Sénégal : 18 nouveaux instructeurs nationaux et contrôleurs qualité certifiés en sûreté de l’aviation civile

Le siège de TSA (Technical Security Aviation) a été le théâtre d’une cérémonie solennelle ce 24 janvier 2025. Lors de cet événement marquant, 18 jeunes agents de sûreté aéroportuaire ont reçu leurs certifications d’instructeurs nationaux et de contrôleurs qualité en sûreté de l’aviation civile, des mains de M. Diaga Bassa, Directeur Général de l’ANACIM (Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie), ainsi que des dirigeants de TSA et des autorités du secteur aéronautique.

Ces certifications, fruits d’un rigoureux processus de sélection et de formation, marquent une avancée majeure pour le Sénégal dans le renforcement de ses compétences en matière de sûreté aéroportuaire. Elles s’inscrivent dans une dynamique visant à garantir le plus haut niveau de sécurité dans les infrastructures aéronautiques, tout en se conformant aux standards internationaux les plus exigeants.

Présidé par le Général d’Armée Mamadou SOW, ancien Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), TSA est un acteur clé du dispositif de sûreté sur la plateforme aéroportuaire de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Avec près de 700 jeunes employés, TSA assure la mise en œuvre des mesures de sûreté au profit des usagers.

L’excellence de la formation de ses agents a récemment été saluée par l’administration américaine lors d’une visite à l’AIBD en août 2024. Cette reconnaissance internationale témoigne de la montée en compétence des équipes sénégalaises et du rôle central de TSA dans l’amélioration continue des standards de sûreté de l’aviation civile.

Encadrée par l’ANACIM et supervisée par la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS), TSA poursuit sa politique ambitieuse de formation et de perfectionnement. La cérémonie de remise des certifications, tenue en présence des autorités du secteur, illustre cet engagement à bâtir un vivier de talents qualifiés, indispensables à la stabilité et à l’efficacité du secteur aéroportuaire national.

Cette initiative traduit également une vision stratégique pour faire du Sénégal un modèle en matière de sûreté aérienne, tout en offrant des opportunités professionnelles de qualité à sa jeunesse. Avec ces nouvelles certifications, le Sénégal consolide sa position sur l’échiquier international de l’aviation civile, tout en réaffirmant son ambition de devenir un hub régional de premier plan.

Magal de Kazu Rajab : Sens et portée de la commémoration

La communauté mouride du Sénégal a célèbré ce lundi 27 janvier le magal de Kazu Rajab commémorant la naissance du deuxième khalife de Serigne Touba, Serigne Fallou Mbacké. Communément appelé Magalou Serigne Fallou, le Kazu Rajab est un événement très connu, où se pressent des centaines de milliers de talibés fervents chaque année dans la ville sainte de Touba. Le saint homme, Mohamed Fadel Mbacké vit le jour le 27 du 7ème mois lunaire de Rajab, appelé « ndeyi koor » dans le calendrier wolof. On dit aussi dans la religion musulmane que cette date que correspond à l’anniversaire du voyage nocturne du Sceau des Prophètes Mouhamed (Psl), en compagnie de l’Ange Gabriel d’où il ramena le rituel des cinq prières, si fondamental en Islam.

Le khalifat de Serigne Fallou a traversé plusieurs générations à cause de son ouverture. Il était un homme monde, un homme ouvert au monde connu de partout et de tous. Nombreux de ses descendants portent des noms d’illustres érudits de l’Islam. La sainteté de El Hadj Fallou Mbacké était incontestable. Puis qu’il était aussi un homme d’une grande magnanimité envers tous les créatures de DIEU. C’est lui qui a parachevé la construction et l’extension de la grande mosquée de Touba et procédé à son inauguration le vendredi 07 juin 1963 en présence de son ami, le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qu’il a accompagné.
La tradition de la célébration du Kazu Rajab, remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou a quitté Touba quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance en 1888, pour y passer la nuit en prières. Il en fut ainsi pendant des années avant qu’une réelle rupture dans le cérémonial de la célébration ne soit marquée.
A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux entre autres, Serigne Modou Khary Niang, Serigne Modou Faty Khary et quelques membres de sa propre famille comme Serigne Modou Bousso Dieng et Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

Sens et portée

Un jour, s’adressant à Serigne Modou Mamoune Niang, Serigne Fallou aborda son sujet par ces termes : « Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration. Dans sa grande miséricorde, DIEU m’a accordé une grâce infinie. Il a fait coïncider ma naissance avec la date d’anniversaire de ces événements miraculeux. Il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886).
Ce jour est donc pour moi un prétexte de lui rendre grâce et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim. Depuis, j’ai pris l’habitude, à cette date, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (PSL), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de ma retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa Bousso ».

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune Niang, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie. Serigne Fallou fut rappelé à DIEU cette même année. Mais pendant les deux années qui suivirent, fidèle à sa parole, Serigne Modou Mamoune Niang s’est employé à donner à la célébration du Kazu Rajab l’éclat qui lui convient. Serigne Fallou Mbacké a été rappelé à Dieu le 6 août 1968 à Touba à l’âge de 80 ans.

A. Saleh

Un bus de Dakar Dem Dikk réduit en cendres à Ourossogui : une enquête ouverte

Dans la nuit du lundi 27 janvier 2025, un incendie s’est déclaré à Ourossogui, réduisant en cendres un mini-bus de la société nationale de transport, Dakar Dem Dikk (DDD). L’incident, survenu aux alentours de 2 heures du matin, a détruit le véhicule n°2002, stationné devant l’agence Sénégal Dem Dikk de la ville.

Selon un communiqué publié par la société, les efforts déployés pour maîtriser les flammes se sont révélés vains. Le bus a été entièrement consumé par l’incendie. À ce stade, les causes exactes du sinistre restent inconnues.

Dans cette note, Dakar Dem Dikk a annoncé avoir déposé une plainte contre X auprès de la gendarmerie. Cette démarche vise à faire toute la lumière sur les circonstances de cet incendie et à identifier d’éventuels responsables.

Les autorités locales et la gendarmerie se sont saisies de l’affaire et ont ouvert une enquête pour déterminer l’origine de ce drame.

Cet incident intervient dans un contexte où la sécurité des infrastructures publiques reste un défi majeur dans certaines régions du Sénégal. La société DDD n’a pas manqué d’exprimer son regret face à cette perte matérielle et assure qu’elle reste déterminée à poursuivre son service auprès des populations.

Libération conditionnelle pour Abou Diallo et Oumar Sow : trois et quatre mois avec sursis pour diffusion de fausses nouvelles

Après plusieurs semaines de procédure judiciaire, le chroniqueur Abou Diallo et l’homme politique Oumar Sow ont été fixés sur leur sort ce lundi. Tous deux ont été condamnés avec sursis et pourront retrouver leurs familles, bien que leurs dossiers aient suscité un vif débat au sein de l’opinion publique.

Abou Diallo était poursuivi pour des infractions graves, notamment :

• Discours public contraire aux bonnes mœurs : Ses propos auraient enfreint les normes sociales et morales.

• Discours incitant à la discrimination ethnique : Certains de ses écrits ou déclarations auraient encouragé des divisions communautaires.

• Diffusion de fausses nouvelles : Des informations relayées par le chroniqueur se sont avérées contraires à la vérité, provoquant une certaine agitation.

De son côté, Oumar Sow faisait face à des charges similaires :

• Discours contraire aux bonnes mœurs : Ses propos auraient été jugés inappropriés ou offensants.

• Diffusion de fausses nouvelles : L’homme politique aurait relayé des informations inexactes.

• Discours incitant à la discrimination ethnique : Des déclarations jugées susceptibles de semer la discorde entre les communautés.

Lors de l’audience de ce lundi, le tribunal a rendu son verdict :

• Abou Diallo : Condamné à trois mois de prison avec sursis pour diffusion de fausses nouvelles, il échappe à une peine ferme mais reste sous le coup de la loi en cas de récidive.

• Oumar Sow : Le politique écope de quatre mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 francs CFA.

Cette décision judiciaire, bien que clémente, a provoqué des réactions contrastées. Certains saluent le respect des principes de liberté conditionnelle, permettant aux accusés de retrouver leurs familles, tandis que d’autres déplorent une indulgence face à des infractions potentiellement lourdes de conséquences pour la cohésion sociale.

Les deux condamnés devront désormais faire preuve de prudence dans leurs prises de parole, alors que le tribunal a clairement rappelé la gravité des accusations portées à leur encontre.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la responsabilité des figures publiques et médiatiques dans leurs déclarations. Alors que la société est de plus en plus sensible aux discours à caractère discriminatoire ou mensonger, les autorités judiciaires semblent vouloir fixer des limites claires pour protéger la paix sociale et les valeurs fondamentales de la République.

Vol de bijoux de 30 millions FCFA et de 12 000 euros : Alpha Camara derrière les barreaux après son aveu

La Maison d’arrêt de Rebeuss compte un nouveau pensionnaire depuis jeudi dernier. Alpha Camara, originaire de Guinée Conakry et employé comme concierge dans une résidence à Nord-Foire, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour vol. Ce dernier a avoué avoir dérobé des biens d’une valeur colossale dans la chambre de sa patronne, Fatou Guèye, une riche femme d’affaires.

Tout commence le 20 janvier, lorsque la Division des investigations criminelles (DIC) reçoit une plainte de Mme Guèye. Cette dernière déclare la disparition de bijoux estimés à 30 millions de FCFA, ainsi que d’une somme en espèces de 12 000 euros (environ 7,8 millions de FCFA), soigneusement rangés dans un coffre-fort dissimulé dans son armoire. Le vol semblait minutieusement prémédité, le coupable ayant profité des absences régulières de la propriétaire, qui quitte son domicile chaque matin à 6 heures pour aller travailler.

Dans sa plainte, Fatou Guèye exprime ses doutes envers son entourage, plus particulièrement ses deux vigiles : Alpha Camara, le concierge, et Diallo, responsable de la sécurité de jour. Les enquêteurs, prenant en compte ces informations, concentrent rapidement leurs investigations sur ces derniers.

Interrogé par la police, Alpha Camara nie dans un premier temps toute implication, affirmant n’entrer dans l’appartement de sa patronne qu’avec son autorisation. Mais l’enquête bascule grâce à un témoignage clé.

Inquiète de l’arrestation soudaine de son compagnon, la compagne d’Alpha Camara contacte son beau-frère et lui confie que le coffre-fort volé est caché chez elle. Cette information est immédiatement transmise à la police, qui intervient pour récupérer les biens dérobés. Placé face à l’évidence, Alpha Camara finit par avouer. Il décrit aux enquêteurs les détails du vol, confirmant avoir agi seul.

Grâce à ces aveux, Fatou Guèye a pu récupérer l’intégralité de ses biens, mettant fin à une affaire qui avait provoqué un grand désarroi dans son entourage. Quant à Alpha Camara, il a été placé sous mandat de dépôt en attendant son procès.

Reddition des comptes : L’AFP soutient le principe, mais dénonce une instrumentalisation politique

La reddition des comptes, sujet au cœur des débats politiques sénégalais, suscite des réactions diverses au sein de la classe politique. Si l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) se dit favorable à ce principe, elle met en garde contre une éventuelle instrumentalisation politique.

Le député Mbaye Dione, porte-parole de l’AFP, a tenu à clarifier la position de son parti sur la question, en particulier concernant l’affaire impliquant Farba Ngom. “Nous sommes absolument pour la reddition des comptes. Toutefois, nous pensons que celle-ci ne doit pas devenir un règlement de comptes”, a-t-il déclaré, appelant à la prudence face à des pratiques qui pourraient compromettre l’équité judiciaire.

Mbaye Dione a dénoncé ce qu’il considère comme une “immixtion” du Premier ministre Ousmane Sonko dans cette affaire. Selon lui, les propos tenus par le chef du gouvernement à l’encontre de Farba Ngom, en pleine campagne électorale, sont problématiques. “Avant même que le parquet financier ne saisisse le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré que Farba Ngom ne participerait plus à aucune élection législative. Ce genre d’affirmation est inacceptable”, a-t-il regretté.

Le député-maire de Ngoundiane estime qu’il n’appartient pas à Ousmane Sonko de se substituer à la justice. “Il n’est ni ministre de la Justice, ni procureur, ni juge. Condamner ou acquitter un citoyen est de la seule compétence des institutions judiciaires”, a-t-il martelé, invitant le Premier ministre à respecter la séparation des pouvoirs.

Mbaye Dione a également soulevé des interrogations sur le choix de Farba Ngom comme première cible dans les procédures de reddition des comptes. “Pourquoi commencer par lui ? Le Premier ministre pouvait également s’intéresser à d’autres cas similaires. On ne peut pas nous empêcher de penser qu’il y a une motivation politique derrière cette affaire”, a-t-il affirmé.

Tout en appelant Farba Ngom à répondre à la convocation de la justice, le parlementaire a exhorté le gouvernement à se concentrer sur des priorités nationales et à éviter toute interférence dans des questions judiciaires.

À travers ces déclarations, l’AFP semble vouloir concilier deux principes : son soutien à la reddition des comptes, qui demeure une revendication populaire forte, et son opposition à ce qu’elle considère comme une politisation des affaires judiciaires.

Affaire des 94 milliards de FCFA : un dossier sous tension qui attend la vérité

Depuis des années, l’affaire des 94 milliards de FCFA s’impose comme l’un des scandales politico-judiciaires les plus retentissants du Sénégal. Entre querelles foncières, accusations de spoliation et ramifications politiques, ce dossier complexe continue de captiver l’attention de toute une nation. Alors que les auditions reprennent cette semaine à la Division des investigations criminelles (DIC), l’espoir de lever enfin le voile sur cette énigme reste intact, mais les incertitudes demeurent.

Au cœur de cette affaire se trouve un litige foncier vieux de près de cinq décennies. Tout commence en 1978, lorsqu’un différend éclate autour de 275 hectares de terres appartenant à la famille Mbengue, liée au défunt marabout et homme d’affaires Djily Mbaye. Si le litige semble à l’époque circonscrit à une affaire privée, il prend une tournure explosive en 2019, lorsque Ousmane Sonko, figure montante de l’opposition, accuse des hauts fonctionnaires d’avoir orchestré une vaste opération de spoliation. Selon lui, des sommes faramineuses auraient été détournées au détriment des héritiers légitimes, impliquant des personnalités influentes de l’Administration foncière.

Les révélations de Sonko, relayées avec fracas, transforment cette querelle foncière en un scandale national. Depuis, l’affaire des 94 milliards n’a cessé de cristalliser les tensions politiques et d’alimenter les débats publics.

Initialement prévues vendredi dernier, les auditions des principaux acteurs de l’affaire doivent enfin reprendre cette semaine. Parmi les premiers entendus figurent les membres de la famille Mbengue, dont les témoignages pourraient être décisifs. Ces auditions devraient permettre de préciser les circonstances de la prétendue spoliation et de mieux comprendre le rôle joué par des figures clés comme Tahibou Ndiaye et Mamour Diallo, anciens responsables du Cadastre et des Domaines.

Ces deux personnalités, déjà éclaboussées par d’autres scandales, sont accusées d’avoir facilité le détournement de sommes colossales. Cependant, l’affaire ne se limite pas à une simple bataille foncière : elle pourrait, selon certains observateurs, révéler des implications politiques bien plus vastes.

Cette affaire est rapidement devenue un champ de bataille entre adversaires politiques. D’un côté, les soutiens d’Ousmane Sonko y voient une preuve supplémentaire des dérives et de la corruption sous les régimes précédents. De l’autre, les défenseurs des fonctionnaires incriminés dénoncent une instrumentalisation politique et judiciaire visant à nuire à leurs camps.

Pour la justice sénégalaise, ce dossier constitue un test de crédibilité sans précédent. La lenteur des investigations, les reports successifs des auditions et les accusations de politisation de l’affaire n’ont fait qu’accroître les frustrations de l’opinion publique.

Au-delà des batailles partisanes, la société civile sénégalaise attend des réponses claires. Ce scandale, qui touche à des enjeux de transparence, de justice et de responsabilité, est devenu le symbole des frustrations d’un pays confronté à des défis de gouvernance.

Alors que les auditions reprennent, l’heure est à la prudence. Si des révélations fracassantes sont attendues, elles pourraient non seulement bouleverser l’échiquier politique, mais aussi accroître les divisions au sein de la société sénégalaise.

Le Sénégal retient son souffle dans l’attente de la vérité. Alors que les auditions de cette semaine pourraient enfin faire éclater des faits déterminants, le mystère entourant les 94 milliards de FCFA reste entier. Pour beaucoup, jeudi pourrait marquer le début de la fin d’un long feuilleton judiciaire. Mais comme dans toute affaire complexe, des rebondissements sont toujours à prévoir.

Démantèlement d’un trafic de drogue sur l’axe Maroc-Sénégal : 3,5 kg de haschisch saisis aux Parcelles-Assainies

Le commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies, sous la direction du commissaire Sarré, a réussi un coup de filet important dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Samedi dernier, une opération policière bien coordonnée a permis de démanteler un réseau de trafic international de drogue, avec la saisie de 3,5 kg de haschisch et l’arrestation de son principal acteur, un dénommé A. Diop.

L’opération a débuté grâce à l’exploitation d’un renseignement indiquant l’existence d’un trafic de drogue à Yoff, non loin du centre aéré de la BCEAO. Selon les informations obtenues, A. Diop, domicilié dans le quartier, se livrait à un commerce illicite de stupéfiants, approvisionnant sa clientèle locale en drogue en provenance du Maroc.

Dans la nuit de samedi, une descente discrète et efficace des policiers a permis de surprendre le suspect à son domicile. Lors de la perquisition, les agents ont mis la main sur 37 plaquettes de haschisch, pesant chacune 100 grammes. Certaines étaient regroupées en blocs de cinq plaquettes, pour un poids total de 3,5 kg.

Interrogé par les enquêteurs, A. Diop, qui se présentait comme commerçant, a reconnu s’approvisionner régulièrement au Maroc avant de revendre la drogue sur le marché sénégalais. Ce mode opératoire révèle l’existence d’un réseau bien structuré reliant les deux pays.

Placé en garde à vue, le suspect devra répondre des charges de trafic international de drogue. L’enquête se poursuit pour identifier ses complices éventuels et démanteler toute la chaîne de ce réseau criminel.

Cette saisie confirme l’engagement des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de drogue, qui reste une menace majeure pour la jeunesse et la société sénégalaise. Le commissariat des Parcelles-Assainies a rappelé que les efforts se poursuivent pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui participent à ce fléau.

Scandale au sein de Senstock : Un réseau organisé de vol de carburant démantelé

L’affaire du vol de carburant à Senstock a pris une ampleur alarmante, mettant en lumière un réseau sophistiqué impliquant chauffeurs, intermédiaires et gardiens. Grâce à des preuves accablantes, notamment des images de vidéosurveillance, 41 individus ont été arrêtés, révélant l’ampleur d’un système bien rodé.

La Direction générale de Star Oil, entreprise victime de ce vaste détournement, a mis à la disposition des enquêteurs des vidéos tournées à l’intérieur même des installations de Senstock. Ces enregistrements montrent des chauffeurs, employés par les sociétés Transinter et Daniel Hadad et Fils (DHF), en plein acte de détournement de carburant depuis leurs camions de livraison.

Suite à ces découvertes, une plainte a été déposée auprès de la Section de recherches. L’enquête, menée avec diligence, a permis l’arrestation en flagrant délit de quatre chauffeurs. Ces derniers ont été inculpés pour « association de malfaiteurs » et « vol au préjudice de leur employeur » avant d’être placés sous mandat de dépôt.

Les investigations ont révélé que ces chauffeurs n’agissaient pas seuls. En tout, 41 personnes ont été appréhendées, parmi lesquelles des intermédiaires surnommés « Lakhalman », des gardiens, et d’autres chauffeurs. Ces intermédiaires jouaient un rôle clé dans l’écoulement du carburant détourné.

Une première vague d’arrestations avait déjà conduit 37 suspects en détention. Ces chiffres illustrent la solidité de ce réseau criminel, qui semble s’être implanté durablement au sein du secteur.

Les sociétés Transinter et DHF, employeurs de plusieurs chauffeurs incriminés, se retrouvent aujourd’hui au cœur des interrogations. La gestion des stocks de carburant, ainsi que les mécanismes de contrôle interne, sont remis en question. Star Oil, en tant que plaignante, espère que cette affaire aboutira à une justice exemplaire et à une amélioration des dispositifs de sécurité dans le secteur.

Ce scandale constitue une alerte majeure pour l’ensemble du secteur. Le vol de carburant, véritable fléau pour les entreprises, pourrait être mieux maîtrisé grâce à des technologies de surveillance avancées et une coopération renforcée avec les autorités. La Direction générale de Star Oil a donné l’exemple en utilisant des systèmes de vidéosurveillance pour identifier les malfaiteurs.

Bien que 41 arrestations aient déjà eu lieu, l’affaire est loin d’être terminée. Les auditions menées par le juge d’instruction devraient permettre d’identifier d’éventuels commanditaires et d’éclaircir les ramifications de ce réseau. Pour les entreprises touchées, cet événement marque un tournant : il s’agit non seulement de réparer les dommages causés, mais aussi de prévenir de futures dérives.

Le scandale de Senstock est un rappel brutal de l’importance des systèmes de contrôle rigoureux et des outils de surveillance modernes dans des secteurs aussi sensibles que celui de l’énergie. Si les entreprises parviennent à tirer les leçons de cette affaire, elle pourrait devenir un catalyseur pour des réformes significatives dans la gestion des ressources.

Scandale Tabaski Ngom : des découvertes troublantes approfondissent l’enquête

L’affaire Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor et ex-Agent comptable particulier (ACP), continue de faire grand bruit. En cause, une série de malversations financières présumées dont l’ampleur ne cesse de croître. Dernier rebondissement en date : une perquisition au domicile de la mise en cause qui a permis de découvrir des éléments compromettants, ouvrant la voie à de nouvelles pistes dans ce dossier complexe.

Lors d’une opération menée par la Division des investigations criminelles (DIC), plusieurs documents suspects ont été saisis au domicile de Tabaski Ngom. Selon des sources rapportées par L’Observateur, ces papiers incluent des factures émanant de sociétés dont les origines suscitent de sérieux doutes. Des questions se posent sur la légalité et l’existence réelle de ces entreprises.

Pour vérifier leur régularité, l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a été saisie. Ces éléments viennent s’ajouter à ceux déjà collectés par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), plaignante dans cette affaire.

Au cœur de ce scandale se trouve la disparition présumée de 700 millions de francs CFA issus des caisses de la CRSE. Les enquêteurs mènent une véritable chasse aux preuves, avec des réquisitions adressées à plusieurs institutions bancaires, notamment le Crédit Mutuel, la Banque Agricole et la BGFI Bank. Objectif : identifier des mouvements financiers suspects liés à Tabaski Ngom.

Parallèlement, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a été mobilisée pour détecter d’éventuelles opérations de blanchiment. Des investigations sont également en cours pour vérifier l’existence de biens immobiliers ou de véhicules immatriculés au nom de la mise en cause, moyens souvent utilisés pour masquer des fonds détournés.

L’affaire ne se limite pas à Tabaski Ngom. Plusieurs autres figures majeures sont éclaboussées. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi, a été inculpé pour complicité de détournement de deniers publics. Libéré sous caution après un paiement de 90 millions de francs CFA, il reste sous contrôle judiciaire.

Mor Gueye, un autre protagoniste, est toujours en détention. Mais c’est l’implication présumée de Moustapha Diop, ancien ministre et désormais député, qui polarise l’attention. Protégé par son immunité parlementaire, il échappe pour l’instant aux interrogations des enquêteurs malgré de graves accusations portées contre lui. Une levée de son immunité pourrait toutefois être demandée, ce qui pourrait marquer un tournant dans l’enquête.

Avec ces nouvelles découvertes, l’affaire Tabaski Ngom prend des proportions de plus en plus complexes. Si certaines réquisitions des enquêteurs n’ont pas encore reçu de réponses, les éléments recueillis jusqu’à présent laissent présager d’autres révélations majeures.

Ce scandale met en lumière un système de détournement sophistiqué mêlant abus de pouvoir, fraude et blanchiment d’argent. Le Sénégal attend avec impatience l’éclatement de la vérité dans ce feuilleton judiciaire, qui n’a certainement pas encore révélé tous ses secrets.

Un dossier à suivre de près.

Abass Fall dénonce le népotisme et les abus de rémunération sous le gouvernement de Macky Sall

Lors d’une interview exclusive accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a tiré la sonnette d’alarme sur des pratiques de recrutement népotique et des abus financiers qui auraient marqué les derniers mois du gouvernement de Macky Sall.

Dans ses déclarations, Abass Fall a particulièrement pointé du doigt la gestion du ministère des Télécommunications et de la Communication sous Moussa Bocar Thiam, ancien titulaire de ce portefeuille. Il a révélé que des modifications de décrets auraient été effectuées pour justifier des rémunérations anormalement élevées, notamment en faveur de certaines assistantes dans ce département stratégique.

« Ces assistantes ont bénéficié de salaires compris entre 2 et 3 millions de F CFA, des montants qui dépassent même le salaire d’un ministre », a dénoncé Abass Fall. Selon lui, le salaire d’un ministre au Sénégal est fixé à 2,9 millions de F CFA, sans inclure les indemnités de logement. Une telle disparité, a-t-il ajouté, témoigne d’une gestion financière opaque et d’un favoritisme institutionnalisé.

Le ministre du Travail a également insisté sur l’urgence de rétablir la transparence dans la gestion des ressources publiques et de combattre le népotisme qui gangrène certains secteurs de l’administration. « Il est impératif que les Sénégalais aient confiance dans leurs institutions. Les abus commis dans le passé ne doivent plus se reproduire », a-t-il martelé.

Cette dénonciation intervient dans un contexte politique marqué par les efforts du gouvernement actuel pour restaurer la confiance de la population après les accusations de mauvaise gouvernance qui ont entaché les dernières années de l’ère Macky Sall.

Pour l’instant, Moussa Bocar Thiam n’a pas encore réagi à ces graves accusations. Cependant, ces révélations risquent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et d’alimenter le débat public sur les dérives dans la gestion des affaires de l’État.

L’affaire relance également la question de la réforme des pratiques administratives pour garantir une répartition équitable des ressources et une meilleure gouvernance.

DIOMAYE DONNE LE NOM DE SA FILLE À LA MÈRE DE SONKO : Un geste qui fait taire les rumeurs de frictions au sommet de l’État

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, nommant sa fille Khady, en hommage à la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko, ce mardi, envoie un signal fort. Cet acte dément les rumeurs persistantes de tensions entre son chef du Gouvernement et lui.

