Farba Ngom : ses avocats exigent la mainlevée du mandat de dépôt face à un état de santé préoccupant

Le dossier judiciaire impliquant Farba Ngom et Tahirou Sarr dans une affaire présumée de blanchiment et de détournement de fonds continue de susciter de vives tensions. Ce dimanche 12 octobre, Me Baboucar Cissé, avocat du pool de défense de Farba Ngom, a officiellement demandé la mainlevée du mandat de dépôt de son client, dénonçant un non-respect flagrant des droits de la défense et des procédures pénales. Selon lui, Farba Ngom, placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février, et Tahirou Sarr, incarcéré le 28 février, n’ont jamais été entendus sur le fond de l’affaire malgré neuf mois de détention.

Me Cissé a insisté sur l’état de santé critique de Farba Ngom, soulignant que dès le jour de son inculpation, ce dernier avait fourni un dossier médical complet au juge, demandant une expertise qui n’a jamais été prise en compte. Après l’opposition du procureur, trois professeurs-médecins civils ont confirmé la gravité de la situation, précisant que Farba Ngom courait un risque de « mort subite ». L’avocat a dénoncé l’interprétation erronée de l’alinéa 2 de l’article 140 du Code de procédure pénale, qui prévoit la mainlevée du mandat de dépôt lorsque l’état de santé du détenu est incompatible avec la détention. Il a ainsi réclamé la sortie de prison de son client, éventuellement sous contrôle judiciaire.

Me Cissé a par ailleurs critiqué la loi régissant la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qu’il qualifie de « loi scélérate » pour son non-respect du principe du contradictoire et pour avoir permis une incarcération préventive sans preuves tangibles. Il a rappelé que, dans ce dossier, aucune preuve n’atteste que Farba Ngom et son co-prévenu auraient détourné les 125 milliards de francs CFA qui leur sont reprochés. L’avocat a notamment questionné l’absence d’interventions des inspecteurs du Trésor et le manque de détails budgétaires dans le dossier, qui auraient dû clarifier la provenance réelle de ces fonds.

Au-delà des aspects financiers, Me Cissé a dénoncé un déséquilibre dans le traitement de certaines affaires et a appelé au strict respect des droits de la défense, « sacrés » selon la Constitution sénégalaise. Il a souligné qu’il est inconcevable de maintenir Farba Ngom et Tahirou Sarr en détention pendant neuf mois sans les entendre sur un dossier de 125 milliards de francs CFA, et a insisté sur la nécessité de permettre à son client de se défendre dans les plus brefs délais.

Cette demande de mainlevée s’inscrit dans un contexte où la défense de Farba Ngom met en avant l’urgence médicale et les lacunes procédurales, appelant les autorités judiciaires à prendre des mesures conformes à la loi pour garantir la protection de la santé et des droits fondamentaux de leur client.

Affaire Anamo : Maodo Malick Mbaye, ex-DG, placé sous mandat de dépôt dans un dossier de 600 millions FCFA

L’affaire de détournement présumé de fonds publics à l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) franchit un nouveau cap. Ce jeudi 23 juillet 2025, Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’agence, a été placé sous mandat de dépôt, selon des informations révélées par Dakaractu. Il est au cœur d’une enquête portant sur un détournement présumé de 600 millions de francs CFA, une affaire qui remonte à la période du régime de l’ancien président Macky Sall.

Tout est parti d’une plainte déposée par l’actuel directeur général de l’Anamo, Omar Ndiaye. Cette initiative a déclenché une série d’arrestations ciblant plusieurs anciens responsables de l’agence, dont l’ex-directeur administratif et financier (DAF), déjà interpellé dans le cadre de la même affaire. Le scandale concerne une gestion financière jugée opaque, avec des soupçons de détournements massifs au détriment des finances publiques.

L’enquête judiciaire s’est accélérée ces dernières semaines, mettant à nu de possibles pratiques frauduleuses ayant affecté les caisses de l’Anamo. Le montant en question – 600 millions de FCFA – fait l’objet d’un audit et d’un examen minutieux par les autorités compétentes. Plusieurs documents comptables, signatures et bons de commande seraient au centre des investigations, afin de retracer la chaîne des responsabilités.

Mis en cause par son ancien directeur administratif et financier, Maodo Malick Mbaye s’était exprimé il y a quelques semaines depuis l’étranger, niant fermement toute implication. « Je n’ai posé aucun acte délictuel dans la gestion du dossier en question. S’il y a imitation de signature, le coupable est clairement identifié », avait-il déclaré, tout en rejetant l’idée d’être utilisé comme « bouc émissaire ».

Son retour au Sénégal et sa mise en détention préventive relancent l’affaire, que beaucoup suivent avec attention, tant elle soulève des interrogations sur la gestion passée d’organismes publics sous l’ancien régime.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique marqué par une volonté de « rupture » prônée par les nouvelles autorités. Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko a affiché sa détermination à faire la lumière sur la gestion des ressources publiques durant les années Macky Sall. De nombreux dossiers ont été rouverts, notamment dans les domaines de la gouvernance financière et des passations de marchés publics.

Le placement sous mandat de dépôt de Maodo Malick Mbaye ouvre désormais la voie à une possible mise en accusation formelle. La justice devra déterminer les responsabilités précises de chacun des acteurs impliqués dans cette affaire. L’opinion publique, de son côté, attend des réponses claires, dans un climat où les attentes en matière de reddition des comptes sont plus fortes que jamais.

Moustapha Diakhaté placé sous mandat de dépôt : un procès pour offense au chef de l’État prévu le 18 juin

L’ancien ministre-conseiller et ex-député Moustapha Diakhaté a été officiellement placé sous mandat de dépôt ce mardi, à la suite d’une procédure engagée contre lui pour offense au chef de l’État. L’information a été rendue publique ce mercredi 11 juin 2025 par son avocat, Me El Hadji Diouf, au cours d’un point de presse organisé à Dakar.

