Saint-Louis : une marche émouvante pour célébrer la trisomie 21 et promouvoir l’inclusion

La ville de Saint-Louis a vibré au rythme de la solidarité et de l’inclusion à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la trisomie 21. Le Centre d’Inclusion Sociale de Saint-Louis (CISSL) a marqué cette date par une grande randonnée pédestre organisée le samedi 28 mars, mobilisant largement la population autour de la cause des personnes vivant avec une trisomie 21.

À la tête du cortège, la directrice du centre, Khady Diallo, entourée de partenaires institutionnels, d’acteurs de la société civile et de nombreux citoyens, a parcouru les rues emblématiques de la vieille ville. L’objectif était clair : donner de la visibilité aux enfants porteurs de trisomie 21 et sensibiliser l’opinion sur la nécessité de bâtir une société plus inclusive et respectueuse des différences.

Cette sixième édition de la marche a été particulièrement marquante grâce à l’initiative des enfants eux-mêmes, qui ont porté 21 messages symboliques. À travers des phrases fortes telles que « Je n’ai pas une maladie, j’ai une particularité génétique », « Un chromosome en plus, des rêves en plus » ou encore « Ne me regarde pas avec pitié, regarde-moi avec respect », ils ont exprimé avec émotion et détermination leur désir d’être pleinement acceptés dans la société. Ces messages ont profondément touché les participants et renforcé le plaidoyer en faveur d’un changement de regard sur la trisomie.

Au-delà de la symbolique, cette marche s’est imposée comme un véritable appel à l’action. Elle a mis en lumière les défis persistants auxquels font face les enfants en situation de déficience intellectuelle, notamment en matière d’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi. Les organisateurs ont insisté sur l’urgence d’accorder à ces enfants les mêmes droits et opportunités que les autres citoyens.

La réussite de l’événement repose également sur une forte mobilisation communautaire. La jeunesse saint-louisienne, les organisations locales et plusieurs institutions ont répondu présent. L’Université Gaston Berger, le Conseil départemental, l’Inspection d’Académie ainsi que la Direction régionale de l’Action sociale ont apporté leur soutien à cette initiative citoyenne.

Les élèves du Lycée Ameth Fall et de l’école Boubacar Diop ont également pris part à la marche, aux côtés d’associations engagées telles que APEHPI, Badiénou Gox et Ndar bu nu beug. Tous ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse et engagée, illustrant la volonté collective de faire avancer la cause de l’inclusion.

L’événement a aussi bénéficié de l’animation d’artistes engagés comme Tex LBK et Abdou Guité Seck, salués pour leur participation bénévole. Leur présence a apporté une dimension festive à la manifestation, tout en renforçant la portée du message.

L’un des moments les plus forts de la journée a été la mise en avant d’enfants trisomiques déjà insérés dans le monde professionnel, notamment au sein de la SONAGED. Pour Khady Diallo, cet exemple concret démontre que l’inclusion sociale et professionnelle est non seulement possible, mais qu’elle constitue une voie essentielle pour valoriser les capacités de ces enfants et leur offrir un avenir digne.

Saint-Louis : la Section de recherches démantèle un réseau présumé, huit personnes en garde à vue

Après les opérations menées ces dernières semaines par les brigades de recherches de Keur Massar et de Touba, la Section de recherches de Saint-Louis a, à son tour, procédé au démantèlement d’un réseau présenté par les enquêteurs comme impliqué dans des pratiques réprimées par la loi sénégalaise. L’intervention des gendarmes a conduit à l’interpellation de huit individus au total, désormais placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours.

Selon des sources proches du dossier, tout est parti de l’arrestation initiale de trois suspects identifiés sous les initiales A. Fall, O. Mbaye et M. Dièye. Exploitant des éléments recueillis au cours des premières auditions, les enquêteurs ont élargi leurs investigations, aboutissant ce mercredi à l’interpellation de cinq autres personnes. Il s’agit de N. Seck, boucher âgé de 31 ans et marié, S. Sène, tailleur de 29 ans et célibataire, V. Niang, 37 ans et marié, D. Seck, maçon de 37 ans également marié, ainsi que M. Diop, ouvrier de 33 ans, célibataire. Tous seraient domiciliés dans différents quartiers de la ville de Saint-Louis.

Les huit mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH, des infractions prévues et sanctionnées par le Code pénal sénégalais. D’après les mêmes sources, parmi les trois premiers suspects interpellés, deux seraient porteurs du virus du VIH. Les cinq autres personnes arrêtées devraient, quant à elles, se soumettre à des tests de dépistage dans le cadre de la procédure.

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Saint-Louis a été informé des faits. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités de chacun et d’établir les circonstances exactes des faits reprochés. Des auditions complémentaires et d’éventuelles confrontations pourraient avoir lieu dans les prochains jours.

Saint-Louis : Un individu déféré pour fabrication et usage de faux documents administratifs

L’antenne régionale de Rosso a procédé, le 15 décembre 2025, au déférement devant le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis d’un individu pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif, faux en écritures privées et obtention indue de documents administratifs sénégalais. Cette procédure fait suite à une affaire antérieure portant sur la facilitation de documents administratifs, dans laquelle un ressortissant étranger avait cité le mis en cause comme étant celui qui lui avait facilité l’obtention d’un extrait de naissance moyennant 125 000 FCFA.

L’individu a été interpellé à Kaolack en possession d’un cartable contenant plusieurs documents falsifiés, des actes vierges ainsi que des actes d’état civil douteux, notamment provenant de la municipalité de Kaolack. Au cours de la fouille, les enquêteurs ont également découvert dans son téléphone des messages WhatsApp échangés avec un agent municipal en service à la mairie de Kaolack. Ces échanges portaient essentiellement sur l’établissement de documents pour des personnes dont la nationalité sénégalaise semblait suspecte.

Interrogé sur ces faits, l’agent municipal a d’abord tenté de se dédouaner en affirmant que c’était le mis en cause qui lui avait demandé de rédiger les actes et de les lui transférer par WhatsApp, laissant entendre que le prix payé par les demandeurs avait été accepté par ce dernier. Convoqué et entendu après un déplacement des enquêteurs à Kaolack, le mis en cause a initialement prétendu que toutes les sollicitations portaient sur des actes légitimes, établis sur la base de dossiers existants. Cependant, confronté à un message explicite où il réclamait un paiement supplémentaire et évoquait la dangerosité de l’opération (« même pour 50 000 FCFA j’accepte plus de faire des papiers comme ça »), il a fini par avouer.

Il a reconnu avoir reçu des bouts de papier contenant les noms des parents de ses clients afin de confectionner des extraits de naissance contre des sommes variant de 5 000 à 15 000 FCFA l’unité. Décrivant sa méthode frauduleuse, il a expliqué : « Je parcourais le registre de l’année et, utilisant les pages sautées, j’insérais le nom avec un numéro. Pour d’autres, j’allais directement à la fin du registre de l’année souhaitée et je procédais à la transcription à partir du dernier numéro ».

Grâce à cette méthode, ses clients apparaissaient officiellement dans les registres, bien que les actes soient falsifiés. Il a admis avoir confectionné une vingtaine de faux actes pour ses clients, révélant l’ampleur de cette fraude qui a suscité l’attention des autorités judiciaires et administratives.

Saint-Louis : 96 migrants secourus en mer lors d’une opération coordonnée des forces de sécurité

La Marine nationale sénégalaise a procédé, dans la nuit du 12 au 13 décembre 2025, au sauvetage de 96 migrants en détresse au large de Saint-Louis. L’opération s’est déroulée dans un contexte de vigilance renforcée le long de la façade maritime nord du pays, régulièrement empruntée par des embarcations de fortune à destination de l’Europe.

L’intervention a été menée en étroite coordination avec plusieurs services de sécurité et de secours, notamment la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers, la Direction de la Police de l’Air et des Frontières ainsi que la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants. Alertées par des informations faisant état d’une embarcation en difficulté en haute mer, les unités engagées ont rapidement déployé les moyens nécessaires pour localiser et secourir les occupants.

Selon les premières informations communiquées par les autorités, les 96 migrants se trouvaient à bord d’une pirogue surchargée, exposée à de graves risques en raison des conditions de navigation nocturnes et de l’état de la mer. Grâce à l’intervention rapide des équipes de la Marine nationale, tous les passagers ont pu être récupérés sains et saufs, évitant ainsi un nouveau drame migratoire au large des côtes sénégalaises.

Après leur sauvetage, les personnes secourues ont été acheminées vers la terre ferme, puis confiées aux services compétents pour leur prise en charge. Des dispositions ont été prises afin de leur fournir une assistance médicale, un accompagnement humanitaire et un encadrement administratif, conformément aux procédures en vigueur.

Cet énième épisode met une nouvelle fois en lumière la persistance du phénomène de la migration irrégulière au départ du Sénégal, en particulier depuis la région nord. Malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de surveillance renforcés, de nombreux candidats à l’émigration continuent de tenter la traversée maritime, souvent au péril de leur vie.

Les autorités sénégalaises rappellent régulièrement les dangers liés à ces voyages clandestins et réaffirment leur engagement à lutter contre les réseaux de passeurs, tout en renforçant les mécanismes de prévention et de protection des personnes vulnérables. L’opération menée au large de Saint-Louis illustre, selon les services de sécurité, la détermination de l’État à sauver des vies humaines et à endiguer le trafic de migrants sur l’ensemble du territoire national.

Saint-Louis : L’enquête bouclée, l’entrepreneur Mouhamadou Bachir Sylla placé sous mandat de dépôt pour offense au chef de l’État

Le commissariat central de Saint-Louis a finalisé son enquête dans l’affaire ayant secoué ces derniers jours les réseaux sociaux : la vidéo montrant l’entrepreneur Mouhamadou Bachir Sylla en train de déchirer la photo officielle du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Les investigations menées par la police ont conduit, ce vendredi matin, au déferrement du mis en cause pour offense au chef de l’État et injures publiques.

Après la transmission du dossier, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Saint-Louis, Baye Thiam, a requis l’ouverture d’une information judiciaire. Dans son réquisitoire introductif, il a sollicité la délivrance d’un mandat de dépôt à l’encontre de l’entrepreneur, estimant que les faits nécessitaient une instruction approfondie. La demande du parquet a été suivie par le juge d’instruction du premier cabinet, qui a procédé à l’inculpation de Mouhamadou Bachir Sylla avant d’ordonner son placement sous mandat de dépôt.

Selon des sources , l’homme, présenté comme un militant du parti Pastef, passera ainsi sa première nuit en détention provisoire. La décision du magistrat intervient après la diffusion d’une séquence vidéo devenue virale, dans laquelle le mis en cause se présente comme un « patriote » et déchire l’effigie officielle du chef de l’État. La même vidéo le montre également proférant des propos jugés indécents et discourtois à l’endroit du président Bassirou Diomaye Faye.

Saint-Louis : Déthié Fall dénonce de graves manquements sur le chantier de l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Déthié Fall, a effectué ce vendredi une visite d’inspection à l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye de Saint-Louis, où d’importants travaux de rénovation sont en cours. Une visite qui s’est transformée en recadrage sévère, tant les défaillances constatées sur le chantier ont suscité l’indignation du ministre.

Dès son arrivée sur le site, Déthié Fall a pointé du doigt « plusieurs irrégularités graves », notamment au niveau du mur de clôture censé sécuriser l’enceinte aéroportuaire. Selon lui, les fondations réalisées sont « loin de répondre aux normes techniques » prévues dans le cahier des charges. Certaines sections du périmètre peuvent être traversées par de simples animaux, une situation qualifiée d’« extrêmement préoccupante » au regard des risques sécuritaires encourus par les avions lors des phases de décollage et d’atterrissage.

Le ministre a également mis en lumière d’autres obstacles techniques affectant l’avancement global du projet. Parmi eux, la problématique du déplacement de la station météo, un dispositif essentiel pour la gestion aéronautique, et les incertitudes liées à l’emplacement futur de l’aérogare, dont la planification doit encore être harmonisée avec les impératifs de sécurité et de fonctionnalité.

Face à ces manquements, Déthié Fall a donné des instructions fermes. Il a sommé l’entreprise en charge du chantier, en collaboration avec la direction des Infrastructures aéroportuaires, de procéder à toutes les corrections nécessaires avant la fin du mois de novembre 2025. Dans le cas contraire, il promet que « l’État prendra toutes ses responsabilités », rappelant la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis d’un ouvrage financé à travers des ressources publiques et qui doit impérativement respecter les normes internationales.

Cette visite d’inspection s’inscrit dans une tournée de deux jours menée par le ministre dans la région de Saint-Louis, destinée à suivre l’état d’avancement de plusieurs projets publics. Après l’aéroport, Déthié Fall s’est rendu à l’Université Gaston Berger (UGB) pour évaluer le chantier du centre d’apprentissage médical, un projet stratégique pour renforcer la formation dans le domaine de la santé.

Le directeur général de l’AIBD, les responsables des Infrastructures aéroportuaires ainsi que les autorités locales ont accompagné le ministre tout au long de cette visite, marquée par un appel clair à la rigueur et à l’exigence dans la conduite des travaux publics.

Immigration irrégulière : six personnes interpellées pour tentative de trafic de migrants à Saint-Louis

La lutte contre l’immigration irrégulière reste un défi majeur au Sénégal, où les forces de sécurité multiplient les opérations pour démanteler les réseaux qui organisent des traversées clandestines vers l’Europe. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, une opération menée par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a permis d’interpeller six personnes à Saint-Louis, toutes soupçonnées d’être impliquées dans un projet de convoyage de migrants vers les îles Canaries, en Espagne.

L’affaire a éclaté à la suite d’une information anonyme signalant aux enquêteurs l’imminence d’un départ clandestin depuis la plage Hydrobase. Selon les révélations du journal Libération, l’embarcation prévue devait initialement faire escale en Gambie, où une partie des migrants avait été recrutée avant le départ final vers les côtes espagnoles.

Après recoupement et exploitation de plusieurs renseignements, la DNLT a ordonné une mission de surveillance renforcée sur la zone, avec l’appui décisif du Commissariat central de Saint-Louis. Sur la plage d’Hydrobase, les policiers ont découvert une pirogue équipée et prête pour la traversée, ainsi que toutes les indications d’un départ imminent. C’est à cet endroit que Macktar Sène a été appréhendé. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait acquis le matériel nécessaire au voyage : la pirogue, deux moteurs hors-bord, 35 bidons de carburant de 60 litres chacun, ainsi que divers accessoires destinés à la navigation.

L’interrogatoire de ce premier suspect a rapidement permis aux enquêteurs de tendre un piège à Mamadou Diouf, connu sous le nom de Modou Sall, présenté comme le principal organisateur du voyage. Une descente à son domicile à Hydrobase s’est révélée déterminante : 33 personnes y ont été découvertes, toutes candidates à cette traversée clandestine particulièrement risquée. Leur présence regroupée dans ce lieu confirme le caractère structuré et avancé du projet migratoire.

L’enquête a également conduit à l’interpellation de quatre autres suspects : Médoune Diagne, Babacar Fall, Amsatou Badiane et Dame Diop, tous soupçonnés d’être impliqués dans l’organisation logistique ou financière de cette tentative de migration irrégulière. Les six individus sont désormais poursuivis pour tentative de trafic de migrants par voie maritime et association de malfaiteurs, des infractions passibles de lourdes sanctions pénales au Sénégal.

Les enquêteurs ont saisi la pirogue, les deux moteurs hors-bord de 60 chevaux et cinq téléphones portables, désormais placés sous scellés en attendant la suite des investigations. Ces éléments matériels serviront à consolider le dossier judiciaire et à retracer l’ensemble du réseau impliqué dans l’opération.

Cette affaire relance une fois de plus le débat sur les départs clandestins vers l’Europe, un phénomène qui connaît régulièrement des pics au Sénégal, surtout en période de difficultés économiques. Malgré les campagnes de sensibilisation et les efforts sécuritaires, les tentatives se poursuivent, témoignant de la persistance du désespoir de nombreux jeunes prêts à risquer leur vie pour atteindre les côtes européennes.

Saint-Louis : L’hôpital régional plongé dans une crise profonde

À l’hôpital régional de Saint-Louis, les plaintes des patients et de leurs accompagnants se multiplient. Ce lieu censé symboliser la guérison est devenu, pour beaucoup, un espace de souffrance et de désespoir. Manque de médecins spécialistes, lenteurs administratives, accueil défaillant et conditions de travail précaires : le malaise est généralisé et se lit sur tous les visages.

Des patients livrés à eux-mêmes

Pour de nombreux malades, se faire soigner à l’hôpital régional de Saint-Louis relève du parcours du combattant. Les attentes interminables, les absences répétées des médecins de garde et la lenteur dans la prise en charge créent un climat d’abandon.

« Pour vous dire la vérité, l’hôpital régional de Saint-Louis est le pire que j’aie connu. Ce n’est pas un hôpital, c’est un mouroir », confie une accompagnante sous couvert d’anonymat. Elle raconte comment, pendant plusieurs heures, aucun médecin n’est intervenu alors que son proche souffrait.

La dame, visiblement épuisée, évoque également un épisode survenu au service des urgences. « Mon père devait être transféré au service de chirurgie. On nous a demandé d’attendre le brancardier, mais il n’est jamais venu. Ce n’est qu’après qu’on m’a dit qu’il fallait lui donner 1000 ou 2000 francs pour qu’il se déplace rapidement. J’ai fini par le faire, et il est venu aussitôt. »

Indignée, elle s’interroge : « Comment peut-on monnayer le transfert d’un malade dans un hôpital public ? Dans un pays normal, c’est impensable ! » Elle dénonce aussi l’attitude du personnel d’accueil, souvent jugé froid et irrespectueux envers les accompagnants. « Ceux qui souffrent n’ont pas besoin d’agressivité, mais d’un peu d’humanité. »

Un déficit criant de médecins spécialistes

Au-delà des comportements individuels, le problème structurel le plus alarmant reste le manque de médecins spécialistes. Selon El-Hadji Ciré Balley Diallo, vice-président national de SOS Consommateurs chargé de la santé, le Sénégal accuse un déficit d’environ 950 spécialistes, notamment en cancérologie, neurochirurgie et anesthésie-réanimation.

À Saint-Louis, cette pénurie se fait particulièrement sentir. Plusieurs patients affirment devoir attendre des jours, parfois des semaines, qu’un spécialiste quitte Dakar pour venir consulter. « Je viens de Rosso Béthio, cela fait une semaine que j’attends un spécialiste. C’est inacceptable pour une région aussi importante que Saint-Louis », déplore un accompagnant.

Cette situation pousse certains agents à exercer parallèlement dans des cliniques privées, ce qui alimente l’absentéisme et fragilise davantage le service public.

Des nuits d’angoisse et de négligence

La situation devient encore plus critique la nuit. Plusieurs témoins évoquent des agents de garde peu réactifs face à l’urgence. « Quand on les appelle pour soulager un patient ou arrêter une perfusion, ils disent “on arrive”, mais ils mettent parfois des heures à se déplacer », raconte un habitant de Saint-Louis.

Selon lui, cette attitude trahit un manque d’humanisme. « Être médecin, c’est avant tout une vocation. Ce métier est sacré. Certains doivent se rappeler pourquoi ils ont choisi cette voie. »

Ces dysfonctionnements nourrissent un sentiment de peur dans la population. « Ici, quand on tombe malade, on hésite à venir à l’hôpital. C’est triste pour une ville comme Saint-Louis, autrefois symbole de prestige et d’hospitalité », déplore-t-il.

Des conditions de travail dégradées

Un médecin rencontré sur place, préférant garder l’anonymat, confirme les difficultés du personnel. « Nous travaillons dans des conditions très dures. Le personnel est insuffisant, le matériel manque, et le moral est au plus bas. Certains collègues ne sont toujours pas intégrés dans la fonction publique malgré plusieurs années de service. »

Selon lui, la lenteur administrative décourage les jeunes praticiens. « On parle d’un déficit de spécialistes, mais ceux qui sont là attendent encore leur recrutement. C’est absurde. Nous continuons à exercer par vocation, mais l’État doit agir avant que tout ne s’effondre. »

Des infrastructures vétustes et un environnement inadapté

L’hôpital souffre aussi de sa vétusté. Les salles sont délabrées, le matériel obsolète et les travaux de réfection en cours génèrent un vacarme permanent. « Comment un malade peut-il se reposer quand il y a des marteaux et des perceuses toute la journée ? », s’interroge un accompagnant, excédé.

Situé au cœur d’un quartier bruyant, entouré d’écoles et d’artères passantes, l’hôpital est en permanence exposé au tumulte, aggravant le stress des patients.

Un appel pressant aux autorités

Face à cette situation, les habitants de Saint-Louis réclament des réformes urgentes. Ils plaident pour la construction d’un nouvel hôpital moderne, mieux équipé et plus spacieux, capable de répondre aux besoins de la région nord. Ils demandent aussi le recrutement de médecins spécialistes, la formation continue du personnel et une meilleure gestion interne.

« Les autorités doivent venir constater par elles-mêmes. Ce n’est pas digne d’une ville comme Saint-Louis. Nous voulons juste que les malades soient soignés avec respect et professionnalisme », lance un citoyen à la sortie de l’établissement.

Le cas de l’hôpital régional de Saint-Louis illustre à lui seul les défaillances du système de santé sénégalais : manque de ressources humaines, infrastructures vieillissantes, absence de suivi et détresse des patients.

Saint-Louis : plus de 700 détenus à la Maison d’arrêt, la ministre de la Justice alerte sur la surpopulation carcérale

La ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Yassine Fall, a effectué ce vendredi une visite de travail à Saint-Louis, dans le cadre d’une tournée d’inspection des infrastructures judiciaires et pénitentiaires. Cette visite, marquée par plusieurs rencontres avec les autorités locales et le personnel judiciaire, a surtout permis de mettre en lumière la situation préoccupante de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis, qui compte aujourd’hui plus de 700 détenus, faisant d’elle la prison la plus peuplée du pays après celle de Rebeuss, à Dakar.

« Nous sommes venus ici pour nous enquérir des conditions de détention mais aussi écouter les personnes en détention », a déclaré la ministre, avant de souligner que la prison de Saint-Louis « est celle qui a le plus de détenus après Rebeuss, avec plus de 700 personnes ». Cette révélation illustre la pression croissante sur le système carcéral sénégalais, déjà confronté à un phénomène de surpopulation chronique.

Accueillie au Palais de justice par le gouverneur de la région, Al Hassan Sall, ainsi que par les autorités judiciaires locales, Yassine Fall a entamé sa mission par une série de réunions de travail avec les magistrats et le personnel judiciaire. « Nous avons visité le tribunal de grande instance où nous avons tenu plusieurs réunions avec le parquet et les juges, sous la direction du président de la Cour d’appel de Saint-Louis », a-t-elle précisé.

La Garde des Sceaux s’est ensuite rendue à la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis pour constater de visu les conditions de détention. Elle y a rencontré des détenus, des responsables pénitentiaires et des agents de surveillance, afin d’échanger sur les réalités quotidiennes du milieu carcéral. La ministre a exprimé son émotion face à la présence de nombreux jeunes parmi les prisonniers.

« Nous avons rencontré beaucoup de jeunes dans les liens de la détention, ainsi que des personnes âgées. Mais ce qui nous fend le cœur, c’est de voir des mineurs en détention », a-t-elle confié, non sans émotion, selon des propos relayés par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

Malgré ce constat préoccupant, Yassine Fall a tenu à saluer le dévouement du personnel pénitentiaire, qu’elle a remercié pour son engagement dans un contexte de travail difficile. « Je remercie toute l’équipe pénitentiaire qui s’occupe des personnes en détention et qui essaie, malgré les contraintes, d’assurer leur sécurité et leur bien-être », a-t-elle ajouté.

Cette visite s’inscrit dans la volonté du ministère de la Justice de renforcer la politique de modernisation et d’humanisation du système carcéral sénégalais. La question de la surpopulation des prisons reste l’un des défis majeurs à relever, avec des infrastructures souvent vétustes et un manque criant de moyens.

Pour rappel, la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis, construite en 1863, est l’une des plus anciennes du pays. Située dans la partie nord de l’île, elle devait initialement accueillir un nombre restreint de détenus. Aujourd’hui, avec plus de 700 personnes incarcérées, elle illustre à elle seule les limites structurelles du système pénitentiaire sénégalais et la nécessité urgente de réformes profondes.

Sénégal : L’ARP et la Police nationale démantèlent un réseau de distribution illégale de médicaments à Pikine-Saint-Louis

L’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), à travers sa Direction de l’Inspection Pharmaceutique, de la Surveillance du Marché et des Vigilances, a mené, en collaboration avec la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (BNLPC) de la Police nationale, une opération d’envergure ayant abouti au démantèlement d’un réseau de distribution illégale de produits médicaux. Cette action, menée le 30 octobre 2025, visait un dépôt appartenant à la société HAOQI, implantée à Pikine-Saint-Louis, dans le nord du Sénégal.

Selon un communiqué publié le 31 octobre par la cellule de communication de l’ARP, cette opération s’inscrit dans le cadre des activités du pôle Nord, qui regroupe les régions de Saint-Louis, Louga et Matam. Ce dispositif a pour objectif de renforcer la surveillance du marché pharmaceutique local, de freiner le trafic transfrontalier de médicaments non autorisés et de protéger les populations contre les dangers liés à la contrefaçon et à la vente illicite de produits médicinaux.

Les équipes de l’ARP et de la Police nationale ont découvert sur place 27 types de produits différents, parmi lesquels figuraient des thés, des gélules, des comprimés et des poudres présentés comme des remèdes thérapeutiques. La valeur totale de la marchandise saisie est estimée à 3 millions de francs CFA. D’après le communiqué, ces produits, distribués à grande échelle, ne disposaient ni d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ni d’une autorisation de commercialisation délivrée par les autorités sanitaires sénégalaises.

L’ARP met en garde contre la consommation de ces substances, soulignant qu’elles peuvent entraîner de graves conséquences sanitaires. « Leur utilisation expose la population à des risques majeurs, notamment des insuffisances rénales, des hépatites et d’autres pathologies chroniques », alerte l’Agence. De tels produits, souvent fabriqués dans des conditions non conformes aux normes pharmaceutiques, constituent une véritable menace pour la santé publique et fragilisent les efforts nationaux en matière de sécurité sanitaire.

Le choix de mener cette opération dans le pôle Nord traduit la volonté du gouvernement de territorialiser les politiques pharmaceutiques et de lutter efficacement contre les réseaux parallèles qui alimentent le marché noir du médicament. Cette approche s’inscrit dans les orientations arrêtées lors du 13e Conseil des ministres, qui avait fait de la lutte contre le trafic de médicaments une priorité nationale.