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin des caméras.
Contre toute attente, le couple présidentiel a choisi de nommer leur fille Khady, en hommage à Khady Ngom, la mère du Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce choix envoie un message fort à l’opinion publique. Il met en exergue la solidité des liens entre Bassirou Diomaye Faye et son Ousmane Sonko, présenté comme son « mentor » au sein du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF). En effet, ce geste, empreint de symbolisme, vient balayer les rumeurs persistantes d’un éloignement ou de désaccords entre les deux leaders.
Depuis plusieurs mois, les spéculations sur une prétendue tension entre les deux hommes s’étaient amplifiées. En septembre 2024, Cheikhna Keïta, ancien commissaire de police, avait été emprisonné pour diffusion de fausses nouvelles après avoir affirmé qu’une présumée altercation physique avait eu lieu entre le président de la République et son Premier ministre au Palais de la République.
Quelques mois plus tard, plus précisément ce 24 décembre 2024, Africa Intelligence rapportait des désaccords supposés sur le sort d’Air Sénégal. La compagnie aérienne, en difficulté financière, serait devenue un point de friction entre les deux hommes. Alors qu’Ousmane Sonko plaidait pour une intervention financière forte de l’État afin de sauver ce bijou national, Bassirou Diomaye Faye s’était montré plus réservé, insistant sur les risques d’un tel soutien sans garanties solides de redressement.
Ainsi, le choix porté sur le prénom de la fille du chef de l’État apparaît comme une réponse claire et directe à ces rumeurs de dissension. En honorant la mère d’Ousmane Sonko, le président réaffirme son respect et son admiration pour son Premier ministre vu que cet hommage n’est pas une première. Pendant ses années de militantisme au sein du « Pastef », Bassirou Diomaye Faye avait déjà choisi de nommer son fils, né de son union avec sa première épouse, Marie Khone, après Ousmane Sonko.
Aujourd’hui, le « bébé patriote », devient, dès lors, le symbole d’une alliance renforcée et un message à l’endroit d’une opposition qui attend le clash du tandem Diomaye-Sonko.


La Dakaroise

Jérôme Bandiaky alias “Sniper” : une lueur d’espoir avec une demande de liberté provisoire

Placé sous mandat de dépôt depuis septembre dernier pour une série d’accusations graves, Jérôme Bandiaky, surnommé “Sniper”, pourrait bientôt espérer recouvrer sa liberté. Selon des informations relayées par le journal Les Échos dans son édition de ce lundi 27 janvier, il a la possibilité d’introduire une demande de liberté provisoire après avoir été entendu au fond il y a quelques semaines.

Bandiaky est poursuivi pour escroquerie au préjudice de l’État, usurpation de fonction, trafic d’armes et de munitions, ainsi que détention illégale d’armes. Lors de son audition devant le Doyen des juges, un nom clé est apparu dans ses déclarations : celui de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, plus connue sous le surnom de Mimi Touré.

Jérôme Bandiaky a expliqué au magistrat les circonstances dans lesquelles il a obtenu un appartement au centre-ville de Dakar, dont sa famille a récemment été expulsée. Selon lui, l’ancienne Première ministre, alors à la tête de la Primature après avoir succédé à Abdoul Mbaye, lui aurait facilité l’accès à ce logement.

Engagé comme « assistant de sécurité » par Mimi Touré, Bandiaky a affirmé que ses missions consistaient principalement à veiller sur la sécurité de la cheffe du gouvernement, accompagner ses enfants ou effectuer des démarches discrètes. Il a précisé que ses fonctions ne relevaient pas du statut d’agent de l’État, mais d’une relation contractuelle avec la Première ministre.

Lorsqu’il vivait aux Mamelles, Mimi Touré lui aurait proposé de faire une demande pour un logement plus proche du centre-ville, compte tenu de ses retards fréquents au travail. Bandiaky affirme que c’est ainsi qu’il a obtenu l’appartement en question, qu’il a continué d’occuper même après le départ de Mimi Touré de la Primature.

Sur la question du trafic d’armes, Jérôme Bandiaky a nié en bloc les accusations. Il reconnaît que les enquêteurs ont trouvé une arme chez lui, mais assure qu’il n’a jamais été impliqué dans un quelconque réseau de trafic d’armes ou de munitions.

Cette audition pourrait marquer un tournant dans l’affaire. Si le juge instructeur accepte la demande de liberté provisoire, Jérôme Bandiaky pourrait sortir de prison en attendant la suite des procédures judiciaires. Cependant, les accusations qui pèsent sur lui, notamment l’escroquerie et l’usurpation de fonction, restent lourdes et complexes à démêler.

L’implication indirecte de Mimi Touré dans cette affaire, via le logement accordé à Bandiaky lorsqu’elle était Première ministre, pourrait également susciter des interrogations et ouvrir un nouveau chapitre judiciaire. Affaire à suivre.

Kabirou Mbodje, fondateur de Wari : entre succès économique et défis judiciaires

Dans un entretien exclusif accordé au journal Le Quotidien de ce lundi 27 janvier, Kabirou Mbodje, fondateur de la plateforme financière Wari, revient sur son parcours entrepreneurial, ses démêlés judiciaires, et ses perspectives d’avenir. À la fois visionnaire et controversé, l’homme d’affaires sénégalais partage sa vision sur des thématiques allant de l’impact de Wari au Sénégal à ses projets futurs dans un contexte marqué par des enjeux de souveraineté économique.

Créée en 2008, Wari s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs de la fintech en Afrique, facilitant les transferts d’argent, le paiement de factures et d’autres services financiers pour des millions d’utilisateurs. Kabirou Mbodje souligne fièrement l’impact socio-économique de cette entreprise, affirmant que Wari a contribué à la création de près de 50 000 emplois directs et indirects au Sénégal.

Cette performance a permis à Wari de se hisser parmi les premières licornes africaines, renforçant ainsi l’image du Sénégal en tant que hub technologique sur le continent. « Nous avons prouvé qu’il est possible de développer une entreprise panafricaine en partant d’une idée innovante au Sénégal », déclare Kabirou Mbodje.

Cependant, le succès de Kabirou Mbodje n’a pas été sans obstacles. L’homme d’affaires est actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires au Sénégal et en France. Ces litiges, selon lui, sont parfois liés à des malentendus ou à des différends commerciaux, mais ils ont également entaché son image publique.

Sans entrer dans les détails des procédures en cours, Kabirou Mbodje insiste sur sa détermination à tourner la page : « Les défis judiciaires sont inhérents au monde des affaires. Ce qui compte, c’est de rester concentré sur ses objectifs et de continuer à travailler pour le développement économique de notre continent. »

L’entretien a également permis à Kabirou Mbodje de revenir sur un épisode marquant de sa carrière : le rachat manqué de Tigo Sénégal en 2017. Alors que Wari était pressenti comme le repreneur naturel de l’opérateur télécom, la transaction n’a finalement pas abouti, ouvrant la voie à un autre acteur majeur.

Selon lui, cet échec illustre les défis auxquels les entrepreneurs africains sont confrontés lorsqu’ils tentent de rivaliser avec des multinationales. « Nous avions une vision claire pour Tigo, mais des facteurs externes ont compliqué la transaction », explique-t-il.

Malgré ses déboires, Kabirou Mbodje ne ferme pas la porte à un retour au Sénégal pour de nouveaux investissements. Le contexte actuel, marqué par une volonté des autorités de promouvoir un « souverainisme économique », pourrait selon lui créer des opportunités pour les entrepreneurs locaux.

« Le souverainisme économique est une excellente initiative, mais il faut l’accompagner de mesures concrètes pour permettre aux entreprises sénégalaises de prospérer. Si les conditions sont réunies, je suis prêt à revenir et à contribuer à cet effort », déclare-t-il.

En dépit des controverses qui entourent son parcours, Kabirou Mbodje reste un acteur incontournable de l’économie numérique en Afrique. Avec Wari, il a montré que l’innovation peut être un puissant levier de transformation économique et sociale.

SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : Part de vérité de Mame Boye Diao

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), réfute les accusations de malversations financières liées à l’acquisition de la société Secam par la CDC. Il précise qu’il n’a joué aucun rôle dans la finalisation de l’acquisition.

Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a fermement démenti les accusations portées contre lui dans le cadre d’un scandale présumé impliquant la société de construction et d’aménagement (Secam). Selon un article du journal Libération et certains sites en ligne, Diao aurait été cité dans une affaire de malversations financières, aux côtés de l’ex-directeur de la CDC, Cheikh Issa Sall. Cette affaire concerne l’acquisition de Secam par la CDC, pour un montant de 6 milliards de francs CFA, ainsi que des accusations de détournements financiers s’élevant à 1,051 milliard de francs CFA et un préjudice de 1,7 milliard de francs CFA.
Mame Boye Diao a réagi rapidement en publiant un message sur sa page Facebook dans lequel il dément formellement toute implication dans ce scandale. Il a précisé que son nom n’a été mentionné que pour rappeler qu’il était directeur général de la CDC au moment de l’acquisition de la société Secam, mais sans qu’il n’y ait de lien établi avec des faits délictueux. Selon lui, cette acquisition s’inscrivait dans la volonté de la CDC de renforcer sa chaîne de valeur dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, avec l’ajout d’une société de génie civil. Cette acquisition, ajoute-t-il, n’a été rendue possible qu’après l’avis favorable de la commission de surveillance et la certification des états financiers de Secam par un expert agréé.
Il souligne que la cession de Secam n’a été finalisée qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC, ce qui rend toute implication de sa part dans cette transaction illogique. Diao dénonce ce qu’il considère comme une manipulation de l’opinion publique, précisant qu’il n’a pas été entendu par la DIC (Division des investigations criminelles) et n’a aucune connaissance d’une plainte déposée contre lui. Il rappelle également que l’Inspection générale d’État a mené une mission à la CDC, dont les résultats seront communiqués aux autorités compétentes.
L’ancien directeur général de la CDC met également en doute certaines informations de l’article, notamment la contestation des éléments d’actifs de la société Secam et l’installation de la filiale CDMP dans un de ses immeubles. Enfin, Mame Boye Diao réfute toute accusation de paiement frauduleux, surtout après une lettre d’opposition émise par le ministre des Finances.
Pour rappel, en septembre 2024, avant les élections législatives, une source révélait au « Dakarois Quotidien » que Mame Boye Diao, Doura Baldé et Farba Ngom étaient dans le viseur du Pool Judiciaire Financier (PJF) – voir UNE du 24 septembre 2024 -.
Lors des législatives de novembre 2024, les deux originaires de Kolda ont affiché leur soutien à la mouvance présidentielle, Pastef, pendant que l’enfant du Fouta a réitéré sa fidélité à l’APR. En effet, Farba Ngom, actuel député et maire des Agnams, dont l’immunité parlementaire a été levée car cité dans une affaire de 125 milliards par la Centif, a renouvelé sa loyauté à l’ancien chef de l’État, Macky Sall.

Le Dakarois

RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ ET AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL : Tournée de l’Inspecteur Général de Police

L’Inspecteur Général de Police, Mame Seydou Ndour, Directeur Général de la Police Nationale, a effectué une visite de travail dans plusieurs unités de police à travers le pays, notamment à Thiès, Tivaouane, Kébémer, Saint-Louis, Rosso et Richard Toll, dans le cadre de sa démarche de prise de contact et de renforcement de la sécurité. Sa tournée a débuté à Thiès, où il a visité divers commissariats, dont celui du 1er arrondissement et le commissariat central, ainsi que l’état-major du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) et le camp Michel Le Grand. Au cours de ses entretiens avec les agents, il a pris note des défis rencontrés par les services opérationnels et a promis de trouver des solutions adaptées pour améliorer leurs conditions de travail et renforcer le maillage sécuritaire. Le gouverneur de la région, présent lors de cette visite, a salué le travail remarquable des policiers locaux. Avant de quitter Thiès, Mame Seydou Ndour a exprimé sa reconnaissance envers les agents pour leur dévouement et les a encouragés à maintenir leurs efforts.

L’Inspecteur Général de Police a ensuite poursuivi sa visite à Tivaouane et Kébémer, où il a échangé avec les fonctionnaires de Police pour recueillir leurs préoccupations et discuter des défis auxquels ils sont confrontés quotidiennement. Il a souligné la noblesse de leur mission et les a incités à redoubler d’efforts pour répondre aux exigences sécuritaires croissantes, tout en mettant en avant leur professionnalisme et leur abnégation.

Le mercredi 22 janvier, l’Inspecteur Général de Police a pris la direction de Saint-Louis, où il a été chaleureusement accueilli par les responsables locaux, notamment le commissaire central et le commandant du Groupe Opérationnel du GMI. Lors de sa visite, il a inspecté plusieurs installations, dont le camp Amadou Moustapha Sarr à Leybar, les commissariats des arrondissements de Pikine et de l’île de Saint-Louis, ainsi que l’antenne de la DNLT de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières à Gokhou Mbacc. Lors de ces échanges, le DGPN a rappelé les enjeux sécuritaires actuels et a encouragé les agents à maintenir leur professionnalisme tout en soulignant l’importance de leur rôle dans la protection des populations. Le gouverneur de la région de Saint-Louis a, quant à lui, salué la coopération exemplaire entre la police nationale et les autorités locales.

Le vendredi 23 janvier 2025, l’Inspecteur Général de Police a poursuivi sa tournée en visitant le commissariat spécial à Rosso avant de se rendre à Richard Toll. Sur place, il a été accueilli chaleureusement par les responsables en charge du commissariat, avec lesquels il a échangé pour comprendre les défis opérationnels et identifier des solutions pour améliorer les conditions de travail des agents et renforcer leur efficacité dans la protection des biens et des personnes.

Cette tournée de l’Inspecteur Général de Police reflète sa volonté de maintenir un dialogue de proximité avec les unités opérationnelles, de renforcer la sécurité à l’échelle nationale et d’améliorer les conditions de travail des fonctionnaires de police. À chaque étape, Mame Seydou Ndour a tenu à féliciter les policiers pour leur professionnalisme et leur dévouement, les incitant à redoubler d’efforts pour continuer à assurer la sécurité des citoyens.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°381 – 27/01/2025

🔴 HOMMAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À LA FAMILLE DU PREMIER MINISTRE : LE « BÉBÉ PATRIOTE » MET FIN AUX RUMEURS DE TENSIONS
🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE LA SECAM : LA PART DE VÉRITÉ DE MAME BOYE DIAO

🔴 LIGUE 1 / DERBY DE LA BANLIEUE : GUÉDIAWAYE FC SURCLASSE L’AS PIKINE
🔴 LUTTE : LES DUELS SA THIÈS VS ZARKO ET DIÈNE KAÏRÉ VS POKOLA BALDÉ EN CUISINE

Fatou Ndiaye et Bass Thioung unissent leurs destins

La célèbre influenceuse Fatou Ndiaye et le chanteur Bass Thioung ont célébré leur mariage, mettant un point d’honneur à officialiser leur union malgré les controverses entourant leur relation. Cette cérémonie, très attendue, a marqué un moment fort dans l’univers des célébrités sénégalaises.

Fatou Ndiaye a ébloui l’assistance avec une somptueuse robe blanche ornée de détails dorés, rehaussant son teint radieux et son élégance naturelle. Loin de passer inaperçu, son style a capté l’attention de tous, consolidant son image de référence en matière de mode et de raffinement.

Bass Thioung, quant à lui, est apparu dans une tenue traditionnelle sobre et élégante, reflétant sa personnalité charismatique. Leur complicité visible lors de la cérémonie a touché les invités présents.

Le mariage a été largement couvert par les médias, notamment par le site Kawtef, qui a rapporté les détails de cet événement mémorable. Il a suscité un vif intérêt et a fait couler beaucoup d’encre, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, où les félicitations et les réactions des fans affluent.

Malgré les polémiques qui ont entouré leur relation, Fatou Ndiaye et Bass Thioung semblent avoir surmonté les épreuves pour s’unir dans un amour affirmé et sincère. Ce mariage scelle leur engagement mutuel, témoignant d’une volonté commune d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union
Fatou Ndiaye et Bass Thioung célèbrent leur union

SOUTIEN A FARBA NGOM : Marième Faye Sall, un pilier silencieux de l’unité au sein de l’Apr ( par Dieguy Diop Fall)

Marième Faye Sall, la Première Dame du Sénégal, a toujours été un pilier discret mais puissant des causes sociales, une figure de soutien inébranlable dans les domaines de la santé, de l’éducation, et de l’autonomisation des femmes. Toutefois, malgré ses actions concrètes et son engagement auprès des couches sociales les plus vulnérables, certaines polémiques, alimentées par des rumeurs et des interprétations malveillantes, ont souvent jeté une ombre sur sa position politique, notamment son soutien à Farba Ngom. Il est crucial de remettre cette situation en perspective et de rappeler le véritable rôle de la Première Dame dans la sphère publique.

Les accusations récurrentes concernant un manque de soutien de Marième Faye Sall à Farba Ngom sont souvent dénuées de fondement. Farba Ngom, militant historique du parti présidentiel, a toujours été aux côtés du Président Macky Sall dans ses combats politiques. Leur soutien mutuel est indéniable, et l’engagement de la Première Dame envers lui ne peut être remis en question. Ce soutien s’inscrit dans un objectif commun : la réussite de la mission historique de Macky Sall pour le bien-être du Sénégal.

La polémique qui a enflé autour de cette question relève plus de la mauvaise foi que de la réalité des faits. En effet, ceux qui cherchent à critiquer Marième Faye Sall, que ce soit pour son soutien à Farba Ngom ou pour d’autres actions, trouveraient toujours une manière de la dénigrer, indépendamment de la vérité. Comme le dit le dicton populaire : « Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. » Dans ce contexte, il serait plus judicieux de ne pas céder aux rumeurs, mais de voir les faits tels qu’ils sont.

Si la polémique a une valeur, elle permet de souligner le vide laissé par l’absence de Marième Faye Sall dans certaines fonctions. Sa nature réservée et son choix de privilégier des causes sociales au lieu de se lancer dans une politique de visibilité médiatique ont, par moments, créé une impression de retrait. Cependant, ce vide ne doit pas masquer le véritable héritage de la Première Dame, celui d’une femme de sacrifice, de générosité et d’humilité.

Marième Faye Sall n’a jamais cherché à briller sur la scène politique, mais à soutenir discrètement son mari et à contribuer à l’élévation de la condition sociale des plus démunis. Ses actions, bien que souvent dans l’ombre, ont eu un impact considérable dans de nombreux domaines, et son soutien à Farba Ngom ne doit pas être minimisé.

Loin de la polarisation et des querelles stériles, Marième Faye Sall incarne un modèle de résilience et de médiation dans un contexte politique souvent conflictuel. Elle peut jouer un rôle crucial dans la cohésion sociale, non seulement en étant un lien solide entre les différentes forces politiques, mais aussi en continuant d’œuvrer pour le bien-être des populations les plus vulnérables.

Il est important de rappeler qu’en tant que Première Dame, Marième Faye Sall n’a jamais cherché à s’impliquer dans des débats politiques de bas étage, mais a toujours mis en avant les valeurs humaines et sociales qui sont les fondements de son engagement. À cet égard, sa gestion de son rôle dans l’ombre de son mari est une véritable leçon d’engagement désintéressé.

Au-delà de la polémique, il est essentiel de rappeler que la Première Dame mérite respect et reconnaissance. Ses choix personnels, ses alliances, et son soutien à ceux qui œuvrent pour la stabilité politique et sociale du Sénégal ne devraient pas faire l’objet de jugements hâtifs. Il est impératif de laisser de côté les attaques gratuites et de se concentrer sur l’essentiel : le bien-être du peuple sénégalais.

Marième Faye Sall a toujours été fidèle à son rôle, et ses actions continueront à marquer l’histoire de notre pays, sans l’ombre de doute. Pour ceux qui la critiquent aujourd’hui, il est crucial de regarder ses actions concrètes et de comprendre qu’elle incarne bien plus que la Première Dame d’un Président, elle représente une force tranquille au service du peuple sénégalais. Et comme le dit l’adage, « Ceux qui bâtissent notre Sénégal méritent d’être célébrés. »

Ministère de la Communication : Abass Fall dénonce un scandale de salaires excessifs

Lors d’une interview accordée à Radio Sénégal International (RSI) ce dimanche 26 janvier 2025, le ministre du Travail, Abass Fall, a fait des révélations troublantes sur des pratiques qu’il qualifie de népotiques et politisées sous l’ancien régime. Ces pratiques concerneraient des recrutements et des avantages indus au sein de plusieurs ministères et directions.

Abass Fall a particulièrement pointé du doigt le ministère des Télécommunications et de la Communication, anciennement dirigé par Moussa Bocar Thiam sous le régime de Macky Sall. Selon lui, des décrets auraient été modifiés pour permettre l’attribution de salaires exorbitants allant de 2 à 3 millions de francs CFA à des assistantes. Ces rémunérations dépasseraient même le salaire de base d’un ministre, qui, selon ses précisions, s’élève à 2,9 millions de francs CFA, hors indemnités de logement d’un million.

Le ministre du Travail n’a pas mâché ses mots, dénonçant une gestion financière marquée par des abus et une mauvaise utilisation des ressources publiques. Cette situation, d’après lui, reflète une gouvernance où les intérêts personnels et partisans prenaient le pas sur l’intérêt général.

Ces révélations mettent en lumière la nécessité d’une réforme approfondie des pratiques administratives et financières au sein des ministères. Abass Fall a réaffirmé l’engagement du gouvernement actuel à promouvoir une gestion rigoureuse, fondée sur la transparence et l’équité dans l’attribution des postes et des avantages financiers.

Ces accusations risquent de raviver le débat sur la gestion des ressources publiques sous l’ancien régime. Pour l’instant, aucune réaction officielle de Moussa Bocar Thiam ou d’autres responsables de l’exécutif passé n’a été enregistrée.

Sénégal : Le MESRI met en garde contre une société privée proposant des services non autorisés pour la signature des diplômes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a émis une alerte ce week-end concernant une société dénommée MAS Consilium Solutions (MCS). Cette entreprise, qui se présente comme un prestataire d’accompagnement pour la gestion des procédures de signature des diplômes, n’est pas reconnue par les autorités compétentes.

Dans une circulaire adressée aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) et aux étudiants, le ministère, dirigé par Abdourahmane Diouf, a tenu à préciser qu’il n’entretient aucun lien avec MCS. Il décline ainsi toute responsabilité en cas de litiges éventuels impliquant cette société, que ce soit avec les EPES, les étudiants ou leurs parents.

Le MESRI dénonce la promotion des services de MCS via les réseaux sociaux et rappelle que la signature des diplômes obéit à des procédures bien définies, telles que décrites dans les communiqués officiels n°001266 du 18 juin 2019 et n°00533 de l’année 2020. Ces directives ont été communiquées aux acteurs de l’enseignement supérieur privé pour garantir leur application correcte.

Le ministère a également réitéré que les demandes de signature de diplômes, y compris ceux de Doctorat, ne peuvent être adressées qu’à la Direction de l’Enseignement supérieur privé, conformément aux procédures officielles.

Cette mise en garde s’inscrit dans une démarche visant à protéger les étudiants sénégalais contre d’éventuelles arnaques ou complications administratives dues à l’intervention de structures non habilitées. Le MESRI invite ainsi tous les acteurs à se conformer strictement aux procédures officielles afin de garantir la transparence et d’éviter tout abus.

Face à ces pratiques, le MESRI exhorte les EPES et les étudiants à la prudence et à vérifier la légitimité des prestataires avant toute collaboration. Ce rappel à l’ordre met en lumière l’importance d’un cadre réglementaire rigoureux pour préserver l’intégrité du système éducatif et assurer la crédibilité des diplômes délivrés au Sénégal.

La Journée internationale de la Douane 2025 célébrée à Ziguinchor

Ce dimanche 26 janvier 2025, la ville de Ziguinchor a accueilli les célébrations de la Journée internationale de la Douane (JID). Cet événement, marquant pour la région de la Casamance, a réuni les autorités administratives et locales, ainsi que de nombreuses personnalités et forces vives de la région.

La cérémonie officielle s’est déroulée sous la présidence de Monsieur Mor Talla Tine, Gouverneur de la Région de Ziguinchor, accompagné du Coordonnateur de la Direction générale des Douanes représentant le Directeur général. Une délégation de haut niveau en provenance de Dakar a également pris part à cette célébration, aux côtés des agents et responsables locaux sous la direction de Malang Diédhiou, Directeur régional des Douanes du Sud.

L’événement a été marqué par une mobilisation exceptionnelle, rassemblant les opérateurs économiques, les forces de défense et de sécurité (FDS), les membres du Comité régional de développement (CRD) et des associations locales.

Les festivités ont été enrichies par une série d’activités, notamment des discours officiels, des projections de films, ainsi qu’une présentation suivie de débats autour du thème de l’année. Ce fut également l’occasion pour les autorités présentes de dresser le bilan de l’année écoulée, tout en mettant en lumière les objectifs et perspectives pour l’exercice 2025.

Daouda Mine : l’annonce de son départ de la TFM crée la surprise

Ce dimanche, sur le plateau de l’émission « Face à la Nation », Daouda Mine, l’un des journalistes les plus respectés et suivis du Sénégal, a surpris son public en confirmant son départ de la Télévision Futurs Médias (TFM). Une révélation inattendue qui met fin à des mois de spéculations autour de son absence sur la chaîne.

« Pour dire la vérité, j’ai quitté la TFM il y a quatre à cinq mois maintenant. Je fais les chroniques tous les lundis », a-t-il confié, en toute transparence. Cette déclaration a suscité l’émoi parmi ses nombreux fans, habitués à ses analyses pointues et à ses prises de position audacieuses sur les sujets d’actualité.

Daouda Mine s’est imposé comme une référence dans le domaine du journalisme judiciaire au Sénégal. Ses analyses éclairées et ses enquêtes approfondies sur des dossiers sensibles, comme les affaires Adji Sarr ou Farba Ngom, ont marqué l’opinion publique et attiré l’attention sur des enjeux politiques et sociaux majeurs.

Sa capacité à décortiquer les affaires complexes tout en restant fidèle à une éthique journalistique rigoureuse lui a valu une reconnaissance bien au-delà des plateaux de télévision. Son départ de la TFM marque ainsi une page importante de sa carrière, laissant ses fidèles téléspectateurs dans l’attente de ses prochaines apparitions médiatiques.

Si Daouda Mine a confirmé continuer à faire des chroniques chaque lundi, il n’a pas précisé s’il envisage de rejoindre une autre chaîne ou de lancer de nouveaux projets. Cette période de transition ouvre la voie à de nombreuses spéculations, mais une chose est certaine : son expertise et son franc-parler continueront de marquer le paysage médiatique sénégalais.

Le baptême du « bébé patriote » : sobriété et symbole d’unité au sommet de l’État

Le Sénégal était suspendu à ce qui s’annonçait comme un événement national ce mardi : le baptême du nouveau-né du couple présidentiel. Pourtant, à la surprise générale, la cérémonie s’est déroulée ce dimanche dans une discrétion absolue, loin de l’effervescence publique et des attentes médiatiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son épouse, Absa Faye, ont choisi d’organiser le baptême de leur enfant en cercle restreint, uniquement entourés de leurs proches et membres de la famille. Cette sobriété marque un contraste saisissant avec l’effervescence anticipée autour de l’événement, certains Sénégalais envisageant même de se rendre à la résidence présidentielle de Mermoz ou à Ndiaganiao, village d’origine de la famille, pour y assister.

L’enfant a été prénommé Maman Khady Ngom, en hommage à la mère du Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko. Ce choix revêt une signification profonde, témoignant de la solidité des liens entre le président Bassirou Diomaye Faye et son « mentor » politique, Ousmane Sonko. Ce geste vient ainsi démentir les rumeurs persistantes d’un prétendu désamour ou d’un éloignement entre les deux figures de proue du Parti des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF).

En choisissant la sobriété et en honorant une figure emblématique de la famille Sonko, le président Faye semble vouloir envoyer un message clair : au-delà des responsabilités institutionnelles et des défis politiques, l’unité et les valeurs patriotiques restent au cœur de l’engagement des leaders de PASTEF.

Cette décision de rester dans l’intimité, loin des grandes célébrations publiques, souligne également une certaine humilité et une volonté de préserver l’aspect personnel et familial de cet événement, tout en consolidant des alliances politiques importantes.

Si certains ont été déçus par l’absence de festivités publiques, d’autres saluent ce choix comme une démonstration de maturité et de priorités centrées sur les valeurs familiales et la simplicité.