Selon les explications fournies par la défense, l’ancien parlementaire est poursuivi pour des propos tenus récemment sur les réseaux sociaux et dans certains médias, dans lesquels il critiquait une prétendue entorse au protocole républicain lors d’un événement officiel présidé par le chef de l’État. Ces déclarations, considérées par les autorités comme outrageantes, ont suffi à enclencher une procédure judiciaire rapide, qui a conduit à sa convocation par la Division des investigations criminelles (DIC).

Après sa convocation, Moustapha Diakhaté a été placé en garde à vue le mardi 10 juin, avant d’être présenté au parquet et placé sous mandat de dépôt. Il devra ainsi comparaître en flagrant délit devant le tribunal de Dakar le mercredi 18 juin 2025. Ce procès, prévu dans les délais les plus brefs, suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques, médiatiques et juridiques.

Pour Me El Hadji Diouf, cette procédure repose sur une interprétation abusive de la loi relative à l’offense au chef de l’État. Il affirme que son client n’a fait qu’user de son droit à la liberté d’expression pour alerter sur un manquement aux principes républicains. « Il est accusé d’offense au chef de l’État pour avoir dénoncé publiquement ce qu’il considère comme une violation du protocole républicain. C’est une procédure vide, une tentative manifeste d’intimidation contre la liberté d’expression dans la République », a martelé l’avocat.

Ce dossier relance une fois de plus le débat sur la place de la critique politique dans l’espace public sénégalais. La mise en détention d’une figure aussi connue du landerneau politique, pour des propos tenus dans le cadre d’un débat public, interroge sur la capacité de la justice à rester indépendante face aux pressions politiques. Elle soulève également la question de la pertinence et de la portée de l’infraction d’« offense au chef de l’État », souvent brandie contre des personnalités critiques du pouvoir en place.

Moustapha Diakhaté, ancien collaborateur du président Macky Sall, devenu par la suite l’un de ses détracteurs les plus virulents, n’est pas à son premier différend avec les autorités. Connu pour ses prises de position tranchées, il s’est régulièrement exprimé sur les dérives institutionnelles qu’il attribue au régime actuel, notamment en matière de gouvernance, de libertés publiques et de respect des principes républicains.

Le procès prévu le 18 juin sera donc suivi avec une attention particulière, tant par les observateurs politiques que par les défenseurs des droits humains. Il constituera un test majeur pour l’indépendance du pouvoir judiciaire, mais aussi pour l’avenir du débat démocratique au Sénégal.

Affaire du virement Wave de 70.000 F CFA : le chroniqueur Adama Adus Fall placé sous mandat de dépôt

Le chroniqueur Adama Adus Fall a été placé sous mandat de dépôt dans une affaire qui fait grand bruit : un retrait illicite de 70.000 F CFA via la plateforme de transfert d’argent Wave. Les faits remontent au 4 mai dernier, date à laquelle Fall a perçu par erreur un virement ne lui étant pas destiné.

Selon les informations rapportées par le journal Libération dans son édition du vendredi 30 mai, la somme avait été envoyée par Mouhamadou Touré, qui s’est rapidement rendu compte de l’erreur. Fall, après avoir retiré l’argent, avait assuré qu’il restituerait les fonds “dès la fin de son émission”. Une promesse qui n’a jamais été suivie d’effet.

Face à l’insistance de Touré pour récupérer son argent, le chroniqueur aurait organisé son injoignabilité, rendant toute communication impossible. Alertée, la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) a finalement localisé et interpellé Adama Adus Fall. Ce dernier a fini par passer aux aveux, reconnaissant les faits et implorant la clémence de la justice.

Il est désormais poursuivi pour “retrait illicite via Wave”, une infraction qui peut être qualifiée de détournement de biens d’autrui. La procédure judiciaire suit son cours, et son placement sous mandat de dépôt marque une nouvelle étape dans cette affaire qui soulève à la fois des questions d’éthique et de responsabilité dans l’espace public.

Justice : Mansour Faye placé sous mandat de dépôt dans une affaire de surfacturation

Dakar, 25 mai 2025 – L’ancien ministre et ex-maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a été placé sous mandat de dépôt ce matin, à l’issue de sa comparution devant la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette décision fait suite à une enquête portant sur une affaire de surfacturation estimée à environ trois milliards de FCFA dans le cadre d’un marché public de riz, destiné à l’aide alimentaire d’urgence pendant la pandémie de Covid-19.

Le dossier, ouvert il y a plusieurs mois, met en cause l’ancien responsable pour des irrégularités financières jugées graves par les enquêteurs. Il est reproché à Mansour Faye d’avoir dirigé une opération d’achat de riz à des prix anormalement élevés, suscitant des soupçons de détournement et de favoritisme dans l’attribution des marchés.

Cette mise sous mandat de dépôt marque une étape importante dans les poursuites engagées contre d’anciens membres du régime de Macky Sall. Elle survient dans un contexte où les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye, affirment leur volonté de faire de la reddition des comptes un pilier central de leur gouvernance.

L’affaire suscite d’autant plus d’attention qu’Amadou Mansour Faye est également le beau-frère de l’ancien président Macky Sall, ce qui confère à cette procédure une dimension politique non négligeable. Si certains y voient une instrumentalisation de la justice, d’autres saluent une volonté assumée de rompre avec une culture d’impunité.

L’ouverture de cette procédure devant la Haute Cour de Justice, juridiction compétente pour juger les anciens ministres, confirme le durcissement des mécanismes de contrôle de la gestion publique. Le signal envoyé est clair : aucun dignitaire, aussi proche soit-il du pouvoir passé, ne sera à l’abri d’éventuelles poursuites en cas de faute présumée.

Affaire Fonds COVID : Aïssatou Sophie Gladima placée sous mandat de dépôt, son avocat clame son innocence

L’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a été placée sous mandat de dépôt ce mardi à l’issue de son audition par la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, siégeant au Tribunal de Dakar. Cette décision intervient dans le cadre des enquêtes liées à la gestion des fonds publics, notamment les ressources allouées durant la pandémie de COVID-19.