En conclusion, l’ARP a réaffirmé son engagement total aux côtés de la Police nationale pour endiguer la prolifération des circuits illégaux de distribution pharmaceutique. L’agence appelle les populations à redoubler de vigilance et à s’approvisionner exclusivement dans les officines agréées, les seuls points de vente autorisés et sécurisés. Par cette action, les autorités envoient un signal fort aux trafiquants et réaffirment leur détermination à protéger la santé publique contre toute forme de commerce illicite de produits médicaux.

Saint-Louis : la ministre de la Justice Yassine Fall s’alarme des conditions de détention et promet des réformes pour la réinsertion

La ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yassine Fall, a effectué ce vendredi une visite de travail à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis. Cette descente s’inscrit dans le cadre de sa tournée d’inspection des établissements pénitentiaires du pays, visant à évaluer les conditions de détention et les dispositifs existants pour la réinsertion des détenus.

Au terme de la visite, la ministre s’est dite profondément préoccupée par la situation qu’elle a constatée sur le terrain. Elle a particulièrement exprimé sa compassion envers les détenus mineurs et les femmes incarcérées, dont les conditions de vie restent difficiles.

« Nous avons rencontré beaucoup de jeunes qui sont dans les liens de la détention et des personnes âgées. Mais ce qui nous fend le cœur, c’est de voir des mineurs en détention et aussi la population féminine », a déclaré Yassine Fall, visiblement émue par la réalité de la prison de Saint-Louis.

La garde des Sceaux a insisté sur la nécessité de repenser la politique carcérale pour la rendre plus humaine et orientée vers la réinsertion. Selon elle, l’objectif du système pénitentiaire ne doit pas seulement être la sanction, mais aussi la préparation à un retour digne et productif dans la société.

« Nous avons discuté et échangé avec eux. Nous pensons que c’est une préoccupation qu’il va falloir prendre en compte par rapport à la réinsertion. On a beaucoup d’effort à faire par rapport à la réinsertion, et nous allons nous y atteler », a-t-elle promis.

Yassine Fall a également rappelé que son département ministériel travaille à renforcer les programmes de formation professionnelle et d’accompagnement social au sein des prisons. Ces dispositifs, selon elle, doivent permettre aux détenus d’acquérir des compétences utiles et de retrouver une place active dans la communauté après leur libération.

Cette visite a été l’occasion pour la ministre d’échanger avec l’administration pénitentiaire, les surveillants ainsi que les détenus eux-mêmes. Elle a pris note de plusieurs doléances, notamment le surpeuplement, le manque d’infrastructures adaptées aux femmes et aux mineurs, ainsi que les difficultés d’accès aux soins et à l’éducation.

En quittant la prison de Saint-Louis, Yassine Fall a réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de détention à travers une politique de justice plus inclusive et respectueuse des droits humains. Elle a souligné que la réinsertion des détenus constitue un enjeu majeur pour la stabilité sociale et la cohésion nationale.

Saint-Louis : le préfet annonce une vaste opération de retrait des épaves de véhicules à partir du 25 octobre

La ville de Saint-Louis s’apprête à vivre une importante opération de désencombrement de la voie publique. À partir du samedi 25 octobre 2025, la préfecture du département lancera une campagne de retrait systématique des épaves de véhicules abandonnés ou en stationnement irrégulier dans l’ensemble du périmètre communal.

Dans un communiqué signé par Abdoukhadre Dieylani Bâ, adjoint au préfet, les autorités administratives précisent que cette mesure s’inscrit dans une politique de réorganisation urbaine visant à rendre à la circulation et aux riverains les espaces publics longtemps occupés par des carcasses de véhicules et autres obstacles.

Selon le communiqué, l’opération a plusieurs objectifs : assurer la libre circulation des personnes et des biens, améliorer le cadre de vie des habitants, mais aussi renforcer la sécurité et la salubrité publiques. En effet, les épaves de véhicules, souvent abandonnées sur les trottoirs, dans les parkings ou le long des artères principales, constituent à la fois une gêne à la mobilité urbaine et un risque sanitaire. Elles favorisent l’insalubrité et servent parfois de repaires à des activités illicites.

La préfecture invite d’ores et déjà les propriétaires concernés à procéder volontairement à l’enlèvement de leurs véhicules avant le début de l’opération. À défaut, les services techniques compétents interviendront pour le retrait forcé des épaves, aux frais des contrevenants. « Cette mesure n’a pas pour but de punir, mais de restaurer l’ordre et la propreté dans nos espaces publics », souligne une source administrative.

Le préfet du département de Saint-Louis en appelle au sens de civisme et de responsabilité des citoyens pour la réussite de cette initiative d’intérêt général. Il rappelle que la propreté et la fluidité urbaine dépendent aussi de l’implication de chaque habitant dans la préservation de son environnement immédiat.

Cette campagne s’inscrit dans la dynamique nationale de désencombrement des voies publiques, initiée depuis plusieurs mois par le ministère de l’Intérieur et les collectivités territoriales. Après Saint-Louis, d’autres régions du pays devraient suivre dans les semaines à venir, afin d’harmoniser les efforts de modernisation urbaine et d’amélioration du cadre de vie dans toutes les grandes agglomérations du Sénégal.

Avec cette initiative, les autorités locales entendent donner un nouvel élan à la politique d’assainissement et d’embellissement de la ville tricentenaire, fidèle à sa vocation de capitale régionale historique, touristique et culturelle.

Saint-Louis : vives tensions après l’annonce de la démolition des maisons sur la bande des 20 mètres

La situation est tendue sur la Langue de Barbarie, notamment dans les quartiers de Guet Ndar, Santhié Ba et Gokhou-Mbathie, à Saint-Louis. L’annonce des autorités locales de procéder à la démolition des maisons construites sur la bande des 20 mètres, une zone considérée comme à risque et relevant du domaine public maritime, a provoqué une vive colère au sein des populations concernées.

Cette décision, présentée par les autorités comme une mesure de sécurité et de préservation du littoral, est perçue par les habitants comme une tentative d’expulsion injuste. À Guet Ndar, des centaines de familles vivent dans l’angoisse d’être déguerpies de leurs habitations. Pour elles, il ne s’agit pas seulement de maisons, mais de leur histoire, de leur identité et de leur principal lieu d’ancrage économique et social.

« Nous n’allons pas partir, nos maisons nous appartiennent et nous refusons de quitter Guet Ndar. En tout cas moi, je mourrai ici », a lancé Abdoulaye Sarr, porte-parole des habitants, sur les ondes de la RFM, traduisant la détermination des populations.

Dans les ruelles étroites de Santhié Ba, la même colère gronde. « Si nous quittons Guet Ndar, c’est comme si nous perdons tout dans la vie. Le gouvernement ne fait rien pour nous. Nous sommes les parents pauvres de ce régime, nous allons rester ici », a ajouté un autre habitant, Abdou Gueye.

Les pêcheurs, principaux résidents de cette zone, se sentent particulièrement visés. Ils estiment que cette opération menace leur mode de vie, déjà fragilisé par la raréfaction des ressources halieutiques et la montée des eaux. Beaucoup dénoncent ce qu’ils considèrent comme une stratégie déguisée de « récupération foncière » au profit de promoteurs immobiliers.

Face à la montée des tensions, les autorités locales appellent au calme et à la concertation. Elles insistent sur le caractère vital de cette mesure pour la protection des populations elles-mêmes, rappelant les nombreux cas d’érosion côtière et d’effondrement de maisons survenus ces dernières années dans la zone.

Mais pour l’instant, la méfiance reste totale. Les habitants de Guet Ndar, Santhié Ba et Gokhou-Mbathie campent sur leur position et promettent de résister à toute tentative de démolition. « Nos maisons nous appartiennent, nous allons voir ce qu’ils vont faire. Nous allons rester ici et nous les attendons », préviennent-ils avec fermeté.

Fièvre de la Vallée du Rift : 87 cas confirmés et 11 décès à Saint-Louis, les autorités appellent à la vigilance

La région médicale de Saint-Louis a publié dans la nuit du 6 au 7 octobre 2025 son dernier point sur l’épidémie de fièvre de la Vallée du Rift (FVR), faisant état de 87 cas confirmés et de 11 décès. Ce bilan souligne la gravité de la situation dans cette partie du Sénégal, où les autorités sanitaires sont pleinement mobilisées pour contenir la propagation du virus.

Parmi les personnes infectées, 61 ont déjà été déclarées guéries, tandis que 11 patients sont toujours suivis à domicile. Quatre autres restent hospitalisés à l’hôpital régional de Saint-Louis, où le personnel médical suit de près leur évolution. La totalité des cinq districts sanitaires de la région — Saint-Louis, Richard-Toll, Dagana, Podor et Pété — est désormais en situation épidémique, ce qui reflète l’ampleur de la propagation du virus.

Les services sanitaires insistent sur l’importance du respect des mesures de prévention. La protection contre les piqûres de moustiques, principaux vecteurs de la maladie, et une manipulation prudente du bétail, identifié comme le réservoir du virus, sont particulièrement recommandées. La région médicale rappelle que la vigilance de la population reste un facteur clé pour limiter la diffusion de la FVR.

Dans le cadre de la surveillance épidémiologique, les équipes de santé et les services vétérinaires sont mobilisés sur l’ensemble du territoire pour détecter rapidement de nouveaux cas et assurer la prise en charge des patients. Les autorités sanitaires poursuivent leurs campagnes de sensibilisation, appelant à un engagement collectif pour réduire les risques de contamination et protéger les populations vulnérables, notamment dans les zones rurales où le contact avec le bétail est fréquent.

Le suivi de l’évolution de l’épidémie reste une priorité, et les responsables de la région médicale de Saint-Louis insistent sur la nécessité d’une coopération étroite entre la population et les services de santé afin de contenir efficacement cette flambée de la fièvre de la Vallée du Rift.

Saint-Louis : plus de vingt travailleurs licenciés par une entreprise chinoise de construction routière

À Saint-Louis, la tension monte dans la zone du Walo après le licenciement collectif de plus d’une vingtaine de travailleurs sénégalais employés par une entreprise chinoise en charge de chantiers routiers. La mesure, annoncée cette semaine, suscite la colère des ouvriers qui dénoncent des pratiques abusives et un mépris flagrant du droit du travail.

Selon leur porte-parole, ces travailleurs n’auraient commis d’autre « faute » que d’avoir réclamé des contrats en bonne et due forme. Après quatre mois passés à travailler sans documents contractuels réguliers, ils avaient décidé de revendiquer leur droit à un emploi encadré par la loi sénégalaise. La réponse de l’entreprise a été brutale : un renvoi immédiat, sans préavis ni négociation.

L’affaire, rapportée ce jeudi par la Rfm, met en lumière les conditions précaires dans lesquelles évoluent nombre d’ouvriers recrutés par des sociétés étrangères dans la région. Pour les licenciés, il ne s’agit pas seulement d’un conflit avec leur employeur, mais d’une atteinte à leur dignité et à leurs droits les plus élémentaires.

La situation provoque d’autant plus d’indignation que l’Inspection du travail de Saint-Louis est accusée de complaisance. Les travailleurs reprochent à cette institution un manque de fermeté et de réactivité face à ce qu’ils considèrent comme une violation manifeste de la législation. Ils dénoncent également le silence des autorités gouvernementales, restées pour l’instant muettes face à leur détresse.

Ce licenciement collectif soulève de nouveau la question de la protection des travailleurs sénégalais employés par des entreprises étrangères, dans un contexte où les grands chantiers d’infrastructures se multiplient. Les ouvriers concernés affirment qu’ils n’excluent pas d’autres actions de protestation si aucune solution n’est trouvée dans les prochains jours.

Saint-Louis : les autorités mettent en garde les chauffeurs de taxis contre les hausses abusives

La flambée illégale des prix des courses de taxi à Saint-Louis est désormais dans le viseur des autorités locales. Hier, mardi, le préfet Abou Sow a convoqué une réunion avec les organisations de chauffeurs, les associations de consommateurs et le service régional du commerce. L’objectif était clair : rappeler aux conducteurs l’obligation stricte de se conformer à la grille tarifaire officielle.

Depuis plusieurs mois, les usagers dénoncent des augmentations unilatérales imposées par certains chauffeurs de taxis jaune-noir. Dans certains cas, les tarifs habituels sont doublés, alimentant la colère des populations. Face à cette situation jugée intenable, le préfet a été catégorique : « Les tarifs sont fixés par un tableau officiel, et seul le comité régional de la consommation, convoqué par le gouverneur, peut décider d’une hausse. »

Le directeur régional du commerce, Dr Ousmane Diallo, a apporté des précisions sur les prix en vigueur. Il a rappelé que la majorité des quartiers restent desservis à 500 francs CFA. Les destinations comme Gokhou Mbathie, Khor, Cité Vauvert, Pikine 700 et Médine-Course sont fixées à 550 francs CFA, tandis que Sor Diagne et la Gare routière affichent un tarif de 600 francs CFA. Pour les déplacements nocturnes, un tarif unique de 600 francs CFA s’applique sur toute l’étendue de la commune.

Afin de garantir le respect de ces dispositions, les autorités ont annoncé le déploiement de contrôles systématiques dans toute la ville. Les chauffeurs récalcitrants s’exposent à des sanctions sévères. Les amendes iront de 100 000 à 200 000 francs CFA, avec un doublement en cas de récidive. Les contrevenants risquent également la suspension de leur licence, voire la saisie pure et simple de leur véhicule.

À travers ces mesures, l’administration locale entend protéger les droits des consommateurs, préserver l’équilibre social et rappeler aux transporteurs que l’exercice de leur profession doit se faire dans le strict respect des règles établies.

Saint-Louis : Les chemins de fer du Sénégal portent plainte pour « bradage foncier » sur le périmètre ferroviaire

La société nationale Les chemins de fer du Sénégal (CFS) a décidé de saisir la justice pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « bradage foncier » sur son patrimoine à Saint-Louis. L’affaire, désormais confiée à la Section de recherche (SR) de la gendarmerie, met en lumière une occupation jugée illégale et anarchique des emprises ferroviaires de la vieille gare de la ville tricentenaire.

Selon les révélations du journal Libération, la situation remonte à 2020, année de la création de la nouvelle société nationale chargée de la gestion du rail. Dès son installation, la direction des CFS a constaté une prolifération d’occupations irrégulières sur les terrains ferroviaires, notamment dans le périmètre stratégique de la gare de Saint-Louis. Des individus se seraient arrogé, sans droit ni titre, la qualité de propriétaires de portions de ces emprises, allant jusqu’à les diviser en parcelles pour les louer ou les vendre à d’autres personnes.

Cette pratique a entraîné, selon les CFS, une véritable « anarchie foncière » au cœur même d’un domaine réservé à l’exploitation ferroviaire. Les nouveaux occupants, souvent inconscients de l’illégalité de leurs acquisitions, y ont installé des abris précaires ou développé des activités commerciales et artisanales sans respecter aucune norme de sécurité. Une situation jugée particulièrement préoccupante puisque ces occupations s’étendent parfois jusque dans des zones où le passage des trains ou la protection des infrastructures impose des règles strictes.

La société nationale dénonce également des complicités qui auraient facilité cette appropriation frauduleuse. Elle estime que des acteurs locaux, par leur silence ou leur implication directe, ont contribué à renforcer ce désordre foncier, au détriment du patrimoine national. « Ces pratiques mettent en danger non seulement la sécurité des usagers et des riverains, mais elles hypothèquent aussi la relance du rail que l’État s’efforce de promouvoir », confie une source proche du dossier.

En portant plainte, les CFS cherchent à la fois à mettre un terme aux occupations irrégulières et à valoriser leurs droits légitimes sur les emprises ferroviaires. L’objectif est clair : obtenir la réparation du préjudice subi et restaurer l’autorité de l’État sur un domaine d’utilité publique stratégique.

Ce bras de fer judiciaire survient dans un contexte de regain d’intérêt pour le transport ferroviaire au Sénégal, notamment avec la relance du projet de réhabilitation de la ligne Dakar–Tambacounda et la modernisation de certains tronçons. Pour de nombreux observateurs, cette affaire illustre les défis récurrents liés à la gestion du foncier dans le pays, où l’absence de contrôle rigoureux et les pratiques frauduleuses fragilisent souvent les grands projets d’infrastructures.

À Saint-Louis, la balle est désormais dans le camp de la justice. Les habitants et usagers du rail attendent de voir si cette plainte permettra non seulement de sanctionner les fraudeurs, mais aussi de sécuriser définitivement le patrimoine ferroviaire de la ville, berceau historique du chemin de fer au Sénégal.

Saint-Louis : Deux responsables du projet Agropole Nord arrêtés pour détournement présumé de fonds publics

L’affaire Agropole Nord vient de prendre une tournure judiciaire majeure. Deux responsables du projet, identifiés sous les initiales K. Diouf et M. Sylla, ont été arrêtés vendredi dernier par la Section de recherches de Saint-Louis. Selon les informations rapportées par Libération, ils seront déférés ce lundi devant le parquet de Saint-Louis.

Les mis en cause sont poursuivis pour détournement de deniers publics et escroquerie sur les deniers publics, à la suite d’une enquête déclenchée par le parquet financier et désormais pilotée par le parquet de Saint-Louis.

L’enquête a mis en lumière des irrégularités criantes dans la gestion du projet Agropole Nord, censé être un moteur de développement agricole et industriel dans la zone nord du pays. Parmi les faits relevés, Libération cite un exemple édifiant : « Tous les véhicules du projet étaient ‘loués’ à des particuliers ou transformés en ‘clando’ ».

Ces pratiques, contraires aux règles de bonne gouvernance, jettent le discrédit sur un programme stratégique censé contribuer à la transformation structurelle de l’économie agricole dans la région.

Saint-Louis : Un individu interpellé avec neuf pierres de crack

Les forces de sécurité de Saint-Louis ont mis la main sur un présumé trafiquant de drogue, dans la nuit du 17 septembre 2025, au terme d’une opération de sécurisation menée par le Commissariat central. L’individu a été interpellé alors qu’il se trouvait à bord d’un taxi, en possession de neuf (09) boulettes de crack.

Selon la police, l’arrestation est survenue au niveau du rond-point de Bango, où un dispositif de contrôle routier avait été mis en place. Les agents ont procédé à la vérification des véhicules, des documents et des identités des passagers. C’est au cours de cette opération qu’ils ont remarqué le comportement jugé suspect d’un passager d’un taxi en direction du centre-ville.

Après une fouille minutieuse, les policiers ont découvert un mouchoir dissimulé sous le siège, contenant neuf boulettes de drogue emballées dans du papier aluminium. Le suspect a immédiatement été conduit au commissariat.

Lors du premier interrogatoire, l’homme a reconnu la possession de la drogue, affirmant qu’il s’agissait de cocaïne destinée à sa consommation personnelle. Il a par ailleurs déclaré l’utiliser en substitution d’un médicament, la Lamaline, prescrit par un médecin en France, et soutenu l’avoir obtenue auprès d’un ami basé à Dakar.

Les analyses effectuées par la Division de la Police Technique et Scientifique ont confirmé qu’il s’agissait bien de crack. Le mis en cause a été placé en garde à vue avant d’être déféré, ce vendredi 19 septembre 2025, devant le parquet de Saint-Louis.

Saint-Louis : SEN’EAU alerte sur des perturbations liées à la crue du fleuve

La société SEN’EAU a annoncé ce samedi 30 août 2025 des perturbations dans la distribution d’eau potable à Saint-Louis. Ces désagréments, qui touchent directement les populations de la capitale du Nord, sont liés à la montée des eaux consécutive à l’installation de la crue du fleuve Sénégal.

Dans un communiqué transmis à Ledakarois, l’entreprise a expliqué que « les perturbations notées dans la distribution et les fluctuations de la qualité de l’eau sont consécutives à l’installation de la crue du fleuve ». L’usine de traitement de Saint-Louis, qui fournit l’ensemble de la production destinée à l’alimentation en eau potable des ménages, a été contrainte de réduire son rythme de fonctionnement afin de s’adapter aux nouvelles conditions hydriques.

« Nous avons enregistré une baisse de la capacité de production pour mieux nous adapter aux nouvelles conditions des eaux du fleuve », a précisé SEN’EAU, tout en rassurant que la continuité du service public reste garantie. L’entreprise a souligné que l’approvisionnement se fait dans le respect des normes de qualité exigées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Cependant, ces ajustements techniques ne sont pas sans conséquences pour les habitants de Saint-Louis. La société a averti que la distribution d’eau connaîtra par moments des baisses de pression, voire des coupures temporaires. Une situation qui suscite déjà l’inquiétude dans certains quartiers, où les ménages se préparent à recourir à des solutions alternatives pour assurer leurs besoins quotidiens.

Consciente de l’impact de ces perturbations sur le quotidien des usagers, SEN’EAU a tenu à présenter ses excuses. « Nous remercions nos clients pour leur compréhension face à ce phénomène naturel indépendant de notre volonté », indique la note de l’entreprise, qui affirme suivre l’évolution de la situation de près.

La crue du fleuve Sénégal, phénomène saisonnier attendu mais souvent redouté, met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des infrastructures hydrauliques de la région face aux aléas climatiques. Elle pose également la question de la résilience des systèmes de distribution d’eau dans un contexte marqué par le changement climatique et la pression croissante sur les ressources hydriques.

Saint-Louis : une course-poursuite spectaculaire après le vol d’une ambulance du SAMU

La ville de Saint-Louis a été le théâtre, le 24 août 2025, d’une scène digne d’un film d’action. Un homme a été interpellé par la police après avoir volé une ambulance du SAMU et provoqué une course-poursuite qui a mis en danger la vie des agents intervenus.

Selon la version officielle fournie par la police, tout a commencé lorsqu’un citoyen a alerté les autorités sur la disparition d’une ambulance du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), aperçue en direction de l’Université Gaston Berger (UGB). Immédiatement, des équipes ont été déployées pour intercepter le véhicule.

Positionnés à un carrefour stratégique, des agents de police ont tenté de stopper l’ambulance. Le conducteur a d’abord ralenti, donnant l’impression de se rendre, avant de foncer brusquement sur les forces de l’ordre. L’un des policiers a essayé d’ouvrir la portière pour neutraliser le suspect, mais celui-ci a forcé le passage, obligeant l’agent à se retirer de justesse.

La poursuite s’est prolongée jusqu’à ce que l’ambulance percute un mur. Le choc a permis aux policiers de mettre enfin la main sur le conducteur, qui a été immédiatement arrêté.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a reconnu les faits. Originaire de Kanel et en route pour Joal, il a affirmé avoir été abandonné par son chauffeur à la gare routière de Saint-Louis. Perdu, sans argent et sans solution de transport, il aurait trouvé l’ambulance laissée en marche et décidé de la voler pour regagner son domicile.

Les charges retenues

vol d’un véhicule de l’État, destruction de biens publics, refus d’obtempérer, mise en danger de la vie d’autrui.

L’enquête est toujours en cours afin d’éclaircir les circonstances exactes de cette affaire, qui a suscité l’émoi chez les habitants de Saint-Louis, peu habitués à un tel scénario.

Saint-Louis : arrestation d’un trafiquant de fausse monnaie après une course-poursuite dans le fleuve

Le Commissariat central de Saint-Louis a mis la main, le 8 août 2025, sur un individu soupçonné de détention, falsification, contrefaçon et mise en circulation de fausse monnaie.

L’opération est partie d’un renseignement opérationnel signalant la présence d’un homme en possession de faux billets à la gare routière de Saint-Louis. Une équipe de police s’est immédiatement rendue sur les lieux. À la vue des agents, le suspect a tenté de prendre la fuite, déclenchant une course-poursuite qui s’est terminée dans le fleuve Sénégal, où il a plongé pour tenter de se débarrasser d’un sac.

Les policiers ont finalement réussi à l’interpeller. Dans le sac récupéré, ils ont découvert une somme de 420 000 FCFA en faux billets, correspondant à 42 coupures de 10 000 FCFA.

Lors de son interrogatoire, le mis en cause a affirmé que ces billets lui avaient été remis par un certain Mor Mbaye, ressortissant gambien. Selon ses déclarations, la transaction s’est faite la veille, 7 août 2025 à 19h30, à Kaolack. Il y aurait versé 200 000 FCFA en espèces authentiques en échange de 500 000 FCFA en fausse monnaie.

Le suspect a été arrêté alors qu’il se dirigeait vers Rosso, à la frontière mauritanienne. Il a été placé en garde à vue dans l’attente de la suite de la procédure.

244 migrants interceptés en mer au large de Saint-Louis : une tentative de traversée vers l’Espagne avortée

Un nouveau drame de l’émigration clandestine a été évité de justesse en mer. Le 29 juillet 2025, la Marine nationale sénégalaise, en coordination avec la Division nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), a intercepté une pirogue à 145 milles nautiques au large des côtes de Saint-Louis, avec à son bord 244 migrants irréguliers. Ces derniers tentaient de rallier les îles Canaries, en Espagne.

Partis deux jours auparavant, à l’aube du 27 juillet, depuis une localité proche de Karang, en territoire gambien, les passagers avaient embarqué à bord d’une pirogue de fortune, dans des conditions de navigation périlleuses. Selon les informations recueillies, ils ont pris la mer vers 3 heures du matin dans l’espoir d’atteindre l’Europe. L’embarcation a été repérée puis interceptée à 17h45, mettant ainsi fin à leur odyssée risquée.

Le groupe intercepté présente une grande diversité d’origines. Il est composé de ressortissants de huit pays d’Afrique de l’Ouest, parmi lesquels une majorité de Sénégalais (114), suivis de Guinéens (51), de Gambiens (52), mais aussi de Maliens, Ivoiriens, Burkinabè, Ghanéens et Béninois. On y compte 171 hommes adultes, 45 femmes, ainsi que 28 mineurs dont 17 garçons et 11 filles. La présence importante de femmes et d’enfants témoigne du désespoir croissant de populations prêtes à risquer leur vie pour un avenir jugé meilleur ailleurs.

Les migrants ont été remis aux autorités compétentes pour identification et prise en charge, tandis qu’une enquête a été ouverte par la DNLT pour remonter les filières à l’origine de cette tentative de migration irrégulière. D’après les premiers éléments, il s’agirait d’un réseau transfrontalier structuré, actif dans la sous-région, qui exploite la précarité économique et les rêves d’exil vers l’Europe.