Ce baptême discret mais symboliquement puissant s’inscrit dans un contexte politique où l’unité et la cohésion sont essentielles pour PASTEF. En prénommant leur enfant Maman Khady Ngom, le couple présidentiel réaffirme son attachement aux liens familiaux et à l’amitié politique, tout en envoyant un message de solidarité à ses partisans et à ses détracteurs.

Boubacar Ly plaide pour une meilleure prise en charge des enfants vulnérables

Le président du Mouvement “Les Vrais Patriotes”, Boubacar Ly, s’est exprimé sur l’urgence de mieux prendre en charge les personnes vulnérables au Sénégal, en particulier les orphelins, les enfants de la rue et les talibés. Lors d’une cérémonie organisée à Thiès où il a reçu sa lettre d’invitation pour l’événement “La Nuit des Orphelins du Sénégal”, initié par le Réseau International des Amazones Leaders (RIAL), M. Ly a mis en lumière les enjeux liés à l’exclusion sociale et ses répercussions sur la société.

Selon lui, le traitement réservé à ces enfants vulnérables génère souvent des frustrations qui, à terme, peuvent conduire à des conséquences graves, notamment une recrudescence de la violence. “Les agressions et actes de délinquance que nous constatons dans nos quartiers ne sont que la résultante d’un cumul de frustrations chez des personnes marginalisées, qui finissent par emprunter des raccourcis par le biais de la délinquance”, a-t-il déclaré.

Boubacar Ly a également souligné que les solutions ne résident pas uniquement dans le renforcement sécuritaire. “À Thiès, nous avons plus de brigades et plus de commissariats, mais nous faisons toujours face à des problèmes de sécurité”, a-t-il expliqué. Pour lui, l’éducation et la formation sont les piliers sur lesquels il faut agir afin de prévenir la marginalisation et d’assurer une meilleure intégration sociale des enfants vulnérables.

Le président des “Vrais Patriotes” a également salué les initiatives comme celle du RIAL, qui visent à accompagner les orphelins et à appuyer une vingtaine d’orphelinats au Sénégal. Il a exhorté les autorités publiques et les acteurs de la société civile à soutenir davantage ce type de projet, essentiel pour construire une société plus inclusive et équitable.

“La Nuit des Orphelins du Sénégal”, un événement dédié à la cause des orphelins, s’inscrit dans cette dynamique de solidarité. M. Ly espère que cette mobilisation permettra non seulement de sensibiliser, mais aussi d’engager des actions concrètes en faveur des enfants vulnérables.

Pour conclure, Boubacar Ly a appelé à un engagement collectif pour changer la situation de ces enfants et prévenir les fractures sociales qui, selon lui, fragilisent la société sénégalaise.

Scandale financier : Mame Boye Diao réfute les accusations liées à l’acquisition de la Secam par la CDC

Dans une mise au point publiée en réponse à un article du journal Libération, Mame Boye Diao, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a vigoureusement rejeté les accusations de malversations portées à son encontre dans le cadre de l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (Secam). Il dénonce une tentative de manipulation de l’opinion et assure que toutes les procédures ont été menées conformément aux règles, bien après son départ de la CDC.

Selon Mame Boye Diao, l’acquisition de la Secam s’inscrivait dans une stratégie de diversification de la CDC pour compléter son écosystème dans le secteur des BTP. Cette démarche visait à intégrer une société de génie civil afin de renforcer les activités déjà existantes, notamment celles de CDC Habitat, CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton). L’ancien directeur général précise que cette opération a été validée par la Commission de surveillance, après examen des documents nécessaires, dont la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte de cession de la Secam n’a été finalisé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC en septembre de la même année. Il réfute catégoriquement toute implication personnelle dans cette acquisition et considère que les accusations portées contre lui reposent sur des interprétations erronées des faits.

Par ailleurs, il souligne qu’il n’a jamais été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC) et qu’aucune plainte n’a été déposée à son encontre. Il rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission à la CDC et que ses conclusions seront communiquées aux autorités compétentes.

L’ancien directeur général remet également en question certaines incohérences soulevées dans l’article, notamment l’utilisation actuelle d’un immeuble appartenant à la Secam par une filiale de la CDC, la CDMP, alors que les actifs de la Secam sont contestés.

Mame Boye Diao appelle à un traitement rigoureux et objectif des faits et fustige les accusations qu’il qualifie de légères et infondées. Il conclut en invitant les acteurs impliqués à éviter de jeter des personnalités en pâture à l’opinion publique sans preuve tangible.

Affaire Secam : Deux anciens directeurs généraux de la CDC impliqués dans un scandale financier

Un scandale financier d’une ampleur considérable secoue actuellement la Société de construction et d’aménagement (Secam), filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Mame Diakhoumpa, le nouveau directeur général de la Secam, a déposé une plainte contre Babacar Ndiaye, ancien actionnaire unique de la société, qu’il accuse de malversations financières portant sur 1,051 milliard de francs CFA, ainsi qu’un préjudice évalué à 1,7 milliard de francs CFA. Ce dossier met également en lumière le rôle controversé de deux anciens directeurs généraux de la CDC : Cheikh Issa Sall et Mame Boye Diao.

D’après les informations révélées par Libération, les faits remontent à la période où Babacar Ndiaye a cédé 60 % des parts de la Secam à la CDC pour un montant de 6 milliards de francs CFA. Mame Diakhoumpa, dans sa déposition à la Division des investigations criminelles (DIC), a pointé des irrégularités dans les paiements effectués par la CDC malgré une injonction du ministre des Finances et du Budget, feu Moustapha Bâ, demandant la suspension de la transaction. Selon lui, cette injonction n’a pas été respectée, et les paiements ont continué jusqu’à atteindre 4,7 milliards de francs CFA.

Cheikh Issa Sall, dernier directeur général de la CDC sous Macky Sall, et son prédécesseur Mame Boye Diao ne sont pas directement visés par la plainte, mais leurs noms figurent dans la déposition de Mame Diakhoumpa.

Selon ce dernier, c’est sous la direction de Cheikh Issa Sall que les paiements ont continué malgré les instructions contraires du ministère. Quant à Mame Boye Diao, il aurait initié les négociations pour l’acquisition des parts de la Secam par la CDC. Le premier versement aurait même été effectué durant son mandat à la tête de l’institution.

Ce scandale soulève des questions sur la gouvernance et la transparence au sein de la CDC. Pourquoi les paiements ont-ils continué malgré une directive ministérielle explicite ? Quels mécanismes de contrôle ont failli dans cette opération ?

Mame Diakhoumpa, en portant l’affaire devant la justice, cherche à faire toute la lumière sur les responsabilités dans ce dossier qui mêle malversations présumées et décisions controversées. Une enquête approfondie est attendue pour déterminer les implications exactes des différents acteurs cités et, potentiellement, établir les responsabilités pénales.

Ziguinchor : Drogue, billets noirs et médicaments incinérés par les forces de défense

Les forces de défense et de sécurité (FDS) de la région de Ziguinchor ont procédé, ce 25 janvier 2024, à une opération majeure d’incinération de produits prohibés. Sous la supervision de la subdivision des douanes de Ziguinchor, plus de trois tonnes de marchandises illicites ont été détruites. Parmi elles figurent de la drogue, des médicaments de contrebande et des billets noirs, pour une valeur totale estimée à 445 millions de francs CFA.

Selon le colonel Malang Diédhiou, chef de la subdivision des douanes dans la zone Sud, l’opération illustre l’ampleur du trafic dans cette région. « Nous avons détruit 22 kg de graines de chanvre indien ainsi que d’autres produits prohibés. Ces résultats montrent l’importance de la lutte contre ce fléau, et seule une synergie dans nos actions permettra d’en venir à bout », a-t-il souligné.

La cérémonie d’incinération a été présidée par le gouverneur de la région, Mor Talla Tine, qui a salué l’engagement des FDS. Il a exprimé sa reconnaissance pour les efforts déployés : « Ce qui est incinéré aujourd’hui dépasse l’entendement, mais avec une unité opérationnelle aussi déterminée, nous sommes confiants quant à l’atteinte des objectifs. »

Cette opération intervient dans la continuité des actions menées par les forces de défense dans le nord de la région, notamment à Bignona, où cinq hectares de champs de chanvre indien ont récemment été détruits par les éléments du commandement de la zone militaire 05.

POLITIQUE : Le SG Cheikh Tidiane Youm persona non grata au PUR

Les Secrétaires Généraux de Fédération (SGF) et Secrétaires Nationaux (SN) du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) réclament la tête du Secrétaire général du parti de Serigne Moustapha Sy, Cheikh Tidiane Youm. En effet, ces cadres du PUR, au sortir d’une rencontre tenue ce samedi 25 janvier 2025 au siège du parti, ont fait face à la presse pour « définir les bases d’une nouvelle organisation politique « plus solide et plus adéquate » mais surtout déclarer « indésirable » le Secrétaire général au sein du PUR. Ces responsables qui accusent Cheikh Omar Youm de semer la zizanie et d’approfondir le désaccord entre la base et la direction du parti, ont ainsi décidé de le démettre de tous ses postes de responsabilité. « Les responsables, militants et sympathisants du Parti de l’Unité et du
Rassemblement (PUR), réunis au sein de ce collectif, souhaitent exprimer leur
désaccord avec certaines initiatives politiques et organisationnelles entreprises par
Cheikh Tidiane Youm au nom du parti.
Après une longue période de réflexion, d’introspection et d’évaluation des
activités menées, il est ressorti de ce diagnostic que le sieur Cheikh Tidiane Youm
n’a pas varié dans ses actes de sabotage ; d’insubordination et de manipulation pour casser la volonté des militants et sympathisants du parti lors de rendez-vous
politiques importants », lit-on dans un communiqué du secrétariat national du mouvement de la jeunesse du PUR rendu public. Selon Babacar Lo, Sg du mouvement des jeunes du parti, « par rapport à toutes les échéances qui se sont passées, Cheikh Tidiane Youm n’a pas respecté les orientations du parti. Par conséquent, il a été demandé par l’Assemblée de le défénestrer de toutes ses responsabilités nationales et périphériques au sein du PUR ».
Lors de ce face à face avec les journalistes, les secrétaires nationaux et les secrétaires généraux des fédérations du PUR ont rappelé que leur unique leader reste le responsable moral du parti, Serigne Moustapha Sy.
Ainsi, le secrétariat national qui estime que Cheikh Tidiane Youm n’a pas respecté les orientations du PUR par rapport à toutes les échéances électorales passées, a pris la décision majeur de mettre en place un comité ad hoc qui devra conduire à la tenue d’une Assemblée générale dans les tous prochains jours. D’après ce Collectif des Secrétaires Nationaux, Secrétaires Généraux de Fédérations et
Responsables Nationaux, militants et sympathisants du PUR, un calendrier préparatoire du congrès extraordinaire devant se faire dans les meilleurs délais sera établi et soumis à l’appréciation du président du parti, pour ensuite être partagé partout et pour tous.

A. Saleh

Mame Boye Diao répond aux accusations liées à l’acquisition de la SECAM : entre mise au point et dénonciation de manipulation

Dans une note publiée en réaction à un article de Libération, l’ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Mame Boye Diao, a tenu à clarifier sa position sur les accusations portées à son encontre concernant l’acquisition de la Société de Construction et d’Aménagement (SECAM). L’article en question avait insinué une implication de l’ex-dirigeant dans ce qu’il qualifie de “scandale prétendu”.

Selon Mame Boye Diao, l’opération visait à renforcer la chaîne de valeur de la CDC dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (BTP). L’acquisition de la SECAM s’inscrivait dans une stratégie globale de diversification, complétant les filiales déjà existantes : CDC Habitat (promotion foncière), CACO (ingénierie) et Béton du Sahel (production de béton).

Il souligne que cette acquisition a été réalisée dans les règles de l’art, après l’obtention d’un avis favorable de la commission de surveillance, accompagné de documents essentiels, tels que la certification des états financiers par un expert agréé.

Mame Boye Diao insiste sur le fait que l’acte finalisant la cession de la SECAM n’a été signé qu’en décembre 2023, soit trois mois après son départ de la CDC. Il considère donc toute tentative de lier son nom à des irrégularités présumées comme une manipulation de l’opinion publique.

« Je certifie sur l’honneur n’avoir en aucune façon été entendu par la Division des Investigations Criminelles (DIC), ni avoir fait l’objet d’une plainte », déclare-t-il, réfutant ainsi les allégations avancées par Libération et certains sites en ligne.

Mame Boye Diao rappelle également que l’Inspection Générale d’État (IGE) a mené une mission au sein de la CDC et que ses conclusions seront adressées aux autorités compétentes. Il s’interroge cependant sur l’attitude actuelle de la CDC, qui contesterait certains actifs de la SECAM tout en abritant l’une de ses filiales, la CDMP, dans un immeuble appartenant à cette même société.

Dans sa note, Mame Boye Diao déplore la légèreté avec laquelle certaines accusations sont relayées, dénonçant une tentative de jeter à la vindicte populaire des personnalités publiques. Il appelle à un traitement objectif et rigoureux des faits, mettant en garde contre toute manipulation visant à nuire à sa réputation.

Cette mise au point de Mame Boye Diao souligne les tensions entourant l’acquisition de la SECAM et la gestion des actifs de la CDC. Si l’ancien directeur général affirme avoir agi dans le respect des règles et après son départ, les accusations médiatiques rappellent la nécessité de transparence dans la gestion des fonds publics et des entreprises d’État. Les conclusions de l’Inspection Générale d’État seront, sans doute, déterminantes pour lever toute ambiguïté sur cette affaire.

Un automobiliste ivoirien placé en garde à vue après une course-poursuite mouvementée à Colobane

Une scène spectaculaire a récemment secoué le quartier de Colobane, à Dakar, où un automobiliste a été filmé fonçant sur des motards dans une tentative de fuite désespérée. Identifié comme T. M. A. F. Diallo, un directeur général ivoirien, l’homme a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de l’Unité 15 des Parcelles-Assainies. Retour sur une affaire qui a suscité l’émoi et l’indignation.

Selon le récit de l’automobiliste, les événements auraient débuté à Ouakam, où il a été verbalisé pour excès de vitesse par la gendarmerie. Peu après, alors qu’il discutait avec des vendeurs de café à Colobane, une altercation aurait éclaté. Diallo affirme qu’un individu l’a interpellé brutalement en lui reprochant de débattre sur des questions religieuses. La situation s’est envenimée lorsqu’une foule, le prenant à tort pour un voleur, s’en est mêlée, allant jusqu’à vandaliser son véhicule et lui dérober ses téléphones et documents administratifs.

Craignant pour sa vie, T. M. A. F. Diallo aurait alors manœuvré son véhicule pour échapper à la foule, dans une fuite effrénée qui a conduit à des scènes de chaos. Des motards l’auraient poursuivi, et dans sa panique, l’homme dit avoir “tout ravagé sur son passage” pour se mettre en sécurité.

Après sa fuite, Diallo a abandonné le véhicule, une Toyota Rav 4 appartenant à son épouse, à Cambérène 2. Les forces de l’ordre, ayant retrouvé la voiture endommagée, ont pu remonter jusqu’à lui grâce à une fouille minutieuse. À bord du véhicule, les policiers ont découvert une bouteille de boisson alcoolisée, une police d’assurance, et une attestation de la gendarmerie pour mauvaise conduite.

Convoquée, l’épouse du suspect a confirmé son identité, permettant aux enquêteurs d’arrêter l’homme.

Lors de son audition, le directeur général a nié toute consommation d’alcool, expliquant que la bouteille retrouvée dans le véhicule aurait pu y être jetée par des membres de la foule. Cette version semble confortée par les résultats de l’alcootest, qui se sont révélés négatifs.

T. M. A. F. Diallo a toutefois reconnu avoir pris des décisions risquées pour protéger sa vie face à ce qu’il qualifie de lynchage imminent.

Le parquet a ordonné la mise en garde à vue de l’automobiliste pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la mise en danger de la vie d’autrui, la destruction de biens appartenant à autrui et le délit de fuite. L’affaire, qui fait grand bruit, pourrait connaître un nouveau développement lundi prochain, date à laquelle le suspect pourrait être déféré devant le procureur.

Camp 2025:  » Ensemble C’est Possible  » salue le diagnostic lucide du Président et son Premier Ministre.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a présidé, cette semaine, la Conférence des administrateurs et managers publics ( Camp). Lors de son discours, il a présenté un état des lieux alarmant des finances publiques, donnant encore raison au Chef du gouvernement M. Ousmane Sonko qui avait mis en exergue les défis structurels et conjoncturels auxquels fait face le pays. Une posture saluée par les camarades de M. Moustapha Junior Thiam.

Le Président du mouvement « Ensemble C’est Possible », a tenu à exprimer son plein soutien aux propos du Président Bassirou Diomaye Faye.  » Après 9 mois d’exercice de pouvoir, le Chef de l’Etat a mis en lumière les contraintes budgétaires et financières pesant sur notre État. Cette réalité, bien que difficile, ne doit pas être perçue comme une fatalité, mais plutôt comme un appel à l’action et à la refondation économique de notre pays » a avancé M. Thiam.

Pour lui, le Président de la République a hérité d’une situation où la marge de manœuvre budgétaire est limitée, et il a fait preuve de responsabilité en le reconnaissant ouvertement.  » Cette transparence est essentielle pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Face à ces défis, les réformes engagées, notamment la renégociation des contrats pétroliers et gaziers, ainsi que la mise en place d’un nouveau modèle économique plus équitable, doivent être soutenues avec détermination  » a soutenu  » Ensemble C’est Possible » .

 » Notre mouvement se tient aux côtés du Président de la République et de son gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko dans cette quête de souveraineté économique et de justice sociale. Nous appelons tous les citoyens et les forces vives de la nation à faire preuve d’unité, de patriotisme et de vigilance afin que ces réformes aboutissent et profitent réellement au peuple sénégalais. L’heure est venue de bâtir un Sénégal plus juste, plus prospère et plus indépendant  » a conclu Moustapha Junior Thiam.

Sénégal : Recrutement d’urgence de 2 000 enseignants pour pallier une crise éducative majeure

Le système éducatif sénégalais fait face à une crise sans précédent, marquée par un déficit criant de 4 527 enseignants à travers le pays. En réponse à cette situation critique, le gouvernement a annoncé un plan d’urgence visant à recruter 2 000 enseignants. Cette mesure, présentée par Serigne Souhaibou Badiane, directeur des ressources humaines du Ministère de l’Éducation nationale, lors d’une intervention sur la RTS, témoigne de la reconnaissance officielle de l’urgence du problème.

La pénurie d’enseignants a atteint un point critique dans des régions telles que Matam, Kédougou et Tambacounda, où les élèves ont manifesté leur mécontentement face aux perturbations de leur scolarité. Ces protestations ont mis en lumière l’impact direct de ce déficit sur l’apprentissage des élèves, notamment dans les zones reculées.

Le président de la République a récemment évoqué cette crise lors d’un conseil des ministres, soulignant l’urgence d’y remédier. Le gouvernement a ainsi opté pour un recrutement direct, avec pour objectif de déployer rapidement des enseignants opérationnels dans les zones les plus affectées.

Ce recrutement ciblé priorisera les candidats ayant une expérience préalable dans l’enseignement ou détenant un diplôme spécifique dans ce domaine. Les critères d’éligibilité incluent :

• Être citoyen sénégalais ;

• Avoir entre 18 et 35 ans ;

• Accepter d’être affecté dans toutes les régions, y compris les zones éloignées.

En cas de manque de profils expérimentés, le ministère envisage d’élargir les critères aux titulaires de diplômes académiques de niveau moyen, pour combler rapidement les besoins.

Si ce recrutement de 2 000 enseignants constitue une réponse immédiate, il reste insuffisant pour résorber durablement le déficit actuel. Serigne Souhaibou Badiane a souligné la nécessité d’un plan quinquennal de gestion des ressources humaines dans le secteur éducatif. Cette stratégie long terme permettrait d’anticiper les besoins en enseignants et de stabiliser le système éducatif.

« Les recrutements ponctuels ne peuvent être qu’une réponse temporaire. Nous devons construire une stratégie à long terme pour résorber ce déficit de manière définitive », a-t-il déclaré.

La crise actuelle met en lumière les défis structurels auxquels est confronté le système éducatif sénégalais. Une meilleure gestion des ressources humaines, couplée à des investissements conséquents dans l’éducation, apparaît comme une condition sine qua non pour garantir un accès équitable à une éducation de qualité, partout sur le territoire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°380 – du 25 ET 26/01/2025

🔴 LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : ÇA CHAUFFE AUX AGNAMS 
🔴 À PEINE AFFRANCHI DE PRISON : MOUSTAPHA DIAKHATÉ RELANCE L’OFFENSIVE

🔴 PRÉPARATIFS DU TIRAGE AU SORT CAN 2025 : RABAT SORT LE GRAND JEU
🔴 FÉDÉ DE BASKET / « MANQUE DE CONSIDÉRATION » : MAGATTE DIOP REFUSE LE POSTE DE CONSEILLER

Manifestations aux Agnams : tensions après la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

La levée de l’immunité parlementaire du député-maire des Agnams, Farba Ngom, a déclenché une vive agitation dans sa commune. Ce vendredi soir, de nombreux jeunes ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur désaccord, provoquant des troubles dans cette localité du Nord.

Des pneus enflammés et des barricades ont été érigés sur la nationale 2, bloquant la circulation et perturbant le quotidien des habitants. Plusieurs autres zones de la commune ont également été touchées par ces manifestations, témoignant d’un mécontentement palpable dans la population locale.

Dans la matinée, des chefs religieux influents de la région ont organisé des prières collectives. Ces moments de recueillement avaient pour objectif d’implorer la grâce divine en faveur de Farba Ngom, tout en appelant à préserver la paix et la stabilité dans le pays.

Fouta à l'instant...

Dakar accueille la 8e conférence des régulateurs des médias : un tournant pour la régulation numérique

Les 27 et 28 janvier 2025, Dakar deviendra le centre de discussions stratégiques sur la régulation des médias et des plateformes numériques, en accueillant la 8e conférence des présidents des réseaux francophones des régulateurs des médias. Cette rencontre, organisée par le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), vise à proposer des approches communes face aux défis posés par l’essor des technologies numériques.

Lors du lancement de la journée de partage sur l’avant-projet de loi portant création d’une autorité indépendante de régulation des médias et des réseaux sociaux, le ministre de la Communication, Aliou Sall, a mis l’accent sur l’importance de cette initiative. Selon lui, l’objectif est clair : « Mettre en place un dispositif efficace qui, sans entraver les libertés de presse et d’expression, impose le respect des normes démocratiques établies par la loi. »

Aliou Sall a souligné que l’ère numérique oblige chaque acteur à se doter de valeurs solides : « Intérêt général, cohésion sociale, engagement citoyen, défense des valeurs démocratiques et éthique doivent guider nos décisions. »

Le ministre a également exprimé sa confiance en la réussite de cette conférence, citant la qualité des participants, composés de services étatiques, experts et acteurs des médias. Il a évoqué le « New Deal Technologique », une initiative majeure en cours, et a précisé que les conclusions de la conférence contribueront à l’actualisation de l’avant-projet de loi, tout en définissant des étapes concrètes pour une régulation modernisée.

Le président du CNRA a, pour sa part, révélé que les premières délégations internationales sont déjà attendues. Le Sénégal devrait même, à l’issue de ces rencontres, prendre la présidence du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM), renforçant ainsi sa position sur la scène internationale.

Le ministre a fait valoir que la régulation des médias traditionnels est aujourd’hui bien maîtrisée grâce à des méthodes et législations éprouvées. En revanche, le défi actuel réside dans la régulation des plateformes numériques, véritable enjeu de cette conférence.

Retour en détention : Ndella Madior Diouf après les funérailles de son père

La détenue Ndella Madior Diouf a assisté, ce vendredi, aux funérailles de son père, le Pr. Madior Diouf, décédé le 23 janvier 2025. Grâce à une autorisation exceptionnelle accordée par le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Dakar, elle a pu rendre un dernier hommage à son père. Escortée par des agents de l’Administration pénitentiaire dans la plus grande discrétion, elle a regagné sa cellule à la fin de la cérémonie.

Ndella Madior Diouf est en détention depuis le 28 décembre 2023. Son arrestation est liée à des accusations concernant sa pouponnière, Keur Yeurmandé, située à Sacré-Cœur, qui fonctionnait sans autorisation administrative. Ce manquement a conduit à son placement sous mandat de dépôt.

Malgré les efforts de son avocat, Me Aboubacry Barro, qui avait introduit une demande de mise en liberté provisoire, celle-ci a été rejetée par les autorités judiciaires.

L’autorisation d’assister aux obsèques de son père a offert à Mme Diouf une courte parenthèse hors des murs de la prison, bien que ce retour à la vie familiale ait été marqué par la douleur du deuil.

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Régulation des médias : vers une nouvelle autorité pour encadrer le numérique et la presse

Le Sénégal s’engage dans une réforme majeure pour adapter son cadre législatif aux réalités du numérique et des médias modernes. Ce 24 janvier 2025, le Ministère de la Communication, de la Télécommunication et du Numérique (MCTN), en collaboration avec le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), a tenu une journée de partage autour d’un avant-projet de loi ambitieux. Celui-ci propose la création d’une nouvelle autorité administrative indépendante chargée de réguler aussi bien les médias traditionnels que les réseaux sociaux.

Depuis l’adoption de la loi n° 2006-04 du 4 janvier 2006, qui a donné naissance au CNRA, le paysage médiatique sénégalais a considérablement évolué. Cependant, cette loi se limite à la régulation de l’audiovisuel, excluant la presse écrite, la presse en ligne et les plateformes numériques, sauf en période électorale. L’explosion des réseaux sociaux et des outils numériques a accentué ces insuffisances, exposant le pays aux défis de la désinformation et des discours haineux.

Lors de la rencontre, Alioune Sall, expert des médias, a mis en lumière les dangers que représentent l’absence de régulation sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques. « Sans cadre clair, ces espaces deviennent des outils de désinformation et de propagation de discours haineux, mettant en péril la cohésion sociale », a-t-il alerté.

Le ministre de la Communication a, pour sa part, souligné la nécessité d’une approche consensuelle. « Nous devons garantir un équilibre entre la liberté d’expression et la responsabilité des acteurs médiatiques, tout en offrant au public des contenus éthiques et de qualité », a-t-il déclaré.

Mamadou Oumar Ndiaye, président du CNRA, a salué cette initiative, estimant qu’elle marque une avancée notable pour le secteur. « Aucun média, qu’il soit traditionnel ou numérique, ne doit échapper à la régulation », a-t-il affirmé. Il a également exprimé son espoir que cette nouvelle autorité permettra d’instaurer une meilleure discipline et une plus grande responsabilité dans la production et la diffusion des contenus.

Ce projet de loi vise à élargir la régulation aux réseaux sociaux, à la presse écrite et en ligne, dans un souci de mieux encadrer l’écosystème médiatique. Il prévoit également des mécanismes pour lutter contre les abus, tout en préservant la liberté d’expression.

La création de cette nouvelle autorité témoigne de l’engagement du Sénégal à relever les défis de l’ère numérique et à garantir un espace médiatique responsable et respectueux des droits des citoyens. Les consultations se poursuivront pour affiner les contours de cette réforme et s’assurer de son adoption dans les meilleurs délais.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom:  » Je tiens à exprimer ma totale solidarité à monsieur Farba Ngom »( Aliou Sall ).

