’ordre public autour des structures sanitaires perturbent le repos des patients

À Kaolack, la quiétude qui devrait prévaloir autour des structures sanitaires est de plus en plus compromise. Aux abords de certains centres de santé et hôpitaux de la ville, notamment le poste de santé de Sam, non loin de Médina Baye, des groupes de jeunes délinquants se livrent régulièrement à des actes de trouble à l’ordre public. Une situation qui plonge patients, accompagnants et personnels de santé dans une atmosphère d’insécurité et d’angoisse.

Bruits excessifs, altercations verbales, consommation de substances illicites, musique à haut volume, parfois même des bagarres nocturnes : ces comportements inadaptés sont devenus monnaie courante dans l’environnement immédiat de certaines structures sanitaires. Une situation particulièrement préoccupante dans des lieux censés être des espaces de repos, de recueillement et de soins.

Le sommeil des patients gravement perturbé

Pour de nombreux patients hospitalisés, le repos constitue une composante essentielle du processus de guérison. Or, ces nuisances sonores répétées, surtout durant la nuit, affectent sérieusement leur sommeil et aggravent parfois leur état de santé.

« Il est très difficile de dormir. Les cris et la musique continuent jusqu’à tard dans la nuit », confie un patient sous couvert d’anonymat. Des accompagnants évoquent également un climat de peur qui dissuade certains d’entre eux de rester aux côtés de leurs proches après une certaine heure.

L’indignation des citoyens

Cette situation suscite une vive indignation au sein de la population kaolackoise. De nombreux citoyens dénoncent un manque de surveillance et appellent les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes. Pour eux, l’environnement des structures sanitaires doit être strictement protégé afin de garantir la sécurité, la dignité et le bien-être des malades.

« Il est inconcevable que des lieux de soins soient transformés en espaces de désordre et de délinquance », s’indigne El Hadji Abdoulaye Diouf. Plusieurs voix réclament le renforcement des patrouilles de sécurité, un éclairage public adéquat et l’application rigoureuse de sanctions contre les fauteurs de troubles.

Un appel à l’action des autorités

Face à cette situation alarmante, les citoyens interpellent les autorités administratives, municipales et sécuritaires afin qu’elles prennent leurs responsabilités. Le rétablissement de l’ordre autour des structures sanitaires apparaît aujourd’hui comme une urgence à la fois sociale et sanitaire.

Car au-delà du simple trouble à l’ordre public, c’est le droit fondamental des patients à se reposer et à recevoir des soins dans un environnement serein qui est en jeu.

Kaolack : la gendarmerie démantèle un réseau de trafic international de drogue et saisit 53 kg de chanvre indien

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, la Brigade de Recherches de Kaolack a réalisé un important coup de filet ce mardi 20 janvier 2026, en procédant au démantèlement d’un réseau de trafic international de drogue opérant entre la Gambie et le Sénégal.

Selon une note officielle de la Gendarmerie nationale diffusée sur sa chaîne WhatsApp, cette opération fait suite à l’exploitation minutieuse d’un renseignement signalant l’existence d’un trafic de chanvre indien en provenance de la Gambie. Sur la base de ces informations, les éléments de la Brigade de Recherches ont mis en place une opération ciblée dans la brousse de Lamarame, localité située dans l’arrondissement de Wack Ngouna, dans la région de Kaolack.

L’intervention des forces de sécurité a permis l’interpellation de trois individus, tous de nationalité sénégalaise, qui ont été surpris en possession d’une importante quantité de drogue. Au total, cinquante-trois kilogrammes de chanvre indien ont été saisis sur les mis en cause, confirmant ainsi l’ampleur du trafic et le caractère organisé du réseau démantelé.

Les trois suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer les ramifications exactes de ce réseau, notamment les circuits d’approvisionnement et de distribution de la drogue.

Kaolack : menacée pour son combat contre l’excision, une militante contrainte à l’exil

Insultes quotidiennes, intimidations répétées, menaces de mort explicites, attaques verbales et psychologiques. Le combat contre l’excision, pourtant interdite par la loi sénégalaise, continue de se mener dans un climat de peur et de violence. Sockhna Diop en a payé le prix fort.

Figure engagée de la lutte contre les mutilations génitales féminines dans son village natal de Mbellengouth, ainsi que dans plusieurs localités du département de Kaolack, la jeune militante a vu son quotidien basculer à mesure que son action gagnait en visibilité. Dans les villages où elle intervenait, les critiques ont rapidement laissé place à des attaques personnelles, d’abord verbales, puis ouvertement violentes.

« Elle était traitée d’ennemie de la tradition, d’impie, de traîtresse à sa communauté », témoigne son père, Moussa Diop.

Sur les réseaux sociaux comme au sein des concessions familiales, les insultes se multipliaient, accompagnées de mises en garde glaçantes. Les exciseuses, soutenues par certains cercles communautaires, voyaient en elle une menace directe à leur autorité et à leurs sources de revenus.

Les pressions se sont intensifiées au fil du temps. Des messages anonymes promettaient des représailles. Des propos évoquant la mort circulaient sans détour. « On lui a clairement fait comprendre qu’elle était désormais une cible », confie sa mère, Siga Diouf.

Une violence psychologique constante, nourrie par la peur, l’isolement et l’absence de protection réelle, s’est installée. Dans ce contexte, rester devenait un risque majeur. Face à l’escalade des menaces et à un sentiment d’abandon sécuritaire, Sockhna Diop a été contrainte de prendre le chemin de l’exil vers les États-Unis d’Amérique. Une fuite forcée, loin de sa famille et de son terrain d’engagement, pour préserver sa vie.

Mais l’exil n’a pas effacé les blessures. « Cette histoire remonte à mars 2021, mais les menaces persistent parfois, même à distance », confie Mouhamed Moustapha Ndiaye, membre de son organisation. Car partir ne signifie pas toujours être en sécurité, surtout lorsque la haine franchit les frontières.

À travers le cas de Sockhna Diop se dessine une réalité alarmante : au-delà des textes de loi, les défenseuses des droits des femmes restent exposées à des violences graves, souvent banalisées. Insultes, menaces, diffamation et pressions communautaires constituent des armes redoutables pour faire taire celles qui dérangent.

Son parcours pose une question cruciale : combien de militantes devront encore se cacher ou s’exiler pour avoir osé protéger des filles ? Tant que la peur continuera d’étouffer les voix courageuses, la lutte contre l’excision restera un combat à haut risque.

KAOLACK – Libertés syndicales en question : la CNTS dénonce une atteinte aux acquis sociaux à la mairie

Le climat social se crispe à la mairie de Kaolack, où une décision administrative récente alimente une vive controverse entre l’exécutif municipal et le mouvement syndical. La Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), par la voix du Syndicat des travailleurs des collectivités territoriales, dénonce ce qu’elle considère comme une remise en cause préoccupante des libertés syndicales garanties par la législation en vigueur.

Au cœur de la polémique se trouve un local syndical dont la municipalité envisagerait la récupération en vue de sa réaffectation à un usage social, notamment la création d’un espace ludique destiné aux enfants. Si l’initiative sociale, en tant que telle, ne suscite pas d’opposition de principe, la CNTS fustige la démarche adoptée par les autorités municipales, jugée unilatérale et contraire aux règles fondamentales du dialogue social.

Réunis ce samedi face à la presse, les responsables syndicaux ont tenu à souligner que cette décision dépasse largement la question d’un simple réaménagement immobilier. Selon eux, elle pose un problème de fond lié au respect des droits collectifs des travailleurs au sein des collectivités territoriales. La centrale syndicale estime que la suppression ou la réaffectation d’un local syndical sans concertation préalable constitue un précédent dangereux.

« Les locaux syndicaux sont des acquis sociaux obtenus au prix de longues luttes. Leur remise en cause, sans dialogue ni concertation, constitue une atteinte grave à la liberté syndicale », a déclaré Abdou Khadre Diop, Secrétaire national des travailleurs des collectivités territoriales affiliés à la CNTS. Il rappelle que ces espaces ne sont pas de simples biens matériels, mais des symboles et des outils essentiels à l’exercice de l’action syndicale.

Au-delà du cas spécifique de Kaolack, la CNTS exprime sa crainte de voir cette initiative créer un effet d’entraînement dans d’autres collectivités territoriales. En l’absence de dialogue social, avertit-elle, ce précédent pourrait fragiliser durablement le mouvement syndical au niveau local et ouvrir la voie à d’autres formes de restrictions portant atteinte aux libertés syndicales dans le pays.

Tout en réaffirmant son attachement au développement local et aux politiques sociales au bénéfice des populations, la CNTS insiste sur le fait que ces objectifs ne peuvent être poursuivis au détriment des droits des travailleurs. Pour la centrale syndicale, développement communal et respect des acquis sociaux doivent aller de pair et s’inscrire dans une gouvernance locale fondée sur la concertation et la transparence.

Dans un esprit qu’elle qualifie de responsable, la CNTS se dit disposée à engager le dialogue avec les autorités municipales afin de trouver une solution consensuelle. Elle prévient toutefois qu’en cas de persistance de la situation actuelle, elle n’exclut aucun recours légal ou syndical pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs des collectivités territoriales.

Kaolack : les producteurs doutent de la capacité de la SONACOS à honorer ses engagements

La filière arachidière sénégalaise connaît une période de forte incertitude à Kaolack, alors que les producteurs s’inquiètent de la lenteur de la campagne de commercialisation et de la capacité de la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (SONACOS) à absorber la production nationale. Ce vendredi, la Plateforme des Paysans du Sénégal (PPS) a tenu une conférence de presse pour alerter sur les risques de mévente et sur la situation préoccupante des agriculteurs.

Selon les membres de la PPS, sur un objectif national de 450 000 tonnes, seulement 62 000 tonnes d’arachide ont été collectées en deux mois, un chiffre largement insuffisant au regard des stocks restants. Les producteurs détiennent encore plus de 500 000 tonnes, ce qui laisse craindre une accumulation massive de produits invendus et des pertes financières importantes si la commercialisation ne s’accélère pas.

Le gouvernement, par la voix du Premier ministre Ousmane Sonko, a annoncé la mobilisation de 50 milliards de francs CFA pour soutenir la filière, mais cet engagement ne rassure pas les agriculteurs. La PPS souligne que la capacité réelle de la SONACOS à acheter l’ensemble de la production reste incertaine et suscite un scepticisme généralisé. Pour Bassirou Ba, coordonnateur de la plateforme, « le compte n’y est pas » et l’urgence est de garantir à la fois l’écoulement des stocks et le paiement des producteurs dans les délais.

Au-delà des volumes collectés, c’est également la question du prix de l’arachide qui inquiète les producteurs. La crainte est que le kilogramme d’arachide soit plafonné à 250 F CFA, un niveau jugé insuffisant pour couvrir les coûts de production et assurer un revenu décent aux agriculteurs. Les membres de la PPS dénoncent aussi un manque de clarté et de transparence dans le processus de paiement et redoutent des retards ou des anomalies qui fragiliseraient encore davantage la filière.

Face à cette situation, la PPS appelle les autorités à intervenir de toute urgence pour sécuriser les revenus des producteurs et éviter que la campagne arachidière 2025-2026 ne se transforme en crise majeure. Le coordonnateur Bassirou Ba insiste sur le fait qu’il s’agit d’une question de survie économique pour le monde rural, mais également d’une nécessité pour préserver la stabilité sociale dans les zones de production.

Alors que la campagne s’enlise et que les inquiétudes des producteurs se font de plus en plus pressantes, Kaolack et l’ensemble des régions productrices attendent des mesures concrètes pour garantir l’achat des stocks, le respect des engagements de la SONACOS et la valorisation d’une filière essentielle à l’économie nationale. La situation reste critique et exige une action rapide pour éviter des conséquences durables sur les producteurs et sur le tissu rural du Sénégal.

Kaolack – Campagne arachidière 2025 : entre fortes attentes et crispations persistantes dans le centre du Sénégal

Alors que la campagne de commercialisation de l’arachide bat son plein dans le centre du pays, les attentes des producteurs demeurent élevées et les tensions bien réelles. À Kaolack, l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (UNCS), pôle Centre, dresse un tableau contrasté de la situation, saluant l’implication de l’État tout en dénonçant des dysfonctionnements locaux jugés préoccupants.

La récente tournée du Premier ministre, Ousmane Sonko, consacrée à la filière arachidière, a été perçue comme un signal politique fort par de nombreux acteurs ruraux. Selon l’UNCS, cette descente sur le terrain a ravivé l’espoir d’une meilleure prise en compte des réalités vécues par les producteurs, souvent confrontés à des difficultés structurelles dans l’écoulement de leur production.

« La proximité avec les paysans et l’écoute directe de leurs préoccupations constituent une étape essentielle vers des solutions durables », estime Adnane Dème, coordonnateur du pôle Centre de l’UNCS. Pour l’organisation, la réussite de la campagne ne saurait toutefois se limiter à des annonces, mais doit s’appuyer sur une gouvernance plus juste et plus efficace de la filière.

Une filière encore fragilisée

Sur le terrain, les griefs persistent. Le non-respect du prix plancher, l’insuffisance de points de collecte fonctionnels, les lenteurs administratives et certaines pratiques spéculatives continuent de fragiliser les petits producteurs. Autant de manquements que l’UNCS juge incompatibles avec les objectifs affichés de relance de la filière et de justice sociale en milieu rural.

Au-delà des dysfonctionnements techniques, le climat dans certaines zones suscite également des inquiétudes. À Nioro du Rip, des producteurs dénoncent des comportements qu’ils qualifient d’intimidants de la part d’un responsable administratif local. Des témoignages font état d’une atmosphère de crainte, notamment dans les villages de Thiaré et Diguiraye, affectant la sérénité du déroulement de la campagne agricole.

La question de la confiance entre l’État et les producteurs

Pour l’UNCS, ces accusations, si elles venaient à être confirmées, soulèveraient un problème plus large : celui de la relation de confiance entre l’administration et les paysans. « Toute dérive contraire à l’éthique du service public fragilise la confiance et compromet les efforts de réforme engagés », alerte l’organisation.

Face à cette situation, l’UNCS appelle les autorités compétentes à agir rapidement afin de garantir la protection des producteurs et de restaurer un climat apaisé. Elle plaide également pour un encadrement administratif plus humain, axé sur l’accompagnement et le dialogue plutôt que sur la contrainte.

Vers une campagne apaisée ?

Malgré les tensions relevées, l’organisation se veut résolument constructive. Elle réaffirme sa disponibilité à travailler avec les services techniques de l’État et l’ensemble des acteurs de la filière, dans l’optique de parvenir à une campagne de commercialisation de l’arachide équitable, transparente et bénéfique pour les producteurs.

Entre volontarisme politique affiché et réalités parfois difficiles sur le terrain, la campagne arachidière 2025 apparaît ainsi comme un test majeur, tant pour la réforme de la filière que pour la crédibilité de l’action publique en milieu rural.

Kaolack : une initiative sportive ambitieuse pour faire du sport un levier de développement local

Kaolack, ville carrefour du centre du Sénégal, a vu naître un centre de formation sportive et éducative dénommé « Académie Nianthio Études et Sports ».

Cette initiative sportive novatrice est portée par Modou Biaye et Bassirou Biaye. Les deux promoteurs ambitionnent de faire du sport un véritable outil de développement économique, social et éducatif dans la zone centre du pays.

« Cette initiative vise à promouvoir la pratique sportive comme facteur d’inclusion sociale, de cohésion communautaire et de lutte contre l’oisiveté. Le sport ne doit plus être perçu uniquement comme un loisir, mais comme un vecteur stratégique de développement local », a souligné Modou Biaye, joint au téléphone depuis l’étranger.

Selon lui, à Kaolack et dans toute la zone centre, le sport peut créer des opportunités, révéler des talents, favoriser l’entrepreneuriat sportif et renforcer la paix sociale.

Dans la même dynamique, Bassirou Biaye, face à la presse, a insisté sur l’importance d’accompagner la jeunesse à travers des cadres structurés et durables.

« Cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme. Il s’agit de bâtir un écosystème sportif capable de contribuer à l’économie locale, à l’éducation citoyenne et à l’employabilité des jeunes », a-t-il déclaré.

Il a également précisé que les jeunes encadrés par l’académie sont encouragés à maintenir de bons résultats scolaires pour pouvoir participer aux activités sportives. Selon lui, le sport constitue un puissant facteur de motivation pour les enfants, qui comprennent que leur réussite sportive est indissociable de leur réussite scolaire. Dans une zone confrontée au chômage des jeunes et à l’exode rural, de telles initiatives offrent une alternative saine à l’oisiveté.

Au-delà de l’aspect sportif, les initiateurs entendent fédérer les collectivités territoriales, les partenaires institutionnels et le secteur privé autour d’un projet inclusif, où le sport devient un véritable levier de transformation sociale. Parmi les axes majeurs du programme figurent notamment la détection de jeunes talents, la formation d’encadreurs sportifs et l’organisation régulière de compétitions régionales.

Politique : Mbaye Dione en tournée régionale et message fort aux acteurs nationaux

Kaolack, Sénégal – Le secrétaire général national de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), Mbaye Dione, a entamé, ce lundi 5 janvier 2026, une tournée politique dans la région de Kaolack. Cette initiative est marquée par une série de rencontres avec des autorités religieuses et des prises de position fermes sur les enjeux économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

À la tête d’une importante délégation, M. Dione, également député et maire de Ngoundiane, a été successivement reçu par les Khalifes généraux de Médina Baye et de Léona Niassène. À cette occasion, il a sollicité leurs prières pour la réussite de cette tournée régionale, qui vise à renforcer l’implantation de l’AFP sur le terrain et à préparer les prochaines échéances électorales locales.

S’adressant aux notables et aux militants, le leader progressiste a insisté sur la nécessité de sillonner l’ensemble des communes de la région afin de renouer le contact avec les populations. Il a mis en avant les valeurs de proximité et de solidarité qui fondent, selon lui, l’action politique de son parti. Cette démarche s’inscrit, a-t-il expliqué, dans une dynamique de massification de l’AFP et de renforcement de la politique de terrain à l’approche des prochaines joutes électorales.

Au-delà de ses échanges avec les responsables religieux, Mbaye Dione a profité de la tribune pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation économique nationale, notamment en ce qui concerne la campagne arachidière dans le bassin du Saloum. Il s’est montré particulièrement critique à l’égard de la gestion actuelle du secteur, dénonçant des lenteurs et des dysfonctionnements dans la mobilisation des financements annoncés pour soutenir les paysans, malgré le budget conséquent communiqué par l’État.

« Comment peut-on instruire l’achat de 450 000 tonnes d’arachides par la SONACOS alors que l’on peine à mobiliser 70 milliards de FCFA de financement ? », s’est-il interrogé. Mbaye Dione a fustigé ce qu’il qualifie de « paroles en l’air » et pointé une incompétence notoire dans la conduite de la politique agricole nationale, visant notamment les récentes annonces du Premier ministre Ousmane Sonko relatives à la campagne arachidière.

Le secrétaire général de l’AFP a conclu son intervention en mettant en garde contre les risques d’une année 2026 difficile pour les Sénégalais, en particulier pour les producteurs agricoles, si la situation financière et organisationnelle du secteur ne connaît pas d’amélioration rapide.

Accompagné de plusieurs responsables régionaux de son parti, Mbaye Dione poursuivra, dans les prochains jours, sa tournée à travers les différentes communes de la région de Kaolack, avec pour objectif de renforcer l’ancrage local de l’AFP et de recueillir les préoccupations des citoyens.

À Kaolack, l’État promet un meilleur encadrement du marché de l’arachide

En visite ce lundi à Kaolack, au cœur du bassin arachidier, le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la volonté du gouvernement de reprendre le contrôle de la commercialisation de l’arachide, une filière longtemps fragilisée par des dysfonctionnements structurels et des pratiques spéculatives.