Dans un contexte de recrudescence des départs depuis les côtes sénégambiennes, cette opération réussie des forces de sécurité vient rappeler l’ampleur du phénomène migratoire qui continue de frapper l’Afrique de l’Ouest. Les autorités sénégalaises appellent à une plus grande vigilance, insistant sur la nécessité de sensibiliser les jeunes aux dangers des traversées clandestines. Elles réaffirment également leur engagement à lutter contre les réseaux de passeurs, tout en encourageant les projets de migration légale et sécurisée.

LIVRAISON DE 21 MOISSONNEUSES-BATTEUSES À SAINT-LOUIS : L’envers trouble d’un décor glorieux

Ce qui fut présenté comme un jalon de la modernisation agricole tend aujourd’hui à révéler des pratiques pour le moins préoccupantes. Derrière la communication triomphante du ministère de l’Agriculture se profile une réalité beaucoup plus complexe : réquisition controversée et gestion contestée des engagements publics. Autant déléments qui soulèvent des interrogations majeures sur la continuité de l’État et le sort réservé aux entreprises sénégalaises engagées auprès des pouvoirs publics.

C’est dans une ambiance solennelle et sous le feu des projecteurs que le ministre de l’Agriculture, Dr Mabouba Diagne, a récemment dévoilé un convoi de vingt-et-une (21)

moissonneuses-batteuses à chenilles, destiné aux départements de Dagana et de Podor, dans la région de Saint-Louis. Présentée comme une avancée stratégique, cette livraison vise à illustrer la volonté gouvernementale d’impulser une rupture définitive avec les méthodes agricoles traditionnelles, au profit d’un dispositif mécanisé et performant.

Cependant, derrière cette démonstration d’efficacité, une série de zones d’ombre vient ternir l’opération. Selon des informations recoupées par Le Dakarois Quotidien, ces moissonneuses auraient été réquisitionnées auprès de l’entreprise sénégalaise Intermaq 2012 SA, sans qu’aucun cadre contractuel régulier ne soit en vigueur au moment de l’opération. Aucun avenant n’a été signé et aucun accord formel ne justifie juridiquement cette réquisition.

Intermaq n’est pas un acteur inconnu de l’État. Elle avait été attributaire, en 2022, d’un contrat relatif à la fourniture d’équipements agricoles et à la construction de cent vingt (120) entrepôts, dont vingt (20) à chambre froide. Une cérémonie officielle, présidée par l’ancien président de la République, Macky Sall, et l’ex-ministre Aly Ngouille Ndiaye, avait marqué le lancement du projet en avril 2023. En cours d’exécution, le ministère avait jugé nécessaire de revoir le volume des équipements, portant notamment de dix (10) à cent vingt (120) le nombre de moissonneuses, selon une lettre officielle datée du 20 mars 2023. Forte de cet engagement, l’entreprise a procédé à l’importation du matériel, mobilisant des ressources financières importantes.

L’arrivée aux affaires d’un nouveau Gouvernement a toutefois bouleversé l’équilibre. Malgré plusieurs relances écrites et orales, l’avenant permettant de formaliser la commande supplémentaire n’a jamais été signé. Pire, le contrat initial est arrivé à expiration en juillet 2025, sans qu’aucune nouvelle base contractuelle n’ait été définie. Cette situation a plongé Intermaq dans une incertitude juridique et financière profonde.

Malgré cela, la société n’a pas interrompu ses prestations. La cérémonie de pose de la première pierre d’un entrepôt réfrigéré à Darou Khabane, tenue en mai 2025 en présence des autorités locales et techniques, en témoigne. Intermaq continue également à assurer le service après-vente, à former les agriculteurs et à prendre en charge des frais logistiques liés aux missions du ministère de l’Agriculture : hébergement, carburant, per diems. Toutes ces charges sont assumées sans garantie, alors même que les frais cumulés de stockage et de surestaries avoisinent le milliard de francs CFA.

Dans ce contexte particulièrement délicat, les services du ministère auraient procédé, de manière unilatérale, à la réquisition de vingt (20) moissonneuses appartenant à Intermaq, sans accord formel. Selon nos informations, les responsables de l’entreprise, lors de leurs échanges avec le ministre Dr Mabouba Diagne, avaient simplement exigé un document d’engagement écrit, destiné à sécuriser juridiquement la livraison. Une demande restée sans suite jusqu’à ce jour.

La direction du Dakarois Quotidien, compte tenu de l’heure tardive, le dimanche 27 juillet 2025, a adressé un message WhatsApp au Dr Mabouba Diagne. Ce message n’a reçu aucune réponse. Le lendemain, un appel téléphonique direct a été tenté, sans succès. Ce lundi, notre rédaction a décidé d’entrer en contact avec le directeur de la Direction de la Modernisation de l’Équipement Rural (DMER) afin de recueillir la version du ministère. Dès le début de l’échange, M. Dièye a exigé de connaître nos sources. Ce à quoi la direction du journal a répondu qu’en vertu de l’éthique journalistique, les professionnels ne sont pas tenus de les révéler. Le directeur a alors invité le Dakarois Quotidien à transmettre un courrier physique à l’adresse du ministère à Diamniadio, condition préalable à toute prise de parole officielle. Ledit courrier sera déposé cette semaine. Si les services du Dr Mabouba Diagne donnent suite à notre requête, votre journal s’engage à publier l’intégralité de leur réponse.

Penda THIAM

Logement au Sénégal : Balla Moussa Fofana annonce un programme ambitieux de 200 000 unités sur dix ans

En visite à Saint-Louis ce vendredi 25 juillet 2025, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Balla Moussa Fofana, a dévoilé l’un des projets les plus structurants du quinquennat en matière d’habitat. Il s’agit du Programme National d’Accès au Logement et de Renouveau Urbain, dont l’ambition est de construire plus de 200 000 logements dans un horizon de 5 à 10 ans sur l’ensemble du territoire sénégalais.

L’annonce a été faite au terme d’une visite de terrain sur le chantier du projet SERRP (Projet de Relogement et de Résilience à Saint-Louis), situé à Diougop. Financé par la Banque mondiale, ce projet prévoit la construction de 480 logements pour les populations sinistrées de la Langue de Barbarie, victimes de l’avancée de la mer. C’est à partir de cette expérience pilote que le gouvernement souhaite élargir le modèle à l’échelle nationale.

Pour le ministre Balla Moussa Fofana, ce programme est une priorité stratégique de l’État, portée au plus haut niveau par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Il a insisté sur la nécessité de proposer des logements décents et accessibles, en s’appuyant sur des modèles économiques durables et inclusifs.

Sur le plan financier, les logements seront proposés selon différentes configurations avec un système de location-vente souple. Les unités de plain-pied (rez-de-chaussée) seront mises sur le marché à moins de 30 millions de FCFA, avec la possibilité pour certains acquéreurs, grâce aux subventions publiques, de les obtenir à un prix inférieur à 20 millions de FCFA. Les logements en étages (R+2) seront, quant à eux, accessibles à raison de 20 millions par palier, mais les subventions pourraient faire baisser le coût jusqu’à 15 millions FCFA.

Le plan de paiement prévoit un apport initial de 4 à 5 millions, suivi d’un remboursement échelonné sur dix ans, à raison de 1 million par an, soit environ 83 000 FCFA par mois. Un modèle que le ministre juge en phase avec les capacités financières de nombreux ménages sénégalais, particulièrement ceux de la classe moyenne émergente.

Au-delà des aspects financiers, Balla Moussa Fofana a mis en avant la nécessité de capitaliser sur les initiatives déjà en cours, en particulier celles menées par l’Agence de Développement Municipal (ADM), qui servira de référence méthodologique et opérationnelle. Il s’agit de garantir, selon lui, un accès encadré au foncier, une disponibilité des matériaux de construction à prix abordable et la présence d’infrastructures de base, comme l’eau, l’électricité et les voiries.

Ce vaste programme de logements s’inscrit dans une vision de transformation urbaine articulée autour de la justice sociale, de la résorption du déficit en logements estimé à plusieurs centaines de milliers d’unités, et d’un renouveau urbain inclusif. Le gouvernement entend ainsi répondre à l’urgence sociale tout en modernisant l’aménagement du territoire.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : une étudiante emportée par une noyade, la communauté universitaire sous le choc

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis est plongée dans la consternation après le décès tragique de Mademoiselle Ndèye Thioro Cissé Ndiaye. Cette étudiante, inscrite en première année de Licence en Sciences juridiques et politiques, a perdu la vie suite à une noyade survenue dans des circonstances qui n’ont pas encore été précisées.

Dans un communiqué empreint d’émotion, l’amicale des étudiants de sa filière a fait part de sa profonde tristesse face à cette disparition brutale. Le texte rappelle que, bien qu’arrivée récemment à l’université, Ndèye Thioro Cissé Ndiaye s’était distinguée par sa courtoisie, son sérieux et son engagement exemplaire dans ses études. Ses camarades la décrivent comme une jeune femme déterminée, respectueuse et toujours disponible, dont la gentillesse avait marqué tous ceux qui l’avaient côtoyée.

Le drame soulève une vive émotion parmi les étudiants et les personnels de l’UGB. Depuis l’annonce de son décès, de nombreux messages de solidarité affluent sur les réseaux sociaux et dans les groupes d’échanges des étudiants. Les promotions successives de la filière Sciences juridiques et politiques se sont associées aux prières collectives pour le repos de son âme.

Dans ce contexte de deuil, l’amicale des étudiants a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de la défunte, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble des étudiants de la promotion P35. Elle a exprimé son soutien et sa compassion à tous ceux qui partagent la douleur de cette perte.

L’université a par ailleurs rappelé qu’elle met à la disposition des étudiants un accompagnement psychologique pour les aider à surmonter le traumatisme provoqué par cette disparition. Des précisions devraient être apportées prochainement sur les circonstances exactes de l’accident.

Saint-Louis : La Police nationale déjoue une tentative de trafic de migrants vers les Canaries

Une nouvelle opération de lutte contre la migration clandestine vient de porter ses fruits dans le nord du Sénégal. Les services de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), antenne régionale de Saint-Louis, ont en effet mis en échec une tentative de départ illégal par voie maritime, en direction de l’archipel espagnol des Canaries.

Selon les informations recueillies, l’opération s’est déroulée dans la nuit du 1er au 2 juillet 2025. Les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de cinq individus soupçonnés d’être impliqués dans l’organisation du voyage. Ces arrestations sont survenues après plusieurs jours de surveillance et de recoupements d’informations, faisant état d’un projet de convoyage par pirogue.

L’embarcation destinée au transport des migrants a été localisée et saisie près de la Mosquée Mouride, un point de repère bien connu des habitants de la zone côtière de Saint-Louis. D’après une source proche de l’enquête, l’embarcation devait accueillir une vingtaine de candidats au départ.

Les premiers éléments d’investigation laissent penser que le réseau disposerait de ramifications transfrontalières. « Des liens ont été évoqués avec des recruteurs basés en Gambie, ce qui fait suspecter l’existence d’une filière bien organisée opérant entre les deux pays », précise un officier de police.

À l’issue de leur garde à vue, les cinq suspects ont été présentés le 2 juillet 2025 devant le Procureur Financier du Pool Judiciaire de Dakar. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et complicité de tentative de trafic de migrants.

Dans le même temps, les autorités sénégalaises poursuivent leurs efforts pour identifier et interpeller les organisateurs présumés encore en fuite. D’après les enquêteurs, les investigations se concentrent désormais sur les commanditaires du réseau et sur leurs éventuels relais financiers.

Cette opération confirme la persistance des filières de migration irrégulière le long de la côte atlantique, où des milliers de jeunes Sénégalais tentent chaque année de rallier l’Europe, au péril de leur vie. Les autorités appellent la population à la vigilance et à la coopération, rappelant que de telles traversées clandestines sont particulièrement dangereuses et souvent mortelles.

Conseil supérieur de la magistrature : vaste chamboulement dans les juridictions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor et Tambacounda

La réunion du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), présidée ce jeudi 26 juin 2025 par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye au Palais de la République, a donné lieu à une vague de nominations et d’affectations majeures dans plusieurs ressorts judiciaires du pays. Ce réaménagement, perçu comme un tournant dans la gestion des ressources humaines de la magistrature, touche les cours d’appel de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor et Tambacounda.

Dans le ressort de la Cour d’appel de Thiès, plusieurs postes de responsabilité ont été renouvelés. Alioune Sissokho, jusque-là avocat général à la Cour d’appel de Kaolack, rejoint la Cour d’appel de Thiès au même poste. Cheikhna Anne, anciennement en détachement auprès du ministère de l’Énergie, devient substitut général à la même juridiction. El Hadji Mamadou Ndiaye, qui présidait le Tribunal d’instance de Tivaouane, prend la tête du Tribunal de grande instance de cette localité. El Hadji Malick Dembélé, détaché au ministère des Finances, est nommé président du Tribunal d’instance de Diourbel. Mamadou Bassirou Ndiaye, en provenance du ministère de la Pêche, devient procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Tivaouane. Khady Sakho, conseillère à la Cour d’appel de Thiès, est affectée comme juge au Tribunal de grande instance de Thiès. Modou Mar Ndiaye quitte la présidence du Tribunal d’instance de Diourbel pour prendre les rênes de celui de Tivaouane, tandis que Babacar Diomaye Diouf, précédemment juge à Dakar, est affecté à Diourbel.

Dans la Cour d’appel de Kaolack, Fatou Ngom Sissokho, qui présidait le Tribunal d’instance de Kaffrine, est désormais juge au Tribunal de grande instance de Kaolack. Elle est remplacée à Kaffrine par Amadou Diatta, ancien président de chambre à la Cour d’appel de Kaolack.

Au niveau de Saint-Louis, Idrissa Yéro Dème, jusque-là substitut du procureur à Matam, rejoint le Tribunal de grande instance de Saint-Louis en qualité de substitut du procureur.

Dans la région sud du pays, le ressort de la Cour d’appel de Ziguinchor connaît également des changements notables. Serigne Modou Diakhaté, ancien conseiller à la Cour suprême, est promu Premier président de la Cour d’appel de Ziguinchor. Il sera épaulé par Awa Nguenah Manga, ancienne vice-présidente du Tribunal du travail de Dakar, désormais nommée présidente de chambre à Ziguinchor.

Enfin, à Tambacounda, Abdourahmane Diallo, président de chambre à la Cour d’appel, cumulera désormais ses fonctions avec celles de secrétaire général de ladite cour.

Audience avec les élus locaux de Saint-Louis : le président Diomaye rassure sur le versement imminent des fonds de dotation

En marge de sa tournée économique dans la région de Saint-Louis, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu une importante audience avec les élus locaux, notamment les maires et présidents des conseils départementaux, accompagnés de leur ministre de tutelle. Cette rencontre, rapportée par L’Observateur, s’est inscrite dans le cadre de la mise en œuvre des pôles territoires, Saint-Louis représentant le Pôle territorial nord.

Au cours de cette séance d’échanges directs et ouverts, le ministre de l’Aménagement du territoire, Balla Moussa Fofana, et son équipe ont exposé les grandes lignes du projet de développement du Pôle nord, en mettant en exergue les nombreuses opportunités économiques et sociales que recèle cette partie du pays.

Soucieux d’un dialogue inclusif, le chef de l’État a donné la parole à chacun des responsables locaux présents. Il a écouté avec attention les différentes doléances formulées, allant des questions de financement à celles liées aux infrastructures ou à l’aménagement du territoire.

En réponse, le président Faye a rassuré ses interlocuteurs : les fonds de dotation destinés aux collectivités territoriales seront très prochainement mis à disposition. Une mesure vivement attendue, qui permettra de soutenir la mise en œuvre des politiques locales de développement.

Clôturant l’audience, le président de la République a salué la qualité des échanges et réaffirmé sa volonté d’instaurer une gouvernance territoriale inclusive, tournée vers les résultats et affranchie des clivages politiques. Pour lui, l’avenir du développement national passe par une collaboration étroite entre l’État central et les collectivités territoriales.

Tensions à Saint-Louis avant la visite du Président Diomaye Faye : les partisans de Mansour Faye annoncent un accueil hostile

L’arrivée du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, attendue ce mercredi après-midi à Saint-Louis dans le cadre de sa tournée nationale, suscite de vives tensions dans la ville tricentenaire. Des partisans du maire emprisonné Mansour Faye, figure de l’Alliance pour la République (APR), ont d’ores et déjà annoncé un accueil hostile, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une manœuvre politique déguisée.

Aminata Gueye, adjointe au maire et ancienne députée, a vivement critiqué la visite présidentielle, qu’elle qualifie de provocation : « Ce n’est pas une tournée économique, c’est une tournée politique, une suite du ‘Nemmekou Tour’. Comment peut-il emprisonner notre maire et venir à Saint-Louis ? » a-t-elle déclaré sur les ondes de la RFM.

Pour les militants de l’APR, l’arrestation de Mansour Faye dans le cadre de la gestion des fonds Force Covid-19 n’est qu’un prétexte pour affaiblir l’opposition à l’approche des élections locales. « Ils pensent que ça va être facile, mais ils vont nous trouver sur le terrain », avertit Aminata Gueye, qui appelle à une mobilisation « symbolique mais ferme ».

Les partisans du maire comptent exprimer leur colère en arborant des brassards rouges et en manifestant pacifiquement leur désaccord. Selon eux, la visite du chef de l’État ne comporte ni pose de première pierre ni annonce de projets structurants pour la région. « Il vient juste provoquer les militants et sympathisants de l’APR », accuse l’adjointe au maire.

Cette tension s’inscrit dans un climat politique national de plus en plus polarisé, alors que le président Faye poursuit sa tournée, censée renforcer le lien avec les populations et prendre le pouls des régions. Mais pour les soutiens de Mansour Faye, la démarche présidentielle relève davantage d’une opération de communication politique que d’un exercice républicain.

Saint-Louis : démantèlement d’un réseau de trafic de migrants, cinq arrestations et vingt personnes interceptées

Les autorités sénégalaises viennent de porter un coup dur aux réseaux de trafic de migrants opérant dans le nord du pays. L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) à Saint-Louis a annoncé ce vendredi l’arrestation de cinq individus impliqués dans une tentative d’émigration clandestine par voie maritime. Ces personnes sont poursuivies pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.

Tout est parti d’une opération de surveillance déclenchée par les services de la DNLT dans le cadre de leur stratégie de lutte contre les départs irréguliers. Trois hommes, soupçonnés d’être des candidats à l’émigration, ont été repérés et interpellés alors qu’ils se dirigeaient vers un lieu de rendez-vous avec leurs convoyeurs. Lors de leur audition, ils ont tous reconnu avoir versé une somme de 450 000 francs CFA chacun à deux passeurs pour être pris en charge jusqu’au point de départ prévu pour la traversée.

Ces déclarations ont permis aux enquêteurs de renforcer leur dispositif de surveillance dans plusieurs zones sensibles de la ville. Ainsi, grâce à une opération coordonnée dans les quartiers de Hydrobase, Pikine 700 et Santhiaba, vingt personnes ont été interceptées, dont les cinq principaux suspects identifiés comme les organisateurs du voyage clandestin.

Les cinq individus arrêtés ont été présentés au Parquet financier de Dakar, où ils devront répondre de leurs actes. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices ou commanditaires de cette filière, qui aurait pu exposer plusieurs vies humaines à de graves risques.

La DNLT a salué la réactivité de ses agents régionaux et réaffirmé son engagement à poursuivre ses opérations sur toute l’étendue du territoire, en étroite collaboration avec les populations locales. Elle appelle à la vigilance et à la collaboration citoyenne afin de mettre un terme aux activités de ces réseaux clandestins qui exploitent la détresse de jeunes en quête de meilleures conditions de vie.

Saint-Louis : Diomaye Faye et Ould El Ghazouani scellent l’avenir énergétique du Sénégal autour du gaz de GTA

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est rendu à Saint-Louis ce jeudi, aux côtés de son homologue mauritanien Mohamed Ould El Ghazouani, pour une visite officielle sur le site stratégique du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Cette présence conjointe au large des côtes maritimes frontalières entre les deux pays marque une étape cruciale dans l’exploitation commune de ce gisement d’envergure mondiale.

Le champ gazier GTA, dont le développement est mené en partenariat avec des multinationales, incarne désormais un levier central de la politique énergétique du Sénégal. Le président Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté d’utiliser cette ressource pour enclencher une véritable transformation du secteur énergétique national.

« Ce gaz n’a de valeur que s’il produit de la lumière, de la croissance, de la dignité, en vue d’améliorer les conditions des populations », a déclaré le président, dans des propos rapportés par Le Soleil. Il a souligné que 20 à 25 % de la production de GTA seront réservés au marché local, un choix stratégique qui vise à renforcer l’usage domestique du gaz naturel.

L’objectif est clair : réduire la facture d’électricité des ménages, enclencher une baisse progressive des prix de l’énergie, et diminuer la dépendance du pays aux combustibles fossiles importés, notamment le fuel. Cette orientation marque un tournant vers une souveraineté énergétique maîtrisée et durable.

Dans cette dynamique, le président sénégalais a annoncé un projet phare : la construction d’une centrale électrique à gaz à Gandon, aux portes de Saint-Louis. Cette infrastructure deviendra un maillon essentiel du réseau électrique national, particulièrement dans le nord du pays. Elle incarne également le modèle futur de conversion des centrales thermiques vers des solutions plus propres et plus économiques.

Au-delà de l’enjeu énergétique, cette visite illustre également le renforcement de la coopération régionale entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux chefs d’État ont exprimé leur engagement commun à assurer une gestion concertée, durable et équitable des ressources naturelles partagées.

Le champ GTA n’est pas seulement une opportunité économique : il est désormais au cœur d’une vision politique ambitieuse qui mise sur le gaz pour impulser une croissance inclusive, résiliente et souveraine.

Université Gaston Berger de Saint-Louis : La CESL durcit le ton face aux dysfonctionnements persistants

L’atmosphère est de plus en plus tendue sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Pour la énième fois, les étudiants, regroupés autour de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), haussent le ton contre ce qu’ils qualifient de « dysfonctionnements chroniques » dans leur cadre de vie et d’étude.

Dans un communiqué publié ce vendredi, la CESL a décrété 48 heures de cessation de toute activité pédagogique, accompagnées de 48 heures de journée sans ticket (JST). Deux mesures qualifiées de « renouvelables » si les autorités compétentes ne réagissent pas favorablement.

Des revendications claires, un ras-le-bol exprimé

Au cœur de la grogne étudiante figurent plusieurs doléances non résolues, dont :

Le non-démarrage des travaux de la plateforme du village O L’absence de progrès sur le chantier du chapiteau du restaurant N°2 L’inaccessibilité persistante au Wi-Fi sur le campus Une insécurité jugée grandissante dans les enceintes universitaires

Selon la CESL, ces problèmes, loin d’être nouveaux, sont devenus récurrents, affectant profondément la vie universitaire et les performances académiques des étudiants. « Nous ne pouvons plus continuer à étudier dans ces conditions indignes », martèle la coordination dans sa note.

Face à ce qu’elle qualifie de « silence institutionnel », la CESL affirme rester mobilisée et déterminée à défendre les droits des étudiants de l’UGB. Elle appelle les autorités universitaires et gouvernementales à une prise de responsabilité immédiate, faute de quoi le mouvement de protestation pourrait s’intensifier dans les jours à venir.

Crise à l’UGB : 400 étudiants de Kolda menacés d’expulsion, Dabo Gano lance un appel à l’aide

À 72 heures d’une expulsion imminente, la situation devient critique pour les étudiants originaires de Kolda à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Le président de l’Association des étudiants de Kolda, Dabo Gano, tire la sonnette d’alarme. En cause : un loyer impayé de 575 000 FCFA depuis cinq mois pour un logement collectif accueillant des dizaines d’étudiants.

Malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des autorités locales et administratives, aucune réponse concrète n’a été apportée, plongeant les étudiants dans une profonde détresse. « Nous avons frappé à toutes les portes, mais en vain. Aujourd’hui, nous sommes à trois jours de l’expulsion. Si rien n’est fait, plus de 400 étudiants verront leur année académique compromise », a alerté Dabo Gano.

Selon le président de l’Association, ce retard est en grande partie lié à la non-libération de la subvention annuelle allouée par la municipalité de Kolda, traditionnellement destinée à soutenir les étudiants dans leurs frais d’hébergement et d’entretien. « Cette subvention est vitale pour nous. Sans elle, nous sommes livrés à nous-mêmes », déplore-t-il.

Les conséquences d’une telle expulsion pourraient être désastreuses, tant sur le plan académique que social. « Ce n’est pas seulement une question de toit. Ce logement est un espace d’entraide, un cadre de vie communautaire où nous partageons nos ressources pour mieux réussir. Le perdre, c’est risquer l’abandon pour beaucoup d’entre nous », explique un membre de l’Association.

Face à cette urgence, l’Association lance un appel solennel au maire de Kolda, aux autorités régionales et aux bonnes volontés pour qu’une solution rapide soit trouvée. Une intervention dans les prochaines heures pourrait éviter un drame social et préserver la stabilité académique de centaines d’étudiants.

Dabo Gano insiste sur le fait que cette situation n’est pas isolée : « Elle met en lumière la précarité dans laquelle vivent beaucoup d’étudiants issus des régions périphériques. Ce que nous demandons, ce n’est pas un privilège, mais le strict minimum pour étudier dignement. »

À l’heure où le pays mise sur la jeunesse et l’éducation comme leviers du développement, la détresse des étudiants de Kolda à l’UGB sonne comme un cri d’alarme. Reste à savoir si les autorités entendront cet appel avant qu’il ne soit trop tard.

Saint-Louis : démantèlement d’un réseau de voleurs de bétail à Diamaguène, quatre personnes arrêtées

Une opération menée par les éléments du commissariat central de Saint-Louis a permis de mettre un terme aux agissements d’un réseau bien organisé de voleurs de bétail opérant dans le quartier Diamaguène, une zone réputée pour son activité commerciale et son flux constant de bouchers et d’éleveurs.

L’intervention s’est déroulée dans la nuit du vendredi 9 mai 2025, sous la coordination du commissaire Lamarana Diallo. Selon les sources policières, l’un des membres du réseau a été repéré alors qu’il circulait à bord d’une fourgonnette suspecte. Une filature discrète a été entamée, aboutissant à l’interception du véhicule dans un garage de fortune du quartier.

À l’intérieur du véhicule, les agents ont découvert un impressionnant butin composé de 9 bœufs, 18 chèvres, 9 moutons et plusieurs agneaux, tous volés. Ces animaux étaient vraisemblablement destinés à être écoulés rapidement sur le marché local, notamment auprès de bouchers de la zone qui pourraient ne pas se douter de leur provenance frauduleuse.

