Aïssatou Diop Fall entendue par la Cybersécurité et remise en liberté après son audition

La journaliste et promotrice de la chaîne de télévision Public SN, Aïssatou Diop Fall, a quitté libre les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) à l’issue de son audition ce lundi. Convoquée dans le cadre d’une procédure déclenchée à la suite d’une autosaisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, elle a été entendue sur des déclarations tenues récemment et considérées comme particulièrement graves par les autorités judiciaires.

Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, les enquêteurs ont interrogé la journaliste sur plusieurs propos visant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans l’espace médiatique, avaient suscité de vives réactions et conduit le parquet à ouvrir une procédure afin d’en apprécier la portée et les éventuelles implications judiciaires.

Au cours de son audition, Aïssatou Diop Fall aurait reconnu le caractère inapproprié de certains de ses propos. D’après les mêmes sources, elle a exprimé des regrets devant les enquêteurs et présenté ses excuses concernant les déclarations à l’origine de sa convocation.

À l’issue de plusieurs heures d’échanges avec les éléments de la Division spéciale de cybersécurité, aucune mesure privative de liberté n’a été retenue contre elle. La journaliste a ainsi été autorisée à regagner son domicile en attendant les suites que le parquet pourrait éventuellement réserver à cette affaire.

Université Cheikh Anta Diop : les représentants des amicales remis en liberté, mais sous contrôle judiciaire

Les trois représentants du Collectif des Amicales des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), interpellés à la suite des affrontements du 9 février 2026 entre forces de l’ordre et étudiants, ont été remis en liberté. Ils demeurent toutefois placés sous contrôle judiciaire. L’annonce a été faite par leur avocat, Me Aboubacry Barro, lors d’une intervention sur les ondes de Sud FM.

Les étudiants concernés sont Demba Ka, président de l’Amicale de la Faculté des Lettres, Bathie Fall, président de la commission sociale de l’Amicale de la Faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP), ainsi que Wally Faye, président de l’Amicale de la FSJP. Leur interpellation faisait suite aux violences survenues sur le campus social et pédagogique, dans un contexte de tensions persistantes entre étudiants et autorités universitaires.

Selon Me Barro, la procédure a également concerné deux autres étudiants, qui se sont ajoutés aux trois responsables d’amicales. Tous ont finalement bénéficié d’une remise en liberté. Toutefois, cette libération s’accompagne de mesures restrictives. Les étudiants sont placés sous contrôle judiciaire et devront se présenter à la fin de chaque mois devant le Doyen des juges d’instruction pour émarger, conformément aux obligations fixées par l’autorité judiciaire.

Cette décision judiciaire intervient dans un climat universitaire encore marqué par les tensions. Les affrontements du 9 février avaient ravivé le débat sur les conditions d’études, les retards académiques et la gestion des revendications sociales sur le campus. La libération des représentants des amicales pourrait contribuer à apaiser la situation, même si la procédure judiciaire suit son cours.

Du côté des étudiants, la mesure est perçue comme un soulagement partiel, dans l’attente d’un dénouement définitif du dossier. Pour leurs conseils, le respect strict des obligations liées au contrôle judiciaire sera déterminant pour la suite de la procédure. L’évolution de cette affaire reste donc suivie de près, tant par la communauté universitaire que par l’opinion publique.

1er Mai 2025 : Le travail en souffrance, la liberté en sursis

Le 1er mai 2025 ne ressemble en rien à une fête. Ce jour censé honorer la dignité du travailleur et consacrer ses luttes devient, au Sénégal, le miroir brisé d’un espoir trahi.

Au lieu de célébrer le courage de ceux qui bâtissent ce pays dans l’ombre des discours, le climat est à l’angoisse, à la répression et à la précarité. Des milliers de travailleurs jetés à la rue sans accompagnement. Des chantiers publics à l’arrêt, laissant derrière eux des ouvriers livrés à eux-mêmes. Des soignants contractuels ignorés, après avoir porté à bout de bras un système de santé fragilisé. Des enseignants dans l’attente d’une régularisation toujours repoussée.

La rupture promise s’est transformée en une continuité brutale : celle d’une injustice sociale banalisée.

Le symbole est fort : à Dakar, le discours du ministre du Travail, Abass Fall, a été interrompu par des agents licenciés venus protester contre leur mise à l’écart brutale. Le silence du gouvernement face à cette détresse est assourdissant. Ce moment de vérité, survenu en pleine cérémonie officielle, met à nu l’écart abyssal entre les promesses politiques et la réalité des travailleurs.