Face aux producteurs, le chef du gouvernement a tenu un discours de rupture, dénonçant sans détour des comportements qu’il juge préjudiciables aux paysans. « Nous ne pouvons pas accepter que certains achètent l’arachide à 250 francs le kilo pour la revendre à la Sonacos à 305 francs », a-t-il martelé, qualifiant ces pratiques de « malhonnêteté ».

Dans cette dynamique de régulation, Ousmane Sonko a annoncé une mesure forte : l’augmentation de la capacité d’achat de la Sonacos, qui passera de 250 000 à 450 000 tonnes d’arachides. Selon lui, cette décision vise à sécuriser l’écoulement des récoltes et à réduire la dépendance des producteurs vis-à-vis des intermédiaires.

Malgré un contexte budgétaire contraignant, hérité des exercices précédents, le Premier ministre a assuré que l’État mobilisera entre 50 et 75 milliards de francs CFA supplémentaires pour soutenir la Sonacos. Un signal fort envoyé au monde rural, souvent confronté à l’instabilité et à l’incertitude des marchés.

Reconnaissant des « défaillances dans les services de l’État », Ousmane Sonko a expliqué sa présence sur le terrain par une volonté d’écoute et de co-construction de solutions avec les acteurs de la filière. Des programmes concertés avec les producteurs sont ainsi annoncés, dans l’objectif d’assainir durablement la commercialisation de l’arachide.

Au-delà des chiffres, cette visite marque une inflexion dans la gestion de la filière arachidière, avec un État qui entend désormais jouer pleinement son rôle de régulateur, protéger les producteurs et mettre fin aux pratiques spéculatives qui minent le secteur.

Kaolack – Campagne arachidière 2025 : la voix religieuse se fait porte-voix de la détresse paysanne

Dans le bassin arachidier de Kaolack, la campagne agricole 2025 ne se limite plus à une simple question de rendement ou de prix au kilogramme. Elle est devenue une préoccupation sociale majeure, au point de susciter l’intervention de figures religieuses de premier plan. À Médina Baye, Cheikh Sidy Araby Niass, Khalif de Cheikh El Hadji Mouhammad Zeynabou Niass, a publiquement exprimé son inquiétude face à la situation difficile que traversent les producteurs agricoles.

Lors d’une intervention empreinte de gravité et de responsabilité morale, le guide religieux a dressé un constat alarmant : la précarité persistante des paysans, en dépit des annonces officielles censées améliorer le déroulement de la campagne. Selon lui, les difficultés liées à la commercialisation de l’arachide et des autres céréales continuent de peser lourdement sur les ménages ruraux, compromettant leur stabilité économique et sociale.

Au-delà des chiffres et des discours institutionnels, Cheikh Sidy Araby Niass a insisté sur la dimension humaine de la crise. Retards dans l’écoulement de la production, faibles revenus, incertitude permanente : autant de facteurs qui, selon lui, portent atteinte à la dignité des paysans et fragilisent la cohésion sociale dans les zones rurales. « Lorsque le paysan souffre, c’est toute la société qui est ébranlée », a-t-il rappelé, appelant à une prise de conscience collective.

Le Khalif a également dénoncé des dysfonctionnements structurels dans l’organisation de la filière arachidière, évoquant notamment l’absence de mécanismes de protection efficaces contre la spéculation et les pertes financières. Pour lui, ces insuffisances traduisent un écart préoccupant entre les engagements annoncés et la réalité vécue sur le terrain.

Dans un pays où l’arachide demeure un pilier de l’économie agricole, la sortie de Cheikh Sidy Araby Niass résonne comme un véritable signal d’alarme. Elle rappelle le rôle historique des autorités religieuses en tant que médiateurs sociaux et défenseurs des plus vulnérables. À Kaolack, cette prise de parole vient ainsi renforcer les appels à des réformes urgentes, fondées sur la transparence, la justice économique et le respect de la parole donnée.

Alors que la campagne arachidière 2025 se poursuit dans un climat de tensions et d’incertitudes, cette interpellation morale remet le paysan au centre du débat et invite les décideurs à repenser les politiques agricoles à l’aune des réalités humaines du monde rural.

Kaolack – Daaras : les maîtres coraniques plaident pour un meilleur accompagnement de l’État

À Kaolack, l’avenir des daaras a été au centre de deux journées de concertation et d’échanges entre les autorités éducatives et les maîtres coraniques. Cette initiative, portée par l’État du Sénégal à travers le ministère de l’Éducation nationale, s’inscrit dans le cadre des préparatifs des prochaines Assises nationales des daaras, destinées à repenser en profondeur le modèle de l’enseignement religieux.

Après une première phase de concertations organisées au niveau communal, l’ensemble des acteurs des daaras de la région a été invité à réfléchir, durant deux jours, aux principales problématiques qui affectent ces structures éducatives. L’objectif, selon l’Inspecteur d’académie de Kaolack, M. Samba Diakhaté, était avant tout d’écouter les acteurs de terrain et de recueillir leurs propositions.

« L’objectif, c’était justement d’écouter les acteurs qui gravitent autour des daaras, de leur permettre de poser un diagnostic et de formuler des propositions aptes à aller vers une gestion concertée et largement acceptée de la problématique des daaras au niveau national », a-t-il expliqué.

Ces concertations se sont déroulées dans les 41 communes de la région de Kaolack, avant d’être synthétisées au niveau départemental lors de rencontres tenues les 23, 24 et 25 décembre, notamment à Guinguinéo, sous la supervision des préfets. La rencontre régionale, organisée sous l’égide du gouverneur de Kaolack, visait ainsi à produire une synthèse régionale des recommandations.

« Il s’agit, à travers le comité régional, de consolider les propositions afin de porter la contribution de la région de Kaolack aux Assises nationales des daaras », a ajouté l’Inspecteur d’académie.

Parmi les principales problématiques identifiées figurent le fonctionnement des daaras, la réglementation, les conditions de vie des talibés, le manque de moyens, l’adaptation des programmes, ainsi que les mécanismes d’évaluation. Les propositions issues de ces travaux seront transmises au niveau national, qui se chargera ultérieurement de réunir l’ensemble des parties prenantes lors des assises.

Prenant part activement aux échanges, les maîtres coraniques de Kaolack ont dressé un diagnostic sans complaisance de la situation des daaras au Sénégal. Ils ont unanimement appelé à un accompagnement plus soutenu de l’État.

« Face aux nombreux défis structurels, sociaux et pédagogiques qui affectent les daaras, nous appelons à un accompagnement plus conséquent de l’État », a plaidé Oustaz Mamadou Lamine Fall, président régional des maîtres coraniques de Kaolack.

Les responsables de daaras ont notamment dénoncé les conditions d’apprentissage difficiles des talibés, marquées par l’insuffisance d’infrastructures adaptées, le déficit de matériel pédagogique, l’accès limité à l’eau potable et aux soins de santé, ainsi que la précarité des conditions de vie dans plusieurs établissements.

Ils ont également insisté sur la prise en charge sociale et la protection des enfants, soulignant la nécessité de concilier le respect des droits de l’enfant avec les fondements et les valeurs de l’enseignement coranique.

Ces concertations constituent ainsi une étape importante vers une réforme inclusive et concertée des daaras, avec l’ambition de bâtir un cadre éducatif plus structuré, plus protecteur et mieux adapté aux réalités contemporaines du Sénégal.

Kaolack – Sam mobilisé pour un cadre de vie sain : une journée d’assainissement pour dire stop à l’insalubrité

Balais, pelles, râteaux et bonne volonté en bandoulière, les populations du quartier Sam se sont fortement mobilisées, ce week-end, à l’occasion d’une journée citoyenne d’assainissement. Objectif : rendre leur cadre de vie plus propre et attirer l’attention des autorités sur les difficultés majeures auxquelles le quartier est confronté.

« Les dépôts sauvages d’ordures ont été dégagés et les abords des concessions nettoyés dans une ambiance marquée par l’engagement citoyen et la solidarité communautaire », a expliqué Cheikh Tidiane Sarr, porte-parole du jour des populations de Sam, quartier périphérique de la commune de Kaolack.

Au-delà du nettoyage, cette initiative a servi de tribune aux habitants pour exposer les maux qui minent leur quotidien. Parmi les principales préoccupations figurent la forte dégradation de la route principale du quartier, qui passe devant le poste de santé et devient presque impraticable, surtout en période d’hivernage, ainsi que l’absence criante d’un système d’assainissement adéquat.

« Chaque année, nous faisons face aux inondations à cause de l’absence de caniveaux fonctionnels. L’eau stagne, favorise les maladies et complique la circulation », a-t-il déploré.

Par cette journée d’assainissement, les populations de Sam entendent montrer l’exemple en prenant en charge la propreté de leur environnement, tout en lançant un appel pressant aux autorités locales et étatiques pour des solutions durables. « Nous faisons notre part, mais nous avons besoin d’un accompagnement des pouvoirs publics, notamment pour la réhabilitation des routes et la mise en place d’un véritable réseau d’assainissement », ont-elles insisté.

Cette action citoyenne témoigne d’une prise de conscience collective et d’un engagement fort en faveur d’un cadre de vie sain, dans l’espoir que les doléances exprimées trouveront un écho favorable auprès des décideurs.

À Kaolack, l’APROSI tisse des liens avec Médina Baye pour soutenir sa vision industrielle

À peine installé à la tête de l’Agence pour la Promotion des Sites Industriels (APROSI), Mamadou Lamine Ndiaye imprime déjà sa marque. Le Directeur général a effectué, durant le week-end, une visite de courtoisie à Médina Baye, haut lieu de la spiritualité musulmane à Kaolack, dans une démarche à forte portée institutionnelle et symbolique.

En se rendant auprès des autorités religieuses de Médina Baye, le patron de l’APROSI a choisi d’inscrire l’action de son agence dans une dynamique de proximité avec les forces morales et sociales du pays. Une option stratégique qui traduit la volonté de concilier développement industriel, stabilité sociale et valeurs spirituelles, dans un contexte où les projets structurants requièrent l’adhésion des communautés locales.

Accompagné d’une importante délégation, Mamadou Lamine Ndiaye a été reçu par plusieurs figures religieuses de premier plan, notamment Cheikh Mahi Aliou Cissé, porte-parole de Médina Baye, l’Imam de la Grande Mosquée, Cheikh Ahmed Tidiane Aliou Cissé, ainsi que Cheikh Moustapha Ahmed Dame Ibrahima Niass. Les échanges, empreints de respect et de conseils avisés, ont porté sur les enjeux du développement et le rôle essentiel des guides religieux dans la préservation de la cohésion sociale.

La délégation s’est également rendue auprès du Khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, où elle a été accueillie par Cheikh Mouhamadou Khalifa Ibrahima Niass, dans une atmosphère fraternelle et conviviale.

À travers cette démarche, le Directeur général de l’APROSI envoie un signal fort : les ambitions industrielles du Sénégal ne sauraient se construire en marge des réalités socioculturelles et spirituelles du pays. Une vision qui érige le dialogue avec les foyers religieux en levier essentiel d’un développement durable, inclusif et socialement apaisé.

Kaolack / Religion – Ziarra 2026 : Dialagne Niassène au cœur de la ferveur religieuse

À quelques jours de la tenue de la Ziarra annuelle de Mame Cheikhou Omar Niass, prévue le vendredi 2 janvier 2026, sous la guidance du Khalife El Hadji Papa Cheikh Omar Niass, la cité religieuse de Dialagne Niassène, dans la commune de Kaolack, vit au rythme des préparatifs.

Comme chaque année, cet événement religieux d’envergure s’annonce comme un véritable test organisationnel pour les acteurs locaux, confrontés à l’afflux massif de pèlerins venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora.

Derrière la ferveur spirituelle qui caractérise cette rencontre confrérique se déploie une intense mobilisation communautaire. Le comité d’organisation, les autorités administratives, les collectivités territoriales, les forces de sécurité et les services sanitaires travaillent de concert afin d’anticiper les besoins liés à l’accueil des fidèles. La gestion de la circulation, la sécurisation des sites, l’accès à l’eau potable, la prise en charge sanitaire et l’assainissement figurent parmi les priorités identifiées.

Pour les habitants de Dialagne Niassène et des localités environnantes, la Ziarra constitue bien plus qu’un simple rassemblement religieux. Elle représente un moment de forte implication citoyenne, où bénévoles et notables locaux s’investissent activement pour garantir le bon déroulement des activités.

« C’est un devoir moral et spirituel d’accueillir dignement les hôtes de Mame Cheikhou Omar Niass », confie un membre du comité d’organisation.

Sur le plan économique, l’événement génère également une activité soutenue. Hébergement, restauration, transport et petits commerces connaissent un regain notable, offrant des opportunités temporaires de revenus à de nombreux acteurs locaux. Cette dynamique conforte le rôle des manifestations religieuses comme véritables leviers économiques dans les territoires.

La Ziarra est aussi un moment de convergence entre tradition et modernité. Tout en perpétuant les enseignements et l’héritage spirituel de Mame Cheikhou Omar Niass à travers prières, conférences religieuses et récitations coraniques, les organisateurs intègrent progressivement des dispositifs modernes de gestion et de communication afin de mieux encadrer l’événement.

Dans un contexte national marqué par de fortes attentes sociales, la Ziarra de Dialagne Niassène apparaît enfin comme un espace de ressourcement collectif et de rappel des valeurs de paix, de solidarité et de cohésion sociale.

Le 2 janvier 2026, Dialagne Niassène ne sera pas seulement un lieu de dévotion, mais aussi le symbole d’une communauté unie autour d’un héritage spirituel profondément ancré dans l’histoire religieuse du Sénégal.

Kaolack : la solidarité citoyenne pallie les insuffisances de l’inclusion des personnes handicapées

La remise de dix fauteuils roulants à des personnes vivant avec un handicap, organisée ce samedi 27 décembre 2025 à Kaolack, a ravivé le débat sur la responsabilité collective dans la prise en charge des populations vulnérables. Cette initiative, portée par le Directeur général de l’APROSI, Mamadou Lamine Ndiaye, par ailleurs responsable politique du parti PASTEF à Kaolack, en collaboration avec l’association U2S dirigée par Ibou Konté, met en lumière le rôle croissant des actions citoyennes face aux limites des dispositifs publics existants.

Dans une commune où l’accessibilité demeure largement insuffisante, les obstacles à la mobilité continuent de marginaliser les personnes handicapées. L’absence d’aménagements adaptés dans les espaces publics, les structures sanitaires et les transports constitue un frein majeur à leur pleine participation à la vie sociale et économique. Pour de nombreux bénéficiaires, la réception d’un fauteuil roulant représente une réponse immédiate à des besoins urgents, souvent relégués au second plan dans les politiques locales.

Au-delà de l’assistance matérielle, cette cérémonie a servi de tribune pour interpeller les autorités territoriales. Les responsables associatifs présents ont insisté sur la nécessité pour les collectivités locales de traduire leurs engagements en faveur de l’inclusion par des actions concrètes, durables et mesurables. « La solidarité ne doit pas se substituer à l’action publique, mais la compléter », ont-ils rappelé.

Prenant la parole, Mamadou Lamine Ndiaye a souligné l’importance d’un partenariat pérenne entre les élus locaux et la société civile. Selon lui, l’inclusion des personnes handicapées doit être envisagée comme un véritable indicateur de gouvernance locale et de justice sociale, et non comme une simple démarche caritative.

Salutaire pour les bénéficiaires, cette initiative met surtout en évidence un besoin structurel pressant : celui de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une politique inclusive cohérente, efficace et territorialisée.

Kaolack : la jeunesse en première ligne pour la défense des droits des filles

La région de Kaolack a servi de cadre, ce week-end, à un important rendez-vous citoyen consacré à la promotion et à la défense des droits des filles. À l’initiative de l’ONG APROFES, en partenariat avec Plan International Sénégal, le Festival régional des droits de l’enfant, couplé à la mise en place du Palmarès national des champions des droits des filles, a réuni 168 participants issus de divers horizons sociaux et institutionnels.

Organisée dans le cadre du Programme DGD 2022–2026, la rencontre visait à renforcer le plaidoyer communautaire contre les violences basées sur le genre (VBG) et à promouvoir la dignité, la protection et l’autonomisation des filles. La journée a débuté dans une atmosphère conviviale avec un déjeuner communautaire, suivi d’une union de prières, soulignant l’ancrage culturel et spirituel de la lutte pour la protection de l’enfance.

Dans leurs allocutions, les autorités administratives, territoriales et éducatives présentes ont salué une initiative « pertinente et opportune », insistant sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention des violences faites aux filles. Elles ont appelé à une mobilisation collective impliquant les institutions publiques, les familles, les leaders communautaires et surtout les jeunes, considérés comme des acteurs clés du changement social.

Temps fort de la cérémonie, le plaidoyer porté par les Jeunes Championnes du Changement a marqué les esprits. Face aux autorités et aux partenaires, ces jeunes filles ont dénoncé avec courage les mariages précoces, les discriminations et les abus dont sont victimes de nombreuses filles. Elles ont également mis en avant l’autonomisation économique et sociale comme un levier essentiel pour prévenir les violences et garantir un avenir plus équitable.

La sensibilisation a également pris une dimension artistique grâce à la prestation de la troupe théâtrale Écoscène, dont la mise en scène poignante sur les violences basées sur le genre a suscité une vive émotion au sein du public, renforçant l’impact du message de prévention.

Autre moment symbolique de la rencontre : la signature solennelle du pacte « Stop aux violences faites aux filles ». Debout, les participants ont unanimement apposé leur signature, traduisant un engagement collectif à défendre les droits des filles au-delà du cadre de l’événement.

Le festival s’est achevé par un concours régional de plaidoyer, mettant en lumière le talent, la créativité et la force argumentative des jeunes participantes. Les meilleures prestations ont été récompensées, tandis que plus de 100 attestations de reconnaissance et trophées ont été remis aux autorités, partenaires, membres du jury et acteurs communautaires engagés.

À travers cette initiative, Kaolack confirme que la jeunesse constitue un levier majeur de transformation sociale. Le Programme DGD 2022–2026 réaffirme ainsi sa volonté de placer les filles et les jeunes au cœur des dynamiques de développement, pour des communautés plus justes, inclusives et respectueuses des droits humains.

Kaolack : un festival à fort impact social face au défi du financement durable

Pendant vingt jours, la capitale du Saloum s’est transformée en un véritable laboratoire culturel et citoyen. La clôture, le samedi 20 décembre 2025, de la 6ᵉ édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences (FIEC) confirme une tendance lourde : à Kaolack, la culture est devenue un outil structurant d’engagement social et de mobilisation de la jeunesse.

Organisé par l’association Saloum Rapatak, sous la conduite d’Ousmane Thioune, alias Jee Man, le festival a largement dépassé le simple cadre festif pour s’affirmer comme un espace de débat, de formation et d’expression citoyenne. Du 1ᵉʳ au 20 décembre, concerts, panels, ateliers et échanges interculturels ont rythmé la ville, attirant artistes, intellectuels, acteurs associatifs et partenaires venus du Sénégal et de l’étranger.

Une jeunesse au cœur du dispositif

L’un des traits marquants de cette édition réside dans la forte implication de la jeunesse kaolackoise. Présente aussi bien dans l’organisation que dans la participation aux activités, elle a investi le festival comme une tribune d’expression et de réflexion sur les défis contemporains : citoyenneté active, cohésion sociale, paix, identité culturelle et développement durable.

À travers les débats et les performances artistiques, le FIEC a offert un cadre où les jeunes ont pu interroger leur rôle dans la société, tout en valorisant la culture comme un puissant levier de transformation sociale.

Une clôture à forte portée symbolique

La cérémonie de clôture, tenue au Centre culturel de Kaolack, a réuni plusieurs personnalités issues des sphères culturelle, politique et associative, dont Landing Mbessane Seck, alias Kilifeu, président du Conseil d’administration du Grand Théâtre national, Lamine Niang (PASTEF France – Urbanisme Dakar) et Mamadou Ba, dit Commando Baye, président du MFPSD.