Elle rejoint ainsi la liste des anciens membres du gouvernement de Macky Sall appelés à rendre des comptes devant cette juridiction d’exception, après les inculpations déjà connues de Ndeye Saly Diop Dieng et Ismaila Madior Fall. La procédure vise à faire la lumière sur un présumé détournement portant sur un montant de 193 070 000 FCFA. Ces fonds devaient être utilisés dans le cadre de la Force-COVID pour la mise en place d’un centre gravimétrique à Kédougou, destiné à soutenir les orpailleurs durement frappés par les effets économiques de la pandémie.

Me Michel S. Bass, avocat de l’ancienne ministre, a fermement rejeté les accusations. Il a assuré à Dakaractu que sa cliente n’a rien à se reprocher, qu’elle mène une vie conforme à ses revenus et qu’elle traverse cette épreuve « avec beaucoup de dignité ». « Ma cliente est innocente. Elle se suffit largement de ce qu’elle a toujours gagné dignement. Elle aborde cette épreuve en gardant la tête haute, convaincue de son intégrité », a-t-il déclaré.

Selon Me Bass, Mme Gladima affiche une confiance totale dans le système judiciaire sénégalais. Elle espère que les investigations permettront d’établir la vérité et de l’innocenter complètement. L’avocat s’est cependant gardé de commenter les détails de l’instruction en cours, rappelant qu’il est tenu par le secret professionnel.

Cette affaire intervient dans un contexte de reddition des comptes annoncée par les nouvelles autorités, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qui ont promis de lutter contre la corruption et de passer au crible la gestion des deniers publics par le précédent régime. Pour de nombreux observateurs, ces auditions devant la Haute Cour pourraient marquer un tournant dans la relation entre les élites politiques et la justice, en posant les bases d’une plus grande transparence dans la gouvernance publique.

Transactions suspectes de 10 milliards de FCFA : Serigne Abdou Karim Mbacké placé sous mandat de dépôt

L’enquête sur les transactions financières jugées suspectes impliquant Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, prend un nouveau tournant. Après l’arrestation de Ndèye Seynabou Ndiaye, gérante de la société Woodrose Investment Ltd, c’est au tour de Serigne Abdou Karim Mbacké d’être placé en détention.

L’information, relayée par L’Observateur, précise que Serigne Abdou Karim Mbacké est présenté par les enquêteurs comme le propriétaire du terrain à l’origine de la transaction ayant déclenché la Déclaration d’Opération Suspecte (DOS) de la CENTIF. Cette alerte, inscrite dans un rapport transmis au Pool judiciaire financier, a mis au jour des mouvements douteux autour d’une somme initialement évaluée à 10 milliards de FCFA.

Mais l’affaire a rapidement pris une ampleur inattendue. Les investigations ont révélé que le montant réel en jeu pourrait atteindre 31 milliards de FCFA, et les charges ont été requalifiées en complicité d’escroquerie sur deniers publics, un chef d’inculpation beaucoup plus lourd.

Face aux juges, Serigne Abdou Karim Mbacké a clamé son innocence. Il a affirmé que ses données personnelles auraient été utilisées à son insu par Amadou Sall pour immatriculer un bien à son nom, sans consentement ni contrepartie. Toutefois, ses explications n’ont pas suffi à convaincre le collège des juges d’instruction du parquet financier, qui ont décidé de son incarcération dans le cadre de l’instruction.

L’affaire Woodrose révèle un système complexe mêlant immatriculations frauduleuses, montages financiers opaques et manipulation de titres fonciers, sur fond de connexions politico-affairistes. Le rôle présumé d’Amadou Sall dans ces opérations reste au cœur des préoccupations des enquêteurs, alors que d’autres interpellations sont annoncées dans les jours à venir.

Cette série d’arrestations remet sur la table la question récurrente de la traçabilité des flux financiers au Sénégal et de la capacité des institutions à détecter et prévenir les détournements de fonds publics.

Alors que le gouvernement actuel affiche une volonté de lutte implacable contre la corruption et l’impunité, ce dossier, hautement symbolique, constitue un test de crédibilité pour les nouvelles autorités judiciaires et financières. L’opinion publique, elle, attend des réponses claires et des sanctions exemplaires.

Dernière minute : Azoura Fall et Kaïré placés sous mandat de dépôt, procès prévu jeudi

Les militants du parti Pastef, Assane Guèye alias Azoura Fall et l’influenceur Elhadji Ousseynou Diakhaté, plus connu sous le nom de Kaïré, ont été placés sous mandat de dépôt ce mardi 13 mai 2025. Leur incarcération intervient à l’issue de leur présentation devant le procureur du Tribunal de Grande instance hors classe de Dakar.

Selon leur avocat, Me Bamba Cissé, leur procès est prévu pour ce jeudi. Les deux figures connues pour leur activisme numérique et leurs prises de parole sur les réseaux sociaux sont poursuivies pour des faits qualifiés d’« attentat aux bonnes mœurs ».

Arrêtés puis placés en garde à vue dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) depuis lundi, ils sont visés pour des propos ou contenus jugés choquants et contraires aux normes sociales et morales en vigueur.

L’affaire suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux, certains dénonçant une répression contre des voix critiques, tandis que d’autres évoquent la nécessité de réguler certains excès dans les espaces numériques.

Le procès de jeudi est très attendu, tant pour son issue judiciaire que pour sa portée politique et sociale, dans un contexte national où la liberté d’expression et l’usage des réseaux sociaux sont au cœur des débats.

« Diffusion de fausses nouvelles » : Abdou Nguer et son « fan » placés sous mandat de dépôt

Le chroniqueur de SenTV, Abdou Nguer, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi à l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction du 3e cabinet du tribunal de Dakar. Il passera sa première nuit en prison, poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles », à la suite de propos tenus après le décès de Mamadou Badio Camara, ancien président du Conseil constitutionnel.

Mais il n’est pas le seul à être derrière les barreaux. Pape Amadou Ndiaye Diaw, identifié comme l’administrateur du compte TikTok « Abdou Nguer Seul », a également été inculpé et écroué. Devant le juge, il a reconnu avoir publié sous ce pseudonyme le commentaire « une autopsie exigée », jugé provocateur et infondé.

Tout est parti de la sortie polémique d’Abdou Nguer, relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il évoquait un climat d’insécurité dans le pays, citant le décès de Mamadou Badio Camara. Cette déclaration a conduit à l’autosaisine du procureur de la République, qui a rapidement ouvert une enquête.