Par une note transmise à la rédaction de Dakaractu, monsieur Aliou Sall a tenu d’abord à apporter son soutien à monsieur Farba Ngom.  » À l’instar de tous les démocrates du pays, je tiens à exprimer ma totale solidarité à monsieur Farba Ngom et ma désapprobation de l’acharnement politicien dont il fait l’objet ». Poursuivant, M. Sall a ensuite dénoncé la posture des nouvelles autorités.  » La démarche contre Farba Ngom est la énième manifestation de la dérive autoritaire et partisane dont le régime en place s’est fait l’auteur, en quelques petits mois d’exercice du pouvoir ». D’après lui,  » tous les républicains de ce pays doivent se mobiliser pour arrêter ces harcèlements à la fois injustes et dangereux pour la paix et la stabilité du Sénégal ».  » Nous en appelons à la sérénité des autorités actuelles du pays et surtout, nous espérons que la justice sénégalaise saura confirmer son indépendance et sa neutralité politique », a-t-il conclu.

Escroquerie : « Thioune Boutique » déféré au parquet de Diourbel pour une affaire de 15 millions de FCFA

L’influenceur connu sous le pseudonyme de « Thioune Boutique », star des réseaux sociaux grâce à ses vidéos humoristiques sur TikTok et YouTube, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire. Accusé d’avoir escroqué 15 millions de FCFA à un pharmacien, il a été déféré au parquet de Diourbel après son arrestation par la brigade de recherches de Kaolack.

Selon le plaignant, un pharmacien, l’affaire remonte à une transaction supposée concernant trois terrains, dont deux situés à Thiès. Malheureusement, les parcelles présentées par « Thioune Boutique » appartenaient en réalité à d’autres propriétaires. Entre-temps, l’influenceur aurait quitté le pays, se rendant en Italie et au Maroc, probablement pour échapper à la justice.

C’est finalement à Kaolack que l’influenceur a été appréhendé. D’après les informations rapportées, il était revenu discrètement au Sénégal et avait été attiré dans un guet-apens sous forme d’une demande de publicité fictive. Transféré à la gendarmerie de Darou Marnane, il a ensuite été déféré au parquet de Diourbel pour répondre de ces accusations.

Cette affaire met en lumière les dérives potentielles des figures publiques et des influenceurs, rappelant les risques associés à la confiance placée en certaines personnalités médiatiques. Si les faits sont avérés, cette situation pourrait ternir l’image de « Thioune Boutique », jusqu’alors apprécié pour son humour et sa créativité en ligne.

Moustapha Diakhaté, après sa sortie de prison : « Plus que jamais déterminé à défendre le Sénégal et les Sénégalais »

De retour après son incarcération à Rebeuss, Moustapha Diakhaté, ancien parlementaire et figure politique sénégalaise, s’est exprimé sur son expérience et ses aspirations renouvelées pour le Sénégal. Lors d’un entretien sur la RFM, il a partagé ses réflexions sur son séjour en prison et affirmé son engagement intact pour les valeurs démocratiques.

« Je suis en très bonne santé. Et, comme avant mon entrée en prison, je reste convaincu que le combat pour le respect du pluralisme et de la liberté d’expression reste mon crédo », a déclaré Moustapha Diakhaté, déterminé et serein.

Qualifiant son passage à Rebeuss de véritable leçon de vie, il a décrit la prison comme une expérience enrichissante. « Rebeuss, c’est le plus grand livre que tout Sénégalais doit lire. C’est une vraie université : quand on y entre, on apprend davantage sur le Sénégalais et ses problèmes. Un séjour à Rebeuss, même s’il faut payer pour y aller, il faut le faire. J’ai beaucoup appris là-bas », a-t-il affirmé.

Moustapha Diakhaté a réitéré son engagement politique, qu’il estime aujourd’hui encore plus fort. « Mon combat reste un combat pour la défense du pluralisme et de la liberté d’expression, autrement dit, pour la démocratie, l’État de droit et la bonne gouvernance. Je suis plus que jamais déterminé à consacrer ma vie à la défense du Sénégal et des Sénégalais », a-t-il insisté.

L’ancien parlementaire a promis de revenir plus en détail sur ces différents aspects lors d’une prise de parole prévue mardi, sans donner davantage de précisions sur le contenu ou le cadre de cette intervention.

LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE FARBA NGOM : Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione s’abstiennent

Lors du vote à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom, des abstentions notables ont marqué les esprits. Amadou Ba (Jamm Ak Jariñ), Tafsir Thioye et Mbaye Dione, tous anciens membres de l’Alliance pour la République (APR) avant les élections de 2024, ont décidé de ne pas prendre position en votant ni pour, ni contre.
Ces trois figures politiques, autrefois alliées au sein du même camp que le maire des Agnams, étaient des soutiens actifs de l’APR avant la recomposition du paysage politique sénégalais après les dernières échéances électorales. C’est pourquoi leur choix de s’abstenir a suscité des interrogations, notamment sur leurs motivations et leur position actuelle vis-à-vis de leur ancien parti.
Si une majorité écrasante de députés a voté en faveur de la levée de l’immunité de Farba Ngom, cette abstention collective d’anciens alliés de l’APR reflète une certaine réserve ou désaccord face à la procédure en cours.

Assemblée nationale : levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom

La séance de ce matin à l’Assemblée nationale a abouti à une décision majeure : la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom. Sur les 136 députés présents, 130 ont voté en faveur de cette mesure, marquant une étape décisive dans cette affaire.

Ce vote a été marqué par des tensions au sein de l’hémicycle. Les députés de Takku Wallu Sénégal ont quitté la salle en signe de protestation, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une démarche biaisée de la part de la majorité parlementaire. Leur départ a accentué les divisions politiques au sein de l’Assemblée, où les débats étaient déjà houleux.

Avec la levée de son immunité, Farba Ngom pourrait désormais être soumis à des poursuites judiciaires, selon les raisons invoquées par les autorités compétentes. Cette décision ouvre la voie à des investigations ou procédures judiciaires, bien qu’aucune information détaillée n’ait été communiquée sur les charges éventuelles.

Ce vote s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes entre majorité et opposition. Il constitue également un signal fort sur la capacité de l’Assemblée nationale à traiter des cas sensibles, malgré les critiques de partialité et les divisions internes.

Abdou Mbow, membre de la Commission Ad Hoc : « Je demande à mes collègues de ne pas cautionner… »

🔴 [DIRECT – Assemblée Nationale] Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom

Air Sénégal : scandale autour des billets “Staff Travel”, 200 millions de FCFA détournés

La compagnie nationale Air Sénégal se retrouve au cœur d’un scandale de grande envergure. Un audit interne, initié par le nouveau directeur général El Hadji Tidiane Ndiaye, a dévoilé un réseau frauduleux gravitant autour des billets « Staff Travel » – des billets à tarif réduit réservés aux employés. Selon les révélations du quotidien Libération, près de 200 millions de FCFA auraient été détournés, mettant en lumière une mafia bien organisée qui a exploité les failles du système.

L’affaire a pris une tournure judiciaire avec l’entrée en scène de la Division des investigations criminelles (Dic). La cheffe du service « Staff Travel » a été arrêtée discrètement à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et placée en garde à vue. Lors de son audition, elle aurait reconnu une partie des faits et désigné un ancien haut responsable de la compagnie comme complice. Ces révélations promettent d’élargir l’enquête et d’exposer un réseau encore plus vaste.

Le mode opératoire du réseau était sophistiqué : des billets « Staff Travel » destinés aux employés étaient illégalement revendus à des tiers, tandis que des billets commerciaux suivaient des circuits parallèles pour échapper à la comptabilité officielle. Les fonds générés par ces pratiques n’ont jamais rejoint les caisses de la compagnie, aggravant une situation financière déjà préoccupante.

El Hadji Tidiane Ndiaye, déterminé à assainir la gestion de la compagnie, a déposé une plainte après les résultats de l’audit interne. Ce scandale pourrait servir de tremplin pour revoir les processus internes et réduire les risques de nouvelles malversations. La direction générale s’engage à aller jusqu’au bout pour rétablir la crédibilité d’Air Sénégal, qui aspire à représenter un Sénégal moderne et compétitif.

Alors que la Dic poursuit ses investigations, plusieurs questions demeurent : combien de personnes sont impliquées dans ce réseau ? Quelle est l’étendue réelle du préjudice financier ? L’arrestation de la cheffe du service n’est probablement que le début d’une série d’interpellations visant à démanteler complètement cette organisation criminelle.

Ce scandale met en lumière les défis auxquels Air Sénégal est confrontée. Alors qu’elle ambitionne de s’imposer comme un fleuron du transport aérien en Afrique de l’Ouest, cette crise menace de ternir son image et de saper la confiance des investisseurs et des passagers. La transparence et la rigueur seront essentielles pour regagner la crédibilité nécessaire à son développement.

Braquage à l’hôtel Riu Baobab : un ancien indicateur de la gendarmerie à la tête d’un réseau criminel

Un coup de théâtre a secoué la Petite-Côte ce week-end, avec le braquage spectaculaire de l’hôtel Riu Baobab, joyau touristique de Pointe Sarène. Le butin s’élève à plus de 12 millions de FCFA, mais l’identité du cerveau de l’opération défraie davantage la chronique. Il s’agit d’un ancien indicateur de la gendarmerie de Popenguine, passé de l’ombre à la lumière dans une trahison glaçante.

Les forces de sécurité, notamment les brigades de recherches de Saly Portudal, Joal et Nianing, ont mené une traque éclair qui a permis d’arrêter six des vingt membres de cette bande armée. L’enquête, pilotée par le colonel de la Section de recherches de Thiès, s’est appuyée sur les images de vidéosurveillance pour localiser les suspects. Ces derniers, croyant pouvoir se cacher dans des hameaux reculés du département de Mbour, ont été pris de court.

Jeudi à l’aube, sous la direction du commandant Ousmane Ndiaye, les gendarmes de Saly Portudal ont surpris plusieurs malfaiteurs, endormis, dans des caches improvisées. Parmi les arrestations les plus notables figure celle d’un homme de 45 ans, intercepté lors d’une descente spectaculaire sur la plage de Ngazobil.

Le cerveau présumé, un ancien indicateur de la gendarmerie, avait gagné la confiance des autorités en jouant le rôle d’un repenti. Cependant, il n’avait jamais coupé les ponts avec le monde du crime. Récemment libéré de prison, il a orchestré l’attaque en réunissant une vingtaine d’hommes armés. Cette trahison a profondément marqué les forces de sécurité, mais son arrestation est une victoire majeure contre les réseaux criminels de la région.

Bien que six suspects soient sous les verrous, quatorze membres de la bande sont encore en fuite. Les forces de sécurité, notamment à Joal et Nianing, redoublent d’efforts pour démanteler entièrement ce réseau. Les individus arrêtés devront répondre aux questions des enquêteurs dans les prochains jours.

Pour l’hôtel Riu Baobab et l’industrie touristique de la Petite-Côte, ce braquage est un sérieux avertissement. Bien que les responsables de l’établissement saluent l’efficacité des forces de l’ordre, cet incident souligne la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels les forces de sécurité sont confrontées, notamment l’infiltration d’éléments déloyaux dans leurs rangs. Les enquêtes à venir pourraient dévoiler des ramifications encore plus étendues de ce réseau criminel. Ce braquage spectaculaire marque sans doute un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée sur la Petite-Côte.

Immatriculation des deux-roues : plus de 18 000 demandes enregistrées, lancement de la plateforme Bindou.Mitta

Le processus d’immatriculation des motos de cylindrée supérieure à 49 cc non enregistrées, lancé il y a deux semaines, connaît un franc succès. Plus de 18 000 demandes ont été enregistrées auprès des services des mines. Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, s’est félicité de ces résultats lors de la clôture d’un atelier de diagnostic et de formulation de la stratégie de la Lettre de politique sectorielle de développement.

Selon le ministre, ces chiffres représentent une avancée significative, équivalant au total des cartes grises émises en 2024. Il a attribué cette mobilisation à la volonté du gouvernement de réduire les accidents de la route. « Nous avons agi sur instruction du Premier ministre pour anticiper sur les recommandations des états généraux des transports. Dakar reste hors classement, mais des régions comme Ziguinchor et Kaolack, où des manifestations ont eu lieu, se démarquent par des taux d’immatriculation quasi-totaux », a expliqué M. Diémé.

Cependant, un défi persiste : le faible taux de retrait des cartes grises, malgré les nombreuses demandes enregistrées. « Sur 18 000 demandes, seules 11 000 cartes grises ont été émises. J’encourage tout le monde à finaliser les formalités nécessaires au retrait », a insisté le ministre.

Depuis le lancement de cette opération le 6 janvier 2025, Yankhoba Diémé a rencontré les représentants des motocyclistes à deux reprises pour aborder leurs préoccupations. Parmi les cinq griefs soulevés, quatre ont été immédiatement résolus. La question de la prolongation des délais a cependant suscité des débats, le ministre estimant que l’opération devait respecter les 90 jours initialement prévus. « Le recensement national a été réalisé en trois mois, et nous devons garder cette même ambition », a-t-il défendu.

Pour répondre aux besoins croissants, des sites supplémentaires ont été envisagés à Rufisque, Guédiawaye, Pikine et même au CICES, bien que ce dernier soit en attente d’une validation pour éviter de perturber la circulation. Une commission itinérante a également été déployée pour faciliter les enregistrements dans les régions éloignées des chefs-lieux.

Le ministre a également annoncé le lancement de la plateforme numérique Bindou.Mitta, conçue pour simplifier le processus de réservation des rendez-vous. « Cette application gratuite permet aux jeunes propriétaires de motos de réserver une date directement depuis leur téléphone portable. Elle est intuitive, digitale et répond aux attentes de notre jeunesse connectée », a expliqué Yankhoba Diémé. Un tutoriel vidéo accompagne cette initiative pour en garantir l’utilisation efficace.

Le ministre a conclu en rappelant l’importance de cette opération d’immatriculation pour la sécurité publique. « Se faire identifier et immatriculer est un impératif. Cette démarche ne relève pas d’un choix individuel mais d’une responsabilité collective », a-t-il affirmé, soulignant l’engagement du gouvernement à résoudre toutes les difficultés liées au processus.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°378 – du 24/01/2025

🔴 DÉMONSTRATION DE FORCE EN L’HONNEUR DE FARBA NGOM : LE NORD COUVE SON FILS
🔴 DÉTÉRIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES DE 2,6 POINTS : LA MACHINE INDUSTRIELLE EN GRÈVE

🔴 BEACH SOCCER STARS 2024 : SIX « LIONS » NOMINÉS DANS TROIX CATÉGORIES
🔴 AUDITION PAR LE CNG SUR L’ALTERCATION AVEC FRANC : JACOB BALDÉ REGRETTE SON GESTE

Haro sur le baudet!

En vertu des dispositions combinées de l’article 61 de la Constitution et de l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député bénéficie d’une protection dérogatoire du droit commun. Il s’agit de l’immunité parlementaire qui est un concept bivalent: l’irresponsabilité et l’inviolabilité.

Pour le cas de Farba Ngom, il s’agit de l’inviolabilité car, les faits qui pourraient lui être reprochés ne se rattachent pas à ses actes posés, opinions émises ou votes dans l’exercice de ses fonctions.

C’est pour enrayer cette inviolabilité que, par lettre n°018/CONF/PF/PJF/MJ le 3 janvier 2025, le Ministre de la Justice a transmis au Président de l’Assemblée nationale, la requête du Procureur du Pool judiciaire financier qui juge nécessaire d’entendre Farba Ngom sur des motifs qui justifient la levée de son immunité parlementaire.

Mais selon Me Aissata Tall Sall, députée chargée de défendre Farba Ngom devant la Commission ad hoc, aucun motif étayé par un dossier n’a été fourni par le Parquet financier.

Or la Commission ad hoc doit se prononcer uniquement sur le caractère sérieux, loyal, sincère et transparent de la demande. Cependant celle-ci ne porte aucune appréciation quant au fond du dossier, à l’exactitude des faits, ou à la procédure suivie par le juge.

Pourquoi alors autant de précipitations suspectes et de maladresses?

Dans l’esprit de la loi et la jurisprudence constante en la matière, l’immunité parlementaire ne fait pas obstacle à l’ouverture d’une enquête, ni même à l’engagement des poursuites. C’est pourquoi Farba Ngom aurait pu être entendu en qualité de témoin ou de mis en cause, dans les formes ordinaires de l’audition simple, ou interrogé et même inculpé, le cas échéant.

Mieux, l’immunité parlementaire ne fait pas obstacle à une perquisition au domicile d’un député, ni à une fouille de son véhicule

Seules, l’arrestation ou toute autre mesure privative ou restrictive de liberté susceptible d’être décidée à l’encontre d’un membre de l’Assemblée nationale, à peine de nullité, doit faire l’objet d’une demande d’autorisation formulée par le Procureur général près la Cour d’appel compétente et transmise par le Garde des sceaux, ministre de la justice, au Président de l’assemblée nationale. Cette demande doit indiquer précisément les mesures envisagées ainsi que les motifs invoqués.

En ce qui concerne la levée de l’immunité parlementaire, la Commission doit se référer aux principes de base du droit procédural: la transparence, sécurité et prévisibilité du droit, impartialité, droit d’opposition et de défense.

De ce qui précède, la Commission ad hoc devait travailler en toute transparence en mettant à la disposition de ses membres tous les éléments du dossier afin de leurs permettre d’apprécier du caractère sérieux de la demande du procureur. Elle a préféré faire le black-out sur le dossier qui aurait être disponible pour tous les commissaires.

En outre, les imputations du Procureur financier doivent découler de faits précis constitutifs d’une infraction dont la qualification et la sanction sont prévues par des textes préalablement existants.

Ensuite, toutes les voies d’opposition auraient dû être ouvertes au profit du mis en cause. Or certains membres de Pastef qui siègent dans la Commission ad hoc, se sont singularisés par des prises de position publiques à l’encontre de Farba Ngom à chaque fois que l’occasion leur a été donnée. Ils sont disqualifiés pour connaître de cette affaire. Qui plus est, l’immunité parlementaire ne protège pas le député, mais l’institution parlementaire dont il est membre; ce qui impose à tous les membres de la Commission, une attitude loyale et impartiale vis-à-vis de leur collègue.

Enfin, les droits de la défense ont été bafoués dès lors que la Commission n’a pas transmis à Me Aissata Tall Sall, le dossier qui doit renseigner précisément sur les mesures envisagées ainsi que les motifs invoqués mettant en cause son collègue. La seule lettre du Procureur qui n’avait pas encore ouvert une information judiciaire, ne suffit pas.

En conclusion, la résolution de la Commission ad hoc demandant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, est entachée d’irrégularités manifestes et traîne un vice congénital. Car elle procède d’une initiative politique enclenchée depuis que le Premier Ministre Ousmane Sonko a publiquement décidé au cours d’un meeting à Agnam, que Farba Ngom ne participera plus à une élection.

En outre, l’Assemblée nationale qui cède à la procrastination, est dans une dynamique de se saborder et d’être une boîte à lettres au service du binôme Diomaye-Sonko. Ce qui serait une preuve supplémentaire que l’Assemblée nationale de rupture tant promise est une arlésienne qu’il faut aller chercher aux Calendes Grecques.

Babacar Gaye
Ancien député
Président de Mankoo Mucc

Affaire Farba Ngom : Le ministre Ousmane Diagne défend la légalité de la procédure et rejette toute politisation

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, s’est exprimé ce jeudi 23 janvier 2025, sur l’affaire Farba Ngom lors de la Conférence annuelle des Chefs de parquet. Alors que cette procédure suscite de vifs débats et accusations de politisation, le Garde des Sceaux a tenu à clarifier la position de son ministère et la légalité de l’action judiciaire en cours.

Interrogé sur cette affaire médiatisée, Ousmane Diagne a d’abord indiqué qu’il ne commenterait pas le fond du dossier, rappelant qu’il s’agit d’une procédure pénale en cours. Toutefois, il a tenu à expliciter les mécanismes qui encadrent ce type de procédure, notamment le rôle de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (Centif). Selon lui, les rapports de la Centif, qui jouent un rôle central dans cette affaire, sont directement transmis au procureur de la République, indépendamment de toute intervention de sa part ou de son ministère.

Le ministre a précisé que la loi de 2024 sur le blanchiment des capitaux impose au procureur de saisir immédiatement un juge d’instruction dès qu’il reçoit des informations pertinentes impliquant des infractions financières graves. Dans ce cadre, a-t-il expliqué, la qualité et les fonctions de la personne mise en cause peuvent entraîner des contraintes procédurales spécifiques. Ces règles visent, selon Ousmane Diagne, à garantir une gestion rigoureuse et légale des affaires tout en préservant l’intégrité des institutions judiciaires.

Ousmane Diagne a fermement rejeté les accusations selon lesquelles cette affaire aurait une dimension politique. Il a souligné que l’indépendance du parquet et des magistrats est pleinement respectée, rappelant que son rôle en tant que ministre de la Justice se limite à veiller au bon fonctionnement des institutions judiciaires, sans ingérence dans les dossiers spécifiques. Selon lui, l’ouverture de la procédure contre Farba Ngom est avant tout le résultat des mécanismes prévus par la loi, lesquels s’appliquent à tous, sans distinction de statut ou de position.

Cette affaire, qui implique le député-maire Farba Ngom, s’inscrit dans un contexte judiciaire tendu. La demande de levée de son immunité parlementaire a suscité de nombreuses réactions, alimentant les discussions autour de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice au Sénégal. Farba Ngom, une figure influente de l’Alliance pour la République (APR), est accusé de faits graves sur la base d’un rapport financier, et le déroulement de cette affaire sera suivi de près par l’opinion publique.

Le ministre Ousmane Diagne a insisté sur l’importance de maintenir la transparence et la légalité dans cette procédure, afin de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires. En défendant la neutralité de la justice dans cette affaire, il a appelé à laisser la procédure suivre son cours, loin des considérations partisanes. Pour lui, cette situation est une opportunité de démontrer l’engagement du Sénégal en faveur d’une justice équitable et impartiale, même dans des cas impliquant des personnalités influentes.

Migration circulaire : ADHA exige transparence et équité pour les jeunes Sénégalais

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a appelé les autorités sénégalaises à garantir une gestion transparente et équitable du Programme de Migration Circulaire Espagne-Sénégal. Ce projet, orchestré par la Direction Générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur (DGAE), sous la supervision du Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’Extérieur et du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, vise à recruter des ouvriers agricoles pour des contrats saisonniers en Espagne.

Le programme offre à de jeunes Sénégalais une chance de travailler légalement en Espagne, dans un contexte où la migration représente une aspiration pour de nombreux jeunes en quête de meilleures opportunités. ADHA considère ce programme comme une initiative prometteuse, mais insiste sur la nécessité de conditions de sélection transparentes et inclusives.

L’ONG encourage les jeunes remplissant les critères à soumettre leurs candidatures dans les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) entre le 27 et le 29 janvier 2025. Adama Mbengue, président de l’ADHA, a souligné que ce programme pourrait transformer la vie de nombreux candidats, à condition que le processus soit conduit avec rigueur et impartialité.

Malgré le potentiel du programme, ADHA a exprimé des préoccupations concernant la gestion et la communication autour de ces initiatives. Elle déplore le manque de transparence dans la gestion des projets liés à la migration circulaire. Un exemple frappant est l’aide publique au développement de 128 millions d’euros (environ 85 milliards de FCFA) destinée à financer les projets migratoires entre le Sénégal et l’Espagne pour la période 2019-2023. À ce jour, aucun rapport public n’a été partagé sur l’utilisation de ces fonds, ce qui suscite des interrogations sur leur gestion.

L’ONG appelle également à une meilleure gestion des contrats saisonniers, souvent coordonnés par les BAOS et l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes). Elle plaide pour une accessibilité accrue aux informations nécessaires pour garantir à tous les jeunes une chance égale de participer.

Dans ce contexte, ADHA demande une réforme dans la gestion des programmes migratoires, afin d’assurer une gouvernance plus transparente et respectueuse des droits humains. Selon l’organisation, cette approche permettrait non seulement de garantir des conditions de travail dignes pour les migrants, mais aussi de renforcer la confiance des jeunes envers ces initiatives.

Pour ADHA, une gestion inclusive et équitable des projets migratoires constitue un impératif pour répondre aux aspirations des jeunes Sénégalais tout en respectant leurs droits fondamentaux. Une telle démarche contribuerait à établir une base solide pour des relations bilatérales efficaces et bénéfiques entre le Sénégal et ses partenaires internationaux.

Affaire Tabaski Ngom : Momath Ba placé sous contrôle judiciaire

Dans le cadre de l’enquête sur le détournement présumé de 700 millions de francs CFA, Momath Ba, ancien directeur général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (Aprosi), a été placé sous contrôle judiciaire ce jeudi 23 janvier. Cette décision du juge d’instruction financier intervient après que l’accusé a versé une consignation de 90 millions de francs CFA, un geste perçu comme un engagement de sa part en attendant la suite des procédures judiciaires.

Momath Ba est inculpé aux côtés de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, déjà placée sous mandat de dépôt. Les deux prévenus font face à des accusations graves, notamment de détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs.

Selon des sources proches du dossier, l’enquête cherche à établir les mécanismes utilisés pour détourner les fonds publics et à identifier le rôle précis de chaque acteur dans ce scandale financier. L’affaire suscite une vive indignation, en raison des montants impliqués et de la responsabilité publique des mis en cause.

Le placement sous contrôle judiciaire impose à Momath Ba des restrictions strictes, telles que l’interdiction de quitter le territoire national et l’obligation de se présenter régulièrement devant les autorités judiciaires. Pendant ce temps, Tabaski Ngom reste en détention provisoire, tandis que les investigations se poursuivent pour élucider cette affaire qui a secoué le secteur public.

Ce dossier souligne l’importance de la lutte contre la corruption et de la préservation des ressources publiques, un enjeu clé pour la justice sénégalaise dans sa quête de transparence et de responsabilité.

Détournement et blanchiment : Tabaski Ngom placée sous mandat de dépôt

Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, a été placée sous mandat de dépôt ce jeudi 23 janvier par le juge d’instruction financier. Elle fait face à de lourdes accusations dans le cadre d’une enquête portant sur des irrégularités dans la gestion des finances publiques.

Les chefs d’inculpation retenus contre elle incluent : association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux à un système informatique, et entrave à un système informatique. Ces charges révèlent l’ampleur des soupçons qui pèsent sur elle et d’éventuelles ramifications dans le milieu de la gestion publique.

Dans cette affaire, Tabaski Ngom n’est pas seule. Deux autres personnes, Momath Ba et Mor Guéye, sont également impliquées et ont été entendues par le juge d’instruction. Selon des informations relayées par Seneweb, le parquet financier aurait requis un mandat de dépôt à leur encontre également, montrant ainsi la volonté des autorités judiciaires de traiter ce dossier avec rigueur.

Les investigations en cours mettent en lumière des pratiques qui, si elles sont avérées, pourraient sérieusement entacher la gestion des fonds publics et renforcer la nécessité d’une réforme dans les mécanismes de contrôle.

Ce placement sous mandat de dépôt marque une étape importante dans cette affaire, qui suscite une vive réaction dans l’opinion publique. La justice devra désormais faire toute la lumière sur ces accusations graves afin de déterminer les responsabilités et rétablir la confiance dans la gestion des ressources publiques.

Agnam : Farba Ngom crache ses vérités et réaffirme sa fidélité à Macky Sall

Lors de la mobilisation politique organisée à Agnam en son honneur, le député-maire Farba Ngom a pris la parole pour exprimer sa détermination à continuer son combat politique, malgré les turbulences actuelles. Dans un discours marqué par la fermeté, il a dénoncé ce qu’il considère comme un acharnement à caractère politique visant à ternir son image et fragiliser son rôle au sein de l’Alliance pour la République (APR).