La présence de Nathalie Gulka, partenaire internationale du projet France–Saloum Rapatak, a également illustré la dimension transnationale du festival. Son engagement durable en faveur des échanges culturels avec la jeunesse locale a été salué par un public nombreux et attentif.

Entre rayonnement international et réalités locales

Après six éditions, le Festival International pour l’Éveil des Consciences bénéficie d’une visibilité croissante sur la scène culturelle africaine. Il a contribué à la création de réseaux artistiques durables, à la promotion du patrimoine culturel du Saloum et à l’inscription de Kaolack sur la carte des grands rendez-vous culturels du continent.

Cependant, derrière ce succès se cache une réalité moins reluisante : le manque de soutien institutionnel structuré. Les organisateurs n’ont pas manqué de rappeler la nécessité d’un accompagnement plus fort des pouvoirs publics, notamment du ministère de la Culture, afin de consolider un événement qui joue déjà un rôle stratégique dans l’éducation citoyenne et l’économie culturelle locale.

Un impact économique discret mais réel

Au-delà des scènes et des débats, le festival a également généré des retombées économiques notables. Hôtels, restaurants, transporteurs et petits commerces ont bénéficié de l’afflux de visiteurs, tandis que des emplois temporaires ont été créés, en particulier au profit des jeunes.

Dans une région confrontée au chômage et à la précarité, le FIEC apparaît ainsi comme une initiative culturelle à fort potentiel économique et touristique.

Vers un pôle culturel régional ?

En clôturant cette 6ᵉ édition, Jee Man et son équipe ont affiché des ambitions claires : renforcer l’ancrage international du festival, élargir les partenariats, impliquer davantage la diaspora et faire de Kaolack un pôle culturel de référence au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

Plus qu’un événement annuel, le Festival International pour l’Éveil des Consciences tend désormais à s’imposer comme un véritable projet de société, où la culture devient un langage commun au service de la conscience citoyenne et du développement durable.

Kaolack : cinq individus interpellés pour production et vente illégales de produits de boulangerie et de pâtisserie

Le Commissariat central de Kaolack a mené, le mardi 17 décembre, une vaste opération de contrôle dans les quartiers de Thiofack et de Bongré, visant à lutter contre la production et la distribution irrégulières de produits de boulangerie et de pâtisserie. Cette intervention, inscrite dans le cadre des actions de protection de la santé publique, a permis l’interpellation de cinq individus impliqués dans des activités contraires à la réglementation en vigueur.

Selon les informations recueillies, les forces de l’ordre ont procédé à des inspections approfondies de plusieurs unités de production et de points de vente. Celles-ci ont révélé de graves manquements aux normes légales et sanitaires. Les établissements contrôlés opéraient sans agrément technique, condition pourtant obligatoire pour l’exercice de telles activités. En outre, les services de contrôle ont constaté un non-respect flagrant des règles d’hygiène et de sécurité alimentaire, avec des conditions de production jugées dangereuses pour la santé des consommateurs.

Les locaux inspectés présentaient notamment des installations inadaptées, un environnement insalubre et l’absence de mesures élémentaires de conservation et de manipulation des denrées alimentaires. Ces insuffisances exposaient les populations à des risques sanitaires majeurs, notamment des intoxications alimentaires.

Face à la gravité des infractions constatées, les autorités ont ordonné l’arrêt immédiat des activités concernées. Les sites de production et de vente ont été mis sous scellés, tandis que les cinq individus interpellés ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice, une fois la procédure achevée.

« Justice et humanité » : à Kaolack, un plaidoyer pour Tahirou Sarr

À Kaolack, commerçants, entrepreneurs et soutiens se sont mobilisés pour demander la libération provisoire de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, actuellement en détention. Dans un discours solennel rendu public, ils ont adressé un appel respectueux à l’État du Sénégal, aux autorités judiciaires ainsi qu’au peuple sénégalais.

S’exprimant au nom du collectif, Khadim Sao, commerçant au marché central de Kaolack et porte-parole des soutiens, a tenu à préciser que cette démarche ne vise nullement à remettre en cause l’indépendance de la justice, mais plutôt à en solliciter la clémence et la sagesse.

« Nous ne contestons pas la justice, nous en appelons à son humanité et à son sens de l’équilibre », a-t-il déclaré.

Selon les signataires du plaidoyer, Tahirou Sarr demeure un acteur économique majeur, dont l’ancrage national et régional est largement reconnu. Ils mettent notamment en avant les garanties financières importantes proposées par l’homme d’affaires dans le cadre de la procédure judiciaire. Celles-ci, constituées de biens immobiliers et de dépôts en numéraire, auraient été présentées avec l’aval d’un juge d’instruction, traduisant, selon eux, sa volonté de coopérer pleinement avec la justice et l’absence de tout risque de fuite.

Au-delà de l’aspect strictement judiciaire, les commerçants insistent sur les conséquences humaines et économiques de la détention. La situation de la famille de Tahirou Sarr, éprouvée par la privation de liberté de l’un des siens, a été évoquée, tout comme les conditions carcérales difficiles, souvent dénoncées par les organisations de défense des droits humains.

Sur le plan économique, le collectif estime que l’incarcération prolongée de l’homme d’affaires freine plusieurs projets, fragilise des partenariats et impacte indirectement de nombreux emplois, en particulier dans la région de Kaolack, où certaines activités commerciales dépendent de ses initiatives.

Tout en réaffirmant leur attachement à la lutte contre l’impunité et au respect des lois, les soutiens de Tahirou Sarr rappellent le principe fondamental de la présomption d’innocence. Ils estiment qu’une liberté provisoire, assortie de conditions strictes fixées par la justice, permettrait à l’intéressé de préparer sa défense dans des conditions dignes.

« Accorder une liberté provisoire serait un signal fort montrant que la justice sénégalaise sait conjuguer fermeté et humanité », a conclu Khadim Sao, exprimant l’espoir que les autorités prendront en compte les garanties offertes ainsi que l’impact socio-économique du dossier.

Les commerçants et soutiens disent croire en un Sénégal où la justice avance avec sérénité, dans le respect de la dignité humaine et de la concorde nationale, et appellent à ce que la sagesse guide les décisions à venir.

Kaolack : AND XEK Hépatite et le projet Vieillir-2 sensibilisent sur l’importance de l’alimentation dans la santé hépatique

L’Association AND XEK Hépatite, en collaboration avec le projet Vieillir-2, a organisé ce dimanche à Kaolack une journée de sensibilisation dédiée à l’alimentation des personnes atteintes de l’hépatite B ainsi qu’aux personnes âgées. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de lutte contre l’hépatite B et de promotion d’une meilleure qualité de vie pour les populations vulnérables.

Placée sous le signe de l’information et de l’éducation sanitaire, la rencontre s’est déroulée dans un cadre participatif, favorisant les échanges entre les bénéficiaires et les professionnels de santé. Elle a bénéficié de l’expertise du Dr Ousmane Diémé, diététicien à l’hôpital El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, qui a animé les communications axées sur l’importance d’une alimentation saine et équilibrée dans la prise en charge de l’hépatite B.

Selon le spécialiste, une bonne hygiène alimentaire joue un rôle déterminant dans la préservation des fonctions hépatiques et contribue significativement à l’amélioration du bien-être des patients. À ce titre, les participants ont été édifiés sur les aliments à privilégier, ceux à éviter, ainsi que sur les bonnes pratiques nutritionnelles à adopter au quotidien.

Des séances interactives de questions-réponses ont permis aux bénéficiaires d’exprimer leurs préoccupations et de déconstruire plusieurs idées reçues liées à la maladie et à l’alimentation. Une démarche largement saluée par les participants, qui ont apprécié la clarté des explications et la pertinence des conseils prodigués.

À travers cette activité, l’Association AND XEK Hépatite réaffirme son engagement en faveur de la prévention, de l’information et de l’accompagnement des personnes vivant avec l’hépatite B, tout en mettant en exergue l’importance de la synergie entre les organisations communautaires et les professionnels de santé dans la lutte contre cette maladie chronique.

Incendie au marché central de Kaolack : plusieurs ateliers de menuiserie réduits en cendres, d’importants dégâts enregistrés

Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi au jeudi au marché central de Kaolack, ravageant plusieurs ateliers de menuiserie de bois et plongeant les acteurs du secteur dans la consternation. Le feu, qui s’est déclaré aux premières heures de la nuit, a entièrement consumé une large partie de cette zone particulièrement vulnérable du marché.

Selon les informations recueillies auprès de la 31ᵉ compagnie d’incendie et de secours, les sapeurs-pompiers ont été alertés à 01h40, alors que les flammes embrasaient déjà une superficie estimée à près de 700 m². Conduite par le capitaine Mamadou Yahya Mané, l’équipe d’intervention s’est rapidement déployée pour tenter de circonscrire le sinistre dans une zone dense où les matériaux hautement inflammables, notamment le bois, favorisent une propagation rapide du feu.

Le capitaine Mané a indiqué qu’aucune perte humaine n’a été enregistrée, un soulagement majeur pour les commerçants comme pour les autorités. Toutefois, les dégâts matériels sont extrêmement lourds. Plusieurs ateliers ont été totalement réduits en cendres, avec des machines, outils, stocks de bois et œuvres en cours de fabrication entièrement détruits. Pour de nombreux artisans, c’est le travail de plusieurs années qui a été balayé en quelques heures.

La violence du feu a nécessité une mobilisation importante de moyens. Les soldats du feu ont utilisé un fourgon pompe-tonne (FPT), un camion-citerne grande capacité (CCGC) ainsi qu’un véhicule d’intervention léger (VIL) pour maîtriser les flammes et éviter leur propagation à d’autres secteurs du marché, très fréquenté et constitué en grande partie de structures en matériaux combustibles. Leur intervention rapide a permis de limiter la catastrophe, même si les pertes économiques restent considérables.

Pour l’heure, l’origine du sinistre demeure inconnue. Une enquête sera probablement ouverte pour déterminer les causes de l’incendie, alors que certains commerçants évoquent déjà des pistes allant du court-circuit électrique aux actes d’imprudence en fin de journée. Ce nouvel épisode relance également le débat sur la sécurité dans les marchés au Sénégal, régulièrement touchés par des incendies meurtriers ou dévastateurs, souvent liés à des installations électriques vétustes ou à l’absence de dispositifs de prévention adaptés.

Au lendemain du drame, les commerçants sinistrés s’organisent pour évaluer l’étendue des pertes et espèrent un soutien rapide des autorités locales et nationales. Le marché central de Kaolack, l’un des plus importants de la région, reste sous haute surveillance, alors que les sapeurs-pompiers continuent de sécuriser la zone pour prévenir toute reprise de feu.

Kaolack valide les résultats de l’EIES pour les vallées stratégiques de Kaymor et Djiguimar

Le Comité régional de développement (CRD) de Kaolack a tenu, ce jeudi, une réunion de partage et de pré-validation des résultats de l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) portant sur les vallées de Kaymor et de Djiguimar. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Développement de la Chaîne de Valeur du Riz au Sénégal (PDCVR), composante nationale du Programme régional de développement des chaînes de valeur du riz, cofinancé par la Banque Islamique de Développement (BID).

Un projet structurant pour l’autosuffisance en riz

Placée sous la tutelle technique du Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR), rattaché au ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE), le PDCVR vise à renforcer durablement la production, la transformation et la commercialisation du riz local.

L’objectif principal est de contribuer à la réduction des importations, au développement économique et à l’amélioration des revenus des petits exploitants, grâce à une approche intégrée de la chaîne de valeur pilotée avec l’appui du secteur privé.

Dans ce cadre, le projet prévoit l’aménagement de 15 vallées dans les zones Sud et Centre, couvrant une superficie prévisionnelle de 9 958 hectares, avec un objectif final de 7 600 hectares aménagés. Les vallées de Djiguimar (2 523 ha) et Kaymor (213 ha), situées dans la région de Kaolack, figurent parmi les sites prioritaires.

Une étude d’impact essentielle pour garantir des aménagements durables

Confiée au bureau West Ingénieur, l’EIES vise à identifier les impacts potentiels des aménagements hydroagricoles, à évaluer leurs effets sur les écosystèmes et les communautés, et à proposer des mesures d’atténuation adaptées.

La rencontre de Kaolack a permis de présenter les principaux résultats de l’étude et de recueillir les observations du CRD en vue de sa validation officielle.

Une mission élargie : visites de chantiers et évaluation de la campagne rizicole 2025

En marge de la réunion, la mission du PDCVR procédera notamment à :

la visite des chantiers d’aménagement en cours dans la zone Centre ; l’évaluation des superficies emblavées en riz paddy et en semences ; l’estimation des rendements moyens et de la production nationale ; la mise à jour de la base de données des opérateurs semenciers ; l’identification des contraintes rencontrées par les producteurs, en vue d’une meilleure planification de la prochaine campagne.

Résultats attendus

Cette mission devrait permettre :

la validation officielle de l’EIES des vallées de Djiguimar et Kaymor ; un état des lieux précis de l’avancement des travaux d’aménagement ; une estimation actualisée des emblavures, rendements et volumes produits ; la mise à jour de la base de données des acteurs semenciers ; une meilleure compréhension des défis opérationnels sur le terrain.

Kaolack – Festival International pour l’Éveil des Consciences : 25 jeunes formés à l’usage des drones pour lutter contre l’immigration irrégulière

La 6ᵉ édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences a offert, ce jeudi 4 décembre 2025, une opportunité unique à vingt-cinq jeunes venus de plusieurs communes du Sénégal ainsi que de la diaspora. Réunis à l’Alliance Franco-Sénégalaise de Kaolack, ils ont pris part à un atelier de formation consacré à l’utilisation professionnelle des drones.

Cette initiative, portée par Ousmane Thioune — plus connu sous le nom de Jimane — à travers son GIE et soutenue par plusieurs partenaires engagés dans la création d’emplois et la lutte contre l’immigration irrégulière, vise à renforcer les compétences des jeunes afin de leur offrir des alternatives concrètes.

Former pour offrir des alternatives

« Nous sommes réunis à l’occasion de la 4ᵉ journée du festival pour une formation axée sur l’utilisation de drones, une formation qui va durer deux jours », explique Ousmane Thioune. Selon lui, ce renforcement de capacités s’inscrit pleinement dans la stratégie de prévention de l’immigration irrégulière, un phénomène qui continue de décimer la jeunesse africaine.

« Nous sommes à l’ère du numérique et de l’audiovisuel. C’est pourquoi nous avons choisi ce module », ajoute-t-il, insistant sur l’importance de doter les jeunes de compétences modernes et adaptées aux exigences du marché.

Le drone, un outil d’avenir

Longtemps perçus comme des symboles futuristes, les drones sont aujourd’hui devenus des outils de développement incontournables. À travers le monde, ils modernisent des secteurs aussi variés que l’agriculture, la santé, la sécurité, l’environnement ou encore l’éducation.

Dans les zones rurales, ils constituent un appui essentiel pour les agriculteurs. Ils permettent notamment de surveiller les champs, d’évaluer les dégâts causés par les inondations ou encore de détecter les feux de brousse. « Les drones sont les yeux du ciel », souligne Ousmane Thioune.

Cette année, le nombre de bénéficiaires a été élargi à des jeunes issus de communes voisines comme Gandiaye, Mbadakhoune ou Nioro du Rip, mais aussi à des participants venus de Ziguinchor et de France.

Lutter contre un drame silencieux

Concernant l’immigration irrégulière, un grand concert sera prochainement organisé en collaboration avec les artistes de Kaolack. Jimane rappelle l’ampleur d’un phénomène qu’il qualifie de « drame humain silencieux ». « Entre espoir et désillusion, des milliers de vies se brisent dans le désert, dans les prisons clandestines ou en mer », déplore-t-il.

Face à ce fléau, son association entend poursuivre et intensifier les actions de sensibilisation, tout en proposant de véritables alternatives économiques aux jeunes. Pour lui, c’est la seule voie possible vers un changement durable.

Un festival tourné vers l’impact social

Le Festival International pour l’Éveil des Consciences confirme ainsi sa vocation : éveiller, former et transformer. À travers cette formation à l’utilisation des drones, les organisateurs ambitionnent non seulement de renforcer l’employabilité des jeunes, mais également de contribuer à bâtir une société où l’innovation devient un levier contre la précarité et l’exode clandestin.

Kaolack : Les personnes handicapées plaident pour le paiement urgent des bourses de sécurité sociale

À l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, célébrée cette année sous le thème « Favoriser des sociétés inclusives pour les personnes handicapées afin de stimuler le progrès social », la Fédération des associations de personnes handicapées de Kaolack a dénoncé un retard jugé « extrêmement préoccupant » dans le paiement des bourses de sécurité sociale destinées aux personnes vivant avec un handicap.

Réunis ce mercredi, les responsables de la fédération ont interpellé l’État sur l’urgence de la situation. Selon le président par intérim, Ali Lakh, le non-versement prolongé de ces allocations plonge des milliers de foyers dans une grande précarité.

« Nous demandons des solutions rapides. Beaucoup de bénéficiaires n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins élémentaires. Il est urgent que l’État tienne ses engagements », a déclaré Ali Lakh devant la presse.

Une précarité qui s’accentue

Pour de nombreux bénéficiaires, ces bourses représentent la seule source de revenu régulier permettant de couvrir les besoins essentiels du quotidien. La fédération alerte sur les conséquences directes de ces retards : difficultés d’accès aux soins, insuffisance alimentaire, perturbation de la scolarisation des enfants et incapacité à assurer certaines charges sociales.

Les représentants des associations rappellent que ces aides sociales sont conçues pour garantir un minimum de dignité et de stabilité aux personnes en situation de handicap, particulièrement exposées aux vulnérabilités économiques.

Un appel à des mesures durables

Au-delà de l’urgence, la fédération exhorte les autorités à mettre en place un mécanisme de gestion plus fiable afin d’éviter la répétition de telles perturbations. Elle appelle également à un dialogue plus soutenu entre l’État et les organisations de personnes handicapées, estimant que la régularité des paiements constitue un droit fondamental et non une faveur.

Dans l’attente d’une réponse des autorités, les associations de Kaolack maintiennent la pression et promettent de poursuivre leur mobilisation pour garantir le respect des engagements pris en faveur des personnes handicapées.

Kaolack accueille la 6ᵉ édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences

La capitale du Saloum a donné, ce lundi, le coup d’envoi de la 6ᵉ édition du Festival International pour l’Éveil des Consciences, un rendez-vous culturel devenu incontournable à Kaolack. L’événement a démarré par une forte action citoyenne : une séance de don de sang organisée au Centre Régional de Transfusion Sanguine, mobilisant artistes, bénévoles et jeunes engagés.

Porté par Ousmane Thioune, alias Jimane, figure influente de la culture urbaine locale, le festival se distingue par son approche hybride mêlant culture, solidarité et engagement civique. « Notre objectif est de montrer que la culture peut être un moteur de transformation sociale », a déclaré le directeur du festival, soulignant l’importance de conjuguer créativité et responsabilité communautaire.

Cette nouvelle édition promet une programmation riche, alternant performances musicales, tables rondes interculturelles et actions sociales destinées à renforcer la cohésion entre les populations. Plusieurs artistes locaux et internationaux sont attendus pour animer les soirées, qui mettront particulièrement en lumière les jeunes talents de la région.

Cette année, la Gambie est le pays invité d’honneur, illustrant la volonté du festival de consolider les liens culturels entre les deux rives du fleuve. Un choix présenté par les organisateurs comme un « symbole de fraternité et de continuité culturelle » entre des communautés voisines partageant histoire, traditions et ambitions communes.