Interrogé par les enquêteurs, le chroniqueur a nié être à l’origine du commentaire controversé, affirmant ne pas maîtriser suffisamment la langue française pour l’avoir écrit. Il a également déclaré ne pas être lié au compte ayant diffusé les propos en question.

Mais les investigations ont mené à Pape Amadou Ndiaye Diaw, qui a reconnu en être l’auteur. Il s’est présenté comme un simple fan d’Abdou Nguer, expliquant qu’il partageait régulièrement ses vidéos. Il a soutenu avoir repris un commentaire d’un autre internaute sans mauvaise intention, ce que n’a pas retenu la justice.

Les deux hommes font désormais l’objet d’une information judiciaire, ouverte pour diffusion de fausses nouvelles. Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des influenceurs et des internautes sur les réseaux sociaux, et sur les limites de la liberté d’expression dans un contexte politique et social sensible.

Affaire Farba Ngom : Le député-maire des Agnam placé sous mandat de dépôt

L’affaire Farba Ngom connaît un tournant décisif. Après son audition par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), le député-maire des Agnam a été placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour complicité d’escroquerie sur des deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.

Selon L’Observateur, les charges retenues contre Farba Ngom s’appuient sur un réquisitoire du Procureur du Parquet financier, lui-même basé sur un rapport spécial de la Cellule nationale de traitement de l’information financière (CENTIF). Ce rapport met en lumière d’importants flux financiers en lien avec deux Sociétés Civiles Immobilières (SCI) créées au nom de proches du maire des Agnam.

Dans cette affaire, l’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou, est présenté comme le principal auteur présumé. D’après les éléments de l’enquête, les sociétés civiles immobilières mises en cause auraient reçu plusieurs milliards de francs CFA provenant de Sofico, une société appartenant à Tahirou Sarr.

Convoqué aujourd’hui par la justice, Tahirou Sarr pourrait, lui aussi, être placé sous mandat de dépôt. Interrogé par L’Observateur, Me Babacar Niang, avocat au Barreau de Paris et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop, estime qu’il serait logique que le même sort lui soit réservé.

« En droit pénal, le complice est puni comme l’auteur principal. Ainsi, si le complice est placé sous mandat de dépôt, l’auteur principal devrait subir le même sort, sauf si son état de santé ne le permet pas », explique-t-il.

Me Niang rappelle que les dispositions du Code pénal précisent que l’inculpé peut être maintenu en détention si sa santé le permet et si les circonstances de l’espèce le justifient.

Le placement sous mandat de dépôt de Farba Ngom, figure influente de la majorité présidentielle, marque un coup dur pour son camp politique. L’affaire, qui mêle politique et finance, risque d’avoir des répercussions sur l’opinion publique et sur les dynamiques au sein du pouvoir.

Mansour Faye réagit au mandat de dépôt de Farba Ngom -« Son Altesse est heureux : sa commande exécutée !! »

Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ancien ministre des Transports, n’a pas caché son indignation après l’annonce du placement sous mandat de dépôt de Farba Ngom, maire d’Agnam. Dans une déclaration adressée à Ledakarois, Faye a vivement réagi à cette décision judiciaire, qu’il considère comme une manœuvre politique. Il a d’abord posé une question provocatrice : « Au juste, qu’est-ce que Farba a commis comme délit ? », suggérant que la décision de le mettre en détention n’était pas fondée sur des éléments juridiques clairs, mais plutôt sur des pressions externes.

Mansour Faye insiste sur le fait que cette incarcération résulte d’une « menace d’Agnam », une référence à l’influence supposée d’acteurs extérieurs sur la justice. Il met en doute l’indépendance de la justice sénégalaise et accuse les autorités d’utiliser le système judiciaire à des fins politiques. « Notre justice est à terre. Elle s’est affalée devant les caprices d’un petit prince qui n’a d’autres ambitions que d’extérioriser un haineux complexe qui le ronge et qui va le détruire », a-t-il déclaré, insinuant que le système judiciaire a cédé à l’influence d’un individu aux motivations personnelles.

En poursuivant ses critiques, Mansour Faye a élargi son attaque contre le gouvernement du président Macky Sall, qu’il juge incapable de répondre aux besoins urgents du pays. Pour lui, l’incarcération de Farba Ngom n’est qu’une manifestation de la dégradation politique du régime actuel, qu’il juge en déclin. Il déclare que « l’emprisonnement injuste et injustifié de Farba sonne comme le début de la fin de ce régime!! » en soulignant que cette décision incarne la dégradation du système politique sénégalais.

Mansour Faye s’attaque ensuite directement au leadership du président Macky Sall et de son gouvernement. Il décrit un président « isolé », incapable de prendre des décisions fortes et d’assumer ses responsabilités. Faye va encore plus loin en qualifiant le Premier ministre, Amadou Ba, de « SAS demi-dieu », une allusion à la manière dont il est perçu comme exerçant un pouvoir excessif et nuisible à la cohésion nationale. Faye accuse également le Premier ministre de ternir l’image de la diplomatie sénégalaise et de compromettre l’unité nationale. « Un Président isolé qui n’assume pas ses responsabilités, un PM alias SAS ‘demi-dieu’, en roue libre, qui ternit l’image de notre diplomatie, désagrège la cohésion nationale et menace l’intégrité territoriale, voilà le nouveau visage du Sénégal d’aujourd’hui », a-t-il déploré, dénonçant un gouvernement en crise.

Enfin, Mansour Faye a lancé un appel à la vigilance, affirmant que « LE SÉNÉGAL EST EN DANGER!! Avec une complice coupable : notre Passivité!!! ». Cette déclaration dénonce ce qu’il considère comme l’inaction des citoyens et des institutions face à un régime qu’il juge de plus en plus autoritaire et déconnecté des préoccupations populaires. Pour Faye, l’absence de réaction face à ces dérives politiques pourrait plonger le Sénégal dans une situation plus grave.

Pool judiciaire financier : Farba Ngom placé sous mandat de dépôt, sa tentative de garantie immobilière rejetée

Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le président du Collège des juges d’instruction financiers du Pool judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur 31 milliards de FCFA, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, selon des sources judiciaires contactées par Ledakarois.sn.