« C’est un acharnement purement politique, mais je reste plus que jamais déterminé à poursuivre ma carrière politique aux côtés de Macky Sall », a-t-il affirmé devant une foule acquise à sa cause. Réitérant son allégeance à l’ancien président sénégalais, il a souligné que son parcours politique s’est construit grâce à l’accompagnement et aux enseignements de Macky Sall : « C’est avec lui que j’ai tout appris en politique. Je reste donc déterminé à poursuivre cette dynamique et cet engagement au sein de l’APR. »

Dans un contexte où une demande de levée de son immunité parlementaire a été formulée, Farba Ngom a préféré garder une posture de sérénité, déclarant qu’il s’en remet à la volonté divine : « Je m’en remets au Tout-Puissant, l’Omnipotent. » Cette déclaration laisse entendre qu’il fait face à cette épreuve avec foi et résilience, tout en maintenant sa ligne politique.

Le chargé de la mobilisation et de l’organisation au sein de l’APR a également profité de cette rencontre pour adresser un message à ses militants. Il les a invités à rester mobilisés et unis dans la défense des valeurs du parti et dans le soutien à Macky Sall. Pour lui, la cohésion interne et la fidélité aux idéaux de l’APR sont essentielles pour surmonter les défis actuels.

Ce discours de Farba Ngom intervient à un moment où les tensions politiques s’intensifient au Sénégal, avec des rivalités exacerbées entre l’APR et l’opposition. Sa prise de parole vise non seulement à galvaniser ses soutiens, mais aussi à afficher une posture de résistance face à ce qu’il perçoit comme des tentatives de déstabilisation.

La mobilisation d’Agnam, marquée par une forte affluence, témoigne de l’attachement de sa base à sa personne et à son action politique. Farba Ngom s’est présenté comme un acteur clé du parti, prêt à faire face aux défis tout en maintenant son engagement auprès de Macky Sall et des militants de l’APR.

Agnam : Papa Malick Ndour défend Farba Ngom et s’en prend à Ousmane Sonko

Lors d’une mobilisation politique organisée ce jeudi à Agnam, dans le département de Matam, le soutien populaire en faveur de Farba Ngom, chargé de la mobilisation au sein de l’Alliance pour la République (APR), a été largement affiché. L’ancien ministre et président du conseil départemental de Guinguinéo, Papa Malick Ndour, a profité de cette occasion pour défendre vigoureusement Farba Ngom tout en critiquant Ousmane Sonko, leader de l’opposition.

Selon Papa Malick Ndour, cette mobilisation au Fouta est une preuve éclatante de la loyauté des populations locales envers leur fils, Farba Ngom, qu’il qualifie de pilier dans le paysage politique de la région. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’acharnement orchestrée contre ce dernier.

S’adressant directement à Ousmane Sonko, Papa Malick Ndour a lancé une critique cinglante : « Qu’Ousmane Sonko sache qu’il a le même travail de courtier que Farba Ngom. Nous ne laisserons pas Farba Ngom seul dans ce combat. » Ces propos visent à relativiser les critiques dont Farba Ngom fait l’objet et à le placer sur un pied d’égalité avec ses adversaires.

La mobilisation, à laquelle ont pris part de nombreux responsables de l’APR, a également été l’occasion de rappeler l’importance de la cohésion et de la solidarité au sein du parti. Papa Malick Ndour a insisté sur le fait que Farba Ngom ne sera pas abandonné et que le parti restera uni face aux attaques de l’opposition.

Ce soutien politique s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’APR et les partisans d’Ousmane Sonko, exacerbées par des divergences idéologiques et des enjeux électoraux à venir. Le rassemblement d’Agnam met en lumière la polarisation qui caractérise la scène politique sénégalaise et témoigne de l’importance stratégique que les partis accordent à des figures influentes comme Farba Ngom.

Justice : Plus de 3 milliards de francs CFA d’amendes non recouvrés entre 2022 et 2024 au TGI de Dakar, selon le ministre Ousmane Diagne

Lors de l’ouverture des concertations des chefs de parquet, axées sur la redynamisation des bureaux d’exécution des peines et la problématique de la surpopulation carcérale, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a mis en lumière une situation préoccupante concernant le recouvrement des amendes judiciaires. Selon les études menées sous sa direction par la direction des affaires criminelles et des grâces, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Dakar affiche un montant de plus de 3 milliards de francs CFA d’amendes prononcées entre 2022 et 2024 qui n’ont toujours pas été recouvrées.

Le ministre a indiqué que ce chiffre illustre non seulement le rôle potentiel que la justice pourrait jouer dans l’économie nationale, mais aussi les faiblesses actuelles dans l’exécution des décisions judiciaires. Cette somme représente une ressource significative qui, une fois recouvrée, pourrait contribuer directement au budget de l’État.

Dans son discours, Ousmane Diagne a souligné que le renforcement de l’implication des acteurs judiciaires, en particulier les procureurs, est essentiel pour améliorer le recouvrement des amendes, des confiscations et des autres frais de justice. Il a insisté sur l’importance de faire de la justice un pilier dans la sauvegarde des ressources publiques et une actrice active de l’économie nationale.

Pour répondre à ces enjeux, le ministère de la Justice a entrepris plusieurs initiatives. Un guide de recouvrement des amendes a été élaboré pour orienter les acteurs judiciaires dans cette tâche complexe. Des bureaux d’exécution des peines ont été installés dans certaines juridictions afin de renforcer les capacités locales en matière de recouvrement. Par ailleurs, des moyens matériels ont été déployés pour soutenir ces efforts et améliorer les performances des parquets.

Cependant, malgré ces avancées, des défis structurels persistent. Ousmane Diagne a admis que l’exécution des condamnations pécuniaires est encore entravée par plusieurs obstacles. Parmi ceux-ci figurent l’anachronisme des processus d’exécution, qui ne répondent pas toujours aux exigences modernes, et l’éparpillement des responsabilités entre les différents acteurs impliqués. En outre, l’absence de coordination efficace et le manque de moyens humains et matériels continuent de limiter les résultats.

Le ministre a également évoqué la nécessité d’une meilleure exploitation des statistiques disponibles pour identifier les lacunes et proposer des solutions adaptées. Il a affirmé que l’État est déterminé à moderniser les mécanismes de recouvrement et à mobiliser davantage de ressources pour répondre aux attentes.

Ces concertations entre chefs de parquet visent à produire des recommandations concrètes pour relever ces défis. Ousmane Diagne a conclu en appelant à un engagement collectif des magistrats et des procureurs pour que la justice puisse jouer pleinement son rôle dans la préservation des ressources publiques et le respect des décisions judiciaires. Cette mobilisation est, selon lui, essentielle pour garantir que la justice contribue de manière significative au développement économique du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°378 – du 23/01/2025

🔴 PROJET DE DÉCRET PORTANT TRANSFÈREMENT DE CONDAMNÉS ENTRE LE SÉNÉGAL ET LE MAROC : MACKY SALL VISÉ ?
🔴 « MANŒUVRES JUDICIAIRES ET POLITIQUES » : LA DÉFENSE DE FARBA ACCUSE !

🔴 LEAGUE EUROPA / TOUCHÉ À L’ENTRAÎNEMENT : PAPE MATAR SARR FORFAIT CONTRE HOFFENHEIM
🔴 LIGUE DES CHAMPIONS : BELLE SOIRÉE POUR LE REAL MADRID, ARSENAL ET L’AC MILAN

Culture : L’artiste Queen Biz nommée Présidente du Conseil d’Administration du Théâtre Sorano

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a désigné ce mercredi 22 janvier 2025, l’artiste Queen Biz comme Présidente du Conseil d’Administration (PCA) du Théâtre national Daniel Sorano. Cette décision a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres.

De son vrai nom Coumba Diallo, Queen Biz est une artiste accomplie et détentrice d’un Master II en Sciences Politiques, Relations Internationales et Diplomatie. Ce choix reflète une volonté d’allier compétence artistique et expertise académique pour dynamiser cette institution emblématique de la culture sénégalaise.

Elle succède à Keyssi Bousso, marquant un nouveau chapitre pour le Théâtre national Daniel Sorano, placé sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Cette nomination symbolise une reconnaissance des talents multiples de Queen Biz et une démarche pour intégrer des profils diversifiés dans les postes de responsabilité culturelle au Sénégal.

38 interpellations, saisie de drogue et d’armes blanches : La police mène une opération coup de poing à Grand-Yoff

Le commissariat central de Dakar, sous la direction du commissaire divisionnaire Mamadou Tendeng, a intensifié ses efforts pour rétablir la sécurité et rassurer les habitants de Grand-Yoff. Ce mercredi 22 janvier, une opération d’envergure a été menée dans plusieurs quartiers sensibles de la localité, connus pour leur criminalité.

Cette descente policière, organisée en collaboration avec la Sûreté urbaine (SU) et le Groupement mobile d’intervention (GMI), a ciblé des zones comme Senzala, Marché Gang, Opinthio et Sans-Loi. Ces lieux sont réputés être des fiefs de délinquance et des plaques tournantes du trafic de drogue.

L’opération, lancée à 16 heures, s’est soldée par l’interpellation de 38 individus. Parmi eux, quatre personnes ont été arrêtées pour offre ou cession de drogue, avec une saisie de 20 cornets de chanvre indien. Onze autres ont été appréhendées pour détention et trafic collectif, impliquant un total de 2,8 kg de drogue. Un suspect a été pris en flagrant délit de trafic de haschich, portant sur 16 boulettes. Quatre individus ont été interpellés pour usage collectif de chanvre indien, avec quatre cornets et cinq joints saisis.

En outre, un individu a été arrêté pour coups et blessures volontaires. Cinq autres ont été trouvés en possession d’armes blanches, notamment cinq couteaux et trois machettes, souvent utilisés dans des agressions. Deux personnes ont été placées en garde à vue pour nécessités d’enquête, tandis que dix autres ont été arrêtées pour vérification d’identité.

Cette vaste opération témoigne de la détermination des forces de l’ordre à démanteler les réseaux criminels et à lutter contre la prolifération des armes blanches et des stupéfiants. Les autorités espèrent ainsi réduire la criminalité et restaurer un climat de sécurité dans les quartiers concernés.

Podor : Les producteurs d’oignon demandent des équipements adaptés pour préserver leurs récoltes

Les producteurs d’oignons du département de Podor, sous l’égide de l’Interprofessionnelle des producteurs d’oignons du Sénégal (IPOS), ont lancé un appel pour des équipements de conservation adaptés à leurs récoltes, dans le but d’améliorer la durabilité et la qualité de leurs produits.

Selon Boubacar Sall, président de l’IPOS, le besoin urgent est d’obtenir des systèmes de conservation dotés d’une ventilation efficace, plutôt que des chambres froides, pour répondre aux particularités de l’oignon. « Nous mettons en valeur des milliers d’hectares chaque campagne maraîchère, mais le manque de moyens de conservation nous pousse à perdre une partie importante de nos récoltes, » a-t-il déclaré.

Outre l’insuffisance des équipements de conservation, les producteurs font face à des obstacles majeurs comme l’accès limité au financement et les coûts élevés du transport. Ces facteurs compromettent leur capacité à maximiser leurs revenus et à assurer une distribution efficace de leurs produits sur le marché national.

Pour la saison froide actuelle, environ 2 000 hectares d’oignons ont été cultivés dans les zones de Thillé Boubacar, Gamadji Saré et Cas-Cas-Saldé, sous la supervision de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta et de la Falémé (SAED). Les récoltes, en cours de commercialisation dans des localités comme Ndiandane, Ngeundar, Loboudou, Doué et Guia, se vendent entre 11 000 et 12 500 francs CFA pour un sac de 45 à 50 kg.

Les producteurs insistent sur la nécessité de mettre en place des infrastructures et des mécanismes pour résoudre ces problèmes structurels. Ils espèrent que les autorités locales et les partenaires au développement viendront en aide pour doter la région des équipements adéquats, tout en facilitant l’accès aux financements et en réduisant les coûts logistiques.

Amadou Tidiane Gaye à la tête du Trésor : une réorganisation stratégique pour les finances publiques

Le dernier Conseil des ministres a marqué un tournant majeur pour la gestion des finances publiques au Sénégal avec une série de nominations clés au sein des structures stratégiques. Ces changements visent à renforcer la gouvernance et l’efficacité dans la gestion des ressources financières de l’État.

Amadou Tidiane Gaye, nouveau Directeur général du Trésor

Amadou Tidiane Gaye, Inspecteur général d’État, matricule de solde n° 602562/G, a été nommé Directeur général du Trésor, succédant à Cheikh Tidiane Diop. Cette désignation reflète une volonté de dynamiser le leadership au sein de l’administration financière. M. Gaye, auparavant Directeur du Contrôle interne (DCI), est reconnu pour son expertise et sa rigueur dans le domaine des finances publiques.

Changements stratégiques au sein des directions

D’autres nominations ont également été actées, parmi lesquelles :

  • Direction du Contrôle interne (DCI) : Ndéye Dieynaba Ndiaye, Inspecteur principal du Trésor, remplace Amadou Tidiane Gaye.
  • Direction de l’Administration et du Personnel (DAP) : Amath Aw, Inspecteur principal du Trésor, succède à Sokhna Mbaye Diop.
  • Payeur général du Trésor : Kor Faye, Inspecteur principal du Trésor, remplace Mame Diama Diouf.
  • Trésorier payeur pour l’étranger (TPE) : Coumba Awa Odette Ngom succède à Amath Aw.
  • Trésorier général : Souleymane Sène prend la place d’Abdoulaye Fall.
  • Direction de la Comptabilité publique (DCP) : Mor Cissé succède à Pape Sidy Ndoye.
  • Direction de la Dette publique (DDP) : Alioune Diouf remplace Babacar Cissé.
  • Coordonnateur de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) : Amadou Oury Ba succède à Cheikh Ndiaye.

Ces nominations traduisent la volonté des autorités d’améliorer la transparence, la performance et la responsabilité dans la gestion des finances publiques. Elles s’inscrivent dans une démarche globale pour moderniser le système financier et répondre aux besoins croissants de la gestion des ressources de l’État.

Takku Wallu Sénégal défend Farba Ngom : Une bataille judiciaire et internationale en perspective

La coalition Takku Wallu Sénégal (TWS) a pris la défense de Farba Ngom, député de l’opposition, face à une procédure de levée de son immunité parlementaire qu’elle juge illégitime et politisée. Lors d’une déclaration de presse tenue ce mercredi, la TWS a dénoncé des « violations flagrantes » des droits du parlementaire, évoquant une volonté de l’exécutif de museler un opposant influent.

Selon la coalition, les actions contre Farba Ngom, un leader clé dans la région de Matam, sont motivées par des considérations politiques. Elle cite notamment des déclarations attribuées au Premier ministre Ousmane Sonko, évoquant des opposants fortunés qui n’auraient pas leur place dans le pays. Ces propos, selon la TWS, s’inscriraient dans une « purge politique » visant des figures de l’opposition.

La TWS affirme que Farba Ngom n’a pas été informé des charges précises retenues contre lui et que des perquisitions auraient été menées dans sa propriété de Diamniadio sans autorisation judiciaire. Les avocats de Farba Ngom, soutenus par un constat d’huissier, dénoncent une violation de la présomption d’innocence et des principes de transparence.

En outre, la coalition assure que Farba Ngom n’est pas impliqué dans des affaires de détournement de fonds publics, mais qu’il est la cible d’enquêtes fiscales cumulatives visant ses entreprises, notamment la SCI Haba, la SCP Sucre, et la SCP Tidiania. Elle considère ces enquêtes comme une tentative d’intimidation économique.

Takku Wallu Sénégal accuse l’exécutif d’instrumentaliser la justice pour neutraliser des adversaires politiques. Elle reproche au parquet financier d’avoir sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom sans fournir de preuves tangibles.

La coalition a également appelé l’Assemblée nationale à rejeter cette demande, estimant qu’elle manque de sérieux et de fondement juridique. Elle considère cette procédure comme un « règlement de comptes politique ».

Face à ce qu’elle considère comme une injustice, la coalition prévoit de porter l’affaire devant des instances internationales. Elle compte saisir l’Union Interparlementaire (UIP), les parlements de la CEDEAO et ceux de la Francophonie pour dénoncer les abus supposés.

Le sort de Farba Ngom reste incertain. Alors que l’Assemblée nationale examine la demande de levée de son immunité, la coalition espère un rejet qui mettrait fin à cette procédure, qualifiée de « mascarade ». Elle appelle les députés à protéger les droits de leurs membres et à préserver l’intégrité des institutions.

Le Tiktokeur Amadou Cissé dit « Gaïndé Macky » placé sous mandat de dépôt

Amadou Cissé, mieux connu sous le pseudonyme de « Gaïndé Macky », influenceur sénégalais et militant de l’Alliance pour la République (APR), a été placé sous mandat de dépôt ce mercredi. Son arrestation fait suite à une plainte déposée auprès de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar pour trafic de migrants.

La plainte, déposée par K. Mbow, accuse l’influenceur d’avoir encaissé une somme de 3 070 000 F CFA dans le but de faire voyager le frère du plaignant vers l’Italie. Cependant, le voyage a avorté après que le candidat à l’immigration ait été bloqué au Maroc dans des conditions difficiles.

Au cours de l’enquête menée par le Pool judiciaire financier, il a été établi que Gaïndé Macky dirigeait un réseau actif reliant le Sénégal, le Maroc, et l’Italie, exploitant ainsi des candidats à l’immigration. Lors de son audition, il a reconnu que le voyage avait échoué et qu’il devait rembourser les plaignants, mais il n’a pas respecté ses engagements.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 22 Janvier 2025.

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre de la Présidence de la République

 Monsieur Thialy FAYE, titulaire d’un diplôme d’études approfondies en droit de l’environnement et d’un master 2 en politique et administrations fiscales est nommé Président de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, en remplacement de Madame Oulimata SARR.

Au titre de la primature

•       Monsieur Arona TOURE, Ingénieur statisticien, Conseiller technique à la Primature, est nommé Directeur de la Coopération technique, en remplacement de Monsieur Papa Birama THIAM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
•       Monsieur Amadou CISSE, Agroéconomiste, expert en suivi-évaluation, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Bureau Opérationnel de Coordination et de Suivi (BOCS) ;

Au titre du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères

•       Monsieur Aboubacar Sadikh Barry, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 604 133/I, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Ghana, est nommé Ambassadeur, Extraordinaire et Plénipotentiaire du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Karin Keller-Sutter, Présidente de la Confédération Suisse, en remplacement de Monsieur Coly SECK, appelé à d’autres fonctions ;

•       Madame Adama FALL, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 059/G, précédemment Vice-consul au Consulat général du Sénégal à Lyon, est nommée Consul général du Sénégal à Paris, en remplacement de Monsieur Amadou DIALLO ;

•       Monsieur Mansor CISS, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 616 050/P, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Japon, est nommé Consul général du Sénégal à Abidjan, en remplacement de Monsieur Mouctar Belal BA ;

•       Monsieur Youssoupha NDIAYE, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 053/M, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Lisbonne, est nommé Consul général du Sénégal à Lyon, en remplacement de Monsieur Ibrahima MBODJI ;

•       Monsieur Maguette SOW, Chancelier des Affaires étrangères Principal, matricule de solde 616 054/L, précédemment Vice-consul au Consulat général du Sénégal à Lusaka, est nommé Consul général du Sénégal à Lusaka, en remplacement de Monsieur Habibou TALL.

Au titre du Ministère des Finances et du Budget Direction générale du Trésor :
•       Monsieur Amadou Tidiane GAYE, Inspecteur général d’Etat, matricule de solde n° 602562/G, précédemment Directeur du Contrôle interne (DCI), est nommé Directeur général du Trésor, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

•       Madame Ndéye Dieynaba NDIAYE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 616260/O, précédemment Chef de la Division des Vérifications et du Suivi de la Direction du Contrôle interne, est nommée Directeur du Contrôle interne (DCI), en remplacement de Monsieur Amadou Tidiane GAYE, appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Amath AW, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 624535/A, précédemment Trésorier Payeur pour l’Etranger (TPE), est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel (DAP), en remplacement de Madame Sokhna Mbaye DIOP, appelée à d’autres fonctions ;

•       Madame Coumba Awa Odette NGOM, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 616239/C, précédemment Fondé de pouvoir du Trésorier Payeur pour l’Etranger, est nommée Trésorier payeur pour l’étranger (TPE), en remplacement de Monsieur Amath AW appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Kor FAYE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 611524/A, précédemment Fondé de pouvoir du Payeur général du Trésor, est nommé Payeur général du Trésor, en remplacement de Madame Mame Diama DIOUF appelée à d’autres fonctions ;
•       Monsieur Amadou Oury BA, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 606905/B, précédemment Conseiller technique du Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor est nommé Coordonnateur de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), en remplacement de Monsieur Cheikh NDIAYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Souleymane SENE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 608863/I, précédemment Fondé de pouvoir du Trésorier général, est nommé Trésorier général, en remplacement de Monsieur Abdoulaye FALL appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Mor CISSE, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 653008/D, précédemment Chef de la Division des Requêtes et du Contentieux de la Direction de la Comptabilité publique, est nommé Directeur de la Comptabilité publique (DCP), en remplacement de Monsieur Pape Sidy NDOYE appelé à d’autres fonctions ;


•       Monsieur Serigne FALL, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 624465/E, précédemment Conseiller technique au Ministère des Finances et du Budget, est nommé Directeur du Secteur parapublic (DSP), en remplacement de Monsieur
Amadou Birahim GUEYE appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Alioune DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 624522/E, précédemment Chef de la Division des Etudes économiques et des Statistiques, est nommé Directeur de la Dette publique (DDP), en remplacement de
Monsieur Babacar CISSE appelé à d’autres fonctions ;

Direction générale du Budget (DGB)

 Monsieur Abdou DIOUF, Inspecteur principal du Trésor, matricule de solde n° 616194/O, précédemment Coordonnateur de la Direction générale du Budget, est nommé Directeur général du Budget (DGB), en remplacement de Monsieur Maguette NIANG admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID)

 Monsieur André Pierre DIOKH, Inspecteur principal des impôts et domaines, matricule de solde n° 606895/H, précédemment Adjoint au Directeur du renseignement et des Stratégies du Contrôle fiscal, est nommé Directeur des Services fiscaux (DSF), en remplacement de Monsieur Ibrahima BARRY appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

•       Monsieur Babacar BA, Administrateur civil, matricule de solde 624.582/I, en service à la DGAT, est nommée Directeur des Ressources humaines et du Matériel, poste vacant.
•       Monsieur Amadou Bèye NDIAYE Administrateur civil, matricule de solde 515 766/B, est nommée Directeur du Partenariat et les Organisation Non gouvernementales (ONG), en remplacement de Monsieur Doune Pathé MBENGUE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère des infrastructures et des transports terrestres et aériens 

 Monsieur Boubacar SADIO, Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, est nommé Président du Conseil de Surveillance (PCS) de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER).

Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce 

 Monsieur Ibrahima SENE, Titulaire d’un master en Gestion des entreprises, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), en remplacement de Monsieur Oumar DIA.

Au titre du Ministère de la Formation professionnelle et technique

•       Monsieur Mor PADANE, Professeur de l’Enseignement Secondaire de classe exceptionnelle (PES CEX), matricule de solde n°518147/H, est nommé Directeur du Centre de Formation professionnelle et technique Sénégal/Japon (CFPT S/J) au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

•       Monsieur Mbaye SECK, Professeur de l’Enseignement Secondaire de troisième classe et deuxième échelon (PES 3/2), matricule de solde n°701369/B, est nommé Directeur du Centre national de Formation des maitres d’Enseignement technique professionnel (CNFMETP) de Kaffrine au Ministère de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Serigne Cheikh KASSE appeler à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

•       Monsieur Seny SAMBOU, Professeur de l’Enseignement Moyen, de première classe et première échelon (PEM 1/1), matricule de solde n°627932/C, est nommé Directeur du Centre national de Formation des maitres d’Enseignement technique professionnel (CNFMETP) de Guérina au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

•       Monsieur Ibrahima DIOP, Inspecteur de Spécialité de première classe et deuxième échelon (IS 1/2), matricule de solde n°518136/H, est nommé Coordonnateur de la Direction générale de la Formation professionnelle et Technique, au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

•       Monsieur Khady Abdallahi Faiz NDOYE, Inspecteur de Spécialité de deuxième classe et deuxième échelon (IS 2/2), matricule de solde n°518130/N, est nommé Directeur des curricula et des innovation pédagogiques (DCIP) à la Direction générale de la Formation professionnelle et Technique, au Ministère de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

•       Monsieur Massamba DIOUF, Professeur titulaire des universités, agrégé en santé publique, expert ANAQ-Sup, est nommé Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale de l’Assurance Qualité dans l’Enseignement supérieur (ANAQ-SUP), en remplacement de Monsieur Lamine GUEYE admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•       Monsieur Diégane DIOUF, Professeur titulaire des universités, est nommé Recteur de l’Université El hadji Ibrahima NIASSE du Sine Saloum en remplacement de Madame Ndèye Coumba TOURE ;

•       Monsieur Boubacar CAMARA, Docteur en Sciences agronomiques et environnementales, est nommé Directeur de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP) de Bignona, en remplacement de Monsieur Victor Fansou DIATTA ;

•       Monsieur Cheikh DIOP, expert des Sciences de l’Education, matricule de solde n° 514 074/K, est nommé Inspecteur technique, poste vacant ;

•       Monsieur     Khadim      MBODJI,   juriste-conseiller,   est     nommé       INSPECTEUR
TECHNIQUE au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de
l’Innovation, poste vacant ;

•       Monsieur El Hadj Samba NDIAYE, Professeur assimilé agrégé en droit privé, est nommé DIRECTEUR DES AFFAIRES ACADÉMIQUES ET JURIDIQUES-DAAJ à la Direction générale de l’Enseignement Supérieur du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en remplacement du Pr Aminata NDIAYE, appelée à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Babou DIENE, Professeur titulaire en lettres, en nommé DIRECTEUR DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PUBLIC, au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en remplacement de monsieur Chérif Daha BA, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur El Hadji Omar THIAM, professeur assimilé en lettres est nommé DIRECTEUR DES ETUDES ET DE LA COOPERATION au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en remplacement de Pr Olivier SAGNA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

•       Monsieur Arfang DABO, Professeur d’Anglais, Matricule de solde n 511 699/A, est nommé DIRECTEUR de l’Institut Sénégalo-Britannique d’Enseignement de l’Anglais
(ISBEA) au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement du Pr Ousseynou SECK, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de la Famille et des Solidarités

•         Monsieur Djibril FAYE, Titulaire d’un Master 2 en Géographie de la santé, est nommé
Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU), en remplacement du Professeur Mamadou BA.
•         Madame Ndèye Gnilane FAYE, Ingénieur en gestion de la Formation, Matricule de solde N° 687139/B, est nommée Directrice du Centre national d’Assistance et de Formation pour la Femme (CENAF) au Ministère de la Famille et des Solidarités, en remplacement de Madame Fatoumata Bintou DIALLO.
•         Madame Aminata Déthié SECK, Titulaire d’un Master I en développement communautaire et formation, est nommée Présidente du Conseil d’Orientation du Fonds de Solidarité Nationale (FSN), en remplacement de Monsieur Amadou DIARRA.
•         Monsieur Serigne Mor Bousso, d’un titulaire master en Banque-Finances, est nommé Directeur de l’Equité Territoriale au ministère de la famille et des solidarités poste vacant
;

Au titre du Ministère de l’Education nationale

•       Monsieur Ahmadou Sakhir Mbaye, Inspecteur de l’enseignement élémentaire, de classe exceptionnelle, actuellement Secrétaire général de l’Institut islamique de Dakar, matricule de solde n° 514961/D, est nommé Directeur Général de l’Institut islamique de
Dakar au Ministère de l’éducation nationale en remplacement de Monsieur Thierno Ka ;
•       Monsieur Daouda GUEYE, titulaire d’une maitrise en Philosophie, est nommé Directeur de la Communication au Ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Lamane MBAYE.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Action sociale

•       Madame Awa NDOYE, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommée Directeur de la Qualité, de la Sécurité et de l’Hygiène hospitalières au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement du Docteur Ndella KONATE ;

•       Madame Marieme Siré DIALLO TOURE, Psychologue Conseillère, matricule de solde n° 613.109/B, est nommée Directeur du Fonds d’Action sociale au Ministère de la Santé et de l’Action sociale.
•       Monsieur Cheikh Talibouya NDIAYE, Conseiller en Travail social, matricule de solde
605.949/C, est nommé Directeur l’Ecole nationale des Travailleurs sociaux spécialisés au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement du Docteur Amadou NDOYE, admis à faire valoir ses droits à la retraite ;

•       Monsieur Abdoul Hamady BA, Conseiller en Travail social, matricule de solde n°
603.411/E, est nommé Directeur de l’Action médico-sociale, en remplacement de
Monsieur Mamadou Moustapha FALL ;

•       Monsieur Souleymane DIA, Conseiller en Travail social, matricule de solde 602.082/N, est nommé Directeur de la Promotion et de la Protection des Groupes vulnérables, en remplacement de Madame Coumba WADE.