Mais la gravité de la situation dépasse le champ du social. Ce 1er mai est aussi marqué par des atteintes sans précédent à la liberté d’informer. Plusieurs organes de presse ont été fermés sur décision administrative. Des journalistes convoqués à la Direction de la surveillance du territoire. Des médias indépendants réduits au silence, dans un contexte où la parole libre devient une menace à neutraliser.

Quand le pain manque et que la voix s’éteint, c’est tout un pays qui vacille.

Peut-on sérieusement parler de fête du travail quand ceux qui font tourner les hôpitaux, les écoles, les chantiers et les rédactions vivent dans la peur, le mépris ou l’oubli ? Quand l’État, censé garantir les droits, devient le premier pourvoyeur de précarité ?

Ce 1er mai 2025 ne doit pas être un rituel vide. Il doit être un cri d’alarme, un appel à la conscience collective. Car on ne construit pas un « Sénégal nouveau » sur la peur, la censure et les licenciements massifs. On le construit sur trois piliers essentiels : la justice sociale, la dignité des travailleurs, et la liberté d’informer.

À défaut, nous continuerons à célébrer un 1er mai sans travailleurs… et un avenir sans perspectives.

Par El Hadji C. KANE

Lat Diop : Une liberté sous haute surveillance malgré le pourvoi du Parquet général

Le dossier de Lat Diop, ancien Directeur général de la Lonase, connaît un nouveau rebondissement. Alors que la Chambre d’accusation avait accordé sa mise en liberté provisoire sous surveillance électronique, le Parquet général du Pool judiciaire financier a décidé d’introduire un pourvoi en cassation. Cette démarche signifie que l’affaire sera désormais examinée par la Chambre pénale de la Cour suprême.

Le Procureur général avait annoncé son intention de contester la décision, et il a tenu parole en déposant son pourvoi jeudi après-midi. Toutefois, cette initiative interroge certains observateurs : avec les mesures drastiques imposées à Lat Diop, ce recours est-il réellement justifié ? En effet, la décision de la Chambre d’accusation n’accorde pas une liberté totale à l’ancien dirigeant, mais un simple assouplissement des conditions de détention.

Contrairement à l’idée qu’un bracelet électronique lui permettrait de circuler librement tant qu’il reste sur le territoire national, Lat Diop est en réalité soumis à des restrictions sévères :

• Assignation en résidence surveillée : Il ne peut quitter son domicile qu’avec une autorisation écrite du juge d’instruction, et chaque déplacement devra être justifié.

• Confiscation du passeport : Son passeport a été remis au greffe du Pool judiciaire, l’empêchant ainsi de quitter le pays.

• Interdiction de contact : Il lui est interdit d’entrer en relation avec tout témoin ou toute personne impliquée dans l’affaire.

• Obligation de se tenir à disposition de la justice : Il devra répondre à toute convocation des autorités judiciaires en lien avec la procédure.

• Validation du bracelet électronique : Son placement sous surveillance électronique doit encore être validé par un comité technique, qui dispose d’un mois pour se prononcer.

• Sanctions strictes : Toute violation de ces mesures entraînera son arrestation immédiate et son placement sous mandat de dépôt.

Avec un tel encadrement, nombreux sont ceux qui estiment que le recours du Parquet général pourrait ne pas prospérer. La Cour suprême pourrait, en effet, considérer que les restrictions imposées suffisent à garantir le bon déroulement de la procédure sans nécessiter une détention en prison.

Toutefois, la position du Parquet repose sans doute sur des considérations plus larges : envoyer un signal fort en matière de lutte contre la criminalité financière et éviter tout précédent qui pourrait être invoqué dans d’autres affaires.

En attendant la décision de la Cour suprême, Lat Diop demeure sous haute surveillance, privé de toute liberté de mouvement et soumis au strict contrôle de la justice. Sa situation, bien que plus clémente qu’un séjour en prison, reste donc loin d’une véritable liberté.

Adama Fall placé en garde à vue pour diffamation : une nouvelle polémique sur la liberté d’expression

Le chroniqueur Adama Fall a été placé en garde à vue hier à la Division des Investigations Criminelles (DIC) suite à une plainte déposée par le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall. Ce dernier accuse le journaliste de diffamation après la publication d’une information jugée mensongère concernant une prétendue organisation clandestine de voyages vers le Qatar en échange de paiements illicites.

