Rentrée scolaire 2025/2026 : reprise fixée au 6 octobre pour les enseignants et au 8 octobre pour les élèves

Le gouvernement a officiellement arrêté les dates de la rentrée scolaire pour l’année académique 2025/2026. Selon un décret signé conjointement par le président de la République et son Premier ministre, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la reprise des cours est fixée au lundi 6 octobre 2025 à 8 heures pour les enseignants et le personnel administratif.

Les élèves, quant à eux, bénéficieront de deux jours supplémentaires avant de reprendre le chemin des classes. Leur rentrée est prévue pour le mercredi 8 octobre 2025 à 8 heures. Ce décalage permet aux équipes pédagogiques de disposer du temps nécessaire pour préparer les établissements et organiser les conditions d’accueil.

Le décret précise également que la fixation du calendrier des examens scolaires relève de la compétence du ministre de l’Éducation nationale, qui devra aussi définir les modalités pratiques de l’année académique. En ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle, la répartition des congés et vacances sera arrêtée par décision ministérielle spécifique.

Plusieurs départements ministériels sont associés à l’exécution de ce texte, notamment ceux des Forces armées, de la Formation professionnelle, des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en plus du ministère de l’Éducation nationale. Cette transversalité traduit la volonté des autorités de mieux coordonner les actions pour une rentrée apaisée et une année scolaire sans perturbations.

Avec ce calendrier désormais fixé, l’ensemble de la communauté éducative se prépare à entamer une nouvelle année, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de qualité d’enseignement et de stabilité du système scolaire.

54ᵉ session de l’UPCI : Malick Ndiaye appelle l’OCI à s’opposer à la judaïsation d’Al Qods et à soutenir fermement la Palestine

La capitale sénégalaise a accueilli, ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025, la 54ᵉ session du comité exécutif de l’Union parlementaire de la Conférence islamique (UPCI). Les travaux, qui réunissent parlementaires et diplomates venus de plusieurs pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont été largement dominés par la question palestinienne.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations pour « rejeter sans équivoque la tentative de judaïsation de la ville sainte d’Al Qods », qu’il a qualifiée de « patrimoine sacré des trois religions révélées ».

Le président du Parlement sénégalais a exhorté les États membres à dénoncer « avec la plus grande fermeté le génocide en cours » et à soutenir « la solution des deux États », présentée comme la seule issue crédible pour un règlement pacifique et durable du conflit israélo-palestinien. En rappelant l’incendie criminel de la mosquée El Aqsa en 1969, événement fondateur de l’OCI, il a insisté sur la dimension historique de ce combat. « La Palestine n’est pas seulement une cause, elle est notre cause commune », a-t-il martelé devant ses homologues.

Malick Ndiaye a par ailleurs invité les pays membres de l’OCI à porter « haut et fort la voix du peuple palestinien dans toutes les enceintes diplomatiques », soulignant que défendre la Palestine équivaut à « défendre la justice, protéger notre identité commune et préserver la dignité de la communauté musulmane ».

Au-delà de la question palestinienne, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de bâtir une Oumma forte, respectée et influente grâce à « des décisions courageuses et une solidarité agissante ». Il a mis en avant l’urgence de renforcer la lutte contre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes souvent persécutées et de garantir les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants.

Il a également rappelé le rôle actif et constant du Sénégal au sein de l’OCI et sur la scène internationale. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien aux Nations unies, le Sénégal, a-t-il rappelé, « n’a cessé de défendre le droit à l’autodétermination, à la dignité et à la justice ».

Forum africain des systèmes alimentaires : le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et inclusive

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio accueille depuis ce lundi l’édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et de l’ancien Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, actuel président de l’AFSF. Les travaux, qui réunissent décideurs, experts et acteurs du secteur agricole, se poursuivront jusqu’à vendredi autour du thème central : l’innovation et la transformation des systèmes agroalimentaires.

Dans son allocution d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture pour le continent africain, tout en soulignant ses fragilités persistantes. « En ce moment même, des millions de femmes et d’hommes sont dans les champs, à la faveur de la saison des pluies. La plupart travaillent la terre à la force des bras ou avec des outils rudimentaires, et n’ont que quelques mois pluvieux pour espérer nourrir leur famille », a-t-il déclaré, insistant sur la dépendance du secteur agricole aux aléas climatiques.

Le chef de l’État a évoqué les conséquences directes du changement climatique, qui accentuent l’irrégularité des pluies et limitent fortement les capacités de production. À cela s’ajoutent les pertes post-récoltes, parfois estimées à près de 30 % des denrées produites, un facteur qui contribue à la persistance de la faim et de la malnutrition sur le continent.

Pour étayer ses propos, le président a rappelé les chiffres alarmants publiés par la FAO en 2024 : plus de 700 millions de personnes ont souffert de la faim dans le monde l’année dernière, dont une part importante en Afrique. Une situation qui éloigne davantage le continent de l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD), qui vise l’éradication de la faim d’ici à 2030. Si la tendance actuelle persiste, a-t-il averti, plus d’un demi-milliard d’êtres humains seront en situation de sous-alimentation chronique à cette échéance, et la moitié d’entre eux se trouvera en Afrique.

Face à ce constat, Bassirou Diomaye Faye estime que l’Afrique se trouve à un tournant décisif. Pour lui, la transformation des systèmes alimentaires est désormais une urgence de première nécessité, qui exige non seulement des politiques adaptées mais aussi une mobilisation accrue des acteurs sociaux et économiques.

Le président sénégalais a particulièrement insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette transformation. « Nous devons mettre les jeunes au cœur de nos politiques de développement », a-t-il plaidé, avant de préconiser leur responsabilisation et leur implication directe dans la formulation des politiques agricoles. Pour atteindre cet objectif, il appelle à développer une offre de formation adaptée aux besoins d’une agriculture moderne, intensive et durable, capable de concilier productivité et respect de l’environnement.

Cette édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires se veut un espace de réflexion mais aussi d’action, où les innovations technologiques et les modèles inclusifs devront être partagés pour répondre à un défi commun : assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté agricole de l’Afrique.

Polémique autour du règlement intérieur : Amadou Ba recadre l’expert Alioune Souaré

Le débat autour de la promulgation du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale continue d’alimenter la presse et la classe politique. Dans son édition du jour, le quotidien Les Échos a mis en avant l’analyse de l’expert en droit parlementaire, Alioune Souaré, qui estime que le Conseil constitutionnel a censuré la disposition relative à l’audition des magistrats par les commissions d’enquête. Une lecture vivement contestée par le député de Pastef, Amadou Ba, qui a tenu à clarifier les termes juridiques.

« Une réserve d’interprétation n’est pas juridiquement une censure », a martelé le parlementaire dans sa réplique. Selon lui, la nuance est fondamentale : « La disposition incriminée reste bel et bien dans le texte promulgué, mais elle prend le sens indiqué par le Conseil constitutionnel. Or, celui-ci n’a jamais interdit l’audition des magistrats par les commissions d’enquête de l’Assemblée nationale. »

Pour Amadou Ba, la décision des Sages a simplement précisé les conditions dans lesquelles cette audition est possible, à savoir sans dépendre d’une autorisation préalable du ministre de la Justice. En d’autres termes, le Conseil n’a pas supprimé la mesure, mais en a encadré l’application.

Le député a également dénoncé la manière dont l’affaire a été relayée par Les Échos. Il estime que le quotidien aurait dû vérifier ses informations auprès des services de l’Assemblée nationale, plutôt que de s’appuyer sur une analyse qu’il juge « totalement erronée ». « L’expert Alioune Souaré confond censure et réserve d’interprétation », a-t-il insisté.

Amadou Ba rappelle par ailleurs que les décisions du Conseil constitutionnel, qu’elles plaisent ou non, s’imposent à l’ensemble des pouvoirs publics. Il souligne que dans le cas présent, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a respecté scrupuleusement l’avis du Conseil en promulguant le règlement intérieur tel qu’interprété par les Sages.

Cette mise au point vient ainsi contrer la lecture faite par Alioune Souaré, qui soutenait que la disposition relative à l’audition obligatoire des magistrats avait été annulée par le Conseil, mais réintroduite par le chef de l’État lors de la promulgation. Une interprétation jugée infondée par Amadou Ba, qui conclut que l’expert « n’a pas bien lu la décision » rendue par le Conseil constitutionnel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°548 – 01/09/2025

🔴 LANCEMENT DE DAKAR MÉTROPOLE INTERNATIONALE 2050 PAR SONKO / APPROPRIATION D’UN CHANTIER DE MACKY SALL : LE PSE RÉADAPTÉ AU GRAND THÉÂTRE
🔴 GAMOU 2025 : BALLET DES OFFICIELS

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / BLESSURE D’ÉDOUARD MENDY : GROSSE FRAYEUR DANS LA « TANIÈRE »
🔴 PHASES NATIONALES 2025 : DOUBLE TITRE POUR WALLY DAAN

Seydi Gassama : « Le régime Sonko-Diomaye ne fait pas mieux que les précédents en matière d’environnement »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé sa déception face à la politique environnementale du gouvernement actuel. Dans un message publié sur X, il estime que l’équipe dirigée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye reproduit les mêmes erreurs que les précédents régimes dans la gestion du droit à un environnement sain.

« En matière de protection du droit à un environnement sain, le régime ne fait pas mieux que les précédents », a-t-il dénoncé. Pour le défenseur des droits humains, l’implantation de cimenteries, de carrières polluantes et de décharges d’ordures à ciel ouvert près des agglomérations illustre ce manque de considération pour les populations.

Seydi Gassama accuse également les autorités de valider des études d’impact environnemental biaisées, financées par les promoteurs eux-mêmes. Il évoque des méthodes marquées par « les menaces, la répression, la division, l’exclusion et le forcing » pour faire passer des projets contestés.

Ces critiques viennent rappeler que la gouvernance écologique demeure un défi majeur au Sénégal. Alors que les attentes citoyennes sont fortes, la société civile réclame une véritable rupture en faveur d’une politique plus respectueuse de l’environnement et des communautés.

Santé fragile de Farba Ngom : ses avocats dégainent la contre-attaque judiciaire

Après plusieurs mois de bras de fer mêlant procédures judiciaires et expertise médicale, la défense de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba, a décidé de changer de cap. Selon des informations rapportées par L’Observateur, ses avocats ont introduit une nouvelle requête demandant la main levée du mandat de dépôt ainsi qu’une mise en liberté provisoire pour leur client. Cette démarche, appuyée par un rapport médical jugé accablant, est présentée comme une riposte juridique ferme face à la position jugée inflexible du parquet financier.

Le document sur lequel s’appuie la défense est une contre-expertise médico-légale réalisée par trois spécialistes de renom : le cardiologue Ousmane Dièye, le professeur Papa Saliou Mbaye et le professeur Serigne Maguèye Gueye. Le rapport, qualifié d’alarmant, décrit un état de santé critique, évoquant une cardiopathie débutante, un diabète ancien, une obésité et un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sévère. Selon les experts, l’ensemble de ces pathologies expose l’homme politique à un risque réel de mort subite nocturne. Pour ses avocats, ces conclusions dépassent la simple analyse médicale et deviennent un véritable bouclier juridique, rendant injustifiable le maintien en détention de leur client.

Cette contre-offensive judiciaire intervient dans un contexte marqué par un précédent rejet. Le parquet financier avait en effet balayé une première demande de liberté provisoire, remettant en cause la crédibilité du rapport du professeur Alassane Mbaye, désigné par l’Ordre des Médecins. Soupçonnant un document complaisant, le ministère public avait alors exigé qu’une contre-expertise soit confiée à un collège médical indépendant. Mais loin d’infirmer les conclusions initiales, ce second rapport les a non seulement confirmées mais encore renforcées, donnant ainsi un poids supplémentaire aux arguments de la défense.

Les conseils de Farba Ngom s’appuient désormais sur cette double validation scientifique pour exiger que le juge ordonne la main levée du mandat de dépôt. Et si cette requête venait à être rejetée, ils invoquent les dispositions du Code de procédure pénale qui permettent d’obtenir au moins une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Dans leur stratégie, le médical devient un levier juridique, et leurs propos traduisent une détermination sans faille : « Ce rapport clôt définitivement le débat », assurent-ils, estimant que l’autorité judiciaire n’a plus aucune base légale pour maintenir leur client derrière les barreaux.

Écroué hier par le doyen des juges : Hamidou Djiba, figure controversée du MFDC, replonge dans les ténèbres de la prison

Le feuilleton de la crise casamançaise vient de s’enrichir d’un nouvel épisode. Hamidou Djiba, 61 ans, connu pour s’être autoproclamé porte-parole de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) de Mangoukoro, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt vendredi dernier par le doyen des juges. Arrêté à Ziguinchor le 20 août 2025, il a passé sa première nuit derrière les barreaux, accusé de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’association de malfaiteurs criminelle.

Cette arrestation n’est pas le fruit du hasard. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’opération a été soigneusement planifiée et menée conjointement par les Sections de recherches (SR) de Dakar et de Ziguinchor. Pendant plusieurs jours, les enquêteurs ont surveillé les moindres faits et gestes du suspect avant de l’intercepter, le 20 août aux alentours de 18 heures, à Bouloum, près de Boutoute, alors qu’il circulait à moto. Après son arrestation, il a été transféré sous bonne escorte à Dakar, où il a été pris en charge dès le lendemain matin par les services de la SR de la capitale pour les besoins de l’enquête. Dans le même temps, une perquisition effectuée à son domicile de Djibock, dans la périphérie de Ziguinchor, a permis de saisir plusieurs tee-shirts floqués de symboles jugés liés au mouvement indépendantiste, considérés comme pièces à conviction.

Les autorités judiciaires expliquent que cette opération a été déclenchée à la suite de propos incendiaires tenus par Hamidou Djiba lors d’une cérémonie de commémoration dédiée à l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, figure emblématique du MFDC. Ses déclarations, filmées et largement diffusées, ont été interprétées comme une menace directe contre la stabilité nationale, poussant le parquet à demander l’ouverture d’une information judiciaire.

Ce n’est pas la première fois que le nom d’Hamidou Djiba apparaît dans les chroniques judiciaires. Déjà en 1995, il avait été arrêté lors d’une vaste opération militaire avant d’être détenu pendant quatre ans à la prison de Rebeuss. Sa libération, intervenue dans le cadre des négociations de paix entre l’État du Sénégal et le MFDC, lui avait alors permis de retrouver une liberté surveillée. Mais trois décennies plus tard, le sexagénaire se retrouve de nouveau face aux mêmes accusations, confirmant ainsi son statut de figure controversée et persistante d’un conflit qui continue de hanter la Casamance.

Aujourd’hui, son incarcération marque une nouvelle étape dans ce long bras de fer entre l’État et les franges les plus radicales du MFDC. Elle rappelle aussi que, malgré les multiples tentatives de médiation et les accords de paix successifs, la question casamançaise reste une plaie ouverte dans l’histoire politique et sécuritaire du Sénégal.

Gamou 2025 : Le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye en visite auprès des foyers religieux de Thiénaba, Thiès et Dakar

À quelques jours de la célébration du Gamou, marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL), le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a entamé une tournée de courtoisie ce samedi 30 août auprès de plusieurs foyers religieux situés à Thiénaba, Thiès et Dakar. Une démarche qui s’inscrit dans la tradition républicaine de dialogue et de proximité avec les guides spirituels du pays.

Première étape de cette tournée : Thiénaba, haut lieu de l’islam au Sénégal. El Malick Ndiaye y a été reçu par le khalife, Baye Serigne Assane Seck, à qui il a rendu hommage pour le rôle historique et spirituel joué par cette cité dans l’enracinement et la diffusion de la religion musulmane. Dans son allocution, il a souligné que les familles religieuses constituent des piliers de stabilité, de paix et de cohésion nationale, rappelant ainsi leur place centrale dans la vie sociale et spirituelle du pays.

À Thiès, le président de l’Assemblée nationale a ensuite rendu visite au khalife Serigne Mounirou Ndiéguéne. L’occasion pour lui de magnifier l’héritage spirituel et intellectuel de la famille de Mame El Hadj Ndiéguéne, dont il a salué l’apport à l’éducation islamique et à la préservation des valeurs fondamentales de foi, de discipline et de solidarité qui forgent la société sénégalaise.

La tournée s’est achevée à Dakar, où El Malick Ndiaye a été reçu par le khalife de la famille omarienne, Serigne Thierno Madani Tall. Dans son intervention, il a exprimé toute son estime pour l’œuvre de la famille omarienne dans la diffusion du savoir religieux et la défense des valeurs islamiques, tout en sollicitant des prières pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Dans chacune de ces étapes, le président de l’Assemblée nationale a demandé des prières pour le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que pour le Premier ministre, Ousmane Sonko, afin que Dieu les accompagne dans leur mission de service à la Nation. Les khalifes, en retour, ont formulé des prières pour la réussite de ses actions, mais aussi pour les autorités et l’ensemble du peuple sénégalais, dans un esprit de bénédiction et de solidarité nationale.

Ousmane Sonko en visite à Médina Baye : « D’ici trois ans, nous allons redresser le Sénégal »

Le Premier ministre Ousmane Sonko, à la tête d’une forte délégation gouvernementale, s’est rendu ce samedi 30 août 2025 à Médina Baye, dans la ville de Kaolack. Cette visite de courtoisie auprès du Khalife général de la Fayda Tidjanya, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Maouloud, célébration annuelle marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL).

Accueilli dans une atmosphère empreinte de ferveur religieuse, le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour dresser un état des lieux de la situation nationale et exposer les grandes lignes de son plan de redressement. Face au Khalife, Ousmane Sonko a rappelé les difficultés héritées de ses prédécesseurs, dénonçant une gouvernance marquée par l’opacité et la mauvaise gestion. « Le pays dispose d’énormes potentialités, mais il a longtemps été retardé par une mauvaise gouvernance et un manque de transparence. Nous avons hérité d’une situation catastrophique, marquée par une dette colossale. Les Sénégalais nous ont élus pour y remédier, et nous sommes résolument engagés dans ce défi national. D’ici trois ans, nous allons redresser le Sénégal », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également insisté sur le caractère collectif de l’effort à fournir pour sortir le pays de ses difficultés. Selon lui, le développement ne peut être atteint qu’au prix de sacrifices. « Aucun pays ne s’est développé sans sacrifice. En Chine, avec la révolution culturelle, des millions de personnes ont perdu la vie. Nous n’en arriverons pas là, mais nous sommes la génération qui va consentir des efforts pour que nos enfants vivent dans un Sénégal développé », a-t-il poursuivi.

Dans cette perspective, Ousmane Sonko a annoncé que son plan de redressement, déjà présenté aux instances gouvernementales, sera bientôt partagé avec l’ensemble des guides religieux, traduit en wolof et en arabe pour une meilleure appropriation par tous.

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye annonce la création d’un budget dédié au culte dès 2026

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de sa visite de courtoisie à Tivaouane, ce samedi 30 août, dans le cadre de la célébration du Maouloud (Gamou), pour annoncer une mesure majeure en faveur des confréries religieuses et de la vie spirituelle nationale. Dès 2026, un budget spécifique sera consacré au culte au Sénégal.

C’est à l’auditorium Serigne Babacar Sy, où se tenait le lancement du symposium sur le Gamou organisé par la cellule Zawiya Tidiane, que le chef de l’État a révélé cette initiative. « Nous sommes en train de travailler sur sa mise en place et son administration », a-t-il déclaré, soulignant que ce budget sera reconduit chaque année et renforcé progressivement afin de mieux soutenir les familles religieuses dans l’organisation des grands événements spirituels, à l’image du Maouloud.

En mettant l’accent sur l’importance du rôle des confréries dans la société sénégalaise, le président Faye a tenu à magnifier leur contribution au vivre-ensemble. « Les confréries religieuses au Sénégal sont des références, sources de paix et de développement », a-t-il affirmé, mettant en avant la place centrale qu’elles occupent dans l’équilibre social et spirituel du pays.

Le chef de l’État n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à El Hadj Malick Sy, fondateur du Gamou de Tivaouane en 1902. Évoquant son œuvre et son héritage, Bassirou Diomaye Faye a salué « l’attitude exemplaire » de ses descendants, qu’il considère comme les « dépositaires et continuateurs du legs de l’auteur de Mimiya », un ouvrage de référence retraçant la vie et les enseignements du prophète Mouhammad.

Par cette annonce, le président inscrit son action dans une volonté de renforcer le dialogue entre l’État et les foyers religieux, tout en institutionnalisant un appui qui jusque-là se faisait de manière ponctuelle. Le budget du culte, qui devrait être dévoilé dans les prochains mois, s’annonce ainsi comme une innovation majeure dans la gouvernance sénégalaise en matière de politique religieuse.

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye reçu par le Khalife des Tidianes avant le Gamou

À quelques jours du Mawlid Al-Naby, prévu le 4 septembre, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de courtoisie auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, à Tivaouane.

Le guide religieux a exprimé toute sa satisfaction à l’endroit du chef de l’État. « Cette visite me va droit au cœur. Je prie pour que vous et votre équipe réussissiez à la tête du pays », a déclaré le Khalife, avant de mettre l’accent sur l’importance de la paix, citant le slogan du gouvernement « jub, jubbeul, jubbanti ». « La paix est facile à invoquer mais difficile à obtenir, car il faut la construire et qu’il y ait justice », a-t-il rappelé.

En réponse, le président Bassirou Diomaye Faye a assuré que l’État prendra toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement du Gamou. « Des directives ont déjà été données afin d’assurer l’accompagnement, et les comptes rendus que j’ai reçus montrent que les préparatifs avancent bien. Concernant l’assainissement, le ministre Cheikh Tidiane Dieye a entrepris d’importants travaux pour faire face aux inondations », a-t-il affirmé, tout en sollicitant la bénédiction et les prières du Khalife pour la stabilité du pays.

Dans son discours, Serigne Babacar Sy Mansour a par ailleurs insisté sur la valeur fondamentale de la droiture (jub), qu’il a qualifiée de « socle de toute chose ». Il a exhorté les Sénégalais à s’approprier cette philosophie afin de promouvoir justice et paix, appelant également à « privilégier le respect et la vérité » face aux tensions et polémiques qui traversent le pays. Concernant les inondations, il a souligné qu’il s’agit d’un « phénomène naturel » sur lequel seul Dieu détient la solution ultime, tout en invitant les autorités à renforcer leur action pour protéger les populations.

Ousmane Sonko en visite de courtoisie à Kaolack en prélude au Gamou

À l’approche de la célébration du Gamou, prévue le 4 septembre prochain, le Premier ministre Ousmane Sonko a effectué ce samedi une visite de courtoisie auprès de plusieurs foyers religieux de Kaolack.

Cette tournée s’inscrit dans le prolongement de l’annonce faite par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de sa rencontre à Tivaouane avec le khalife général des Tidianes. Le chef de l’État avait exprimé sa volonté de se rendre auprès des grandes familles religieuses du pays à l’occasion du Gamou, mais, pour des raisons d’agenda, il avait précisé que le Premier ministre et d’autres autorités d’État effectueraient certaines visites en son nom. Ainsi, pendant que Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, était à Thiès et à Thiénaba, Ousmane Sonko a été mandaté pour Kaolack.

À Médina Baye, le chef du gouvernement a été reçu par Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, khalife général de la Fayda tidianiyya. Accompagné de membres du gouvernement, dont le secrétaire d’État au Logement, Momath Talla Ndao, ainsi que des autorités administratives locales, Ousmane Sonko a salué l’érudition et l’ouverture de l’autorité religieuse sur les grands défis du continent, en particulier la souveraineté et le panafricanisme. Il a également sollicité des prières pour la paix, l’unité et la prospérité du Sénégal.