Au titre du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat 

 Madame Seynabou NIANG, Administrateur civil, matricule de solde n° 607 623/ F, est nommée Secrétaire Général du Ministère du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha THIOUNE.

Au titre du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage 

 Monsieur Malick DIAKHATE, Ingénieur agronome spécialisé en Economie rurale, matricule de solde n° 624535/A, est nommé Président du Conseil d’Administration
(PCA) de l’ANIDA ;

Au titre du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture

•       Monsieur Mamadou Macina Diarra CAMARA, Professeur d’arts plastiques, matricule de solde n°633136/B, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’École nationale des Arts et Métiers de la Culture (ENAMC), au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Samsoudine SADIO, appelé à d’autres fonctions ;  

•       Monsieur Salif DIEDHIOU, Docteur en Histoire des Sciences et des Techniques, matricule de solde n°516899/B, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) des Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs (MSAD), au Ministère de la
Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement du Colonel Momar GUEYE (cr) ;

•       Monsieur Ibrahima WANE, Professeur titulaire de Littérature africaine orale et de
Civilisations africaines à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, matricule de solde n°104943/D, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) du Musée des Civilisations noires, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Abdoulaye Racine SENGHOR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ; 
•       Madame Coumba DIALLO, artiste et titulaire d’un Master II en Sciences Politiques, Relations Internationales et Diplomatie, est nommée Présidente du Conseil d’Administration (PCA) du Théâtre national Daniel SORANO, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Keyssi BOUSSO ;

•       Monsieur Amady Ahmadou DIOP, titulaire d’un Master en Innovation, Marché et Sciences des Données, spécialiste de marketing sportif, est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Office de Gestion des Infrastructures sportives, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ;

•       Monsieur Abdou Simbandy DIATTA, Enseignant en Art et Culture à l’Académie Européenne des Beaux-Arts de Trêves (Allemagne), est nommé Directeur général de la Culture ; 

•       Monsieur Aboubekr THIAM, Professeur d’arts plastiques, titulaire d’un Master en Infographie et d’un Diplôme de fin d’études supérieures en Éducation artistique à l’École Nationale des Arts de Dakar, matricule de solde n°611608/H, est nommé Directeur général de l’École nationale des Arts et Métiers de la Culture (ENAMC), au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Mamadou
Lamine DIOMBERA, appelé à d’autres fonctions ;

•       Monsieur Mama Laye MBAYE, Inspecteur de l’Éducation populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n°632053/G, est nommé Directeur général des Sports, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ; 

•       Monsieur Babacar NDIAYE, Titulaire d’un Master en lettres, arts et communication, est nommé Directeur général de l’Office de Gestion des Infrastructures sportives, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ; 

•       Monsieur Théodore Adrien Sadio NDIAYE, Inspecteur de l’Éducation populaire de la Jeunesse et des Sports, titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies en Lettres modernes, matricule de solde n° 632058/B, est nommé Secrétaire général du Musée des
Civilisations noires, au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en remplacement de Monsieur Christian Fernand Johnson Tiburce DIATTA, appelé à d’autres fonctions. 
•       Monsieur Bassirou THIAM, Professeur d’Arts et de Musique, est nommé Directeur des Manufactures des Arts décoratifs de Thiès.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 22 Janvier 2025.

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 22 janvier 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP) tenue le lundi 20 janvier 2025. Il a salué le succès remarquable de ce grand rendez-vous de l’agenda de la République. Il a félicité le Premier Ministre et le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République pour la parfaite organisation de la rencontre. Cette conférence inédite engage les administrations sur de nouvelles voies de responsabilisation, de modernisation et de transformation en parfaite convergence avec les axes, orientations, priorités et objectifs de la Vision Sénégal 2050.
 
   Le Président de la République a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les mesures requises pour vulgariser les recommandations de la conférence, en particulier les bonnes pratiques édictées par les organes et corps de contrôle notamment l’amélioration de la gestion publique dans toutes ses dimensions. Il a, en outre, appelé à l’accélération des réformes de la fonction publique et à la finalisation du cadre d’application intégrale de la loi de 2022 sur le secteur parapublic et la gestion du portefeuille de l’Etat. A ce sujet, il a indiqué au Premier Ministre de veiller à l’instauration d’une bonne gouvernance renforcée au sein des entités du secteur parapublic et des entreprises stratégiques. Ce qui implique la généralisation accélérée des contrats de performances et la maitrise de leurs risques sur les finances publiques. 
 
  Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’accélérer la mise en place progressive des pôles territoires afin de marquer davantage l’option résolue et soutenue de territorialisation des politiques publiques dans la solidarité et l’équité.  Il a également demandé au Premier Ministre de promouvoir une administration de rupture avec la montée en puissance de la transformation digitale des services, l’actualisation des textes de la fonction publique et l’impératif d’asseoir une culture de résultat basée sur un changement systémique dans tous les compartiments de la sphère publique.
 
            La Vision Sénégal 2050 fait le pari du renforcement du rôle de premier plan du secteur privé dans le développement économique et social national. A cet effet, le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’engager des concertations pragmatiques avec les industriels et les opérateurs économiques afin de déterminer les modalités consensuelles de pilotage du développement du secteur privé national en tenant compte de toutes les contraintes et opportunités liées au contexte international. Ces consultations sont indispensables pour accélérer la finalisation du projet de loi sur la souveraineté économique qui sera la traduction politique de notre volonté collective et résolue de bâtir une économie endogène, force motrice de la transformation systémique du Sénégal.
   Dans cette perspective, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de superviser la restructuration efficace du cadre global de promotion de l’attractivité du Sénégal et de la compétitivité de l’économie nationale en consolidant et en engageant les réformes prioritaires relevant de chaque secteur et chaque ministère. Il a souligné la nécessité de renforcer le positionnement institutionnel de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) sur le segment des incitations et du suivi opérationnel de l’environnement des affaires par la définition d’une nouvelle doctrine de promotion des investissements et de l’attractivité du Sénégal. Il a aussi requis la réactivation de l’Observatoire national des Investissements (ONI) désormais logé à la Primature. Sur cette lancée, il a demandé au Premier Ministre, en relation notamment avec les Ministres en charge de l’Economie, des Finances, du Commerce, de l’Industrie et du Numérique, de coordonner l’organisation, sous la conduite opérationnelle de l’APIX, du Forum invest in Sénégal les 24 et 25 avril 2025. Cet évènement économique sera un moment exceptionnel de promotion de la destination Sénégal en termes de partenariats et d’investissements directs étrangers. 
 
            Le tourisme représente un secteur stratégique dans le déploiement de la vision Sénégal
2050 et la création d’emplois. A ce titre le Président de la République a demandé au Premier Ministre et au Ministre du Tourisme et de l’Artisanat de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de consolider, en concertation permanente avec les acteurs, la relance du secteur et la promotion des sites et potentialités touristiques du Sénégal. Il a souligné l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurisation de toutes les zones et de tous les sites et établissements touristiques du Sénégal en réorganisant notamment la police touristique. Il a demandé au Premier Ministre de tenir dans les prochains jours un Conseil interministériel sur le tourisme qui devra traiter de toutes les mesures urgentes et adéquates à prendre pour affermir le développement hardi du secteur.          
            Face à la récurrence des incendies et des problèmes de sécurité signalés dans plusieurs marchés du pays et qui appellent à la prise de mesures urgentes de la part du Gouvernement, le Président de la République a demandé aux Ministres en charge du Commerce et des Collectivités territoriales de veiller, en relation avec toutes les parties prenantes, au renforcement de la sécurisation et de la mise aux normes des marchés et espaces commerciaux sur l’étendue du territoire national. Dans ce sens, il a invité le Ministre en charge du Commerce à accélérer l’évaluation ainsi que la restructuration du Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM) selon les nouvelles priorités de l’Etat en termes d’aménagements et de réalisations de sites et de projets commerciaux.
Dans sa communication, le Premier Ministre a tout d’abord évoqué les travaux en cours relatifs à la mise en œuvre opérationnelle de la Stratégie nationale de Développement (SND) 20252029, notamment la finalisation des fiches de projets, programmes et réformes ainsi que leur priorisation, en vue de la soumission du dossier en Conseil des Ministres, au plus tard à la mifévrier 2025. 
Le Premier Ministre a ensuite fait part de l’importance et de l’urgence attachées à la restructuration du secteur de l’énergie. À cet égard, il a indiqué la mise en place, sous la coordination du Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, d’un Comité interministériel chargé d’élaborer une feuille de route et un plan d’actions en vue de la résolution des problématiques conjoncturelles et structurelles du secteur. Le Comité devra également proposer des solutions pérennes, sous réserve des contraintes budgétaires, pour une diminution de la facture énergétique. Les conclusions du Comité devront être prises en compte dans les orientations devant guider la finalisation du projet de loi portant restructuration de la SENELEC et du projet de décret fixant les modalités de participation des investisseurs sénégalais ainsi que les conditions de détermination du plan de contenu local dans le secteur de l’électricité. L’ensemble de ce dossier devra être soumis au Conseil des Ministres au cours du mois de février 2025. 
Par ailleurs, le Premier Ministre a informé le Conseil de la mise en place d’un Comité ad hoc chargé de lui soumettre des propositions relatives à la stratégie nationale de développement de la filière phosphates-fertilisants, au plus tard à la fin février 2025. 
 Enfin, le Premier Ministre s’est appesanti sur les difficultés financières de « Air Sénégal SA » et de « AIBD SA » et l’urgence attachée à la restructuration globale de ces sociétés. À cet égard, il présidera deux réunions interministérielles consacrées respectivement à la situation de chaque société, au cours de la deuxième décade du mois de février 2025.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
•       Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur le Programme national d’Accès au Logement et de Rénovation urbaine (PNALRU) ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024, le suivi de la commercialisation et le Sommet de KAMPALA.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
Le Conseil a examiné et adopté : 
•       Le projet de décret autorisant le Président de la République à ratifier la Convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Royaume du Maroc sur l’assistance aux personnes détenues et sur le transfèrement des personnes condamnées, signée le 17 décembre 2004 à Rabat (Maroc) ;
 
•       Le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de suivi du secteur parapublic.

Affaire Farba Ngom : « Cela dépasse la question ethnique », selon Djimo Souaré

Invité de l’émission Midi Keng sur PressAfrik, le député Djimo Souaré, membre de la coalition d’opposition Takku Wallu et de la commission ad hoc chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, a affirmé que cette affaire va bien au-delà des interprétations ethniques qui y sont associées.

« L’affaire Farba dépasse la question ethnique. Cette problématique ne se pose pas au Sénégal, mais nous devons rester vigilants pour éviter qu’elle ne devienne un enjeu », a déclaré Djimo Souaré, en rejetant les lectures communautaires liées à la polémique.

Le député a cependant reconnu le soutien massif que Farba Ngom reçoit de la part des populations de Matam et d’autres régions du pays. Il a appelé à encadrer les manifestations pour éviter tout débordement. « Il est normal que la population soutienne Farba, mais cela doit se faire dans le respect des lois et de l’ordre public », a-t-il souligné.

Pour Djimo Souaré, cette procédure est avant tout une attaque politique dirigée contre l’Alliance pour la République (APR). « Ce dossier est une commande politique, visant à fragiliser l’opposition et à saper l’autorité d’un acteur clé de notre parti », a-t-il déclaré, tout en assurant que la coalition d’opposition restera solidaire de Farba Ngom.

« Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour défendre Farba et exprimer notre soutien. Il est crucial de démontrer que cette affaire est un stratagème pour affaiblir notre camp », a insisté Souaré.

Pour rappel, la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom a été initiée suite à une demande du ministre de la Justice, motivée par une saisine du parquet financier. Les accusations à l’encontre du député concernent notamment des faits présumés de blanchiment de capitaux.

Plainte contre le général Moussa Fall : le plaignant sera entendu ce jeudi

L’affaire opposant l’ancien gendarme auxiliaire Malick Niang au général Moussa Fall connaît un nouveau développement. Déposée le lundi 23 décembre 2024, la plainte pour abus d’autorité, arrestation arbitraire, torture, falsification de documents officiels et radiation abusive, a conduit à la convocation de Malick Niang.

Le plaignant sera auditionné ce jeudi 25 janvier 2025 au commissariat de Grand-Dakar, conformément aux instructions du procureur de la République. Cette audition marque une étape importante dans le traitement de ce dossier sensible. Une source proche du dossier, citée par Seneweb, a confirmé la diligence avec laquelle la justice sénégalaise traite cette affaire.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Malick Niang a exprimé sa satisfaction face à l’avancement de la procédure. « Je remercie la justice sénégalaise d’avoir instruit cette affaire avec rigueur et transparence. Cela prouve qu’aujourd’hui, plus personne n’est au-dessus de nos lois. La vérité triomphera et justice sera faite. »

Ce dossier, qui touche un haut gradé de la gendarmerie sénégalaise, suscite un grand intérêt dans l’opinion publique. L’audition de Malick Niang devrait permettre de faire la lumière sur les faits allégués et de déterminer la suite judiciaire de cette affaire.

Immunité parlementaire de Farba Ngom : l’Assemblée nationale en plénière ce vendredi

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a convoqué une séance plénière pour ce vendredi 24 janvier 2025 à 11 heures. À l’ordre du jour, l’examen des conclusions de la commission ad hoc concernant la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, connu sous le nom de Farba Ngom.

Cette procédure fait suite à une requête du garde des Sceaux, ministre de la Justice, agissant sur saisine du parquet financier. Farba Ngom est actuellement visé par une enquête portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, consécutive à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

La levée de l’immunité parlementaire, si elle est approuvée, ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre du député des Agnams. Ce dossier, qui suscite une vive attention médiatique et politique, pourrait marquer un tournant important dans le paysage politique national.

Farba Ngom et ses avocats, dont Me Oumar Youm, dénoncent une démarche qu’ils qualifient de « persécution politique ». L’issue de cette séance plénière sera déterminante pour la suite de cette affaire.

Cumul d’enquêtes : Me Oumar Youm dénonce l’acharnement contre Farba Ngom

Lors d’une conférence de presse, Me Oumar Youm, avocat de Farba Ngom, a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une série de manœuvres dirigées contre le député-maire des Agnams. Selon lui, Farba Ngom fait l’objet d’une double enquête, à la fois pénale et fiscale, visant à « étouffer » ses activités.

« Il s’agit d’une tentative manifeste d’asphyxie fiscale, foncière et financière », a déclaré Me Youm. L’avocat a précisé que trois sociétés appartenant au député sont actuellement soumises à des investigations approfondies.

Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime du Président Macky Sall, n’a pas manqué de critiquer la méthode employée, qu’il qualifie de « cumul injustifié et arbitraire ». Il estime que ces enquêtes s’inscrivent dans une logique d’acharnement, visant à affaiblir son client sur plusieurs fronts.

Alors que les enquêtes se poursuivent, cette affaire soulève des interrogations sur l’utilisation simultanée de procédures pénales et fiscales dans le cadre des investigations visant des figures politiques. Farba Ngom n’a pour l’instant pas réagi publiquement à ces accusations.

Justice : Abou Diallo et Oumar Sow placés sous mandat de dépôt

Le chroniqueur de la SenTv, Abou Diallo, ainsi que l’ancien ministre conseiller de Macky Sall, Oumar Sow, ont été placés sous mandat de dépôt ce mercredi par le procureur. Cette décision intervient à la suite de leur déferrement pour des accusations liées à des propos jugés susceptibles d’inciter à la discrimination ethnique.

Ces déclarations controversées, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans les médias, ont suscité une vive indignation et des appels à des sanctions exemplaires pour lutter contre de tels discours.

Les deux prévenus devront répondre de leurs actes devant le tribunal lors d’un procès en flagrant délit programmé pour lundi prochain. Cette affaire met en lumière les responsabilités des figures publiques dans la préservation de la cohésion sociale et le respect des lois relatives à la communication publique.

Affaire Farba Ngom : des accusations de blanchiment d’argent au cœur d’une bataille judiciaire et politique

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Me Oumar Youm, avocat du député Farba Ngom, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de “manœuvres judiciaires et politiques” visant son client. Le parlementaire, membre influent de la coalition Takku Wallu Sénégal, fait face à des accusations de blanchiment d’argent, basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Pour la défense, cette affaire s’apparente à un acharnement politique plus qu’à une procédure judiciaire légitime.

Me Oumar Youm a inscrit ces accusations dans un contexte de rivalités politiques exacerbées. Il a notamment pointé du doigt des attaques supposément orchestrées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui aurait affirmé qu’aucun “opposant milliardaire” ne devrait prospérer au Sénégal. Selon l’avocat, ces propos reflètent une volonté de nuire à Farba Ngom, l’une des figures politiques majeures de la région de Matam.

“La demande de levée d’immunité parlementaire de mon client est entachée d’irrégularités flagrantes et motivée par des objectifs politiques”, a martelé Me Youm, dénonçant une instrumentalisation des institutions judiciaires.

Pour la défense, Farba Ngom est injustement ciblé. Selon Me Youm, l’élu n’a jamais géré de fonds publics ni bénéficié de marchés publics. “Les accusations portées contre lui reposent uniquement sur son succès politique et son influence grandissante au sein de l’opposition.”

L’avocat a également évoqué des perquisitions présumées illégales, menées sur des propriétés de Farba Ngom à Diamniadio en avril et mai 2024, avant même la transmission officielle du rapport de la CENTIF au parquet en décembre 2024. “Ces actions visaient uniquement à préconstituer des preuves dans un dossier vide”, a-t-il dénoncé.

Au-delà des accusations de blanchiment d’argent, les avocats de Farba Ngom pointent également des enquêtes fiscales visant trois de ses entreprises. “Ces investigations, menées sans fondement solide, visent à étrangler financièrement un adversaire politique gênant”, a ajouté Me Youm.

Les avocats ont appelé les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité de Farba Ngom, arguant que les accusations ne reposent sur aucune preuve tangible. “L’Assemblée nationale ne doit pas être un outil de règlement de comptes politiques. Elle a le devoir de protéger l’État de droit et les principes fondamentaux de la vie parlementaire”, a insisté Me Youm.

Cette affaire, hautement médiatisée, met en lumière les tensions croissantes entre pouvoir exécutif et opposition. Elle pose également la question de l’indépendance de la justice sénégalaise, régulièrement critiquée pour sa susceptibilité aux pressions politiques.

La coalition Takku Wallu Sénégal appelle à une justice impartiale et équitable, loin des supposés règlements de comptes politiques. L’Assemblée nationale, quant à elle, se trouve face à un dilemme : répondre favorablement à la demande de levée d’immunité ou s’opposer à ce qui est perçu par certains comme un abus de pouvoir.

Le Sénégal reçoit 129 millions de dollars pour renforcer l’accès à l’électricité grâce au projet régional BEST

Dans le cadre de l’ambitieux projet régional BEST (Battery Energy Storage Technologies), le Sénégal bénéficie d’une enveloppe de 129 millions de dollars sur un financement global de 460 millions de dollars. Ce projet, qui concerne également le Niger et la Mauritanie, vise à étendre l’accès à l’électricité et à développer des solutions de stockage d’énergie dans la région ouest-africaine.

La cérémonie d’ouverture de la mission régionale d’appui à la mise en œuvre de ce projet s’est tenue récemment en présence du Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye. Le lancement officiel est prévu ce samedi à Sédhiou.

Au Sénégal, où le défi de l’accès universel à l’électricité reste encore majeur, notamment dans les zones rurales, le projet BEST prévoit l’électrification de près de 1 000 localités, soit la moitié des 2 000 sites ciblés par l’initiative. Selon Kwawu Mensan Gaba, directeur sectoriel Énergie Afrique de l’Ouest de la Banque mondiale, « les contrats ont été signés, et il est impératif de passer à la mise en œuvre accélérée ».

Ce projet s’inscrit également dans l’initiative continentale “M300”, lancée en avril 2024 par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Le Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le Sénégal :

« L’accès universel à l’électricité demeure un défi majeur pour de nombreuses régions. Il est impératif de mettre en place des solutions adaptées pour étendre ce service vital aux populations, notamment dans les zones reculées. »

Cette initiative vient en complément d’un autre programme en cours, le Padaes, qui mobilise 150 millions de dollars supplémentaires pour l’électrification du pays. Ensemble, ces projets témoignent de l’engagement du Sénégal à intégrer l’énergie comme levier clé de son développement économique et social.

La mission régionale en cours a pour objectif d’évaluer les progrès dans la mise en œuvre du projet BEST et d’identifier les axes d’amélioration. L’accent est mis sur l’extension de l’électricité aux zones les plus isolées, tout en introduisant des technologies de stockage d’énergie adaptées aux besoins locaux.

Ce double engagement, porté par des institutions internationales et le gouvernement sénégalais, marque un pas décisif vers l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’électricité, contribuant ainsi à réduire les inégalités énergétiques et à dynamiser les économies rurales.

Moussa Tine dément la levée de son immunité parlementaire et plaide pour le respect des institutions

Dans une publication sur sa page Facebook, Moussa Tine, président et fondateur du parti Alliance démocratique Péncoo, a tenu à clarifier les rumeurs concernant une éventuelle levée de son immunité parlementaire. « Contrairement aux informations qui circulent me concernant, je précise que l’Assemblée nationale n’a jamais levé mon immunité parlementaire, malgré plusieurs réunions et convocations de la commission ad hoc », a-t-il écrit.

Le député a profité de cette déclaration pour rappeler l’importance et les principes fondamentaux liés à l’immunité parlementaire. Selon lui, cette protection, souvent perçue comme un privilège personnel, vise en réalité à préserver l’intégrité du Parlement en tant qu’institution. « La levée de l’immunité parlementaire ne devrait jamais être automatique », a-t-il insisté, soulignant la nécessité pour l’Assemblée nationale de s’assurer que toutes les informations et garanties soient réunies avant de prendre une telle décision.

Une affaire marquée par des recours judiciaires

Évoquant l’affaire le concernant, Moussa Tine a mentionné plusieurs décisions judiciaires, notamment un arrêt de la Cour suprême, sans toutefois entrer dans les détails. Tout en réaffirmant son engagement envers la transparence et la justice, il a insisté sur le respect des procédures institutionnelles, qu’il considère comme essentielles pour renforcer la confiance des citoyens envers les autorités publiques.

Une prise de position sur fond de débats politiques

Cette déclaration intervient dans un contexte où la question de l’immunité parlementaire suscite de vifs débats au Sénégal, notamment concernant son rôle et son utilisation. Moussa Tine, en prenant publiquement la parole, semble vouloir rappeler que les institutions doivent fonctionner dans un cadre strictement légal et impartial.

Pour ses soutiens, cette sortie témoigne d’un homme politique soucieux de défendre les principes démocratiques et de renforcer les institutions de la République. Quant à ses détracteurs, ils estiment que cette prise de position pourrait être une manière de détourner l’attention sur l’affaire qui le concerne.

Malgré les polémiques, Moussa Tine reste fidèle à son positionnement : celui d’un homme engagé pour un État de droit où les procédures institutionnelles sont scrupuleusement respectées.

La République des Valeurs dénonce les arrestations arbitraires et appelle à la mobilisation des citoyens

Dans un communiqué publié ce mercredi 22 janvier 2025, le parti La République des Valeurs/Réewum Ngor, dirigé par Thierno Alassane Sall, a fermement condamné l’arrestation du chroniqueur de Sen TV, Abou Diallo. Cette interpellation, qualifiée d’arbitraire, s’inscrit, selon le parti, dans une série d’arrestations visant à museler les voix dissidentes sous le régime actuel.

Le communiqué dénonce une situation préoccupante : « La vague d’arrestations arbitraires utilisée par le pouvoir Pastéfien comme arme pour museler toute voix discordante ne saurait prospérer dans ce pays. » Pour La République des Valeurs, cette répression sape les fondements démocratiques du Sénégal et risque de faire basculer le pays vers un état policier.

Le parti a également évoqué l’arrestation de figures politiques et citoyennes, notamment Moustapha Diakhaté, ancien cadre de l’APR, dont le seul « tort », selon eux, a été de tenir des opinions opposées à celles du régime actuel. « Trop, c’est trop ! », s’indigne le communiqué, qui appelle les démocrates à se mobiliser contre ce qu’il qualifie de dérive autoritaire.

La République des Valeurs/Réewum Ngor a mis en garde les autorités contre l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, estimant que cette pratique compromet la paix sociale. « Sans justice, aucune paix sociale n’est envisageable », avertit le parti, tout en exhortant le gouvernement à se concentrer sur des priorités nationales telles que le développement socio-économique et l’emploi des jeunes.

Pour le parti, « les arrestations arbitraires intempestives de dignes Sénégalais » ne feront qu’exacerber les tensions sociales et détourner les énergies des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Le communiqué se conclut par un appel à la vigilance et à l’action de tous les citoyens épris de justice, afin de défendre les acquis démocratiques et prévenir toute tentative de dérive autoritaire. Pour La République des Valeurs, il est impératif que le gouvernement change de cap et mette en avant des politiques inclusives, capables de rassembler les Sénégalais autour d’objectifs communs de progrès et de stabilité.

La presse sénégalaise en crise : le CDEPS dénonce l’indifférence du ministre de la Communication

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a vivement critiqué l’attitude du ministre de la Communication, Alioune Sall, face aux graves difficultés que traverse le secteur des médias. Depuis leur rencontre du 17 juillet dernier, où un relevé de décisions avait été établi, le CDEPS déplore l’absence de mise en œuvre concrète des mesures promises.

Selon Maïmouna Ndour Faye, membre influente du CDEPS, le dialogue entre les autorités et la presse est au point mort. « Après l’appel au dialogue rénové lancé par le président de la République, nous espérions que des actions concrètes suivraient, notamment de la part du ministre. Malheureusement, les relations avec la presse restent extrêmement difficiles », a-t-elle déclaré. Elle accuse Alioune Sall de mener sa politique sans tenir compte des préoccupations exprimées par les professionnels des médias.

Malgré plusieurs tentatives pour établir un dialogue, notamment deux lettres de demande d’audience restées sans réponse, le CDEPS envisage de renouveler ses sollicitations. Toutefois, cette démarche s’accompagne d’un sentiment d’amertume face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de considération.