Au fil des années, le Festival pour l’Éveil des Consciences s’est imposé comme un événement phare, contribuant à affirmer la place de Kaolack en tant que carrefour culturel du Saloum. En associant expression artistique, réflexion sociétale et initiatives humanitaires, cette 6ᵉ édition entend poursuivre la dynamique d’éveil citoyen qui fait la singularité du festival.

Les activités se poursuivront tout au long de la semaine, avec une participation attendue de centaines de jeunes, d’artistes et de visiteurs venus d’horizons divers.

Kaolack : L’Inspection d’Académie célèbre la Journée des Tirailleurs sous le signe du devoir de mémoire

L’Inspection d’Académie de Kaolack a célébré ce lundi la Journée des Tirailleurs au Nouveau Lycée de Kaolack, lors d’une cérémonie solennelle placée sous le thème « La grande leçon des tirailleurs ». Cet événement, organisé à l’échelle nationale, vise à honorer la mémoire des soldats africains qui ont servi durant les deux guerres mondiales, et plus particulièrement les victimes du massacre de Thiaroye du 1er décembre 1944.

La commémoration a rassemblé élèves, enseignants, autorités administratives et forces de défense et de sécurité, présentes à travers la zone militaire n°3 sous la direction du lieutenant-colonel Guèye. Après la levée des couleurs, moment toujours chargé d’émotion, les élèves ont assisté à une séance d’éducation civique consacrée aux symboles de la Nation et aux comportements citoyens à adopter face au drapeau national.

Pour Samba Diakhaté, Inspecteur d’académie de Kaolack, cette initiative répond à une volonté ferme d’accompagner l’élan national autour de la remémoration du massacre de Thiaroye. Il souligne l’importance de rapprocher l’école des forces de défense et de sécurité pour renforcer l’éducation citoyenne. « Nous sommes très heureux d’être aujourd’hui avec les forces de défense et de sécurité pour répondre à l’élan national de célébration du massacre de Thiaroye. Cette cérémonie a permis à nos élèves de mieux comprendre la portée du drapeau national et l’importance du respect des valeurs républicaines », déclare-t-il.

Un cours magistral animé par un professeur d’histoire-géographie est venu donner davantage de profondeur à la cérémonie. Ce dernier a retracé le parcours des tirailleurs sénégalais, depuis leur engagement dans les troupes coloniales jusqu’aux événements tragiques de Thiaroye. La leçon, richement documentée, a été saluée par les élèves comme par le corps enseignant. Selon l’Inspecteur d’académie, l’objectif est non seulement de transmettre des faits historiques éclairés, mais aussi de garantir que les élèves disposent d’un enseignement fidèle à la vérité historique. « C’est le devoir de mémoire. Il s’agit de rappeler aux élèves ces moments clés de notre histoire et de leur transmettre des faits éclairés. Les autorités ont pris toutes les dispositions pour garantir un enseignement fidèle à la vérité historique », insiste-t-il.

Le proviseur du Nouveau Lycée de Kaolack, Mamadou Lamine Camara, s’est réjoui de voir son établissement choisi pour abriter cette commémoration. Il estime que cette journée constitue une opportunité unique pour renforcer l’éducation civique et citoyenne au sein des établissements scolaires. À ses yeux, la Journée des Tirailleurs permet aux élèves de réfléchir sur des valeurs essentielles telles que le devoir, le patriotisme, la solidarité, la résilience, mais aussi la paix et le respect des droits humains. Elle met également en lumière un passé souvent occulté, tout en invitant les jeunes à adopter une lecture critique et responsable de l’histoire.

Inscrite désormais dans le calendrier scolaire national, la Journée des Tirailleurs joue un rôle fondamental dans la construction de la mémoire collective. À Kaolack comme ailleurs, elle contribue à façonner des citoyens éclairés, conscients des sacrifices consentis par leurs aînés et animés d’un profond sens du devoir et des valeurs républicaines.

Kaolack : L’Inspection d’Académie célèbre la Journée des Tirailleurs sous le signe du devoir de mémoire

L’Inspection d’Académie de Kaolack a célébré ce lundi la Journée des Tirailleurs au Nouveau Lycée de Kaolack, lors d’une cérémonie solennelle placée sous le thème « La grande leçon des tirailleurs ». Cet événement, organisé à l’échelle nationale, vise à honorer la mémoire des soldats africains qui ont servi durant les deux guerres mondiales, et plus particulièrement les victimes du massacre de Thiaroye du 1er décembre 1944.

La commémoration a rassemblé élèves, enseignants, autorités administratives et forces de défense et de sécurité, présentes à travers la zone militaire n°3 sous la direction du lieutenant-colonel Guèye. Après la levée des couleurs, moment toujours chargé d’émotion, les élèves ont assisté à une séance d’éducation civique consacrée aux symboles de la Nation et aux comportements citoyens à adopter face au drapeau national.

Pour Samba Diakhaté, Inspecteur d’académie de Kaolack, cette initiative répond à une volonté ferme d’accompagner l’élan national autour de la remémoration du massacre de Thiaroye. Il souligne l’importance de rapprocher l’école des forces de défense et de sécurité pour renforcer l’éducation citoyenne. « Nous sommes très heureux d’être aujourd’hui avec les forces de défense et de sécurité pour répondre à l’élan national de célébration du massacre de Thiaroye. Cette cérémonie a permis à nos élèves de mieux comprendre la portée du drapeau national et l’importance du respect des valeurs républicaines », déclare-t-il.

Un cours magistral animé par un professeur d’histoire-géographie est venu donner davantage de profondeur à la cérémonie. Ce dernier a retracé le parcours des tirailleurs sénégalais, depuis leur engagement dans les troupes coloniales jusqu’aux événements tragiques de Thiaroye. La leçon, richement documentée, a été saluée par les élèves comme par le corps enseignant. Selon l’Inspecteur d’académie, l’objectif est non seulement de transmettre des faits historiques éclairés, mais aussi de garantir que les élèves disposent d’un enseignement fidèle à la vérité historique. « C’est le devoir de mémoire. Il s’agit de rappeler aux élèves ces moments clés de notre histoire et de leur transmettre des faits éclairés. Les autorités ont pris toutes les dispositions pour garantir un enseignement fidèle à la vérité historique », insiste-t-il.

Le proviseur du Nouveau Lycée de Kaolack, Mamadou Lamine Camara, s’est réjoui de voir son établissement choisi pour abriter cette commémoration. Il estime que cette journée constitue une opportunité unique pour renforcer l’éducation civique et citoyenne au sein des établissements scolaires. À ses yeux, la Journée des Tirailleurs permet aux élèves de réfléchir sur des valeurs essentielles telles que le devoir, le patriotisme, la solidarité, la résilience, mais aussi la paix et le respect des droits humains. Elle met également en lumière un passé souvent occulté, tout en invitant les jeunes à adopter une lecture critique et responsable de l’histoire.

Inscrite désormais dans le calendrier scolaire national, la Journée des Tirailleurs joue un rôle fondamental dans la construction de la mémoire collective. À Kaolack comme ailleurs, elle contribue à façonner des citoyens éclairés, conscients des sacrifices consentis par leurs aînés et animés d’un profond sens du devoir et des valeurs républicaines.

Kaolack : Des jeunes filles primées pour leur engagement contre les violences de genre

Dans le cadre du Programme DGD 2022-2026, mis en œuvre en partenariat avec Plan International Sénégal et la Coopération belge, l’ONG APROFES a lancé un concours régional de plaidoyer destiné aux jeunes de 15 à 24 ans de la région de Kaolack.

L’initiative vise à renforcer leur engagement citoyen, leur capacité d’expression publique, ainsi que leur contribution à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), en particulier celles dont sont victimes les filles et les jeunes femmes.

Organisé dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, ce concours s’inscrit dans les objectifs du Programme DGD, qui œuvre pour offrir un environnement protecteur, inclusif et équitable aux adolescents. APROFES, acteur clé de la promotion des droits humains dans la région, assure la coordination de l’ensemble des activités, avec l’appui financier et technique de Plan International.

Renforcer la parole des jeunes pour un changement social durable

À travers ce concours, APROFES a encouragé les jeunes à utiliser diverses formes d’expression adaptées à leurs réalités et à leur créativité : plaidoyer classique, slam, théâtre, poésie ou performances artistiques.

L’objectif est double : développer leurs compétences en communication et favoriser leur implication dans la défense des droits humains.

« Nous voulons que les jeunes prennent la parole, influencent les décisions et deviennent des acteurs de changement dans leurs communautés », souligne la coordination du projet.

Le concours a également permis de sensibiliser le public et les autorités locales aux violences faites aux filles et aux obstacles qui entravent leur épanouissement.

Un processus structuré et des lauréates distinguées

À l’issue de la proclamation des résultats, ce samedi 29 novembre 2025, trois jeunes filles ont été distinguées :

1ᵉʳ prix : Marième Ndiaye Diouf, jeune championne du Programme DGD 2022-2026 et élève en classe de terminale dans la commune de Sibassor. 2ᵉ prix : Aïcha Diamé, étudiante en 2ᵉ année à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane de Kaolack. 3ᵉ prix : Khadidiatou Ndong, étudiante en froid et climatisation et jeune Championne of Change du programme DGD.

Une initiative multi-acteurs pour un même objectif

Ce concours a réuni plusieurs partenaires : APROFES, Plan International, ainsi que de nombreux acteurs éducatifs et communautaires.

Tous partagent un objectif commun : favoriser un environnement protecteur pour les adolescentes et jeunes femmes, et encourager les jeunes à proposer et impulser des solutions locales contre les violences basées sur le genre.

Kaolack : Naatal Sa Gox multiplie les initiatives en faveur des familles vulnérables

Ce vendredi, le mouvement Naatal Sa Gox a organisé une journée spéciale de remise de dons au profit de différentes couches de la population, dans un élan de solidarité et d’engagement communautaire.

Le mouvement a ainsi offert d’importants dons aux habitants des villages de la localité. Une imprimante et des nattes ont été remises à l’école arabe de Thisse Mass, tandis que divers équipements sanitaires ont été octroyés à la case de santé de Ndiobène Tallène, dans le département de Kaolack.

Selon le coordonnateur du mouvement, Thierno Kébé, cette initiative s’inscrit dans une démarche continue de soutien aux populations vulnérables et de renforcement du lien social, mais également de promotion de l’éducation et de la santé dans la zone.

« Nous avons voulu apporter un peu de réconfort aux familles en difficulté et montrer que la solidarité reste un moteur essentiel pour notre communauté. Il s’agit aussi de permettre aux populations de bénéficier de meilleures conditions de soins », a-t-il déclaré.

Les bénéficiaires, visiblement touchés par cette attention, ont exprimé leur gratitude.

« C’est un geste qui nous aide beaucoup. Nous remercions le mouvement Naatal Sa Gox pour cette initiative », confie l’un d’eux sous anonymat.

Les organisateurs ont annoncé que d’autres actions similaires seront mises en œuvre dans les mois à venir, avec un accent particulier sur l’aide aux enfants et aux familles les plus démunies.

Kaolack : Le directeur régional de l’ONAS multiplie les actions pour soulager les populations

Depuis son arrivée à la tête de la direction régionale de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) à Kaolack, Serigne Mbaye Sy Thiam se distingue par une présence constante sur le terrain. Avec une approche participative et un engagement affirmé, il s’emploie à apporter des solutions durables aux problèmes liés aux déversements d’eaux usées qui touchaient plusieurs quartiers de la ville.

À Taba Ngoye, Dialègne, Abattoirs et surtout à Médina Baye, de nombreuses difficultés avaient été signalées. Les ruelles menant vers la maison de feu Serigne Mamoune Niass, la route de Thierno Hassan Dème ou encore le passage vers l’ancienne pharmacie étaient régulièrement confrontées à des débordements d’eaux usées, un véritable calvaire pour les habitants.

Aujourd’hui, ces problèmes sont définitivement réglés ou ne sont plus qu’un lointain souvenir.

Ces résultats sont le fruit d’une méthode claire : un directeur présent sur le terrain, travaillant aux côtés de ses équipes pour évaluer les situations et intervenir rapidement. Cette proximité a été largement saluée par les populations, qui y voient la marque d’un leadership efficace et attentif à leurs besoins.

Pour renforcer les opérations, un grand camion spécialisé a été mobilisé afin d’appuyer la logistique et d’accélérer les interventions.

Serigne Mbaye Sy Thiam a par ailleurs assuré que les opérations de curage hydrodynamique du réseau primaire d’assainissement se poursuivront dans l’ensemble des zones concernées, jusqu’au retour définitif à la normale.

Kaolack célèbre la Semaine nationale des personnes âgées : entre reconnaissance, soins et nouvelles perspectives

La région de Kaolack a donné, ce jeudi 27 novembre 2025, le coup d’envoi de la Semaine nationale des personnes âgées. L’événement, organisé par la Direction régionale de l’Action sociale en collaboration avec le Conseil régional des aînés, a été présidé par l’adjoint au gouverneur, Mouhamed Habib Camara. Cette célébration met à l’honneur les seniors, reconnus comme des acteurs essentiels du développement communautaire.

Placée cette année sous le thème : « Les personnes âgées, moteurs de l’action locale et nationale : nos aspirations, notre bien-être et nos droits », l’édition 2025 a réuni autorités administratives, acteurs sociaux, professionnels de la santé et représentants d’associations d’aînés.

Dans son allocution, Mouhamed Habib Camara est revenu sur l’historique de la Journée nationale des personnes âgées, instaurée en 1987 pour promouvoir la dignité, la protection et l’inclusion sociale des seniors. Il a également souligné que le choix porté sur Kaolack cette année reflète la pertinence des initiatives locales en faveur des personnes âgées.

Des panels pour mieux comprendre les enjeux du vieillissement

Les activités ont été enrichies par trois panels thématiques consacrés à la place des personnes âgées dans la gouvernance locale, à leurs droits sociaux et aux défis sanitaires liés au vieillissement. Ces échanges ont permis d’apporter une réflexion scientifique et citoyenne sur le rôle des aînés dans la société sénégalaise.

Une journée médicale pour améliorer l’accès aux soins

En marge de la cérémonie officielle, une consultation médicale gratuite a été organisée au bénéfice des personnes âgées. Plus de 113 seniors ont pu recevoir des soins. Une initiative vivement saluée, perçue comme une réponse concrète aux difficultés d’accès aux services de santé.

Mouhamed Habib Camara a profité de l’occasion pour rappeler les efforts consentis par l’État depuis plusieurs décennies, citant notamment le Plan Sésame, les bourses de sécurité familiale et la Couverture maladie universelle (CMU), qui contribuent à améliorer les conditions de vie des aînés.

Vers une loi d’orientation pour mieux protéger les aînés

Le représentant de l’État a également annoncé la préparation d’une nouvelle loi d’orientation dédiée aux personnes âgées. Ce futur texte devrait intégrer plusieurs mesures dont :

la création d’une maison dédiée aux personnes âgées, l’instauration d’un minimum vieillesse, l’attribution de ressources spécifiques aux structures d’accompagnement.

En conclusion, Mouhamed Habib Camara a réaffirmé la détermination du gouvernement à renforcer l’intégration sociale des personnes âgées, qualifiées de « mémoires vivantes et véritables piliers de la nation ».

Kaolack commémore la Journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la route : l’ANASER rend hommage aux “Talents perdus”

La ville de Kaolack a abrité, ce mercredi 26 novembre 2025, une cérémonie émouvante dédiée à la Journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la route. Organisée par l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), cette commémoration, baptisée au Sénégal “Talents perdus”, a rassemblé autorités, partenaires et acteurs engagés dans la lutte contre l’insécurité routière.

Dans une atmosphère de recueillement, l’événement a mis en lumière l’ampleur humaine, sociale et économique des accidents de la circulation. Macoura Gaye, cheffe de la division de déploiement et représentante de la direction nationale de l’ANASER, a rappelé que cette journée vise à honorer la mémoire des victimes tout en sensibilisant la population.

« L’objectif est d’attirer l’attention sur les conséquences émotionnelles et économiques dramatiques des accidents de la route, mais également de saluer le rôle crucial des services d’urgence, des forces de l’ordre, des personnels de santé, des associations et des ONG », a-t-elle déclaré.

Elle a par ailleurs souligné que le combat pour la sécurité routière a longtemps été mené par une poignée d’acteurs, avant d’être pleinement reconnu par les autorités publiques. Le thème retenu cette année, “Talents perdus”, interpelle chacun sur l’ampleur des vies brisées et pose la question d’une réponse judiciaire encore jugée « insuffisante » face aux drames routiers.

Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, 1,35 million de personnes meurent chaque année sur les routes dans le monde, soit 3 200 décès par jour. Les accidents constituent désormais la première cause de mortalité chez les 5-29 ans, et 90 % de ces décès surviennent dans les pays à faible ou moyen revenu. Leur impact économique peut atteindre jusqu’à 5 % du PIB, a rappelé Mme Gaye.

À Kaolack, la situation reste particulièrement préoccupante. Asse Malick Ba, chef du bureau du pôle centre de l’ANASER, a souligné que le Sénégal enregistre plus de 700 accidents et 8 500 blessés chaque année. Dans la région, le corridor transgambien et le développement du transport par moto-taxi (Jakarta) aggravent le phénomène.

« Lorsque nous parlons de talents perdus, nous parlons de richesses humaines irremplaçables. Nous devons transformer nos larmes en actions », a insisté M. Ba. Il a réaffirmé l’engagement de l’ANASER à intensifier la prévention dans les écoles, les gares routières et les communautés, à renforcer la formation des transporteurs et à collaborer davantage avec les forces de l’ordre à travers des brigades mixtes.

Kaolack : une marche pacifique annoncée par les commerçants du marché central

Les tensions atteignent un nouveau pic au marché central de Kaolack. Ce mardi 25 novembre 2025, les commerçants regroupés au sein de And Takhawou Marché Central de Kaolack et du Regroupement des délégués sectoriels comptent battre le pavé lors d’une marche pacifique, autorisée et encadrée par les forces de l’ordre. Objectif : alerter les autorités municipales sur ce qu’ils considèrent désormais comme un abandon total.

« Trop, c’est trop » : un cri de détresse économique

Depuis plusieurs mois, détaillants, vendeurs de friperies et petits commerçants dénoncent la dégradation continue de leur cadre de travail. Ils accusent la municipalité de manquer à ses obligations, malgré le paiement régulier des taxes locales.

« Trop, c’est trop », martèle Pape Lô, délégué principal du marché central, qui se dit déçu de l’absence de réponses concrètes malgré de multiples alertes. À ses côtés, les responsables sectoriels, tels que Lamine Ndao, affirment avoir multiplié rapports, réunions et doléances « sans jamais obtenir de solutions ».

Une marche encadrée sur un itinéraire défini

Le cortège suivra l’itinéraire officiel suivant :

Rue Frigo → Canniveau De Gaulle → Khayega → John Fitzgerald Kennedy → Allées menant au commissariat.

Cette mobilisation, annoncée comme pacifique, entend marquer un rapport de force « qui n’aurait pas dû exister », selon les organisateurs. Ils réclament désormais une concertation immédiate avec la municipalité.

Les reproches formulés contre la mairie

Les commerçants pointent plusieurs griefs qu’ils jugent « graves et inacceptables » :

Insalubrité persistante malgré le paiement des taxes municipales. Absence d’assainissement : caniveaux bouchés, eaux stagnantes et risques sanitaires. Infrastructures délabrées : hangars fissurés, installations électriques dangereuses. Décisions unilatérales et manque de dialogue avec les délégués. Surcharge de taxes sans retour effectif en services.

Kaolack : La Coordination nationale des jeunes de Mimi 2024 exige la publication des diplômes de Fadilou Keïta

Après la sortie médiatique des cadres de Mimi 2024, c’est au tour de la Coordination nationale des jeunes du mouvement de monter au créneau pour répondre au Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC), Fadilou Keïta.