Au cours de son audition, Farba Ngom a nié en bloc les accusations portées contre lui. Pour éviter l’incarcération, il a proposé de mettre en garantie des immeubles d’une valeur équivalente à 31 milliards de FCFA, espérant ainsi convaincre les juges de lui accorder une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Cependant, cette offre a été rejetée, malgré l’insistance de ses avocats, qui ont plaidé pour des mesures alternatives à la détention.

L’homme d’affaires et député proche de Macky Sall, souvent surnommé « le griot de l’ancien président », se retrouve ainsi en détention préventive, dans l’attente d’une éventuelle mise en accusation formelle par la justice.

L’affaire trouve son origine dans une enquête menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui a mis au jour des transactions suspectes d’un montant total estimé à 125 milliards de FCFA. Selon des sources proches du dossier, plusieurs acteurs influents du régime de Macky Sall seraient concernés par cette vaste enquête, qui s’est accélérée avec l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale.

Parmi les noms cités figure également Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans des opérations douteuses liées aux bons de caisse d’un montant de 10 milliards de FCFA. Ces fonds auraient été utilisés pour des transactions non justifiées, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs financiers.

L’incarcération de Farba Ngom constitue un coup dur pour le camp de l’ancien président Macky Sall, dont plusieurs proches sont aujourd’hui sous le coup d’investigations judiciaires. Des observateurs estiment que cette affaire pourrait révéler des pratiques de gestion financière contestables sous l’ancien régime et ouvrir la voie à d’autres poursuites contre d’ex-hauts dignitaires du pouvoir.

Détournement et blanchiment : Tabaski Ngom placée sous mandat de dépôt

Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, a été placée sous mandat de dépôt ce jeudi 23 janvier par le juge d’instruction financier. Elle fait face à de lourdes accusations dans le cadre d’une enquête portant sur des irrégularités dans la gestion des finances publiques.

Les chefs d’inculpation retenus contre elle incluent : association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux à un système informatique, et entrave à un système informatique. Ces charges révèlent l’ampleur des soupçons qui pèsent sur elle et d’éventuelles ramifications dans le milieu de la gestion publique.

Dans cette affaire, Tabaski Ngom n’est pas seule. Deux autres personnes, Momath Ba et Mor Guéye, sont également impliquées et ont été entendues par le juge d’instruction. Selon des informations relayées par Seneweb, le parquet financier aurait requis un mandat de dépôt à leur encontre également, montrant ainsi la volonté des autorités judiciaires de traiter ce dossier avec rigueur.

Les investigations en cours mettent en lumière des pratiques qui, si elles sont avérées, pourraient sérieusement entacher la gestion des fonds publics et renforcer la nécessité d’une réforme dans les mécanismes de contrôle.

Ce placement sous mandat de dépôt marque une étape importante dans cette affaire, qui suscite une vive réaction dans l’opinion publique. La justice devra désormais faire toute la lumière sur ces accusations graves afin de déterminer les responsabilités et rétablir la confiance dans la gestion des ressources publiques.

Le Tiktokeur Amadou Cissé dit « Gaïndé Macky » placé sous mandat de dépôt

Amadou Cissé, mieux connu sous le pseudonyme de « Gaïndé Macky », influenceur sénégalais et militant de l’Alliance pour la République (APR), a été placé sous mandat de dépôt ce mercredi. Son arrestation fait suite à une plainte déposée auprès de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar pour trafic de migrants.

La plainte, déposée par K. Mbow, accuse l’influenceur d’avoir encaissé une somme de 3 070 000 F CFA dans le but de faire voyager le frère du plaignant vers l’Italie. Cependant, le voyage a avorté après que le candidat à l’immigration ait été bloqué au Maroc dans des conditions difficiles.

Au cours de l’enquête menée par le Pool judiciaire financier, il a été établi que Gaïndé Macky dirigeait un réseau actif reliant le Sénégal, le Maroc, et l’Italie, exploitant ainsi des candidats à l’immigration. Lors de son audition, il a reconnu que le voyage avait échoué et qu’il devait rembourser les plaignants, mais il n’a pas respecté ses engagements.

Justice : Abou Diallo et Oumar Sow placés sous mandat de dépôt

Le chroniqueur de la SenTv, Abou Diallo, ainsi que l’ancien ministre conseiller de Macky Sall, Oumar Sow, ont été placés sous mandat de dépôt ce mercredi par le procureur. Cette décision intervient à la suite de leur déferrement pour des accusations liées à des propos jugés susceptibles d’inciter à la discrimination ethnique.

Ces déclarations controversées, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans les médias, ont suscité une vive indignation et des appels à des sanctions exemplaires pour lutter contre de tels discours.

Les deux prévenus devront répondre de leurs actes devant le tribunal lors d’un procès en flagrant délit programmé pour lundi prochain. Cette affaire met en lumière les responsabilités des figures publiques dans la préservation de la cohésion sociale et le respect des lois relatives à la communication publique.

Francis Mvemba, ancien candidat à la présidentielle en RDC, placé sous mandat de dépôt à Mbour pour filouterie d’hébergement

L’homme d’affaires congolais et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo (RDC), Francis Mvemba, se trouve actuellement incarcéré à la prison de Mbour, au Sénégal. Cette situation fait suite à une plainte déposée par le propriétaire d’un hôtel de la Petite-Côte, pour des impayés estimés à plus de 2,7 millions de francs CFA.

Selon les informations recueillies par Seneweb, Francis Mvemba avait séjourné à la « Villa Petit Paradis » entre le 26 novembre et le 17 décembre dernier. D’abord logé dans une suite avec piscine privée, il aurait ensuite changé pour une autre suite équipée d’une baignoire. À la fin de son séjour, les frais s’élevaient à 3,623 millions de francs CFA.

Toutefois, l’homme politique congolais n’a réglé qu’une avance de 900 000 francs CFA, laissant un solde impayé de 2,723 millions de francs CFA. Malgré les relances répétées du propriétaire, aucune solution n’a été trouvée, ce qui a poussé ce dernier à déposer une plainte auprès de la brigade de proximité de Ngaparou.