Le CDEPS souligne que la crise actuelle de la presse sénégalaise s’enracine dans les bouleversements causés par la pandémie de Covid-19. À ces difficultés se sont ajoutées des mesures jugées hostiles, comme la rupture des contrats et conventions entre l’État et les médias, ainsi que l’exclusion de la presse privée des campagnes publicitaires publiques.

« La situation de la presse se détériore de jour en jour. Ce manque de soutien met en péril la survie économique des entreprises médiatiques et menace, à terme, la pluralité de l’information », a averti Maïmouna Ndour Faye.

Face à ce contexte, le CDEPS appelle à une mobilisation urgente pour sauver le secteur. Il exhorte le ministre de la Communication à honorer ses engagements et à privilégier un dialogue franc et constructif avec les acteurs de la presse.

Attaque à l’Hôtel RIU Baobab : une enquête ouverte après un vol armé à Pointe Sarène

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2025, l’Hôtel RIU Baobab, un établissement de luxe situé à Pointe Sarène dans le département de Mbour, a été le théâtre d’une attaque audacieuse menée par un groupe de malfaiteurs. Cet incident a semé l’émoi parmi les résidents et les vacanciers de la région, pourtant réputée pour son calme et sa sécurité.

Aux premières heures de la nuit, les assaillants ont neutralisé les agents de sécurité privée en poste avant de s’introduire dans les locaux de la réception. Ils y ont dérobé une somme d’argent encore non communiquée et deux téléphones portables. Alertée immédiatement, la Gendarmerie nationale a déployé un dispositif d’urgence comprenant la Brigade de Proximité de Nianing et l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI).

À l’arrivée des forces de l’ordre, les malfaiteurs ont été interceptés, mais des échanges de tirs ont éclaté, les obligeant à prendre la fuite en escaladant les clôtures en grillage de l’hôtel. Profitant de l’obscurité et de la proximité d’une zone boisée dense, ils ont réussi à échapper à leurs poursuivants malgré une fouille minutieuse menée dans les environs.

Face à cet acte criminel, les autorités locales ont renforcé les mesures de sécurité dans la région. Des patrouilles supplémentaires ont été mises en place pour protéger les zones touristiques et rassurer les clients de l’hôtel. De plus, un dispositif de surveillance spéciale a été déployé aux abords des établissements hôteliers pour prévenir de nouvelles incursions.

La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête approfondie pour identifier les auteurs de cette attaque. Des appels à témoin ont été diffusés, invitant la population à collaborer en transmettant toute information utile via le numéro vert du Centre de renseignement et des opérations.

Cet incident intervient dans un contexte où la région de la Petite-Côte, un pôle touristique majeur au Sénégal, cherche à renforcer son attractivité. Les autorités ont insisté sur la nécessité de rétablir rapidement la confiance des visiteurs en garantissant leur sécurité.

Malgré cet incident, l’Hôtel RIU Baobab, connu pour son service haut de gamme, poursuit ses activités normalement tout en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre pour assurer la protection de ses clients.

La Gendarmerie nationale rappelle à la population et aux établissements locaux de redoubler de vigilance face aux menaces potentielles et de signaler tout comportement suspect. Ce triste événement met en lumière l’importance des efforts continus pour sécuriser les zones touristiques du pays et préserver l’image d’une destination accueillante et paisible.

Le Club citoyen pour la justice et la paix exige l’extradition de Macky Sall vers le Sénégal

Depuis son départ du pouvoir le 2 avril 2024, l’ancien président Macky Sall fait face à des appels croissants en faveur de son extradition vers le Sénégal. Le Club citoyen pour la justice et la paix, une organisation engagée dans la défense des droits humains et la lutte pour la justice, a officiellement écrit au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, demandant des démarches concrètes pour que Macky Sall soit jugé.

Dans une lettre adressée aux autorités sénégalaises, le Club propose d’exploiter la convention de coopération judiciaire, d’exécution des jugements et d’extradition existant entre le Sénégal et le Maroc, où Macky Sall et son épouse, Marième Faye Sall, se sont installés après leur départ du Sénégal.

Entre 2021 et 2024, le Sénégal a connu une période particulièrement marquée par des troubles politiques. Près de 80 décès ont été recensés lors de manifestations violentes, dont la plupart étaient liées à des contestations contre le régime de Macky Sall. Ces événements tragiques ont été couverts par une loi d’amnistie adoptée avant la fin de son mandat, suscitant une vive controverse.

Cependant, le débat sur cette amnistie revient sur le devant de la scène. Lors d’un récent discours à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a évoqué la possibilité de réviser ou de rapporter cette loi, répondant ainsi aux nombreuses voix qui réclament justice pour les victimes des affrontements politiques.

Depuis son installation au Maroc, Macky Sall reste une figure controversée, divisant l’opinion publique sénégalaise. Certains considèrent son exil comme une tentative d’échapper à des poursuites judiciaires potentielles. Le Club citoyen pour la justice et la paix affirme que l’extradition de l’ancien président serait une étape essentielle pour rétablir la confiance des Sénégalais dans les institutions judiciaires du pays.

De nombreux Sénégalais estiment que le jugement de Macky Sall est une condition sine qua non pour tourner la page des violences politiques. Les familles des victimes, appuyées par des organisations de la société civile, réclament justice et réparation. Pour elles, l’impunité ne doit pas devenir la norme, même pour un ancien chef d’État.

L’éventuelle révision de la loi d’amnistie pourrait redéfinir les bases de la responsabilité politique au Sénégal. Si le gouvernement venait à l’abroger, cela ouvrirait la voie à des poursuites contre Macky Sall et d’autres responsables présumés des violences. Une telle démarche pourrait également servir de signal fort en faveur de l’état de droit dans le pays.

Sénégal : Début effectif de la production gazière au champ Grand Tortue/Ahmeyin (GTA)

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a récemment accueilli une délégation de British Petroleum (BP), conduite par Gordon Birell, vice-président exécutif de l’entreprise. L’objectif principal de cette rencontre était d’annoncer le démarrage effectif de la production gazière au champ Grand Tortue/Ahmeyin (GTA), un projet stratégique mené en collaboration entre le Sénégal et la Mauritanie.

Découvert en 2015, le champ GTA est situé à la frontière maritime des deux pays. Avec des réserves estimées à environ 20 TCF de gaz naturel (soit 530 milliards de mètres cubes), ce gisement représente l’une des plus grandes découvertes de gaz en Afrique. Les travaux, supervisés par les ministères de l’Énergie du Sénégal et de la Mauritanie, témoignent d’une coopération exemplaire entre les deux nations.

La première phase de ce projet ambitieux prévoit une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) et 35 millions de pieds cubes de gaz destinés à la consommation locale, notamment pour répondre aux besoins en production électrique.

Depuis la décision finale d’investissement en décembre 2018, d’importantes infrastructures ont été mises en place, notamment :

• Un hub terminal de GNL, situé à 10 km des côtes sénégalaises.

• Une plateforme offshore, installée à 35 km en mer.

Le projet GTA est porté par un consortium dirigé par British Petroleum, qui détient 53,3 % des parts, suivi de Kosmos Energy (26,7 %) et de PETROSEN, la société nationale sénégalaise (20 %). Ce partenariat public-privé illustre la capacité du Sénégal à mobiliser des investissements internationaux pour exploiter ses ressources naturelles de manière optimale.

Selon PETROSEN, le projet ambitionne une production totale de 10 millions de tonnes de GNL par an à terme, positionnant le Sénégal comme un acteur clé du marché énergétique mondial. Pour le pays, l’exploitation du gisement GTA marque une avancée stratégique majeure dans sa quête d’autonomie énergétique et de développement durable. Les volumes de gaz destinés à la consommation nationale devraient également réduire la dépendance du Sénégal aux énergies importées et stimuler la compétitivité économique.

Le démarrage de la production au champ GTA est donc une étape cruciale qui reflète non seulement le dynamisme de la coopération régionale, mais également le potentiel énergétique et économique du Sénégal. Avec ce projet, le pays consolide sa position sur la scène énergétique internationale tout en renforçant son infrastructure nationale.

Levée de l’Immunité Parlementaire : Pastef-Les Patriotes défend la transparence et la rigueur de la procédure

Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes s’est prononcé sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Mouhamadou Ngom, au cœur d’une procédure judiciaire liée à des accusations de blanchiment de capitaux, de fraude fiscale, et d’autres infractions graves. Tout en rejetant les critiques formulées par le groupe Takku Wallu, Pastef-Les Patriotes souligne que l’ensemble de la démarche a été conforme aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.

Depuis la réception, le 10 janvier 2025, de la demande du Procureur de la République financier, transmise par le Ministre de la Justice, toutes les étapes de la procédure ont été respectées :

• 14 janvier 2025 : Réunion du Bureau de l’Assemblée nationale suivie de la Conférence des présidents pour examiner la demande.

• 16 janvier 2025 : La Commission des Lois a mis en place une Commission ad hoc, après un report demandé par le groupe Takku Wallu pour préparer la défense du député.

• 17 janvier 2025 : Une résolution a été votée à l’unanimité en séance plénière pour la création de la Commission ad hoc, qui a ensuite fixé son calendrier de travail.

La Commission ad hoc, chargée d’évaluer la demande, a également communiqué l’intégralité du dossier aux commissaires ainsi qu’à Mme Aissata Tall, présidente du groupe Takku Wallu et défenseure du député Mouhamadou Ngom.

Le député Mouhamadou Ngom, convoqué à plusieurs reprises pour son audition, aurait refusé de recevoir la notification à son domicile, selon le groupe Pastef-Les Patriotes. Face à ce refus, la convocation a été déposée à la mairie de sa commune de résidence, comme le permet la loi. Malgré ces dispositions, le député n’a pas répondu à l’appel de la Commission ad hoc lors de sa réunion du 21 janvier 2025.

Mme Aissata Tall, présente en tant que défenseure, a demandé une suspension des travaux en invoquant un besoin de compléments d’information, bien que l’ensemble du dossier lui ait été remis au préalable.

Pastef-Les Patriotes salue la démarche de l’Assemblée nationale, qu’il juge républicaine et transparente. Selon le groupe, la levée de l’immunité parlementaire répond à une double exigence : garantir la présomption d’innocence et la dignité du député concerné, tout en respectant les principes de transparence et de bonne gouvernance édictés par la Constitution.

En outre, le groupe rappelle que la demande initiale de levée de l’immunité parlementaire est justifiée par l’urgence d’ouvrir des enquêtes judiciaires sur la base de rapports de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). Ces rapports établissent des liens potentiels entre le député et des infractions liées à la loi n°2024-08 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi qu’au Code général des Impôts et au Code pénal.

Cette affaire, qui suscite une vive controverse, met en lumière les tensions entre les groupes parlementaires. Si le groupe Takku Wallu dénonce une atteinte à l’équité procédurale, Pastef-Les Patriotes insiste sur l’importance de respecter les exigences légales pour garantir la lutte contre la corruption et les pratiques illicites.

Dialogue entre parlementaires et populations sur la gouvernance du secteur extractif dans l’arrondissement de Méouane

Dans le cadre du programme pour la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif, le Forum Civil, en collaboration avec les membres de la commission énergie et mines de l’Assemblée nationale, a mené une série d’échanges avec les populations de l’arrondissement de Méouane. Ces discussions ont porté sur les défis et enjeux de la gouvernance du secteur extractif, particulièrement la cohabitation entre les entreprises minières et les communautés locales.

La délégation, conduite par le Forum Civil, a tenu une réunion avec les maires des quatre communes de l’arrondissement : Taïba Ndiaye, Darou Khoudoss, Méouane et Mboro. Cette rencontre visait à dresser un état des lieux des problématiques soulevées par l’exploitation des mines et des carrières dans la région, et à recueillir les doléances des populations directement impactées.

Lors des échanges, les populations ont exprimé leurs préoccupations face aux externalités négatives engendrées par les activités minières. Ces impacts concernent principalement :

• La santé : augmentation des maladies respiratoires et autres pathologies liées à la pollution.

• L’environnement : dégradation des terres agricoles, pollution de l’eau et nuisances sonores.

• Les infrastructures : insuffisance de retombées économiques directes et manque de projets sociaux pour compenser les désagréments.

Birahime Seck, membre actif du Forum Civil, a salué l’implication des députés et leur volonté d’écouter les populations. Selon lui, ces échanges doivent pousser les parlementaires à user de leurs prérogatives, notamment pour interpeller les ministres et les administrations compétentes. « Nous pensons fondamentalement que les députés ont pris bonne note. La loi leur confère un certain nombre de pouvoirs pour agir », a-t-il souligné.

Le président de la commission énergie et mines, Babacar Ndiaye, a quant à lui assuré que les préoccupations des populations seront relayées auprès des autorités compétentes. Il a également insisté sur l’importance d’un suivi rigoureux des engagements pris par les entreprises minières pour réduire les impacts négatifs de leurs activités.

Le Forum Civil, en tant que facilitateur, a joué un rôle clé dans l’organisation de cette rencontre et la structuration des discussions. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à promouvoir une gouvernance transparente et inclusive dans le secteur extractif, avec une meilleure prise en compte des droits et des besoins des communautés locales.

Les échanges entre parlementaires, élus locaux et populations marquent une étape importante vers une meilleure prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à l’exploitation minière. Les populations attendent désormais des actions concrètes, notamment en termes de compensation et de réhabilitation des zones affectées.

Le piège russe : Des africains recrutés sous de fausses promesses pour le front ukrainien

De nombreux africains se retrouvent dans les rangs russes et en première ligne depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, en février 2021.

Les uns volontairement, se sont engagés via des compagnies privées sous contrat avec le Kremlin, d’autres par contre ont été leurré par de fausses promesses.

Un d’eux, un Camerounais s’est confié à nos confrères de la rfi en dévoilant le modus operandi des recruteurs Russes.

Pour Samuel( le prénom donné par nos confrères), l’histoire commence en mai 2024. De formation scientifique, passé par le ministère des Domaines, du cadastre et des affaires foncières, le « Mindcaf », il reçoit l’appel d’un de ses amis, avec qui il a déjà partagé ses rêves d’expatriation : « « Patrice » [le prénom a également été modifié, NDLR] me demande comment je vais, si j’ai toujours envie de quitter le pays, de travailler à l’extérieur. » Harassé par un emploi mal payé à Yaoundé, il n’hésite pas : « Dans ma chambre, ce jour-là, je ne savais pas que je venais d’accepter un voyage pour la vallée de l’ombre et de la mort. »

« Il m’a dit que c’était en Russie mais qu’il n’avait pas de détail, si ce n’est le salaire, qu’on lui promettait énorme, raconte Samuel. Il était en contact avec une femme qui s’occupait des dossiers, j’avais juste à envoyer la photo de mon passeport. La dame m’a contacté, je suis passé par son agence, elle m’a dit qu’une fois à Moscou on échangerait mon passeport pour un passeport russe me permettant de circuler et de travailler. Elle m’a expliqué que c’était dans un camp militaire, que je serais comme un concierge avec des tâches comme la propreté et la cuisine. Quand elle m’a parlé du salaire et des primes, mes yeux ont brillé. Avec ma mère, on a rassemblé 2,5 millions de francs CFA, et je suis parti avec Patrice, qui avait lui aussi quitté son travail, et trois autres personnes ».

Mais une fois en Russie, la surprise est de taille pour Samuel : ce n’est ni une batterie de casseroles ni un nécessaire de ménage qu’on lui confie, mais une kalachnikov, à son corps défendant. Dans le camp où il se trouve pour quelques semaines de classes, il côtoie de nombreux Nord-Africains et Subsahariens.

un vrai trafic d’êtres humains

Samuel se retrouve sous uniforme, sans savoir exactement pour qui il combat, ni dans quelle unité : « Les contrats qu’ils nous ont fait signer sont trafiqués. On n’a pas de copie du document, on ne touche pas le salaire qui était prévu. Apparemment, le commandant russe qui nous a fait signer en récupère une partie, c’est toute une chaîne. » Samuel assure avoir pris contact avec l’ambassade du Cameroun pour évoquer sa situation, en vain : « Ils nient avoir connaissance de notre présence ici, alors qu’on est nombreux. C’est un vrai trafic d’êtres humains qu’ils couvrent. »

Il s’en prend à la diplomatie de son pays, qu’il juge complice – « nos gouvernements s’en foutent de nous et ils ne viendront jamais nous chercher » – et fait remarquer que l’Inde a obtenu le rapatriement de 45 citoyens victimes de duperies du même type, après avoir publiquement dénoncé ces recrutements.

Joint par RFI, le ministère camerounais des Relations extérieures n’a, pour l’heure, pas répondu aux demandes de précisions.

À l’entrainement puis au front, Samuel se lie d’amitié avec d’autres Camerounais, transfère les messages de la femme de l’un d’entre eux, qui l’implore de lui donner des nouvelles de son époux.

Jointe par nos confrères , un bébé pas encore âgé d’un an dans les bras, elle témoigne : « Ses parents avaient de gros problèmes de santé, alors il a voulu partir pour essayer de trouver des moyens d’aider sa famille. Il a trouvé une agence qui lui a parlé d’un travail en Russie. Il est parti en juin, sans donner plus de détails. Puis j’ai compris qu’on lui avait proposé l’armée, qu’il avait signé un contrat pour un an. Il devait faire quatre mois de formation, sauf que fin juillet déjà, il m’a dit qu’il était en Ukraine et qu’il partait en mission pour dix jours et qu’il me ferait signe en rentrant. Il m’a dit de prier pour lui. Je suis sans nouvelle depuis. »

Celui qui recule, il est torturé

La réalité des combats est un choc pour celui qui dit « n’avoir jamais tiré une fois dans sa vie avant d’arriver ici ». Évitant le contact pour économiser leurs forces face à une armée russe qui n’hésite pas à envoyer ses supplétifs étrangers au casse-pipe, les Ukrainiens mènent une guerre de terreur. « Je n’ai jamais vu un Ukrainien depuis que je suis ici », témoigne Samuel. « J’en connais qui sont là depuis deux ans, ils n’ont jamais vu un Ukrainien de leurs yeux, ils n’ont jamais tiré une balle sur quelqu’un, il n’y a même pas d’ennemis. Ils [les Ukrainiens] sont planqués, ils nous fuient, ils nous envoient des drones qui portent d’énormes bombes, c’est ça qui vous tue, avec les mines. Et nous, on doit avancer, on a interdiction de reculer. « Les Russes ne reculent pas« , ils disent. Celui qui recule, il est torturé. On doit avancer pour occuper le terrain. Mais nous, on est très mal équipés. Les Russes, ils ont des machines pour brouiller les ondes des drones, mais ils n’utilisent ça que pour eux. Nous, ils nous envoient sans rien du tout nous battre et mourir ».

Si les chiffres sur les pertes humaines dans le conflit ukrainien sont difficilement vérifiables, le ratio est nettement défavorable à la Russie et à sa stratégie de la « chair à canon ». Un récent rapport d’un institut américain estimait ainsi que chaque kilomètre carré gagné par les Russes coûtait plus de 50 vies. L’armée britannique a, pour sa part, évalué à 45 680 le nombre de morts russes en novembre 2024, un record depuis le début de l’invasion.

« Tu vois des centaines de corps qui pourrissent, tu marches dessus »

Dans ces conditions, poussés en première ligne, l’arme à la main mais aussi sur la tempe, par leurs officiers au sein des groupes paramilitaires contractualisés par le Kremlin, les « recrues » africaines n’hésitent pas à employer des stratégies radicales pour éviter la boucherie. « J’ai vu des gens se tirer dans la main pour ne pas aller au front et gagner l’hôpital », témoigne Samuel. « Parce que quand tu marches là-bas (en Ukraine), tu vois des corps partout, des centaines, qui pourrissent, tu marches dessus ; je me suis même caché parmi les morts pour éviter les drones. On a passé des semaines sans vivres, cachés. C’est pour ça que je dénonce. »

Combien sont-ils dans sa situation, appâtés par de fausses promesses ?

Impossible de le dire, mais les témoignages se multiplient : au Népal, un millier avait été identifié en mars 2024.

En mai, un rapport du renseignement ukrainien, relayé par la publication Kyiv Independent, évoquait des recrutements en Somalie, en Ouganda, au Burundi ou au Rwanda : « On leur promet une prime à la signature de 2 000 dollars US, un salaire mensuel de 2 200 dollars US, une assurance maladie, des passeports russes pour eux et leurs familles. »

En septembre, ce média avait d’ailleurs publié en vidéo les témoignages d’un Somalien et d’un Sierra-Léonais faits prisonnier par l’armée ukrainienne.

Des conditions attractives pour des jeunes sans emploi dans des économies amorphes, comme pour Samuel, qui, malgré son diplôme de laborantin, vivotait en installant des climatiseurs.

En septembre, un groupe de quatorze Ghanéens a témoigné dans une vidéo reprise par une télévision nationale. Ils assuraient avoir été appâtés et trompés par un de leur compatriote, ancien footballeur. Là aussi, il est question de contrats signés sous la contrainte.

Dans un autre témoignage, relaté par Jeune Afrique, un Centrafricain qui a pu fuir pour la Lettonie affirme avoir été directement recruté à Bangui par des mercenaires de Wagner alors qu’il se trouvait en garde à vue dans un commissariat. Un paramilitaire aurait « acheté » sa libération contre plusieurs centaines de milliers de francs CFA, en échange de la signature d’un contrat pour une « société de gardiennage ». En décembre 2023, il s’envolait pour la Russie avec d’autres ex-détenus centrafricains, au sein d’un groupe de 300 à 400 Subsahariens, selon son témoignage. Ces déclarations avaient valu un communiqué de mécontentement du parquet centrafricain qui avait dénoncé des informations « dépourvues de toute vraisemblance et fondement juridique », le Procureur de la République affirmant qu’il n’y avait « jamais eu de recrutement de personnes gardées à vue dans les unités de police judiciaire de Centrafrique ».

« Que les Africains ne viennent plus mourir ici »

À côté de ces quelques milliers de recrues trompées, des « malgré eux » perdus dans le Donbass, se trouvent aussi des volontaires, comme Jean Claude Sangwa, ce Congolais étudiant à Lougansk, dans une région de l’Est de l’Ukraine occupée depuis 2014, et magnifié par les réseaux russes en 2022. Là aussi impossible de les quantifier.

Dès mars 2022, le journaliste nigérian Philip Obaji écrivait dans la publication américaine Daily Beast que quelques 200 « Russes noirs », ces ex-rebelles de Centrafrique qui ont changé d’allégeance et été formés par Wagner, avaient été envoyés en Russie. Des informations données par des officiels centrafricains mais que nous n’avons pu confirmer par ailleurs.

Philip Obaji a également affirmé plus tard que des détenus centrafricains, dont des coupables de crimes graves, avaient été élargis pour servir sur le front ukrainien, suivant l’exemple des recrutements massifs dans les prisons russes par le groupe de mercenaires.

C’est ainsi que détenus près de Moscou, un jeune Zambien et un Tanzanien avaient pris l’uniforme de Wagner, avant de mourir en Ukraine fin 2022. Ils avaient été salués par le patron de la compagnie, depuis décédé, Evgueni Prigojine.

Volontaires ou non, motivés ou non, leurs conditions demeurent extrêmement précaires sur le front est-ukrainien. Et pas question de songer à se plaindre : les mercenaires russes n’hésitant pas à publier les vidéos de sévices infligées aux frondeurs et aux déserteurs, y compris la mise à mort à coup de masse, l’outil fétiche des hommes de Wagner.

Samuel sait donc que s’il est découvert, il sera tué. Mais il se dit prêt à courir le risque : « Moi, ce que je veux, c’est mobiliser les Africains qui prennent la route de la Russie, qu’ils comprennent qu’on est en train de les utiliser. On leur ment pour qu’ils viennent ici. Moi je veux dire ce qu’il se passe, que les gens sachent, que ça s’arrête, que les Africains ne viennent plus mourir ici. J’ai perdu des personnes chères. Nous venons mourir dans une guerre dont on ne sait pas d’où elle vient, pourquoi elle a commencé. Ma part d’histoire, je voudrais la raconter quand ce sera fini. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°377 – du 22/01/2025

🔴 RECRUTEMENT DE COMBATTANTS DANS LE CONFLIT UKRAINIEN : DES AFRICAINS DANS L’ENGRENAGE RUSSE
🔴 PRÉSUMÉE SPOLIATION FONCIÈRE À PALMARIN : LES FAMILLES NDIAYE BRISENT LE SILENCE

🔴 (J12) LIGUE 1 / VICTOIRE DE L’US OUAKAM : L’AS PIKINE DANS LA TOURMENTE
🔴 LUTTE / ATTAQUES CONTRE LE CNG : AMANEKH SUSPENDU !

Division spéciale de la cybersécurité : Oumar Sow placé en garde à vue pour incitation à la discrimination ethnique

Oumar Sow, ancien ministre conseiller sous le mandat de Macky Sall et membre influent de l’Alliance pour la République (APR), a été placé en garde à vue par la division spéciale de la cybersécurité. Cette mesure fait suite à un interrogatoire portant sur un post controversé publié sur Facebook, accusé d’incitation à la discrimination ethnique.

L’affaire a éclaté lorsque Oumar Sow a accusé publiquement le Premier ministre Ousmane Sonko d’alimenter des tensions contre la communauté Hal Pulaar. Bien que la publication ait rapidement été supprimée, elle a suscité une vive polémique et attiré l’attention des autorités. Le procureur, s’autosaisissant de l’affaire, a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie.

Selon les premières informations rapportées par nos confrères de Kawtef, cette enquête a conduit à la convocation et à l’interpellation d’Oumar Sow. Lors de son audition, il a affirmé que ses propos avaient été mal interprétés et qu’il n’avait aucune intention d’inciter à la haine ou à la division. Ses avocats, Maîtres Aboubacry Barro et Alassane Cissé, plaident en sa faveur, arguant qu’il s’agit d’un malentendu regrettable.

Oumar Sow doit être présenté au procureur de la République demain, mercredi, afin d’expliquer les circonstances de cette publication et répondre aux accusations qui pèsent sur lui. Cette affaire intervient dans un contexte sensible où les discours susceptibles d’attiser des tensions ethniques ou sociales sont scrutés avec une attention particulière par les autorités sénégalaises.

L’issue de cette affaire pourrait marquer un tournant dans la lutte contre l’utilisation des réseaux sociaux pour diffuser des messages potentiellement nuisibles, tout en soulevant des débats sur la liberté d’expression et ses limites dans un cadre démocratique.

Aïssata Tall Sall défend Farba Ngom et dénonce une « parodie de justice »

Dans une déclaration remarquée, Aïssata Tall Sall, Présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, est montée au créneau pour défendre le parlementaire Farba Ngom, au cœur d’une polémique judiciaire. Selon elle, Farba Ngom aurait agi dans le souci de mettre à l’aise ses collègues députés, ce qui expliquerait sa décision de ne pas se présenter lui-même, préférant envoyer un seul représentant dans une affaire qui soulève des interrogations.

Cette prise de position intervient alors que l’affaire de Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement. Aïssata Tall Sall a dénoncé ce qu’elle qualifie de « parodie de justice », affirmant avoir reçu pas moins de quatre lettres de transmission présentées comme étant le dossier de l’intéressé. Cette multiplication de documents, selon elle, entache la procédure et soulève des doutes sur la transparence et la régularité des démarches entreprises.

Le cas Farba Ngom a généré des réactions variées dans le paysage politique sénégalais, certains dénonçant une tentative de manipulation politique, tandis que d’autres réclament une justice impartiale et sans entraves. Aïssata Tall Sall, fidèle à sa réputation de défenseuse des droits, insiste sur l’importance de respecter les principes de justice et de préserver l’intégrité des institutions parlementaires.