Au total, quatre personnes ont été interpellées dans le cadre de cette opération. Parmi elles, figure une personne âgée, soupçonnée d’avoir servi d’intermédiaire entre les voleurs et certains revendeurs. Deux autres membres du gang sont activement recherchés par les forces de l’ordre. D’après l’activiste Gas El Salvador, établi à Saint-Louis, le groupe était surveillé depuis plusieurs semaines après des signalements répétés de disparitions de bétail dans les zones rurales environnantes.

Le quartier de Diamaguène, bien qu’animé, est aussi confronté à des défis sécuritaires liés aux flux de marchandises et à la porosité des circuits d’approvisionnement. Cette affaire vient relancer le débat sur la traçabilité du bétail dans les zones urbaines, ainsi que sur la complicité de certains commerçants dans la chaîne de recel.

Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer l’étendue du réseau, identifier ses ramifications dans d’autres localités, et surtout retrouver les propriétaires légitimes des animaux saisis. Les autorités appellent les victimes à se manifester auprès du commissariat central de Saint-Louis pour toute identification.

Découverte macabre à Saint-Louis : un homme retrouvé mort dans une épave de voiture

Un fait divers glaçant secoue la ville de Saint-Louis. En début de semaine, le corps sans vie d’un homme a été retrouvé en état de putréfaction avancée dans une vieille épave, stationnée dans le dépôt de camions de la société Holding Gueye, situé à Nder, un village périphérique de la capitale du Nord.

La victime a été identifiée comme étant Mar, un résident du quartier Léona, bien connu dans la ville pour son activité de coxeur à la place Abdoulaye Wade, un carrefour central du transport urbain local. La découverte a mobilisé les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers, qui ont constaté l’état de décomposition avancée du corps, laissant supposer que Mar se trouvait dans cette voiture abandonnée depuis plusieurs jours.

Pour l’heure, les circonstances de son décès demeurent floues. Aucune piste n’est écartée, et une enquête est ouverte pour élucider les causes exactes du drame. La dépouille a été transférée à l’hôpital régional de Saint-Louis pour les besoins de l’autopsie.

L’inhumation a eu lieu ce jeudi au cimetière de Misra, en présence de membres de la famille, de collègues du défunt et d’agents de secours. Dans le quartier Léona, la tristesse est palpable. Les habitants réclament la lumière sur cette affaire qui, pour beaucoup, soulève de nombreuses questions sur la sécurité et le suivi des personnes vulnérables dans la ville.

Saint-Louis : une vidéo virale met en cause des gendarmes, une enquête ouverte

Une vidéo largement relayée depuis ce matin sur les réseaux sociaux agite l’opinion publique. Tournée dans le département de Saint-Louis, elle montre une altercation tendue entre trois gendarmes en service de circulation routière et des automobilistes étrangers. Les images, bien que partielles, laissent entrevoir une scène conflictuelle qui soulève des interrogations sur la conduite des forces de l’ordre.

La séquence a provoqué une vague d’indignation et de commentaires critiques en ligne, poussant le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale à réagir promptement. Dans un communiqué publié ce jour, l’institution affirme avoir « pris connaissance de la vidéo virale » et annonce l’ouverture immédiate d’une enquête de commandement.

« Les trois gendarmes identifiés feront l’objet d’investigations internes pour situer les responsabilités », indique le document officiel. Le communiqué insiste sur le fait que « le comportement observé est aux antipodes des règles d’éthique et de déontologie professionnelle qui guident l’action de la Gendarmerie ».

L’institution rappelle que ses missions, notamment dans le domaine de la circulation routière, reposent sur des principes fondamentaux : prévention, régulation, sensibilisation, surveillance active et, en dernier recours, répression. Toute déviation, précise-t-elle, constitue une « atteinte grave aux valeurs de la Gendarmerie » et pourrait entraîner des « sanctions sévères et exemplaires » si les faits sont confirmés.

Le fait que les automobilistes soient de nationalité étrangère donne une dimension diplomatique et éthique supplémentaire à l’affaire. De nombreux observateurs, analystes et internautes appellent à une réforme des pratiques policières, demandant plus de transparence, de formation et de contrôle dans les interventions sur la voie publique.

En réponse à la polémique, le Haut-commandement a également annoncé des mesures immédiates : le renforcement des dispositifs de contrôle interne, de supervision et de surveillance sur toutes les opérations de police routière. Objectif affiché : garantir le respect strict des droits humains et des principes de l’État de droit.

Enquête sur des marchés fictifs : Le projet Agropole Nord dans le viseur du parquet financier

Dans le cadre de la reddition des comptes et de la lutte contre la corruption, le parquet financier a ouvert une enquête portant sur de supposés marchés fictifs liés au projet Agropole Nord, implanté dans la région de Saint-Louis. C’est ce que révèle le journal Libération, qui indique que l’affaire a été confiée à la Section de recherches (SR) de Saint-Louis.

L’objectif de cette enquête est de faire toute la lumière sur des dépenses jugées anormalement élevées, alors que peu de résultats concrets sont visibles sur le terrain. Le projet Agropole Nord, censé dynamiser l’agriculture et l’agro-industrie dans cette partie du pays, semble avoir été freiné par de nombreuses irrégularités administratives et financières.

Parmi les personnes visées par l’enquête figurent un ancien directeur administratif et financier du projet ainsi que plusieurs fournisseurs. Ils devraient être entendus par le parquet dans les jours à venir, précise Libération. L’issue de ces auditions pourrait sceller leur sort et, potentiellement, aboutir à des poursuites judiciaires.

Ce dossier s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la transparence dans la gestion des ressources publiques. Le contrôle s’étend désormais à d’autres régions comme Thiès et Colobane, dans le cadre d’un processus de décentralisation du contrôle des finances publiques.

Les autorités judiciaires semblent déterminées à assainir la gestion des projets publics, dans un contexte où les exigences de redevabilité et de bonne gouvernance sont de plus en plus fortes au sein de l’opinion publique.

Saint-Louis : des pêcheurs artisanaux dénoncent l’arraisonnement de douze pirogues en pleine campagne du projet gazier GTA

Les tensions montent à Saint-Louis, où les pêcheurs artisanaux de la Langue de Barbarie dénoncent une série d’incidents maritimes survenus dans le cadre de l’exécution du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Dans un communiqué rendu public ce mercredi 16 avril 2025, l’Association des pêcheurs artisanaux de la ligne de Saint-Louis alerte les autorités sur ce qu’elle qualifie de « situation préoccupante », évoquant une menace grave sur la paix sociale et les moyens de subsistance de centaines de familles vivant de la pêche.

Selon les responsables de l’association, les faits remontent au 5 avril dernier. Ce jour-là, douze pirogues appartenant à des pêcheurs originaires de Guet Ndar et de Santiaba ont été arraisonnées en mer par des agents de sécurité opérant autour du périmètre du projet gazier. Ce que les pêcheurs dénoncent avec vigueur, c’est que les embarcations se trouvaient, selon eux, à près de deux kilomètres en dehors de la zone d’exclusion maritime définie et balisée autour du site GTA. Ils estiment que ces arraisonnements sont non seulement injustifiés, mais ont également été accompagnés d’actes de sabotage. Filets endommagés, cordages coupés, matériel inutilisable : les dégâts sont importants, et à ce jour, aucune explication officielle ne leur a été fournie.

Dans leur lettre adressée au gouverneur de la région de Saint-Louis, les pêcheurs affirment avoir tenté, sans succès, d’obtenir des réponses de l’Inspecteur régional des pêches, de la Direction de la surveillance des pêches (DPS) et du Conseil local de pêche artisanale (CLPA). Ce silence institutionnel ne fait, selon eux, qu’aggraver le sentiment d’injustice ressenti par les communautés touchées, déjà éprouvées par la réduction progressive de leurs zones d’activité depuis le début des travaux du projet gazier.

La colère est d’autant plus vive que ces incidents surviennent à un moment particulièrement crucial de l’année. Les mois d’avril, mai et juin constituent une période appelée localement « Thiorone », pendant laquelle la pêche devient intense dans la zone de DJATARA, un espace maritime riche en ressources halieutiques. Pour les pêcheurs artisanaux, c’est une phase décisive, car elle leur permet de sécuriser l’essentiel de leurs revenus annuels et de garantir la sécurité alimentaire de leurs familles. La perte de matériel en pleine saison pourrait ainsi avoir des conséquences dramatiques sur leur survie économique.

Dans leur communiqué, l’Association des pêcheurs artisanaux exprime une vive inquiétude face à l’absence de mesures de prévention et de concertation. Elle appelle les autorités à ne pas sous-estimer les risques d’explosion sociale dans une zone déjà sensible, où les frustrations liées à l’accès à la mer se multiplient. Les pêcheurs redoutent que, sans intervention rapide, la situation ne dégénère en affrontements ouverts, voire en blocages des opérations du projet GTA.

Face à cette crise naissante, ils demandent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur les événements du 5 avril, afin d’établir les responsabilités et d’apporter des réparations aux pêcheurs lésés. Ils exigent également la mise en place d’un dispositif d’alerte rapide impliquant les forces de sécurité maritime, les autorités locales et les représentants des pêcheurs, pour prévenir de nouveaux incidents. Enfin, ils appellent à la convocation urgente du Comité Régional de Concertation sur le projet GTA, afin d’examiner ces faits à la lumière de la tension actuelle et de proposer des mesures correctives avant l’intensification des activités en mer.

Alors que le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim est présenté comme un symbole du décollage économique du Sénégal, les communautés côtières de Saint-Louis réclament aujourd’hui un traitement équitable et une reconnaissance de leurs droits historiques sur la mer. Si leurs doléances ne sont pas entendues, elles avertissent que le prix à payer pourrait être lourd, non seulement pour leur survie, mais aussi pour la stabilité sociale de toute la région nord.

Saint-Louis : Cinq individus arrêtés pour tentative de trafic de migrants vers les Canaries, déférés à Dakar

Une nouvelle tentative de migration clandestine vers l’Espagne a été déjouée à Saint-Louis, où cinq individus ont été interpellés par la Délégation nationale à la lutte contre la traite des personnes (DNLT). Ces derniers sont soupçonnés d’avoir organisé un voyage maritime à destination des îles Canaries, dans le cadre d’un réseau de trafic de migrants.

L’annonce a été faite via un communiqué publié sur le compte X (anciennement Twitter) de la Police nationale du Sénégal, qui précise que les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs et tentative d’organisation d’une migration irrégulière.

Après leur arrestation à Saint-Louis, les cinq hommes ont été déférés à Dakar, devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance, où ils devront répondre des charges liées à la traite des personnes. Cette décision de transfert traduit la gravité de l’affaire et l’attention particulière que lui accordent les autorités judiciaires.

Depuis le début de l’année, les tentatives de rejoindre les côtes espagnoles via l’Atlantique se sont multipliées, notamment à partir des zones nord et centre du pays. Les forces de sécurité sénégalaises ont intensifié leur lutte contre les réseaux de passeurs, qui mettent la vie de dizaines de jeunes en péril, souvent à bord d’embarcations de fortune.

Cette arrestation collective témoigne d’une stratégie plus offensive des autorités, qui cherchent à démanteler les réseaux en amont, avant même l’embarquement.

Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et les efforts bilatéraux entre le Sénégal et l’Espagne, l’émigration clandestine reste une réalité persistante, alimentée par le chômage, le désespoir économique et la quête d’un avenir meilleur en Europe.

Saint-Louis : Baba Aïdara et Mohamed Guèye libérés sur ordre du directeur régional du Commerce

Le journaliste Baba Aïdara et le boulanger Mohamed Guèye, placés en garde à vue mercredi 19 mars 2025 sur instruction du directeur régional du Commerce de Saint-Louis, ont été libérés ce jeudi 20 mars. Ils étaient accusés d’opposition à l’action d’agents assermentés dans l’exercice de leurs fonctions, d’invectives, d’injures et de voies de fait.

La levée de leur garde à vue a été ordonnée par le directeur régional du Commerce, comme en témoigne un courrier adressé au commissariat central de Saint-Louis : « Conformément aux dispositions de l’article 107 de la loi 2021-25 du 12 avril 2021 sur les prix et la protection du consommateur, nous vous prions de bien vouloir procéder à la levée de la garde à vue des sieurs Baba Aïdara et Mohamed Guèye. »

Selon les informations, la police n’a fait qu’exécuter une demande de réquisition, et l’arrestation de Baba Aïdara, propriétaire et gérant de la boulangerie Oumar Aïdara, ainsi que de Mohamed Guèye, boulanger de profession, a été opérée par les agents du service du commerce, dans le cadre des dispositions de la loi 2021-25 relative aux prix et à la protection du consommateur.

Fuite de gaz sur le projet GTA : Inquiétude et colère des pêcheurs de Saint-Louis

Une fuite de gaz a été détectée sur le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Si l’ampleur et les conséquences précises de cet incident restent encore incertaines, l’Association des pêcheurs artisanaux à la ligne de Saint-Louis dénonce un « silence inacceptable » des autorités et des entreprises impliquées dans le projet. Les pêcheurs alertent sur les dangers potentiels pour l’écosystème marin et les communautés côtières, déjà fortement affectées par les restrictions d’accès aux zones de pêche.

Les pêcheurs de Guet Ndar, qui ont déjà subi de lourdes conséquences en raison de la réduction de leurs zones de pêche due à l’exploitation du gisement gazier, considèrent cette fuite comme une nouvelle menace pour leur activité et leur survie. « Après nous avoir volé DIATARA, aujourd’hui, c’est notre santé, nos ressources et nos vies qui sont en danger », s’indigne l’association dans un communiqué.

Le gaz qui s’échappe dans l’air et dans l’eau pourrait gravement perturber l’équilibre de l’écosystème marin du littoral de Saint-Louis, déjà soumis à de nombreuses pressions environnementales. La contamination des ressources halieutiques et de la chaîne alimentaire marine pourrait avoir des répercussions à long terme sur la biodiversité et l’économie locale, fortement dépendante de la pêche artisanale.

Outre la fuite de gaz, l’association dénonce également la pratique du torchage sur le projet GTA. Cette technique, qui consiste à brûler le gaz excédentaire, libère dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et du méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif pour le climat. « Ce torchage n’est pas seulement une aberration écologique, c’est aussi une attaque contre la santé publique », dénoncent les pêcheurs, rappelant que les populations de la Langue de Barbarie sont directement exposées aux émissions toxiques.

Les effets de cette pollution pourraient être graves : maladies respiratoires, irritations et autres pathologies liées à l’inhalation de particules nocives. L’association exige donc l’arrêt immédiat du torchage et une évaluation complète des impacts sanitaires et environnementaux de l’exploitation gazière sur les populations locales.

Face à cette situation critique, les pêcheurs artisanaux de Saint-Louis formulent plusieurs demandes pressantes :

  • Une enquête indépendante et transparente sur l’ampleur de la fuite et ses conséquences environnementales.
  • Une révision des pratiques industrielles du projet GTA afin de minimiser les impacts sur l’environnement et les communautés locales.
  • Un accompagnement des pêcheurs affectés par cette catastrophe pour leur permettre de faire face aux pertes économiques subies.

L’association appelle les citoyens, les organisations du secteur de la pêche et l’ensemble de la société civile à se mobiliser pour exiger vérité et justice. « Nos vies, notre environnement et notre avenir valent plus que les profits d’une poignée de multinationales », conclut-elle, déterminée à ne pas laisser cette affaire sous silence.

SAINT-LOUIS / TRAGÉDIE À L’UGB : Un étudiant retrouvé mort dans des circonstances troubles

La communauté universitaire de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis est sous le choc après la découverte, tard dans la soirée du lundi au mardi, du corps sans vie d’un étudiant dans sa chambre. Les circonstances de ce drame restent pour l’heure troubles, bien que certains évoquent la thèse du suicide.
Les autorités universitaires et les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues sur les lieux afin de procéder aux premiers constats.
Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les causes de ce drame.
Cet événement tragique a plongé l’ensemble de la communauté universitaire dans une profonde consternation. À travers les réseaux sociaux, les étudiants, ont exprimé leur tristesse et leur incompréhension face à cette situation, espérant que la lumière soit rapidement faite.

Le Dakarois

Saint-Louis : La brèche continue de faire des victimes parmi les pêcheurs

La brèche de Saint-Louis, creusée en 2003 pour évacuer les eaux pluviales, reste un danger permanent pour les pêcheurs de la région. Le week-end dernier a été particulièrement meurtrier avec un bilan tragique : deux morts, six disparus et des dégâts matériels importants.

Selon l’Association des pêcheurs de Saint-Louis, les drapeaux rouges, qui signalent une météo défavorable, avaient pourtant été hissés pour avertir les pêcheurs des risques. Malgré cela, plusieurs d’entre eux ont bravé les interdictions, ce qui a conduit à la catastrophe. Le porte-parole de l’association a fait état de six morts, six disparus, vingt-sept rescapés, deux pirogues détruites et de nombreux équipements de pêche endommagés. Face à ce drame, il a exhorté ses collègues à respecter les consignes de sécurité et à éviter les sorties en mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

La brèche, qui s’est considérablement élargie depuis sa création, est passée de deux mètres à plus de six kilomètres aujourd’hui. Cette situation aggrave les risques pour les pêcheurs et menace également les populations vivant sur la Langue de Barbarie. Le journal L’Observateur a récemment évoqué les conséquences dramatiques de cet élargissement, soulignant que la brèche constitue désormais un danger pour l’ensemble de la région.

Le ministre de la Pêche a exprimé ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des pêcheurs de Saint-Louis. Il a rappelé l’importance de respecter les mesures de sécurité pour éviter de nouvelles tragédies. Il a également salué les efforts des autorités administratives, des Sapeurs-pompiers et des pêcheurs qui ont participé aux opérations de secours.

Lors de sa dernière visite à Saint-Louis, le Premier ministre avait reconnu la gravité de la situation et promis des solutions concrètes pour sécuriser la zone. Cependant, les pêcheurs estiment que ces engagements n’ont pas encore été suivis d’effet. Ils demandent des actions rapides et efficaces afin de sécuriser la brèche et de mettre fin aux nombreux drames qui endeuillent chaque année la communauté.

« Chaque sortie en mer est un risque. Nous avons besoin de mesures immédiates pour sécuriser la brèche. Trop de familles ont déjà été frappées par le deuil », a témoigné un pêcheur de Guet Ndar. En attendant des actions concrètes, la brèche continue de représenter un piège mortel pour les pêcheurs de Saint-Louis, qui vivent dans l’angoisse à chaque sortie en mer.

Drame maritime à Saint-Louis : le Ministère des Pêches exprime ses regrets et promet des mesures durables

Un drame maritime a endeuillé la région de Saint-Louis les 9 et 10 janvier 2025, à la suite du chavirement tragique de deux pirogues dans la brèche de Saint-Louis. Ce sinistre a causé la perte de deux vies humaines, six personnes sont toujours portées disparues, et 27 rescapés ont été secourus. Face à cette tragédie, le Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a exprimé ses profondes condoléances aux familles des victimes et réaffirmé son engagement envers la sécurité des pêcheurs.

Dans son communiqué, le Ministère a exhorté les pêcheurs à respecter strictement les consignes de sécurité en mer. Cela inclut le suivi rigoureux des alertes météorologiques diffusées par les services compétents, le port obligatoire de gilets de sauvetage lors des sorties en mer, ainsi que l’observance des limites de charge autorisées sur les embarcations. Ces mesures visent à prévenir de nouveaux drames dans une zone connue pour ses dangers, notamment en raison de l’instabilité de la brèche de Saint-Louis.

Le Ministère a salué les efforts exemplaires des autorités administratives, des sapeurs-pompiers, du Service Régional des Pêches, ainsi que des pêcheurs locaux qui ont joué un rôle crucial dans les opérations de secours et de recherche des victimes. Leur mobilisation rapide et efficace a permis de sauver de nombreuses vies malgré les conditions périlleuses.

Conscient des défis persistants liés à la brèche de Saint-Louis, le gouvernement a réitéré son engagement à trouver une solution durable en concertation avec toutes les parties prenantes. La sécurisation de cette zone, qui constitue une menace constante pour les populations riveraines et les pêcheurs, reste une priorité pour les autorités.

En renouvelant sa solidarité envers les familles endeuillées, le gouvernement s’engage à intensifier ses efforts pour garantir la sécurité et le bien-être des communautés riveraines. Ce drame rappelle une fois de plus l’urgence de renforcer les infrastructures maritimes et les dispositifs de prévention pour protéger les travailleurs de la mer.

Saint-Louis : Deux pêcheurs portés disparus après le chavirement d’une pirogue à l’embouchure

Deux pêcheurs sont portés disparus après le chavirement de leur pirogue dans la nuit de jeudi à vendredi au niveau de la brèche de Saint-Louis. Selon les premières informations rapportées par le journal Le Soleil, l’embarcation transportait trois personnes originaires du village de Ngayna Lebou.

L’accident s’est produit dans des circonstances encore indéterminées. Seul un des trois pêcheurs a réussi à survivre au naufrage. Les deux autres sont toujours portés disparus, plongeant leurs familles et la communauté locale dans une grande inquiétude.

Des recherches sont en cours pour tenter de retrouver les disparus. Toutefois, la dangerosité de la brèche complique sérieusement les opérations de sauvetage. Cette zone maritime, connue pour ses forts courants et ses conditions de navigation périlleuses, a déjà été le théâtre de nombreux drames similaires dans le passé.

Les autorités locales, les pêcheurs de la région et les services de secours collaborent pour tenter de retrouver les deux pêcheurs manquants. La communauté de Ngayna Lebou suit de près les développements de cette tragédie, espérant un dénouement heureux malgré les difficultés des recherches.

La brèche de Saint-Louis reste un sujet de préoccupation majeur pour les pêcheurs locaux. Ces dernières années, elle a causé plusieurs naufrages mortels, suscitant des appels récurrents à renforcer la sécurité maritime dans cette zone particulièrement exposée aux intempéries et aux courants marins imprévisibles. Le chavirement de cette pirogue vient une nouvelle fois rappeler la nécessité de prendre des mesures urgentes pour sécuriser cette voie de navigation.

Violences électorales à Saint-Louis : Me El Hadj Diouf réclame une enquête impartiale sur la mort de Bassirou Diop

Le tribunal de Saint-Louis a rendu son verdict dans le cadre du procès des 81 prévenus arrêtés lors des violences électorales qui ont marqué la campagne des législatives anticipées. Si le délibéré était attendu, l’affaire a pris une tournure dramatique avec la mort en détention de Bassirou Diop, l’un des détenus. Une situation qui suscite une vive indignation chez la défense, représentée par Me El Hadj Diouf, qui exige la tenue d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de ce décès.

Bassirou Diop est décédé le 7 décembre dernier alors qu’il était toujours en détention, malgré son jugement. Selon Me El Hadj Diouf, l’arrestation musclée de son client, suivie d’une détention prolongée, constitue une violation flagrante de ses droits fondamentaux.

S’exprimant devant la presse, l’avocat a dénoncé les conditions troubles entourant ce décès. « Nous déplorons profondément cette tragédie. Ce qui s’est passé est inacceptable. Nous demandons aux instances internationales et aux organisations de défense des Droits de l’Homme d’exiger une enquête neutre et impartiale », a martelé Me Diouf.

D’après le certificat de genre de mort, Bassirou Diop présentait des contusions au niveau de la tempe droite. Un détail qui alimente les soupçons de violences subies en détention. « Bien que la mort ait été officiellement qualifiée de ‘naturelle’, nous avons des raisons de penser qu’il y a eu des actes de torture. Peut-on vraiment parler d’une simple maladie cardiaque lorsqu’on observe des traces évidentes de violence ? Un seul coup peut suffire à provoquer une crise cardiaque chez une personne fragile », a souligné l’avocat.

Le procès des 81 individus poursuivis pour violences électorales a été l’un des plus médiatisés dans la région nord du Sénégal. Les violences avaient éclaté au cours de la campagne pour les législatives anticipées, plongeant Saint-Louis dans un climat de tensions politiques extrêmes.

Cependant, la détention prolongée des prévenus après leur jugement a été fortement critiquée par les avocats de la défense, qui y voient une manœuvre politique visant à museler les opposants. « Nous sommes dans un État de droit. Toute personne jugée doit voir sa situation clarifiée dans les meilleurs délais. Maintenir quelqu’un en détention sans justification valable est une atteinte à la liberté individuelle », a rappelé Me El Hadj Diouf.

Le décès de Bassirou Diop en détention ne fait qu’aggraver cette situation. Pour la défense, il est urgent de mener des investigations approfondies pour établir les responsabilités. « Le Sénégal ne peut se permettre de voir son image ternie par des cas de torture ou de mauvais traitements en prison. Nous devons être exemplaires dans la protection des droits humains », a ajouté l’avocat.

Face à la gravité de la situation, Me El Hadj Diouf a appelé les organisations internationales de défense des Droits de l’Homme à intervenir. Il souhaite que des experts neutres soient mobilisés pour enquêter sur les circonstances de la mort de Bassirou Diop.

Plusieurs ONG locales ont déjà exprimé leur préoccupation face aux conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Elles dénoncent des traitements dégradants et un manque de suivi médical des détenus.

La mort de Bassirou Diop pourrait devenir un cas emblématique de la lutte pour une réforme des conditions carcérales au Sénégal. Pour Me Diouf, il est impératif que des mesures soient prises pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. « Il est temps que la lumière soit faite sur cette affaire. Il en va de la crédibilité de notre justice et du respect des droits fondamentaux », a-t-il conclu.

Alors que le verdict du procès des 81 prévenus vient de tomber, la défense ne compte pas baisser les bras. Me El Hadj Diouf envisage de porter l’affaire devant les juridictions internationales si une enquête impartiale n’est pas ouverte rapidement au Sénégal.

Saint-Louis : Le verdict du procès des 80 gardes du corps de Samm Sa Kaddu attendu ce lundi

Ce lundi 6 janvier, le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis devrait rendre son verdict dans l’affaire très médiatisée des 80 gardes du corps de Samm Sa Kaddu. Ces derniers avaient été arrêtés à la suite des violents heurts survenus dans la Vieille ville lors de la campagne pour les élections législatives. Après plusieurs mois d’attente, les prévenus devraient, sauf renvoi, être fixés sur leur sort aujourd’hui.