Poursuivant son séjour à Kaolack, le Premier ministre s’est ensuite rendu à Léona Niassane. Il y a été accueilli par le khalife Cheikh Ahmed Tidiane Niass et plusieurs membres de la famille de l’illustre El Hadji Abdoulaye Niass, père de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass et de Mame Khalifa Niass. Cette étape a constitué un moment de communion spirituelle, marqué par des échanges fraternels et des prières pour le pays.

Pourquoi le Sénégal a besoin de la France. (Par Badou Ndao Le Médiateur)

L’avion présidentiel risque la saisie

La visite en France du Président Diomaye et celle prochaine de son premier ministre a de forts relents d’objectivité et de réalisme politique et économique. L’Etat du Sénégal surtout dans le secteur énergétique traîne une ardoise de 700 milliards dus principalement à des entreprises françaises telles Total, Vivo. Dans d’autres secteurs, l’Etat doit payer 150 milliards à Eiffage. Et que le risque est grand que la banque d’investissement de Paris d’activer la garantie d’Air Sénégal pour immobiliser ses appareils en plus de l’avion présidentiel qui a été acquis dans ce même montage, il y’a une certaine urgence.

Du besoin de l’appui budgétaire.

En temps normal de relations normales, l’Etat sollicitait la France pour alléger ce service de la dette en demandant un appui budgétaire où la France supporte une partie des décaissements permettant au Sénégal de respirer et d’être en règle avec ses créanciers. C’est cette diplomatie économique et financière essentielle qui a été mise à mal par des déclarations outrancières et va—t- en guerre d’une opposition qui a beaucoup surfé sur la vague anti – France en vogue dans la sous – région pour se rallier les idées panafricanistes.

Aujourd’hui au pouvoir, cette opposition se rend compte qu’au-delà des apparences, les pays ont des amis. Et cela a été clarifié par les voyages du Président et de son premier ministre en Chine et en Turquie, pays qui ne décaissent pas un franc pour des appuis budgétaires ou autres, étant plutôt dans les IDE. Il ne reste donc que la France, l’alliée traditionnelle plus proche des réalités sénégalaises que tout autre pays dans le monde et à laquelle nous lie un passé certes peu glorieux mais un pays avec qui nous partageons énormément de choses sentimentalement et intellectuellement, ce qui n’est pas la moindre des choses. La France est un pays ami et frère comme la Grande Bretagne l’est avec les Etats – Unis. Les nouvelles autorités rattrapées par la réalité économique ont vite compris qu’il vaut mieux garder son ancienne amie que de s’en chercher d’autres qui ont les leurs. La Chine investit aux USA qui est son ami de toujours. La Turquie parle avec l’Allemagne où vive la plus grande colonie de sa diaspora.

Les États ont des amis.

C’est une bonne chose que de se réconcilier avec la France qui a perdu énormément au Sénégal où le BTP est aux mains des Turcs et des Chinois. Les produits français sont rares à voir dans nos boutiques remplacés par le déferlement des marchandises chinoises. CFAO est pour les Japonais. Air France n’appartient plus à la France. Les ressources minières sont majoritairement entre d’autres mains. Les banques et les assurances sont aux mains des Marocains. Bref, si ce n’étaient les relations sentimentales, la France n’est plus au Sénégal qu’à travers d’anciennes entreprises où les Sénégalais détiennent des intérêts. C’est bien donc de raison garder. On se demande où est la France qui doit dégager ?

Khadim Bâ et les autres.

Mais, il y a un hic dans ces nouvelles approches de reconquête de la France, c’est que tout doit se faire selon l’existant et avec les hommes d’affaires qui ont pris la place de la France dans beaucoup de secteurs dont celui des énergies. Se retrouver avec la France ne doit se faire contre les entreprises Sénégalaises et les capitaines d’industrie qui ont creusé leurs trous et font valoir l’expertise nationale.

Dans le secteur pétrolier où la société africaine de raffinage peine à importer faute de trésorerie propre ; où Senelec commence à subir des contres- coups de l’incapacité de la SAR à la fournir et où l’Etat n’a pas les moyens de s’investir, les hommes d’affaires rompus à la tâche qui ont des solutions sénégalaises sont en prison victimes de batailles politiciennes dont on les aurait épargnés.

Cas de Khadim Bâ et Samuel Sarr qui sont les solutions des problèmes de l’Etat dans ce secteur. Disons que les solutions de ce secteur hyper sensible qui fournit l’électricité dont les Sénégalais sont maintenant habitués et ne toléreront aucun délestage qui les retournerait en arrière sont entre les barreaux ou muni de bracelet électronique sous de fallacieuses accusations.

Le Président Diomaye et son Premier ministre doivent savoir que quelque soient leurs résultats à l’étranger, ce seront sous forme de projets et qu’ils ont moins de cinq ans alors que l’expertise locale a mis en place un existant opérationnel depuis des années dont ils doivent tenir compte.
Autant les autorités de l’Etat du Sénégal pensent à se réconcilier avec la France, autant elles devraient la faire avec les hommes d’affaires Sénégalais.

Ndao Badou « Le Médiateur »

Sénégal : Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale promulgué et publié au Journal officiel

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement des prérogatives de son Parlement. Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale a été officiellement promulgué et publié au Journal officiel, marquant une évolution importante dans le fonctionnement de l’institution législative.

Parmi les innovations majeures introduites par ce texte, figure l’obligation pour toute personne convoquée dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire de répondre à l’appel des députés. Désormais, nul ne pourra refuser de se présenter ni de décliner de répondre aux questions posées par les élus. Cette disposition vient corriger une lacune qui, jusque-là, limitait la portée des enquêtes parlementaires et réduisait leur efficacité, certaines personnalités convoquées ayant pu, par le passé, se soustraire à cette obligation.

Selon l’exposé des motifs, ce nouveau règlement intérieur s’inscrit dans la volonté d’outiller davantage les députés afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs missions. Il vise à renforcer le rôle du Parlement en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise.

Cette réforme est également perçue comme un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité. Elle place les députés au cœur de la vie démocratique, en leur donnant les moyens de vérifier plus efficacement la gestion des affaires publiques et de rendre des comptes aux citoyens. Elle traduit ainsi une volonté d’améliorer l’équilibre des pouvoirs et d’asseoir davantage l’autorité de l’Assemblée nationale dans le paysage institutionnel du pays.

En adoptant et en promulguant ce nouveau règlement, l’Assemblée nationale du Sénégal entend consolider son rôle de vigie démocratique et affirmer sa place dans l’architecture républicaine. Les prochaines commissions d’enquête parlementaire permettront de mesurer concrètement la portée de ce changement et de juger de sa capacité à instaurer une culture plus affirmée de responsabilité politique et institutionnelle.

JAMMI Sénégal dénonce les “dérives” du président de l’Assemblée nationale et appelle au respect de la Constitution

Le Mouvement JAMMI Sénégal a haussé le ton ce vendredi 29 août 2025 à Paris en exprimant sa « profonde inquiétude » face aux récentes prises de position d’El Hadji Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué signé par son président, Ibrahima Diop, le mouvement accuse le responsable parlementaire d’adopter une attitude jugée contraire aux fondements de la République, notamment par des déclarations qui remettent en cause l’équilibre institutionnel.

En s’appuyant sur la doctrine classique de la séparation des pouvoirs, JAMMI Sénégal rappelle le célèbre avertissement de Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Le communiqué insiste sur le fait que la Constitution sénégalaise, à travers ses articles 88 et suivants, établit clairement une distinction entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, tout en garantissant l’indépendance des magistrats.

Or, selon le mouvement, le président de l’Assemblée nationale s’est engagé dans une série de prises de position jugées préoccupantes. Il lui est reproché de s’immiscer dans les prérogatives de l’Exécutif et d’adresser des menaces directes au pouvoir judiciaire. Une attitude qui, selon JAMMI Sénégal, constitue « une violation flagrante du principe sacré de séparation des pouvoirs » et expose le pays à un déséquilibre institutionnel dangereux.

Dans son communiqué, le mouvement met l’accent sur les responsabilités républicaines qui incombent au chef du Parlement. Il rappelle que le Législatif n’a pas vocation à interférer dans la conduite de l’Exécutif, que le pouvoir judiciaire doit rester indépendant et respecté dans son intégrité, et que le président de l’Assemblée nationale a l’obligation morale et politique de se conformer à la retenue républicaine afin de préserver la dignité du Parlement.

JAMMI Sénégal se montre ferme : « La République ne saurait tolérer aucune dérive autoritaire, aucune confusion des pouvoirs, ni aucune tentative de pression sur la justice. » Le mouvement appelle ainsi solennellement El Hadji Malick Ndiaye « à se ressaisir, à rester dans le périmètre de ses compétences et à cesser immédiatement ses attaques contre les magistrats ainsi que son ingérence dans l’action gouvernementale ».

En conclusion, le mouvement rappelle que la solidité de la démocratie sénégalaise repose sur trois piliers indissociables : un Parlement responsable, une justice indépendante et un Exécutif respecté dans ses prérogatives. Selon JAMMI Sénégal, seul le respect scrupuleux de cet équilibre permettra au pays de continuer à incarner « une République forte, juste et crédible ».

Gamou 2025 : les plus hautes autorités attendues auprès des familles religieuses ce samedi

À l’approche du Gamou, célébration marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL), l’État du Sénégal prépare sa participation à travers une forte mobilisation de ses plus hautes autorités. Ce samedi 30 août 2025, plusieurs personnalités institutionnelles seront présentes dans différentes cités religieuses du pays, témoignant de l’importance de cette fête dans la vie nationale et du lien fort entre la République et les foyers spirituels.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est attendu à Tivaouane, épicentre du Gamou, où il se recueillera auprès de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy. Cette visite présidentielle constitue un moment symbolique fort, confirmant la centralité de Tivaouane dans la célébration du Maouloud et le respect des traditions établies entre les autorités étatiques et les guides religieux.

Parallèlement, le Premier ministre, Ousmane Sonko, se rendra à Kaolack pour rencontrer les familles religieuses de Médina Baye et de Léona Niassène. Ces visites de courtoisie traduisent la reconnaissance de l’État envers l’influence spirituelle et sociale des foyers niassènes, qui accueillent chaque année des milliers de fidèles venus du Sénégal et de la sous-région pour célébrer le Gamou.

Le Président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, poursuivra cette dynamique de proximité en se rendant à Thiénaba, foyer spirituel fondé par Cheikh Ahmadou Ndack Seck, ainsi qu’auprès de la famille Ndiéguène de Thiès, autre grande référence religieuse du pays.

À travers ces déplacements coordonnés, l’État manifeste son ancrage dans une tradition républicaine où le respect, le dialogue et la solidarité entre les institutions et les familles religieuses demeurent essentiels. Le Gamou, au-delà de sa portée spirituelle, reste ainsi un rendez-vous national majeur, qui unit les Sénégalais autour de valeurs communes de foi, de paix et de cohésion sociale.

Professeur Demba Diedhiou : une trajectoire au carrefour de la médecine, de la recherche et de l’engagement citoyen

Spécialiste en médecine interne, en médecine du travail, en endocrinologie et diabétologie, le professeur Demba Diedhiou incarne une figure majeure du monde médical et universitaire sénégalais. Le 14 avril 2025, il a été nommé directeur du Centre Hospitalier Abass Ndao, une institution qu’il connaît parfaitement puisqu’il y exerce depuis près de deux décennies.

Ancien interne des hôpitaux, le Pr Diedhiou a soutenu son doctorat en médecine en 2007, avant d’obtenir un diplôme d’études spécialisées en médecine interne en 2009. Soucieux de renforcer ses compétences, il s’est orienté vers l’endocrinologie et les maladies métaboliques avec un D.E.S en 2018, auquel il a ajouté un diplôme universitaire en santé publique et promotion de la santé dès 2011. Son parcours académique est couronné par un brillant succès au concours d’agrégation du CAMES en médecine moderne en 2020, où il sort major de sa promotion, avant d’être promu professeur titulaire des universités en 2024.

Depuis 2009, il a gravi tous les échelons au sein du Centre Hospitalier Abass Ndao, passant de Chef de clinique à Professeur titulaire, en occupant entre-temps les fonctions de Maître-Assistant, Maître de Conférences agrégé et responsable du Service de Médecine du Travail depuis 2018. Il s’est également distingué par son engagement institutionnel en tant que Vice-Président de la Commission Médicale d’Établissement.

Parallèlement, son implication dans la formation des générations futures de médecins s’est étendue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ainsi qu’à plusieurs universités régionales, notamment Saint-Louis, Bambey, Thiès et Ziguinchor. Ses enseignements couvrent des disciplines fondamentales telles que l’endocrinologie, la diabétologie, la sémiologie médicale et la médecine interne.

Chercheur prolifique, le Pr Diedhiou est l’auteur de plus de cinquante publications scientifiques, diffusées aussi bien dans des revues nationales qu’internationales. Ses travaux portent sur des thématiques diverses : diabète sucré, maladies de la thyroïde, ostéoporose, tuberculose extrapulmonaire, pathologies hypophysaires, mais aussi les impacts de la Covid-19. Il s’est imposé comme une référence dans la réflexion sur les pathologies chroniques en Afrique subsaharienne, en contribuant à l’élaboration de guides nationaux et de protocoles standardisés pour une meilleure prise en charge des malades.

Son expertise ne se limite pas au terrain académique. Durant la pandémie de Covid-19, il a joué un rôle déterminant dans l’organisation et l’optimisation des réponses hospitalières, confirmant sa capacité à allier rigueur scientifique et sens pratique.

Acteur incontournable de la coopération scientifique, le professeur Diedhiou est membre de plusieurs sociétés savantes, dont la Société Sénégalaise de Médecine Interne, la Société Francophone Africaine de Diabétologie et Endocrinologie, ou encore le Réseau Métabolisme Diabète et Nutrition, dont il est Vice-Président. Il en est aujourd’hui le président en exercice, renforçant ainsi son influence dans l’espace francophone africain.

Son engagement citoyen se manifeste aussi à travers son implication associative. Il milite activement au sein de l’Association Sénégalaise d’Aide aux Diabétiques, du Lions Club Dakar Flamboyant, et dans divers projets communautaires visant à améliorer la santé et le bien-être des populations.

En alliant compétence clinique, excellence académique et leadership institutionnel, le professeur Demba Diedhiou s’impose comme un acteur central du développement du système de santé sénégalais. Son parcours est le reflet d’un engagement constant au service de la médecine, de la recherche et de la société.

Le collectif des ex-détenus politiques recadre Pa Ousmane Seck et appelle à l’unité dans le combat pour la justice

Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes des événements de 2021-2024 a tenu à clarifier sa position après l’incident survenu lors d’une conférence de presse ce vendredi, interrompue par Pa Ousmane Seck. Dans un communiqué exploité par Ledakarois, l’organisation a exprimé sa « désolidarisation catégorique » de ce comportement, qualifié d’inopportun et jugé contraire à l’esprit de responsabilité qui doit guider leur lutte.

Le Collectif rappelle que son engagement repose sur des principes clairs : la dignité, la justice et la vérité. Selon lui, les attitudes impulsives et les actions individuelles qui s’écartent de cette ligne risquent non seulement de ternir l’image du mouvement, mais aussi de détourner l’opinion publique de l’essentiel, à savoir la reconnaissance et la réparation des victimes de la répression.

L’incident, qualifié de « regrettable à plus d’un titre », ne reflète en rien les valeurs portées par le Collectif. Celui-ci insiste sur la nécessité de maintenir une discipline exemplaire, d’éviter toute division et de préserver la cohésion interne, indispensable pour mener à bien ce combat engagé depuis plusieurs années.

Dans son message, l’organisation exhorte ses membres et sympathisants à garder leur sang-froid, à privilégier la sérénité et à rester unis autour de stratégies concertées. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette attitude, et réaffirmons notre engagement à poursuivre ce combat avec intelligence et sens des responsabilités, jusqu’à ce que justice soit rendue », a précisé le communiqué.

Le Collectif met par ailleurs en garde contre toute tentative de manipulation ou d’instrumentalisation politique qui fragiliserait son action. Il souligne que la force du mouvement réside dans son unité et sa détermination à défendre les droits des victimes dans le respect des principes démocratiques.

En se démarquant de Pa Ousmane Seck, le Collectif réaffirme son ambition de rester concentré sur l’essentiel : obtenir justice, vérité et réparation pour toutes les victimes des répressions de 2021 à 2024.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°547 – 29/08/2025

🔴 FLOU FINANCIER AU MINISTÈRE DE LA FAMILLE : 160 MILLIONS F CFA ÉVAPORÉS
🔴 « L’AVENIR DU SÉNÉGAL ENTRE LE FMI ET LA FRANCE : OÙ EST LA RUPTURE PROMISE ? » : DELPHINE DIATTA S’INTTERROGE !

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / PUBLICATION DE LA LISTE DES « LIONS » : SADIO MANÉ DE RETOUR !
🔴 ZIGUINCHOR / JOJ DAKAR 2026 : L’ONCAV ET LE COJOJ MAIN DANS LA MAIN

Élection d’Abass Fall à la tête de Dakar : l’APR dénonce un « hold-up » et appelle à la mobilisation

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni ce jeudi 28 août 2025 pour examiner l’actualité politique nationale et dresser un bilan de la situation. Dans un communiqué transmis à la presse, le SEN a tenu à clarifier des informations circulant dans certains médias, démentant formellement toute rencontre entre le président Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye. Selon le parti, le chef de l’État se trouve actuellement à Paris pour un agenda international fixé depuis le début de l’année, et les « allégations mensongères » visant à présenter le contraire relèvent de « manipulations grotesques ».

Sur le plan politique interne, l’APR critique vivement l’élection d’Abass Fall au poste de maire de Dakar, dénonçant ce qu’il qualifie de « hold-up » orchestré par l’Exécutif avec la complicité de certains membres de l’administration territoriale. Selon le SEN, un candidat considéré comme ultra minoritaire a été porté à la tête de la capitale grâce à des « manipulations des textes, achat de consciences et conspiration politicienne », au détriment de la volonté des Dakarois. Malgré cette situation, le parti a félicité ses conseillers pour leur fidélité et le respect de la parole donnée.

Le SEN a également abordé la question du scandale de l’ASER, exprimant son soutien à l’action du député Thierno Alassane Sall et exigeant l’ouverture d’une information judiciaire par le Pôle Judiciaire Financier. L’APR dénonce la passivité du gouvernement face à ce qu’il qualifie de « gabegie de 37 milliards de francs CFA impliquant des dignitaires du régime », tout en critiquant l’incohérence du Parquet, jugé plus actif contre les responsables de l’APR que dans les enquêtes sur la corruption supposée.

En matière économique, le SEN a commenté la mission du Fonds monétaire international à Dakar, saluant la fin de l’usage du terme « dette cachée » et réclamant la publication du rapport du cabinet Forvis Mazars commandité par le gouvernement. L’APR accuse le régime de vouloir dissimuler des données sur les finances publiques et critique la gestion des chiffres du dernier rapport trimestriel, qu’il estime en violation du Code de Transparence et de la LOLF.

Le SEN a également mis en avant la question des libertés publiques, dénonçant les intimidations à l’encontre de journalistes et d’activistes, en particulier la convocation du chroniqueur Mamadou Sy Tounkara. Le parti a demandé la libération des détenus d’opinion Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Jérôme Bandiaky et de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, ainsi que celle des otages politiques Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Maodo Malick Mbaye. Le SEN réclame également la fin des poursuites contre les anciens ministres Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop Dieng.

Dakar : lancement de l’Observatoire national des médias pour renforcer l’intégrité de l’information

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, en partenariat avec la GIZ, l’agence allemande de coopération internationale pour le développement durable, a procédé ce jeudi 28 août 2025 à Dakar au lancement de l’Observatoire national des médias sur l’intégrité de l’information. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du Sénégal de renforcer la régulation et l’accompagnement du secteur médiatique, ainsi que la lutte contre la désinformation.

Mamadou Moustapha Diouf, représentant de la Direction de la communication du ministère, a expliqué que l’Observatoire a été mis en place à la veille du déplacement d’une délégation sénégalaise à Praia, au Cap-Vert, où elle participera à la conférence régionale de l’UNESCO sur l’intégrité de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Il a souligné que l’État du Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, entend prendre une part active dans l’accompagnement et la régulation des médias, secteur qui nécessite selon lui un soutien accru.

Pour Mamadou Moustapha Diouf, la régulation ne se limite pas à un cadre juridique, elle inclut également l’accompagnement et le soutien aux médias, souvent confrontés à des difficultés financières et organisationnelles. Il a insisté sur l’importance du fact-checking, particulièrement dans un contexte où les manipulations de l’information se multiplient avec les outils technologiques et l’intelligence artificielle. Selon lui, l’émergence de vidéos ou de contenus trompeurs qui attribuent de fausses déclarations à des personnalités publiques rend impérative la mise en place de dispositifs de contrôle de l’information pour protéger le public.

Le représentant du ministère a également détaillé les modalités d’accompagnement des médias. L’aide, structurée par le Fonds d’appui au développement de la presse (FADP), vise à soutenir des projets médiatiques structurants avec un suivi-évaluation rigoureux, et à éviter les subventions arbitraires ou détournées. Il a également présenté l’incubateur pour jeunes journalistes, conçu pour offrir un environnement sécurisé et propice au développement professionnel, afin que les journalistes puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions.

Du côté de la GIZ, Katharina Lobeck, directrice du projet « Renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest », a précisé que la conférence de Praia, prévue du 3 au 5 septembre, portera sur quatre axes principaux et donnera lieu à l’adoption de trois documents politiques. Ces axes incluent l’accès à l’information, la gouvernance des plateformes, l’éducation aux médias et la synergie entre différentes structures régionales et internationales œuvrant pour la fiabilité de l’information.

Le lancement de cet Observatoire national des médias constitue donc un pas important vers une information plus transparente et fiable au Sénégal, tout en préparant le pays à s’inscrire activement dans les échanges régionaux sur l’intégrité de l’information et la lutte contre la désinformation.

Macky Sall à Paris : l’APR dément toute rencontre avec Bassirou Diomaye Faye

Alors que plusieurs médias ont évoqué une possible rencontre entre l’ancien président sénégalais Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye à Paris, l’Alliance pour la République (APR) a tenu à apporter un démenti catégorique. Dans un communiqué publié le 28 août et relayé par la rédaction de Dakaractu, le parti au pouvoir précise que ces informations sont entièrement infondées.

Selon l’APR, Macky Sall se trouve à Paris dans le cadre d’un agenda international fixé « depuis le début de l’année », et n’a eu aucun contact officiel ou informel avec le chef de l’État sénégalais en exercice. Le communiqué souligne que les rumeurs de rencontre sont « des manipulations grotesques » et des « allégations mensongères » dont le but apparent est de semer la confusion et de tromper l’opinion publique.

L’APR insiste sur le fait que la communication autour des déplacements internationaux de Macky Sall suit des protocoles stricts, avec des agendas officiels et préalablement connus, et qu’aucun événement diplomatique ou politique n’a été organisé avec Bassirou Diomaye Faye à Paris. Le parti rappelle ainsi sa vigilance face à la circulation de fausses informations, soulignant les risques que ces rumeurs représentent pour l’image de l’ancien président et pour la stabilité du débat public.

Cette mise au point intervient dans un contexte où la scène politique sénégalaise est particulièrement sensible aux spéculations médiatiques, et où la moindre interprétation d’un déplacement officiel peut donner lieu à des interprétations politiques. L’APR appelle donc les médias et le public à la prudence et à la vérification des faits avant toute diffusion d’informations concernant des personnalités politiques de premier plan.

France : le Président Diomaye Faye rencontre plusieurs acteurs économiques pour renforcer la coopération avec le Sénégal

En marge de sa participation à la « Rencontre des Entrepreneurs de France » (La REF), le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a mené une série de rencontres avec des dirigeants d’entreprises et des responsables institutionnels français, dans le cadre de sa mission visant à renforcer la coopération économique et industrielle entre les deux pays. Ces échanges s’inscrivent dans la dynamique de la Vision Sénégal 2050 et du Plan national de transformation, qui ambitionnent de faire du Sénégal un hub économique régional, attractif pour les investissements et créateur de valeur.