Selon eux, ce dernier perçoit plusieurs millions de francs CFA comme salaire, un niveau de rémunération qui, à leurs yeux, devrait s’accompagner de performances et de services à la hauteur au sein de la CDC. « Or, ce n’est vraiment pas ce que l’on constate », soutiennent-ils.

La Coordination accuse Fadilou Keïta de se faire davantage remarquer par ses activités politiques que par des résultats probants, particulièrement à Kaolack « où il ne sera jamais maire », affirment-ils. Ils estiment également que ses attaques contre Aminata Touré sont infondées, rappelant que Macky Sall « n’a jamais pu la faire plier » sur la question du troisième mandat ou du report des élections, malgré une inspection de sa gestion au CESE qui « n’a conclu à aucun détournement de deniers publics ».

Les jeunes de Mimi 2024 dénoncent par ailleurs ce qu’ils qualifient de « salaires vertigineux » payés avec l’argent du contribuable à un Directeur général « qui n’a décliné ni vision ni stratégie convaincantes pour la CDC », une institution qui, selon eux, devrait jouer un rôle de levier économique en période de difficultés.

Ils exigent ainsi que Fadilou Keïta publie ses diplômes officiels, hic et nunc.

Kaolack : Santé Action Sociale lance une nouvelle série d’opérations médicales gratuites en partenariat avec l’AADA et l’AM2S

Fidèle à sa mission d’améliorer l’accès aux soins pour les populations vulnérables, l’organisation Santé Action Sociale a organisé une série d’activités humanitaires comprenant des consultations médicales gratuites et des séances de circoncision, en partenariat avec l’AADA (Association d’Appui au Développement et à l’Action) et l’AM2S.

Cette initiative, devenue un rendez-vous majeur pour les familles locales, mobilise des équipes médicales bénévoles, dédiées à offrir des soins de qualité à des centaines d’enfants.

Les organisateurs soulignent que cette édition met particulièrement l’accent sur :

La prise en charge pré-opératoire ; L’accompagnement des parents ; La sensibilisation à l’hygiène et à la prévention des infections.

Soucieuse de ne laisser aucune communauté en marge, l’association complète ses actions sanitaires par un engagement actif en faveur de l’environnement, élément indissociable du bien-être des communautés.

Ainsi, Santé Action Sociale mène régulièrement :

des campagnes de reboisement ; des programmes de sensibilisation à la gestion des déchets ; des activités de nettoyage communautaire ; des actions de promotion des comportements écoresponsables.

À travers ces initiatives, Santé Action Sociale confirme son rôle de moteur social et son engagement auprès des populations vulnérables.

Kaolack : une édition 2025 des 72h de l’AADA placée sous le sceau de l’action et de la solidarité

La 4ᵉ édition des « 72 heures de l’Association Ande Défar Abattoirs (AADA) », organisée ce week-end dans le quartier des Abattoirs à Kaolack, s’est achevée sur une note particulièrement positive. Entre santé, sport, hygiène et spiritualité, l’événement a une nouvelle fois illustré la capacité de mobilisation communautaire autour d’actions concrètes au service du bien-être collectif.

Dès le vendredi matin, les habitants se sont rassemblés pour la grande opération « Set-Setal », menée en partenariat avec la SONAGED. Le nettoyage du quartier a permis de remettre à neuf plusieurs artères et espaces publics, dans un esprit d’engagement citoyen largement salué. En soirée, l’ambiance a pris un tour plus festif avec un match de gala opposant le « grand Lakalé » au « petit Lakalé ». Dans une rencontre animée et conviviale, le grand Lakalé s’est imposé par 5 buts à 2, avant une remise de trophées chaleureusement applaudie.

Le samedi a marqué la journée la plus intense, entièrement dédiée à la santé. Une journée médicale gratuite, encadrée par des professionnels, a permis à 82 personnes de bénéficier de consultations. Parmi elles, un patient a été évacué vers l’hôpital régional pour une prise en charge urgente. Parallèlement, 66 tests de dépistage de l’hépatite B ont été réalisés, révélant trois cas positifs qui ont immédiatement été orientés vers un suivi médical approprié.

Le moment le plus attendu de cette journée fut l’opération de circoncision gratuite. Au total, 123 enfants provenant de Kaolack mais aussi de localités voisines telles que Kounghel et Maleem Hodar ont été pris en charge. L’ONG Santé Action Social a assuré tout le suivi post-opératoire, garantissant la sécurité et le confort des jeunes bénéficiaires.

Le dimanche a offert une clôture spirituelle avec une conférence religieuse animée par Oustaz Amath Top, portant sur le thème : « Le rôle de la femme dans la société actuelle ». La rencontre, largement suivie, a suscité un intérêt notable et de nombreux échanges, témoignant de l’importance des questions sociales dans la dynamique communautaire.

L’édition 2025 des 72h de l’AADA doit son succès à la mobilisation d’un large réseau de partenaires institutionnels et privés, notamment la Croix-Rouge Sénégalaise, MEDICFA SARL, ainsi que de nombreux bénévoles et donateurs. Leur implication a permis de renforcer l’impact de chaque action menée.

Au-delà des activités, ces 72 heures ont démontré que l’AADA est devenue un acteur incontournable du développement local. En conjuguant initiatives sanitaires, engagement citoyen et réflexion spirituelle, l’association rappelle qu’une communauté unie peut bâtir un environnement plus sain, plus solidaire et plus résilient. Ici, l’action collective n’est pas un simple slogan, mais une réalité vécue et partagée.

Kaolack célèbre la santé et la solidarité lors des 72 heures de l’AADA

La 4ᵉ édition des « 72 heures de l’Association Ande Défar Abattoirs (AADA) » s’est tenue ce week-end dans le quartier des Abattoirs, marquant un franc succès alliant santé, sport et spiritualité. Placée sous le signe de l’hygiène, de la solidarité et de la cohésion sociale, cette initiative a une nouvelle fois démontré l’impact positif d’actions communautaires bien structurées.

Dès le vendredi matin, l’opération de salubrité « Set-Setal », menée en partenariat avec la SONAGED, a mobilisé les habitants pour le nettoyage du quartier. En soirée, un match de gala a opposé le « grand Lakalé » au « petit Lakalé », avec une victoire 5 à 2, suivie d’une remise de trophées qui a réjoui les participants.

Le samedi a été consacré à la santé. Une journée médicale gratuite a permis de consulter 82 patients, dont un cas a nécessité une évacuation vers l’hôpital régional. Soixante-six tests de dépistage de l’hépatite B ont été effectués, révélant trois cas positifs immédiatement orientés vers une prise en charge adéquate. Point d’orgue de cette journée : 123 enfants ont été circoncis gratuitement, venant de Kaolack ainsi que de localités voisines telles que Kounghel et Maleem Hodar. L’ONG Santé Action Social a assuré le suivi post-opératoire.

Le dimanche, une conférence religieuse animée par Oustaz Amath Top sur le thème « Le rôle de la femme dans la société actuelle » est venue clôturer l’événement, attirant une foule nombreuse et attentive.

Ce bilan positif a été rendu possible grâce à l’engagement de plusieurs partenaires institutionnels et privés, dont la Croix-Rouge sénégalaise, MEDICFA SARL, ainsi que de nombreux bénévoles et donateurs.

En associant actions de santé, mobilisation citoyenne et temps forts spirituels, l’AADA confirme son rôle essentiel dans le développement local. Ces 72 heures sont bien plus qu’un simple événement : elles constituent une preuve vivante qu’ensemble, il est possible de bâtir un cadre de vie plus sain, plus solidaire et plus harmonieux.

Kaolack : Pour soulager les femmes rurales, Diouck Mbaye intensifie son plaidoyer

Entre les travaux domestiques, la gestion de la famille, la corvée d’eau, les activités agricoles et, de plus en plus, les initiatives économiques, les femmes rurales portent une multiplicité de charges qui restent encore largement invisibles.

Selon la présidente des femmes rurales du Sénégal, Madame Adja Diouck Mbaye, ces femmes assurent plus de 70 % des travaux agricoles non rémunérés, en plus de leurs responsabilités ménagères. Elles sont également de plus en plus impliquées dans des activités génératrices de revenus (AGR) telles que la transformation de produits locaux, l’aviculture, le maraîchage et les petits commerces. Malgré ces efforts, beaucoup restent financièrement dépendantes, faute d’accès aux ressources essentielles.

Parmi les obstacles les plus fréquents :

Accès limité au crédit et aux financements. Manque de formation technique ou entrepreneuriale. Difficulté d’accès à la terre et aux équipements modernes. Charge domestique élevée, réduisant le temps disponible pour développer une activité. Insuffisance de structures d’accompagnement dans les zones reculées.

Face à ces réalités, la présidente nationale des femmes rurales du Sénégal multiplie ses appels à l’État. Elle plaide pour un renforcement de l’appui institutionnel aux initiatives économiques portées par les femmes : financement adapté, subventions, accès structuré à la terre, mécanisation agricole, formation en gestion et en transformation, développement de micro-industries rurales.

« Les femmes rurales sont prêtes, elles travaillent, elles innovent. Mais elles ont besoin d’un accompagnement réel pour transformer leurs efforts en autonomie économique durable », a-t-elle déclaré au micro de notre correspondant dans la zone centre.

Dans plusieurs régions, des projets commencent à émerger : unités de transformation de céréales, périmètres maraîchers irrigués, coopératives d’élevage et mutuelles d’épargne féminines. Mais les moyens restent souvent insuffisants pour permettre une véritable montée en puissance.

Pour beaucoup de femmes, devenir autonomes ne signifie pas seulement gagner de l’argent : c’est accéder à la dignité, participer aux décisions au sein de leur foyer et de leur communauté, et obtenir une place reconnue dans l’économie nationale.

Kaolack : un technocrate gestionnaire annonce sa candidature pour « remettre la ville sur les rails »

La scène politique locale connaît un nouveau tournant avec l’annonce de la candidature d’Abou Balle Ndiaye à la mairie de Kaolack. Technocrate réputé pour sa rigueur et son expérience en gestion publique, il se présente comme l’alternative d’efficacité face à une population de plus en plus éprouvée par les difficultés économiques, sociales et environnementales.

Dans un entretien téléphonique accordé à notre correspondant dans la capitale du Saloum, Abou Balle Ndiaye a déclaré son intention de briguer la mairie afin de « répondre avec compétence, méthode et transparence aux urgences de la ville ». Il a insisté sur le fait que Kaolack traverse une situation de détresse nécessitant, selon lui, « moins de promesses politiques et davantage de solutions concrètes ».

« Il est temps de gérer Kaolack comme une véritable collectivité moderne et inclusive », a-t-il affirmé. Dans son discours, le candidat a déploré la dégradation persistante de plusieurs secteurs essentiels : la gestion de la voirie, l’assainissement, l’éclairage public, l’insécurité, le chômage des jeunes et les difficultés rencontrées par les femmes actives dans le commerce informel.

Pour y remédier, il propose une approche « fondée sur l’expertise, la planification et le suivi rigoureux des projets », estimant que les habitants de Kaolack méritent mieux qu’une administration improvisée. Se présentant comme un homme hors des logiques partisanes habituelles, il promet une gestion centrée sur les résultats et la participation citoyenne.

« Ma candidature est un acte de responsabilité. Je ne cherche pas un poste, je propose une méthode et un programme axé sur l’efficacité et la transparence », a-t-il ajouté.

Même s’il n’a pas dévoilé l’intégralité de son programme, il a esquissé plusieurs orientations prioritaires :

Réforme de la gestion municipale : audit, transparence, digitalisation et professionnalisation des services. Assainissement et environnement : plan d’urgence contre les inondations et la pollution. Économie locale : soutien structuré aux femmes transformatrices et aux jeunes entrepreneurs. Infrastructures : réhabilitation des routes urbaines, de l’éclairage public, des marchés et des espaces publics. Cohésion sociale : meilleure prise en charge des quartiers défavorisés et dispositifs de sécurité renforcés.

Abou Balle Ndiaye, technocrate de formation, promet de « faire de Kaolack une ville gérée et non subie » et tend la main à tous les fils et filles de la commune pour faire de Kaolack une ville émergente et prospère.

Kaolack : Inquiète de la perte de repères chez les jeunes, la communauté sollicite l’intervention de Cheikh Baba Diallo (Baye Solution Spirituelle)

Face à une crise des valeurs de plus en plus perceptible chez les jeunes, la communauté de Kaolack, consciente des dangers liés à cette dérive, a sollicité l’intervention du guide religieux Cheikh Baba Diallo, président de Baye Solution Spirituelle, pour une importante séance de sensibilisation.

Selon plusieurs habitants, la montée de comportements jugés préoccupants — désintérêt pour les études, violences, addictions, faible engagement communautaire, influence négative des réseaux sociaux — a motivé cette initiative.

« Nous avons estimé qu’il était temps de tirer la sonnette d’alarme. Cheikh Baba Diallo a une parole qui porte, surtout auprès des jeunes », a déclaré Abdou Salam Dieng Farakham, membre influent de la localité.

Le guide religieux sera ainsi appelé à rappeler aux jeunes l’importance de valeurs fondamentales telles que le respect, la discipline et la responsabilité individuelle, des piliers essentiels à toute société stable. « Une jeunesse sans valeurs est une nation en danger. Nous sommes l’avenir, mais cet avenir se construit dès aujourd’hui à travers de bons comportements », a insisté M. Dieng.

Ce dernier a également souligné l’impact des nouvelles technologies et de certains contenus numériques sur la perception du monde chez les adolescents. Il a invité les parents à renforcer le dialogue au sein des familles, tout en encourageant les jeunes à s’investir davantage dans les études, la vie citoyenne et les actions communautaires.

Kaolack : Valorisation des initiatives locales pour le développement du capital humain grâce à la coopération Luxembourg–Sénégal

Dans le cadre des activités de clôture et de valorisation des réalisations dans le secteur stratégique de la formation professionnelle et technique orientée vers l’emploi, la coopération Sénégal–Luxembourg a organisé, ce jeudi 13 novembre 2025, une série de visites de sites de formation professionnelle et technique à Kaolack.

Selon Amadou Fall, inspecteur de spécialité en formation professionnelle et technique à l’Inspection d’Académie de Kaolack, d’importants investissements ont été réalisés dans deux établissements majeurs : le Lycée Technique Abdoulaye Niasse et le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Kaolack.

« Globalement, ce qu’on retient, c’est qu’il y a d’abord un grand investissement qui a été fait aussi bien au Lycée Technique Abdoulaye Niasse qu’au Centre de Formation Professionnelle de Kaolack. Ces investissements ont véritablement changé le visage de ces temples du savoir. Au niveau du lycée technique, une nouvelle filière de BTS en énergies renouvelables a été ouverte, ce qui permettra aux bacheliers de Kaolack d’y poursuivre leurs études pour obtenir un Brevet de Technicien Supérieur », a expliqué M. Fall.

Il a également précisé qu’au CFP de Kaolack, plusieurs nouvelles filières ont vu le jour, notamment la maçonnerie, l’électricité, la couture et le multimédia. « Nous pensons que cela va considérablement augmenter le taux d’accès, l’un des indicateurs clés du ministère, qui vise à accueillir 30 % des sortants du cycle fondamental dans la formation professionnelle », a-t-il ajouté.

L’inspecteur a rappelé que ces avancées s’inscrivent dans la vision du Référentiel 2050, notamment la lettre de politique sectorielle du ministère, qui encourage une amélioration sensible de l’accès à la formation professionnelle. « Auparavant, le centre était orienté vers les métiers de l’économie familiale tels que la cuisine, la coiffure et la couture. Aujourd’hui, nous nous orientons vers les métiers industriels : maçonnerie, électricité… Cela permet à tout jeune désireux de se former de choisir une filière porteuse », a-t-il souligné.

Revenant sur les projets, il a précisé : « C’est un partenariat véritablement gagnant-gagnant. Après le SEN 028, nous sommes aujourd’hui au SEN 032. Ce projet a changé le visage de la formation professionnelle à Kaolack, notamment grâce à l’ouverture de nouvelles filières et à la mise en place de formations pour l’insertion. Le coût global des investissements au Lycée Technique Abdoulaye Niasse et au Centre de Formation Professionnelle de Kaolack s’élève à 650 millions de francs CFA. C’est un investissement lourd qui aura un impact réel sur la population. »

Prenant la parole, la directrice du Centre de Formation Professionnelle de Kaolack, Madame Fatoumata Cissokho Diouf, a magnifié ce partenariat entre le Luxembourg et l’État du Sénégal, qu’elle juge opportun et bénéfique.

« Grâce à ce partenariat, nous avons bénéficié d’investissements importants dans les filières couture, électricité, entre autres. Ces appuis ont contribué à améliorer l’accès à la formation professionnelle », a-t-elle déclaré.

Elle a toutefois souligné certaines difficultés, notamment un problème de communication, malgré une demande largement supérieure à l’offre disponible. « Ce manque de communication a quelque peu freiné le bon fonctionnement du centre », a rappelé la directrice.

Kaolack salue la nomination de Mamadou Lamine Ndiaye à la tête de l’APROSI

La nouvelle a été accueillie avec enthousiasme dans la région de Kaolack. Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à la nomination de Mamadou Lamine Ndiaye, Commissaire aux enquêtes économiques, au poste de Directeur général de l’Agence pour la Promotion des Sites Industriels (APROSI).

Originaire de Kaolack, M. Ndiaye est décrit par ses proches et collaborateurs comme un cadre rigoureux, engagé et profondément attaché au développement local. Sa nomination est perçue comme une reconnaissance du travail accompli au sein de l’administration économique et de son engagement constant pour la promotion de l’industrie nationale.

« C’est une fierté pour Kaolack. Mamadou Lamine Ndiaye a toujours œuvré pour le développement de notre région et pour la jeunesse », a réagi Amadou Thierno Sall, un des responsables du mouvement des jeunes SAM, saluant le choix du président Bassirou Diomaye Faye.

Fort d’un parcours solide dans les enquêtes économiques et la gestion des politiques publiques liées à l’investissement, le nouveau Directeur général de l’APROSI dispose d’une expérience appréciable dans la promotion des zones industrielles et la mise en valeur du potentiel économique du Sénégal.

Au-delà de ses fonctions administratives, Mamadou Lamine Ndiaye s’est distingué par son dynamisme sur le terrain, notamment à travers des actions en faveur de la mobilisation des jeunes, du renforcement de l’entrepreneuriat local et du soutien aux acteurs économiques du centre du pays.

La population de Kaolack, à travers plusieurs organisations locales, a tenu à remercier le président Diomaye Faye pour cette marque de confiance envers l’un de ses fils. Beaucoup y voient une opportunité pour mieux positionner la région dans la politique nationale de développement industriel.

Avec cette nomination, l’APROSI pourrait connaître un nouvel élan, sous la conduite d’un homme réputé pour sa vision pragmatique et sa proximité avec les réalités économiques du terrain.

Échauffourées à l’Université de Kaolack : plusieurs étudiants blessés et des interpellations enregistrées

Une vive tension a éclaté ce mardi sur le campus de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niasse (USSEIN), plus précisément sur le site de Khelcom Biram, à Kaolack. Ce qui devait être une simple manifestation estudiantine s’est rapidement transformé en affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, plongeant le campus et ses alentours dans un climat de grande agitation.

Dès les premières heures de la matinée, des groupes d’étudiants ont commencé à se rassembler à l’intérieur de l’université, avant de déplacer leur mouvement vers l’extérieur. La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont investi l’axe routier traversant Khelcom Biram. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont incendié des pneus, érigé des barricades et bloqué complètement la circulation sur la route nationale, provoquant une paralysie totale du trafic dans la zone.

Cette scène de chaos rappelle des événements similaires survenus en février 2025, lorsque des étudiants de la même université avaient mené des actions de protestation de grande ampleur pour dénoncer la précarité des conditions de vie et d’études.