Interpellé et entendu par les gendarmes, Francis Mvemba a reconnu les faits. Il a néanmoins sollicité un délai pour régler le montant dû. Cette demande n’a pas empêché son arrestation pour « filouterie d’hébergement et d’aliments », une infraction passible de sanctions au Sénégal.

Déféré au tribunal de Mbour le mercredi 19 décembre, Francis Mvemba a été placé sous mandat de dépôt par le procureur. Sa situation juridique est désormais entre les mains de la justice sénégalaise.

Francis Mvemba n’est pas inconnu du grand public. Homme d’affaires influent et ancien prétendant à la présidence de la RDC, il avait déjà attiré l’attention des médias pour son ambition politique et son train de vie luxueux. En 2018, un reportage réalisé par Le Parisien mettait en lumière son ascension et ses projets pour son pays.

Cette affaire relance les débats sur les obligations des personnalités publiques, notamment à l’étranger, et sur leur gestion des engagements financiers. Pour Francis Mvemba, ce nouvel épisode judiciaire pourrait ternir davantage son image, déjà sujette à diverses polémiques.

Affaire Prodac : Mamina Daffé et Ibrahima Cissé placés sous mandat de dépôt pour détournement de fonds

Dans le cadre de l’enquête sur le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), deux figures clés viennent d’être mises en cause. Mamina Daffé, ancien coordinateur du Prodac, et Ibrahima Cissé, gérant de la société Tida, ont été placés sous mandat de dépôt ce lundi par le juge du pool financier. Ils sont accusés de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, des infractions portant sur un montant de 682 millions de FCFA.

L’enquête, qui fait suite à une série de contrôles et d’audits au sein du Prodac, a relevé de graves irrégularités dans la gestion des fonds publics, avec des soupçons de transactions suspectes impliquant les deux responsables. Les investigations, menées en collaboration avec des experts financiers, ont mis en lumière des mouvements de fonds et des transferts atypiques, lesquels auraient directement conduit au placement en détention des deux prévenus.

Leur face-à-face avec le juge du pool financier, tenu ce lundi, s’est soldé par leur placement en détention provisoire à la prison de Rebeuss. Cette mesure vient en réponse aux inquiétudes du parquet concernant un risque potentiel de fuite ou d’entrave à l’enquête.

Les implications de cette affaire continuent de secouer l’opinion publique et la classe politique, d’autant plus que le Prodac a été présenté comme une initiative phare en matière de développement agricole et de lutte contre le chômage rural. La question des responsabilités, notamment celle des superviseurs et autres collaborateurs du programme, reste en suspens, alors que d’autres auditions pourraient avoir lieu dans les jours à venir.

Ameth Ndoye en détention : le chroniqueur de la Sen TV sous mandat de dépôt

Le chroniqueur Ameth Ndoye, visage bien connu de la Sen TV, a été placé sous mandat de dépôt par le Procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Dakar. Cette décision marque sa première nuit en détention, une nouvelle qui a été confirmée par des sources proches de Seneweb.

Le chroniqueur fait face à plusieurs chefs d’accusation. Déféré par la brigade territoriale de Sébikotane pour défaut de permis de conduire, Ameth Ndoye est également accusé de faux et usage de faux. Hier, alors qu’il avait été présenté devant le procureur, il a fait l’objet d’un retour de parquet, reportant ainsi la prise de décision jusqu’à ce jour.

Son cas sera finalement jugé en flagrant délit le lundi 4 novembre prochain. D’ici là, il demeure en détention, sous la supervision des autorités judiciaires sénégalaises.

Face à ces accusations, Ameth Ndoye peut compter sur un soutien juridique de taille. Un pool d’avocats, composé de Me El Hadji Diouf, Me Aboubacry Barro et Me El Hadji Amadou Sall, assurera sa défense. Cette équipe, composée de figures juridiques bien connues du public sénégalais, devrait plaider pour les droits du chroniqueur et tenter de contrer les accusations portées contre lui.

L’affaire Ameth Ndoye attire l’attention, d’autant plus que le chroniqueur est une personnalité médiatique visible. Reste à voir si le procès de novembre apportera plus de clarté sur les circonstances de l’arrestation et sur les charges auxquelles il doit répondre. Les partisans du chroniqueur espèrent que son équipe d’avocats saura le défendre efficacement dans cette situation complexe.

Affaire Khadim Bâ : Le directeur général de Locafrique placé sous mandat de dépôt pour infractions douanières

Khadim Bâ, directeur général de Locafrique, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi, selon des informations relayées par Dakaractu. Cette décision a été prise par le Pool Judiciaire Financier après plusieurs retours de parquet, dans un contexte où des négociations avaient été annoncées entre l’homme d’affaires et les autorités douanières sénégalaises.

Accusé d’infractions douanières portant sur plusieurs milliards de francs CFA, Khadim Bâ fait face à une situation délicate, qui a suscité l’attention du public sénégalais. Le dirigeant de Locafrique, une société spécialisée dans le financement de projets d’infrastructures et d’énergie, est poursuivi pour des irrégularités présumées concernant des transactions avec la douane sénégalaise.

L’arrestation de Khadim Bâ intervient au même moment que celle d’Ibrahima Mar Fall, directeur de Coris Bank International Sénégal, également présenté devant le procureur du Pool Judiciaire Financier. Ce dernier est, selon les premières informations, lié à la même affaire d’infractions douanières, bien que les charges exactes retenues contre lui ne soient pas encore rendues publiques.

Les détails précis des infractions reprochées à Khadim Bâ demeurent pour l’instant non divulgués, mais il est clair que les enjeux financiers sont considérables, avec des montants en jeu s’élevant à plusieurs milliards de francs CFA. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre certains acteurs économiques et les institutions de l’État, en particulier dans le domaine des régulations douanières et financières.

Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par Locafrique ou par Khadim Bâ lui-même concernant ces poursuites. Il reste à voir si les négociations, qui auraient été initiées entre l’homme d’affaires et la douane sénégalaise, pourront aboutir à une résolution amiable, ou si le processus judiciaire se poursuivra avec un procès qui s’annonce complexe et potentiellement long.