Lors de ces audiences, le chef de l’État a rencontré les dirigeants du groupe cimentier Vicat, actionnaire de SOCOCIM, pour discuter de la compétitivité du secteur et de la réduction du coût du ciment, un enjeu clé pour la réalisation des grands chantiers nationaux. Les discussions ont également porté sur les stratégies visant à renforcer la production locale et à favoriser l’accès des infrastructures aux citoyens.

Le Président Faye a ensuite échangé avec les responsables du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), afin d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement et de renforcer la coopération économique bilatérale. Ces échanges ont permis de souligner le rôle que peut jouer le secteur privé français dans le développement durable du Sénégal et dans la création d’emplois pour la jeunesse sénégalaise.

Dans le cadre de ses rencontres, le président s’est également entretenu avec les dirigeants de Matière Sénégal, société spécialisée dans la construction d’ouvrages d’art, afin de discuter de projets d’infrastructures stratégiques tels que les ponts, routes et équipements publics. Ces entretiens ont mis l’accent sur l’importance de conjuguer efficacité, durabilité et impacts sociaux dans le développement des infrastructures sénégalaises.

Le Président a poursuivi ses échanges avec le groupe Lagardère Travel Retail, gestionnaire des boutiques hors taxes de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Les discussions ont porté sur la qualité des services, la politique tarifaire et les perspectives d’expansion afin de renforcer l’attractivité de l’AIBD pour les voyageurs internationaux. Un autre moment fort de cette tournée a été la rencontre avec Eramet Sénégal, société minière, avec laquelle le président a évoqué les enjeux d’une exploitation durable, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.

Enfin, le président Diomaye Faye a reçu le groupe NGE, spécialisé dans le BTP, pour discuter du développement d’infrastructures stratégiques et de la création d’emplois locaux. Il a également échangé avec Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ainsi qu’avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, afin de renforcer le dialogue institutionnel et le partenariat franco-sénégalais dans les domaines économique et industriel.

Ces rencontres illustrent la volonté du Sénégal de renforcer ses liens avec la France dans une perspective de croissance partagée, en mobilisant à la fois les acteurs publics et privés pour soutenir le développement durable et stratégique du pays.

Assistance aux victimes de la période pré-électorale : conditions de recevabilité allégées pour accélérer les paiements

Le ministère de la Famille et des Solidarités a annoncé, dans un communiqué daté du 24 août 2025, la mise en place de nouvelles mesures pour accélérer l’assistance aux victimes de la période pré-électorale. L’objectif affiché est de clôturer le dossier d’ici fin septembre 2025, avec un appel pressant aux bénéficiaires qui n’ont pas encore déposé leurs dossiers à le faire avant le 30 août.

Le processus de paiement, déjà entamé, sera intensifié dans les prochains jours grâce à la levée des principales difficultés rencontrées, notamment la fourniture tardive des pièces administratives par les familles. Sur la base des recommandations du comité interministériel en charge du suivi, le ministre de la Famille, Maimouna Dièye, a décidé d’assouplir les conditions de recevabilité des dossiers, particulièrement pour les familles des victimes décédées.

Ces dernières bénéficient désormais d’une procédure simplifiée leur permettant de percevoir immédiatement une allocation de 10 millions de francs CFA, sous réserve de compléter leur dossier dès l’obtention du jugement d’hérédité, pièce essentielle sur le plan comptable. Pour ce premier versement, les familles devront fournir un récépissé de dépôt de demande de jugement d’hérédité, une copie de pièce nationale d’identité, le certificat de décès, le certificat de genre de mort, un procès-verbal signé par les ayants droit ainsi qu’une procuration désignant trois personnes responsables de la réception de l’allocation.

Lors d’une audience tenue le 21 août avec les représentants du collectif des familles des victimes décédées, Maimouna Dièye a présenté ces nouvelles orientations. Elle a souligné que cette démarche traduit la volonté ferme du gouvernement de respecter ses engagements et de traiter les familles « avec dignité et respect ». Elle a également annoncé la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique afin d’apporter un soutien adapté aux victimes et à leurs proches.

Le communiqué du ministère rappelle que, jusqu’ici, 1 931 ex-détenus ont bénéficié chacun d’une allocation de 500 000 francs CFA, pour un montant global de 1 125 850 000 francs CFA. Par ailleurs, 127 blessés ont bénéficié d’une prise en charge médicale et six familles de victimes ont déjà reçu 10 millions de francs CFA chacune.

Santé fragile de Farba Ngom : le Forum du justiciable alerte et demande une liberté provisoire sous bracelet électronique

Le Forum du Justiciable a lancé ce jeudi 28 août 2025 un appel pressant aux autorités judiciaires concernant la situation du député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. L’organisation citoyenne se dit « très préoccupée » par l’état de santé de l’édile, actuellement placé en détention, et alerte sur les risques graves auxquels il est exposé.

Dans un communiqué rendu public, le Forum rappelle que la contre-expertise médicale ordonnée par le Pôle judiciaire financier a confirmé les conclusions du premier rapport. Les spécialistes estiment que la condition physique de Farba Ngom est « incompatible avec la vie carcérale ». Son état présenterait un danger vital immédiat, avec un risque de « mort subite nocturne » si aucune mesure appropriée n’est prise.

S’appuyant sur ces éléments, le Forum du Justiciable plaide pour la mise en liberté provisoire du parlementaire, sous contrôle judiciaire, avec un bracelet électronique afin de concilier la poursuite de la procédure et la préservation de sa vie. « La vie humaine est sacrée », rappelle le Bureau exécutif de l’organisation, qui insiste sur le caractère humanitaire et non partisan de sa démarche.

Pour le Forum, il est impératif que la justice agisse rapidement afin d’éviter que l’« irréparable » ne survienne. L’organisation citoyenne en appelle à la responsabilité des autorités judiciaires et politiques, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’une nécessité dictée par des considérations médicales et humanitaires.

Ce nouvel épisode relance le débat autour de la prise en charge des détenus souffrant de pathologies graves et pose la question de l’adaptation des mesures judiciaires aux réalités médicales. Pour Farba Ngom, la balle est désormais dans le camp de la justice, sommée d’arbitrer entre rigueur procédurale et impératif de préservation de la vie.

Quelle pertinence de maintenir des hommes d’affaires en prison

En dépit de plusieurs demandes de liberté provisoire de Tahirou Sarr, en l’occurrence, et celles d’annulation de la procédure ainsi que de mainlevée du mandat de dépôt introduites par les avocats de Khadim Ba refusée par le juge financier malgré un rapport d’expertise qui lui est favorable, leur arrestation et détention prolongée comme celles d’autres hommes d’affaires sénégalais sous la troisième alternance survenue le 24 mars 2024 à la faveur de la présidentielle la même année posent sur la table la pertinence ou non d’une question touchant à la fois au droit, à l’économie, à la morale et à la politique.

Il est évident que la pertinence de garder des dirigeants d’entreprise en prison indique pour le pouvoir en place sa détermination à préserver l’égalité devant la loi. La prison rappelant justement aux justiciables, quels que soient leur rang et grade, que la justice est la même pour tous, riches ou pauvres, et que la libération d’un homme d’affaires « trop facilement », ou perçu comme tel, envoie un signal défavorable aux électeurs et populations du fait qu’ils peuvent croire qu’avec de l’argent « on peut tout acheter ».

On comprend dès lors pourquoi le dirigeant d’entreprise « doit répondre » de ses supposés crimes : fraude, corruption, abus de biens sociaux, délits financiers, etc. Encore faudrait-il préciser qu’il appartient au procès d’en juger définitivement par une condamnation ou non, sans compter les recours.

Voilà pourquoi, la sanction et la dissuasion restent une constante déterminante pour le pouvoir, l’incarcération du ou des hommes d’affaires servant en effet d’exemple pour dissuader d’autres élites économiques de transgresser la loi.

Les prochaines semaines nous en diront davantage sur les nouvelles affaires dont parlent déjà les médias du reste moribonds.

La crédibilité de l’État et de la justice épiée, d’une part, par les partisans du pouvoir et les populations, et d’autre part, la corruption jugée par le pouvoir actuel « très forte » sous le précédent régime ne peuvent que déboucher sur le « combat contre fraude et corruption » avec pour mot d’ordre le maintien des patrons d’entreprises incriminés et en prison. Le renforcement de la confiance des électeurs et populations, par conséquent du peuple envers l’État étant à ce prix, pourrait-on défendre.

S’y ajoute un autre aspect que l’État peut brandir : la préservation de l’ordre public. Les déclarations de certains cadres du parti au pouvoir, Pastef, laissant croire que la capacité de manipulation de la justice, la politique ou l’opinion est réelle du fait du « pouvoir d’influence énorme » des opérateurs économiques emprisonnés. Pour ces cadres politiques, il convient qu’ils restent incarcérés.

Cela dit, la pertinence à les garder en prison est à relativiser, ledit homme d’affaires n’étant pas un danger physique pour la société comme l’est un criminel violent. Dès lors, il convient d’apprécier le coût et l’inutilité sociale de l’incarcération ce d’autant que la détention coûte cher au contribuable.

Ces mêmes acteurs importants de l’économie, connus pour leur implication sociale ne peuvent-ils pas contribuer davantage à l’effort commun de redressement, ne serait-ce que par les amendes, la confiscation d’avoirs, les travaux d’intérêt public, etc. et mieux encore leurs apports personnels et déterminants au dit processus de plan de relance ?

L’impact économique étant à prendre en compte, ces décideurs économiques en détention sont justement à la tête d’entreprises, d’emplois et d’investissements. Leur maintien longtemps en prison ne peut que fragiliser des salariés, voire l’économie nationale.

Cela semble plus bénéfique à la société que leur incarcération qui ne fait pas du reste forcément d’eux des coupables. Encore une fois, seul le procès peut en décider. Mais, ne dit-on pas « qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès » ?.

S’il semble pertinent aux yeux de certains que le maintien de ces hommes d’affaires en prison traduise l’objectif de défendre l’égalité devant la loi, de sanctionner la faute et de montrer que la justice est impartiale, il n’est pas dit que la preuve est faite et que cet objectif protège l’économie, préserve les emplois et obtienne réparation financière pour la société.

C’est pourquoi, la peine de substitution économique semble plus pertinente que la prison surtout si l’on sait que la route vers le procès est longue et qu’il n’est pas dit que l’accusateur l’emporte à l’arrivée. Des exemples nous confortent.

Mikhael Khodorkovski, ex-magnat du pétrole russe, emprisonné de 2003 à 2013 a fait face à la primauté de l’État de droit en Russie qui l’accusait de fraude et d’évasion fiscale, montrant ainsi que même les plus riches n’étaient pas au-dessus des lois. Mais son emprisonnement a été non seulement perçu comme politique, mais encore occasionné la destruction de son empire qui a nui à des milliers d’employés.

Les raisons de le maintenir en prison n’ont pas eu l’effet escompté, au contraire.

Cela est valable pour Bernard Tapie en France, dans l’affaire de corruption Adidas. L’accusation soutenait que les délits financiers sont sanctionnés comme les délits de droit commun, renvoyant ainsi une symbolique forte contre les abus de pouvoir économique, mais Tapie a payé de lourdes amendes et l’impact économique de son incarcération n’était pas forcément proportionné au préjudice.

Il en est de même pour Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault-Nissan arrêté au Japon en 2018. La raison de le maintenir en prison prouvait que les crimes financiers, notamment la dissimulation de revenus et abus de biens sociaux sont réprimés, même pour des dirigeants mondiaux, sauf que son incarcération a déstabilisé Nissan et Renault, deux géants industriels.

Une sanction financière massive aurait pu préserver l’entreprise,

On peut citer encore Patrick Balkany en France arrêté pour fraude fiscale, corruption. Là aussi, on a voulu montrer que les plus riches ne sont pas intouchables et que la prison est le symbole fort contre la corruption politique. Par contre sa détention a coûté cher à l’État alors que Balkany aurait pu contribuer via un remboursement intégral, les amendes ou interdiction d’exercer.

Il en est de même pour Muammar Khadafi fils et de plusieurs autres oligarques africains dont l’emprisonnement et/ou le gel de leurs avoirs ont montré une volonté politique de lutter contre la corruption endémique, il aurait été encore plus pertinent de trouver un accord de restitution d’avoirs volés à l’Etat promu. C’est toujours plus bénéfique que la détention prolongée.

Il n’est pas toujours plus pertinent de prioriser le maintien en prison, les arguments pour des alternatives à la prison semblant plus pragmatiques et porteuses à notre sens.

Encore faut-il préciser que concernant Khadim Ba, le rapport d’expertise demandé par le pool des juges financiers lui est favorable en dépit des charges douanières. Et que par ailleurs, un ancien douanier s’est montré virulent sur une chaîne de télévision (TFM) contre ses anciens collègues sur ladite affaire, Une sortie restée à ce jour sans réponse.

Ajoutons qu’après l’audition au fond de leur client, les avocats de Khadim Ba ont introduit le 16 juin dernier une demande d’annulation, arguant des vices de procédure dans le déroulement de l’enquête douanière ayant conduit à son arrestation, mettant en avant les conclusions d’un rapport d’expertise commandité par le juge lui-même.

Concernant Tahirou Sarr, dont il se dit qu’il a « mis la main à la pâte pour soutenir des politiques publiques », il est connu de la haute sphère financière ses relations avec de grands cabinets internationaux ayant pignon sur rue dans les grandes places financières.

Charles FAYE

Santé de Farba Ngom : une contre-expertise alerte sur un risque de « mort subite nocturne »

La situation sanitaire de Mouhamadou Ngom, dit Farba, attire désormais l’attention au plus haut niveau. Une contre-expertise médico-légale, réalisée par trois praticiens de renom — Dr Ousmane Dièye, Pr Papa Saliou Mbaye et Pr Serigne Maguèye Gueye — met en lumière un tableau clinique préoccupant, jugé incompatible avec une incarcération.

Selon le rapport remis au Pôle judiciaire et financier du tribunal de grande instance hors classe de Dakar, l’élu souffre d’un syndrome d’apnée obstructive sévère du sommeil, jusqu’ici non diagnostiqué. Cette affection, combinée à une cardiopathie naissante, au diabète, à l’obésité et à des antécédents cardiovasculaires, place Farba Ngom dans une zone de risque critique.

Les experts décrivent un patient sujet à des palpitations, malaises, essoufflement, fatigue chronique et somnolence diurne. L’échoDoppler cardiaque a confirmé une dilatation modérée de l’oreillette gauche et de l’aorte thoracique ascendante, aggravant la gravité du cas.

La polygraphie ventilatoire du 31 juillet a confirmé l’apnée obstructive sévère du sommeil, nécessitant une assistance respiratoire par ventilation à pression positive continue. La spirométrie du 2 août, quant à elle, a révélé un trouble ventilatoire obstructif léger, compatible avec une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) débutante. Les antécédents tabagiques et l’excès pondéral du patient renforcent cette hypothèse.

Même si les analyses biologiques ne révèlent pas d’aggravation majeure par rapport aux bilans précédents, la combinaison de ces pathologies, notent les experts, expose Farba Ngom à des complications graves et évolutives, « dont une mort subite nocturne ».

Détenu depuis le 27 février dernier, Farba Ngom se trouve ainsi dans une situation jugée médicalement intenable. Ses avocats devraient, selon L’Observateur, introduire une nouvelle demande de liberté provisoire en s’appuyant sur ce rapport alarmant.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Ousmane Diagne clarifie : “849 personnes portent un bracelet électronique, les cas médiatisés restent minoritaires”

Devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a apporté des précisions sur l’utilisation du bracelet électronique au Sénégal. Selon lui, cette mesure alternative à l’incarcération ne concerne pas exclusivement des personnalités publiques impliquées dans des affaires judiciaires.

« Les bracelets électroniques ne concernent pas uniquement des personnalités connues. Si la presse met souvent en avant les cas médiatisés, ceux-ci restent minoritaires. Au 3 août dernier, 849 personnes étaient suivies par ce dispositif, dont la majorité sont des citoyens condamnés pour des délits mineurs », a-t-il déclaré.

Le ministre a rappelé que cette solution vise à désengorger les prisons tout en offrant une possibilité de réinsertion progressive pour les condamnés. Il a insisté sur le fait que ce mécanisme bénéficie à un large panel de justiciables, bien au-delà des responsables politiques ou anciens dignitaires.

Coopération, sécurité et mémoire : Diomaye Faye et Macron dessinent de nouveaux horizons 

En marge de sa participation à la Rencontre des Entrepreneurs de France, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu ce mardi matin à l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron, pour un petit-déjeuner de travail.

La rencontre, marquée par une atmosphère cordiale, a permis aux deux Chefs d’État de passer en revue l’état des relations bilatérales et d’examiner les perspectives de leur partenariat rénové. Les échanges ont particulièrement porté sur les axes prioritaires de coopération, parmi lesquels l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité. Ces thématiques seront approfondies lors du prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre.

Au-delà des questions économiques et sécuritaires, le volet mémoriel a également occupé une place centrale dans les discussions. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement de son homologue français concernant la reconnaissance des pages sombres de l’histoire coloniale, en particulier le massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye en 1944. Dans cette dynamique, il a officiellement invité Emmanuel Macron à prendre part à la deuxième édition de la commémoration de cet événement, prévue le 1er décembre 2025 à Dakar.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des deux dirigeants de donner un nouveau souffle à la coopération franco-sénégalaise, en l’adaptant aux enjeux contemporains et en l’ancrant dans une relation de confiance, de respect mutuel et de mémoire partagée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°545 – 27/08/2025

🔴 INONDATIONS, RECUL DE PRÈS DE 6% DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE INTERNE : LE PEUPLE SOUFFRE, LES POLITIQUES HORS-SOL
🔴 VISITE DU FMI AU SÉNÉGAL : LA CROISSANCE HORS HYDROCARBURES À 3,1%

🔴 CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ÉLIMINÉ PAR LE MAROC AUX TIRS AU BUT
🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : SÉNÉGAL VS SOUDAN REPORTÉ

Assemblée nationale : le projet de loi sur l’accès à l’information adopté à l’unanimité

L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la consolidation de la transparence et de la bonne gouvernance. Réunis ce mardi, les députés ont examiné et adopté à l’unanimité le projet de loi relatif à l’accès à l’information, présenté par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ousmane Diagne. Ce texte vient compléter un ensemble de réformes récentes visant à renforcer la probité et la rigueur dans la gestion des affaires publiques.

La séance a été précédée d’une réunion conjointe de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains et de la Commission de la Culture et de la Communication, présidée par Abdoulaye Tall. Le ministre de la Justice, accompagné de ses collaborateurs, a souligné d’emblée que ce projet de loi s’inscrit dans le prolongement des grands instruments internationaux et régionaux consacrant le droit à l’information, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ou encore le protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption. Selon lui, l’adoption d’une législation spécifique était devenue indispensable, le Sénégal ne disposant jusqu’ici que de dispositions éparses dans divers textes comme la loi sur les archives, celle sur la protection des données personnelles ou encore le Code de la presse.

Le projet de loi instaure un cadre clair définissant les modalités d’exercice de ce droit fondamental. Il prévoit la création d’une Commission nationale d’accès à l’information, chargée de veiller à la disponibilité, à la diffusion et à la protection des données publiques. Cette Commission aura également pour mission de sensibiliser les citoyens et de former les assujettis. Le texte introduit par ailleurs un régime de sanctions contre les organismes qui manqueraient à leurs obligations de transparence, tout en abrogeant certaines dispositions de la loi de 2006 sur les archives jugées désormais obsolètes.

Lors des débats, plusieurs députés ont salué une réforme jugée essentielle pour renforcer la démocratie et l’État de droit. Ils ont insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des citoyens aux informations publiques afin d’encourager un débat serein et constructif, mais aussi sur l’importance d’accompagner les collectivités locales et les administrations dans la mise en œuvre de ces nouvelles obligations. Certains ont exprimé des préoccupations relatives à la lutte contre la désinformation, aux délais de transmission des informations et à la protection du secret industriel et commercial.

En réponse, Ousmane Diagne a précisé que les assujettis disposeront désormais d’un délai maximum de cinq jours pour orienter un demandeur vers l’autorité compétente. Il a insisté sur la responsabilité de l’État dans la mise à disposition d’informations fiables et a rappelé que ce droit devait s’exercer dans le respect de l’ordre public. Il a également salué la proposition d’intégrer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) dans la future Commission, soulignant que cette suggestion pourrait être prise en compte lors de l’adoption des décrets d’application.

À l’issue des échanges, les amendements proposés par le gouvernement ont été adoptés, consolidant le texte. Le projet de loi, approuvé à l’unanimité, est désormais appelé à constituer un pilier de la transparence et de la reddition des comptes au Sénégal. Son application effective marquera, selon le ministre de la Justice, une avancée décisive contre la rétention d’information et en faveur de la participation citoyenne.

Matam : le fleuve Sénégal franchit le seuil d’alerte

Le fleuve Sénégal connaît une montée préoccupante de ses eaux. Ce mardi matin, la station hydrologique de Matam, dans le nord du pays, a enregistré un niveau de 8,1 mètres, dépassant ainsi la côte d’alerte fixée à 8 mètres. Ce franchissement marque une étape critique dans l’évolution de la crue et fait craindre des débordements plus importants dans les jours à venir.

Les premières conséquences se font déjà sentir. Dans la zone du Dandé Mayo, plusieurs habitations situées le long du fleuve sont directement menacées par les eaux. Les populations riveraines, en particulier les producteurs agricoles dont les champs jouxtent le cours d’eau, se retrouvent en situation de grande vulnérabilité. Les risques de pertes matérielles et de déplacements forcés sont réels si la tendance haussière se poursuit.

Face à la gravité de la situation, les autorités locales appellent à la vigilance. Moussa Mbodji, cadre de la direction régionale de Matam, a rappelé que les services compétents avaient déjà anticipé une telle évolution. « De toute façon, je pense qu’on a été averti à temps et que là, on avait vraiment des craintes. Ce qu’on va faire, c’est une bonne sensibilisation en tout cas des producteurs et de prendre les dispositions nécessaires », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance de la prévention et de l’accompagnement des populations.

Le gouvernement suit de près l’évolution de la crue. Le ministre de l’Intérieur, le Général Jean Baptiste Tine, est attendu ce mardi à Matam pour évaluer de visu la situation et coordonner les réponses urgentes. Sa visite devrait permettre de renforcer la coordination entre services techniques, autorités locales et comités de lutte contre les inondations.

Alors que la saison des pluies se poursuit et que de nouveaux épisodes pluvieux sont attendus, les habitants de la vallée du fleuve Sénégal redoutent une aggravation des inondations. L’attention reste focalisée sur Matam et ses environs, où chaque nouvelle variation du niveau d’eau peut avoir des conséquences immédiates sur les populations riveraines.

Justice : Ousmane Diagne annonce la création prochaine d’un Centre national du casier judiciaire

Le Sénégal s’engage résolument dans une nouvelle ère de modernisation de son système judiciaire. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a annoncé ce mardi la mise en place prochaine d’un Centre national du casier judiciaire, une structure centrale qui aura pour mission de dématérialiser et de centraliser toutes les demandes de casiers judiciaires, quel que soit le lieu de naissance des requérants.

Jusqu’ici, l’obtention d’un extrait de casier judiciaire relevait souvent d’un véritable parcours du combattant pour les citoyens nés loin de leur localité actuelle. Avec ce nouveau centre, l’objectif est clair : mettre fin aux lourdeurs administratives et aux déplacements contraignants. « La dématérialisation permettra à terme de délivrer ce document en un clic, au bénéfice du citoyen », a assuré le ministre, insistant sur le caractère inclusif et simplificateur de la réforme.