Les mis en cause font face à quatre chefs d’accusation : vol avec violence, voie de fait, port illégal d’armes et violation des arrêtés du ministre de l’Intérieur datant du 22 octobre. Ces charges ont été retenues suite aux incidents qui avaient suscité une grande indignation dans la ville de Saint-Louis, marquant un épisode tumultueux de la campagne électorale.

Lors de l’audience spéciale du lundi 2 décembre 2024, le ministère public n’avait pas mâché ses mots. Le procureur avait requis des peines de prison ferme allant de 2 à 5 ans contre certains prévenus, estimant que les preuves à leur encontre étaient accablantes. Toutefois, pour d’autres accusés, il avait demandé la relaxe, jugeant que leur implication dans les faits reprochés n’était pas établie.

Cette affaire a divisé l’opinion publique. D’un côté, certains voient dans ces gardes du corps des acteurs d’une violence politique qui doit être sévèrement punie pour servir d’exemple. De l’autre, des soutiens des accusés dénoncent une instrumentalisation judiciaire visant à affaiblir Samm Sa Kaddu et ses militants.

Le verdict attendu aujourd’hui pourrait marquer un tournant dans cette affaire, avec des conséquences potentielles sur le climat politique de la région. En attendant, la tension reste palpable à Saint-Louis, où les familles et les partisans des prévenus espèrent un jugement clément, tandis que d’autres exigent que justice soit faite.

Saint-Louis : verdict attendu lundi dans le procès des gardes du corps de « Sam sa Kaddu »

Le tribunal de Grande instance de Saint-Louis rendra, ce lundi 8 janvier 2025, son verdict dans le procès des 80 personnes arrêtées après les violences survenues lors du passage de la caravane de la coalition d’opposition « Sam sa Kaddu » dans la ville, pendant la campagne électorale des législatives de novembre dernier.

Les prévenus, majoritairement des membres du service de sécurité de la caravane, sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment « vol avec violence », « voie de fait », « port illégal d’armes » et « violation des arrêtés ministériels » interdisant certaines manifestations publiques.

Les incidents remontent au 5 novembre 2024, lorsque la caravane de Sam sa Kaddu traversait le marché de Sor, à Saint-Louis. Des échauffourées avaient éclaté entre les gardes du corps de la coalition et des commerçants qui scandaient le nom d’Ousmane Sonko, tête de liste du parti au pouvoir, Union pour la République (UPR). Ces affrontements avaient fait plusieurs blessés graves parmi les commerçants.

Selon les témoignages recueillis par le tribunal, les préposés à la sécurité de Sam sa Kaddu auraient réagi avec violence aux provocations verbales des commerçants. Certains d’entre eux sont accusés d’avoir brandi des armes blanches et de s’être livrés à des actes de vandalisme contre les étals du marché.

Le procureur de la République avait requis des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme contre les principaux prévenus. Il avait également demandé la relaxe de certains accusés, estimant que leur implication dans les faits reprochés n’était pas établie.

Ce procès a pris une dimension hautement politique, car la coalition Sam sa Kaddu incarne l’opposition radicale au régime de Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs responsables de l’opposition dénoncent une tentative d’intimidation contre leurs militants.

Lors de son passage à Saint-Louis, la caravane de Sam sa Kaddu était conduite par le leader de la coalition, Cheikh Fall, qui avait promis de rétablir les libertés publiques s’il obtenait une majorité à l’Assemblée nationale.

La défense des prévenus, quant à elle, plaide la provocation des commerçants, estimant que les gardes du corps n’ont fait que réagir pour protéger la caravane d’un éventuel débordement.

Le verdict attendu ce lundi pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement pour les familles des accusés, mais aussi sur le climat politique à Saint-Louis, où les tensions restent vives depuis les événements.

La coalition Sam sa Kaddu a d’ores et déjà annoncé qu’elle tiendra une conférence de presse après le verdict pour réagir à la décision du tribunal.

Saint-Louis : Les hémodialysés en détresse face à la panne du scanner

Les patients en hémodialyse à Saint-Louis sont confrontés à une situation critique depuis plus d’un mois. Le scanner de l’hémodialyse de l’hôpital régional est hors service, plongeant ces patients dans une détresse profonde.

Selon les informations rapportées par la RFM, cette panne oblige les hémodialysés à se rendre à Louga pour bénéficier de leurs séances de traitement vital. Ce déplacement représente un défi majeur, notamment en raison des coûts exorbitants qu’il implique, atteignant jusqu’à 120 000 F CFA.

Outre la panne du scanner, l’hôpital régional souffre également d’un manque criant de lits pour les hémodialysés, aggravant la situation des patients déjà fragilisés par leur état de santé.

Face à cette crise, les autorités sanitaires sont vivement interpellées. Les patients et leurs proches appellent le ministre de la Santé à agir rapidement pour doter l’hôpital régional de Saint-Louis d’un scanner moderne et améliorer les infrastructures existantes.

Cette urgence sanitaire met en lumière les défis structurels auxquels fait face le système de santé dans les régions, et appelle à des solutions rapides pour soulager les souffrances des malades et restaurer un accès équitable aux soins.

Décès de Bassirou Diop à Saint-Louis : Seydi Gassama appelle à la libération des 82 détenus

Le décès tragique de Bassirou Diop, garde du corps de la coalition « Sam Sa Kaddu », soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de détention au Sénégal. Emprisonné à Saint-Louis dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre 2024, Bassirou Diop est décédé après avoir été transféré à l’hôpital régional de la ville. Son décès a suscité des réactions de la part des acteurs de la société civile, dont Seydi Gassama, coordonnateur national d’Amnesty International.

Lors de son intervention, Seydi Gassama a présenté ses condoléances à la famille de Bassirou Diop et a tenté d’apporter des éclaircissements sur les circonstances de sa mort. Selon les premières conclusions médicales, Bassirou Diop souffrait de cardiopathie, une maladie qui, selon le défenseur des droits humains, peut être aggravée par des facteurs externes. « Les conditions de détention et le stress psychologique lié à l’incarcération, ou encore à l’attente d’un jugement, peuvent jouer un rôle important dans l’aggravation de certaines maladies chroniques ou latentes », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur le fait que, même si la mort est classée comme naturelle, elle n’exonère pas les autorités de leur responsabilité dans la gestion des détenus. « Être en prison ne devrait jamais signifier être exposé à des conditions qui mettent en danger la vie d’une personne », a-t-il ajouté.

Le cas de Bassirou Diop a remis en lumière la situation des 82 jeunes encore emprisonnés à Saint-Louis à la suite des troubles survenus pendant la campagne législative. Seydi Gassama a appelé à leur libération immédiate, estimant que ces détentions prolongées n’aident pas à apaiser le climat social. « Ces jeunes n’ont pas leur place en prison. Ils sont arrêtés pour des incidents qui, certes, relèvent parfois de l’indiscipline, mais qui ne justifient pas une détention prolongée. Le Sénégal doit évoluer vers une gestion plus pacifique des manifestations et des campagnes électorales », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’importance de protéger les droits des citoyens, même en période de tensions politiques. « Le Sénégal ne peut se permettre de continuer sur cette voie où la répression devient la réponse par défaut. Nous avons besoin d’unité et de paix pour relever les défis majeurs auxquels le pays est confronté », a-t-il affirmé.

Au-delà du cas de Bassirou Diop, Seydi Gassama a dénoncé les conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Surpopulation, insuffisance des infrastructures sanitaires et alimentaires, et stress psychologique sont des réalités bien connues. « Ces conditions peuvent transformer une peine privative de liberté en une peine de mort lente et silencieuse », a-t-il alerté.

En réponse à ces préoccupations, Amnesty International recommande une réforme profonde du système carcéral, incluant des investissements dans les infrastructures, une meilleure formation des agents pénitentiaires et une prise en charge sanitaire accrue des détenus.

Seydi Gassama a adressé un appel direct au procureur de Saint-Louis et aux juges en charge des dossiers des 82 jeunes encore emprisonnés. Il les a exhortés à faire preuve de clémence et à relâcher ces prévenus. « Nous devons envoyer un message clair : le Sénégal est un État de droit où la justice peut aussi être un vecteur de paix et de réconciliation », a-t-il conclu.

Saint-Louis : le rappeur Bmj arrêté avec 125 comprimés d’ecstasy

La lutte contre le trafic de drogue se poursuit avec fermeté à Saint-Louis. Les forces de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) ont interpellé Déthie Ndiaye, alias Bmj, un rappeur bien connu dans la région. Il a été arrêté en possession de 125 comprimés d’ecstasy, une drogue synthétique prisée pour ses effets psychotropes.

L’arrestation est le résultat d’une enquête minutieuse menée par les agents de l’OCRTIS, qui avaient été informés des activités illicites du musicien. Selon les premiers éléments de l’enquête, Bmj recevait régulièrement des cargaisons depuis Dakar, point de départ présumé d’un réseau de trafic organisé.

Les agents ont surpris le rappeur en flagrant délit, mettant ainsi un terme à ses activités illégales. Cette opération s’inscrit dans une série d’initiatives prises par l’OCRTIS pour combattre le trafic de drogue dans la région nord du Sénégal, où l’usage et la circulation des stupéfiants sont en recrudescence.

L’affaire de Bmj met en lumière l’implication de certaines figures publiques dans le trafic de drogue, un phénomène préoccupant qui suscite de nombreuses réactions. L’OCRTIS a réaffirmé son engagement à démanteler les réseaux qui alimentent le commerce de substances illicites et à poursuivre les responsables avec la rigueur de la loi.

Le rappeur, désormais sous les verrous, devrait être déféré devant les autorités judiciaires dans les prochains jours pour répondre des charges qui pèsent contre lui.

Violences à Saint Louis la Police aux trousses des fauteurs de troubles

Plusieurs individus ont été interpellés et du matériel ainsi que des armes ont été saisis à la suite des opérations de la Police nationale, consécutives aux violences survenues lundi à Saint-Louis dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 17 novembre prochain.

En moins de 24 heures après les violences survenues à Saint-Louis dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre, la Police nationale annonce, dans un communiqué rendu public ce mardi, l’arrestation de quatre (04) individus pour coups et blessures volontaires. Ils sont placés en position de garde à vue au commissariat central de Saint-Louis.
Poursuivant les investigations, aux environs de 1h30 minutes du matin, à hauteur de Km50, un détachement de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), renforcé par le Groupement Mobile d’Intervention (GMI), a procédé à l’interception et à la fouille de la caravane d’une coalition de partis politiques, informe la note.

Selon cette dernière, cette opération de fouille a permis de découvrir à bord des véhicules de ladite caravane, « une importante quantité de bombes asphyxiantes, de bâtons télescopiques, de douilles, de tasers, de couteaux, de lance-pierres entre autres ».

Par ailleurs, renseigne le document, 77 individus, essentiellement « des gardes du corps, trouvés à bord de ces véhicules » ont été interpellés. Sept véhicules à bord desquels ces armes ont été trouvées, ont été également saisis, affirme la Police, ajoutant que les recherches se poursuivent aux fins d’appréhender toute autre personne impliquée dans ces violences.
Selon la note, la Police nationale continuera à assurer, conformément à la réglementation en vigueur, sa mission de protection des personnes et des biens en général et de sécurisation du processus électoral en particulier.         

 A.Saleh

Violences à Saint-Louis : La police interpelle plusieurs individus et saisit des armes lors d’une manifestation politique

Le lundi 11 novembre 2024, une manifestation politique organisée à Saint-Louis a dégénéré en violences, causant plusieurs blessés. Selon un communiqué officiel de la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale, les forces de l’ordre ont rapidement réagi pour contenir les débordements et rétablir l’ordre.

La manifestation a été marquée par des actes de violence, entraînant des interventions musclées des forces de sécurité. Quatre individus ont été interpellés pour coups et blessures volontaires. Ils sont actuellement placés en garde à vue au commissariat central de Saint-Louis.

Poursuivant leurs investigations, les autorités ont intercepté, vers 1h30 du matin, une caravane appartenant à une coalition de partis politiques sur la route nationale, au point kilométrique 50. L’opération a été menée par un détachement de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), appuyé par le Groupement Mobile d’Intervention (GMI). La fouille des véhicules de la caravane a permis de saisir un arsenal inquiétant : bombes asphyxiantes, bâtons télescopiques, douilles, tasers, couteaux, et lance-pierres figuraient parmi les objets saisis.

En plus des armes découvertes, les forces de l’ordre ont interpellé 77 individus, majoritairement des gardes du corps, qui se trouvaient à bord des véhicules de la caravane. Sept véhicules ont été immobilisés, dont certains contenaient des armes blanches. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’implication de ces personnes dans les actes de violence observés.

Face à ces événements, la Police nationale a rappelé son engagement à assurer la sécurité des personnes et des biens, en particulier dans un contexte de processus électoral sensible. Les autorités ont insisté sur la nécessité de respecter la réglementation en vigueur, surtout en cette période marquée par une intensification des activités politiques.

La situation à Saint-Louis reste sous haute surveillance, les forces de sécurité demeurant mobilisées pour prévenir d’éventuelles escalades de violence à l’approche des élections.

Fait à Dakar, le 12 novembre 2024

Source : Communiqué officiel de la Division Communication et Relations Publiques de la Police nationale

ATTAQUE À L’ARME BLANCHE D’UNE BOUTIQUE À SAINT-LOUIS : Barth’ et Sonko se renvoient la balle, le propriétaire du commerce brise le silence

Les tensions politiques au Sénégal ont franchi un nouveau seuil avec les récents incidents violents survenus au marché Sor de Saint-Louis. Des commerçants ont été violemment pris pour cible par des individus armés. Selon les images de vidéosurveillance, un gérant de boutique a été grièvement blessé.
Suite à ces attaques, le leader de « Pastef » Ousmane Sonko, a rapidement réagi en accusant la coalition « Samm Sa Kaddu », dirigée par Barthélemy Dias. Dans un message incendiaire publié sur les réseaux sociaux, Sonko a exhorté ses militants à riposter. « À tous les patriotes du pays, Barthélemy Dias et sa coalition ne doivent plus battre campagne dans ce pays. Notre parti a été agressé à Dakar, Koungheul, Saint-Louis, Louga, et Mbacké… Que chacune des agressions subies par PASTEF de leur part, depuis le début de la campagne, soit proportionnellement vengée », a écrit Sonko, accompagnant son message de la photo du gérant de la boutique blessé, laissant ainsi entendre que celui-ci serait un militant de « Pastef ».
Cependant, cette interprétation n’est apparemment pas corroborée par propriétaire de la boutique attaquée. Celui-ci a affirmé que ni lui ni ses employés ne sont affiliés à aucune formation politique. « Ils ont volé toutes nos recettes. Nous ne faisons pas de politique. Ces assaillants sont manifestement des agresseurs », a-t-il expliqué en présence de Yacine Sambe, militante de « Pastef » venue apporter son soutien.

La riposte de Barthélemy Dias et de la coalition « Samm Sa Kaddu »

Face aux accusations d’Ousmane Sonko, Barthélemy Dias, maire de Dakar, et figure de la coalition « Samm Sa Kaddu », a répondu fermement. À travers des propos relayés par Ngoné Diop, 10e sur la liste nationale de la coalition, Dias a déclaré : « Aucune personne ne peut arrêter ma campagne électorale. Mon engagement envers mes convictions et mes valeurs est inébranlable. J’ai entrepris ce chemin avec une vision claire, celle de représenter la voix de ceux qui croient en un avenir meilleur. »
La coalition « Samm Sa Kaddu » a également publié une déclaration officielle, signée par la Conférence des Présidents, accusant Ousmane Sonko de créer un climat de violence et de tension. « La coalition Samm Sa Kaddu considère Ousmane Sonko responsable de tout ce qui pourrait arriver à ses membres, ses militants, ses sympathisants et ses électeurs », peut-on lire sur la note.
Ces échanges tendus entre Sonko et Dias viennent s’ajouter à une série d’incidents violents qui ont marqué la campagne pour les élections législatives. Avec des affrontements de plus en plus fréquents, les appels à la vengeance et les accusations mutuelles pourraient rendre la situation encore plus instable.


Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°320 – du 12/11/2024

🔴 SAINT-LOUIS / DES COMMERÇANTS VIOLEMMENT ATTAQUÉS PAR DES INDIVIDUS : SONKO VS BARTH’ : LE « MORTAL KOMBAT »
🔴 LE MAIRE DE DIAMNIADIO VOTE « PASTEF » APRÈS UN RAPPORT ACCABLANT DE « GRANT THORNTON » : EST-CE LE CAS POUR TOUS LES MAIRES-TRANSHUMANTS ?

🔴 MMA – TOMBEUR DE MALYKHIN : REUG REUG DÉFIE NGANNOU
🔴 PRIMES DES CHAMPIONS DE LA CAN BEACH SOCCER ET DU TOURNOI UFOA/A U17 : LA FSF MET LA MAIN À LA POCHE

Saint-Louis : Une digue à Darou pour protéger la ville des débordements du fleuve Sénégal

Face aux crues récurrentes du fleuve Sénégal qui menacent la ville de Saint-Louis, une digue de protection est actuellement en construction dans le quartier de Darou. Ce projet, supervisé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées sénégalaises (DIRPA), vise à prévenir les inondations qui touchent régulièrement cette zone sensible du nord du Sénégal, offrant ainsi une protection accrue aux résidents.

La DIRPA a partagé les détails de cette initiative sur le réseau social X (anciennement Twitter), affirmant que cette digue servira de rempart contre les débordements du fleuve. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu récemment sur le site pour inspecter les travaux. Selon lui, Darou représente un « point vulnérable et névralgique », nécessitant des mesures de protection renforcées. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour garantir la sécurité de la ville », a assuré le ministre, soulignant l’importance de cet ouvrage pour la préservation de Saint-Louis et de ses habitants.

Outre la construction de cette digue, d’autres initiatives sont menées pour apporter un soutien aux populations touchées par les intempéries. Le mardi 29 octobre, des consultations médicales gratuites ont été organisées dans le village de Khorkadiéré, dans le département de Podor, pour répondre aux besoins sanitaires des sinistrés des récentes inondations. Cette opération, également coordonnée par la DIRPA, vise à offrir un appui médical et moral aux communautés les plus vulnérables, en particulier dans les zones éloignées.

Ce projet de digue s’inscrit dans un ensemble de mesures proactives prises par le gouvernement sénégalais pour renforcer les capacités de résilience de Saint-Louis face aux aléas climatiques. En plus de la protection contre les crues, ces infrastructures visent à stabiliser la région économiquement en réduisant les risques d’inondations dévastatrices, permettant ainsi aux résidents et aux commerçants de la ville de se concentrer sur leurs activités sans craindre des pertes matérielles importantes.

La construction de cette digue à Darou témoigne de l’engagement du Sénégal envers la protection de ses citoyens contre les catastrophes naturelles, tout en consolidant la sécurité et la stabilité dans cette région stratégique.

Saint-Louis sous la menace d’une crue imminente : un défi majeur pour les autorités locales

La ville historique de Saint-Louis, au nord du Sénégal, fait face à une menace grandissante avec la crue imminente du fleuve Sénégal. Les autorités locales sont en état d’alerte, alors que le niveau du fleuve continue de grimper dangereusement, suscitant des inquiétudes pour les quartiers situés en zones inondables. Les services de l’hydraulique, sous la supervision de Souleymane Ndoye, directeur régional de l’Hydraulique de Saint-Louis, suivent de près l’évolution de la situation.

Selon les relevés actuels, le niveau de l’eau a déjà atteint 1,51 mètre, s’approchant de la cote d’alerte fixée à 1,75 mètre. Un seuil critique qui place la ville en état de pré-crise. La région traverse son deuxième pic de crue de l’année, mais cette fois-ci, les autorités redoutent un troisième pic, inattendu et exceptionnel, qui pourrait amplifier les risques d’inondations.

Souleymane Ndoye explique : « Habituellement, Saint-Louis connaît deux pics de crue, mais cette année est marquée par une situation exceptionnelle. Nous sommes confrontés aux eaux du pic de septembre, mais un autre est prévu en octobre, ce qui pourrait compliquer davantage la situation si ces deux pics se rencontrent. »

Conscientes du danger, les autorités locales, sous l’égide du gouverneur, ont pris plusieurs mesures préventives pour tenter de minimiser les dégâts. Une cellule de suivi des inondations a été mise en place afin de surveiller en temps réel l’évolution du niveau des eaux et coordonner les actions à entreprendre. Cette cellule se concentre également sur la sensibilisation des populations, particulièrement celles vivant dans les zones à risque.

Pour renforcer les défenses face aux eaux menaçantes, des sacs de sable ont été placés aux endroits les plus vulnérables, notamment dans les quartiers de Khar Yalla et Médina Cherif, déjà partiellement inondés. Les pompiers sont également mobilisés, prêts à intervenir en cas de besoin, notamment pour procéder au pompage dans les zones submergées. Les opérations de prévention se multiplient dans toute la ville afin de préparer au mieux une éventuelle montée des eaux.

L’un des points cruciaux pour éviter une catastrophe majeure réside dans la collaboration entre les autorités locales et les populations. Souleymane Ndoye insiste sur l’importance de suivre les recommandations des services techniques, surtout dans les quartiers les plus menacés. « Il est primordial que les populations coopèrent et respectent les directives des autorités, notamment en ce qui concerne les éventuelles évacuations », déclare-t-il.

Les évacuations préventives sont une mesure difficile mais nécessaire pour protéger les vies humaines. Les autorités craignent que certaines populations hésitent à quitter leurs maisons, d’où l’importance de la sensibilisation et de la communication. « En cas de besoin, nous devons pouvoir évacuer les habitants sans rencontrer de résistance, car chaque minute peut faire la différence », avertit Ndoye.

Malgré toutes les précautions prises, l’évolution de la crue reste imprévisible. Les experts de l’hydraulique suivent de près les données hydrologiques pour anticiper le comportement du fleuve dans les jours à venir. Si la situation venait à s’aggraver, des mesures supplémentaires seraient déployées pour protéger les populations et limiter l’impact des inondations.

Un plan d’action similaire à celui déjà mis en œuvre dans les départements voisins de Podor et Dagana pourrait être appliqué à Saint-Louis. Lors de sa visite dans ces localités les 15 et 16 octobre derniers, le gouverneur a coordonné une série de mesures qui pourraient également être déployées à Saint-Louis si le fleuve continue de monter.

Outre le danger direct pour les populations, cette crue représente également une menace pour les infrastructures et l’économie de la ville. Saint-Louis, connue pour son architecture coloniale et son statut de patrimoine mondial de l’UNESCO, est particulièrement vulnérable. Les quartiers historiques situés à proximité du fleuve pourraient subir des dégâts considérables en cas d’inondations majeures.

L’économie locale, déjà fragilisée par les effets du changement climatique et des précédentes inondations, risque de subir de nouveaux revers si la situation se dégrade. Les secteurs de la pêche et du tourisme, piliers économiques de la région, sont particulièrement menacés par la montée des eaux.

Face à cette situation exceptionnelle, les autorités locales appellent à une vigilance constante et à une préparation rigoureuse. Le spectre des inondations de 2012, qui avaient ravagé plusieurs quartiers de la ville, hante encore les esprits. Le défi est immense, mais les autorités, avec l’appui des populations, espèrent éviter le pire.

En attendant de voir comment évolue la situation dans les prochains jours, Saint-Louis reste sous la menace directe de la crue, et tout le monde retient son souffle.

VISITE DU PRÉSIDENT DIOMAYE AUX POPULATIONS DE L’EST TOUCHÉES PAR LES CRUES : Le Nord laissé en rade par un régime concentré sur les législatives

Le Sénégal est en proie à de graves inondations dues aux crues des fleuves Sénégal et Gambie, touchant les régions de Matam, Saint-Louis, Tambacounda et Kédougou. Les sinistrés, de manière générale, sont dans le désarroi total après une aide inefficiente de l’État pendant que le Premier ministre n’est obnubilé que par sa campagne électorale. Quant aux populations du Nord, elles déplorent leur mise en rade par le président de la République qui s’est limité à visiter l’Est du pays.

Le Sénégal fait face à une crise hydrologique d’une ampleur exceptionnelle. Les crues des fleuves Sénégal et Gambie, les plus importantes depuis 1961, ont provoqué des inondations dévastatrices dans les régions traversées par ces cours d’eau. Du Nord à l’Est, les conséquences sont désastreuses : des villages entiers ont été submergés, des champs agricoles inondés, du bétail et des habitations complètement engloutis. Les zones les plus durement frappées par cette catastrophe sont les régions de Tambacounda, Matam, Saint-Louis et Kédougou. Dans cette dernière, la Falémé, affluent du fleuve Sénégal, est sortie de son lit, isolant des villages entiers du reste du pays.

Dans un contexte aussi dramatique, la lenteur et la passivité des autorités publiques suscitent colère et incompréhension. Les sinistrés, nombreux à avoir tout perdu, attendent désespérément un soutien de l’État. Mais, ce dernier a tardé à réagir, ont dénoncé ces populations dans le désarroi à travers les réseaux sociaux. Les déclarations officielles, y compris celles émanant du Conseil des ministres, ont été jugées insuffisantes par une population exaspérée qui peine à voir un réel engagement du gouvernement pour organiser une réponse à la hauteur de la crise.

C’est dans ce climat de mécontentement que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de se rendre sur le terrain pour évaluer la situation et apporter son soutien à certaines des localités touchées. Sa visite, concentrée principalement sur les zones de l’Est du pays affectées par les lâchers d’eau des fleuves Sénégal et Gambie, a suscité un certain regain d’espoir parmi les populations sinistrées. Cependant, cet espoir a rapidement laissé place à une profonde déception pour les habitants du Nord, qui se sont rendu compte qu’ils avaient été écartés de l’itinéraire présidentiel. Ce, malgré des niveaux d’eau parfois plus élevés et dégâts plus importants que les régions du Nord.

En effet, les populations de Matam et de Saint-Louis, régions durement frappées par les crues, n’ont pas manqué de dénoncer ce qu’elles considèrent comme une injustice et une négligence de la part du chef de l’État. Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent, accusant Diomaye Faye de se focaliser sur les zones minières, en particulier les régions aurifères, plutôt que sur celles où des milliers de personnes sont en détresse. La situation est d’autant plus alarmante que, selon des sources officielles, trois personnes ont déjà perdu la vie dans cette catastrophe.