Cette situation soulève également des questions plus larges sur la régulation des secteurs bancaires et financiers au Sénégal, et pourrait avoir des répercussions sur la réputation et l’activité de Locafrique, une entreprise jusqu’ici perçue comme un acteur clé dans le financement des grands projets au Sénégal.

Khadim Bâ, figure influente dans le milieu des affaires, devra désormais faire face aux autorités judiciaires pour répondre aux accusations qui pèsent sur lui.

Sénégal : Lat Diop et d’anciens responsables sous enquête pour détournement de fonds publics

L’ancien ministre des Sports et directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Lat Diop, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 26 septembre 2024. Il fait face à des accusations de détournement de deniers publics, d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux. Son dossier est l’un des cinq que le parquet financier a transmis à la Division des investigations criminelles (Dic) pour enquête. Parmi ces dossiers, celui d’Abdoulaye Sylla, impliqué dans un présumé trafic d’or, a déjà progressé, bien que Sylla ait été libéré sous convocation après une audition.

Trois autres enquêtes devraient suivre, portant sur la gestion de deux anciens ministres et d’un ancien directeur général sous le régime de Macky Sall. Il s’agit de Mame Mbaye Niang, ancien ministre de la Jeunesse et du Tourisme, Moussa Bocar Thiam, ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique, et Pape Ibrahima Faye, ex-directeur général du Fonds d’entretien routier autonome (Fera).

D’après des rapports des corps de contrôle de l’État, des manquements graves ont été relevés dans la gestion de fonds publics s’élevant à plusieurs milliards de francs CFA. Selon le journal L’Observateur, ces anciens responsables seront bientôt convoqués par la Dic.

Mame Mbaye Niang sera interrogé sur sa gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), un projet qu’il supervisait en tant que ministre de la Jeunesse au moment des faits présumés. Moussa Bocar Thiam devra quant à lui s’expliquer sur l’utilisation des recettes générées par les opérateurs de téléphonie mobile et le Fonds d’aide à la presse. Enfin, Pape Ibrahima Faye sera entendu concernant les dépenses engagées dans les infrastructures routières sous la tutelle du Fera.

Ces investigations s’inscrivent dans une série d’actions de lutte contre la mauvaise gestion des fonds publics au Sénégal, renforçant les dispositifs de transparence sous la surveillance accrue des autorités financières du pays.

Lat Diop envoyé en prison : l’ancien directeur général de la Lonase sous mandat de dépôt

Ce jeudi matin, Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), a été déféré devant la justice par la Division des investigations criminelles (DIC). Selon des informations recueillies par Seneweb auprès de sources autorisées, Lat Diop a été inculpé pour plusieurs chefs d’accusation graves, notamment détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et extorsion de fonds. À l’issue de cette procédure, il a été placé sous mandat de dépôt, et son dossier a été transféré à la chambre d’instruction.

L’affaire autour de Lat Diop, qui était autrefois une figure influente à la tête de la Lonase, a pris un tournant majeur avec cette inculpation. Le détournement de fonds publics et le blanchiment de capitaux sont des accusations qui suscitent une attention particulière, car elles touchent à la gestion des deniers publics et à la confiance des citoyens dans leurs institutions. Ces faits présumés, s’ils sont avérés, pourraient avoir des répercussions significatives sur la perception de l’administration publique.

Lat Diop a passé sa première nuit en prison, marquant un point crucial dans une enquête qui, jusqu’à présent, n’avait pas encore révélé toute son ampleur au grand public. Les autorités judiciaires sont désormais chargées d’instruire le dossier, tandis que l’opinion publique sénégalaise attend avec impatience de connaître les détails de cette affaire complexe.

Avec la mise en détention de Lat Diop, une nouvelle phase s’ouvre dans cette affaire. La chambre d’instruction, en charge du dossier, devra analyser les preuves et les témoignages afin de déterminer la culpabilité ou l’innocence de l’ancien directeur général de la Lonase. Ce processus pourrait durer plusieurs mois, compte tenu de la complexité des faits reprochés, notamment les questions liées à l’extorsion de fonds et aux opérations financières suspectes.

L’incarcération de Lat Diop intervient dans un climat politique déjà tendu au Sénégal. Bien que l’affaire soit avant tout judiciaire, elle risque de susciter des remous au sein de la sphère politique, notamment en raison des liens que Lat Diop a entretenus avec plusieurs personnalités influentes. D’autre part, la Lonase, une institution publique clé dans le financement de divers projets sociaux et économiques, pourrait également être touchée par cette affaire. La gestion de ses fonds et son image risquent d’être entachées si les accusations sont confirmées.

L’arrestation de Lat Diop marque une étape importante dans ce dossier, mais elle n’est qu’une partie de l’enquête en cours. Les prochaines semaines seront cruciales pour faire la lumière sur les faits reprochés, tandis que la défense de l’accusé devra se préparer à répondre à des accusations lourdes. Quelles que soient les conclusions de la justice, cette affaire illustre une fois de plus l’importance de la transparence et de la bonne gouvernance au sein des institutions publiques sénégalaises.

Tribunal : Mandat de dépôt requis contre Jérôme Bandiaky

Jérôme Bandiaky, déjà sous le coup d’une enquête approfondie, a fait l’objet d’un deuxième tour de parquet ce mardi, selon des informations obtenues par Seneweb. Son inculpation est prévue pour demain mercredi, alors que le procureur de la République a requis un mandat de dépôt à son encontre dans le réquisitoire introductif.

L’affaire Bandiaky, marquée par des accusations graves, a été transférée au doyen des juges Abdoul Aziz Diallo. Après son déferrement par la Division des investigations criminelles (DIC), Jérôme Bandiaky fait face à des charges lourdes d’escroquerie, détention illégale d’arme à feu, ainsi qu’usurpation de fonction.

Ce dossier attire l’attention du public en raison de la nature des infractions présumées et de l’implication des autorités judiciaires dans sa gestion. La prochaine étape sera marquée par son passage devant le doyen des juges, où il pourrait être officiellement inculpé et placé sous mandat de dépôt, conformément à la demande du parquet.