Cette innovation s’inscrit dans un projet de loi actuellement examiné à l’Assemblée nationale. Elle a été évoquée par Ousmane Diagne lors du vote, à l’unanimité, de la loi sur l’accès à l’information publique. Ce texte, considéré comme un jalon important dans la construction d’une gouvernance plus transparente, fait partie d’un paquet législatif comprenant quatre projets de loi. Parmi eux figurent la réforme de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) et le renforcement de l’obligation de déclaration de patrimoine pour les responsables publics.

Lors des débats parlementaires, plusieurs députés ont rappelé les difficultés persistantes auxquelles font face de nombreux citoyens, notamment dans les zones éloignées ou rurales, lorsqu’il s’agit d’obtenir leur casier judiciaire. La création de ce centre vient répondre directement à cette préoccupation récurrente, en offrant une solution digitale et uniformisée.

Au-delà du casier judiciaire, Ousmane Diagne a également révélé l’ambition du ministère de la Justice de mettre en place une bibliothèque numérique destinée à rassembler et à rendre accessible à tous les textes de loi ainsi que les décisions de justice. Une telle base documentaire contribuerait à démocratiser l’accès à l’information juridique et à renforcer l’État de droit.

Avec ces réformes, le gouvernement entend donner un signal fort en matière de transparence, de bonne gouvernance et de modernisation des services publics. Si elles aboutissent, les innovations annoncées devraient transformer durablement la relation entre l’administration judiciaire et les citoyens, en réduisant les lenteurs, en favorisant l’équité territoriale et en consolidant la confiance dans l’institution judiciaire.

Crue du fleuve Sénégal : vigilance orange à Matam et Toufoundé Civé

Les eaux du fleuve Sénégal continuent de monter et inquiètent les autorités. Ce mardi 26 août 2025, la vigilance orange a été déclenchée dans les zones de Matam et Toufoundé Civé, où les cotes hydrométriques franchissent désormais les seuils critiques. À Matam, la hauteur d’eau a atteint 8,01 mètres, dépassant le seuil d’alerte fixé à 8 mètres, avec une tendance toujours orientée à la hausse. La situation reste donc particulièrement préoccupante dans cette partie de la vallée.

À Bakel, les instruments de mesure indiquent une cote de 9,94 mètres, soit à seulement quelques centimètres du seuil critique de 10 mètres. La tendance est cette fois à la baisse, ce qui constitue un signe encourageant, mais qui n’écarte pas totalement le risque de débordement en cas de nouveaux épisodes pluvieux. Plus en amont, à Kayes, le niveau reste contenu à 6,04 mètres, bien en deçà du seuil d’alerte fixé à 8 mètres. Les autorités rappellent cependant que les précipitations annoncées dans les prochains jours pourraient changer rapidement la donne.

Face à cette situation, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) maintient son plan d’alerte actif. Celui-ci repose sur une cartographie précise des zones inondables, des seuils fixés pour chaque localité et un système d’alerte impliquant les autorités administratives, les comités locaux de lutte et les médias. L’objectif est d’assurer une diffusion rapide et efficace de l’information, afin que les populations puissent prendre les dispositions nécessaires avant toute crue brutale.

En amont du fleuve, le barrage de Manantali joue un rôle déterminant. En stockant une partie de l’eau et en écrêtant la crue du Bafing, il permet de limiter l’impact de la montée des eaux dans la vallée et le delta. « Nous appelons les populations de la vallée et du delta à rester vigilantes et à prendre toutes les dispositions nécessaires », ont insisté les autorités, soulignant que la prudence reste de mise malgré les mesures de régulation en place.

Pour l’instant, les zones de Bakel et Gouraye demeurent sous vigilance jaune. Mais l’évolution des précipitations et des débits en amont pourrait modifier la situation dans les jours à venir. Dans ce contexte incertain, les riverains sont invités à suivre de près les consignes de sécurité, tandis que les comités de veille locaux se préparent à intervenir en cas de montée soudaine des eaux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°544 – 26/08/2025

🔴 ÉLECTION D’ABASS FALL À LA MAIRIE DE DAKAR : « QUI A TRAHI ? » S’INTERROGE BOUGANE
🔴 MAMADOU SY TOUNKARA CONVOQUÉ À LA DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ : UNE CHASSE AUX VOIX DISCORDANTES ?

🔴 ÉLECTION D’ABDOULAYE FALL À LA TÊTE DE LA FSF : MADY TOURÉ DÉPOSE UN RECOURS
🔴 PHASES NATIONALES 2025 (8ES) : CAMPEMENT GUINGUINÉO SURCLASSE BOKK JOM

Élection du nouveau maire de Dakar : Madiambal Diagne tacle Khalifa Sall

L’élection d’Abass Fall à la tête de la mairie de Dakar continue de faire réagir le landerneau politique et médiatique. Le journaliste et directeur du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a livré un commentaire pour le moins piquant sur son compte X, ce lundi 25 août. « Abass Fall du Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall », a-t-il écrit, dans une formule où l’ironie ne laisse aucune place au doute.

Le message, en apparence paradoxal, trouve tout son sens dans la lecture politique des résultats. L’accession d’Abass Fall au fauteuil de maire n’est pas seulement la victoire d’un candidat du Pastef, mais aussi l’échec d’une stratégie interne à Taxawu Sénégal. Les divisions et rivalités autour de la candidature de Ngoné Mbengue, adoubée par Khalifa Sall, ont favorisé la percée du ministre du Travail, qui a su capitaliser sur ces fractures pour l’emporter.

Abass Fall a obtenu 49 voix, contre 30 pour Ngoné Mbengue. Un score net qui sonne comme un revers sévère pour le mouvement de Khalifa Sall, jusque-là maître incontesté de la capitale depuis plus d’une décennie. Cette défaite prive Taxawu Sénégal d’une institution stratégique, dirigée sans discontinuer depuis 2009.

L’histoire a, par ailleurs, des allures de revanche politique. Khalifa Sall, élu maire en 2009, avait été destitué en 2018 par le président Macky Sall, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des caisses d’avance. Son héritage avait ensuite été porté par Barthélémy Dias, élu en 2022 sous la bannière de Yewwi Askan Wi. Mais trois ans plus tard, le fauteuil municipal échappe une nouvelle fois à l’ancien édile et à son camp, pour revenir au Pastef, un parti qui fut un temps allié de Taxawu avant de s’ériger en son principal adversaire.

Avec ce basculement, la capitale ouvre un nouveau cycle politique où se croisent ironie de l’histoire, calculs partisans et luttes d’influence, confirmant Dakar comme un terrain hautement symbolique dans la bataille nationale pour le pouvoir.

Mairie de Dakar : Abass Fall élu maire et promet d’être « au service de tous »

La capitale sénégalaise a un nouveau maire. Ce lundi 25 août, Abass Fall, membre du parti Pastef, a été élu à la tête de la Ville de Dakar avec 49 voix, contre 30 pour sa concurrente, Ngoné Mbengue, qui assurait jusque-là l’intérim. L’élection, très suivie, marque un tournant politique pour l’institution municipale, au cœur des rivalités partisanes depuis plusieurs années.

Dès son installation, Abass Fall a tenu à rassurer ses concitoyens en prenant ses distances avec toute logique partisane. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois », a-t-il affirmé dans son premier discours officiel. Celui qui occupe également le poste de ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a insisté sur son ambition de tourner la page des clivages. « La Ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui des conseillers ici présents », a-t-il souligné.

Face à lui, Ngoné Mbengue, candidate malheureuse et membre de Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, a réagi avec un esprit de fair-play. « C’est Dakar qui a gagné, non une personne », a-t-elle déclaré, tout en réaffirmant son engagement à continuer de servir les habitants de la capitale en tant que conseillère municipale. Dans son allocution, elle a exhorté la nouvelle équipe à adopter une gouvernance inclusive et participative, en mettant l’intérêt général au-dessus des logiques partisanes. Elle a conclu son intervention en adressant ses « vœux de plein succès » à son successeur.

Avec cette élection, la mairie de Dakar change de main, mais le défi reste entier : concilier les attentes pressantes des habitants avec la nécessité de dépasser les clivages politiques qui, depuis des années, rythment la gestion municipale de la capitale.

Manifestations pré-électorales : le ministre de la Justice annonce la saisine du procureur général

Le débat sur les violences qui avaient secoué le Sénégal à la veille de l’élection présidentielle de 2024 refait surface. En séance plénière ce lundi à l’Assemblée nationale, consacrée à la création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), le ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, a confirmé que le procureur général près la Cour d’appel de Dakar a été saisi par correspondance en vue de l’ouverture d’une enquête. L’annonce, faite devant les députés, a marqué l’un des temps forts de la session parlementaire, en raison de la sensibilité politique et judiciaire du sujet.

C’est à la suite d’une interpellation du député Guy Marius Sagna que le Garde des Sceaux s’est longuement exprimé sur ce dossier. Me Diagne a rappelé que les événements de 2024 avaient entraîné des pertes en vies humaines et des destructions, des faits qui, selon lui, pourraient être juridiquement assimilés à des crimes d’une gravité exceptionnelle. « Ces événements sont susceptibles de revêtir des contours de crime contre l’humanité », a-t-il lancé, en précisant que cette qualification n’avait pas été choisie au hasard, mais pour garantir la solidité des procédures futures et prévenir toute annulation éventuelle pour vice de forme.

Le ministre a par ailleurs reconnu que l’État avait pris du temps avant de s’engager sur la voie judiciaire. Cette attente, a-t-il expliqué, était due à la complexité du cadre législatif. Une loi d’amnistie avait d’abord été votée, avant d’être corrigée par un texte rectificatif. Par la suite, le Conseil constitutionnel avait introduit ses propres amendements, créant une situation confuse pour les magistrats appelés à se prononcer. « La justice se devait d’attendre avant d’y voir clair », a insisté Me Diagne, évoquant un « terrain mouvant » sur le plan juridique.

La perspective d’une enquête formelle ouvre désormais une nouvelle phase. Elle pourrait relancer les débats sur la responsabilité des différents acteurs impliqués dans ces violences, alors que l’amnistie votée avait initialement été perçue comme un moyen de clore le dossier. L’annonce du ministre, en donnant un souffle nouveau à la judiciarisation de ces faits, laisse planer l’idée d’un processus long et potentiellement conflictuel, mêlant droit, politique et mémoire collective.

Abass Fall élu maire de Dakar : une victoire qui fait réagir

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi. Avec 49 voix contre 30 obtenues par sa principale rivale, la mairesse intérimaire Ngoné Mbengue, Abass Fall, ministre et cadre du Pastef, a été élu nouveau maire de la capitale.

Ce résultat est loin d’être anodin, compte tenu des forces en présence au sein du Conseil : Benno Bokk Yakaar (BBY) dispose de 33 conseillers, Taxawu Dakar en compte 32, et le Pastef n’en totalise que 12. La victoire du candidat du parti d’Ousmane Sonko témoigne donc d’alliances et de repositionnements stratégiques opérés en coulisses.

Une pique de Madiambal Diagne

Peu après l’annonce des résultats, le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne a réagi sur X (ex-Twitter) avec une note d’ironie :

« Abass Fall de Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall »,

a-t-il écrit, laissant entendre que l’ancien maire de Dakar aurait joué un rôle décisif dans l’élection du nouveau premier magistrat de la capitale.

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°543 – 25/08/2025

🔴 REVENUS DU PÉTROLE ET DU GAZ EN DESSOUS DES 700 MILLIARDS F CFA ATTENDUS SOUS MACKY SALL : DE L’EUPHORIE À LA DÉCEPTION
🔴 « TOUS CEUX QUI METTRONT LES PIEDS DEMAIN À LA VILLE DE DAKAR POUR L’ÉLECTION SONT DANS L’ILLÉGALITÉ » : BARTH’ AVERTIT !

🔴 AFROBASKET / TROISIÈME BRONZE CONSÉCUTIF POUR LES « LIONS » : LA SOIF DE L’OR S’INTENSIFIE
🔴 ZIGUINCHOR / PHASES NATIONALES : ENTENTE DEGGO-TALLY PASSE EN QUARTS FACE À JALOORE

Ville de Dakar : Barthélémy Dias dénonce une « élection illégale » et met en garde Ngoné Mbengue et l’opposition

À la veille de l’élection prévue pour installer un nouveau maire à la tête de la Ville de Dakar, l’ancien édile Barthélémy Dias est sorti de sa réserve. Lors d’un point de presse organisé ce dimanche, il a qualifié la procédure engagée par la maire intérimaire, Ngoné Mbengue, de « mascarade illégale » et mis en garde les conseillers municipaux de l’opposition. Pour lui, cette convocation est une violation manifeste des textes qui régissent les collectivités locales.

Selon l’ancien maire, le préfet de Dakar a commis une faute en demandant à la maire intérimaire d’organiser une élection dans ce contexte. Barthélémy Dias s’appuie sur l’article 137, alinéa 2, du Code général des collectivités territoriales, qui stipule que l’installation d’un maire doit se faire exclusivement dans le cadre d’une session ordinaire du conseil municipal. Or, la réunion convoquée pour ce lundi s’inscrit dans une session extraordinaire, ce qui rend l’élection irrégulière et donc sans valeur juridique.

Au-delà des aspects légaux, l’ancien édile accuse Ngoné Mbengue de « piétiner elle-même la loi » en convoquant un conseil municipal qu’elle n’avait pas, selon lui, le droit de tenir. Il estime que cette initiative, loin de répondre à un besoin institutionnel, s’inscrit dans une manœuvre politique visant à priver les Dakarois de leur droit de choisir un maire dans les règles prévues par la loi.

Très ferme dans ses propos, Barthélémy Dias a lancé un avertissement direct aux conseillers municipaux de l’opposition, les mettant en garde contre toute participation à ce qu’il considère comme une « élection illégitime ». « Tous ceux qui mettront les pieds demain à la Ville de Dakar pour l’élection sont dans l’illégalité », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que toute décision issue de cette rencontre serait frappée de nullité.

Malgré ce ton offensif, Barthélémy Dias a affirmé son attachement à l’État de droit et dit attendre avec sérénité la décision de la justice. La Cour suprême, saisie de ce dossier, doit en effet se prononcer le 18 septembre prochain. « Je me plierai à ce que décidera la haute juridiction », a-t-il conclu, rappelant que seule cette instance est habilitée à trancher le contentieux.

Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu depuis la démission de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar. Depuis, la gestion intérimaire assurée par Ngoné Mbengue alimente des controverses, et l’élection annoncée risque de cristalliser encore davantage les tensions politiques. La capitale sénégalaise, enjeu stratégique majeur, se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer où se mêlent droit, politique et légitimité.

Conflit Israël-Palestine : Guy Marius Sagna appelle le Sénégal à rompre ses relations avec Israël

À l’occasion d’une manifestation organisée ce dimanche à Dakar contre ce qu’il qualifie de « génocide perpétré par Israël en Palestine », le député Guy Marius Sagna a lancé un appel ferme à l’État du Sénégal pour qu’il rompe toute coopération et relation diplomatique avec Israël. Selon lui, la gravité des actes commis dans la bande de Gaza et en Cisjordanie exige une réponse radicale de la communauté internationale.

Face à la presse, le parlementaire a dénoncé sans détour « le sionisme israélien » qu’il considère comme un « crime contre l’humanité ». À ses yeux, la situation actuelle en Palestine ne saurait être décrite comme une guerre entre deux camps, mais plutôt comme un génocide orchestré contre un peuple sans défense. « Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. C’est l’utilisation de la faim comme arme de guerre », a martelé Guy Marius Sagna.

S’il reconnaît les prises de position de l’État du Sénégal en faveur de la Palestine, le député estime néanmoins que la posture actuelle demeure insuffisante. Il juge dépassée l’ère des simples déclarations et dénonce l’inefficacité des condamnations verbales répétées. « Plus on dénonce, plus le génocide prend de l’ampleur. Les dénonciations n’ont donc plus d’effet, les critiques non plus, les conférences de presse également », a-t-il insisté.

Pour Guy Marius Sagna, la seule issue cohérente est la rupture totale avec Israël. Selon lui, l’État sénégalais doit aller au-delà des symboles et poser un acte diplomatique fort en mettant un terme aux relations bilatérales. « Quand un individu commet un crime, on l’envoie en prison ; quand un pays commet un crime, il doit être sanctionné. Et la sanction, c’est de rompre toute diplomatie avec lui », a-t-il affirmé, tout en appelant d’autres nations à rappeler leurs ambassadeurs en signe de protestation.

Cet appel s’inscrit dans un contexte international marqué par une polarisation croissante autour du conflit israélo-palestinien. Si plusieurs pays ont choisi de renforcer leur soutien politique ou humanitaire à la Palestine, rares sont ceux qui ont opté pour une rupture diplomatique totale avec Israël. Au Sénégal, la position officielle a toujours été celle d’un appui ferme aux droits du peuple palestinien, dans le cadre des résolutions internationales, sans pour autant remettre en cause ses relations diplomatiques avec l’État hébreu.

La sortie de Guy Marius Sagna, connue pour son ton radical et son engagement panafricaniste, relance ainsi le débat sur la posture que doit adopter le Sénégal face à ce conflit persistant. Elle pose surtout la question de l’équilibre entre diplomatie traditionnelle et engagement politique fort au nom des valeurs de justice et de solidarité internationale.

Soutien à la Palestine : le député Amadou Ba exhorte l’État du Sénégal à prendre des mesures fortes contre Israël

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a exprimé ce dimanche à Dakar un soutien ferme au peuple palestinien lors d’une marche organisée en solidarité avec Gaza. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, il a appelé l’État du Sénégal à adopter des mesures radicales contre Israël, qu’il accuse d’orchestrer un génocide en Palestine.

« Nous exhortons le gouvernement sénégalais à prendre les mesures les plus fortes contre l’établissement d’Israël au Sénégal. Tous les pays, comme le recommande la Cour internationale de justice, doivent exiger le boycott de tous les produits issus des colonies », a déclaré le parlementaire devant la foule mobilisée pour la cause palestinienne.

Amadou Ba n’a pas mâché ses mots en qualifiant la situation à Gaza de crime contre l’humanité planifié et exécuté par les autorités israéliennes. Selon lui, le Premier ministre israélien « est un criminel de guerre » qui œuvre à « tuer des milliers d’enfants, de bébés et de femmes » dans le seul but de transformer Gaza en « lieu de villégiature, avec des hôtels et des boîtes de nuit ».

Le député a mis en garde contre l’inaction de la communauté internationale face à ce drame. Il a décrit ce qu’il appelle « un plan de génocide savamment orchestré », reposant sur le blocus, la privation de nourriture et les attaques ciblées contre des civils regroupés dans des points de distribution. « Si nous laissons ce qui se passe en Palestine prospérer, si nous laissons l’extermination des Gazaouis continuer, la barbarie qui se joue à Gaza se produira ailleurs. L’histoire est toujours tragique quand elle se répète », a-t-il martelé.

Rappelant les avis consultatifs de la Cour internationale de justice en 2003 et en juillet 2024, ainsi que les recommandations de la Cour pénale internationale, Amadou Ba a dénoncé l’absence de sanctions concrètes contre Israël. Ces instances avaient demandé l’arrêt immédiat de la colonisation, de la déportation des civils et de toute politique empêchant la création d’un État palestinien viable. « Aucune sanction n’a été prise », a-t-il regretté, estimant que ce silence complice fragilise le droit international.

Dans une conclusion solennelle, le député a insisté sur la portée universelle du drame palestinien. « Si en 2024 un génocide se produit sous nos yeux, ne nous étonnons pas demain que d’autres conflits surgissent. Ce qui se joue à Gaza, c’est l’avenir de notre humanité, c’est la paix entre les nations et le respect des règles minimales qui garantissent notre dignité humaine », a-t-il affirmé.

Ismaïla Diallo décrypte les relations avec les institutions de Bretton Woods, l’affaire ASER et la situation à la mairie de Dakar

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, s’est exprimé ce dimanche 24 août sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale, notamment les rapports entre le Sénégal et les institutions de Bretton Woods, l’affaire ASER ainsi que la situation politique à la mairie de Dakar. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV, le député a livré une analyse sans détour, défendant la posture du gouvernement tout en appelant à des réformes structurelles.

Concernant la suspension des prêts au Sénégal par les institutions de Bretton Woods, Ismaïla Diallo a expliqué que ce refus est paradoxalement lié à la transparence prônée par les nouvelles autorités. Selon lui, dès leur installation, le gouvernement a choisi de communiquer ouvertement sur l’état réel des finances publiques, un exercice pourtant recommandé par ces bailleurs de fonds. Toutefois, cette volonté de transparence aurait eu pour conséquence une série de notations dégradantes, qui ont poussé ces institutions financières internationales à se montrer réticentes à accorder de nouveaux financements. « Nous sommes victimes de notre transparence », a-t-il martelé, estimant que cette décision est plus politique qu’économique. Face à cette impasse, le député a rappelé que l’État a lancé un Plan national de redressement visant à démontrer la capacité du pays à se développer avec ou sans l’appui de ces partenaires traditionnels.

Interrogé sur l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), le parlementaire a précisé que le processus de nomination du prochain président sera strictement encadré afin d’éviter qu’une personne « peu orthodoxe » ne prenne la tête de cette institution clé dans la gouvernance publique.

Sur le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Ismaïla Diallo a confirmé que des enquêtes sont bel et bien en cours, conformément aux déclarations du ministre de la Justice à l’Assemblée nationale. Toutefois, il a pris ses distances avec les accusations portées par le député Thierno Alassane Sall, estimant que les preuves avancées ne suffisent pas à justifier un soutien de son camp politique. Pour lui, il faut laisser la justice aller au bout des investigations avant de tirer des conclusions.

La situation politique à la mairie de Dakar a également été abordée. Le premier vice-président de l’Assemblée a réfuté toute tentative de son parti de s’accaparer la municipalité. Selon lui, la perte du mandat de Barthélémy Dias relève d’une stricte application de la loi. « C’est une décision de justice qui a conduit à cette situation. Il a été visé par l’article 29 du Code électoral, ce que le préfet a acté », a-t-il expliqué, balayant ainsi les accusations d’ingérence politique.

Enfin, Ismaïla Diallo s’est prononcé sur la crise que traverse actuellement le secteur de la presse sénégalaise. Reconnaissant les difficultés que rencontrent les entreprises médiatiques, il a invité les acteurs du secteur à se réinventer et à s’adapter aux nouveaux défis technologiques et économiques. Néanmoins, il a salué le rôle essentiel des médias dans la consolidation de la démocratie au Sénégal, soulignant qu’ils constituent un pilier incontournable de la vie républicaine.

Session extraordinaire à l’Assemblée nationale : Ismaïla Diallo clarifie le processus d’amendement et défend la vision de la majorité

Les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale se poursuivent autour de quatre projets de loi majeurs, qui font actuellement l’objet d’amendements. Ces modifications, proposées soit par les députés, soit par des organisations de la société civile, témoignent de la vitalité du débat parlementaire, a déclaré ce dimanche 24 août le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV.

Le député, membre du parti Pastef, a toutefois précisé qu’il ne pouvait entrer dans le détail de ces amendements, les textes étant toujours en phase d’examen au niveau des commissions. Il a néanmoins assuré que les réformes présentées s’inscrivent dans la logique du projet politique de la majorité présidentielle. « Ces réformes, qui traduisent notre volonté de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence, ont été soumises aux Sénégalais lors de l’élection présidentielle et des législatives », a-t-il affirmé, soulignant leur caractère programmatique et légitime.

Interrogé sur la question sensible de la déclaration de patrimoine, notamment celle du président de la République à la fin de son mandat, Ismaïla Diallo a rappelé que la Constitution sénégalaise exempte le chef de l’État de cette obligation. Toutefois, il a ajouté que l’actuel président n’a aucun problème à s’y soumettre par souci de transparence. Il a également tenu à préciser que toutes les personnes gérant un budget public, y compris les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont tenues de respecter cette exigence légale.