PLUS DE 700 HECTARES DE RIZ DÉCIMÉS

Dans la région de Matam, au Nord du pays, les conséquences des crues sont dévastatrices, en particulier pour les producteurs agricoles. La Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED) a recensé plus de 700 hectares de rizières inondées, impactant directement près de 1000 producteurs rizicoles. Moussa Mbodj, chef de la Division appui à la production et à l’entrepreneuriat rural de la SAED, a expliqué l’ampleur des dégâts. Selon lui, lors de la première vague de crues, plus de 400 hectares de riz avaient été submergés. Avec les récents lâchers d’eau, ce chiffre a grimpé à plus de 700 hectares.

M. Mbodj a également prévenu que la situation risque de s’aggraver, car les inondations ne montrent aucun signe de répit. Il a ajouté que la SAED continue d’évaluer les pertes avec l’aide d’agents sur le terrain. Outre les cultures décimées, des centaines de millions de francs CFA ont été perdus, menaçant gravement l’économie locale. Les infrastructures agricoles, en particulier les aménagements, sont également en danger et risquent d’être sérieusement dégradées. Il faudra entreprendre de vastes travaux de réhabilitation pour remettre en état plus de 2000 hectares de terres et permettre aux agriculteurs de reprendre leurs activités.

Parmi les 1000 producteurs touchés, beaucoup avaient contracté des crédits auprès de la Banque Agricole (LBA), tandis que d’autres avaient investi leurs propres fonds dans cette campagne agricole. Pour eux, la situation est catastrophique et compromet leur avenir, sans une intervention rapide de l’État.

DAGANA ET SAINT-LOUIS EN ALERTE MAXIMALE

Après les régions de Bakel et Matam, c’est au tour de Saint-Louis de subir les conséquences des crues du fleuve Sénégal. Dans les départements de Dagana et Saint-Louis, les populations vivent dans une alerte permanente face à la menace croissante des eaux. Si certaines zones sont encore épargnées, d’autres, comme Podor et ses environs, sont déjà inondées. Des localités comme Mao, Fanaye et Thillé Boubacar pataugent littéralement dans les eaux, avec près de 500 hectares de cultures déjà détruits. Selon les informations de la RFM, le quartier Khar Yalla de Saint-Louis est également envahi par les eaux, renforçant l’inquiétude des populations locales.

En raison de la géographie de la ville de Saint-Louis, presque totalement entourée d’eau, les risques d’une inondation majeure sont bien réels. Plusieurs quartiers sont en état d’alerte et les autorités locales redoutent une catastrophe si les crues continuent de progresser. Face à cette situation, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a décrété un niveau de vigilance orange tout le long du fleuve, appelant les États membres à renforcer les mesures de prévention.

LA DERNIÈRE DES PRÉOCCUPATIONS D’UN PM DÉJÀ EN CAMPAGNE

Malgré l’urgence de la situation, le Premier ministre, Ousmane Sonko, également leader du parti Pastef, semble concentré sur d’autres priorités. Il a organise aujourd’hui un meeting à Dakar Arena. Un évènement axé sur une levée de fonds pour financer la campagne électorale de sa formation politique en vue des élections législatives du 17 novembre. Cette initiative, perçue comme malvenue en pleine crise, a soulevé l’indignation de nombreux citoyens -politiques et chroniqueurs compris- qui estiment que le Premier ministre devrait se concentrer sur la gestion de la catastrophe humanitaire qui frappe le pays.

Bien que le gouvernement ait annoncé le déblocage de huit (8) milliards de francs CFA pour venir en aide aux populations sinistrées, aucun signe d’amélioration tangible n’a été constaté sur le terrain. Pire encore, le plan d’urgence ORSEC n’a toujours pas été activé, malgré les appels répétés de la coalition “Sopi Sénégal” et de figures politiques comme Me Moussa Bocar Thiam.

Ces inondations ont causé à ce jour la mort de trois (3) personnes et en ont blessé treize (13) autres, avec des effondrements de bâtiments en banco.

Face à ce drame, l’indifférence apparente des autorités sénégalaises ne fait qu’exacerber la colère des populations touchées, qui se sentent abandonnées et laissées à leur sort.

À noter que les inondations peuvent causer de graves problèmes sanitaires, tels que la propagation de maladies (paludisme, choléra), la contamination de l’eau potable, des problèmes respiratoires, un stress psychologique accru, une perturbation des soins de santé, un risque d’électrocution et la malnutrition.

La Dakaroise

« Inondations à Saint-Louis : Le quartier Khar Yalla submergé par les crues du fleuve Sénégal »

Le nord du Sénégal continue de faire face à une situation alarmante. Après les récentes inondations à Matam, Bakel et Podor, c’est maintenant Saint-Louis qui subit les conséquences de la crue du fleuve Sénégal. Le quartier de Khar Yalla, selon les informations de la Radio Futurs Médias (RFM), est actuellement envahi par les eaux, forçant de nombreuses familles à évacuer leurs habitations pour chercher refuge dans d’autres zones de la ville.

Saint-Louis, souvent décrite comme une presqu’île, est particulièrement vulnérable face aux montées des eaux, ce qui accentue la gravité de la situation. En effet, la ville, bordée par le fleuve Sénégal et l’océan Atlantique, se retrouve fréquemment sous la menace de catastrophes naturelles, notamment pendant la saison des pluies. La crue du fleuve, déjà responsable de nombreuses destructions dans les villes voisines, pourrait encore s’aggraver si des mesures d’urgence ne sont pas prises.

Les habitants des autres quartiers, eux aussi sous la menace imminente des inondations, lancent un cri d’alarme pour éviter que la situation ne dégénère davantage. La population, impuissante face à l’avancée inexorable des eaux, interpelle les autorités pour un soutien immédiat et des solutions pérennes. Les familles sinistrées, qui ont dû abandonner leurs maisons inondées, se trouvent dans une grande détresse, appelant à une intervention rapide pour éviter une catastrophe humanitaire dans cette région historique.

La situation à Saint-Louis met une fois de plus en lumière la nécessité d’une meilleure gestion des eaux et d’un renforcement des infrastructures pour prévenir ces drames récurrents. Avec des prévisions météorologiques toujours incertaines, la mobilisation des autorités locales et nationales est urgente pour garantir la sécurité des populations et éviter une catastrophe dans cette ville qui fut autrefois la première capitale du Sénégal.

Alors que le SOS des populations continue de retentir, la solidarité nationale et internationale pourrait jouer un rôle clé dans la réponse à cette crise.

Saint-Louis : Les communautés locales s’engagent autour des projets gaziers et pétroliers

Un important forum communautaire s’est tenu ce vendredi à Saint-Louis, centré sur la mobilisation des parties prenantes autour des projets pétroliers et gaziers du Sénégal. Présidée par Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, cette rencontre, organisée en partenariat avec le programme USAID/TRACES, visait à aborder les préoccupations locales concernant l’impact des activités d’exploitation des ressources naturelles, en particulier celles liées au projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Ce forum avait pour principal objectif d’engager les communautés locales, notamment celles de la pêche, dans une réflexion commune sur les défis et opportunités engendrés par les projets gaziers et pétroliers. La région de Saint-Louis, directement concernée par l’exploitation offshore, est un acteur clé dans cette nouvelle ère d’exploitation énergétique, et les communautés locales espèrent bénéficier des retombées économiques tout en protégeant leurs activités traditionnelles.

Le ministre Birame Souleye Diop a souligné l’importance de garantir une coexistence harmonieuse entre les activités d’exploitation des hydrocarbures et celles de la pêche, essentielles à l’économie locale. « Ce forum n’est pas un lieu de promesses, mais un espace de dialogue pour trouver des solutions concrètes et viables, » a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de l’engagement de toutes les parties prenantes pour un développement inclusif.

Les entreprises partenaires, telles que BP, Petrosen et Kosmos, ont également un rôle crucial à jouer dans le développement de ces projets. Leur implication, aux côtés des autorités locales et des communautés, est indispensable pour assurer un impact positif à long terme. La réussite de ces projets doit se traduire par des bénéfices partagés, notamment par le biais de la création d’emplois et d’opportunités économiques.

Des représentants des autorités locales, comme le préfet de Saint-Louis, Abou Sow, ainsi que des leaders communautaires tels que Moussa Dièye et Fatou Bineta Sarr, ont participé activement aux discussions. Les préoccupations des communautés de pêcheurs, notamment celles de Guet Ndar, ont été au cœur des échanges, avec une volonté commune d’assurer que les bénéfices économiques ne se fassent pas au détriment des activités traditionnelles.

Avec des projets comme Sangomar déjà en production et le lancement imminent du projet GTA, le Sénégal entre dans une nouvelle phase de développement économique. Ce forum marque une étape importante dans l’effort de mobilisation des communautés locales pour garantir que les retombées des ressources naturelles profitent à tous, tout en maintenant l’équilibre entre développement économique et préservation des moyens de subsistance traditionnels.

Trafic de migrants : 4 capitaines et un convoyeur arrêtés avec 5,5 millions F CFA par la DNLT

La lutte contre l’émigration clandestine continue de prendre de l’ampleur au Sénégal. Cette fois, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a porté un coup majeur à une filière active dans le nord du pays. Les éléments de cette unité spécialisée, sous la Direction de la police de l’air et des frontières (DPAF), ont arrêté quatre capitaines de pirogue et un organisateur, en possession de 5,5 millions de F CFA, au cours d’une opération menée entre Mboro et Saint-Louis.

Grâce à un renseignement précis, les policiers ont réussi à intercepter ce réseau, qui s’apprêtait à organiser un voyage clandestin par pirogue à destination des îles Canaries, l’une des principales routes migratoires pour les jeunes cherchant à atteindre l’Europe. Selon les autorités, un des moteurs destinés à ce voyage a également été saisi, et la pirogue identifiée à Mboro, prête à prendre la mer.

Le commissaire Mouhamed Guèye, chef de la Division communication des relations publiques de la police nationale, a précisé que les individus arrêtés sont actuellement en garde à vue, dans l’attente de poursuites judiciaires. « Ils s’apprêtaient à organiser un voyage clandestin. La somme de 5 500 000 F CFA a été saisie, ainsi que le moteur qui devait être utilisé pour la traversée. »

Cette arrestation survient dans un contexte où les tentatives d’émigration clandestine se multiplient, malgré les nombreux naufrages tragiques. Elle met en lumière l’importance de la lutte contre les réseaux de passeurs qui profitent de la vulnérabilité des candidats à l’exil, en quête d’un avenir meilleur au péril de leur vie.

L’opération de la DNLT souligne les efforts des autorités pour démanteler les réseaux de trafic de migrants, souvent organisés autour de groupes bien structurés. Alors que les départs clandestins se poursuivent malgré les risques, les autorités multiplient les initiatives pour sensibiliser les jeunes et éradiquer ces filières dangereuses.

Incendie maîtrisé au tribunal régional de Saint-Louis : un nouvel avertissement sur l’état des infrastructures

Un début d’incendie s’est déclaré ce lundi matin au tribunal régional de Saint-Louis, précisément au niveau du Parquet. L’origine du sinistre reste encore inconnue, mais grâce à l’intervention rapide des agents présents sur place, le feu a pu être rapidement maîtrisé avec les moyens disponibles. Fort heureusement, aucune victime n’a été déplorée, et aucun dégât matériel important n’a été enregistré.

Cet incident vient cependant rappeler les défis majeurs auxquels fait face le tribunal de Saint-Louis. Installé temporairement dans une villa du quartier Khor en raison de l’état de délabrement avancé du bâtiment actuel, le tribunal souffre de conditions peu adaptées à ses missions. La lenteur des travaux du nouveau Palais de justice, en construction depuis plusieurs années, suscite de vives inquiétudes parmi les usagers de la justice.

En effet, la livraison de ce nouveau bâtiment est devenue une urgence pour garantir de meilleures conditions de travail aux magistrats, avocats, et autres professionnels du droit, ainsi qu’un accueil digne pour les citoyens. Cet incendie mineur, bien que rapidement circonscrit, rappelle cruellement l’inadaptation des locaux actuels à des activités aussi sensibles que celles d’un tribunal.

Les autorités sont donc vivement interpellées afin d’accélérer la livraison du nouveau Palais de justice et de garantir aux habitants de la ville tricentenaire des services judiciaires dans des conditions optimales.

AVIATION : L’Aéroport Ousmane Masseck Ndiaye de Saint-Louis rejoint l’ASECNA après une décennie de tentatives

L’aéroport international Ousmane-Masseck-Ndiaye de Saint-Louis a rejoint l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), après une décennie de tentatives infructueuses. Le ministère sénégalais des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a annoncé cette avancée significative.

« Après une décennie de tentatives infructueuses, le ministre El Malick Ndiaye et ses équipes ont travaillé d’arrache-pied pour corriger les impairs et échanger intensément avec les autorités pendant trois mois, réussissant ainsi à intégrer l’aéroport de Saint-Louis à l’ASECNA », rapporte un communiqué officiel.

La décision a été officialisée lors de la 73ème session du Comité des ministres de l’ASECNA, tenue le 26 juillet 2024 à Ouagadougou, avec la participation de quinze ministres. L’intégration de l’aéroport de Saint-Louis à l’ASECNA a été un point clé de l’ordre du jour. Le ministre sénégalais a convaincu ses pairs grâce au niveau satisfaisant de la mise aux normes de l’OACI de l’aéroport, condition indispensable pour son admission aux activités communautaires de l’ASECNA.

Le comité des ministres a adopté une résolution pour inscrire l’aéroport de Saint-Louis au titre des activités communautaires de l’ASECNA à partir du 1er janvier 2025. Cette décision majeure permettra au Sénégal de réaliser des économies annuelles de près de deux milliards de francs CFA, couvrant les charges de personnel, la maintenance et le calibrage des équipements de navigation aérienne, de météorologie et de sécurité incendie.

« À partir du 1er janvier 2025, l’ASECNA prendra en charge la gestion des services de navigation aérienne, tandis que AIBD SA continuera à s’occuper de la gestion commerciale de l’aérogare de Saint-Louis, en se concentrant sur sa croissance et le développement des activités connexes pour la réalisation des aéropoles », rapporte la source.

Le ministre a également donné son accord de principe pour l’intégration prochaine de la Gambie, une fois les conditions remplies. L’ASECNA, créée à Saint-Louis le 12 décembre 1959, compte aujourd’hui 19 États membres.

La cérémonie d’ouverture de cette session s’est tenue en présence du Premier Ministre du Burkina Faso. Monsieur Anûuyirtole Roland Somba, ministre burkinabé chargé des Transports aériens, a été officiellement installé en tant que nouveau Président du Comité des Ministres, succédant à son homologue congolais. Avant le début des travaux, les ministres ont été reçus par le Président burkinabé, le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État du Faso, et se sont recueillis au mémorial Thomas Sankara.

L’examen et l’approbation des rapports du comité des experts, réunis le 25 juillet 2024 en prélude à la session, ainsi que ceux du Président du Conseil d’administration et du Directeur général, ont permis des discussions approfondies sur des questions cruciales telles que la sécurité, la gestion financière, les ressources humaines, les investissements, et le projet de ciel unique pour l’Afrique.

La tragédie infinie de l’immigration irrégulière : Nouvelles interceptions et découvertes macabres

L’immigration irrégulière demeure un drame poignant, marqué par des pertes humaines incessantes et des départs désespérés. Ce vendredi matin, la Marine sénégalaise a intercepté une pirogue transportant 200 migrants irréguliers au large de Saint-Louis, selon un communiqué de la DIRPA (Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées). Leur arrivée à Dakar est prévue aux environs de 13 heures, offrant un rare moment de répit dans une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.

Cette interception survient au lendemain d’une découverte macabre au large des côtes mauritaniennes où 25 corps de migrants ont été repêchés. Ce drame rappelle cruellement la réalité de l’immigration irrégulière, un phénomène qui endeuille quotidiennement les familles et les communautés.

Les chiffres des cinq premiers mois de 2024 sont édifiants et effrayants : plus de 5000 migrants ont péri en tentant de traverser les océans, soit une moyenne de 33 décès par jour. Ces statistiques ne font que souligner l’ampleur de la tragédie et l’urgence de trouver des solutions durables pour mettre fin à ces pertes humaines inacceptables.

Face à cette situation, il est impératif pour les gouvernements, les organisations internationales et les sociétés civiles de renforcer leurs efforts pour prévenir ces drames. Des solutions à long terme doivent être élaborées, incluant des politiques d’immigration plus humaines, une coopération internationale accrue, et des initiatives pour améliorer les conditions de vie dans les pays d’origine des migrants.

Les témoignages des rescapés sont souvent poignants, reflétant la détresse et le désespoir qui les poussent à entreprendre de tels voyages périlleux. Les réactions des autorités locales et internationales sont également variées, oscillant entre la compassion, l’indignation, et l’appel à des mesures concrètes pour faire face à cette crise.

La tragédie de l’immigration irrégulière est un rappel constant des défis mondiaux en matière de droits humains et de justice sociale. Chaque interception, chaque découverte de corps rappelle l’urgence d’agir pour sauver des vies et offrir des alternatives viables à ces âmes désespérées. Il est crucial de transformer cette douleur en actions concrètes pour mettre fin à ce cycle de souffrance et de mort.

Exploitation du gaz à Saint-Louis : Les pêcheurs exigent une nouvelle étude d’impact environnemental

L’exploitation du gaz au large de Saint-Louis, qui promet des retombées économiques significatives, suscite également de vives inquiétudes parmi les pêcheurs locaux. Ce jeudi, une cinquantaine de capitaines de pirogues de la pêche en ligne ont manifesté contre les compagnies BP et KOSMOS, accusées d’être responsables de la dégradation écologique et économique de la région.

Les pêcheurs de la langue de Barbarie, fortement dépendants de la richesse des récifs naturels pour leur subsistance, expriment leur profonde inquiétude face aux conséquences de l’exploitation gazière. Mame Moussa Ndiaye, secrétaire général de l’Association des Pêcheurs Artisanaux à la Ligne de Saint-Louis, a déclaré : « La faune et la flore marine, qui faisaient la richesse des récifs naturels au large de Saint-Louis, ont été détruites par ces compagnies gazières. » Il ajoute que la pollution des fonds marins, souvent ignorée par les autorités, aggrave encore la situation.

Les capitaines de pirogues exigent une nouvelle étude d’impact environnemental menée par un cabinet indépendant et neutre. Ils réclament également une compensation financière équitable pour les pêcheurs avant toute exploitation du gaz, ainsi que la mise en place de récifs artificiels pour compenser la perte de biodiversité. Ces mesures sont jugées essentielles pour préserver le secteur de la pêche et les moyens de subsistance des pêcheurs locaux.

Les pêcheurs et les experts locaux estiment que les études d’impact réalisées par BP et KOSMOS sont inadaptées et ne tiennent pas compte des réalités environnementales et économiques de la région. « Nous considérons ce refus de BP et KOSMOS de répondre aux objections des scientifiques et des autorités sur l’étude d’impact environnemental comme une défiance. Le gaz n’est pas encore sorti des fonds marins et déjà nous subissons les conséquences (rareté du poisson, précarité, immigration clandestine, pollution) de cette exploitation », regrette Mame Moussa Ndiaye.

La rentabilité de la pêche à Saint-Louis est déjà en déclin, les zones les plus poissonneuses étant devenues inaccessibles. Les pêcheurs rapportent une diminution notable des captures, aggravée par les activités gazières. « La zone tampon la plus poissonneuse n’est plus accessible, et les conséquences (rareté du poisson, précarité, immigration clandestine, pollution) sont déjà ressenties avant même que le gaz ne soit extrait des fonds marins », a déploré Ndiaye.

Les pêcheurs de Saint-Louis posent des questions essentielles sur leur avenir. Ils s’interrogent sur les impacts futurs des opérations de transport de gaz, notamment les risques de collision avec les tankers méthaniers et les dangers de fuites de gaz dans l’environnement marin. BP et KOSMOS n’ont pas encore fourni de réponses satisfaisantes à ces préoccupations légitimes.

Les pêcheurs interpellent les nouvelles autorités pour qu’elles prennent en compte leurs préoccupations et agissent rapidement pour sauver le secteur de la pêche. La mise en place de mesures de protection environnementale et de compensation économique est jugée cruciale pour garantir la durabilité des ressources marines et la sécurité des pêcheurs.

L’exploitation du gaz à Saint-Louis représente un défi majeur pour la région. Si les retombées économiques sont prometteuses, elles ne doivent pas se faire au détriment de l’environnement et des moyens de subsistance des pêcheurs locaux. Une nouvelle étude d’impact environnemental indépendante, accompagnée de mesures compensatoires, pourrait permettre de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles, garantissant ainsi un avenir durable pour tous les habitants de la langue de Barbarie.

Mobilisation pour l’environnement : RTS à l’avant-garde lors de la journée nationale de nettoiement à Saint-Louis

Ce samedi, la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) a pris part activement à la deuxième journée nationale de nettoiement, communément appelée Sét-sétal, à Saint-Louis. Le Directeur Général, Pape Alé Niang, s’est rendu sur le terrain aux côtés des équipes de la télévision nationale pour soutenir cette initiative environnementale cruciale.

Au cours de cette journée dédiée au nettoyage et à la sensibilisation, Pape Alé Niang a lancé un appel vibrant à tous les Sénégalais pour qu’ils s’engagent à pérenniser cette action. Il a particulièrement insisté sur l’importance de ne pas se limiter à une participation sporadique chaque premier samedi du mois, mais plutôt d’intégrer le nettoyage régulier dans les habitudes citoyennes.

Le président de la RTS, Bassirou Diomaye, qui avait initialement prévu de se joindre à cet événement à Saint-Louis, a malheureusement dû y renoncer en raison de ses obligations au sommet ordinaire de la CEDEAO à Abuja. Cependant, son soutien indéfectible à l’initiative de nettoiement a été souligné par Pape Alé Niang.

Cette journée a été l’occasion pour la RTS de démontrer son engagement envers la préservation de l’environnement et le bien-être des communautés locales. En participant activement à Sét-sétal, la RTS a montré l’exemple en tant qu’acteur clé dans la promotion des pratiques durables et de la responsabilité sociale envers l’environnement.

À l’avenir, la RTS continuera à jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation et la mobilisation pour des actions concrètes en faveur de la propreté et de la préservation des ressources naturelles au Sénégal.

Journée Setal Sunu Rew : Le Premier ministre Ousmane Sonko attendu à Saint-Louis

Demain, samedi, marque une journée spéciale pour la ville de Saint-Louis alors que le Premier ministre Ousmane Sonko s’apprête à y faire une visite dans le cadre de la 2e édition de la Journée nationale Setal Sunu Rew. Cette initiative vise à promouvoir la propreté et l’environnement à travers le pays, avec Saint-Louis comme point central ce week-end.

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a exprimé sa volonté d’accueillir chaleureusement le chef du gouvernement et a appelé tous les résidents de la ville à se joindre à cette célébration. Cependant, il a également saisi l’occasion pour soulever plusieurs préoccupations urgentes qui nécessitent l’attention des nouvelles autorités.

Parmi ces préoccupations figurent en tête de liste l’achèvement des travaux d’assainissement à Pikine, un quartier de Saint-Louis, ainsi que le démarrage des travaux de construction de l’hôpital Maitre Alioune Badara Cissé. Ces projets sont cruciaux pour améliorer les infrastructures locales et répondre aux besoins croissants de la population.

La visite du Premier ministre Sonko offre ainsi une opportunité importante pour discuter de ces enjeux et pour renforcer l’engagement envers le développement et le bien-être des habitants de Saint-Louis.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°215 – du 04/07/2024

🔴 DYNAMISATION ET OPTIMISATION DE LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ :
SONKO INSISTE SUR LA RÉALISATION RAPIDE DU GAZODUC DAKAR / SAINT-LOUIS
🔴 SEXUALISATION INFANTILE AVEC DES DANSES OBSCÈNES DE « SABAR » :
TROIS INTERVENANTS ARRÊTÉS À LOUGA

🔴 TIRAGE DES ÉLIMINATOIRES CAN 2025 : LE SÉNÉGAL ENTRE ATTENTES ET CRAINTES
🔴 PRIVÉ DE DOJO NATIONAL : LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE JUDO ESTE EN JUSTICE

Migration irrégulière : Interception de 150 migrants au large de Saint-Louis par le patrouilleur NIANI

Dans la nuit du lundi au mardi 25 juin, une opération de sauvetage cruciale a été menée par le Patrouilleur de haute mer NIANI, à environ 135 km au large de Saint-Louis. Selon une annonce de la Direction des relations publiques des armées (DIRPA) sur le réseau social X, une pirogue transportant 150 migrants irréguliers a été interceptée par les forces navales sénégalaises.

Le Patrouilleur NIANI a découvert une pirogue surchargée avec à son bord 150 personnes, dont 3 femmes et 3 enfants. L’opération s’est déroulée dans des conditions maritimes difficiles, mais grâce à la compétence et à la vigilance des forces navales, tous les passagers ont été secourus sains et saufs.

Après l’interception, les migrants ont été rapatriés à Dakar. L’opération de rapatriement s’est achevée ce matin à la base navale de Dakar, où les migrants ont été pris en charge par les autorités compétentes. Parmi les passagers, six individus malades ont été identifiés et immédiatement pris en charge par les services médicaux, selon les informations fournies par la DIRPA.

Cette interception intervient dans un contexte de migration irrégulière croissante, où de nombreuses personnes tentent de traverser les mers dans des conditions périlleuses à la recherche de meilleures opportunités. Les efforts des forces navales sénégalaises pour sauver ces vies humaines et les ramener en sécurité témoignent de leur engagement indéfectible à protéger les migrants et à lutter contre la migration irrégulière.

Les autorités compétentes travailleront maintenant à fournir l’assistance nécessaire aux migrants secourus. Cette prise en charge comprend des soins médicaux, un soutien psychologique et une assistance pour le retour dans leurs pays d’origine ou leur réinsertion dans la société.

L’opération menée par le Patrouilleur NIANI souligne l’importance des efforts conjoints pour aborder la crise de la migration irrégulière. En secourant ces 150 migrants en détresse, les forces navales sénégalaises ont non seulement sauvé des vies, mais ont également envoyé un message fort sur la nécessité d’une action coordonnée et humanitaire face aux défis migratoires actuels.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°206 – du 24/06/2024

🔴 BRAS DE FER ENTRE L’ÉTAT ET LES MEUNIERS SUR LA BAISSE DU PRIX DU PAIN : GMD, SEDIMA ET CIE ARRÊTENT LA PRODUCTION DE FARINE
🔴 HOLD-UP D’UN TRANSFERT D’ARGENT À MÉDINA BAYE : LES POPULATIONS LYNCHENT À MORT UN DES ASSAILLANTS

🔴 CÉRÉMONIE DE REMISE DU TROPHÉE DE CHAMPION DU SÉNÉGAL À TFC RUFISQUE : UNE FÊTE MÉMORABLE POUR RUFISQUE ET LE FOOT LOCAL
🔴 PRÉSIDENCE DE LA LINGUÈRE DE SAINT-LOUIS : AMARA TRAORÉ JETTE L’ÉPONGE

Daouda Ngom à Saint-Louis : « Les frontières sont politiques, mais ne sont pas écologiques »

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, a participé ce jeudi à la célébration de la Journée internationale de la biodiversité à Saint-Louis. Le thème de cette année, « Faites partie du plan », vise à sensibiliser la communauté internationale à l’importance cruciale de préserver la biodiversité face aux menaces croissantes.