Tout a commencé avec des déclarations d’Adama Fall, affirmant que le ministère dirigé par Abass Fall aurait facilité des voyages clandestins vers le Qatar moyennant des transactions frauduleuses. Une allégation que le ministère a fermement démentie dans un communiqué, dénonçant des “fausses informations” et annonçant sa volonté de saisir la justice.

Dans ce contexte, le chroniqueur a été convoqué à la DIC avant d’être placé en garde à vue pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et l’utilisation des lois sur la diffamation au Sénégal.

Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer cette arrestation, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, s’est fait entendre. Dans un post publié sur X (anciennement Twitter), il a critiqué les poursuites engagées contre Adama Fall :

“Le délit de diffusion de fausses nouvelles fait partie des infractions qui ont rempli les prisons sous Macky Sall. Une fausse nouvelle qui ne présente pas de risque de trouble à l’ordre public ne doit pas faire l’objet de poursuites pénales. Démontrez le contraire.”

Cette déclaration met en lumière les inquiétudes récurrentes des défenseurs des droits humains face à ce qu’ils considèrent comme un usage abusif de la loi pour museler les voix critiques.

L’arrestation d’Adama Fall intervient dans un climat de tensions croissantes autour de la liberté de la presse au Sénégal. Depuis plusieurs années, journalistes et activistes dénoncent l’instrumentalisation des délits de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles pour réprimer la critique envers les autorités.

L’affaire relance ainsi le débat sur la nécessité de réformer les lois sur la liberté d’expression afin de garantir un meilleur équilibre entre la protection de la réputation des responsables publics et la préservation du droit à l’information.

À l’heure actuelle, Adama Fall reste en garde à vue, et son sort dépendra des suites judiciaires données à cette affaire. Ses avocats et ses soutiens appellent à sa libération immédiate, dénonçant une atteinte aux libertés fondamentales.

Ndella Madior Diouf : un espoir de liberté dans une affaire aux lourdes accusations

Après un an d’incarcération au Camp pénal de Liberté 6, Ndella Madior Diouf, fondatrice de la pouponnière Keur Yeurmandé, entrevoit une lueur d’espoir. Le 10 décembre prochain, la Chambre d’accusation examinera une nouvelle requête de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats. Cette audience, cruciale pour la prévenue, pourrait déterminer son sort avant un procès qui s’annonce complexe et très médiatisé.

Arrêtée le 28 décembre 2023, Ndella Madior Diouf fait face à des charges particulièrement graves : traite de personnes, exercice illégal de médecine, privation de soins ayant entraîné la mort, mise en danger de la vie d’autrui, et obtention illégale de certificats d’inhumation.

L’affaire prend racine dans une vidéo glaçante devenue virale. On y voit un nourrisson agonisant, son corps amaigri témoignant d’une situation alarmante. Cette séquence a déclenché une vague d’indignation nationale et internationale, accompagnée d’une pétition exigeant la fermeture de la pouponnière située à Sacré-Cœur 3, à Dakar.

Six jours après la diffusion de cette vidéo, Ndella Madior Diouf a été interpellée par la Brigade de protection de la Sûreté urbaine. Depuis, elle vit sous mandat de dépôt, dénonçant des conditions carcérales qu’elle juge inhumaines et oppressantes.

Face aux accusations, l’équipe juridique de Ndella Madior Diouf, dirigée par Me Aboubacry Barro, a déployé tous les recours possibles. Les demandes de mise en liberté provisoire ou de placement sous bracelet électronique ont été rejetées à plusieurs reprises, renforçant la pression sur la défense.

« Elle ne renonce pas et continue de solliciter tous les moyens légaux pour sortir des quatre murs oppressants du Camp pénal », a déclaré son avocat. L’audience du 10 décembre représente donc une ultime chance avant le procès.

La fermeture de Keur Yeurmandé a révélé de graves dysfonctionnements dans la gestion des établissements accueillant des enfants vulnérables. Avant sa fermeture, la pouponnière hébergeait 48 nourrissons, dont certains présentaient des signes de malnutrition et des troubles de santé alarmants.

Selon l’Agence nationale de la Petite enfance, qui a pris en charge les enfants, l’établissement opérait sans autorisation administrative. Cette situation soulève des interrogations sur le manque de régulation et de contrôle des structures destinées à accueillir les enfants en difficulté.