Concernant le projet de loi relatif à l’accès à l’information, le Premier vice-président de l’Assemblée a reconnu certains manquements relevés par l’ONG Article 19. Il a néanmoins assuré que ces remarques seraient intégrées afin d’améliorer le texte avant son passage en séance plénière. Cette ouverture traduit, selon lui, la volonté de la majorité de construire des réformes inclusives et adaptées aux attentes citoyennes.

Sur le débat autour de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et des soupçons d’une réforme visant à écarter son président, Serigne Bassirou Guèye, Ismaïla Diallo a été catégorique : « Une loi est impersonnelle, elle n’est jamais dirigée contre une personne ». Pour lui, il s’agit avant tout d’adapter les institutions aux besoins de transparence et de bonne gouvernance, sans ciblage particulier.

Enfin, le député est revenu sur les changements opérés à l’Assemblée depuis l’installation de la nouvelle législature. Il a insisté sur la rupture opérée avec certaines pratiques jugées nuisibles à l’image du Parlement. « Les comportements qui ternissaient l’image de l’institution sont désormais révolus », a-t-il affirmé, mettant en avant un processus de modernisation et de moralisation de la vie parlementaire.

Partenariat sino-sénégalais : Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang accélèrent la concrétisation du projet d’aciérie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce samedi 23 août 2025 l’ambassadeur de la République populaire de Chine, S.E. Li Zhigang, accompagné de hauts responsables de China Harbour Engineering Company (CHEC) et de BAOWU International, géant mondial de la sidérurgie. La rencontre, tenue à la Primature et rapportée par la cellule de communication officielle, s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la récente visite d’Ousmane Sonko en Chine.

Au cœur des discussions figurait le projet d’implantation d’une aciérie au Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour l’industrialisation du pays et un pilier du partenariat économique sino-sénégalais. La présence conjointe de CHEC, spécialisée dans les grandes infrastructures, et de BAOWU International, leader incontesté de la production d’acier, traduit la volonté des deux parties de donner une dimension concrète et opérationnelle à ce projet industriel d’envergure.

Selon la Primature, cette rencontre visait non seulement à réaffirmer l’engagement politique des deux pays, mais aussi à accélérer le processus de mise en œuvre des projets stratégiques discutés à Pékin. L’aciérie, en particulier, apparaît comme un investissement structurant qui pourrait transformer durablement le tissu économique sénégalais. Elle permettra de réduire la dépendance aux importations d’acier, d’approvisionner le marché local et régional, et de créer des milliers d’emplois directs et indirects.

Au-delà de l’impact économique, le projet est perçu comme un catalyseur de transfert de technologies et de renforcement des capacités locales. Le Sénégal, qui ambitionne de faire de l’industrialisation un moteur de sa croissance, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer ses infrastructures, de moderniser son appareil productif et d’accroître sa compétitivité sur la scène internationale.

La rencontre entre Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang illustre également la solidité des relations diplomatiques entre Dakar et Pékin. Depuis plusieurs années, la Chine s’impose comme un partenaire économique de premier plan pour le Sénégal, en finançant et réalisant des projets majeurs dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. L’aciérie, dont la mise en œuvre entre dans une phase décisive, s’inscrit dans cette dynamique de coopération renforcée, tournée vers le développement durable et la création de valeur ajoutée locale.

En concrétisant ce projet, le Sénégal franchirait une étape importante dans sa quête d’industrialisation et d’autonomie économique, tout en consolidant un partenariat stratégique avec la Chine, acteur incontournable de l’économie mondiale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°542 – 23 ET 24/08/2025

🔴 RECUL DE 31% DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES AU T2 2025 : SIGNE D’UN CLIMAT D’INCERTITUDE ?
🔴 REQUÊTE DE BARTHÉLÉMY DIAS : LA COUR SUPRÊME TRANCHE LE 25 AOÛT

🔴 PUBLICATION DU PROCÈS VERBAL DES ÉLECTIONS DE LA FSF : ABDOULAYE FALL OFFICIELLEMENT PRÉSIDENT !
🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / STADE LSS EN ATTENTE D’HOMOLOGATION : LE SÉNÉGAL JOUERA LE SOUDAN À DIAMNIADIO

Cybercriminalité : Bougar Diouf placé en garde à vue pour diffusion de “fausses nouvelles”

La Division spéciale de la Cybercriminalité (DSC) a procédé, ce vendredi 22 août, à la garde à vue de Bougar Diouf, membre de la coalition Diomaye Président, suite à sa convocation. L’activiste est poursuivi pour diffusion de “fausses nouvelles” à travers les réseaux sociaux, un délit de plus en plus scruté par les autorités judiciaires dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité.

À l’origine de cette affaire, une publication faite par Bougar Diouf sur sa page Facebook dans laquelle il s’adressait directement au Premier ministre Ousmane Sonko, l’interpellant sur la situation en Casamance. Dans son message, il exhortait le chef du gouvernement à demander aux rebelles de « cesser d’acheter des armes à Paris et en Turquie », insinuant que ces acquisitions pouvaient être destinées à un usage contre l’armée nationale.

Ces propos, jugés graves par les autorités, ont conduit à son audition par les enquêteurs spécialisés dans la surveillance des contenus numériques et à sa mise en garde à vue dans l’attente de nouvelles décisions judiciaires. L’affaire met une nouvelle fois en lumière les tensions persistantes autour de la question sécuritaire en Casamance, mais aussi la vigilance accrue de l’État face à la prolifération de messages jugés attentatoires à la stabilité et à l’ordre public sur les réseaux sociaux.

La garde à vue de Bougar Diouf relance également le débat sur la liberté d’expression en ligne et ses limites légales. Ses partisans dénoncent une tentative d’intimidation politique, tandis que ses détracteurs estiment que la gravité de ses propos justifie l’intervention de la justice. L’évolution du dossier dans les prochains jours permettra de déterminer si des poursuites judiciaires formelles seront engagées contre lui.

Sénégal : le NFFA engage une démarche auprès des missions diplomatiques pour dénoncer les “dérives du régime”

Le Nouveau Front Force Alternative (NFFA) a intensifié son action politique en se rendant, ce vendredi 22 août, au domicile de Badara Gadiaga, arrêté récemment dans des conditions que le mouvement juge « arbitraires et contraires aux normes fondamentales de l’État de droit ». À travers ce geste, ses membres ont tenu à exprimer leur solidarité et leur soutien indéfectible à la famille de l’activiste.

Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, le NFFA a fermement dénoncé l’arrestation et la détention de Badara Gadiaga, ainsi que celles « d’autres citoyens dont le seul tort est d’exprimer librement leurs opinions politiques ». Selon le mouvement, de tels actes constituent une « violation grave et répétée des instruments juridiques contraignants », aussi bien au plan national qu’international.

Le NFFA a réaffirmé son engagement à demeurer aux côtés de toutes les forces démocratiques du pays, en militant pour la « libération immédiate et sans condition de M. Badara Gadiaga et de tous les détenus politiques ». Le mouvement entend transformer cette affaire en levier de mobilisation, estimant qu’il est de son devoir de défendre les libertés fondamentales menacées.

Dans cette dynamique, le NFFA a annoncé qu’à partir de ce lundi, il entamera une « démarche officielle auprès de l’ensemble des représentations diplomatiques présentes à Dakar ». Cette initiative consistera à adresser des lettres de dénonciation documentées, visant à attirer l’attention de la communauté internationale sur ce que le mouvement qualifie de « dérives autoritaires du régime actuel », jugées préoccupantes pour l’avenir démocratique du Sénégal.

Le NFFA met en garde contre les atteintes croissantes aux libertés fondamentales, en particulier la liberté d’expression et la liberté de la presse. Ces restrictions, selon lui, menacent non seulement la stabilité démocratique du pays mais également la paix sociale et la cohésion nationale, dans une sous-région déjà fragilisée par des crises multiples.

Réaffirmant sa détermination à rester vigilant et mobilisé, le Nouveau Front Force Alternative se positionne comme un acteur central dans la défense des droits humains et de l’État de droit. Pour ses responsables, il est impératif de préserver le modèle démocratique sénégalais, longtemps cité en exemple sur le continent africain et au-delà.

Renforcement des relations bilatérales avec le Sénégal : le Japon approuve un programme agricole en Casamance

En visite officielle au Japon dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre Dakar et Tokyo, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres avec des responsables de haut niveau. Ce vendredi matin, il a reçu en audience le Professeur Tanaka Akihiko, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), un échange qui a permis de réaffirmer la solidité des relations bilatérales et de mettre en avant de nouveaux axes de coopération.

Au cœur des discussions, le chef de l’État sénégalais et son interlocuteur ont évoqué l’élargissement des domaines d’intervention de la JICA, notamment à travers la construction de l’annexe du Centre de Formation Sénégal–Japon à Diamniadio, un projet emblématique destiné à renforcer le développement des compétences et la formation professionnelle.

La présidence a par ailleurs annoncé, via sa page X (ex-Twitter), que le gouvernement japonais a donné son feu vert à un ambitieux programme agricole en Casamance. Cette région, qui bénéficie déjà de l’appui nippon à travers la mise à disposition de deux machines de déminage, est désormais au cœur d’une nouvelle dynamique d’investissement. L’intérêt croissant du secteur privé japonais pour le Sénégal s’étend aussi à d’autres secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’hydraulique, le numérique, la santé et l’agriculture.

Lors de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant les atouts majeurs du Sénégal : sa stabilité politique, l’attractivité de son environnement des affaires et sa position géographique stratégique, faisant du pays une porte d’entrée privilégiée vers l’Afrique de l’Ouest et l’ensemble du continent. Ces arguments visent à séduire davantage d’investisseurs japonais et à consolider un partenariat gagnant-gagnant.

En marge de son agenda diplomatique, le président sénégalais a également reçu le maire de Yokohama, l’une des plus grandes métropoles japonaises avec plus de quatre millions d’habitants et hôte de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Les échanges ont porté sur la coopération entre Yokohama et plusieurs villes sénégalaises, avec un accent particulier sur la gestion de l’eau, le traitement des déchets et l’aménagement urbain, autant de défis partagés entre les deux pays.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux nations de consolider un partenariat dynamique et durable, fondé sur la formation, l’innovation et le développement inclusif, afin de répondre aux aspirations de leurs populations. Elle marque une étape importante dans l’approfondissement des relations sénégalo-japonaises, avec des retombées attendues aussi bien sur le plan économique que social.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°541 – 22/08/2025

🔴 RÉTENTION DES PASSEPORTS, RENDEZ-VOUS GELÉS LORS DES PROCÉDURES D’OBTENTION DE VISA POUR LA FRANCE : À QUOI JOUE LE CONSUL GÉNÉRAL ?
🔴 SANCTIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP CONTRE LA CPI : MAME MANDIAYE NIANG STOÏQUE !

🔴 SIGNATURE CHEZ SLAVIA PRAGUE : YOUSSOUPHA MBODJI DANS LA COUR DES GRANDS
🔴 PRIMES CHAN 2025 : 290 MILLIONS F CFA GARANTIS AUX « LIONS »

Sénégal – Ousmane Sonko apporte son soutien au juge Mame Mandiaye Niang face aux sanctions américaines

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a exprimé, ce jeudi, sa solidarité au magistrat sénégalais Mame Mandiaye Niang, procureur à la Cour pénale internationale (CPI), récemment visé par des sanctions américaines.

Dans une déclaration publiée sur sa page X, le chef du gouvernement a salué la position ferme du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui avait déjà réaffirmé le soutien du Sénégal à l’institution judiciaire internationale et à son ressortissant.

« Je tiens à féliciter chaleureusement Son Excellence Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour son leadership éclairé et sa position ferme en soutien à la Cour pénale internationale, et tout particulièrement à notre compatriote Mame Mandiaye Niang », a écrit Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a ajouté qu’il souhaitait, à titre personnel, exprimer un appui « total et indéfectible » au juge sénégalais, qu’il avait reçu à Dakar lors de son dernier séjour. « J’ai pu apprécier son engagement profond envers les principes fondamentaux et sacrés de la justice », a-t-il souligné.

Badara Gadiaga : Derrière les barreaux, l’ascension d’une voix qui dérange

Dans un pays où la parole libre se heurte souvent aux lignes rouges du pouvoir, l’affaire Badara Gadiaga est devenue un symbole. Incarcéré depuis le 9 juillet 2025 à Reubeuss sous de lourdes accusations, le chroniqueur n’a paradoxalement jamais été aussi présent dans le débat public. Plus les barreaux se referment sur lui, plus son influence s’étend hors des murs de la prison, portée par un nombre croissant de soutiens politiques, religieux et citoyens.

Certes, Reubeuss retient son corps, mais son esprit reste libre. Connu pour son verbe tranchant et ses prises de position sans concession, Gadiaga a finalement été muselé par la justice. Le doyen des juges a retenu contre lui quatre chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs, atteinte à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État, et soupçons de financement pour troubler l’ordre public. Il a depuis été transféré à la chambre 18 de la prison de Reubeuss.

Pourtant, derrière ces murs, son aura ne cesse de croître. Chaque semaine, des responsables politiques, des leaders religieux et des figures économiques se succèdent pour lui témoigner leur solidarité. Parmi les visiteurs récents figurent les anciens maires de Dakar, Khalifa Sall et Barthélémy Dias, la députée Aïssata Sall, l’homme d’affaires Thione Niang, ainsi que le député Tahirou Sarr, Thierno Bocoum et Amidou Hanne. La liste s’allonge si rapidement qu’une question s’impose : qui n’est pas encore allé voir Badara ?

La force de Gadiaga réside dans sa parole. Révélé par ses chroniques incisives, il s’est imposé avec un ton direct, parfois irrévérencieux, n’épargnant ni le pouvoir ni l’opposition. Puisant dans la tradition oratoire wolof, il a su séduire un public avide d’authenticité. Ancien cadre du Parti Rewmi, il a claqué la porte après seize ans aux côtés d’Idrissa Seck pour tracer sa propre voie.

Aujourd’hui, son incarcération met en lumière un paradoxe : en cherchant à l’étouffer, le pouvoir semble avoir amplifié sa voix. Loin d’affaiblir son aura, la prison l’a propulsé au centre du jeu politique. Pour beaucoup, Gadiaga n’est plus seulement un chroniqueur critique : il est devenu un acteur politique en devenir, que le régime actuel ne peut plus ignorer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°540 – 21/08/2025

🔴 REBEUSS / BAL DES VISITES À BADARA GADIAGA : LA PRISON DEVENUE LIEU DE PÈLERINAGE
🔴 SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES MAGISTRATS : LA CPI DÉNONCE UNE ATTEINTE À SON INDÉPENDANCE

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMINE LE NIGERIA ET FILE CONTRE LE MALI
🔴 PHASES NATIONALES CASAMANCE 2025 : L’ONCAV SALUE LE BILAN À MI-PARCOURS

Le droit douanier à l’assaut de l’économie numérique :  l’envers du dédouanement des services en gestation

Les problèmes de la fiscalité sont étroitement liés à ceux du budget, de l’emprunt et de la monnaie : l’ensemble de ces questions constituent la science financière.

La fiscalité procure à l’Etat une partie de ses ressources financières. Elle traduit aussi la politique économique et sociale de l’Etat à travers les subventions et les mesures incitatives[1].

S’appuyant sur le renouveau de la fiscalité, le Plan de relance économique pour le Sénégal (PRES) promeut un développement endogène et durable, porté par des territoires responsabilisés, viables et compétitifs.

Parmi les leviers identifiés pour générer ces ressources internes figure la taxation de niches de financement ‘’sous fiscalisées’’ comme les jeux de hasard en ligne, les réseaux sociaux, le « mobile money », la connexion internet, la monnaie virtuelle et, plus généralement, l’économie numérique.

Dans ce contexte, il est plus que nécessaire pour les douanes de changer de paradigme et de mener les réflexions idoines pour mettre en place un système performant de contrôle douanier du numérique surtout lorsque le numérique en question traverse les frontières.

Le principal problème fiscal posé par l’imposition de l’économie numérique réside dans le fait que des activités peuvent être exercées par des entreprises dans un pays sans avoir besoin d’avoir une présence physique dans ledit pays. Or, dans les principes d’imposition du bénéfice d’une entreprise en droit fiscal, la notion d’établissement stable est au centre de l’analyse. Les difficultés soulevées sont alors liées à l’exigence d’un établissement stable et d’un domicile fiscal[2].

En tout état de cause, il est toujours intéressant de discuter de la pertinence de l’assujettissement des services commerciaux au dédouanement, surtout par rapport à la nécessité d’aboutir à combler le fossé numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud et de voir quelle est la meilleure stratégie pour arriver à cette fin[3] .

La tendance de l’Entreprise à produire des biens immatériels n’est pas nouvelle, mais elle connait dans la période contemporaine une sensible accélération. C’est l’intensité inédite du mouvement qui le rend plus perceptible que jamais. La société industrielle a profondément transformé les fortunes en les désincarnant[4]

Malgré ce dynamisme, le droit fiscal a dû mal à bien profiter de ce bouillonnement commercial autour de l’immatériel, puisque de nos jours, seule la marchandise, en tant qu’objet, remplissant les fonctions d’usage et d’échange, est prise en charge, contrôlée et taxée au cordon douanier.

Compte tenu de la place prépondérante que les services commerciaux sont en train de prendre dans le système économique mondial, il nous semble opportun d’envisager, sérieusement, une double mutation structurelle et fonctionnelle du droit fiscal et du droit douanier en vue de tirer profit de l’économie numérique.

C’est la raison pour laquelle, j’approuve fortement le plan visant à instituer un régime fiscal efficace et intelligent de l’économie numérique qui est en adéquation avec l’objectif stratégique 1.3 de la Stratégie nationale de développement 2025-2029 du plan Sénégal 2050.

Pour répondre aux problématiques fiscales introduites par cette nouvelle ère de l’immatériel qui a considérablement modifié les habitudes du consommateur, les règles fiscales doivent être repensées. Concrètement, il s’agit de concevoir une nouvelle fiscalité notamment, celle du numérique[5].

Malheureusement, le droit douanier à l’assaut de l’économie du numérique bute devant les principes qui gouvernent le fonctionnement de l’Etat de Droit qui interdisent, à l’Etat, de lever l’impôt en l’absence de texte explicite autorisant sa perception.

Il s’y ajoute que la politique des engagements visés par les cycles d’Uruguay (1986-1994) qui ont consacré l’adoption de l’Accord général sur le Commerce des services (AGCS) ne milite guère en faveur de la mise en place d’un dispositif douanier de contrôle des services commerciaux.

C’est ainsi que jusqu’à présent, les législations douanières sont restées muettes sur la possibilité de dédouaner les services commerciaux ou produits immatériels, même s’il est important de préciser qu’il en est fait allusion, subrepticement, dans le cadre du contrôle du commerce extérieur et des changes[6].

Les dispositions du Code des douanes étant d’interprétation stricte, le droit pour les douanes de contrôler les changes dans le cadre du Règlement n°06/2024/CM/UEMOA du 20 décembre 2024 relatif aux relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA ne leur donne pas, pour autant le droit de les taxer lorsqu’ils franchissent les frontières immatérielles.

A l’assaut du numérique, le droit douanier évolue en vue d’inclure les services commerciaux dans les produits, objet de dédouanement. La démarche va s’inscrire dans l’analyse objective des procédures de dédouanement en vigueur, en vue de leur adaptation pour la prise en compte de l’activité numérique.

Il s’agira, donc, de lever les barrières légales, ainsi que les contraintes juridico-économiques pour assurer une régulation douanière de la circulation transfrontalière des biens immatériels en général et du numérique en particulier.

L’objectif étant d’assurer la pérennité des principes de justice et d’équité dans les relations commerciales internationales par l’application des mêmes mesures tarifaires aussi bien aux marchandises qu’aux services.

La taxation par l’Administration des douanes des services dans le cadre de la fiscalisation numérique présente des enjeux fiscaux à travers l’élargissement de l’assiette fiscale imposable, un intérêt économique par la protection des créations et innovations immatérielles, et relève d’une nécessité sécuritaire impliquant la présence du fisc aux frontières de l’immatériel[7].

Docteur Ndiaga SOUMARE,

Inspecteur principal des douanes de Classe exceptionnelle.


[1] El Hadji Dialigué BA, Droit fiscal, L’Harmattan, 2015, 200 pages

[2] Eric DEWEDI, la taxation du commerce électronique dans l’espace UEMOA : cas du Bénin et du Burkina Faso, in Le droit africain à la quéte de son identité, mélanges offerts au Professeur Isaac Yankhoba NDIAYE 

[3] Alioune DIONE, le droit douanier, le commerce électronique et la dématérialisation, Paris, L’Harmattant, 297 pages 

[4] Frédéric ZENATI, « l’immatériel et les choses », Arch. Phil. Droit ; n° 43 ; 1999, p/ 81

[5] Projet de note conceptuelle du projet de mise en place du système de taxation des transactions numériques

[6] Article 26 Code des Douanes du Sénégal (CDS) : « Indépendamment des obligations prévues par le présent code, les importateurs, les exportateurs et les voyageurs doivent se conformer à la réglementation du contrôle du commerce extérieur ainsi qu’à la législation communautaire relative aux relations financières extérieures des Etats membres. »

[7] Ndiaga SOUMARE, Le dédouanement des services, Revue des douanes sénégalaises, n° 44.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°539 – 20/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « OBSTINATION D’UN GOUVERNEMENT À MAINTENIR LE VOILE SUR UN DÉTOURNEMENT POTENTIEL DE 37 MILLIARDS F CFA » : TAS DÉCIDÉ À FAIRE ÉCLATER LA VÉRITÉ
🔴 « CROISSANCE DE FAÇADE, FINANCES FRAGILISÉES » : GUEUM SA BOPP MET À NU LES TARES DU GOUVERNEMENT

🔴 COURONNEMENT DE SITEU POUR LE TITRE D’EMPEREUR APRÈS SA VICTOIRE CONTRE BALLA GAYE : AL BOURAKH DÉFIE-T-ELLE L’AUTORITÉ DU CNG ?
🔴 CHAN 2025 / NUL FRUSTRANT CONTRE LE SOUDAN : LE SÉNÉGAL TERMINE DEUXIÈME

Litige foncier à Tivaouane Peul : El Hadji Dia Ousso contre-attaque et nie toute spoliation

Le contentieux foncier qui secoue Tivaouane Peul prend une nouvelle tournure. Accusé par la coopérative des enseignants d’être au cœur d’une vaste opération de spoliation, El Hadji Dia Ousso a tenu à apporter sa version des faits. Joint par PressAfrik, il a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, allant jusqu’à accuser ses détracteurs d’être les véritables responsables de la vente irrégulière des terrains en question.

Face aux accusations de “grand voleur” de terres, El Hadji Dia Ousso se défend fermement. Selon lui, il n’a “aucun problème avec la coopérative” dans son ensemble, mais estime que certains de ses responsables, notamment M. Ba et M. Thiam, ont joué un rôle central dans la cession illégale de ses parcelles. Il affirme avoir saisi la justice, laquelle lui aurait donné raison, avec à la clé une décision lui accordant plus d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts.

El Hadji Dia Ousso assure par ailleurs que la préfecture de Sangalkam a confirmé la validité de ses documents fonciers, contrairement à ceux produits par la coopérative. Malgré cette reconnaissance, il soutient que les enseignants ont poursuivi leurs constructions, poussant la DESCOS à intervenir pour mettre fin aux travaux jugés illégaux. Il accuse également ses adversaires de détenir de “faux papiers” et de procéder à la vente de parcelles initialement destinées à des espaces verts, des marchés ou encore des lieux de culte.