Lors de son discours, Daouda Ngom a souligné les nombreux défis auxquels la biodiversité est confrontée, notamment la fragmentation des habitats, l’apparition d’espèces invasives, la pollution, l’exploitation excessive des ressources naturelles et les effets du changement climatique. « Comme chaque année, le 22 mai marque la Journée internationale de la biodiversité. Cette journée a été instituée pour mieux sensibiliser la communauté internationale à l’importance de préserver la biodiversité. Les menaces sont multiformes et on assiste, de plus en plus, à une fragmentation des habitats, à l’apparition d’espèces invasives, à des pollutions multiples, à une exploitation à outrance des ressources naturelles et aux effets du changement climatique », a-t-il déclaré.

Le ministre a particulièrement insisté sur l’importance de la coopération transfrontalière entre le Sénégal et la Mauritanie, notamment au niveau de la réserve transfrontalière du delta du Sénégal, un écosystème partagé qui bénéficie d’un label international de réserve de biosphère. « C’est dans ce cadre que nous sommes ici, dans le cadre du projet de renforcement de la coopération transfrontalière entre le Sénégal et la Mauritanie au niveau de la réserve transfrontalière du delta du Sénégal. Un écosystème partagé entre le Sénégal et la Mauritanie qui bénéficie d’un label international de réserve de biosphère entre les deux pays », a-t-il précisé.

La gestion collaborative de cet écosystème est cruciale. La direction du parc national du Diawling en Mauritanie et la Direction des parcs nationaux du Sénégal travaillent conjointement pour la gestion des aires protégées. « Les frontières sont politiques, mais ne sont pas écologiques », a rappelé Daouda Ngom, soulignant que les espèces comme les pélicans ne se soucient pas des frontières politiques.

Le ministre a salué la présence de la délégation mauritanienne et a rappelé les efforts et engagements du Sénégal en matière de préservation de la biodiversité. Le Sénégal possède un vaste réseau d’aires protégées comprenant six parcs nationaux, 213 forêts classées et des réserves naturelles avec des statuts internationaux, ainsi que cinq réserves de biosphère dont une partagée avec la Mauritanie.

Concernant la surveillance et la protection des aires marines protégées, Daouda Ngom a affirmé la volonté de renforcer ce réseau et d’intensifier la surveillance de ces sites. « Créer un site est une chose, mais le gérer et assurer sa fonctionnalité en est une autre », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la gestion effective des parcs, réserves et forêts classées.

La célébration de la Journée internationale de la biodiversité à Saint-Louis a mis en lumière l’importance de la coopération internationale pour la préservation de la biodiversité. Les efforts conjoints entre le Sénégal et la Mauritanie illustrent comment la gestion collaborative des ressources naturelles peut contribuer à la conservation des écosystèmes partagés et à la durabilité environnementale.

Daouda Ngom a réaffirmé l’engagement du Sénégal à continuer de travailler avec ses partenaires internationaux pour protéger et préserver la biodiversité pour les générations futures. Cette célébration a non seulement souligné les défis actuels mais aussi les opportunités pour renforcer la coopération et les efforts de conservation à l’échelle régionale et mondiale.

Saint-Louis : des milliers de fidèles attendus au 70ème Gamou de Serigne Babacar Sy

Ce samedi, la ville de Saint-Louis s’apprête à accueillir des milliers de disciples de la confrérie tidiane pour célébrer le 70ème Gamou de Serigne Babacar Sy. Cet événement religieux, instauré en 1954 par le parrain lui-même, est devenu un rendez-vous annuel majeur pour les fidèles de la région.

À ses débuts, le Gamou était organisé chaque année dans la « vieille ville » de Saint-Louis, au Camp-Nord (Stade Abdoulaye Diagne), le jour de la Pentecôte. Les fidèles venaient en masse, principalement par train, sur recommandation du guide religieux qui considérait que c’était le moyen de transport le plus confortable pour un tel déplacement.

Au fil des ans, cet événement est devenu un pilier de la fédération des dahiras de Saint-Louis, réunissant des fidèles de toutes les contrées du pays. Son organisation rigoureuse et méthodique, inspirée de Tivaouane, a permis à Serigne Babacar Sy de présider aux destinées de la fédération et de gérer efficacement ces activités religieuses.

Depuis la migration de l’événement vers le lycée Charles de Gaulle il y a une dizaine d’années, le Gamou continue d’attirer des milliers de fidèles chaque année. Cette migration vers un espace plus vaste était nécessaire pour accommoder le nombre croissant de participants et éviter les difficultés de déplacement liées au Festival de jazz de Saint-Louis, qui se déroule au même moment sur l’île.

L’organisation de cet événement mobilise une fédération des dahiras de Serigne Babacar Sy, qui apporte un soutien matériel et logistique aux dahiras participants. L’État apporte également son appui à travers des engagements financiers et logistiques, démontrant ainsi l’importance accordée au Gamou par les autorités étatiques.

Outre son aspect religieux, le Gamou a également un impact économique significatif sur la région. Des milliers de fidèles affluent vers Saint-Louis, ce qui stimule l’activité économique locale, notamment dans le secteur de la restauration et de l’hébergement.

Cette année encore, le Gamou promet d’être un moment de recueillement et de communion pour les fidèles tidianes, venus de toutes les régions du Sénégal pour honorer la mémoire de Serigne Babacar Sy et célébrer leur foi avec dévotion et ferveur.

Appel à un Soutien Financier pour le Festival de Jazz de Saint-Louis : Mansour Faye En Appelle aux Autorités Gouvernementales

Lors de l’ouverture de la 32ème édition du festival international de jazz de Saint-Louis, le maire de la ville, Mansour Faye, a lancé un appel pressant aux autorités gouvernementales du Sénégal. Il a plaidé en faveur d’un soutien financier continu pour garantir le succès de cet événement culturel majeur.

Mansour Faye a souligné l’importance cruciale d’allouer un budget annuel d’au moins 100 millions de francs CFA pour couvrir les frais du festival. Il a exprimé l’espoir que cette initiative soit soutenue par le ministère de la Culture. Le maire a mis en avant la comparaison avec des festivals de renommée internationale tels que ceux de Rio et de Lausanne, mettant en lumière les 32 années d’existence du festival de jazz de Saint-Louis et son impact économique significatif sur la région.

Il a insisté sur la nécessité pour l’État et les partenaires de continuer à soutenir cet événement afin de le perpétuer pour les générations futures. Le festival de jazz de Saint-Louis, avec son héritage culturel riche et sa contribution à la vitalité économique de la région, mérite un soutien financier solide pour continuer à prospérer et à rayonner sur la scène nationale et internationale.

Cet appel de Mansour Faye souligne l’importance de la culture dans le développement socio-économique et identitaire d’une région et met en avant la nécessité pour les autorités gouvernementales de reconnaître et de soutenir les événements culturels locaux de grande envergure.

Défi financier pour la 24e édition du tournoi international de judo de Saint-Louis : Seul 1 % du budget est disponible, lance le président du comité d’organisation

La 24e édition du prestigieux tournoi international de judo de Saint-Louis se tiendra du 18 au 19 mai 2024 dans la ville tricentenaire. Malgré les défis rencontrés dans sa préparation, cet événement sportif d’envergure promet de réunir des judokas venus de six pays différents. Cependant, le président du comité d’organisation, Ngor Faye, a mis en lumière les difficultés financières auxquelles est confrontée l’organisation, avec seulement 1 % du budget disponible à ce jour.

Lors d’une conférence de presse mercredi, Ngor Faye a évoqué les nombreux défis rencontrés dans la préparation de ce tournoi international. Parmi eux, le principal obstacle est le manque de soutien financier, notamment en raison du départ de certaines personnes qui appuyaient précédemment l’événement et qui ne sont plus en poste.

Face à cette situation délicate, Ngor Faye a lancé un appel pressant aux nouvelles autorités pour obtenir leur soutien dans l’organisation de cet événement sportif majeur. Il a également sollicité la présence de la ministre des Sports à l’ouverture de la compétition, prévue le 18 mai au complexe Didier Marie de Sindoné. En outre, le comité d’organisation cherche à obtenir des fonds des partenaires pour compléter le budget total de 37 millions de francs.

Malgré ces défis, la 24e édition du tournoi international de judo de Saint-Louis s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de ce sport. Six pays seront représentés, en plus des clubs sénégalais, offrant ainsi une compétition de haut niveau dans laquelle s’affronteront des judokas de la sous-région et au-delà.

La 24e édition du tournoi international de judo de Saint-Louis est un événement attendu qui fait face à des défis financiers importants. L’appel lancé par Ngor Faye pour obtenir le soutien des autorités et des partenaires revêt donc une importance cruciale pour la réussite de cette compétition sportive de renommée internationale.

32ème Édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis : Une Célébration Musicale Attendue en Mai 2024

Le Festival International de Jazz de Saint-Louis, organisé par l’Association Saint-Louis Jazz, annonce avec enthousiasme sa 32ème édition prévue du 16 au 20 mai 2024. Depuis 2016, cet événement est reconnu comme l’un des plus grands festivals de jazz mondiaux, attirant des milliers de participants de diverses nationalités et contribuant significativement au dynamisme économique de la région de Saint-Louis.

Idriss Bengéloune, président du comité d’organisation, souligne l’importance de cet événement pour la ville, mettant en avant l’occupation hôtelière maximale dans toute la région de Saint-Louis. Ce festival devient ainsi un rendez-vous incontournable pour les amateurs de jazz et les passionnés de musique du monde entier.

Pour cette édition, le festival met l’accent sur la mise en valeur des talents locaux à travers sa scène Off, offrant ainsi une plateforme aux artistes émergents de la région. En parallèle, des Masterclasses, des échanges musicaux et des foires artisanales seront organisés sur le quai Masseck Ndiaye, offrant ainsi une expérience culturelle complète aux festivaliers.

De plus, des projections de films seront organisées pour sensibiliser le public sur des thématiques actuelles, enrichissant ainsi le caractère engagé et éducatif du festival. Les grandes performances se dérouleront à la place Baya Ndar, où les festivaliers auront l’occasion de découvrir des artistes internationaux de renom ainsi que des légendes de la musique sénégalaise telles que Ben Aylon et Aly Ndiaye Rose.

Le budget de cette édition est estimé à près de 200 millions FCFA, selon Fara Tall, membre du comité d’organisation, témoignant ainsi de l’ampleur et de l’importance de cet événement pour la région.

En somme, la 32ème édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis promet d’être une célébration musicale vibrante et enrichissante, mettant en lumière la diversité culturelle et le talent musical exceptionnel du Sénégal et du monde entier.

Tragédie à Saint-Louis : Deux enfants perdent la vie dans l’effondrement d’une maison à City Niakh

La communauté de Saint-Louis, dans le quartier de City Niakh, est plongée dans le deuil suite à la tragique perte de deux jeunes enfants dans un incident d’effondrement de maison survenu ce samedi à l’aube.

Cet événement dévastateur a secoué la ville et soulevé des préoccupations quant à la sécurité des habitations vétustes dans les zones urbaines.

L’incident s’est produit alors que les résidents envisageaient de quitter leur domicile en raison de son état de délabrement avancé. Selon les témoins oculaires, la catastrophe s’est produite aux alentours de 06 heures du matin.

Les deux jeunes filles, âgées de quatre et six ans, étaient présentes avec leur mère au moment du drame. Malheureusement, elles ont perdu la vie sur le coup. Quant à leur mère, grièvement blessée, elle a été immédiatement évacuée vers l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.

Cet événement tragique rappelle l’importance cruciale de garantir la sécurité des habitations dans les zones urbaines, en particulier celles qui présentent des signes de vétusté et de fragilité structurelle. Les autorités locales sont appelées à enquêter sur les circonstances exactes de l’effondrement et à prendre des mesures pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.

En cette période de deuil, la communauté de Saint-Louis se rassemble pour soutenir la famille endeuillée et exprimer sa solidarité envers ceux qui ont été touchés par cette perte tragique.

La Cour des comptes émet des réserves sur la gestion des dépenses publiques à Saint-Louis

Dans son rapport final portant sur la période 2017-2020, la Cour des comptes a scruté de près la gestion des finances publiques de la commune de Saint-Louis, mettant en lumière plusieurs manquements préoccupants. Les conclusions de la Chambre des collectivités territoriales révèlent des irrégularités dans l’ordonnancement des dépenses d’acquisition d’effets d’habillement, pointant du doigt le maire de la ville.

Selon le rapport, le maire aurait omis de fournir les pièces justificatives requises par la réglementation en vigueur, notamment en ce qui concerne les dépenses liées à l’acquisition d’effets d’habillement pour le personnel municipal. Plus précisément, la Cour des comptes a identifié des paiements effectués sans respect des règles budgétaires et comptables des collectivités territoriales.

Parmi les dépenses concernées, on trouve un marché de 973 500 F CFA destiné à l’habillement du personnel de la perception municipale, ainsi qu’un autre marché de 5 208 225 F CFA accordé à Ndiapandal Service, sans la présentation de la facture du fournisseur. Ces manquements ont été jugés contraires aux règles d’exécution des dépenses publiques, en violation des dispositions réglementaires en vigueur.

De plus, la Cour des comptes a relevé l’absence de production de l’état nominatif des bénéficiaires des effets d’habillement, ce qui aurait dû inclure des informations telles que leur numéro de matricule de solde, leur grade, leurs fonctions, ainsi que l’indication du texte autorisant la prise en charge de la dépense par la commune.

Ces constats mettent en évidence des lacunes sérieuses dans la gestion des finances publiques de la commune de Saint-Louis et soulèvent des questions quant à la transparence et à la rigueur dans la gestion des deniers publics. Ils soulignent également la nécessité d’un renforcement des mécanismes de contrôle et de supervision des dépenses au niveau local, afin d’assurer une gestion plus responsable et plus transparente des fonds publics.

Bisbilles dans les rangs de Pastef/Saint-Louis : La coordination des des femmes monte au créneau…

Qui l’aurait cru. Selon nos confrères de Seneweb, un mois après l’élection de Bassirou Diomaye en tant que 5ème président du Sénégal, le parti Pastef Saint-Louis fait face à ses premiers problèmes internes. En effet, le Mouvement des Femmes (Mojip) au sein du parti des Patriotes est en proie à des dissensions. Ce mardi, lors de leur assemblée générale, ces divergences ont éclaté au grand jour. Certains membres du mouvement ont lancé un appel à la coordinatrice nationale pour qu’elle intervienne à Saint-Louis afin de résoudre le conflit. Nancy Sow, responsable du Mouvement national Jiguen Pastef (MOJIP), a dénoncé les injustices au sein du MOJIP et a demandé à la coordinatrice nationale, Maïmouna Dièye, d’intervenir pour mettre fin à ces problèmes.
« Nous demandons la venue de la coordinatrice à Saint-Louis. Il y a des problèmes au niveau de la coordination. Nous voulons réparer ces injustices. Nous réclamons notre droit à une reconnaissance. Nous voulons le renouvellement du bureau afin de nous préparer pour les élections législatives. Nous voulons nous réunir dans l’unité, surmonter nos divergences et travailler ensemble », a déclaré Nancy Sow. 
Ndèye Coumba Sow, une autre responsable du parti, a également appelé à l’unité au sein du MOJIP pour mieux se préparer aux prochaines échéances. Maguette Mané, membre du cadre de concertation du parti Pastef, a rappelé les nombreux efforts des femmes pour la libération de leurs leaders, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, avant de demander à la responsable nationale d’intervenir à Saint-Louis pour aplanir les divergences.
 « Les femmes se sont battues depuis l’emprisonnement de nos leaders, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Nous avons même sollicité les chefs religieux pour des prières en faveur de leur libération. Nous sommes même allées voir Said Abidine Diop, le marabout qui a enseigné le Coran à notre leader Ousmane Sonko. Nous avons fait du porte-à-porte lorsque les gens n’osaient pas sortir. Nous demandons à notre coordinatrice nationale de venir le plus rapidement possible à Saint-Louis pour résoudre ces problèmes, d’autant plus que nous nous approchons des élections municipales et législatives. Nous appelons la responsable nationale à venir à Saint-Louis pour le renouvellement des instances », a-t-elle soutenu. L’autre camp qui n’était pas présent à l’assemblée générale, n’a pas souhaité s’exprimer sur la situation.

Un drame sans précédent secoue le quartier Hlm de Saint-Louis : Mort tragique lors d’une altercation lors du jeu de Simbe

Dans une nuit de lundi déjà sombre, une tragédie a frappé le quartier Hlm de Saint-Louis, plongeant ses résidents dans un état de choc et d’incrédulité. El Hadj Oumar Ndiaye, un jeune homme âgé de seulement 20 ans et originaire du Saloum, a été brutalement tué lors d’une altercation survenue pendant le jeu de Simbe, également connu sous le nom de jeu de faux lion.

L’événement, qui aurait éclaté tard dans la nuit, a bouleversé la quiétude de ce quartier paisible, plongeant ses habitants dans un profond désarroi. Ameth Dia, président du conseil du quartier Hlm, exprime un sentiment partagé de consternation et de chagrin : « Le jeu de Simbe n’était pas autorisé », a-t-il confié, soulignant le caractère non réglementé de cette activité qui a conduit à une issue tragique.

Selon les informations recueillies, l’autorisation délivrée par les autorités locales n’était pas destinée à organiser un jeu de Simbe, mais plutôt une autre activité. Cette divergence entre les attentes et la réalité a jeté une lumière crue sur les dangers potentiels de telles pratiques non autorisées.

Le jeune El Hadj Oumar Ndiaye, victime de cette altercation mortelle, est décédé des suites de ses blessures. Son corps repose encore à l’hôpital régional de Saint-Louis, où il a été transporté par les sapeurs-pompiers après le terrible incident.

L’auteur présumé de cette attaque meurtrière est actuellement en fuite, selon des sources relayées par Rts.sn visité par Senego. Cependant, les autorités locales ont lancé une enquête approfondie pour appréhender l’auteur de ce crime odieux et faire la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie.

En ces moments sombres, la communauté du quartier Hlm pleure la perte d’un de ses jeunes membres, rappelant ainsi l’importance cruciale de la sécurité et de la prévention des violences dans nos quartiers. Ce drame doit servir de rappel poignant de la nécessité de promouvoir des activités sûres et réglementées pour nos jeunes, afin d’éviter de telles tragédies à l’avenir.

Saint-Louis : Impatience des commerçants face à l’inactivité des ponts bascules

Les membres de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Saint-Louis expriment leur frustration face à l’inactivité persistante des trois ponts bascules de Mbodiène, Mboundom et Ndioum, installés il y a maintenant trois ans. Ces équipements, qui devraient permettre de mesurer précisément le tonnage des productions locales, notamment celui du riz, demeurent toujours non fonctionnels.

Le président de la chambre consulaire de Saint-Louis, Cheikh Mouhamadou Sourang, a exprimé son mécontentement face à cette situation. Selon lui, ces ponts bascules sont d’une importance capitale pour l’évaluation et le développement de l’agriculture dans la région.

Lors d’une récente visite avec des représentants de l’Union Nationale des Chambres de Commerce, d’Industries et d’Agricultures du Sénégal, l’urgence de la mise en service de ces ponts bascules a été clairement soulignée. Financés par le Conseil Sénégalais des Chargeurs (COSEC), ces équipements sont attendus pour jouer un rôle crucial dans la dynamisation de l’économie régionale.

Il est impératif que ces ponts bascules entrent en fonction le plus rapidement possible afin de permettre aux acteurs économiques locaux de bénéficier d’une infrastructure essentielle pour leurs activités. Leur activation contribuera à faciliter les transactions commerciales et à soutenir le secteur agricole, ce qui aura un impact positif sur l’économie de la région de Saint-Louis.

Validation du Budget Annuel du Projet SERRP : Vers la Réduction de la Vulnérabilité Côtière à Saint-Louis

Le Comité Régional de Pilotage a approuvé le budget annuel du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP) pour l’exercice de l’année 2024, le fixant à 19 250 092 523 FCFA. Cette décision fait suite à une évaluation positive du travail accompli en 2023 dans le cadre de ce projet, qui entre désormais dans sa dernière phase.

Mis en œuvre par l’Agence de Développement Municipal (ADM), le SERRP vise à réduire la vulnérabilité des populations installées le long de la Langue de Barbarie et à renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière de l’agglomération de Saint-Louis. Dans ce cadre, environ 500 logements (RDC, R+1 et R+2) seront construits sur une superficie de 14 hectares à Diougop, dans la commune de Gandon.

Ce site, entièrement viabilisé avec des infrastructures telles que l’eau, l’électricité, un réseau de drainage des eaux pluviales, une station de pompage, des voiries, etc., accueillera également des équipements sociaux. L’aménagement environnant des logements vise à offrir aux populations un cadre de vie plus décent, doté de toutes les commodités nécessaires.

Le projet SERRP représente un engagement crucial dans la protection des populations vulnérables contre les risques côtiers et dans l’amélioration de leurs conditions de vie. En combinant la construction de logements résilients avec une infrastructure de soutien adéquate, il contribue à renforcer la résilience urbaine et à assurer un avenir plus sûr et plus durable pour les habitants de Saint-Louis.

Conflit à Saint-Louis : Les habitants s’opposent à l’implantation d’un pylône par Expresso Sénégal

À Saint-Louis, sur la rue Adanson dans l’île, un conflit oppose les habitants à la société de télécommunications Expresso. En cause : l’implantation prévue d’un pylône par l’entreprise, que les riverains refusent catégoriquement sur leurs terres.

Le 23 mars 2023, Expresso Sénégal a lancé les travaux pour ériger un pylône de 35 mètres de hauteur sur la rue Adanson, à Saint-Louis Nord, à proximité de la maison d’arrêt et de correction. Cette décision a immédiatement suscité l’opposition des riverains, craignant notamment les risques liés à l’exposition aux fréquences cancéreuses ainsi que les possibles éboulements dus à la nature instable du sol.

Des réserves émises par les services de l’environnement ont corroboré les inquiétudes des habitants. En effet, les travaux d’excavation ont déjà commencé à impacter les fondations des habitations voisines, menaçant même de les faire s’effondrer. Les sols mouvants et la remontée des eaux de la nappe rendent la situation particulièrement précaire, avec des fissures déjà visibles sur les murs environnants.

Malgré une mise en demeure officielle émise par la Direction de l’environnement et des établissements classés, Expresso Sénégal a repris les travaux, suscitant l’indignation des habitants. Certains dénoncent même des complicités au sein des autorités locales, permettant à l’entreprise de poursuivre ses activités, même pendant le mois de Ramadan.

Cette situation tendue risque de déclencher un conflit majeur, les résidents de la rue Adanson étant fermement déterminés à s’opposer à l’installation du pylône. Le bras de fer entre Expresso et les habitants de Saint-Louis met en lumière les enjeux complexes liés à l’urbanisation et à la cohabitation entre développement économique et préservation de l’environnement.

Génération Foot décroche un nul à Saint-Louis mais perd Idrissa Guèye sur blessure

Lors de son déplacement à Saint-Louis pour affronter la Linguère, Génération Foot a réussi à décrocher un bon match nul (0-0). Cependant, ce résultat positif a été largement éclipsé par la grave blessure subie par l’attaquant international U17, Idrissa Guèye.

Le jeune talent, qui rejoindra le FC Metz la saison prochaine, a été victime d’une fracture de la jambe gauche à la suite d’un tacle du défenseur de la Linguère, Mamadou Diop. Cette blessure a plongé le stade Mawade Wade dans une profonde tristesse.

Djiby Fall, l’entraîneur de Génération Foot, a pointé du doigt l’état du terrain comme cause principale de cette blessure grave. « C’est l’état du terrain qui a provoqué sa blessure, donc il est sous plâtre. Nous espérons qu’il va revenir très vite, mais je pense qu’il faut souligner que Saint-Louis ne mérite pas un terrain de ce genre », a déclaré Fall.

Il a également appelé à un plus grand respect pour Saint-Louis, une ville avec un riche passé footballistique. « Ceux qui gèrent le football de manière générale doivent respecter les villes de football. Saint-Louis est une ville au riche passé footballistique et il est crucial de protéger l’intégrité physique des joueurs », a-t-il ajouté.

Djiby Fall a exprimé sa compassion non seulement pour son joueur blessé mais aussi pour Magib Diagne, l’entraîneur de la Linguère, qui doit s’adapter et s’entraîner dans des conditions difficiles. « Quand un joueur se blesse, c’est très difficile. Je ressens également de la peine pour l’entraîneur de la Linguère, Magib Diagne. Jouer et s’entraîner dans de telles conditions est difficile pour lui », a-t-il conclu.

Cette situation met en lumière l’importance de la qualité des infrastructures sportives et le besoin d’investissements pour garantir la sécurité et le bien-être des joueurs sur le terrain.

Solidarité à Saint-Louis : L’amicale des services et le gouverneur unis pour soutenir les familles nécessiteuses

Une nouvelle démonstration éclatante de solidarité a eu lieu dans la région de Saint-Louis, portée par l’Amicale des chefs de services déconcentrés de l’État, en collaboration avec la Direction régionale de l’Action Sociale. Cette initiative a permis de venir en aide directement à près d’une centaine de familles dans le besoin.

La cérémonie organisée dans la grande cour de la Gouvernance de Saint-Louis a été marquée par la présence et le discours chaleureux d’Alioune Badara Sambe, le Gouverneur de la région. Il a exprimé sa satisfaction quant à la participation à cette action, soulignant son alignement avec les valeurs de solidarité et d’entraide qui caractérisent le peuple sénégalais. Le soutien apporté s’est matérialisé par la distribution de denrées alimentaires telles que du riz, du mil et des oignons, ainsi qu’une aide financière pour le transport.

Le Gouverneur, dans un esprit d’anticipation des festivités de fin de Ramadan, a adressé ses vœux à ses concitoyens tout en exprimant l’espoir que de telles initiatives de soutien deviennent de moins en moins nécessaires à l’avenir. Cette aspiration reflète les efforts continus déployés par les autorités pour promouvoir le développement et l’autosuffisance des populations.