L’intervention des forces de l’ordre a rapidement aggravé la situation. En tentant de dégager la voie et de disperser les manifestants, les gendarmes se sont heurtés à une résistance déterminée. Des échanges tendus ont alors éclaté : des jets de pierres et autres projectiles ont été lancés par des étudiants, tandis que les forces de sécurité ont riposté à coups de gaz lacrymogène. L’atmosphère est devenue irrespirable et plusieurs étudiants ont été blessés, soit par inhalation de gaz, soit lors des bousculades provoquées par la panique.

Selon des témoins sur place, plusieurs interpellations ont également eu lieu au plus fort des affrontements. Les blessés auraient été pris en charge sur le campus ou évacués vers des structures sanitaires de la ville.

Les causes précises de cette nouvelle flambée de violence n’ont pas encore été officiellement clarifiées, mais plusieurs sources évoquent un climat d’exaspération généralisé au sein du campus. Les étudiants dénoncent régulièrement le manque d’infrastructures adéquates, les retards dans le paiement des bourses et la dégradation des conditions de vie dans les résidences universitaires.

À l’heure actuelle, la zone reste sous haute surveillance sécuritaire. Les autorités administratives et académiques n’ont pas encore publié de communiqué officiel pour faire le point sur le nombre exact de blessés et de personnes arrêtées. La tension demeure palpable à l’Université du Sine Saloum, où la colère estudiantine semble loin de s’apaiser.

Kaolack – « Partage Autour de la Psychomotricité au Sénégal » (PAPS) au chevet des enfants africains porteurs de trisomie 21

Une association à l’interface de la France et du Sénégal

L’association « Partage Autour de la Psychomotricité au Sénégal » (PAPS) est une organisation française à but non lucratif, dont l’objectif est le développement de la psychomotricité au Sénégal.

Selon les données officielles, elle a été déclarée le 17 mars 2007 en France.

Créée à l’origine par des étudiants en psychomotricité de l’Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice (ISRP) à Paris, l’association s’inscrit dans une dynamique d’échanges et d’interventions au Sénégal, visant à promouvoir cette discipline encore méconnue dans certaines régions.

Margot Le Berre, l’une des présidentes de PAPS, explique que la mission principale de l’association est de faire découvrir et promouvoir la psychomotricité, une approche qui relie le corps, le mouvement, le psychisme et l’environnement, auprès de tous les publics et à tout âge, notamment dans les contextes où la profession reste peu développée.

Au Sénégal, PAPS concentre ses actions sur les établissements accueillant des enfants en situation de handicap — notamment ceux atteints de déficience intellectuelle, de troubles moteurs ou d’autisme.

« C’est pourquoi nous travaillons en partenariat avec plusieurs structures sénégalaises, telles que le Centre Talibou Dabo à Dakar et l’Association Enfants Soleil, qui œuvrent toutes deux pour l’inclusion et le bien-être des enfants porteurs de handicap », a-t-elle précisé.

Mme Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’association Enfants Soleil Monde – antenne de Kaolack, témoigne de cette collaboration fructueuse :

« Nous sommes en partenariat avec l’association PAPS, qui a récemment accompagné pendant un mois nos enfants porteurs de trisomie 21, d’autisme et d’infirmité motrice cérébrale à travers un programme intensif de renforcement des capacités. Ce programme alliait jeux éducatifs, ateliers de motricité fine, coordination, équilibre et confiance en soi. »

Cette initiative illustre parfaitement la volonté commune de PAPS et de ses partenaires sénégalais de favoriser le développement global des enfants en situation de handicap, tout en renforçant les compétences locales dans le domaine de la psychomotricité.

Kaolack – Tension à l’USSEIN : les étudiants dénoncent la fermeture des restaurants universitaires

Les étudiants de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass (USSEIN) sont en colère. Lors d’un face-à-face avec la presse, la coordination étudiante a vivement réagi à la fermeture des restaurants universitaires des campus de Kaolack, Kaffrine et Fatick, intervenue à la suite du prolongement des journées sans tickets de 72 heures. Une décision jugée injuste et arbitraire par les étudiants, qui y voient une provocation de plus dans un climat déjà tendu.

« Nous sommes là pour manifester notre colère face à cette situation. La direction avait promis de nous recevoir lundi, alors pourquoi fermer les restaurants ? Ce qui se passe ici est déplorable », a déclaré Babacar Cissé, étudiant en Licence 3 Informatique à l’USSEIN.

Pour les étudiants, cette mesure est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient en pleine phase de négociations avec les autorités universitaires. Selon Ousmane Niang, un autre représentant des étudiants, la fermeture prive injustement les pensionnaires de l’université de l’accès à un besoin essentiel. « Nous avons le droit de nous restaurer. Nous disons non à la fermeture des restaurants universitaires. Les étudiants n’ont nulle part où manger, et en plus les restaurants sont fermés », a-t-il déploré.

Face à cette situation, la coordination étudiante a décidé de maintenir son mot d’ordre de protestation jusqu’à ce que la direction accepte de les recevoir pour discuter et trouver une issue à la crise. Le mouvement, entamé depuis vendredi dernier, dénonce plus largement les conditions de vie difficiles des étudiants au sein de cette jeune université, qui peine encore à répondre aux besoins croissants de sa population estudiantine.

Kaolack : Deux frères retrouvés noyés dans un bassin d’eau stagnante, la population sous le choc

Un drame d’une rare tristesse a endeuillé la ville de Kaolack. Deux jeunes frères, Moussa et Cheikh Ndiaye, âgés respectivement de 8 et 12 ans, ont perdu la vie après s’être noyés dans un bassin d’eau stagnante situé à l’entrée des Parcelles Assainies, dans le centre du pays.

Les deux enfants étaient portés disparus depuis vendredi dernier. Leurs familles, inquiètes de ne pas les voir rentrer, avaient aussitôt alerté les voisins et entamé des recherches intenses dans tout le quartier. Ce n’est qu’à l’aube du lundi que leurs corps sans vie ont été découverts par des riverains mobilisés, flottant dans un bassin de rétention destiné à drainer les eaux de pluie.

Selon les témoins, le bassin en question représente depuis longtemps une menace pour les habitants, notamment pour les enfants qui y jouent souvent par curiosité ou par insouciance. Aucun dispositif de sécurité n’y est installé : ni clôture, ni signalisation, ni surveillance. Plusieurs habitants affirment avoir à maintes reprises alerté les autorités municipales sur le danger que constitue cette infrastructure laissée à l’abandon.

Profondément émus, les riverains ont exprimé leur colère et leur sentiment d’abandon. « Ce bassin est une véritable bombe à retardement. On ne compte plus les alertes restées sans suite. Il faut attendre qu’un drame se produise pour réagir », s’est indigné un habitant du quartier.

Face à cette tragédie, Abdou Samad Diouf, coordonnateur de la plateforme des acteurs communautaires de lutte contre les inondations, a réitéré son appel pressant aux autorités locales. Il demande à la mairie de Kaolack de « sécuriser tous les bassins de rétention afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent ». Selon lui, ces ouvrages, censés protéger la population contre les inondations, se transforment trop souvent en pièges mortels en l’absence de mesures de prévention.

Les corps des deux frères ont été transportés à Dakar, où une autopsie sera pratiquée ce mardi pour déterminer les circonstances exactes de leur décès. En attendant, le quartier tout entier est plongé dans la douleur et l’incompréhension. Ce drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité des ouvrages hydrauliques et la responsabilité des autorités locales face à la protection des populations, en particulier des enfants.

Kaolack – Sport : ASC Saloum – Fallou Kébé mise sur l’insertion des jeunes

L’ASC Saloum poursuit sa politique d’autonomisation et de professionnalisation. Le président du club, Fallou Kébé, a procédé ce week-end à la remise d’un nouveau lot de tricycles destinés à générer des revenus pour le club tout en offrant des opportunités d’emploi aux jeunes de Kaolack.

La cérémonie, organisée devant le siège de l’ASC Saloum à Léona, a réuni dirigeants, supporters et autorités sportives locales.

Devant un public venu nombreux, Fallou Kébé a rappelé la nécessité pour le club de diversifier ses sources de financement.

« Le football moderne est une activité coûteuse, et les recettes traditionnelles ne suffisent plus. Nous devons trouver des mécanismes pour assurer la stabilité financière du club », a-t-il déclaré.

Les tricycles, qui seront confiés à de jeunes Kaolackois, leur permettront d’exercer une activité de transport de marchandises, notamment pour les marchés et commerces de la ville. Une partie des revenus sera reversée au club afin de soutenir ses charges de fonctionnement.

Sur un total de vingt tricycles prévus, cinq ont déjà été réceptionnés et présentés au public.

Mbaye Gadiaga, président de la section football, a salué la vision et les réalisations de Fallou Kébé depuis son accession à la tête de l’ASC Saloum.

« Le club traverse un renouveau incontestable. Nous avons désormais un siège fonctionnel, un bus pour les déplacements de l’équipe et des projets structurants comme celui-ci. Les actes parlent d’eux-mêmes », a-t-il souligné.

De son côté, Baye Niass Diao, directeur régional de la Jeunesse et des Sports, représentant le ministère, a félicité cette initiative. Selon lui, la démarche de l’ASC Saloum s’inscrit dans la politique nationale de création d’emplois durables pour les jeunes. Il a invité les Kaolackois à soutenir davantage leur club afin de l’aider à retrouver l’élite du football national.

La cérémonie s’est conclue par la remise symbolique des clés aux premiers bénéficiaires, marquant ainsi le lancement officiel de ce programme social et économique porté par le club.

Kaolack : Sérigne Mboup au chevet des enfants des conseillers et agents municipaux — 441 kits scolaires distribués

Dans une démarche visant à accompagner les familles en ce début d’année scolaire, le maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup, a procédé ce samedi 1er novembre 2025 à la distribution de fournitures scolaires destinées aux enfants des conseillers municipaux et des agents de la mairie.

La cérémonie, tenue dans l’enceinte de l’hôtel de ville, a réuni plusieurs élus locaux, le personnel municipal, des représentants syndicaux ainsi que des parents venus récupérer les kits scolaires composés de cahiers, stylos, crayons, couvertures et autres matériels indispensables pour la rentrée.

Prenant la parole, le maire Sérigne Mboup a rappelé l’importance de soutenir les familles des travailleurs municipaux qui, selon lui, « contribuent quotidiennement au bon fonctionnement de la commune ». Il a souligné que cet appui vise à alléger les charges des parents et à encourager les élèves à mieux réussir leur année académique.

Au total, 441 enfants ont bénéficié de ces dons, répartis comme suit : 80 issus de familles de conseillers, 319 d’agents permanents, 32 de contractuels et 10 de bénévoles.

Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction et salué une initiative de solidarité et de reconnaissance envers les agents publics. Le maire a par ailleurs annoncé que ce programme sera pérennisé et élargi afin de toucher davantage de familles dans la commune.

Sérigne Mboup a également salué la collaboration exemplaire entre la mairie et les organisations syndicales :

« Nous avons traversé des moments difficiles, mais grâce à un dialogue permanent et au sens des responsabilités de nos partenaires syndicaux, nous avons pu trouver des solutions consensuelles », a-t-il déclaré.

Dans la même journée, le maire de Kaolack a pris part à une journée de sensibilisation sur la Fièvre de la Vallée du Rift au poste de santé de Ndorong. Après la présentation de la maladie par les agents de santé — évoquant les signes chez l’humain (fièvre, fatigue intense, douleurs) et les symptômes chez les animaux (avortements, mortalités chez les jeunes) —, il a souligné que la prévention reste notre meilleure arme face à cette maladie.

Kaolack – Renforcement de capacités : un mois d’accompagnement pour les enfants porteurs de trisomie 21

Une initiative innovante et porteuse d’espoir vient de s’achever au bénéfice des enfants porteurs de trisomie 21, membres de l’ONG Enfant Soleil. Pendant un mois, ces enfants ont participé à un programme intensif de renforcement de capacités, encadré par une équipe de psychomotriciennes françaises, partenaires de ladite ONG. L’objectif : stimuler leur développement moteur, cognitif et socio-émotionnel.

Les psychomotriciennes ont alterné jeux éducatifs, ateliers de motricité fine, exercices d’équilibre, séances de coordination, ainsi que des activités favorisant l’autonomie et la confiance en soi.

« Ce mois de renforcement a permis d’observer des progrès significatifs chez les enfants, notamment au niveau de la concentration, de la posture et de l’expression corporelle », a souligné l’une des formatrices.

Elle a également insisté sur l’importance de l’implication des familles, un élément essentiel du succès de cette initiative. Les parents, eux aussi, se sont dits satisfaits.

« Nous avons constaté une réelle évolution chez nos enfants. Ils sont plus confiants, plus actifs et interagissent davantage », témoigne Madame Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’antenne de Kaolack de l’ONG Enfant Soleil.

Au-delà du développement individuel, cette activité vise également à favoriser une meilleure intégration sociale des enfants porteurs de trisomie 21, en renforçant leur autonomie et leurs compétences relationnelles, a-t-elle rappelé.

Après un mois de séances au profit de cette couche vulnérable, l’ONG Enfant Soleil a organisé, ce samedi 1ᵉʳ novembre 2025, une journée d’hommage exceptionnelle en l’honneur de ses partenaires européens. L’événement, marqué par des moments de partage, de témoignages et de reconnaissance, a réuni des responsables institutionnels, des représentants d’organisations humanitaires, des acteurs locaux ainsi que les bénéficiaires des programmes appuyés par l’ONG.

Au cours de la cérémonie, la présidente Maguette Mbodji Diallo a salué l’engagement constant de ses partenaires européens, soulignant l’importance de leur soutien dans la mise en œuvre de projets essentiels touchant à l’éducation, la santé, la protection de l’enfance et l’autonomisation des familles. Selon les organisateurs, ces contributions ont permis d’améliorer durablement les conditions de vie de milliers d’enfants.

Madame Clémence Gougeuil et Madame Justine Santos, au nom des partenaires, ont exprimé leur satisfaction de collaborer avec Enfant Soleil, une organisation reconnue pour son sérieux, sa transparence et son enracinement au sein des communautés locales.

Kaolack : Le Mouvement pour une Citoyenneté Engagée (MCE – Jeriñ sa Askan) apporte un soutien majeur aux écoles de la commune

Le Mouvement pour une Citoyenneté Engagée (MCE – Jeriñ sa Askan), fidèle à sa vision d’une société solidaire et participative, a posé un geste fort en faveur de l’éducation locale à Kaolack. Sous la direction de Mamadou Lamine Dianté, le mouvement a apporté un soutien concret aux écoles de la commune, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions d’enseignement dans plusieurs établissements publics.

Lors d’une cérémonie sobre mais significative, le coordonnateur du mouvement, Déthié Ndao, a remis du matériel scolaire, des fournitures pédagogiques ainsi que du matériel d’hygiène aux établissements bénéficiaires. Ce don vise à favoriser un cadre d’apprentissage plus sain et plus propice à la réussite.

Selon M. Ndao, cette action s’inscrit dans une démarche citoyenne visant à encourager l’excellence scolaire, à réduire les inégalités et à soutenir les comités de gestion des écoles, souvent confrontés à d’importantes charges financières en début d’année.

« L’éducation est la base de tout développement. En apportant notre modeste contribution, nous voulons dire aux élèves, aux enseignants et aux parents que nous sommes à leurs côtés », a-t-il déclaré, rappelant que le mouvement a pour vocation de promouvoir la participation citoyenne et l’engagement communautaire.

Au-delà de cette action, le MCE – Jeriñ sa Askan annonce vouloir poursuivre ses interventions dans les domaines de la santé, de l’environnement et de la formation des jeunes, confirmant ainsi son ambition de devenir un acteur majeur du développement communautaire dans la région de Kaolack et au-delà.

Par ce geste, le mouvement marque une nouvelle étape dans son engagement pour une citoyenneté active et une solidarité durable, au service du bien-être collectif.

Kaolack : Les populations s’engagent à rendre propre l’école élémentaire Abdou Khadre Kébé

À Abdou Khadre Kébé, un vent de citoyenneté souffle sur l’école élémentaire de ce quartier de la commune de Kaolack. Les habitants de Darou Ridwane ont décidé de s’impliquer activement dans l’entretien et la salubrité de l’établissement, conscients que l’environnement scolaire joue un rôle essentiel dans la réussite des enfants.

Ce mardi 28 octobre 2025, l’atmosphère était animée dans la cour de l’école. Munis de balais, de râteaux et de pelles, parents d’élèves, jeunes du quartier et membres des associations locales s’activaient côte à côte. L’initiative, portée par le comité de gestion scolaire en collaboration avec Ismaïla Konaté, alias Mimi Touré, et appuyée par la mairie de Kaolack, vise à instaurer une culture de propreté durable autour de l’école.

« Nous voulons offrir à nos enfants un cadre sain et agréable. Une école propre encourage le respect, le travail et la discipline », explique Ismaïla Konaté, alias Mimi Touré.

Au-delà du nettoyage des salles de classe et de la cour, les populations ont également procédé au désherbage des abords de l’établissement.

« Quand les populations s’impliquent, cela crée un sentiment d’appartenance et renforce le partenariat entre l’école et la communauté. Nous espérons que cette dynamique sera régulière », soulignent les organisateurs.

Au nom de la mairie de Kaolack, Macodou Thiam, responsable des logistiques, a salué l’initiative des habitants et le travail du personnel enseignant. Les habitants de Darou Ridwane, eux, promettent de continuer à veiller sur leur école, convaincus que la réussite éducative commence par un environnement propre et accueillant.

Kaolack : Silence coupable de l’État face à la souffrance des malades mentaux errants du Sénégal

L’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance des Malades Mentaux (ASSAMM) a tenu un point de presse ce mardi 28 octobre 2025 à Kaolack pour alerter l’opinion publique sur ce qu’elle qualifie de « complot » orchestré par les autorités sanitaires contre les malades mentaux errants du Sénégal.

Selon le président de l’ASSAMM, Ansoumane Dione, une révision de la loi n°75-80 du 9 juillet 1975 relative à la santé mentale est actuellement en préparation au ministère de la Santé. Une réunion est d’ailleurs prévue le 29 octobre pour partager et valider la nouvelle version du texte — et cela sans la participation de l’ASSAMM, pourtant considérée comme un acteur clé dans la prise en charge des malades mentaux au Sénégal.

« Nous avons tout compris : les autorités veulent imposer de nouvelles restrictions aux associations. Elles envisagent d’exiger une autorisation préalable du préfet avant toute intervention auprès des malades mentaux errants », a dénoncé M. Dione.

L’association, qui affirme avoir récupéré et pris en charge près de 200 malades mentaux errants depuis décembre 2023 dans plusieurs régions du pays — notamment à Kaolack, Dakar, Thiès, Matam et Kaffrine — estime que cette réforme vise à limiter ses actions humanitaires.

« Après avoir échoué dans leurs tentatives de nous écarter, ils veulent maintenant passer par une loi. Cela ne passera pas », a-t-il ajouté.

L’ASSAMM rappelle qu’elle est reconnue officiellement par le ministère de l’Intérieur depuis le 14 mai 2001, sous le numéro 10 602, et qu’aucune nouvelle loi ne saurait lui interdire d’assister les malades mentaux errants.

Les responsables de l’association dénoncent également les manœuvres de certains spécialistes de la santé mentale, qu’ils accusent d’avoir influencé les autorités. Ils évoquent notamment un incident survenu à Matam, où des membres de l’ASSAMM auraient été arrêtés alors qu’ils menaient une opération de prise en charge de malades mentaux.

« Nous avions été empêchés de travailler à Matam, mais les populations elles-mêmes nous ont ensuite envoyé leurs malades pour traitement à Kaolack. Cela montre la confiance que les Sénégalais nous accordent », a souligné le président de l’association.