Le suivi de cette affaire sera déterminant pour connaître la suite judiciaire réservée à Jérôme Bandiaky, tandis que les investigations se poursuivent pour faire la lumière sur l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Naufrage à Mbour : Le Capitaine de la Pirogue et son Fournisseur d’Essence Placés sous Mandat de Dépôt

L’affaire du naufrage tragique survenu au large de Mbour connaît un nouveau tournant judiciaire. Cheikh Sall, frère aîné de l’actuel maire de Mbour, ainsi que son complice, M. Thiaw, fournisseur de carburant, ont été déférés au parquet et placés sous mandat de dépôt. Ils sont désormais inculpés pour plusieurs chefs d’accusation graves, après que le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Petite-Côte a décidé de criminaliser le dossier.

Les deux hommes sont poursuivis pour trafic de migrantsescroqueriemise en danger de la vie d’autrui en mer et homicide involontaire. Les charges qui pèsent contre eux sont lourdes, notamment en raison des circonstances tragiques entourant ce naufrage, qui a coûté la vie à plusieurs passagers.

Cheikh Sall, accusé d’avoir organisé le voyage clandestin, fait également face à des poursuites pour blanchiment de capitaux. Quant à son fournisseur de carburant, M. Thiaw, il est poursuivi pour complicité, notamment pour avoir fourni les ressources nécessaires à cette entreprise périlleuse.

Le procureur a pris la décision de durcir le traitement du dossier en ouvrant une information judiciaire, signe que les autorités comptent sévir contre ces pratiques dangereuses et illégales. Le trafic de migrants, notamment par voie maritime, est un fléau en constante augmentation dans la région de Mbour, un point d’embarquement privilégié pour de nombreux candidats à l’émigration irrégulière.

Ce naufrage, qui a suscité une vive émotion au sein de la population locale, met une nouvelle fois en lumière les dangers de ces voyages clandestins souvent organisés dans des conditions précaires, au péril de la vie des passagers.

La justice devra désormais faire la lumière sur les responsabilités de chacun dans ce drame.

Bah Diakhaté et l’Imam Cheikh Tidiane Ndao placés sous mandat de dépôt : Jugement prévu le 27 Mai

L’activiste républicain Bah Diakhaté et l’imam Cheikh Tidiane Ndao ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar. Cette décision marque une étape cruciale dans les procédures judiciaires en cours contre eux. Selon les avocats des deux hommes, ils passeront leur première nuit en prison avant leur procès imminent.

Les deux hommes ont été arrêtés par la Division des Investigations Criminelles (DIC) pour des accusations graves. Ils sont inculpés pour diffusion de fausses nouvelles, conformément à l’article 255 du Code pénal, ainsi que pour offense contre une personne exerçant tout ou une partie des prérogatives du président de la République, en vertu de l’article 254 alinéa 2 du Code pénal.

La mise en détention des deux hommes a été ordonnée en attendant leur procès, qui se tiendra en flagrant délit le lundi 27 mai prochain. Cette procédure accélérée vise à traiter rapidement les infractions jugées manifestes et à apporter une réponse judiciaire rapide.

Les arrestations de Bah Diakhaté et de l’imam Cheikh Tidiane Ndao s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques et sociales. Les accusations de diffusion de fausses nouvelles et d’offense à l’égard du président de la République sont particulièrement sensibles, car elles touchent à des questions de liberté d’expression et de respect des institutions.

Ce cas soulève des questions importantes sur les limites de la liberté d’expression et la protection des institutions politiques au Sénégal. Les procédures en cours et le jugement à venir seront scrutés de près, tant par les défenseurs des droits de l’homme que par les observateurs politiques. Les décisions rendues pourraient avoir des répercussions significatives sur le climat politique et la perception de la justice au Sénégal.

Le jugement prévu le 27 mai sera un moment clé pour Bah Diakhaté et l’imam Cheikh Tidiane Ndao, ainsi que pour le système judiciaire sénégalais. L’issue de ce procès en flagrant délit pourrait influencer de manière significative le débat sur la liberté d’expression et la gouvernance dans le pays. Les regards seront tournés vers le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, où se jouera une partie importante de cette affaire médiatisée.

Décès de Baidy Amar : Ses amis placés sous mandat de dépôt

Suite au décès tragique de Baïdy Amar, ses amis ont été placés sous mandat de dépôt par le juge du 9e cabinet d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Dakar. Tous sont inculpés pour usage de drogue, facilitation à l’usage et homicide involontaire, conformément au réquisitoire du procureur de la République.

Parmi les personnes mises en cause figurent la petite amie de Baïdy Amar, M. D., de nationalité algérienne, ainsi que son camarade Z. F. et sa copine J. M., ainsi que le chauffeur A. S. Une information judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.

Désormais placés sous mandat de dépôt, ces individus devront attendre que la justice se prononce sur leur sort. En attendant, ils sont appelés à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires dans le cadre de l’enquête en cours.

Affaire Ngagne Demba Touré : Me Khoureychi Bâ dénonce le mandat de dépôt de son client

Le placement sous mandat de dépôt du coordonnateur de la Jeunesse patriotique du Sénégal (Jps),  Ngagne Demba Touré n’a pas plu à ses avocats. Après la décision du juge d’envoyer une des figures de l’ex-Pastef en prison, son avocat Me Khoureychi Bâ indique que la décision de « placer Ngagne Demba Touré en détention n’est pas lisible et est incompréhensible ».  Pour l’avocat, emprisonner un cadre de la justice dans un contexte de grève des syndicats des travailleurs de la justice relève « d’un errement ».
D’ailleurs, cette décision ne fera que « bonifier » le jeune acteur de la justice Ngagne Demba Touré « au contact des réalités de la vie en prison », a dit M. Ba.


Le greffier et coordonnateur de la Jeunesse Patriotique de l’ex Pastef placé sous mandat de dépôt ce jeudi 22 février  est  poursuivi pour activités subversives, manipulation, diffusion de fausses nouvelles calomnie et dénigrement des institutions de la République et des autorités les incarnant. 

Quitter la version mobile