Pape Thiaw officiellement pressenti pour devenir sélectionneur des Lions : une nouvelle ère en perspective ?

Le Comité exécutif (Comex) de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a pris une décision importante en désignant, à l’unanimité, Pape Thiaw pour succéder à Aliou Cissé à la tête des Lions de la Teranga. Après avoir assuré l’intérim suite au départ de Cissé, Thiaw se retrouve désormais en pole position pour devenir le sélectionneur titulaire. Cependant, sa nomination reste conditionnée à l’approbation de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye. En attendant cette validation officielle, le président de la FSF, Augustin Senghor, a déjà informé la ministre par téléphone et s’apprête à lui adresser un courrier pour appuyer le choix du Comex.

Si la nomination officielle de Pape Thiaw semble n’être qu’une formalité, le technicien est déjà confronté à une question essentielle : avec quel staff technique travailler ? Lors de son intérim, Thiaw s’était entouré de Teddy Pellerin comme adjoint principal, celui-ci ayant laissé son poste initial de préparateur physique à Hussein Bichara Farhat, surnommé « Coach Flamma ». Les autres membres du staff — préparateur des gardiens, équipe médicale et intendance — étaient restés en place, dans une continuité héritée de l’ère Aliou Cissé.

Cependant, un départ notable est à signaler : celui du Dr Manuel Alfonso, membre de l’équipe médicale, qui a préféré se consacrer pleinement à son cabinet privé, expliquant que son rôle avec les Lions lui demandait trop de temps.

Face à ces changements, deux options s’offrent désormais à Pape Thiaw : maintenir une continuité ou amorcer une rupture en choisissant un staff entièrement renouvelé.

Le débat sur l’autonomie du sélectionneur dans la composition de son staff est relancé. Plusieurs anciens acteurs du football sénégalais se sont exprimés à ce sujet. Pour Aly Male, ancien Lion et actuel coach de l’ASC HLM en Ligue 1 sénégalaise, le choix des collaborateurs doit revenir exclusivement au sélectionneur :

Même son de cloche pour Aliou Kandji, ex-adjoint national sous Lamine Ndiaye, qui insiste sur la nécessité de donner carte blanche au sélectionneur :

La probable titularisation de Pape Thiaw intervient dans un contexte de forte attente pour l’équipe nationale sénégalaise, auréolée de son premier sacre à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2022 sous Aliou Cissé. Les Lions, aujourd’hui habitués à briller sur la scène continentale et mondiale, doivent maintenir cette dynamique tout en s’adaptant à un nouvel encadrement technique.

Pour Pape Thiaw, l’enjeu sera donc de bâtir une équipe capable de porter haut les ambitions sénégalaises, tout en instaurant une nouvelle philosophie. La composition de son staff technique pourrait jouer un rôle clé dans cette transition.

Alors que le football sénégalais continue de croître sur la scène internationale, la nomination de Pape Thiaw représente une opportunité de renouvellement. Le choix de ses collaborateurs sera scruté de près, tant par les observateurs que par les supporters, impatients de voir si cette nouvelle ère saura conserver les acquis tout en apportant une touche de modernité.

Nouveau rebondissement à la Cour suprême : Un proche de Ousmane Sonko pressenti pour la présidence

Dans son édition de ce jeudi, le journal L’AS révèle un possible changement à la tête de la Cour suprême, avec la nomination pressentie du magistrat Bassirou Mbaye, membre du cercle de Ousmane Sonko, au poste de premier président. Cette annonce soulève des questions et des spéculations quant à l’orientation future de la plus haute juridiction du pays.

Selon les informations rapportées par le journal, Bassirou Mbaye est connu pour sa proximité avec l’actuel Premier ministre, ce qui suscite des interrogations sur les implications politiques de sa nomination à un poste aussi crucial. Cette nomination serait une décision importante, surtout à la lumière des récents rebondissements au sein de la Cour suprême.

En effet, quelques jours avant la fin de son mandat, l’ancien Président Macky Sall avait désigné Abdoulaye Ndiaye pour succéder à la tête de la Haute juridiction à Ciré Aly Bâ, officiellement en retraite mais toujours en fonction. Cette décision avait été prise à l’issue du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CMS), mais a été annulée par le nouveau président de la Cour suprême, Bassirour Diomaye Faye, dès sa prise de fonction.

Cette annulation des décrets pris lors du CMS relance donc la course à la succession de Ciré Aly Bâ, ouvrant la voie à de nouveaux acteurs comme Bassirou Mbaye. Cette situation souligne les enjeux politiques et institutionnels entourant la Cour suprême et met en lumière les luttes de pouvoir qui se jouent en coulisses pour influencer sa direction.

Dans ce contexte, la nomination éventuelle de Bassirou Mbaye à la présidence de la Cour suprême pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement et l’indépendance de l’institution judiciaire. Il est donc crucial de suivre de près l’évolution de cette situation et d’examiner attentivement les implications de telles décisions pour l’État de droit et la démocratie au Sénégal.

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