Cette dénonciation de multiples lettres de transmission illustre, selon la présidente du groupe parlementaire, une volonté de complexifier l’affaire. Elle appelle les autorités compétentes à garantir une procédure claire et équitable afin de ne pas ternir l’image de la justice sénégalaise.

Oumar Sow placé en garde à vue pour incitation à la discrimination ethnique

L’ancien ministre conseiller de Macky Sall, Oumar Sow, a été placé en garde à vue ce mardi à la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Cette mesure fait suite à une convocation dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur, qui s’est autosaisi après une publication controversée sur sa page Facebook.

Dans ce texte, Oumar Sow aurait tenu des propos considérés comme incitant à la discrimination ethnique, en lien avec l’affaire Farba Ngom. Ces déclarations, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont suscité des réactions vives et attiré l’attention des autorités judiciaires.

Accompagné de ses avocats, Me Aboubacry Barro et Me Alassane Cissé, Oumar Sow a défendu son point de vue devant les enquêteurs. Selon lui, ses propos ont été mal interprétés et ne visaient pas à inciter à la haine ou à la discrimination.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, et une décision concernant son éventuel déferrement devant le procureur de la République est attendue ce mercredi. Si les accusations sont retenues, Oumar Sow pourrait faire face à des poursuites judiciaires pour des infractions liées à la cybercriminalité et à la promotion de discours haineux.

TGI Kaolack : L’affaire du maire Serigne Mboup et ses coaccusés renvoyée au 18 mars

Le procès très attendu opposant l’Alliance Adik au maire de Kaolack, Serigne Mboup, a été une fois de plus reporté. La session prévue ce mardi 21 janvier 2025 au Tribunal de grande instance (TGI) de Kaolack a été renvoyée au 18 mars prochain. Cette affaire, qui secoue la ville de Kaolack, implique le maire et plusieurs coaccusés poursuivis pour escroquerie, faux et usage de faux, ainsi que vol en réunion.

Tout a commencé par une opération de décaissement de fonds en lien avec des associations sportives et culturelles (ASC) de la ville. Les plaignants allèguent que des irrégularités graves ont été commises, justifiant ainsi l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Serigne Mboup et ses collaborateurs.

Cependant, Maître Baboucar Cissé, avocat du maire, a vivement dénoncé cette procédure, qu’il qualifie de « vexatoire et abusive ». Selon lui, les plaignants n’auraient ni arguments solides ni preuves pour étayer leurs accusations. L’avocat soutient que cette affaire est motivée par des intentions politiques visant à ternir l’image du maire de Kaolack.

« Nous avons demandé 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour compenser le préjudice subi par le maire. Si cette somme est accordée, elle sera intégralement reversée aux œuvres sociales de Kaolack et aux écoles coraniques. Ce sera un signal fort, car il est inconcevable de permettre que des accusations infondées perturbent le fonctionnement de la mairie », a déclaré Me Cissé.

Le report du procès allonge encore la liste des délais dans cette affaire qui polarise l’attention des Kaolackois. D’un côté, les plaignants réclament justice pour ce qu’ils considèrent comme des actes répréhensibles. De l’autre, les défenseurs du maire dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

La prochaine audience prévue le 18 mars 2025 pourrait être décisive. Elle devra clarifier les responsabilités de chaque partie et trancher sur le fond des accusations portées contre Serigne Mboup et ses coaccusés. D’ici là, les débats autour de cette affaire continuent de susciter des divisions dans l’opinion publique locale.

Palmarin : Jean Maxime Simon Ndiaye et un scandale foncier retentissant

Le Sénégal est secoué par une affaire foncière impliquant Jean Maxime Simon Ndiaye, ancien secrétaire général de la présidence sous Macky Sall. L’affaire concerne des terres dans la région côtière de Palmarin, attribuées illégalement, selon seneweb, les accusations à son père François Ndiaye, un homme âgé de près de 90 ans. Ce scandale révèle de profondes failles dans la gestion des terres et soulève des questions sur l’éthique au sommet de l’État.

L’origine de cette affaire remonte à un décret présidentiel, le 2023-1775, signé en 2023, qui attribue à François Ndiaye plusieurs hectares de terres dans cette zone à fort potentiel touristique. Parmi ces terrains se trouve une parcelle de deux hectares déjà disputée entre François Ndiaye et une citoyenne nommée Mame Sophie Mbissine Sarr. Après une bataille judiciaire, le Tribunal de grande instance de Kaolack, puis la Cour d’appel, ont tous deux tranché en faveur de la commune de Palmarin, affirmant que ce terrain relevait du Domaine national.

Malgré ces décisions, Jean Maxime Simon Ndiaye aurait utilisé son influence pour contourner les procédures légales. En mobilisant le Cadastre et les Impôts et Domaines, il aurait obtenu la signature d’un décret permettant à son père de revendiquer les terres. Les documents officiels mentionnent que ces terres auraient été déclassées des domaines publics maritime et fluvial, mais des enquêtes techniques ont confirmé qu’elles appartiennent au Domaine national.

Cette situation soulève plusieurs interrogations sur la régularité du processus. Aucun document n’indique que le Conseil municipal de Palmarin, organe décisionnel clé dans l’attribution des terres, ait donné son aval. De plus, le lien direct entre Jean Maxime Simon Ndiaye et son père François Ndiaye constitue un conflit d’intérêts manifeste, mettant en doute l’intégrité de l’ensemble de la procédure.

Au-delà des ramifications politiques et juridiques, cette affaire a des conséquences directes sur les populations locales. À Palmarin, plusieurs paysans détenteurs de baux légaux sur ces terres risquent d’être dépossédés de leurs moyens de subsistance. Ces terres, qui devaient servir à des projets de développement touristique et économique, sont maintenant au cœur d’un imbroglio juridique.

Face à ce scandale, la commune de Palmarin a annoncé son intention de saisir la Cour suprême pour annuler le décret. Cette démarche vise à rétablir les droits des populations locales et à contrer ce qu’elle considère comme un excès de pouvoir flagrant. Cette affaire intervient dans un contexte où les nouvelles autorités sénégalaises, à travers la campagne « Jub Jubel Jubanti », ont promis de lutter fermement contre la corruption et les abus fonciers.

Le cas de Jean Maxime Simon Ndiaye représente un défi majeur pour le gouvernement actuel. Cette affaire met en lumière les risques d’abus dans la gestion des terres et la nécessité d’instaurer une transparence accrue. Si les autorités réussissent à rétablir les droits des citoyens lésés, cela enverra un message fort sur leur engagement à combattre la corruption. Dans le cas contraire, cela pourrait renforcer le sentiment d’impunité parmi les élites.

Ce scandale pourrait marquer un tournant dans la gestion foncière au Sénégal. Les résultats de cette affaire auront des répercussions non seulement sur les citoyens de Palmarin, mais aussi sur la confiance du public envers les institutions sénégalaises. L’issue de cette affaire sera déterminante pour définir les priorités des autorités et leur capacité à restaurer la justice dans un domaine aussi sensible que celui de la terre.

Levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom : Takku Wallu Sénégal mobilise une défense stratégique de premier plan

La situation politique et judiciaire autour de Farba Ngom, député de l’opposition sénégalaise, prend un tournant décisif. Accusé de blanchiment d’argent à hauteur de 125 milliards de francs CFA, le parlementaire est au cœur d’une affaire qui suscite de vives réactions dans l’arène politique. En réponse, sa coalition politique, Takku Wallu Sénégal, intensifie ses efforts pour contrer ces accusations, avec une équipe d’avocats chevronnés.

La coalition a constitué un groupe de défense composé de six ténors du barreau sénégalais, parmi lesquels Mes El Hadji Amadou Sall, El Hadji Diouf, Oumar Youm et Antoine Mbengue, tous anciens ministres, ainsi que Mes Ousmane Thiam et Adama Fall. Ce choix stratégique vise à répondre aux implications judiciaires et politiques de ce dossier. Ces avocats, bénéficiant à la fois d’une expérience juridique pointue et d’une connaissance approfondie des rouages politiques, s’engagent à contester la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom.

Tout commence le 3 janvier 2025, avec une correspondance émise par le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. Cette demande, adressée au ministre de la Justice, fait état d’une enquête menée par le Pool judiciaire financier (PJF), visant à élucider des transactions jugées suspectes. Selon les enquêteurs, une somme colossale de 125 milliards de francs CFA aurait transité dans des circuits financiers opaques, laissant présager des opérations de blanchiment d’argent.

Le 10 janvier 2025, le ministre de la Justice a officiellement transmis une requête au président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, étape essentielle pour permettre des poursuites judiciaires contre l’élu.

Face à cette situation, Takku Wallu Sénégal a adopté une approche mêlant stratégie juridique et mobilisation politique. En plus de l’action judiciaire menée par les avocats, la coalition entend dénoncer ce qu’elle qualifie de « persécution politique ». Selon des sources proches de la coalition, cette affaire serait une tentative de déstabilisation visant à affaiblir l’opposition dans un contexte où les élections générales de 2027 se profilent déjà à l’horizon.

La levée de l’immunité parlementaire d’un député n’est pas un acte anodin dans le paysage politique sénégalais. Ce processus, souvent perçu comme un signal fort dans la lutte contre l’impunité, soulève aussi des interrogations sur son instrumentalisation possible. Dans ce cas précis, les lignes de fracture entre majorité et opposition semblent s’élargir, rendant le débat encore plus explosif.

Farba Ngom devra se présenter devant la commission ad hoc mise en place par l’Assemblée nationale pour étudier la demande de levée de son immunité. Selon les avocats de la défense, cette audition sera l’occasion de présenter des arguments solides pour démontrer l’absence de fondement des accusations portées contre leur client.

Dans les jours à venir, la défense de Farba Ngom tiendra une conférence de presse pour détailler ses arguments et dénoncer ce qu’elle considère comme un procès politique. Pendant ce temps, les regards restent tournés vers l’Assemblée nationale, où les discussions sur cette affaire risquent de cristalliser davantage les tensions politiques dans le pays.

Cette affaire illustre une fois de plus les liens étroits et parfois conflictuels entre justice et politique au Sénégal. Elle pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur l’avenir de Farba Ngom, mais aussi sur l’équilibre des forces politiques dans les mois à venir.

Crise politique et judiciaire : Farba Ngom au cœur d’une bataille féroce

La scène politique sénégalaise est en ébullition alors qu’une affaire de blanchiment d’argent, impliquant Farba Ngom, député de l’Assemblée nationale et figure clé de l’opposition, prend une tournure décisive. La coalition Takku Wallu Sénégal, dont il est un membre influent, a renforcé sa stratégie en recrutant une équipe d’avocats chevronnés pour assurer sa défense face à des accusations graves.

L’affaire a éclaté avec la demande, le 3 janvier 2025, du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar visant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Quelques jours plus tard, le 10 janvier, le ministre de la Justice a officiellement saisi l’Assemblée nationale à cet effet. L’accusation porte sur des transactions financières douteuses qui auraient permis le blanchiment d’une somme astronomique de 125 milliards de francs CFA, un montant qui suscite à la fois stupeur et indignation.

Pour répondre à cette offensive judiciaire, Takku Wallu Sénégal a constitué une équipe d’élite composée de six avocats de renom, parmi lesquels :

• Me El Hadji Amadou Sall

• Me El Hadji Diouf

• Me Oumar Youm

• Me Antoine Mbengue

• Me Ousmane Thiam

• Me Adama Fall

Ces figures du barreau, toutes marquées par une expérience politique ou juridique notable, se préparent à défendre Farba Ngom devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, chargée d’examiner la demande de levée d’immunité.

Au-delà des arguments juridiques, Takku Wallu Sénégal mène également une riposte politique. La coalition dénonce une tentative d’instrumentalisation de la justice pour affaiblir l’opposition. Ses leaders multiplient les interventions pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une cabale orchestrée contre Farba Ngom.

Selon des sources proches de l’opposition, une conférence de presse sera tenue après la comparution de leur client devant la commission parlementaire. Celle-ci pourrait permettre à la défense de dévoiler sa stratégie et de tenter de rallier l’opinion publique à sa cause.

Cette affaire, qui mêle politique et justice, intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre la majorité présidentielle et l’opposition. La révélation de transactions financières douteuses d’une telle ampleur ajoute une dimension explosive au dossier.

Avec la perspective d’un procès qui pourrait bouleverser l’échiquier politique, le Sénégal se trouve face à un défi majeur : concilier justice et transparence tout en préservant la stabilité de ses institutions. L’opinion publique reste divisée, entre ceux qui appellent à une justice impartiale et ceux qui redoutent une instrumentalisation des institutions judiciaires à des fins politiques.

Gel des importations d’oignons à partir du 25 janvier 2025 : une mesure pour soutenir la production locale

Dans une lettre circulaire conjointe du Directeur Général de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et du Ministère de l’Industrie et du Commerce, il a été annoncé un gel des importations d’oignons à compter du 25 janvier 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts de régulation des marchés agricoles et de promotion de la production locale, un objectif stratégique visant à renforcer l’autosuffisance alimentaire et à protéger les producteurs nationaux.

La mesure fait suite à une réunion du comité de pilotage des accords de gel des importations tenue le lundi 20 janvier 2025 à l’ARM. Lors de cette rencontre, les participants ont examiné la situation de la production nationale et analysé les perspectives pour l’année en cours. Selon les données fournies par les services techniques et les associations de producteurs, les premières récoltes d’oignons locaux devraient arriver sur le marché dès le mois de février 2025.

Cette planification vise à éviter une concurrence déloyale entre les importations et les récoltes locales, un problème souvent signalé par les producteurs nationaux, notamment pendant les périodes de récolte.

Pour rappel, la dernière levée de gel des importations d’oignons, annoncée dans une lettre circulaire du 23 septembre 2024, avait permis l’importation d’oignons jusqu’au 31 décembre 2024. Toutefois, en prévision des fêtes religieuses importantes telles que l’Appel des Layènes, Kazu Rajab et Porokhane, ainsi que de la disponibilité des récoltes locales en février, le gel a été décidé à partir du 25 janvier 2025.

Cette régulation, selon les autorités, vise à garantir un équilibre entre l’offre et la demande tout en limitant les fluctuations excessives des prix sur le marché.

Les producteurs locaux saluent cette initiative, qui leur offre une meilleure visibilité pour écouler leurs récoltes sans être pénalisés par des prix bas liés à la concurrence des importations. Cependant, des préoccupations subsistent du côté des consommateurs, qui redoutent une augmentation temporaire des prix avant l’arrivée des récoltes locales.

Cette décision s’inscrit dans une vision plus large de promotion de l’agriculture nationale. En soutenant les producteurs locaux, le gouvernement vise non seulement à réduire la dépendance aux importations, mais également à encourager des pratiques agricoles durables et à stimuler l’économie rurale.

Gala de charité : les anciens internationaux mobilisés pour la jeunesse sénégalaise

Un événement sportif et solidaire d’exception se prépare à Dakar. Le 5 avril prochain, à 16h, le stade Léopold Sédar Senghor, fraîchement rénové, accueillera un gala de charité qui s’annonce mémorable. Organisée par les anciens internationaux sénégalais Gorgui Sy Dieng, Babacar Guèye, et l’ancien international français Franck Silvestre, cette rencontre opposera les amis de Zinédine Zidane et Ronaldinho à une sélection des anciens joueurs sénégalais, dont la mythique génération de 2002.

L’objectif principal de cette initiative est de collecter des fonds pour soutenir deux associations : Empire des Enfants et Village des Rois. Ces structures œuvrent pour améliorer les conditions de vie des jeunes défavorisés et leur offrir un avenir meilleur.

Le comité d’organisation a également prévu de rendre hommage à une figure emblématique du football sénégalais, feu Pape Bouba Diop. Décédé en 2020, le héros du match d’ouverture de la Coupe du monde 2002, où il avait marqué contre la France, reste une icône nationale. Son fils, Aaron Diop, marquera ce moment d’émotion en donnant le coup d’envoi symbolique de la partie.

Ce gala sera également l’occasion d’inaugurer le stade Léopold Sédar Senghor, récemment réhabilité. L’enceinte emblématique de Dakar vibrera au rythme des retrouvailles entre légendes du football mondial et sénégalais, dans une ambiance mêlant spectacle, solidarité et nostalgie.

L’initiative, saluée par la communauté sportive et au-delà, met en lumière la force du sport comme levier de transformation sociale. La mobilisation autour de cet événement promet un succès retentissant, tant pour les amateurs de football que pour les bénéficiaires de cette belle action caritative.

Détournement présumé de 700 millions FCFA : Tabaski Ngom et Djim Momath Ba dans la tourmente

L’affaire de détournement présumé de 700 millions FCFA impliquant l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom et l’ancien directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion de sites industriels (APROSI), Djim Momath Ba, prend une nouvelle tournure. Les deux principaux accusés ont été présentés devant le procureur du Pool judiciaire financier, selon des informations obtenues par Seneweb.

Tabaski Ngom, arrêtée récemment par la Division des investigations criminelles (DIC), aurait révélé des informations impliquant directement l’ancien DG de l’APROSI. Suite à ces révélations, Djim Momath Ba a été placé en garde à vue.

L’enquête, menée par la DIC, s’intéresse à des mouvements financiers jugés suspects, qui auraient conduit à une perte de 700 millions FCFA destinés à des projets publics. Tabaski Ngom, qui jouait un rôle clé dans la gestion de ces fonds, aurait, selon les enquêteurs, collaboré avec Djim Momath Ba pour orchestrer les malversations.

Dans cette affaire, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, est également cité. Toutefois, il échappe pour le moment à une arrestation en raison de son immunité parlementaire. Cette protection juridique temporaire ne le met pas pour autant à l’abri d’éventuelles poursuites si une levée de son immunité est décidée.

Les investigations se poursuivent alors que le Pool judiciaire financier se penche sur les preuves rassemblées. L’État semble déterminé à renforcer la lutte contre les détournements de fonds publics, qui minent la confiance des citoyens dans la gestion des deniers publics.

Les prochains développements dans cette affaire retiennent l’attention des observateurs, d’autant plus que la responsabilité de hauts responsables et de personnalités politiques est engagée. La justice devra faire la lumière sur ce scandale qui illustre une fois de plus la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence et de reddition des comptes au sein des institutions publiques.

Affaire à suivre.

Affaire “Freedom Day” : entre défense des droits humains et préservation des mœurs au Sénégal

L’affaire “Freedom Day” continue de polariser l’opinion publique au Sénégal. Ce mercredi, les militantes féministes à l’origine de ce sit-in controversé seront entendues par la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Accusées d’avoir voulu organiser une manifestation au dress code “nu”, elles font l’objet d’une plainte déposée par Mame Matar Guèye, président de l’Ong Jamra.

L’objectif initial de “Freedom Day” était de dénoncer l’escalade des violences faites aux femmes et aux enfants, notamment les viols et les meurtres. Une cause jugée noble, mais la méthode choisie a suscité l’indignation : les organisatrices avaient appelé à un sit-in “taatu néén” (nu), une symbolique perçue par certains comme une atteinte aux valeurs sociales et culturelles sénégalaises.

Mame Matar Guèye, fervent défenseur des valeurs conservatrices, a rapidement réagi en saisissant la justice. Il accuse les militantes d’“atteinte aux bonnes mœurs”, une plainte qui a conduit à une enquête approfondie et à la convocation des organisatrices.

Malgré les critiques, les militantes de “Freedom Day” refusent de céder face aux pressions. Dans un communiqué, elles dénoncent une procédure qu’elles qualifient d’“incongrue et infondée”. Soutenues par un collectif d’avocats et de spécialistes des droits humains, elles défendent leur action comme un cri d’alerte face à une société qui, selon elles, banalise les violences faites aux femmes.

“Nous avons choisi un moyen fort pour attirer l’attention sur un fléau sociétal trop souvent passé sous silence”, expliquent-elles. Selon elles, les critiques sur la méthode ne devraient pas occulter la gravité des violences qu’elles dénoncent.

Pour l’Ong Jamra, ce sit-in dépasse les limites de l’acceptable. “C’est une atteinte grave aux valeurs culturelles et religieuses de notre société”, affirme Mame Matar Guèye. Il estime que les militantes auraient pu choisir des moyens d’action plus conformes aux traditions pour sensibiliser l’opinion publique.

Jamra appelle à des sanctions exemplaires, estimant que l’initiative de “Freedom Day” met en péril l’équilibre moral de la société sénégalaise.

Les auditions prévues ce mercredi pourraient marquer un tournant dans cette affaire. Les militantes devront répondre aux enquêteurs de la Sûreté urbaine et justifier leurs motivations. Pour les autorités judiciaires, il s’agit de trancher entre la liberté d’expression et la préservation des valeurs sociales.

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire “Freedom Day” soulève des interrogations profondes sur les limites de la protestation et la défense des droits humains. Le Sénégal, pays réputé pour son équilibre entre tradition et modernité, se trouve face à un débat complexe entre revendications féministes et protection des mœurs.

Me Sidiki Kaba nommé intérimaire de Macky Sall à la présidence de l’APR : Une stratégie dans un contexte judiciaire international

Mardi 21 janvier, PointActu a révélé que Me Sidiki Kaba, ancien Premier ministre et avocat de renom, a été désigné pour assurer l’intérim de Macky Sall à la présidence de l’Alliance pour la République (APR). Cette décision intervient peu après que Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, a annoncé son retrait de la direction du parti, laissant un vide à la tête de la formation politique dominante.

Selon le journal, le choix de Me Sidiki Kaba s’explique par le climat actuel de reddition des comptes et de gestion des affaires judiciaires. L’APR, confrontée à des défis majeurs sur le plan national et international, aurait opté pour une personnalité ayant une expertise juridique reconnue et une solide expérience politique. Me Kaba, ancien ministre de la Justice et fervent défenseur des droits humains, est perçu comme l’homme idéal pour diriger le parti dans ce contexte délicat.

PointActu souligne également que cette nomination a pour objectif d’amplifier, sur la scène internationale, les efforts de l’APR en matière de lutte judiciaire. Me Sidiki Kaba, avec ses relations et son influence à l’étranger, est vu comme une figure capable de défendre efficacement le parti face aux critiques et aux accusations qui pèsent sur certains de ses membres.

Le journal note que cette nomination semble reléguer au second plan des figures politiques telles qu’Amadou Ba, actuel Premier ministre, et Abdoulaye Daouda Diallo, qui étaient considérés comme de potentiels successeurs au leadership de l’APR. Ce repositionnement stratégique témoigne de la volonté de l’APR de recentrer ses efforts autour d’une gestion juridique et diplomatique plus proactive.

La mission de Me Sidiki Kaba ne sera pas de tout repos. Il devra maintenir la cohésion interne du parti, mobiliser les militants en vue des prochaines échéances électorales, tout en gérant les éventuelles tensions liées aux ambitions politiques des cadres de l’APR. Par ailleurs, le contexte judiciaire, marqué par des accusations de corruption et de malversations visant des membres influents du parti, constitue un défi majeur.

Gestion administrative au Sénégal : l’Inspection générale d’État alerte sur des dérives préoccupantes

L’administration publique sénégalaise traverse une phase critique marquée par des dérives préoccupantes, selon les récentes révélations de l’Inspection générale d’État (IGE). Lors de la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers publics tenue ce lundi 20 janvier à Diamniadio, plusieurs dysfonctionnements ont été mis en lumière.

Entre 2021 et 2023, l’État du Sénégal a acquis plus de 650 véhicules administratifs, une pratique jugée excessive par l’IGE, qui appelle à une révision et à une évaluation rigoureuse du décret encadrant leur gestion. Ces acquisitions, bien que nécessaires dans certains cas, soulèvent des interrogations sur l’usage efficient des ressources publiques, notamment en période de crise économique et sociale.

En plus des dépenses liées aux véhicules, l’IGE a pointé plusieurs maux qui gangrènent l’administration publique :

• Ouverture anarchique de comptes bancaires : L’absence de contrôle rigoureux favorise des pratiques financières opaques.

• Mauvaise gestion de la comptabilité matière : La traçabilité et la gestion des biens publics souffrent de carences notables.

• Recrutements non conformes : Des nominations et embauches effectuées en dehors des cadres réglementaires aggravent les dysfonctionnements.

Ces constats s’ajoutent aux critiques fréquentes sur la gestion des ressources humaines et matérielles au sein de l’appareil étatique.

Lors de cette conférence, le président de l’Association des Administrateurs civils, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a souligné la gravité de la situation après neuf mois d’exercice du pouvoir par la nouvelle administration. « Les constats sont alarmants », a-t-il déclaré, appelant à des réformes urgentes pour restaurer la transparence et l’efficacité dans la gestion publique.

Face à ces dérives, l’IGE insiste sur la nécessité d’évaluer et de renforcer les cadres juridiques existants. Elle exhorte les administrateurs à adopter une gestion rigoureuse et éthique des biens publics. Une sensibilisation accrue des gestionnaires et une surveillance renforcée des pratiques administratives sont également recommandées pour prévenir de nouvelles dérives.

Cette alerte de l’IGE met en évidence les défis auxquels fait face l’administration sénégalaise. Dans un contexte marqué par des attentes sociales élevées, la rationalisation des dépenses publiques et une gestion transparente demeurent des impératifs pour rétablir la confiance des citoyens. L’issue dépendra en grande partie de la volonté politique de mettre en œuvre les réformes nécessaires.

Braquage spectaculaire à l’hôtel Riu Baobab de Pointe Sarène : plus de 12 millions de francs CFA emportés

Ce week-end, l’hôtel Riu Baobab, situé à Pointe Sarène, a été la scène d’un braquage d’une ampleur inhabituelle. Les malfaiteurs, agissant avec une organisation méticuleuse, ont réussi à s’emparer d’un butin estimé à plus de 12 millions de francs CFA, semant la panique au sein de l’établissement hôtelier de renom.

Selon des sources concordantes, l’attaque a été menée avec une précision inquiétante, mettant en lumière une probable préparation en amont. Face à cet événement, la brigade de gendarmerie de Nianing a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de ce braquage spectaculaire.

Dans le cadre de cette enquête, plusieurs personnes ont été entendues. Parmi elles, le directeur général de l’hôtel, des vigiles en service au moment des faits, ainsi que des clients, notamment ceux dont le séjour venait de se terminer. Ces auditions visent à collecter des informations essentielles pour identifier les auteurs de cette opération criminelle.

Le quotidien L’Observateur précise que les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux conditions de sécurité de l’établissement ainsi qu’aux mouvements suspects observés dans les jours précédant le braquage.

Ce braquage intervient dans un contexte où le secteur hôtelier sénégalais, en pleine relance post-Covid-19, cherche à attirer davantage de touristes. Cet incident risque de ternir l’image de sécurité et de sérénité associée à la région de Pointe Sarène, connue pour ses plages idylliques et ses infrastructures haut de gamme.

Les autorités locales et la direction de l’hôtel n’ont pour le moment pas fait de déclaration officielle, mais des mesures renforcées de sécurité sont attendues pour éviter la répétition de tels événements.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°376 – du 21/01/2025

🔴 MENACES DE REPRÉSAILLES JURIDIQUES : MACKY AFFÛTE SA RIPOSTE
🔴 AFFAIRE 700 MILLIONS F CFA : TABASKI SACRIFIE L’EX-DG DE L’APROSI

🔴 ODCAV / MORT D’UN JEUNE : SUSPENSION DES « NAVÉTANES » À KEUR MASSAR
🔴 12E JOURNÉE LIGUE 1 : OSLO FA TENUE EN ÉCHEC PAR GÉNÉRATION FOOT

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