Au-delà du volet administratif et judiciaire, El Hadji Dia Ousso évoque aussi une escalade de violence. Il déclare que sa famille a été victime d’agressions physiques et que son véhicule a été détruit dans le cadre de ce conflit foncier. Il affirme toutefois rester confiant et se dit prêt à fournir toutes les preuves nécessaires pour démontrer sa qualité de propriétaire légitime des terrains contestés. “Je laisse le soin à la justice de trancher”, a-t-il insisté.

De leur côté, les enseignants regroupés au sein de la coopérative maintiennent leur position et promettent de poursuivre le combat pour la reconnaissance de ce qu’ils considèrent comme leurs droits fonciers légitimes. La tension reste donc vive à Tivaouane Peul, où l’issue de ce litige dépend désormais de l’intervention des autorités judiciaires et administratives pour départager les deux camps.

Blocus sur l’axe Carrefour Ndiaye–Kolda : les habitants de Sakar sonnent l’alerte sur leur pont délabré

La circulation a été fortement perturbée ce mardi matin sur l’axe Carrefour Ndiaye–Kolda, dans la région de Sédhiou, suite à un mouvement de protestation des habitants du village de Sakar. Les populations locales ont décidé de bloquer la route afin d’attirer l’attention des autorités sur la situation critique du pont qui dessert leur localité.

Selon les manifestants, l’ouvrage, situé à l’entrée du village, présente un état de dégradation avancée qui fait peser un risque majeur sur les usagers. “Ce pont constitue un danger permanent. Il peut céder à tout moment”, a alerté Ansoumana Danso, porte-parole du collectif des riverains.

Craignant un drame si rien n’est entrepris, les habitants exigent des mesures urgentes de la part des pouvoirs publics. Ils réclament la réhabilitation immédiate du pont afin de sécuriser la circulation et de protéger les vies humaines. “Nous demandons que ce pont soit réhabilité au plus vite pour éviter les accidents”, a insisté M. Danso, appelant les autorités administratives et locales à assumer leurs responsabilités.

Le blocus de ce mardi illustre l’exaspération d’une population qui dit avoir multiplié les alertes depuis plusieurs années, sans qu’aucune réponse concrète n’ait été apportée. À Sakar, la colère gronde et la patience s’épuise, alors que les habitants redoutent qu’une catastrophe ne survienne si rien n’est fait rapidement pour sécuriser cette infrastructure vitale.

Affaire ASER–AEE Power : Thierno Alassane Sall dénonce un scandale financier de 37 milliards de FCFA

Le dossier qui secoue l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), la Banque Santander et la société AEE Power Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Le député et leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a une nouvelle fois pris la parole ce mardi 19 août pour dénoncer un détournement présumé de 37 milliards de francs CFA. Face à la presse, l’ancien ministre des Infrastructures a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’un « scandale financier majeur » impliquant des acteurs étrangers et locaux.

Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall a directement mis en cause le président de l’entreprise espagnole AEE Power EPC, José Angel Gonzalez Tausz, qu’il accuse d’avoir eu un rôle central dans ce qu’il considère comme des manœuvres douteuses. « Comment cet homme a-t-il pu se donner le droit de suspendre la convention avec la société sénégalaise AEE Power Sénégal, tout en poursuivant ses négociations ? », s’est interrogé le parlementaire. Selon lui, le dirigeant espagnol aurait abusé de sa position et serait potentiellement impliqué dans la disparition des fonds publics destinés à des projets d’électrification rurale.

Le député a par ailleurs affirmé que la Banque Santander, principal partenaire financier, a suspendu le financement en raison de l’opacité constatée. « Les Espagnols ont suspendu le financement pour savoir où sont passés les 37 milliards. AEE Power Sénégal a encaissé cette somme, destinée à électrifier plusieurs villages, mais aucun justificatif n’a été fourni malgré les réclamations de la Banque Santander », a dénoncé Thierno Alassane Sall, soulignant l’absence totale de transparence dans l’exécution du projet.

Estimant que ce silence et cette inertie fragilisent la gouvernance du pays, le député a interpellé directement les autorités. « Le Premier ministre Ousmane Sonko dispose de tous les leviers pour exiger des explications. Quatorze mois après, rien n’a été fait. Pourquoi ce régime protège-t-il AEE Power Sénégal alors que son implication sur ces 37 milliards est pointée du doigt ? », a-t-il martelé.

Pour le leader de la République des Valeurs, ce dossier symbolise les dérives dans la gestion des finances publiques et mérite une enquête approfondie. Il appelle ainsi le gouvernement à prendre ses responsabilités en éclairant l’opinion nationale sur les zones d’ombre de ce scandale. Dans un contexte où l’accès à l’énergie demeure une question cruciale pour les populations rurales, cette affaire, si elle venait à être confirmée, mettrait en lumière les graves conséquences de la mauvaise gestion des ressources allouées à l’électrification.

Électrification rurale : plus de 16 milliards de FCFA pour la région de Ziguinchor

Un pas décisif vient d’être franchi dans le cadre de l’électrification rurale au Sénégal. Le gouvernement, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD) et la Délégation de l’Union Européenne (UE), a mobilisé un financement de plus de 16 milliards de francs CFA destiné à électrifier 135 villages de la région de Ziguinchor, située à plus de 450 kilomètres de Dakar.

L’annonce a été faite ce lundi lors d’un comité régional de développement (CRD) consacré exclusivement à la question de l’électrification rurale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Développement des Énergies Renouvelables pour l’Accès Universel (PADERAU), un ambitieux projet lancé par l’État sénégalais avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers.

La mise en œuvre du programme sera assurée par la Senelec, qui jouera un rôle central dans l’extension du réseau national vers les zones rurales. Le président du comité de pilotage, Ngor Séne, a indiqué que l’objectif principal est de garantir un accès fiable, durable et équitable à l’électricité dans les zones encore non desservies. Ce projet constitue ainsi une réponse concrète aux défis du développement local et à la nécessité de réduire les inégalités territoriales.

À l’échelle nationale, le PADERAU ambitionne l’électrification de plus de 560 villages répartis dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Matam. Selon les estimations, ce sont près de 200 000 personnes qui devraient bénéficier directement de ce programme à travers un accès sécurisé et permanent à l’énergie.

Dans la région de Ziguinchor, la composante locale du projet vise 135 localités, pour un total de 7 507 foyers à raccorder. La répartition géographique révèle un effort massif dans le département de Bignona, avec 109 villages concernés, suivi du département d’Oussouye où 18 localités seront électrifiées, et enfin du département de Ziguinchor avec 8 villages. Ce maillage territorial permettra de couvrir aussi bien les zones les plus reculées que celles proches de la capitale régionale, située à une quarantaine de kilomètres d’Oussouye.

Le PADERAU bénéficie d’un budget global de 58 milliards de francs CFA, mobilisé grâce aux contributions de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement, en partenariat avec l’État du Sénégal. En confiant son exécution à la Senelec, les partenaires misent sur une expertise locale et sur la pérennisation des infrastructures énergétiques.

Ce programme, qui s’applique aux départements relevant des concessions d’électrification rurale de Matam et de Ziguinchor, marque une nouvelle étape vers l’objectif fixé par les autorités sénégalaises : parvenir à l’accès universel à l’électricité d’ici 2030. Pour les populations rurales, il s’agit d’une véritable révolution sociale et économique, tant l’électricité constitue un levier de développement pour l’éducation, la santé, la production agricole et les activités génératrices de revenus.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°538 – 19/08/2025

🔴 MONTÉE DES EAUX DU FLEUVE SÉNÉGAL : BAKEL GUETTÉE PAR LE DÉLUGE
🔴 PROPOSITION DE 100 MILLIONS F CFA À Me CIRÉ CLÉDORE LY POUR SA DÉFENSE : LE CAMP FARBA COUPE COURT AUX RUMEURS

🔴 AFROBASKET 2025 / LE SOUDAN DU SUD ÉLIMINÉ : LE SÉNÉGAL FILE EN QUARTS DE FINALE
🔴 CHAN 2024 : Sénégal–Soudan, une finale pour la première place du groupe D

FMI : une mission technique prévue à Dakar du 19 au 26 août pour renforcer la coopération avec le Sénégal

Le Sénégal accueillera du 19 au 26 août 2025 une mission technique du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé le Ministère des Finances et du Budget dans une note d’information à la presse. Cette visite de travail, communément appelée “staff-visit”, sera conduite par les équipes du FMI et s’inscrit dans le cadre du suivi des dossiers en cours et du renforcement des échanges entre l’institution financière internationale et les autorités sénégalaises.

Selon le communiqué officiel, cette mission constituera un « cadre privilégié pour renforcer les échanges et la concertation avec les autorités sénégalaises ». Les discussions porteront sur plusieurs axes majeurs, notamment l’exécution budgétaire de l’année 2025, la préparation de la loi de finances initiale (LFI) pour 2026, ainsi que les différentes réformes envisagées par le gouvernement pour consolider la gouvernance économique du pays.

La mission du FMI permettra ainsi aux autorités sénégalaises et aux experts de l’institution internationale de passer en revue les progrès accomplis, d’évaluer les mesures en cours et d’examiner les perspectives pour le court et moyen terme. À l’issue de cette visite, une communication officielle sera publiée pour partager les conclusions et recommandations de la mission, offrant ainsi aux citoyens et aux acteurs économiques une vision claire des orientations retenues et des engagements futurs du gouvernement dans le cadre de sa coopération avec le FMI.

Réforme de l’OFNAC : Abdoulaye Tall insiste sur l’engagement de transparence et d’efficacité institutionnelle

L’Assemblée nationale du Sénégal a ouvert récemment une session extraordinaire consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi essentiels pour la gouvernance du pays, parmi lesquels figure la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Cette session s’intéresse également à la protection des lanceurs d’alerte, à la déclaration de patrimoine et à l’accès à l’information, des thématiques centrales pour renforcer la transparence et la redevabilité des institutions publiques.

En marge de ces travaux parlementaires, le député Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois, a tenu à rappeler l’importance de la réforme de l’OFNAC et à replacer cette initiative dans le cadre des engagements pris par le gouvernement lors de la campagne électorale. Selon lui, cette réforme constitue une promesse faite aux Sénégalais pour renforcer l’efficacité et la neutralité des institutions chargées de la lutte contre la corruption. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’une démarche ciblant des personnalités particulières, notamment Serigne Bassirou Guèye, actuel président de l’OFNAC. « Nous ne sommes pas dans des débats personnalisés. Nous sommes au-dessus de la mêlée et nous travaillons pour le peuple sénégalais », a-t-il souligné, affirmant que l’objectif de cette réforme est strictement institutionnel.

Abdoulaye Tall a également précisé que la réforme de l’OFNAC s’inscrit dans une logique similaire à celle de l’Inspection générale d’État (IGE) et de la Cour des comptes. Ces réformes visent à garantir que ces institutions puissent fonctionner en toute impartialité et avec une réelle indépendance, afin de jouer un rôle central dans la gestion économique du pays et dans le contrôle des pratiques administratives et financières. Le député a insisté sur le fait que disposer d’institutions fortes et crédibles est indispensable pour instaurer un dialogue constructif entre l’État et ses institutions, tout en renforçant la lutte contre la corruption à tous les niveaux.

Pour Abdoulaye Tall, la réforme de l’OFNAC ne relève pas seulement d’une démarche technique, mais traduit une volonté politique claire de consolidation de la gouvernance et de la transparence au Sénégal. Selon lui, ces mesures permettront de créer un cadre institutionnel robuste, capable d’accompagner durablement le développement économique et social du pays.

Clip « Porozé bi » : Nit Dof s’en prend à Thiat et remet en cause sa légitimité

La sortie du nouveau clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure du mouvement Y’en a Marre, continue de susciter des débats houleux dans l’univers du rap sénégalais. Intitulé « Porozé bi », ce morceau, perçu par beaucoup comme une critique frontale des dérives du régime actuel, vient de recevoir une réponse virulente d’un autre acteur de la scène musicale : Mor Talla Gueye, alias Nit Dof. Rappeur connu pour sa proximité avec le pouvoir en place et actuel président du Conseil d’administration du Fonds de Développement des Cultures Urbaines (FDCU), Nit Dof a livré un message tranchant, visant directement Thiat et plus largement certains artistes engagés.

Dans une déclaration publique, Nit Dof a reproché à Thiat son timing, insinuant que son retour sur le terrain du rap contestataire arrive trop tard. Selon lui, l’histoire s’écrit déjà ailleurs et ceux qui ont manqué le « rendez-vous décisif » avec le peuple n’ont plus la légitimité nécessaire pour se faire entendre. « Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que le train est déjà parti. C’était un rendez-vous qu’il ne fallait absolument pas manquer. Certains l’ont raté et ignorent encore que le peuple souverain est désormais ailleurs, très loin, avec d’autres priorités », a-t-il affirmé.

Le rappeur pro-régime ne s’est pas limité à une critique de fond. Il a également remis en question l’argument de la liberté d’expression souvent brandi par les artistes contestataires. Pour lui, ce n’est pas une question de censure, mais une réaction du peuple lui-même. « À ceux qui nous parlent de liberté d’expression : sachez que c’est le peuple souverain lui-même qui s’est senti attaqué et qui riposte aujourd’hui à sa manière », a-t-il lancé, défendant ainsi l’idée que la société aurait tourné la page des discours de contestation portés par des figures comme Thiat.

Nit Dof est allé plus loin en accusant certains rappeurs d’avoir été absents au moment où leur voix aurait eu le plus d’impact. Il dénonce ce qu’il appelle une hypocrisie dans le milieu, affirmant que ceux qui sont restés silencieux dans les périodes les plus critiques n’ont désormais plus de légitimité pour parler au nom du peuple. « Quant à ceux qui étaient silencieux quand le peuple avait vraiment, mais vraiment besoin d’eux, ils auront désormais un sérieux problème de légitimité pour se faire entendre », a-t-il déclaré, dans une pique que beaucoup ont interprétée comme une attaque directe contre Thiat.

Enfin, le rappeur pro-régime a tenu à rassurer sur l’état actuel de la scène musicale, balayant d’un revers de main l’idée que le rap sénégalais aurait perdu de sa vigueur. « Et dites aux hypocrites que le rap se porte très bien. Les artistes évoluent et sortent leurs projets tous les jours », a-t-il conclu, soulignant une vision positive du dynamisme artistique, mais en rupture avec le discours contestataire incarné par Keur Gui.

Cette sortie de Nit Dof, qui contraste avec les nombreux messages de soutien reçus par Thiat après la sortie de « Porozé bi », risque d’alimenter davantage la polarisation dans le milieu du hip-hop sénégalais. Elle illustre aussi la fracture entre deux conceptions du rap : l’une qui se revendique comme porte-voix du peuple et l’autre qui défend une nouvelle approche, plus en phase avec le régime en place.

Clip “Porozé bi” : Fou Malade salue la puissance du nouveau texte de Thiat

Le dernier clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure emblématique du mouvement Y’en a Marre, continue de nourrir les débats sur la scène artistique et politique sénégalaise. Intitulée “Porozé bi”, cette œuvre remet au goût du jour le rap contestataire en lui redonnant sa fonction première : traduire la colère et les espoirs d’un peuple en quête de justice sociale et de transparence. Fidèle à son style incisif, Thiat y dénonce sans détour les dérives du pouvoir en place, un message qui ne laisse personne indifférent.

Parmi les réactions enregistrées depuis la sortie du clip, celle de Malal Talla, alias Fou Malade, attire particulièrement l’attention. Camarade de longue date de Thiat et membre du même mouvement citoyen, Fou Malade s’est exprimé dans les colonnes de L’Observateur pour saluer la force du texte. Selon lui, le morceau incarne une rare cohérence artistique et un engagement sans concession. Il décrit le texte comme étant « remarquablement bien écrit, avec une valeur poétique Hip-Hop très marquée », avant de préciser que le rap, tel que le pratique Thiat, reste factuel, concret, imagé et surtout accessible. À ses yeux, il n’y a ni énigmes ni codes hermétiques, seulement des paroles claires et compréhensibles qui résonnent immédiatement auprès du public.

L’artiste n’a pas seulement marqué par ses paroles mais également par l’esthétique du clip. Fou Malade souligne le retour de Thiat à ses tresses, à sa montre et à son style d’époque, autant d’éléments qui rappellent la continuité de son engagement depuis ses débuts. « Il redevient le Thiat de Keur Gui, celui qui rappelle qu’il est toujours en alerte », note-t-il. Cette cohérence est renforcée par l’utilisation des symboles dans le visuel, notamment le pain, qui représente selon Fou Malade la revendication populaire et le minimum vital que le peuple réclame.

Au-delà de l’aspect esthétique, c’est surtout le moment de la sortie du clip qui lui confère une résonance particulière. Pour Fou Malade, cette œuvre tombe à point nommé, dans un contexte marqué par une forte attente citoyenne et un désenchantement social. « Cette œuvre ré-émancipe le rap. Le timing est parfait. Ce que dit Thiat, c’est ce que la majorité des Sénégalais expriment déjà au quotidien. Il ne fait qu’amplifier leurs voix, comme doit le faire un rappeur », explique-t-il.

Il ajoute enfin que la force du message réside dans sa capacité à être percutant et violent dans le fond, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Une preuve, selon lui, de l’intelligence artistique de Thiat et de sa volonté de mettre son art au service de la cause citoyenne. En saluant cette œuvre, Fou Malade rappelle le rôle essentiel du rap engagé dans la vie publique sénégalaise, et réaffirme la place centrale de Thiat dans ce combat.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°537 – 18/08/2025

🔴 L’ALERTE DE BOUGANE SUR LE DANGER D’UN ÉTAT QUI CONSOMME AU LIEU D’INVESTIR : « UNE CROISSANCE EN TROMPE-L’ŒIL »
🔴 MOBILISATION À PARIS / « DÉFENSE DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE » : LA DIASPORA UNIE POUR BADARA GADIAGA

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 / SÉNÉGAL – SOUDAN DU SUD : DUEL DES AMBITIONS !
🔴 IDÉES : GRAND FRÈRE CHEIKH SECK, FOCUS SUR VOTRE TRAVAIL, LA HAINE EST LE TRIBUT QUE L’ENVIE PAIE AU MÉRITE (Par Mbaye Jacques Diop)

COÛTS, AVANTAGES DU MAINTIEN OU DU DÉPART DES NATIONS UNIES AU SÉNÉGAL 

Le siège des Nations Unies à Diamniadio devrait employer environ 2 000 personnes. Ce nouveau complexe, appelé la Maison des Nations unies, allait regrouper les 34 agences de l’ONU présentes au Sénégal et permettrait une meilleure coordination de leurs actions dans la région. 

Parlons des nombres d’emplois nationaux et internationaux et de la masse salariale que ça peut générer par mois vu que ce sont des salaires assez importants :

Chauffeur expérimentés (5ans) 1 Millions de  salaire plus la prise en charge médicale et sociale de ses enfants.

Les autres postes réservés aux nationaux avec des salaires allant de 300 milles à 5millions selon l’ancienneté.

Les expatriés sous contrats internationaux avec les Nations Unies ont des salaires avoisinant 8000 à 16000 dollars, ils seront obligés de prendre des maisons et appartements grands standing allant jusqu’à 2millions par mois dans les quartiers sécurisés.

Ils seront obligés d’investir dans le pays vue le niveau de salaires assez élevés, ils vont devoir consommer au niveau local.

 

La vision du Président Macky SALL en voulant installer ce hub des Nations Unies en Afrique de l’Ouest c’était aussi pour booster la ville de Diamniadio et les communes environnantes, c’était pour booster le tourisme local avec le développement de la petite côte vu que bon nombre d’employés expatriés avaient choisis Saly et environs pour y habiter. C’était également pour booster l’immobilier,  la présence des grandes surfaces commerciales.

Mais le plus important sur la valeur ajoutée avec l’implantation de ce hub Nations Unies au Sénégal c’était également de faire décoller le secteur de l’aviation au Sénégal, c’était pour permettre à Air Sénégal de développer de nouvelles lignes internationaux, puisque ce hub des Nations Unies à Diamniadio c’était un bon nombre de conférence par semaine et d’activités internationaux que le Sénégal allait accueillir comme ça se fait à New-York, à Genève, à Nairobi…

Ce qui va engendrer forcément une attirance de la destination Sénégal avec une opportunité de créer des lignes pour la compagnie nationale Air Sénégal beaucoup plus rentables. 

 

La Vision du Président Macky SALL était au delà de dire que nous avons le siège des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest à Diamniadio, c’était une vision globale d’une valeur ajoutée qui allait s’accrocher à un projet global de développement. 

 

Si on sort pas de ces considérations purement politiciennes et évaluer en terme d’opportunités ce que le Siège des Nations Unies à Diamniadio nous apporte on va passer complètement à côté.

Ce Siège est un élément important pour faire de Diamniadioune ville Tampon qui va accentuer la création d’une Mégalopolis, Dakar, Diamniadio, Thies, Mbour, à l’instar des Mégalopolis américaine (de Boston à Washington), ou la mégalopole centre-européenne (de Londres à Milan) et la mégalopole japonaise (de Tokyo à Fukuoka).

 

Une toile d’araignée qui allait désengorger Dakar pour faire de Diamniadio la capitale administrative du Sénégal, avec le TER qui allait relier Dakar Diamniadio AIBD et AIBD Mbour 

 

Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye ressaisissez vous, reprenez les discussions avec les Nations Unies, renégocier… mais surtout n’abandonner pas le projet. 

Le Sénégal gagnerait à tous les niveaux avec ce hub des Nations Unies, la diplomatie kenyane vient de marquer un grand coup en attirant au Kenya trois grandes agences des Nations Unies faisant de Nairobi la plaque tournante clé des opérations de l’ ONU avec de nouveaux bureaux qui vont héberger le programme pour le Fond des Nations Unies pour l’enfance, le Fond des Nations Unies pour la population et l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Ces trois bureaux s’ajouteront au deux sièges mondiaux de l’ONU déjà existantes à Nairobi qui ont occasionné 6500 employés, 11 000 familles et personnes en charges, sans compter un investissement direct de l’ONU pour un montant de 340 millions de dollars pour moderniser les infrastructures de Nairobi 

 

S’inspirant de cette diplomatie très réactive de Kenya vous devriez reprendre les négociations et voir les opportunités qui s’offrent à nous avec ce hub des Nations Unies au Sénégalmême si l’état renonce à 60 millions de locations annuelle en revanche cette agence des Nations Unies à Diamniadio fera gagner à l’état plus de 200 millions  de masse salariale mensuelle pour des nationaux et des expatriés c’est plus d’1 milliards par année dont la moitié sera pour les nationaux, une bonne partie de l’autre moitié sera forcément dépensés en consommation au Sénégal. 

 

Sans compter les investissements qui se feront par les autres partenaires de l’ONU dans l’Éducation, la Santé et le Social.

 

Cette vision du Président Macky SALL compte tenu de la stabilité du pays de faire un hub à l’image de ce qui se fait à New-York, à Genève, à Vienne, à Nairobi est une innovation extrêmement importante pour le développement économique et l’intégration du Sénégal dans le concert des grandes nations.

 

Ça fait une année que le personnel des Nations Uniestravail en ligne, une année que les contrats de location ont été résilié, aujourd’hui avec la suspension de la subvention des États-Unis qui étaient autour de 40% des financements de L’ONU, beaucoup d’agences un peu partout dans le monde sont entrain de réduire le personnel, le Sénégal perdrait à ne pas accueillir le Siège des Nations Unies à Diamniadio.

Soya Diagne

Sénégal : Amadou Ba appelle à une stratégie nationale de prévention après les inondations

Au lendemain des pluies diluviennes qui se sont abattues le vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays, provoquant d’importantes inondations, l’ancien Premier ministre Amadou Ba a réagi en exprimant sa solidarité aux populations sinistrées. Le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité appelle à dépasser les réponses ponctuelles et à mettre en place une véritable stratégie nationale de prévention face aux catastrophes climatiques.

Les fortes précipitations ont particulièrement touché certains quartiers de Dakar, notamment aux Parcelles Assainies, où des familles ont subi de lourds dégâts matériels. Cette situation dramatique vient rappeler une fois de plus la fragilité des infrastructures urbaines face aux intempéries.