Face à cette situation, l’ASSAMM exige que le ministère de la Santé l’associe officiellement aux discussions sur la révision de la loi, afin de garantir que le nouveau texte soit conforme à la Constitution et aux droits fondamentaux des malades mentaux errants.

« Si cette loi est adoptée sans concertation, nous la traduirons devant la Cour suprême pour en demander l’annulation », a averti l’association.

Enfin, l’ASSAMM a réaffirmé sa détermination à poursuivre sa mission d’assistance et de réinsertion sociale des malades mentaux errants, malgré les obstacles.

« Nous continuerons à soigner et à réinsérer ces personnes dans la dignité. C’est peine perdue pour ceux qui veulent nous en empêcher », a conclu Ansoumane Dione.

Kaolack – Face aux détracteurs du maire Sérigne Mboup, Madjiguène Diouf Ndiaye monte au créneau

Lors d’une activité de nettoyage à l’école élémentaire de Médina Mbaba, la responsable politique du parti Pastef, Amy Marra Dièye, a interpellé le maire de Kaolack, Sérigne Mboup, l’invitant à se concentrer davantage sur les véritables priorités de la commune plutôt que sur l’organisation des 105 ans de la ville.

Dans une déclaration publique, elle a souligné que les populations de Kaolack continuent de faire face à de nombreux défis, notamment dans les domaines de la propreté et de l’éducation. Selon elle, les moyens mobilisés pour les festivités pourraient être mieux utilisés pour améliorer les conditions de vie des habitants, en particulier dans les quartiers défavorisés.

En réaction à ces propos, Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire chargée de l’assainissement et de l’hygiène publique, par ailleurs responsable politique de la coalition And Nawlé And Ligguey, est montée au créneau pour recadrer Amy Marra Dièye, suite à sa sortie du samedi 25 octobre 2025 à Médina Mbaba.

« En écoutant votre récente déclaration, j’ai ressenti une profonde consternation. Qu’une personne prétendant maîtriser les finances publiques puisse confondre loi de finances rectificative et virement interne de crédits révèle une méconnaissance totale des règles budgétaires régissant le fonctionnement d’une collectivité territoriale », a déclaré Mme Diouf Ndiaye face à la presse ce lundi.

Elle a tenu à préciser que chaque dépense à Kaolack est autorisée par délibération du Conseil municipal, et que les budgets sont validés par les services de tutelle.

« Les 50 millions de F CFA alloués à la célébration des 105 ans de Kaolack et les 50 millions de F CFA destinés à la FIKA ne constituent en aucun cas des détournements, mais des investissements légaux, décidés en toute transparence », a-t-elle affirmé.

Madjiguène Diouf Ndiaye a par ailleurs salué l’engagement du maire Sérigne Mboup, rappelant qu’il avait construit l’école El Hadji Abdoulaye Niasse avec ses propres moyens, sans solliciter de financement extérieur.

« Les 105 ans de Kaolack symbolisent la renaissance de notre ville : un projet structurant dont les retombées économiques sont estimées à plus de 300 milliards de F CFA sur dix ans. Quant à la FIKA, elle demeure le plus grand rendez-vous économique du centre du pays. Cet événement favorise la création d’emplois, attire les investisseurs et renforce l’image de notre commune », a-t-elle ajouté.

Enfin, l’adjointe au maire a invité ses détracteurs à faire preuve de responsabilité :

« Au lieu de verser dans la critique gratuite, commencez par montrer votre utilité pour la ville : paiement de taxes, détention d’un titre foncier ou contribution effective au développement local. Ceux qui ne construisent rien n’ont aucune légitimité à juger ceux qui agissent pour l’intérêt collectif. Kaolack avance avec des femmes et des hommes d’action, non avec des commentateurs sans faits ni œuvres. L’histoire retiendra les bâtisseurs, pas les bruyants ignorants », a conclu Madjiguène Diouf Ndiaye.

Kaolack : visite du ministre de l’Industrie et du Commerce à la SONACOS

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Gueye Diop, accompagné du secrétaire d’État au Développement des PME-PMI, M. Ibrahima Thiam, a effectué ce lundi une visite des usines de la SONACOS à Diourbel et Kaolack.

Sur place, le ministre, en compagnie du directeur général de la société, a dressé un état des lieux et constaté le manque d’investissements ayant freiné les activités de ce fleuron de l’économie nationale.

Il a salué l’engagement du personnel, grâce auquel certaines installations continuent de fonctionner, tout en soulignant la nécessité de leur rénovation complète.

Le Dr Serigne Gueye Diop a également encouragé la direction générale à diversifier les filières afin de ne plus se limiter à la seule transformation de l’arachide en huile.

Le gouvernement, a-t-il réaffirmé, s’engage pleinement à soutenir la relance de la Société nationale des oléagineux du Sénégal (SONACOS), qui a célébré cette année son 50ᵉ anniversaire.

La position stratégique de l’usine de Kaolack, située à proximité du port, ainsi que sa superficie de 450 hectares, constituent des atouts majeurs pour renforcer le potentiel de la SONACOS de Lyndiane.

À Kaolack comme à Diourbel, le ministre a rappelé l’esprit ayant présidé au rattachement de la SONACOS au ministère de l’Industrie et du Commerce :

« Il s’agit, a-t-il souligné, d’aligner l’entreprise sur la nouvelle politique industrielle afin de lui permettre de mieuxf produire, de créer des emplois et de la richesse, et de développer plusieurs types de produits pour favoriser une économie inclusive. »

Kaolack : la Coalition Diomaye pour un front uni et un développement inclusif

Une rencontre stratégique d’une importance capitale a réuni, ce week-end, les acteurs clés de la Coalition Diomaye dans la région de Kaolack. Placée sous la coordination de M. Aly TOUNKARA, cette session de travail a accueilli M. Fadilou KEITA, membre du cabinet du Président Ousmane SONKO et Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Cet événement marque une étape significative dans la dynamique politique locale.

Placée sous le signe de la concertation et de la mutualisation des efforts, cette rencontre avait pour objectif d’harmoniser les visions et de renforcer les synergies d’action en faveur du développement de Kaolack. Les échanges, particulièrement riches, ont porté sur les orientations politiques nationales et leur déclinaison au niveau régional, ainsi que sur les perspectives de développement socio-économique de la région.

Interrogé sur la substance des discussions, M. Aly TOUNKARA, coordinateur régional de la Coalition, a insisté sur la nécessité d’une coordination optimale :

« Cette rencontre nous a permis d’échanger en profondeur sur la nécessité d’une meilleure coordination de nos actions locales. Il s’agit de créer une synergie efficace entre toutes les forces vives de notre région pour être pleinement au service de nos populations et contribuer activement à la réussite du projet de société porté par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye FAYE et le Premier ministre, M. Ousmane SONKO », a-t-il déclaré.

Les débats ont notamment mis l’accent sur le renforcement des alliances au sein de la mouvance présidentielle et sur la consolidation d’un front uni. La contribution spécifique de la région de Kaolack à la mise en œuvre des grandes réformes et initiatives gouvernementales a également occupé une place centrale dans les réflexions.

Dans un esprit d’unité et de responsabilité partagée, tous les participants ont réaffirmé leur engagement indéfectible à œuvrer main dans la main pour la consolidation des actions sur le terrain. La promotion d’un développement inclusif, durable et directement bénéfique aux populations de Kaolack constitue la pierre angulaire de cet engagement collectif.

Cette rencontre illustre la vitalité démocratique et la maturité politique qui animent la Coalition Diomaye à Kaolack. Elle scelle une volonté commune de transformer l’élan national en progrès concrets pour chaque localité de la région.

Kaolack : Soignons l’image du Sénégal, pays de paix et de stabilité

(Par Moussa Fall, président de l’Alliance pour la Promotion du Développement – APRODEL / Suxali Gox.Yi)

Connu pour sa longue tradition démocratique, le Sénégal a traversé diverses crises politiques. C’est justement cette expérience qui a forgé sa maturité démocratique et fait de lui un modèle incontesté en Afrique, avec trois alternances pacifiques au sommet de l’État.

Sous ce rapport, les acteurs politiques comme la société civile doivent comprendre que ces acquis sont irréversibles. Certes, il est indéniable que l’histoire politique du Sénégal est marquée par des périodes de troubles, de violences, d’émeutes — bref, des épisodes douloureux aujourd’hui consignés dans les annales de la vie politique nationale.

Cependant, il convient de rappeler que tous les progrès réalisés depuis 1998 ont été obtenus à la suite de concertations inclusives, réunissant les partis politiques, la société civile, les syndicats et les organisations patronales.

C’est pourquoi nous devons savoir raison garder. Le Sénégal est un peuple résilient, politiquement éveillé et conscient des enjeux géopolitiques qui gouvernent le monde. Les Sénégalais ont consenti d’énormes efforts pour bâtir ce pays, notamment à travers des investissements privés qui ont contribué à sa croissance économique.

Le secteur privé a joué un rôle déterminant dans la création de richesses, tout en accompagnant l’État, qui demeure le principal acteur de l’investissement public. Cette complémentarité entre acteurs publics et privés doit nous inciter à cultiver la paix, préserver nos acquis démocratiques et économiques, et renforcer la cohésion nationale.

À tout prix, nous devons faire en sorte que notre cher Sénégal continue de rayonner dans le monde, en maintenant son leadership et son rôle de locomotive de la démocratie en Afrique.

Kaolack – « Gawane Biniou Bok » : un nouveau souffle citoyen pour des routes plus propres

Né il y a à peine trois semaines, le mouvement « Gawane Biniou Bok » s’est déjà distingué par une action citoyenne exemplaire : le désensablement d’une portion de route dans le quartier populaire de Gawane, à Kaolack.

Grâce à la mobilisation des habitants, cette opération d’entretien et de remise en état a permis d’améliorer l’accessibilité, la sécurité et les conditions de vie dans la localité.

« Dans ce quartier déjà fragilisé par un accès routier difficile, la route principale était devenue impraticable : ensablement fréquent, dégradation des abords… Les habitants vivent des difficultés quotidiennes », a expliqué Ahmeth Koulibaly, membre du mouvement.

Selon lui, les charrettes, les motos et autres moyens de transport peinent à circuler. L’évacuation des ordures par les charrettes et les camions de décharge rencontre également de grandes difficultés. Face à cette situation, les habitants de Gawane lancent un appel pressant à une intervention urgente des autorités locales.

Pour apporter une première réponse à ce problème, les populations, munies de pelles, de râteaux et de brouettes, ont organisé une journée d’assainissement afin de débarrasser leur quartier de ces désagréments.

Le mouvement « Gawane Biniou Bok » a profité de cette initiative pour sensibiliser les habitants sur l’importance de préserver la propreté des routes et de ne pas jeter de matériaux ou de déchets sur la voie publique, un comportement qui favorise l’ensablement et la dégradation des infrastructures.

Kaolack – Agriculture : Les Opérateurs Privés Stockeurs saluent l’accompagnement de l’État au secteur agricole

À l’approche de la campagne agricole, le président des opérateurs de la filière agricole de Kaolack, Elhadji Bou Goumbala, a lancé un appel pressant aux producteurs, les exhortant à ne pas mélanger les arachides avec du sable lors de la vente.

« Nous félicitons le gouvernement du Sénégal pour les engagements pris concernant la campagne agricole 2025-2026, dont l’objectif est d’accompagner le monde rural », a déclaré M. Goumbala.

Selon lui, chaque année, l’État du Sénégal débloque plusieurs milliards de francs CFA pour soutenir le secteur agricole.

« Il y a quelques années, l’enveloppe était de 100 milliards, puis 120 milliards. Aujourd’hui, elle a connu une hausse pour atteindre 130 milliards », a-t-il précisé, avant de souligner que ce budget n’a pas encore été voté et que cela se fera en 2026.

M. Goumbala a rappelé que les 120 milliards exécutés au titre de la campagne 2024-2025 ont commencé à être payés depuis un mois aux ayants droit.

« Le gouvernement sait que nous, opérateurs privés, collaborons avec les institutions financières pour contracter des crédits et jouer pleinement notre rôle. Nous contribuons ainsi à fluidifier la commercialisation et à assurer un écoulement rapide de la production », a-t-il expliqué.

Il a également salué les efforts de l’État dans l’acheminement des semences et engrais jusqu’aux points de distribution, tout en reconnaissant que cet appui ne couvre pas totalement les besoins des producteurs.

« Les semences d’arachide tournent autour de 75 000 tonnes, couvrant environ 500 000 hectares. Pourtant, le Sénégal compte près de 3,4 millions d’hectares de zones de production, dont 2,4 millions seulement sont exploités », a-t-il précisé.

Le président des Opérateurs Privés Stockeurs de Kaolack a par ailleurs félicité le gouvernement pour la subvention des engrais :

« Le 6/20-10 coûtait 8 000 F, mais cette année il est à 6 000 F. L’urée, qui valait 15 000 F, est désormais à 10 000 F. »

Grâce à la bonne répartition des premières pluies et à un meilleur accès aux intrants, M. Goumbala se dit optimiste :

« Nous espérons une récolte abondante cette année. Les champs de mil, de maïs et d’arachide présentent de bonnes perspectives. Cette saison pourrait marquer un nouveau souffle pour la production nationale et renforcer la sécurité alimentaire du pays. »

Alors que la campagne de commercialisation de l’arachide s’annonce, M. Goumbala a tiré la sonnette d’alarme face à certaines pratiques qui nuisent à la qualité du produit :

« Nous invitons les paysans à bien sécher et nettoyer leurs arachides avant de les livrer. Le mélange avec du sable rend le produit moins compétitif et entraîne des pertes importantes au moment du pesage. »

L’année précédente, lors de la campagne de commercialisation, les frontières étaient fermées et seule la SONACOS intervenait, avec 150 500 tonnes d’arachide commercialisées pour une valeur de 52 milliards de francs CFA.

« À l’heure où je vous parle, la SONACOS ne doit plus rien à aucun producteur », a-t-il affirmé.

Les opérateurs avaient alors signalé un taux de perte de 3,5 %, tandis que la SONACOS, après son propre tri, avait enregistré une perte de 9 %, soit environ 14 000 tonnes d’impuretés sur un volume total de 150 000 tonnes.

Kaolack – Coalition “Ndiédieng Bou Bess” : pour un développement participatif et inclusif

Une nouvelle ère semble s’ouvrir à Ndiédieng. Ce week-end, une coalition citoyenne et politique baptisée “Ndiédieng Bou Bess”, littéralement « Un Ndiédieng nouveau », a vu le jour. Ce mouvement ambitionne de promouvoir un changement inclusif fondé sur la participation de toutes les couches sociales : jeunes, femmes, agriculteurs et membres de la diaspora.

Les initiateurs ont insisté sur la nécessité d’instaurer une gouvernance locale participative et un développement communautaire axé sur les besoins réels des populations.

« Nous voulons rompre avec les pratiques du passé et construire un Ndiédieng où chaque voix compte », a déclaré Thierno Kébé, l’un des membres fondateurs de la coalition, soulignant l’importance du dialogue et de la transparence dans la gestion des affaires locales.

La coalition “Ndiédieng Bou Bess” place au cœur de son programme la promotion d’une éducation de qualité et inclusive, le développement du sport, l’appui aux étudiants selon leurs besoins, ainsi que l’amélioration du système de santé en conformité avec les normes de l’OMS.

Elle prévoit également la mise en œuvre d’un plan d’action global visant un développement harmonieux et durable de la localité.

« Nous pensons que cette dynamique pourrait marquer un tournant dans la vie politique locale, dans un contexte où la population exprime de plus en plus sa volonté de renouveau et de justice sociale », a conclu Thierno Kébé lors de son entretien téléphonique avec notre correspondant permanent dans la capitale du Saloum.

Kaolack / Grande Muraille Verte : les agents dans la misère, neuf mois sans salaire

Le programme de la Grande Muraille Verte, bien qu’ambitieux et porteur d’espoir pour la restauration des écosystèmes, traverse une période difficile à Kaolack. Retards de paiement, manque de suivi et résultats peu visibles à grande échelle freinent son bon fonctionnement dans la région. On peut ainsi parler d’un échec partiel ou, à tout le moins, d’un fonctionnement gravement compromis.

Face à cette situation, les travailleurs du programme ont organisé, ce jeudi 23 octobre 2025, un point de presse pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires et exiger le règlement de leurs neuf mois d’arriérés.

Selon leur porte-parole du jour, Amadou Ka, la situation est devenue insoutenable :

« Nous sommes ici aujourd’hui pour revendiquer ce qui nous revient de droit : nos salaires. Nous adressons un message au directeur général de la Grande Muraille Verte. Nous sommes des agents sous votre direction, et notre rémunération fait partie de vos obligations. Aujourd’hui, nous totalisons neuf mois sans salaire, de février à maintenant », a-t-il déploré.

Les travailleurs interpellent directement le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, les appelant à intervenir rapidement pour mettre fin à leur calvaire :

« Nous demandons aux autorités de bien vouloir trouver une solution à notre situation. Parmi nous, il y a des pères et des mères de famille qui n’ont pas perçu de salaire depuis neuf mois. Nous avons des enfants à nourrir, des familles à soutenir. Nous souffrons ! », a conclu Amadou Ka, visiblement ému.

Kaolack : La police démantèle un réseau nigérian de “faux médecins”

Le commissariat central de Kaolack a réussi un important coup de filet en mettant fin aux activités d’un réseau de ressortissants nigérians impliqués dans l’exercice illégal de la médecine et la commercialisation de produits pharmaceutiques non autorisés. Six individus ont été interpellés, mardi, lors d’une opération menée par la Sûreté urbaine sous la direction du commissaire divisionnaire Souleymane Ba.

Tout est parti d’une information reçue aux environs de 14 heures, faisant état de pratiques médicales suspectes exercées par un groupe d’individus d’origine étrangère dans certains quartiers de la ville. Ces derniers proposaient des consultations, mesuraient la tension artérielle et prescrivaient divers médicaments à leurs clients, se présentant comme des spécialistes de la santé.

Aussitôt alertés, les éléments de la Brigade de Recherches se sont rendus sur les lieux et ont appréhendé un premier suspect, identifié sous le nom de H.A. Raheem, âgé de 33 ans et originaire de Lagos, au Nigéria. Conduit dans les locaux de la police, il a rapidement reconnu les faits, admettant qu’il n’agissait pas seul. Il a révélé l’existence d’un réseau bien organisé composé de plusieurs complices exerçant la même activité illégale dans différents secteurs de Kaolack.

Selon ses aveux, leur mode opératoire reposait sur une approche commerciale : ils proposaient des consultations à domicile ou dans des lieux publics, prétendaient diagnostiquer diverses maladies et vendaient ensuite des “vitamines” et compléments alimentaires à des clients souvent crédules, moyennant paiement. Ces produits étaient présentés comme des remèdes efficaces contre de multiples affections.

À la suite de ces révélations, les enquêteurs ont effectué une perquisition au domicile du suspect principal, situé dans le quartier de Médina Baye. L’opération a permis de localiser et d’interpeller cinq autres individus : B. Olanrewaju, V. Anyachebelu, W. Olajunon, B. Effiwatt et K. Tarkariku. Tous sont de nationalité nigériane et affirmaient exercer en tant que « nutritionnistes ».

La fouille du domicile a permis la découverte d’une importante quantité de produits pharmaceutiques d’origine douteuse. Parmi eux figuraient des boîtes de comprimés étiquetées « Tre-en-en », « Fibre Tablette », « Cal-Mag » et d’autres substances non homologuées. Les policiers ont également saisi des documents promotionnels rédigés en anglais, vantant les mérites de la marque « NEOLIFE ». Ces supports présentaient des slogans de nature à tromper le public, évoquant des maladies graves telles que les maladies cardiaques, le diabète, les troubles de la vue ou encore la faiblesse du système immunitaire. Les produits étaient décrits comme des solutions miracles capables de prévenir ou guérir ces affections.