À mesure que l’audience approche, l’affaire divise profondément l’opinion publique. Tandis que certains plaident pour la clémence en insistant sur le contexte difficile dans lequel évolue Keur Yeurmandé, d’autres estiment que les accusations sont trop graves pour envisager une liberté provisoire.

Pour Ndella Madior Diouf, cette audience est une opportunité cruciale de présenter sa version des faits et de convaincre la justice d’un éventuel sursis en attendant son procès.

Au-delà de son aspect judiciaire, cette affaire met en lumière les carences structurelles dans la prise en charge des enfants vulnérables au Sénégal. Elle interpelle sur la responsabilité des autorités dans la supervision des établissements et sur les pressions exercées par une opinion publique révoltée.

La décision de la Chambre d’accusation, attendue avec impatience, pourrait non seulement bouleverser la vie de Ndella Madior Diouf mais aussi établir un précédent pour la régulation des structures similaires dans le pays.

Adama Gaye obtient une liberté provisoire : son procès fixé au 29 novembre 2024

Le journaliste et analyste Adama Gaye a bénéficié d’une liberté provisoire ce lundi, à la suite de son face-à-face avec le procureur. Cette décision marque une étape clé dans une affaire qui a suscité une vive attention dans les milieux médiatiques et juridiques au Sénégal.

Selon son avocat, Me Seydou Diagne, qui s’est confié à Dakaractu, Adama Gaye a été reconduit chez lui après avoir été libéré. Toutefois, cette liberté reste sous condition : le journaliste comparaîtra en flagrant délit devant le tribunal le vendredi 29 novembre 2024.

Adama Gaye est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, une accusation qui, dans le contexte sénégalais, relance le débat sur la liberté de la presse et les limites de l’expression publique. Bien que les détails des faits reprochés ne soient pas encore clairement exposés, cette affaire suscite déjà des réactions mitigées dans l’opinion publique et parmi les défenseurs des droits humains.

Le procès attendu de vendredi prochain sera déterminant, non seulement pour le journaliste, mais aussi pour l’équilibre entre le respect des lois et la protection des droits fondamentaux des citoyens sénégalais, notamment celui d’informer.

Adama Gaye, connu pour ses positions critiques à l’égard des autorités, reste au centre de nombreuses controverses. Sa libération provisoire, bien que bienvenue pour ses proches et partisans, ouvre la voie à un affrontement judiciaire où chaque partie tentera de faire valoir ses arguments.

Le verdict attendu à l’issue de cette audience sera scruté de près, tant au niveau national qu’international.

Papa Dora Gaye : Demande de Liberté Provisoire à Venir

L’homme d’affaires sénégalais Papa Dora Gaye, accusé dans une affaire d’escroquerie foncière impliquant 1,2 milliards de francs CFA, a été récemment interrogé par le juge du troisième cabinet. Cette affaire fait suite à son arrestation par la Section de recherches (Sr) de Dakar et à son placement sous mandat de dépôt le 3 juin dernier.

Selon les informations rapportées par Libération, les avocats de Papa Dora Gaye prévoient de déposer une demande de mise en liberté provisoire après cette récente audition. Cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est poursuivi par Zakiloulahi Sow, mandaté par plusieurs investisseurs affectés par l’affaire.

L’issue de cette demande de liberté provisoire dépendra des délibérations judiciaires à venir, alors que l’affaire continue de susciter l’attention et l’intérêt dans les cercles économiques et juridiques du Sénégal.

Les tirs de joie au Tchad : entre liesse et tragédie, la liberté de la presse en question

Les réjouissances qui ont suivi l’élection de Mahamat Idriss Déby au Tchad ont été entachées par une série de tirs d’armes automatiques, provoquant la mort d’au moins une dizaine de personnes et de nombreux blessés. Dans un climat d’effervescence et de tension, ces événements ont mis en lumière les défis auxquels est confrontée la liberté de la presse dans le pays.

Malgré l’ampleur de la tragédie, le ministère de la Santé a émis une circulaire interdisant aux hôpitaux de divulguer des informations aux médias concernant les victimes. Cette décision a suscité l’indignation des syndicats de la presse, qui dénoncent une grave menace à la liberté d’expression et au droit du public à l’information.