Dans son message, Amadou Ba a souligné la gravité de ces événements et a plaidé pour des mesures structurelles. « J’exprime tout mon soutien aux populations sinistrées et réaffirme la nécessité de mettre en place des mesures urgentes et durables pour prévenir et limiter l’impact de ces catastrophes récurrentes », a-t-il déclaré.

Pour lui, les inondations ne doivent plus être gérées uniquement dans l’urgence. Elles appellent une mobilisation collective et un engagement ferme de l’État, des collectivités locales et de la société civile pour renforcer les infrastructures d’assainissement, améliorer la planification urbaine et anticiper les risques. « L’heure n’est plus aux interventions ponctuelles, mais à une véritable stratégie nationale de prévention, au service exclusif des populations », a insisté le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité.

À travers cette sortie, Amadou Ba met en avant une approche tournée vers l’intérêt général, soulignant la nécessité de bâtir des réponses durables face aux défis climatiques qui frappent de plus en plus fréquemment le Sénégal.

Inondations au Sénégal : le Parti socialiste appelle à repenser l’aménagement du territoire

Les pluies diluviennes qui se sont abattues vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays ont provoqué d’importantes inondations, plongeant des milliers de familles dans la détresse. Face à cette catastrophe, le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Abdoulaye Wilane, a exprimé sa solidarité envers les populations sinistrées tout en appelant à une refonte en profondeur de la politique nationale d’aménagement du territoire.

À Dakar et dans sa banlieue, de nombreux quartiers ont été submergés, provoquant des dégâts considérables aux habitations, aux infrastructures et aux biens des populations. La situation est tout aussi préoccupante dans plusieurs régions du pays où certaines localités rurales, villes et communes ont été frappées de plein fouet. Dans certains secteurs, les fleuves menacent de sortir de leur lit, faisant craindre des pertes agricoles majeures et des risques accrus pour les habitants. Touba, à la veille du Magal, n’a pas été épargnée, confirmant que nul territoire n’est à l’abri de ces intempéries.

Dans une déclaration publique, Abdoulaye Wilane a dit toute l’affliction du Parti socialiste face aux drames humains engendrés par les inondations. Il a invité l’État central, ses démembrements administratifs, les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile à se mobiliser de manière coordonnée pour apporter une aide immédiate, conséquente et ciblée aux victimes. Il a également lancé un appel à la solidarité nationale, exhortant les militants du PS et, au-delà, l’ensemble des citoyens sénégalais à dépasser les clivages et à mettre la fraternité au cœur de leurs actions.

Toutefois, le porte-parole du Parti socialiste a tenu à mettre en garde contre les dérives politiciennes. « La gravité de la situation nous oblige à tenir un langage de vérité : il faut en finir avec la communication politicienne, les effets d’annonce et les polémiques stériles qui détournent des priorités urgentes », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de rassurer les populations, de sauver des vies et d’organiser les secours avec efficacité.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le PS estime que cette catastrophe doit servir d’électrochoc. Le parti appelle à repenser l’aménagement du territoire, à revoir le mode d’occupation des sols et à renforcer les dispositifs de drainage, de prévention des crues et d’anticipation des aléas climatiques. « Il est impératif d’engager des réformes courageuses, planifiées et appliquées avec rigueur, afin que chaque Sénégalais puisse vivre dans un environnement sécurisé et résilient », a insisté Abdoulaye Wilane.

Pour le Parti socialiste, cette épreuve nationale doit marquer un tournant. Elle doit être le point de départ d’une nouvelle approche collective visant à bâtir un Sénégal plus solidaire, mieux organisé et préparé aux défis climatiques qui s’annoncent.

Inondations à Touba : Serigne Modou Bousso Dieng fustige l’inaction de l’État

La ville sainte de Touba est une nouvelle fois frappée par des inondations qui plongent les habitants dans la détresse. Face à la gravité de la situation et à l’absence de réponses concrètes des autorités, la colère monte. Serigne Modou Bousso Dieng, coordinateur de la Confédération internationale des familles religieuses, a lancé un véritable cri de cœur pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« abandon » de la population par l’État.

« Aucune solution, aucune mesure sérieuse n’est prise depuis un an et demi. Et les inondations continuent d’augmenter davantage. Les gens vivent un calvaire et pleurent », a-t-il déclaré avec amertume, dénonçant l’indifférence des dirigeants face à la souffrance des habitants.

L’autorité religieuse a insisté sur la gravité de la situation, soulignant que même les abords de la grande mosquée de Touba se trouvent aujourd’hui envahis par les eaux. Plus grave encore, selon lui, aucune autorité politique de premier plan ne s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu l’ampleur du désastre. « Ni ministre, ni Premier ministre n’a foulé le sol de Touba pour aider la population », a-t-il regretté.

Il a par ailleurs fustigé le discours du Premier ministre qu’il juge « populiste », sans impact réel sur l’amélioration des conditions de vie dans la cité religieuse. « On n’a pas besoin de discours. On a besoin d’action rapide, immédiate et urgente. On est fatigué. Il est temps », a martelé Serigne Modou Bousso Dieng, qui appelle le gouvernement à passer enfin des paroles aux actes.

Pour les habitants de Touba, chaque nouvelle saison pluvieuse rouvre les mêmes blessures et réactive les mêmes angoisses. Les appels des autorités religieuses rappellent avec force l’urgence d’une solution durable à ce problème récurrent, qui continue de mettre à mal le quotidien de milliers de familles.

Inondations à Kaolack : le quartier Fass Cheikh Tidiane plongé dans la détresse, les habitants interpellent l’État

Les pluies diluviennes tombées ces derniers jours à Kaolack ont transformé le quotidien des habitants du quartier Fass Cheikh Tidiane en véritable calvaire. Situé à moins de 100 mètres de la cité religieuse de Médina Baye, ce quartier est aujourd’hui méconnaissable : rues impraticables, maisons abandonnées, stagnation d’eaux pluviales mélangées aux eaux usées.

De nombreuses familles ont dû fuir leurs habitations envahies par l’eau, tandis que celles restées sur place vivent dans des conditions insalubres. « J’habite ici depuis plus de 5 ans, mais je n’ai jamais vécu une pareille tourmente. Nous ne dormons plus à cause des eaux », confie Yally Sam Thiam, complètement désespéré.

La situation sanitaire et sécuritaire inquiète également les riverains. « Avec cette eau sale, nous sommes exposés à tout : les moustiques, les maladies, l’insécurité… Même en cas d’urgence, il est impossible de circuler, les voitures et les motos Jakarta ne peuvent pas entrer dans le quartier », alerte Ousseynou Thiam.

À quelques semaines du Gamou international de Médina Baye, la crainte est grande de ne pas pouvoir accueillir dignement les fidèles et visiteurs. « Nous avons honte de recevoir des invités dans ces conditions. Les rues sont impraticables, nos maisons submergées. C’est intenable », regrette Aliou Lo, président de l’association And Défar Fass Cheikh Tidiane.

Face à l’ampleur de la crise, les habitants ne cachent plus leur désarroi et s’adressent directement aux plus hautes autorités. « Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre. Eux seuls peuvent nous sortir de ce calvaire. Nous n’attendons rien du maire… », tranche Khady Mbathie, une habitante du quartier.

Avec un mois d’août encore très pluvieux, les populations de Fass Cheikh Tidiane redoutent que la situation ne s’aggrave davantage si aucune mesure urgente n’est prise.

Inondations à Thiaroye : Bassirou Diomaye Faye promet des mesures immédiates et des solutions durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies. Cette zone, parmi les plus touchées par les inondations, vit des heures difficiles, avec des habitations submergées et un cimetière totalement envahi par les eaux.

« J’étais venu à Thiaroye pour constater, par moi-même, la situation difficile que vivent les populations. Nous sommes devant le constat que les eaux sont un peu partout dans les habitations et que le cimetière aussi est totalement inondé », a déclaré le chef de l’État.

Face à l’urgence, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le renforcement des mesures déjà en cours, notamment le pompage à grande échelle pour soulager les sinistrés. Il a indiqué qu’une réunion s’était tenue dans la journée autour du Premier ministre afin de coordonner les actions sur le terrain, tout en précisant que ces interventions restent, pour l’instant, des mesures d’atténuation.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le président a insisté sur la nécessité de solutions durables. Thiaroye, Bargny, Mbao et Palmarin, en plus des inondations, sont confrontés à l’érosion côtière qui menace l’habitat et les infrastructures. « Beaucoup de maisons sont de plus en plus menacées et une bonne partie a déjà été prise par les eaux », a regretté le président.

Il a ainsi annoncé la restructuration de certains quartiers afin de mieux organiser l’habitat et de mettre en place un système d’assainissement efficace.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement travaille sur un vaste programme de digues de protection le long de la façade maritime, couvrant les zones de Thiaroye, Bargny, Mbao, mais aussi Mbour, Joal et Palmarin. « Nous sommes en train d’y travailler avec des partenaires et, dans les prochains jours, le ministère de l’Assainissement va diffuser le plan quinquennal, en rappelant ce qui a déjà été fait », a ajouté Bassirou Diomaye Faye.

Diplomatie : Julius Maada Bio en visite de travail à Dakar

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi 15 août à Dakar son homologue de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO. Cette visite de travail s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux pays et de la consolidation de l’intégration régionale.

Les discussions entre les deux chefs d’État ont porté sur plusieurs axes, notamment la coopération bilatérale et les enjeux régionaux. Selon des sources proches de la Présidence, Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio ont réaffirmé leur détermination commune à œuvrer pour la stabilité de l’espace communautaire ouest-africain, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques.

Au-delà des échanges bilatéraux, cette rencontre illustre la volonté partagée du Sénégal et de la Sierra Leone de contribuer activement au raffermissement de la CEDEAO. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de bâtir une organisation plus solidaire, plus efficace et capable de répondre aux aspirations des peuples de la région.

La présidence sénégalaise a salué « l’engagement partagé des deux pays à œuvrer de concert pour la prospérité et la paix dans la sous-région », soulignant que cette coopération s’inscrit dans une vision commune d’un espace ouest-africain plus intégré et résilient face aux défis contemporains.

Situation des droits de l’homme au Sénégal : Entre avancées démocratiques et violations persistantes

Le rapport 2024 du Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain dresse un tableau nuancé de la situation des droits humains au Sénégal. S’il salue des progrès notables, notamment lors de l’élection présidentielle de mars jugée équitable et exempte d’abus ou d’irrégularités, il souligne également la persistance de violations graves.

Selon le document, des informations crédibles font état de traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de restrictions sévères à la liberté d’expression et à la liberté des médias. Malgré les mesures prises par les autorités pour identifier et sanctionner les responsables de ces abus, l’impunité reste un problème récurrent.

Dans la région méridionale de la Casamance, où une insurrection de faible intensité oppose les forces de sécurité à des séparatistes armés, les violences ont été rares cette année. Cependant, la tension reste palpable dans ce territoire situé entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Le rapport évoque également des exécutions extrajudiciaires. Amnesty International a signalé la mort de trois personnes lors des manifestations du 5 février, consécutives à la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances.

Ainsi, malgré les efforts déployés et les progrès démocratiques constatés, le Sénégal demeure confronté à des défis majeurs en matière de respect des droits humains, dans un contexte où la stabilité politique doit encore se conjuguer avec la protection des libertés fondamentales.

Liberté de la presse au Sénégal : le rapport critique du département d’État américain

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain a livré, dans son rapport 2024, une évaluation préoccupante de la situation de la liberté d’expression et de la presse au Sénégal. Bien que la Constitution et la loi garantissent ces libertés, le document relève que le gouvernement a parfois imposé des restrictions, notamment à travers des sanctions pour diffamation et pour outrage au chef de l’État, visant y compris des journalistes.

Le rapport cite l’arrestation, le 24 juillet 2024, d’un membre de l’opposition pour délit d’outrage au chef de l’État, après des déclarations accusant des responsables du parti au pouvoir d’avoir menti pour accéder aux commandes du pays. L’intéressé a été libéré peu après. En septembre, l’ancien commissaire de police Cheikhna Keïta a, lui, été arrêté pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir publié un article évoquant un désaccord entre le président et le Premier ministre. Amnesty International avait dénoncé cette arrestation comme une restriction à la liberté d’expression, appelant à une réforme législative pour supprimer ce type de poursuites.

Le rapport note également des agressions, arrestations et pressions subies par des professionnels des médias. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), plus de 25 journalistes ont été agressés ou arrêtés lors des troubles civils de février 2024. Parmi les cas cités, celui de Kader Dia, interpellé le 30 septembre après avoir évoqué la corruption policière lors d’une émission en ligne sur Sen TV. La division spéciale de cybersécurité de la police lui reprochait ses propos tenus le 23 septembre. Cheikh Yérim Seck, journaliste et analyste, a quant à lui été arrêté le 1er octobre après avoir remis en question, sur 7TV le 27 septembre, l’exactitude d’une annonce budgétaire du Premier ministre. Tous deux ont été libérés le 3 octobre, et l’affaire Seck a finalement été classée sans suite.

En matière d’influence sur le paysage médiatique, le document souligne que le gouvernement sénégalais s’appuie sur des médias publics comme la Radio Télévision Sénégalaise (RTS) et le journal Le Soleil, accusés d’afficher régulièrement un parti pris progouvernemental. Si les journalistes indépendants ont pu critiquer le pouvoir sans toujours subir de représailles, certaines décisions ont marqué l’année, notamment la révocation, le 5 février, de la licence de diffusion de la chaîne privée Walfadjiri TV pour « diffusion d’images violentes et de propos subversifs, haineux et dangereux portant atteinte à la sécurité de l’État ».

Le rapport mentionne enfin des violences commises par des acteurs politiques contre des journalistes. Le 2 octobre, des partisans du leader de l’opposition Bougane Guèye Dany ont agressé Ngoné Diop et Maty Sarr Niang, reporters du site Sans Limites. Ngoné Diop a été empêchée de couvrir l’arrivée de Dany à la division de la cybercriminalité, tandis que Maty Sarr Niang a été giflée.

Grand Magal de Touba : le président Diomaye Faye adresse ses vœux à la communauté mouride

À l’occasion du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi à Diourbel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé ses vœux à l’ensemble de la communauté mouride, au Sénégal comme dans la diaspora.

« À l’occasion du Magal de Touba, je formule mes vœux les plus chaleureux à la communauté mouride du Sénégal et de la diaspora », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook.

Bassirou Diomaye Faye a également imploré Allah d’accorder à Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des mourides, « une longue vie, une excellente santé et beaucoup de force pour continuer à guider les fidèles ».

Dans son message, il a souhaité pour le Sénégal « une paix durable », « une unité fraternelle » et « une prospérité partagée », en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de concorde.

Ziguinchor : le maire Djibril Sonko convoqué dans une affaire de destruction de biens

Le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, est convoqué ce jeudi 14 août 2025 à 9 heures au commissariat de Yamatogne, a appris Dakaractu. Cette audition intervient dans le cadre d’une enquête sur la destruction présumée de biens appartenant à autrui.

L’affaire concerne l’arrestation de dix agents municipaux, accusés d’avoir procédé à la démolition d’un bâtiment supposément érigé sur un domaine public. Les mis en cause ont été placés en garde à vue au commissariat de Yamatogne.

Ouakam : quatre femmes arrêtées pour proxénétisme et diffusion d’images pornographiques

La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a démantelé, à Ouakam, un réseau présumé de prostitution lors d’une opération de renseignement ciblée. Quatre femmes ont été interpellées et sont poursuivies pour proxénétisme, incitation à la débauche, outrage public à la pudeur et diffusion d’images à caractère pornographique.

Selon la Police nationale, l’enquête a révélé que les activités se déroulaient dans un appartement où une responsable recrutait et rémunérait trois autres jeunes femmes, avec des paiements hebdomadaires allant de 40 000 à 60 000 FCFA.

Les investigations ont aussi mis au jour un volet numérique : des numéros de téléphone et des images obscènes circulaient sur internet pour promouvoir des prestations sexuelles, tarifées entre 5 000 et 10 000 FCFA.

Lors des auditions, l’une des prévenues a nié se livrer à la prostitution, affirmant n’assurer que la réception des appels.

Liberté provisoire de Lat Diop : Babacar Ba appelle le parquet à respecter la décision judiciaire

La décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar d’accorder une liberté provisoire sous bracelet électronique à l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, continue de susciter des réactions. Parmi elles, celle du coordonnateur du Forum du Justiciable, Babacar Ba, qui a publiquement invité le parquet à ne pas s’opposer à cette mesure.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Babacar Ba a rappelé que le code de procédure pénale sénégalais prévoit des peines alternatives à l’emprisonnement, parmi lesquelles figure le port d’un bracelet électronique. Selon lui, cette option offre une voie équilibrée entre la privation de liberté et le maintien d’un contrôle judiciaire strict. « J’invite solennellement le procureur à ne pas s’opposer à la décision des juges du fond », a-t-il déclaré, estimant que ce type de mesure doit être encouragé dans le cadre de la modernisation du système judiciaire.

Cette prise de position intervient dans un contexte où le Sénégal réfléchit de plus en plus à des solutions pour désengorger ses prisons, souvent confrontées à une surpopulation carcérale. Le bracelet électronique, utilisé dans plusieurs pays comme alternative à la détention préventive ou à certaines peines de prison, permet un suivi en temps réel des personnes concernées tout en leur offrant la possibilité de rester insérées dans leur environnement familial et professionnel.

Pour rappel, Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire de gestion financière, avait vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée en première instance par le juge d’instruction avant que la Chambre d’accusation financière ne revienne sur cette décision le mardi 12 août 2025. Reste à savoir si le parquet respectera l’appel au calme lancé par Babacar Ba ou s’il tentera de contester cette mesure devant les juridictions compétentes.

Guy Marius Sagna fustige une « justice à deux vitesses » après la libération provisoire de Lat Diop

Le député de Pastef, Guy Marius Sagna, est monté au créneau pour critiquer la décision de la justice sénégalaise d’accorder une liberté provisoire à Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, poursuivi dans une affaire financière. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme une « justice à deux vitesses » favorisant les personnalités influentes au détriment des citoyens ordinaires.

« Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a-t-il fustigé, employant un ton virulent pour illustrer ce qu’il estime être une inégalité de traitement devant la loi.

Cette sortie intervient après que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a décidé, le mardi 12 août 2025, de remettre Lat Diop en liberté provisoire, assortie de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure a été prise après que le juge d’instruction financier avait, dans un premier temps, rejeté la demande de remise en liberté formulée par la défense.

Pour Guy Marius Sagna, ce type de décision alimente la défiance des citoyens envers l’institution judiciaire et renforce l’idée que les puissants échappent plus facilement aux rigueurs de la loi. Cette affaire relance ainsi le débat récurrent sur l’équité et l’impartialité de la justice au Sénégal.

Gestion des inondations à Touba : l’ONAS déploie 40 camions pour accélérer le pompage des eaux

Touba, durement touchée par des inondations persistantes, bénéficie d’un renfort important dans la lutte contre les eaux stagnantes. Le 12 août 2025, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), sous la direction de Séni Diène, a mis en service 40 camions flambant neufs dans le cadre du Projet d’acquisition et de renouvellement de camions de vidange (PARC).

Financé à hauteur de 2 milliards FCFA, ce projet pilote bénéficie du soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la DER/FJ et de la BNDE. Les nouveaux véhicules viennent compléter les efforts déjà engagés par l’ONAS, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DGPI) et l’initiative locale Touba Ca Kanam pour assécher les zones les plus touchées.

Selon Séni Diène, certaines habitations situées dans des zones basses restent inaccessibles aux canaux de drainage classiques. Le renfort en camions vise donc à pallier cette limite, en assurant un pompage ciblé des eaux stagnantes.

Sur le terrain, l’action s’intensifie particulièrement dans les quartiers de Keur Niang et Nguélémou, où les ouvrages stratégiques fonctionnent à plein régime. À Nguélémou, un bassin de 72 000 m³ est équipé de quatre pompes, dont deux d’une capacité de 1 260 m³/heure et deux autres de 900 m³/heure. À Keur Niang, une nouvelle pompe de 1 000 m³/heure vient renforcer un bassin de 2 000 m³, accélérant l’évacuation et permettant déjà la réouverture de l’entrée principale de la cité religieuse sur ses deux voies.

Par ailleurs, une nouvelle station de pompage installée face à la grande mosquée redirige désormais les eaux vers Keur Niang, augmentant significativement la capacité globale d’évacuation. Grâce à ces efforts conjoints, plusieurs habitants peuvent progressivement regagner leurs maisons, tandis que certaines routes, jusque-là impraticables, sont à nouveau accessibles.

Affaire Lat Diop : La Chambre d’accusation financière ordonne une liberté provisoire sous bracelet électronique

La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a tranché ce mardi 12 août 2025 : Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, recouvre sa liberté provisoire… sous étroite surveillance électronique.

Cette décision infirme l’ordonnance du juge d’instruction financier, qui avait initialement refusé la demande de mise en liberté provisoire. Les avocats de l’ex-patron de la Lonase, Me Seydou Diagne, Me Alioune Badara Fall et leurs confrères, ont interjeté appel et obtenu gain de cause devant la juridiction supérieure.

Une affaire qui se fragilise

Après 11 mois d’instruction, coup de théâtre : l’accusation a présenté devant la Chambre un nouveau rapport d’expertise, établi de manière non contradictoire, réclamant désormais 1 milliard de FCFA au lieu des 8 milliards initialement avancés. Une volte-face qui interroge sur la solidité du dossier et la cohérence de l’enquête.

Rappelons que Lat Diop est détenu depuis septembre 2024 pour détournement de deniers publics, extorsion et blanchiment de capitaux. La liberté provisoire accordée reste toutefois conditionnelle : si le parquet général décide de se pourvoir en cassation, l’issue pourrait encore basculer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

Seydi Gassama plaide pour une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature afin de renforcer l’indépendance judiciaire

Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a récemment lancé un appel fort en faveur d’une réforme profonde du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Selon lui, cette réforme est essentielle pour garantir l’indépendance réelle de la justice sénégalaise et préserver la séparation des pouvoirs, socle fondamental de toute démocratie.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Gassama souligne que la présence du Président de la République et du ministre de la Justice au sein du CSM compromet cette indépendance. Il plaide donc pour leur exclusion du Conseil, estimant que ces deux figures de l’exécutif ne devraient pas siéger dans cette instance qui joue un rôle clé dans la gouvernance de la justice.

Pour renforcer la légitimité et la transparence du CSM, Seydi Gassama propose également d’ouvrir cette institution à des représentants extérieurs à la magistrature. Il évoque notamment l’intégration de personnalités issues des corps d’avocats, des professeurs de droit des universités ainsi que de la société civile. Cette ouverture permettrait, selon lui, de mieux refléter la réalité selon laquelle « la justice est rendue au nom du peuple sénégalais » et ainsi d’inscrire la gouvernance judiciaire dans une logique démocratique plus large.

Cette proposition vise également à dissiper les craintes persistantes liées au corporatisme au sein de la magistrature, et à éviter ce que certains appellent la « république des juges », expression qui dénonce une justice perçue comme fermée et auto-référentielle. En intégrant des acteurs externes, le CSM pourrait accroître sa transparence, renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et garantir une meilleure impartialité dans ses décisions.

Cette initiative de Seydi Gassama s’inscrit dans un débat plus large, toujours très actuel au Sénégal, sur la réforme des institutions judiciaires et sur la nécessité d’assurer une justice indépendante, transparente et équitable pour tous. La question de la composition et du fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature reste ainsi au cœur des discussions visant à moderniser et à renforcer la justice sénégalaise.

Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba exclut le président de la République

À l’approche de l’examen du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine par l’Assemblée nationale, prévu pour le 18 août 2025, le député d’opposition Amadou Ba, membre de Pastef, a tenu à clarifier la portée de ce texte, en excluant explicitement le président de la République de cette obligation. Selon lui, la déclaration de patrimoine du chef de l’État relève d’un régime juridique particulier, intégralement encadré par la Constitution sénégalaise, et notamment par l’article 37.

Dans une publication, Amadou Ba rappelle que cet article stipule clairement que le président nouvellement élu doit effectuer une déclaration écrite de son patrimoine, déposée auprès du Conseil constitutionnel, qui en assure la publicité. Ce dispositif constitutionnel, selon lui, constitue une lex specialis dérogatoire à la loi ordinaire, plaçant la déclaration du président hors du champ d’application du projet de loi examiné par l’Assemblée nationale.

Il souligne ainsi que le président Bassirou Diomaye Faye a déjà rempli cette obligation constitutionnelle, déposant sa déclaration auprès du Conseil constitutionnel après son élection en 2024.

Le projet de loi n°15/2025, adopté en Conseil des ministres le 30 juillet puis officialisé par le décret présidentiel n°2025-1312 du 31 juillet 2025, étend quant à lui la liste des personnes soumises à la déclaration de patrimoine. Cette liste désormais élargie concerne notamment les présidents d’institutions de la République, les membres de l’Assemblée nationale (incluant questeurs, trésorier, directeur du budget), les membres du Gouvernement, ainsi que les personnalités liées à la Présidence, à la Primature et au Secrétariat général du Gouvernement.

Sont également assujettis les chefs de cours et tribunaux, les magistrats, les membres du pool judiciaire financier, le Médiateur de la République, ainsi que les dirigeants et cadres des autorités administratives indépendantes, des sociétés nationales, établissements publics et agences d’exécution. Enfin, les membres des corps civils, militaires et paramilitaires de contrôle et enquête, ainsi que les directeurs intervenant dans les secteurs des mines, carrières et hydrocarbures, figurent également parmi les personnes concernées.

Ainsi, le projet vise à renforcer la transparence et la lutte contre la corruption en élargissant le spectre des responsables publics soumis à cette obligation, tout en confirmant que le président de la République reste soumis à un cadre constitutionnel spécifique qui lui est propre.

Turquie : Ousmane Sonko sollicite le soutien d’Erdogan pour surmonter les défis budgétaires du Sénégal

Lors d’une visite officielle de cinq jours en Turquie, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a engagé un plaidoyer appuyé en faveur d’un renforcement de la coopération bilatérale afin d’aider son pays à faire face à ses difficultés financières. Invité par le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Sonko a présenté avec transparence la situation économique délicate que traverse le Sénégal, marqué par un passif important hérité qui pèse sur les finances publiques.

Reconnaissant sans détour les défis économiques actuels, le chef du gouvernement a souligné : « Nous n’avons pas honte de vous parler de la situation financière que nous traversons. C’est un passif que nous avons hérité et qui place notre pays dans une situation budgétaire délicate. Cependant, nous sommes déterminés à prendre notre destin en main ». Cette franchise illustre la volonté du Sénégal de surmonter ses obstacles tout en cherchant activement des partenaires stratégiques.

Ousmane Sonko a ainsi sollicité un accompagnement ferme et concret de la Turquie durant cette période sensible. « Je solliciterai avec beaucoup d’insistance votre accompagnement durant cette période. Nous croyons qu’une Turquie déterminée à nos côtés nous aidera à stabiliser nos finances publiques », a-t-il affirmé, affichant son optimisme quant à l’impact positif d’une coopération renforcée.

Au-delà du soutien financier, le Premier ministre a également encouragé les entreprises turques à investir de manière significative au Sénégal, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie. Il a demandé à Recep Tayyip Erdogan d’agir en tant que relais auprès d’autres partenaires internationaux afin d’élargir les opportunités de coopération et renforcer l’intégration économique du Sénégal à l’échelle globale.

La visite officielle s’est conclue par la signature de plusieurs accords bilatéraux dans des domaines jugés stratégiques par les deux gouvernements, témoignant d’une volonté partagée de consolider leurs liens politiques, économiques et sociaux.

Cette rencontre marque un tournant dans la dynamique des relations sénégalo-turques, avec l’espoir d’un soutien durable qui permettra au Sénégal de relever ses défis budgétaires tout en accélérant son développement économique.

Investissements turcs au Sénégal : Plus de 5 400 milliards de francs CFA envisagés dans le secteur de l’énergie

L’ambassadeur du Sénégal en Turquie, Moustapha Sokhna Diop, a récemment annoncé un projet d’investissement massif de la part d’investisseurs privés turcs, qui envisagent de mobiliser près de 5 400 milliards de francs CFA, soit environ 9 milliards de dollars, pour financer des projets dans le secteur de l’énergie au Sénégal. Ce montant ne prend pas en compte les investissements supplémentaires prévus dans d’autres domaines clés tels que l’agriculture, la construction et le développement industriel.

Cette annonce a été faite lors d’un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (APS) dans le cadre d’un forum organisé conjointement par l’Association des hommes d’affaires privés de Turquie, le Conseil des relations économiques étrangères (DEIK) et l’Agence pour la Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX). Ce forum, qui a rassemblé environ 300 opérateurs économiques, dont 50 représentants sénégalais, a constitué une plateforme d’échanges et de présentation d’opportunités économiques bilatérales.

En marge de ce rendez-vous, plusieurs dirigeants d’importantes entreprises turques ont rencontré le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, en visite officielle de cinq jours en Turquie à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan. Ces échanges ont permis de présenter diverses propositions d’investissements non seulement dans l’énergie, mais aussi dans les secteurs de l’agriculture, de l’automobile et de l’armement.

L’ambassadeur Moustapha Sokhna Diop a souligné que ces projets se présenteront sous des formes variées, notamment des partenariats public-privé et des investissements directs. Il a insisté sur le fait que ces investissements structurants ont été pensés de manière à ne pas aggraver la dette publique sénégalaise, ce qui constitue une priorité dans la stratégie économique nationale.

Les investisseurs turcs sont attendus prochainement à Dakar pour poursuivre les discussions. Ils rencontreront les ministres en charge des secteurs concernés afin d’examiner en détail les dossiers, affiner les modalités de collaboration et engager les démarches nécessaires pour la concrétisation de ces investissements majeurs. Ce partenariat promet ainsi de renforcer significativement la coopération économique entre le Sénégal et la Turquie, tout en contribuant au développement durable du Sénégal.

Suppression des bourses familiales, dette cachée et tensions économiques : la CDS fustige la gestion des nouvelles autorités

La Convergence Démocratique Sénégal (CDS) est montée au créneau pour dénoncer la gestion économique des nouvelles autorités, qu’elle juge défaillante et préjudiciable aux populations les plus vulnérables. Dans un communiqué au ton virulent, la formation politique s’alarme de la suspension des bourses de sécurité familiale, de la montée en flèche de la dette publique et des conséquences de la rupture de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Selon la CDS, l’arrêt du programme de bourses de sécurité familiale, qui représentait un soutien direct de 30 milliards de francs CFA en faveur de plus de 300 000 Sénégalais parmi les plus démunis, a plongé des milliers de ménages dans le désarroi. Cette décision est qualifiée « d’iniquité » par le parti, qui y voit un signe d’indifférence des autorités face aux difficultés quotidiennes des citoyens les plus fragiles.

Sur le plan macroéconomique, la CDS estime que le pays est dans une situation critique, aggravée par la perte de confiance des investisseurs et partenaires financiers. Les nouvelles autorités, incapables selon le parti de répondre aux besoins primaires des Sénégalais, se contenteraient de justifier leur inertie en accusant le régime sortant d’avoir dissimulé une partie substantielle de la dette publique. Ces accusations, toujours selon la CDS, ont contribué à détériorer davantage la crédibilité du pays sur les marchés internationaux.

Le Fonds Monétaire International, qui saluait encore en juin 2024 les performances économiques du Sénégal, a demandé dès septembre 2024 un audit et des clarifications avant tout nouveau décaissement. Parallèlement, les agences de notation ont revu à la baisse la note souveraine du pays, avec des perspectives de plus en plus pessimistes.

Dans ce contexte tendu, malgré l’entrée récente du Sénégal dans le cercle restreint des producteurs de gaz et de pétrole, le gouvernement aurait été contraint de recourir à des emprunts auprès de fonds spéculatifs, qualifiés de « fonds vautours » par la CDS, à des taux jugés usuraires. Le ratio dette/PIB, déjà préoccupant, atteindrait désormais 119 %, un niveau qui pèse lourdement sur la capacité de l’État à investir dans des secteurs prioritaires et à soutenir la croissance.

Plan de redressement économique : La CDS charge le nouveau régime et alerte sur la situation financière du pays

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), regroupant l’AJ/PADS-A, l’AJS, la CNNO, la LD, Niaxx Jarinu/Mag, le PIT-S, le RTA-S et l’UDS/Mbooloo Mi, a tenu une importante déclaration le 8 août 2025 sous le thème évocateur « Un mois, deux discours, deux fractures ! ». À travers cette sortie, la CDS a exprimé ses vives préoccupations sur la gestion actuelle du pays, tout en dénonçant les attaques répétées du nouveau régime et la dégradation inquiétante des finances publiques.

Dès l’entame, les leaders de la coalition ont fustigé ce qu’ils qualifient d’« attaques intempestives » provenant de certains membres du PASTEF, y compris du président de ce parti, visant les institutions nationales et même le Président de la République. Pour eux, cette posture fragilise l’unité nationale et détourne l’attention des véritables défis du moment.

La CDS a surtout insisté sur la gravité de la situation économique, décrite comme « catastrophique ». Selon ses membres, l’état des finances publiques a atteint un niveau critique qui a contraint le gouvernement à mettre en place un plan de « Redressement économique et social », dévoilé le 1er août 2025 au Grand Théâtre national par le Premier ministre Ousmane Sonko. Toutefois, pour la CDS, ce plan, loin de rassurer, traduit davantage l’ampleur des difficultés auxquelles le Sénégal est confronté.

Les leaders de la coalition estiment que le pays traverse une véritable « zone de turbulence », marquée à la fois par une tension politique exacerbée et par une fragilité économique inquiétante. Ils appellent à un sursaut national et à une gestion responsable, axée sur le dialogue, la cohésion sociale et une vision claire pour sortir le Sénégal de cette passe difficile.

En conclusion, la CDS interpelle le nouveau régime sur la nécessité de rompre avec les discours clivants et de concentrer ses efforts sur des réformes inclusives et réalistes. Pour eux, seule une gouvernance apaisée et tournée vers l’intérêt général permettra de redonner espoir au peuple sénégalais et de remettre le pays sur la voie du progrès.

Orefonde réclame la libération de Farba Ngom pour raisons médicales

Lors de son conseil municipal tenu ce samedi, la commune d’Orefonde a réaffirmé son soutien sans réserve à l’honorable député Farba Ngom, actuellement en détention et dont l’état de santé suscite de vives inquiétudes. Les élus locaux ont tenu à exprimer publiquement leur solidarité à l’égard de leur fils et leader, estimant qu’il traverse une épreuve injuste et particulièrement difficile.

Dans leur déclaration, les membres du conseil municipal ont dénoncé avec vigueur ce qu’ils qualifient de « prise d’otage politique » orchestrée, selon eux, par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ils accusent ce dernier d’avoir publiquement promis, lors de la campagne des législatives à Agnam, de faire arrêter coûte que coûte Farba Ngom. Pour les élus d’Orefonde, cette arrestation relève davantage d’une volonté politique que d’un processus judiciaire impartial.

Le conseil municipal pointe également du doigt l’acharnement supposé du Pool Judiciaire Financier (PJF) qui, malgré un rapport médical favorable émanant d’un médecin mandaté à cet effet, refuse toujours d’accorder une liberté provisoire au député. Ce rapport conclut pourtant que l’état de santé de Farba Ngom est incompatible avec la détention carcérale.

Face à ce qu’ils considèrent comme une situation incompréhensible et potentiellement dramatique, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme. Elles appellent l’opinion publique nationale et internationale à prendre la mesure des risques encourus si la détention se poursuit dans ces conditions. La commune d’Orefonde demande ainsi à la justice de faire preuve de responsabilité et de statuer rapidement afin d’éviter que le pire ne se produise.

Économie du Sénégal : la CDS dénonce l’arrêt des chantiers et la montée du chômage

La Convergence Démocratique du Sénégal (CDS) tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’économie nationale, qu’elle juge marquée par une morosité extrême et un climat de découragement. Selon cette formation politique, la situation actuelle résulte de décisions jugées inappropriées et insuffisamment réfléchies, ayant fragilisé plusieurs secteurs clés, notamment celui du bâtiment.

La CDS rappelle qu’en décidant de suspendre la quasi-totalité des chantiers en cours, le gouvernement a porté un coup sévère à un domaine considéré comme l’un des moteurs de l’économie sénégalaise. Cette mesure, loin d’être anodine, a entraîné un arrêt brutal de nombreuses activités connexes, provoquant ainsi une hausse inquiétante du chômage.

L’organisation déplore également que cette suspension ait été accompagnée d’une vague de licenciements touchant divers organismes publics et parapublics. Le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal (RTS) avance le chiffre de plus de 30 000 agents déflatés. Pour la CDS, cette politique de déflation a été aggravée par une volonté de remplacer les travailleurs licenciés par des militants du parti au pouvoir, le PASTEF, ce qui alimente un sentiment d’injustice et de frustration sociale.

À travers cette sortie, la CDS interpelle les autorités sur la nécessité urgente de relancer les chantiers et de réinjecter de la dynamique dans l’économie nationale. Elle met en garde contre les conséquences d’une telle paralysie, non seulement sur le marché de l’emploi, mais aussi sur la confiance des citoyens et des acteurs économiques.

Kolda–Salikégné : une route stratégique au cœur des revendications du Fouladou

Dans les profondeurs du Fouladou, la route reliant Kolda à Salikégné, en passant par les communes frontalières de Dioulacolon et Guiro Yoro Bocar, cristallise toutes les attentes et frustrations des populations. Ce tronçon, considéré comme l’un des plus stratégiques de la région, est aussi connu sous le nom de « route de la CEDEAO » en raison de son rôle crucial dans les échanges économiques et sociaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Pour les habitants et les acteurs locaux, cette route n’est pas un simple ruban d’asphalte. Elle incarne l’espoir d’un désenclavement tant attendu, d’un accès plus rapide aux services sociaux de base et d’une intégration économique plus fluide avec le reste de la sous-région. Mais pour l’heure, cet axe reste un chemin chaotique, rongé par les nids-de-poule, les bourbiers en saison des pluies et la poussière en saison sèche, rendant la circulation difficile et dangereuse.

Bambo Diaité, président de l’association Dioguisali, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le bitumage de ce tronçon est une urgence absolue et un droit légitime des populations. « Le développement de nos trois communes dépend du bitumage de cette route. Elle est vitale pour le commerce, pour le transport, pour la santé et pour l’éducation », déclare-t-il avec fermeté. Son organisation, qui regroupe des acteurs communautaires et associatifs, mène une campagne active afin que ce projet figure parmi les priorités du gouvernement.

L’enjeu dépasse largement le cadre local. Cette route, qui traverse des zones à fort potentiel agricole et commercial, est un corridor économique qui pourrait dynamiser les échanges entre les deux pays et renforcer la coopération régionale. Pourtant, malgré son importance géopolitique et économique, elle reste reléguée au second plan dans les programmes d’infrastructures.

Pour les habitants, cette situation traduit un sentiment d’oubli et de marginalisation. Le département de Kolda, riche en potentialités mais longtemps laissé à la périphérie des investissements structurants, voit dans ce chantier l’opportunité de rattraper un retard historique. « Il est temps de sortir le Fouladou de l’isolement », insiste Bambo Diaité, qui appelle à une mobilisation de tous, des autorités locales aux instances régionales, en passant par la CEDEAO, pour faire avancer ce projet.

Au moment où l’intégration régionale est érigée en priorité par les dirigeants ouest-africains, le sort de la route Kolda–Salikégné apparaît comme un test. Sa réhabilitation ne serait pas seulement un gain pour les habitants du Fouladou, mais aussi un signal fort en faveur d’une coopération plus concrète entre les nations de la sous-région.

Diplomatie : Ousmane Sonko quitte la Türkiye après une visite officielle fructueuse

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a quitté la Türkiye ce lundi matin, mettant fin à une visite officielle marquée par des échanges de haut niveau et la conclusion d’accords stratégiques.

Accueilli avec les honneurs à Ankara dès son arrivée, M. Sonko a multiplié les rencontres avec les autorités turques, en tête desquelles le président Recep Tayyip Erdoğan. Les deux dirigeants ont abordé des dossiers majeurs touchant aux domaines économique, commercial, éducatif, ainsi qu’à la coopération sécuritaire.

Point d’orgue de cette visite, plusieurs accords de partenariat ont été signés, ouvrant la voie à un renforcement significatif des relations bilatérales. Ces engagements portent notamment sur le développement des infrastructures, l’augmentation des échanges commerciaux et la promotion des investissements croisés.

Ce matin, le président Erdoğan a personnellement raccompagné le Premier ministre sénégalais à l’aéroport, geste hautement symbolique témoignant de la solidité et de la cordialité des liens entre Dakar et Ankara.

Ousmane Sonko, qui a salué « l’excellence des relations sénégalo-turques » et la vision partagée pour un partenariat gagnant-gagnant, a réaffirmé la volonté du Sénégal de poursuivre cette dynamique de coopération.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°535 – 11/08/2025

🔴 40 MILLIARDS DE PLUS LÉVÉS SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL VIT À CRÉDIT RÉGIONAL
🔴 INONDATIONS À KAOLACK : THIOFFACK PRESQUE RAYÉ DE LA CARTE

🔴 ANGLETERRE : ISMAÏLA SARR OFFRE LE COMMUNITY SHIELD À CRYSTAL PALACE
🔴 DEMI-FINALE DU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE VOLLEYBALL / VICTOIRE DU CAMEROUN SUR LE SÉNÉGAL : FIN DU RÊVE U20 DAMES

Politique : Guy Marius Sagna sonne l’alerte contre un « complot » visant à affaiblir Ousmane Sonko

Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) ce 10 août sur iRadio, le député Guy Marius Sagna a livré un réquisitoire virulent contre ce qu’il considère comme une manœuvre organisée pour « isoler » le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, cette opération de déstabilisation ne vise pas seulement l’homme, mais aussi le projet politique porté par le Pastef et, plus largement, l’avenir du Sénégal.

Dans ses propos, l’élu a mis en garde contre une volonté de réduire Ousmane Sonko à un « Premier ministre rabougri et chétif », incapable de déployer la vision qui l’a porté au sommet de l’État aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye. Il y voit un plan savamment orchestré par certains segments de l’opposition, une partie de la presse et des « chroniqueurs » qui, depuis l’accession du Pastef au pouvoir, multiplient les attaques pour discréditer le chef du gouvernement.

Guy Marius Sagna accuse ses adversaires politiques de vouloir opposer Ousmane Sonko au président Diomaye Faye, afin de fissurer un tandem qu’il décrit comme « une chance pour le Sénégal ». Pour lui, cette tentative de division ne serait qu’un prétexte pour freiner, voire empêcher, la mise en œuvre du programme du Pastef, qu’il présente comme un projet souverainiste, transparent et bénéfique pour l’ensemble de la population.

Le député a également interpellé les militants et sympathisants du camp patriotique, les exhortant à se dresser en véritable « bouclier » pour protéger Ousmane Sonko et défendre la cohésion au sommet de l’État. « Briser ce duo, c’est compromettre l’application de notre projet de société », a-t-il prévenu, appelant à la vigilance et à la mobilisation contre ce qu’il considère comme un complot politique d’ampleur.

Plan de redressement économique et social : Moussa Tine met en garde contre une gouvernance centrée sur la fiscalité

Invité de l’émission dominicale Face au Jury sur PressAfrik TV HD, ce dimanche 10 août, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a exprimé de vives réserves sur l’orientation du Plan de redressement national économique et social présenté récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon l’ancien député, il est dangereux pour un État de baser sa gestion uniquement sur le levier fiscal.

« On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité », a-t-il affirmé, soulignant qu’une pression fiscale excessive risquerait d’étouffer les entreprises, de réduire leur capacité d’investissement et d’embauche, et in fine de provoquer des licenciements massifs. Pour lui, les conséquences seraient rapidement perceptibles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais, notamment des couches les plus fragiles.

Moussa Tine prévient qu’un tel cercle vicieux pourrait entraîner une contraction de la consommation. « Le pouvoir d’achat va diminuer, les produits des entreprises ne trouveront pas preneur, et l’État verra ses recettes fiscales chuter drastiquement », a-t-il alerté, ajoutant que « l’économie est une chaîne et l’austérité n’est pas une solution ».

Pour inverser la tendance et redonner de l’oxygène à l’économie, le leader de Pencco plaide pour des mesures ciblées, au premier rang desquelles une baisse significative du prix du carburant. Il estime que l’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole justifie pleinement une révision à la baisse des tarifs à la pompe.

Selon lui, une telle décision aurait des effets en cascade : diminution du coût de l’électricité, baisse des tarifs de transport et réduction des prix des denrées de première nécessité. « Il est inadmissible de continuer à payer le carburant au même prix qu’avant le début de l’exploitation de notre pétrole », a-t-il déploré.

En liant ainsi fiscalité, compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat, Moussa Tine entend rappeler que la relance économique passe, selon lui, par un équilibre entre recettes de l’État et stimulation de l’activité, plutôt que par une pression accrue sur les contribuables et le secteur productif.

Audits des mairies : Babacar Mbengue dénonce une opération ciblée contre l’opposition

Le maire de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a vivement réagi à la circulaire du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire annonçant des audits dans plusieurs mairies, dont celle de Dakar. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a affirmé que toutes les collectivités visées sont dirigées par l’opposition, ce qui, selon lui, remet en cause l’impartialité et l’objectivité de la démarche.

S’il dit ne pas s’opposer au principe d’un contrôle de gestion — qu’il juge normal pour toute autorité manipulant des deniers publics — Babacar Mbengue estime que la procédure actuelle s’écarte des règles habituelles. « Contrairement aux audits institutionnels classiques, aucune note de mission précisant la période ou les projets concernés n’a été communiquée », a-t-il souligné, rappelant avoir exercé ses fonctions de maire sous Abdoulaye Wade, Macky Sall et aujourd’hui Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, la transparence exige que les règles soient claires et identiques pour tous, et non utilisées comme un instrument politique pour « écarter » certains élus.

L’édile de Hann Bel-Air a également insisté sur le rôle des institutions légalement habilitées à mener ce type de vérification. Il a cité la Cour des comptes et l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), qui agissent dans un cadre procédural bien défini, ainsi que l’Inspection générale d’État (IGE). En revanche, il considère que le ministère de l’Urbanisme n’a ni la mission légale ni les compétences techniques pour réaliser des audits financiers et administratifs approfondis. « On ne leur demande pas d’auditer et ce n’est pas leur rôle. Ils n’ont même pas le personnel adéquat pour le faire », a-t-il affirmé.

Cette polémique prend racine dans une lettre circulaire datée du 10 juillet, signée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Celle-ci annonce l’envoi d’une mission de vérification administrative et budgétaire dans plusieurs collectivités : les villes de Dakar, Pikine, les communes de Mbao, Wakhinane Nimzath, Diamniadio, Saly, Mbour, Malicounda, Tivaouane, Saint-Louis, Dagana, Ross Béthio, Mbane, Diourbel, Louga, ainsi que le Conseil départemental de Rufisque.

Pour Babacar Mbengue, le calendrier et le ciblage de ces audits soulèvent de sérieuses interrogations. Il appelle ainsi à un respect strict des procédures et à l’intervention exclusive des organes compétents, afin que les contrôles ne se transforment pas en instruments de règlement politique.

Quitter la version mobile