Souleymane Diop, Directeur régional de la Planification et Président de l’Amicale, a mis en avant l’engagement social de cette association, actif depuis six ans. Il a appelé à une mobilisation accrue des autres entités pour amplifier l’impact de ces actes de bienfaisance. Cette année, l’Amicale a mobilisé plus de 2 millions de FCFA, démontrant ainsi la générosité et l’efficacité de la coordination au sein de la communauté de Saint-Louis.

Cette action de solidarité témoigne de la force et de la résilience de la communauté de Saint-Louis face aux défis rencontrés par les familles dans le besoin. Elle illustre également la capacité des institutions et des acteurs locaux à unir leurs forces pour répondre aux besoins les plus pressants de la population.

Démantèlement d’un Réseau de Prostitution à Saint-Louis : Arrestation de Six Prostituées, Dont une Canadienne

Une opération menée par les forces de l’ordre de Saint-Louis a conduit à l’arrestation de huit individus impliqués dans un réseau de prostitution clandestine et de proxénétisme. Parmi les personnes appréhendées, six étaient des prostituées originaires de Dakar, logées par les proxénètes. Seneweb rapporte les détails de cette opération qui a mis fin aux activités de ce réseau illicite.

L’intervention des policiers du commissariat central de Saint-Louis, placés sous la direction du commissaire divisionnaire Moustapha Diouf, a permis de mettre un terme aux activités de ce réseau de prostitution clandestine. Tout a débuté par un renseignement reçu par les autorités concernant des jeunes femmes exerçant la prostitution dans un appartement meublé du quartier Léona. Sans perdre de temps, les enquêteurs ont été mobilisés pour agir rapidement.

Les investigations ont abouti à l’arrestation de six prostituées, parmi lesquelles figurait une ressortissante canadienne, ainsi que de deux proxénètes. Les prostituées ont été identifiées comme F. Diagne (21 ans), N. B. Diop (24 ans), A. Diouf (21 ans), M. Lopy (20 ans), M. A .Dacosta (19 ans), et E. Diop, née au Canada en 2006.

Les deux proxénètes arrêtés sont A. Sow (23 ans), un mareyeur, et S. S. M. Ndiaye (25 ans). Ces derniers hébergeaient les prostituées dans un appartement meublé où elles recevaient leurs clients.

Selon les conclusions de l’enquête menée par le lieutenant Bachir Ndao, chef de la Sûreté urbaine, les jeunes femmes, originaires de Dakar, étaient prises en charge par A. Sow et son complice S. S. M. Ndiaye.

Les huit individus arrêtés ont été déférés vendredi dernier pour des accusations de proxénétisme, de prostitution clandestine et de non-inscription au fichier sanitaire. Cette opération témoigne des efforts des autorités pour lutter contre le trafic humain et la prostitution clandestine, assurant ainsi la protection des droits des personnes vulnérables impliquées dans de telles activités illicites.

Démantèlement d’un réseau d’émigration clandestine à Dahra Djoloff

Les personnes arrêtées, T. Sakho et A. Séne, sont accusées d’avoir été les convoyeurs d’un grand nombre de jeunes Dahrois et d’autres individus de la région, qui ont tenté de rejoindre l’Espagne à bord de pirogues de fortune. Malheureusement, plusieurs de ces migrants ont trouvé la mort en mer, mettant en lumière les dangers inhérents à ces voyages clandestins.

L’intervention des autorités a été déclenchée après l’arrestation du capitaine de pirogue Djibril Diop, ce qui a permis aux enquêteurs de remonter la piste jusqu’aux recruteurs opérant à Dahra et dans les environs. Cette action coordonnée a été saluée par les populations locales, qui ont exprimé un soulagement face à cette mesure visant à démanteler un réseau qui exploitait la vulnérabilité des jeunes en quête de meilleures opportunités à l’étranger.

Suite à leur arrestation, T. Sakho et A. Séne ont été conduits à Saint-Louis sous bonne escorte, où ils seront interrogés par les autorités compétentes. Cette opération marque un pas important dans la lutte contre l’émigration clandestine au Sénégal et souligne l’engagement des autorités à mettre fin à ces activités illégales qui mettent en danger la vie de nombreux migrants.

Louga : Arrestation de l’auteur présumé du viol d’une étudiante, arrêté à Saint-Louis

Le commissariat central de Saint-Louis a procédé à l’arrestation de S. Dia, un apprenti chauffeur soupçonné d’avoir violé une étudiante dans un bâtiment en construction à Louga. Cette affaire a suscité l’indignation et a mis en lumière les dangers auxquels sont confrontées les femmes dans les transports en commun.

L’étudiante Y. F. S., âgée de 21 ans, a été victime de cette agression alors qu’elle se rendait de Kébémer à Saint-Louis dans la nuit du dimanche au lundi dernier. Elle a embarqué dans un bus en compagnie de S. Dia, présenté comme un apprenti chauffeur.

Le trajet a pris une tournure terrifiante lorsque, arrivé à Louga, l’apprenti chauffeur a changé de direction et conduit la victime dans un endroit isolé, un bâtiment en construction inachevé. Sous la menace et l’intimidation, il a alors commis l’acte abject de viol sur l’étudiante.

Après avoir perpétré cet acte odieux, S. Dia a pris un autre véhicule pour se rendre à Saint-Louis. Une fois arrivée à destination, Y. F. S. a courageusement relaté les détails de son calvaire à ses proches. Son grand frère a rapidement localisé le suspect à la gare routière de la vieille ville de Saint-Louis, où il a été appréhendé par les autorités.

Une enquête a été menée par le lieutenant Bachir Ndao, chef de la sûreté urbaine, et le présumé violeur a été déféré au tribunal de grande instance de Saint-Louis à l’issue de celle-ci.

Cette affaire révèle la vulnérabilité des femmes dans les transports en commun et souligne la nécessité de renforcer les mesures de sécurité pour protéger les passagers, en particulier les femmes et les jeunes filles. Elle met également en lumière l’importance de la sensibilisation et de l’éducation pour lutter contre les violences sexuelles et garantir la sécurité de tous.

Saint-Louis : Bassirou Diomaye Faye remporte une victoire écrasante avec 63% des voix

Les résultats provisoires de l’élection présidentielle dans la commune de Saint-Louis sont maintenant disponibles, et ils montrent une avance écrasante pour le candidat de la coalition Diomaye 2024, Bassirou Diomaye Faye. Avec 49 077 voix, Faye a obtenu 63,2% des suffrages exprimés, selon les données officielles.

Ces résultats placent Amadou Ba, de la coalition Benno Bokk Yakaar, en deuxième position avec 21 600 voix, représentant 28,4% du total des voix exprimées. Aliou Mamadou Dia arrive en troisième position avec 2 456 voix, ce qui représente 3,3% des voix exprimées.

La victoire écrasante de Bassirou Diomaye Faye dans la commune de Saint-Louis souligne un fort soutien de la population locale à sa candidature. Ces résultats renforcent également la tendance observée dans d’autres régions du pays, où Faye a également obtenu des résultats impressionnants.

Cette victoire de Faye à Saint-Louis pourrait avoir un impact significatif sur le résultat global de l’élection présidentielle, signalant un fort élan en faveur de sa coalition et de son programme politique.

Cependant, il convient de noter que ces résultats sont encore provisoires et que des résultats définitifs seront nécessaires avant de confirmer officiellement le vainqueur de l’élection présidentielle.

Présidentielle au Sénégal : Saint-Louis enregistre un taux de participation de 44 % à 14 heures

À Saint-Louis, la dynamique démocratique se poursuit alors que les électeurs se rendent massivement aux urnes pour exprimer leur voix lors de l’élection présidentielle en cours. Dans les différents centres de vote de la ville, un flux constant d’électeurs a été observé, signalant ainsi un engagement citoyen notable. À 14 heures, le taux de participation était estimé à 44 %, témoignant de l’enthousiasme et de l’implication de la population dans ce processus électoral crucial.

Cette participation active reflète l’importance accordée par les habitants de Saint-Louis à l’exercice de leur droit de vote et à leur rôle dans la détermination de l’avenir politique du pays. Alors que la journée électorale se déroule, les autorités locales supervisent attentivement le processus pour garantir son bon déroulement et assurer la sécurité des opérations.

Saint-Louis, en tant que ville historique et importante, joue un rôle essentiel dans le paysage politique sénégalais. Le taux de participation élevé enregistré à ce stade de la journée reflète la conscience civique et l’engagement démocratique de ses habitants. À mesure que les heures passent, l’attention reste portée sur l’évolution du taux de participation et sur les résultats qui en découleront.

Les électeurs de Saint-Louis, comme ceux du reste du pays, continueront à exercer leur droit démocratique dans un esprit de responsabilité et de détermination, contribuant ainsi à façonner le futur politique du Sénégal.

Saint-Louis : Violente bagarre entre « pastefiens » et « apéristes »

Dans la nuit dernière, une violente bagarre a éclaté entre les militants d’Amadou François Gaye de la Direction générale d’Appui aux Sénégalais de l’extérieur et ceux de Mary Teuw Niane, à Saint-Louis, plus précisément dans le quartier de Bango, leur fief politique.

Selon les informations rapportées par IGFM, Amadou François Gaye organisait des rencontres quotidiennes après la rupture du jeûne. Vers 1 heure du matin, alors qu’il tentait de regagner son quartier général, son cortège a croisé celui de la coalition DiomayePrésident, dirigée par le Pr. Mary Teuw Niane, qui venait d’arriver sur les lieux. Aucun des deux groupes n’a voulu céder le passage à l’autre, et la confrontation s’est rapidement envenimée.

Les tensions ont monté et des affrontements physiques ont éclaté lorsque certains individus ont sorti des matraques. La confrontation a rapidement dégénéré en une bataille rangée, provoquant des blessures et des dégâts matériels.

Selon les témoignages recueillis, la voiture de François Gaye a été caillassée et son chauffeur a été blessé à la tête, nécessitant son transfert d’urgence à l’hôpital de Saint-Louis. Des blessés ont également été signalés du côté de la coalition DiomayePrésident, témoignant de la violence de l’affrontement.

Cet incident témoigne de la montée des tensions politiques dans la région de Saint-Louis à l’approche des élections, mettant en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les différents camps politiques.

Saint-Louis : Engouement et ferveur autour de Anta Babacar Ngom Diack

Une marée humaine a accueilli chaleureusement Anta Babacar Ngom Diack, présidente du mouvement ARC, lors de sa campagne électorale dans la vieille ville de Saint-Louis. L’enthousiasme palpable et la ferveur qui ont accompagné son passage ont témoigné d’un soutien croissant envers sa candidature.

Dans les rues étroites et chargées d’histoire de cette cité emblématique, Anta Babacar Ngom Diack a su captiver les esprits et rallier les cœurs à sa cause. Sa vision pour un avenir meilleur a trouvé un écho profond parmi les habitants, qui aspirent à un changement positif et porteur d’espoir.

La présidente du mouvement ARC s’est révélée comme une figure charismatique et inspirante, capable de mobiliser les foules et d’incarner les aspirations du peuple. Son engagement en faveur du progrès et de l’inclusion a suscité un élan d’adhésion et de confiance, transformant sa campagne en un véritable mouvement populaire.

À Saint-Louis, berceau de l’histoire et de la culture sénégalaise, Anta Babacar Ngom Diack a laissé une empreinte indélébile dans le paysage politique. Son passage restera gravé dans les mémoires comme un moment historique, où les citoyens ont exprimé leur soutien indéfectible à sa candidature et à sa vision pour le futur.

Alors que la campagne électorale de 2024 bat son plein, l’engouement autour d’Anta Babacar Ngom Diack ne cesse de croître, portant avec lui l’espoir d’un renouveau et d’une gouvernance inclusive. À travers ses actions et ses discours, elle incarne les valeurs de progrès, de justice et de solidarité qui animent le peuple sénégalais.

En cette période cruciale pour la nation, Saint-Louis se dresse comme un symbole de résilience et d’espoir, portant haut les aspirations d’un peuple en quête de changement. Avec Anta Babacar Ngom Diack à sa tête, le mouvement pour un Sénégal meilleur et plus juste prend un nouvel élan, prêt à conquérir l’avenir avec détermination et optimisme.

Drame de Saint-Louis : le douloureux exercice d’identification des corps des migrants

Plus d’une semaine après le drame, des familles des victimes du dernier chavirement d’une pirogue transportant plus de 300 migrants au large de Saint-Louis, n’ont toujours pas pu entamer leur deuil.

D’après les informations de L’Observateur, elles continuent de converger à l’hôpital régional régional de Saint-Louis pour récupérer les dépouilles, faisant face au douloureux exercice d’identification du corps de leur proche.

Isseu Diop, trouvée assise à même sol, à quelques mètres de la morgue, se confie au journal : « Lorsqu’on a été informé du chavirement de la pirogue, nous avons aussitôt entamé les recherches. C’est ainsi que nous avons appris qu’il y a des corps sans vie à la morgue de l’hôpital de Saint-Louis. Nous avons alors fait le déplacement pour vérifier si la dépouille de notre frère y est. »

Le corps de celui-ci identifié, dit-elle, « on s’active aux formalités de restitution de la dépouille. »

Après avoir rempli toutes ces formalités, un septuagénaire, qui a récupéré le corps de son neveu, est confronté à « un grand dilemme » : celui du « convoyage onéreux des dépouilles identifiées ».

Il explique : « Il s’agit de trouver une caisse garantissant une conservation correcte de la dépouille jusqu’à Touba, sans que la glace ne fonde. » Dans la foulée, informe-t-il : « un individu venu lui prêter main forte lui a conseillé de se rendre à la Mosquée ‘’Al Ikhssane’’ d’El Hadji Madior Cissé. »

Selon son interlocuteur, il pourra trouver dans ce lieu de culte, « des caisses dédiées à ce type de transport de dépouilles. »

Un autre parent éploré a fini de craquer. Il s’agit du frère de Pape Abdou Diané, décédé au cours du naufrage, narre le quotidien d’informations. « Pape Abdou représentait tout pour moi. Il était un petit frère exemplaire. Il a toujours voulu vivre à la sueur de son front. Il était à sa quatrième tentative. A chaque fois, il m’informait. Mais cette fois, il ne m’a pas avisé », lâche-t-il, en sanglots.

Il précise toutefois que le Premier ministre Amadou Ba, à leur chevet avant d’être remplacé par Sidiki Kaba mercredi, leur « a offert une enveloppe financière pour assurer les frais de transports ».

Au cours de l’exercice d’identification, le responsable de la morgue, Mourtalla Mbaye, révèle, selon L’Obs, que « des parents de défunts ont eu à confondre les corps sans vie de leur proche avec d’autres dépouilles. C’est le Commandant des sapeurs pompiers qui m’a informé de cette situation. Mais, tout est rentré dans l’ordre ».

SENELEC contribue au bien-être des mosquées de la langue de barbarie à Saint-Louis

L’antenne régionale de la Société nationale d’électricité (SENELEC) à Saint-Louis a récemment fait un geste significatif en remettant des tapis de prière à deux mosquées de la Langue de Barbarie, une partie de la vieille ville. La cérémonie de remise de ce don s’est déroulée en présence du conseil des sages et notables de la Langue de Barbarie, ainsi que de représentants de SENELEC.

Abdourahmane Diop, délégué régional nord de la SENELEC, a expliqué que cette initiative découle d’une rencontre avec le conseil des notables. Outre les tapis de prière, la SENELEC a également prévu d’installer un climatiseur pour la morgue locale.

« La Langue de Barbarie constitue un quartier de voisinage de SENELEC. Nous sommes venus rencontrer le conseil des notables. C’est à la suite de cette rencontre là qu’est née l’idée de doter les deux mosquées de nattes de prière et d’un climatiseur pour la morgue », a déclaré M. Diop.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale d’entreprise de SENELEC, visant à contribuer au bien-être des communautés locales. Abdourahmane Diop a souligné l’engagement de SENELEC à accompagner les populations de la Langue de Barbarie, un quartier qui joue un rôle économique crucial dans la région de Saint-Louis.

« La SENELEC aussi s’engage à accompagner ces populations, notamment les jeunes et les femmes sur le volet social mais aussi économique, parce que nous sommes conscients que la Langue de Barbarie constitue aujourd’hui le poumon économique de la région de Saint-Louis », a-t-il ajouté.

Omar Sarr, secrétaire général du conseil des imams et notables de Guet-Ndar, a exprimé sa gratitude envers la SENELEC pour ce geste bénéfique. Il a également salué le directeur général de SENELEC, Pape Mademba Bitèye, ainsi que l’ensemble du personnel de l’entreprise.

Cette initiative de SENELEC démontre son engagement envers le développement social des communautés locales et renforce les liens entre l’entreprise et les populations qu’elle dessert. Un comité de pilotage sera mis en place pour assurer la pérennité de ces actions à l’avenir.

Saint-Louis : la morgue submergée de corps de migrants, le responsable tire la sonnette d’alarme

À Saint-Louis, la morgue de l’hôpital régional est confrontée à une situation critique, survenue une semaine après le tragique chavirement d’une pirogue transportant plus de 300 migrants. Le bilan actuel fait état de 48 victimes, dont 21 blessés et 27 corps sans vie, avec des recherches en cours pour retrouver d’autres personnes.

Le responsable de la morgue, Mourtalla Mbaye, tire la sonnette d’alarme, soulignant que la capacité actuelle de la morgue est de 6 tiroirs, dont seulement 2 sont actuellement disponibles. « La morgue de l’hôpital de Saint-Louis ne peut plus couvrir les besoins. Il est nécessaire de l’agrandir ou de reconstruire une nouvelle morgue pour pouvoir conserver les morts dans les meilleures conditions », a déclaré M. Mbaye à L’Observateur.

Il a informé le Premier ministre, Amadou Ba, de cette situation lors de sa récente visite. M. Mbaye insiste sur la nécessité d’une intervention rapide pour éviter un débordement de la morgue, qui couvre toute la région de Saint-Louis, recevant même des corps d’autres localités.

Face à cette situation critique, l’hôpital avait demandé au ministère de la Santé d’envoyer un camion frigorifique pour conserver les dépouilles. Bien que le camion ait été dépêché et conserve actuellement cinq corps non identifiés, il est prévu qu’il reparte à Dakar dans une semaine. Si d’ici là les corps ne sont pas identifiés, M. Mbaye indique qu’il sera contraint de les enterrer comme des morts inconnus.

La région de Saint-Louis est confrontée régulièrement au drame de l’émigration clandestine, mettant une pression accrue sur les services hospitaliers en cas de tragédie en mer.

Saint-Louis célèbre la journée internationale des droits des femmes à l’institut Français

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Institut français de Saint-Louis prévoit plusieurs activités significatives ce vendredi, visant à célébrer les femmes et à promouvoir l’égalité des genres.

La journée débutera à 16 heures avec un panel intitulé « Égalité des genres dans l’art », qui se tiendra à la salle cinéma de l’Institut. Ce panel abordera des questions cruciales liées à l’égalité des genres dans le domaine artistique.

À partir de 20 heures, l’Institut français organisera une soirée cinéma, mettant en vedette le court-métrage « Au nom du sang », réalisé par Mamy Nakamura. Ce film poignant offre un témoignage cinématographique sur les violences sexuelles au Sénégal.

La journée culminera à 21 heures avec « Slam au féminin : la voix des femmes en slam ». Cette activité sera une célébration poétique de la force des femmes, de leurs revendications et de leurs histoires à travers l’art du slam.

Parallèlement, le centre culturel Le Château rendra hommage à Marie Madeleine Diallo, une figure emblématique de la culture, actrice et ancienne animatrice à la RTS, soulignant ainsi les contributions exceptionnelles des femmes dans le domaine artistique.

Le 8 mars, consacré à la lutte pour les droits des femmes et l’éradication des inégalités de genre, prend une signification particulière à Saint-Louis cette année avec ces événements stimulants et éducatifs organisés par l’Institut français et le centre culturel Le Château. Ces initiatives contribuent à sensibiliser et à promouvoir l’égalité des genres dans la région.

Saint-Louis : La police déjoue un voyage d’émigration clandestine et arrête 48 Candidats, un organisateur déféré devant la justice

Dans une opération nocturne menée avec succès, le commissariat central de Saint-Louis a contrecarré les plans de 48 individus qui envisageaient une traversée illégale vers des horizons incertains. Sous la conduite déterminée du commissaire divisionnaire Moustapha Diouf, les forces de l’ordre ont opéré une interception de grande envergure dans la nuit du jeudi au vendredi précédent, marquant ainsi une victoire significative dans la lutte contre les réseaux de trafic humain et les traversées clandestines.

Les policiers, dans le cadre de leur mission de surveillance et de protection des frontières, ont non seulement arrêté les 48 candidats à l’exil, mais ont également réussi à appréhender l’organisateur présumé de cette tentative de voyage clandestin, selon des sources autorisées au sein de l’enquête. Cette série d’arrestations témoigne de la vigilance accrue des autorités locales face aux activités criminelles liées à l’émigration clandestine et de leur détermination à prévenir les risques inhérents à de telles traversées.

Après des investigations méticuleuses et des interrogatoires approfondis, le présumé convoyeur a été déféré devant le parquet compétent ce lundi. Cette étape cruciale marque le début du processus judiciaire visant à traduire en justice les responsables présumés de cette entreprise illégale, démontrant ainsi la ferme volonté des autorités de lutter contre le trafic d’êtres humains et de protéger les droits des migrants.

Cette action répressive s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par les autorités pour contrecarrer les tentatives d’émigration clandestine et pour assurer la sécurité des citoyens. Elle souligne également l’engagement des forces de l’ordre à appliquer rigoureusement la loi et à faire face aux défis posés par les réseaux criminels qui exploitent la vulnérabilité des migrants à des fins lucratives.

La présentation du convoyeur présumé devant le parquet constitue un signal fort envoyé aux trafiquants d’êtres humains et à tous ceux qui envisagent de se livrer à de telles pratiques illégales. Cette mesure vise à dissuader les individus de se risquer dans des voyages périlleux et non réglementés, tout en rappelant la nécessité de respecter les lois et les normes internationales en matière de migration.

Cette opération de la police de Saint-Louis souligne l’importance de la coopération entre les forces de l’ordre, les autorités locales et les partenaires internationaux dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et la protection des droits des migrants. Elle met en lumière la détermination des autorités à garantir la sécurité et la dignité de tous les citoyens, tout en adressant un avertissement sévère aux individus impliqués dans des activités criminelles qui exploitent la détresse des autres à des fins personnelles.

Présentation d’œuvres littéraires de Fara Ndiaye à Saint-Louis : Un Voyage Poétique Éblouissant

L’Institut français de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, a brillé de mille feux ce week-end lors de la présentation de deux ouvrages captivants de l’écrivain-poète sénégalais Fara Ndiaye : « Il pleut sur Dakar des têtes révoltées » et « Mélopées divines ».

« Il pleut sur Dakar des têtes révoltées » transporte le lecteur dans un tourbillon d’émotions, explorant les méandres de la révolte et de l’altérité. À travers ce recueil de poèmes, Fara Ndiaye offre une plongée saisissante dans l’âme tourmentée de Dakar, capturant l’essence même de la lutte quotidienne du peuple. La présentation de cet ouvrage a été orchestrée avec éloquence par le professeur de philosophie Amadou Sow, qui a partagé son admiration pour l’œuvre de son ancien élève.

En présentant ces deux ouvrages, Fara Ndiaye continue de laisser une empreinte indélébile dans le paysage littéraire sénégalais, captivant les lecteurs avec sa sensibilité et sa profondeur poétique. Ces œuvres promettent de nourrir l’âme des amateurs de poésie et de perpétuer l’héritage culturel de la région avec éclat et splendeur.

Les États-Unis expriment leurs condoléances suite au tragique chavirement d’une pirogue à Saint-Louis

Les États-Unis ont exprimé leur profonde tristesse et leurs sincères condoléances suite au tragique naufrage d’une pirogue au nord du Sénégal, qui a entraîné la perte de plus de 20 vies humaines.

Dans un communiqué officiel, les États-Unis ont déclaré : « Nous sommes profondément attristés par le tragique naufrage survenu au Nord du Sénégal, qui a coûté la vie à plus de 20 personnes. » Ils ont également présenté leurs condoléances à toutes les personnes touchées par cet événement dévastateur.

Le communiqué exprime également des vœux de prompt rétablissement à toutes les personnes blessées lors de cet incident tragique. Les États-Unis adressent leurs plus sincères condoléances aux familles et aux communautés touchées par cette tragédie.

Le bilan du chavirement de la pirogue au large de Saint-Louis s’est alourdi à 26 décès après la découverte de deux nouveaux corps sans vie ce jeudi. Cette nouvelle a profondément ému la population et suscité une vague de solidarité nationale et internationale envers les victimes et leurs familles.

La réaction des États-Unis témoigne de la compassion et du soutien de la communauté internationale envers le peuple sénégalais dans cette période de deuil et de douleur.

Chavirement d’une pirogue à Saint-Louis : Le Premier ministre aux côtés des familles et des blessés

Le Premier ministre sénégalais, Amadou Bâ, s’est rendu à Saint-Louis jeudi après-midi pour témoigner de son soutien aux familles des victimes et aux blessés du chavirement tragique d’une pirogue. L’embarcation transportait 280 personnes aspirant à l’émigration irrégulière et a chaviré en mer, aboutissant à la perte de 26 vies humaines selon les derniers bilans officiels.

Accompagné d’une délégation ministérielle, comprenant notamment les ministres de la Santé et de l’Action sociale, du Développement communautaire, de l’Environnement, de la Pêche, des Infrastructures, de la Jeunesse, ainsi que le secrétaire général du gouvernement, le Premier ministre a d’abord visité l’hôpital régional de Saint-Louis pour prendre connaissance de l’état de santé des blessés et des rescapés.

Par la suite, la délégation s’est rendue à la morgue de la grande mosquée de Saint-Louis pour rendre hommage aux victimes du tragique accident maritime.

Ce drame a conduit à la mise en place d’un comité régional de crise, regroupant le préfet du département et les diverses composantes des Forces de défense et de sécurité, afin de coordonner les efforts de secours et d’assistance aux victimes et à leurs familles.

L’embarcation, partie de Joal sur la Petite-Côte sénégalaise avec pour destination l’Espagne, a connu ce funeste destin au large de Saint-Louis, plongeant la nation dans le deuil et la consternation.

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