Le patronat de la presse tchadienne a exprimé sa consternation face à cette mesure, soulignant l’importance cruciale de la transparence et de l’accès à l’information dans un contexte aussi critique. De même, l’Union des journalistes tchadiens a dénoncé cette action comme une entrave flagrante à la liberté de la presse, mettant en garde contre les conséquences d’une telle restriction sur le pluralisme médiatique et la démocratie.

Face à ces critiques, le ministre Abderaman Koulamallah, porte-parole du gouvernement, a justifié cette décision en invoquant le secret médical et le respect de la dignité humaine. Toutefois, il a reconnu que les « tirs de joie » étaient excessifs et a exprimé des regrets, promettant la publication d’un bilan complet dans les prochaines 24 heures.

Cette réponse du gouvernement n’a cependant pas dissipé les inquiétudes quant à la transparence et à la liberté d’information dans le pays. Alors que la situation reste tendue, il est impératif que les autorités tchadiennes prennent des mesures pour garantir la sécurité des citoyens et la liberté des médias dans cette période critique.

Ndella Madior Diouf demande une liberté provisoire après trois mois de détention

Ndella Madior Diouf, directrice de la pouponnière « Keur Yeurmandé », fait une demande de liberté provisoire trois mois après son placement sous mandat de dépôt. Cette démarche survient après son arrestation par la Brigade de protection de la Sûreté urbaine (SU), consécutive à la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux montrant des bébés souffrant de malnutrition dans sa pouponnière. L’information est rapportée par Les Échos.

Selon le quotidien, le juge d’instruction dispose d’une semaine pour se prononcer sur cette demande. La décision finale appartient désormais à ce dernier.

Pour rappel, Ndella Madior Diouf fait face à cinq charges graves, dont la traite de personnes, l’exercice illégal de la fonction de médecin, la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que la non-assistance à personne en danger et l’obtention indue de certificats aux fins d’inhumation. Ces accusations font suite à une enquête révélant plusieurs cas de décès et de malnutrition parmi les nourrissons pris en charge par la pouponnière.

Face à cette situation, pas moins de 48 nourrissons ont été retirés de l’établissement et transférés vers des structures de santé pour recevoir les soins appropriés.

La requête de Ndella Madior Diouf pour une liberté provisoire intervient dans un contexte où son sort judiciaire reste incertain, alors que l’enquête se poursuit pour élucider les circonstances entourant les événements tragiques survenus au sein de la pouponnière « Keur Yeurmandé ».

Daniel Alves, libéré sous caution, célèbre la liberté avec une fête jusqu’aux premières lueurs de l’aube

Après des mois derrière les barreaux, l’ancienne star du FC Barcelone, Daniel Alves, a retrouvé la liberté provisoire. Libéré après le paiement d’une caution d’un million d’euros, Alves a immédiatement embrassé la vie hors des murs de la prison en organisant une fête extravagante chez lui.

Condamné en première instance à une peine de quatre ans et demi pour le viol présumé d’une jeune femme dans une boîte de nuit de Barcelone fin 2022, Alves attend désormais son jugement en appel. Mais cela ne l’a pas empêché de célébrer sa liberté retrouvée avec enthousiasme.

Le lendemain de sa libération, Alves a transformé sa maison familiale, située dans la province de Barcelone, en lieu de festivités. La raison officielle de cette célébration était l’anniversaire de son père. Cependant, ce qui aurait pu être une affaire discrète s’est rapidement transformé en une soirée animée en compagnie de nombreux amis proches.

Selon les rapports, la fête a débuté dans un restaurant avant que la famille d’Alves et ses amis ne se retirent chez lui. La soirée se serait prolongée jusqu’aux premières heures du matin, avec des invités restant jusqu’à 5 heures du matin pour continuer à célébrer.

Ces réjouissances, bien que destinées à marquer l’anniversaire du père d’Alves, ne manqueront pas de raviver les critiques et les controverses entourant sa libération. Malgré les restrictions qui lui sont imposées, notamment l’interdiction de quitter l’Espagne et l’obligation de se présenter régulièrement au tribunal de Barcelone, Alves semble déterminé à profiter de sa liberté autant que possible.

Pour l’ancien joueur de football, cette soirée de fête pourrait également servir de répit temporaire dans l’attente de son procès en appel, dont la date reste encore inconnue. En attendant, Daniel Alves continue à vivre sa vie, confrontant les défis judiciaires avec le même esprit compétitif qui l’a caractérisé sur le terrain.

Quitter la version mobile