Face à la gravité des faits, l’Antenne régionale de l’Agence de Régulation Pharmaceutique (ARP) a été sollicitée afin d’expertiser les médicaments saisis. L’objectif est de déterminer la composition exacte des produits, leur provenance, leur niveau de dangerosité et leur conformité aux normes sanitaires en vigueur. Cette expertise permettra également d’évaluer les risques encourus par les personnes ayant consommé ces substances.

Les six ressortissants nigérians ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils sont poursuivis pour exercice illégal de la médecine, mise en danger de la vie d’autrui, usurpation de fonction et séjour irrégulier sur le territoire sénégalais. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance du Saloum a été informé de l’affaire et a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie pour déterminer l’ampleur réelle des activités du réseau et identifier d’éventuelles victimes dans la région.

Kaolack : Trois présumés voleurs de motos “Jakarta” arrêtés à Ndorong

Le Commissariat d’arrondissement de Ndorong, à Kaolack, a réussi une importante opération de police dans la nuit du 15 au 16 octobre 2025, avec l’arrestation de trois individus soupçonnés de vols répétés de motos “Jakarta”. Cette interpellation fait suite à une alerte donnée par des habitants du quartier Dialégne, qui avaient réussi à maîtriser des suspects avant l’arrivée des forces de l’ordre.

Alertée par un appel téléphonique, une équipe de police s’est immédiatement rendue sur les lieux. À leur arrivée, les agents ont procédé à l’arrestation des trois individus et à la saisie de quatre motos en leur possession. Ces engins avaient été signalés volés quelques heures plus tôt, aux environs de trois heures du matin, dans le quartier de Thioffack, où leurs propriétaires les avaient garés devant leurs domiciles.

Les premiers éléments de l’enquête ont permis de remonter la piste du trafic jusqu’à un vendeur de melons, identifié comme le principal receleur des motos volées. Ce dernier aurait servi d’intermédiaire dans l’écoulement des engins, facilitant ainsi la revente rapide des biens dérobés. Deux autres complices présumés, impliqués dans le même réseau, ont également été appréhendés au cours de l’opération.

Les trois mis en cause ont été placés en garde à vue dans les locaux du Commissariat de Ndorong. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’identifier d’éventuelles complicités et de déterminer l’étendue du réseau de recel et de vol de motos dans la région.

Kaolack : Les parents d’élèves alertent sur les dangers des eaux usées sur la route Médina Baye – Thioffack

À Kaolack, l’inquiétude grandit chez les parents d’élèves du quartier Médina Baye et de la zone de Thioffack. Depuis plusieurs semaines, des eaux usées stagnent le long de la route reliant les deux localités, transformant le trajet quotidien des élèves en un véritable parcours du combattant.

Chaque matin, des dizaines d’enfants doivent traverser cette route envahie par des eaux nauséabondes pour rejoindre leurs écoles. « Nos enfants marchent dans ces flaques remplies de microbes. Certains tombent malades à cause de cela », s’indigne Mariama Sall, mère de deux élèves inscrits à l’école primaire de Thioffack.

Les habitants dénoncent également le manque de réactivité des autorités face à une situation qu’ils jugent dangereuse. « Nous avons saisi l’ONAS à plusieurs reprises, mais rien n’a été fait. Il faut agir avant qu’un drame ne se produise », alerte un représentant de l’Association des parents d’élèves.

Outre les risques sanitaires, ces eaux usées rendent la circulation difficile et favorisent les accidents, notamment pour les motos et les charrettes qui empruntent quotidiennement cette voie. Les riverains craignent également la prolifération de moustiques et d’autres insectes nuisibles, sources potentielles de maladies.

Face à cette situation, les parents d’élèves appellent les autorités municipales et les services d’assainissement à intervenir d’urgence pour évacuer les eaux et réhabiliter la route. Ils demandent également la mise en place de canaux d’évacuation permanents afin d’éviter que ce problème ne se répète à chaque saison des pluies.

« Ce n’est pas seulement une question de confort, c’est une question de santé publique et de sécurité pour nos enfants », conclut Barham Kouta, gérant d’un service financier installé à proximité de ces eaux usées.

Kaolack : Inauguration de la Section de Recherches et de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI)

La région de Kaolack a vécu, ce vendredi 17 octobre 2025, un moment fort dans le renforcement de la sécurité nationale avec l’inauguration officielle de la Section de Recherches et de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de la gendarmerie.

La cérémonie a été présidée par le ministre des Forces armées, le général Birame Diop.

Cet événement marque une étape majeure dans la stratégie de proximité et d’efficacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité. Dans son allocution, le ministre a rappelé l’importance de ces nouvelles structures dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, le trafic de stupéfiants, la délinquance urbaine, ainsi que les menaces de toutes formes.

« Ces unités permettront de renforcer la couverture sécuritaire et d’assurer une intervention rapide en cas d’incident, tout en améliorant les capacités d’enquête et de renseignement dans la région de Kaolack », a-t-il déclaré.

La Section de Recherches aura pour mission principale de conduire des enquêtes approfondies sur les affaires complexes, tandis que l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) interviendra en appui aux brigades territoriales lors des opérations de maintien de l’ordre et de sécurisation des zones sensibles.

Le ministre a salué l’engagement et le professionnalisme des gendarmes de Kaolack, tout en réaffirmant la volonté de l’État de doter les forces de l’ordre de moyens logistiques modernes. Il a également invité les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité afin de consolider la paix et la stabilité dans la région.

La cérémonie s’est achevée par une visite guidée des nouveaux locaux.

Avec ces nouvelles infrastructures, Kaolack se positionne désormais comme un pôle stratégique de la sécurité intérieure, contribuant à renforcer le maillage territorial de la gendarmerie nationale.

Kaolack : Une alliance stratégique pour porter le projet “Pôle Centre”

Une rencontre politique d’envergure s’est tenue ce dimanche à la Résidence Royale de Médina Baye, marquant une étape décisive dans l’ancrage et la massification du PASTEF dans la région de Kaolack. Cette réunion hautement symbolique a été présidée par le chef religieux Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolakhi, entouré des principales forces vives patriotiques du territoire.

Une coalition patriotique unie

Aux côtés du coordinateur du MODDAP étaient présents les représentants de toutes les sensibilités du mouvement présidentiel : le Maggi Pastef, les Jeunesses Patriotiques du Sénégal (JPS), le Mouvement Jigenu Pastef (MOJIP) et le Réseau des Femmes Entrepreneures.

Cette large représentation témoigne d’une volonté d’approche inclusive visant à renforcer l’implantation du parti dans le Sine-Saloum.

Le “Pôle Centre”, levier du développement régional

Les échanges avec M. Fadilou Keita, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), ont confirmé l’engagement de l’État à concrétiser le programme « Pôle Centre ».

Ce projet structurant, cher au Président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, est présenté comme un instrument majeur de massification par l’action concrète.

Il ambitionne notamment de renforcer la production agricole, développer les infrastructures et soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Une synergie d’actions pour le Sine-Saloum

Le chef religieux a insisté sur l’importance de cette union sacrée entre les différentes entités patriotiques, toutes mobilisées pour accompagner la vision gouvernementale.

« La massification n’est pas seulement un objectif politique, c’est une dynamique de développement qui doit embarquer toutes les composantes de notre société », a-t-il affirmé.

La présence conjointe de toutes ces structures patriotiques illustre la maturité politique atteinte à Kaolack et la détermination commune à faire du Pôle Centre un laboratoire de la nouvelle gouvernance prônée par le couple présidentiel.

Cette alliance stratégique ouvre ainsi une nouvelle page du développement du Sine-Saloum, fondée sur la complémentarité des actions et l’unité des forces vives.

Dakar, Kaolack, Mbour… : Des axes désormais interdits aux « pousse-pousses », charrettes et vendeurs ambulants

Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, confirme sa volonté de restaurer l’ordre et l’hygiène publique dans plusieurs grandes villes du pays. Sur son instruction, les préfets de Dakar, Mbour, Kaolack et Saint-Louis ont pris des arrêtés qui entreront en vigueur à compter du jeudi 16 octobre 2025. Ces mesures interdisent la circulation et le stationnement de certains engins et véhicules de fortune sur des axes précis, dans le but de fluidifier la circulation et de réduire les sources d’incommodité dans les espaces publics.

Sont principalement visés les chariots de vente de produits alimentaires et de marchandises, les « pousse-pousses », les charrettes ainsi que les épaves abandonnées sur les trottoirs. À Dakar, l’interdiction concerne la Place de l’Indépendance et ses alentours, la Corniche Ouest et ses emprises. Les avenues principales comme Léopold Sédar Senghor, de la République, Nelson Mandela, Pasteur et Cheikh Anta Diop sont également touchées par ces mesures. Les commerçants et transporteurs ambulants ne pourront plus y circuler ni y stationner.

À Kaolack, les emprises et trottoirs des routes nationales RN1 et RN4 seront concernés par la nouvelle réglementation. À Mbour, la zone interdite s’étend du croisement Saly jusqu’à l’entrée de Saly Portudal, ainsi que le tronçon de la route nationale au rond-point Keur Balla Lo. L’axe reliant la préfecture au centre de santé et au cimetière de Tefess est également concerné. À Saint-Louis, les interdictions touchent les emprises de la RN2 situées dans le périmètre communal et celles de la digue de Ndiolofféne.

Le ministre Mouhamadou Bamba Cissé invite tous les citoyens concernés à faire preuve de patriotisme et à respecter ces mesures dans l’intérêt général, soulignant que l’objectif est d’améliorer la sécurité et la qualité de vie dans les espaces urbains tout en facilitant la circulation des usagers.

Kaolack : Pape Demba Ndiaye alerte sur l’état dégradé des écoles à la rentrée

La rentrée scolaire s’ouvre dans des conditions préoccupantes à Kaolack. Entre bâtiments délabrés, salles de classe inondées et toitures endommagées, plusieurs établissements peinent à accueillir les élèves dans un cadre adéquat. Une situation que dénonce vigoureusement Pape Demba Ndiaye, coordinateur du parti En Marche pour la Renaissance du Sénégal (MPR) à Kaolack.

Selon M. Ndiaye, l’entretien et l’embellissement des écoles élémentaires relèvent de la compétence de la mairie. Il déplore l’absence de mesures concrètes prises avant la reprise des cours pour assurer un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.

« On ne comprend pas pourquoi des efforts n’ont pas été faits avant la rentrée scolaire pour offrir un cadre idéal aux enfants », a-t-il regretté.

L’école élémentaire Amadou Tanor Dieng de Tabangoye illustre, selon lui, la situation alarmante que vivent de nombreux établissements de la commune. Des salles endommagées par les intempéries, des toitures arrachées et des cours envahies par les eaux : autant de signes d’un manque d’entretien chronique qui compromet le bon déroulement des activités pédagogiques.

Tout en pointant du doigt la mairie de Kaolack, le coordinateur du MPR élargit sa critique à l’État central. Il estime que le régime en place, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, ne manifeste pas suffisamment de volonté pour améliorer la situation de l’éducation dans la région. Il accuse par ailleurs certains responsables politiques locaux de privilégier les calculs électoraux au détriment des priorités sociales.

« Au lieu de travailler sur des projets d’envergure pour Kaolack, on assiste à des manœuvres politiciennes à l’approche des élections », déplore-t-il, citant notamment le directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations, Fadilou Keïta.

Évoquant les récentes tensions entre le Pastef et son ancien allié Serigne Mboup, Pape Demba Ndiaye y voit la preuve d’un climat politique délétère qui détourne l’attention des véritables urgences de la population. Il appelle ainsi les habitants de Kaolack à « tourner le dos aux politiciens préoccupés par leurs ambitions personnelles » et à soutenir des acteurs porteurs d’« une vision claire de développement et d’un engagement sincère envers la communauté ».

Alors que les élèves reprennent le chemin de l’école, la question du cadre d’apprentissage reste entière. Les autorités locales et nationales sont désormais interpellées pour garantir aux enfants de Kaolack le droit fondamental d’étudier dans un environnement sûr et propice à leur épanouissement.

Kaolack — Faire le bilan post-hivernage pour mieux anticiper la prochaine saison des pluies

L’hivernage tire à sa fin, laissant derrière lui son lot de conséquences sociales et environnementales. Cette période pluvieuse, bien qu’indispensable pour l’agriculture, révèle chaque année les mêmes vulnérabilités structurelles. Il est donc impératif de dresser un bilan exhaustif et un diagnostic sans complaisance des effets négatifs enregistrés à Kaolack afin de mieux se préparer pour la saison des pluies à venir.

Des quartiers toujours sous les eaux

Contrairement à certaines affirmations, Kaolack n’a pas échappé cette année aux inondations. Plusieurs quartiers restent gravement touchés, notamment Thioffac Mbambara, Médina Mbaba, Ngane Alassane et Sara Diamaguène, à des degrés divers. Cette situation récurrente souligne l’urgence pour l’État central de mettre en œuvre un programme structurant de construction et d’extension du système d’assainissement et de gestion des eaux pluviales.

Dans l’attente d’un tel programme, des actions d’urgence renforcées s’imposent : multiplication des unités de pompage, fonctionnement continu des équipements, identification des points bas en collaboration avec le génie militaire et les services de l’État, ainsi que la création de tranchées pour améliorer le drainage des eaux. Un plan annuel de curage rigoureux doit aussi être mis en place par la municipalité, afin de garantir une circulation fluide des eaux, particulièrement depuis les quartiers périphériques jusqu’à la bande d’Aouzou.

En parallèle, une campagne de sensibilisation s’avère nécessaire pour inciter les populations à préserver le cadre de vie et éviter le dépôt de déchets solides dans les canalisations.

Paludisme : un fléau amplifié par les eaux stagnantes

La stagnation prolongée des eaux entraîne la prolifération des moustiques et, par ricochet, une recrudescence alarmante des cas de paludisme. Dans presque chaque foyer, on signale au moins un cas. Pour limiter cette propagation, des opérations ciblées de saupoudrage dans les zones à risque sont recommandées, ainsi que la distribution annuelle de moustiquaires imprégnées dans les quartiers les plus vulnérables. Les postes de santé doivent, de leur côté, intensifier leurs activités de sensibilisation et promouvoir des initiatives communautaires de prévention.

Des routes dégradées et une mobilité entravée

Les routes secondaires et nationales de Kaolack subissent de plein fouet les effets des pluies. Plusieurs tronçons sont devenus pratiquement impraticables, notamment la route de Mérignac, celle menant au marché Kibélé, la voie « Talibou Ndaw », le boulevard de la Liberté à HLM Sara, ou encore le tronçon entre l’arrêt Lamine Mbaye et le marché Ocassé. Les nids-de-poule, accentués par la stagnation de l’eau, aggravent la dégradation des chaussées.

Cette situation impose la mise en œuvre d’un programme de réhabilitation des routes secondaires et nationales afin d’améliorer la mobilité urbaine et la sécurité des usagers, notamment les conducteurs de motos Jakarta et de taxis.

Des écoles sous les eaux : une rentrée compromise

L’entrée des classes n’a pas été une réussite dans plusieurs établissements de la commune. Le slogan « Oubi tay, diang tay » peine à se concrétiser dans des écoles encore inondées, envahies par les herbes et les moustiques. Le CEM Médina Mbaba et l’école primaire du même nom sont particulièrement affectés. Les eaux provenant des canalisations principales, situées en hauteur, envahissent les cours d’école à chaque pluie, fragilisant les bâtiments et accélérant leur corrosion.

Des établissements emblématiques, tels que le Lycée Valdiodio Ndiaye, le CEM Moustapha Ndiaye ou encore le bloc scientifique du CEM Tafsir Mignane Sarr, souffrent d’une vétusté avancée. La stagnation des eaux accentue cette dégradation. Les cases des tout-petits n’échappent pas non plus à cette situation préoccupante.

Pour anticiper les perturbations scolaires, il est nécessaire de désherber les écoles avant la rentrée, de repenser le système de drainage, et de procéder à des opérations périodiques de pompage. La mise en place d’équipes mobiles équipées de motopompes permettrait une intervention rapide et ciblée.

Des moyens limités pour les collectivités locales

Avec la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation, l’État s’est progressivement désengagé de la gestion directe des établissements scolaires, laissant cette responsabilité aux collectivités territoriales, souvent dépourvues de ressources suffisantes. De nombreuses écoles n’ont ni gardien ni personnel de nettoyage, exposant les établissements à des risques de vols et de dégradation accélérée.

Il devient urgent d’impliquer davantage les parents d’élèves dans la gestion des écoles et d’augmenter le budget communal alloué à l’éducation. Une meilleure coordination avec l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) et les Comités de Gestion des Écoles (CGE) est également indispensable. Parallèlement, l’État central doit assumer pleinement ses responsabilités dans le cadre de l’Axe « Capital humain et justice sociale » de Agenda 2050, en lançant un vaste programme de réhabilitation et de construction d’infrastructures éducatives.

En conclusion

Les conséquences de l’hivernage à Kaolack sont multiples : inondations, risques sanitaires, dégradation des routes et perturbations scolaires. Face à ces défis récurrents, une stratégie globale, inclusive et anticipative s’impose. Municipalité, conseil départemental, services de l’État et acteurs communautaires doivent unir leurs efforts pour limiter les dégâts lors des prochaines saisons pluvieuses.

📝 Par Babacar Ndiogou — Mouvement Jappo Yessal

Kaolack – La mobilisation des recettes, un défi majeur pour le maire

Ce samedi 11 octobre 2025, la mairie de Kaolack a organisé un débat-déjeuner réunissant le maire, les services déconcentrés de l’État, les délégués de quartier et les conseillers municipaux. Placée sous le signe du dialogue et de la concertation, cette rencontre avait pour objectif de faire le bilan du premier mandat de l’équipe municipale.

La gestion budgétaire de la mairie de Kaolack est aujourd’hui sous le feu des projecteurs. Une analyse approfondie des exercices 2022 à 2025 révèle un fossé persistant et inquiétant entre les budgets ambitieux votés par la municipalité et la réalité du recouvrement des recettes. Ce déséquilibre freine l’investissement public et compromet le développement économique de la ville.

Les chiffres sont éloquents : le taux d’exécution des recettes, déjà faible à 74 % en 2022, est tombé à 67 % en 2024. Pour l’année 2025, la situation est encore plus préoccupante, avec seulement 35 % des recettes perçues à la fin du mois d’août. Cette sous-mobilisation chronique empêche la concrétisation de nombreux projets et maintient la part des investissements à un niveau anémique, estimé à à peine 7 % cette année.

Interrogé sur ce décalage préoccupant, le maire de Kaolack, M. Serigne Mboup, a évoqué plusieurs facteurs explicatifs. Il a d’abord pointé du doigt un premier défi : « une population qui réclame beaucoup mais qui ne participe pas suffisamment au paiement des taxes municipales ». Le maire a également déploré un faible taux de recouvrement auprès de certains contribuables, affirmant qu’il « n’atteint pas 30 % ».

Au-delà de la résistance des assujettis, M. Mboup a mis en avant des contraintes structurelles. Il a notamment dénoncé « la lourdeur administrative » qui régit le fonctionnement des mairies, avec un processus de décaissement long et complexe. Il a enfin pointé du doigt « les querelles politiques » qui, selon lui, nuisent à l’image de la ville et « font peur aux partenaires », les décourageant ainsi d’investir dans la commune.

Face à cette situation, la mairie a initié une rencontre de concertation visant à identifier des solutions concrètes pour booster la mobilisation des recettes. Autour de la table, conseillers municipaux, délégués de quartier, représentants des chambres consulaires et services de l’État ont échangé sur les pistes à explorer.

L’objectif est clair : redynamiser l’investissement public et répondre aux attentes légitimes des Kaolackois. La crédibilité de l’exécutif municipal est désormais en jeu.

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