Affaire des 125 milliards F CFA : Ibrahima Hamidou Dème alerte sur l’instrumentalisation de la justice

L’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire des 125 milliards F CFA continue de faire des vagues au Sénégal. Alors que les autorités judiciaires cherchent à recouvrer les fonds publics détournés, l’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Dème met en garde contre une possible instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif.

Dans une publication diffusée sur son compte Facebook ce mardi 14 janvier 2025, le juge Dème a rappelé que la justice doit rester indépendante et impartiale, même lorsqu’elle traite des affaires d’envergure impliquant des personnalités politiques de premier plan. Selon lui, l’urgence de rendre des comptes et de récupérer les deniers publics ne doit pas entraîner la justice à faillir à ses obligations fondamentales. Il a précisé que l’obligation de redevabilité doit s’inscrire dans le cadre d’une justice équitable, capable de garantir un procès impartial et conforme aux règles de l’État de droit.

L’ancien magistrat, spécialisé en droit pénal et en lutte contre la corruption, a exprimé ses préoccupations concernant les procédures en cours au niveau du Pool judiciaire financier. Il estime que cette structure, créée pour corriger les dérives de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), semble aujourd’hui suivre le même chemin d’une justice politisée. Selon lui, les enjeux liés à la gestion de cette affaire peuvent déboucher sur une dérive si les procédures judiciaires sont influencées par des considérations politiques.

Dimanche 12 janvier, le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire sous plusieurs chefs d’inculpation, notamment l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur les deniers publics, la corruption, le trafic d’influence et l’abus de biens sociaux. Cette annonce fait suite à un rapport élaboré par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a révélé des irrégularités financières impliquant plusieurs entreprises et personnalités politiques.

Parmi les figures citées dans le rapport figure le nom de Farba Ngom, un ancien proche de l’ex-président Macky Sall. Face à ces révélations, le ministre de la Justice a officiellement saisi l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom. La requête devrait être présentée aux membres du bureau du Parlement ce mardi 14 janvier, lors d’une séance prévue à 16 heures. Cette procédure, si elle aboutit, pourrait permettre aux autorités judiciaires d’entendre le député et de poursuivre les enquêtes sur les accusations portées contre lui.

L’affaire des 125 milliards F CFA, qui fait l’objet d’une grande attention médiatique, est perçue par certains observateurs comme un test majeur pour la justice sénégalaise. Le traitement de ce dossier pourrait révéler si les institutions judiciaires sont en mesure de traiter des affaires sensibles de manière impartiale, sans céder à des pressions politiques.

Pour Ibrahima Hamidou Dème, il est essentiel que le Pool judiciaire financier travaille en toute indépendance afin d’éviter toute forme de manipulation politique. Dans sa publication, il rappelle que la crédibilité de la justice repose sur sa capacité à garantir des procès équitables, loin des ingérences extérieures. Il met en garde contre le risque de voir les procès judiciaires se transformer en outils de règlement de comptes politiques, au détriment de la véritable lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

Le magistrat, qui avait démissionné de la magistrature pour dénoncer les dérives du système judiciaire sénégalais, reste une voix influente dans le débat public sur l’indépendance de la justice. Son intervention récente s’inscrit dans une série de prises de position visant à rappeler que la justice doit demeurer le dernier rempart contre les abus de pouvoir et les violations des droits des citoyens.

L’ouverture de cette information judiciaire marque un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal. Toutefois, elle soulève aussi des questions sur les limites de l’immunité parlementaire et le rôle des institutions judiciaires dans la régulation de la vie publique. Le traitement de cette affaire devra se faire dans la transparence afin d’éviter que cette affaire ne soit perçue comme une chasse aux sorcières visant des figures de l’ancien régime. Une gestion impartiale sera essentielle pour restaurer la confiance des citoyens dans le système judiciaire et garantir que la lutte contre la corruption ne soit pas dévoyée par des intérêts politiques.

Dans les prochains jours, l’attention se portera sur les décisions de l’Assemblée nationale concernant la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. La manière dont cette affaire sera gérée par les autorités judiciaires et les responsables politiques constituera un indicateur crucial de l’état de l’État de droit au Sénégal. La vigilance des citoyens, des organisations de la société civile et des observateurs internationaux sera essentielle pour veiller à ce que les procédures soient menées de manière transparente et conforme aux normes internationales en matière de justice et de droits humains.

Condamnation à six mois ferme pour Mouhamed Thiaw : retour sur l’affaire de chantage à la vidéo compromettante

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict, lundi 13 janvier 2025, dans l’affaire opposant Mouhamed Thiaw, 28 ans, à son ex-compagne suédoise, une jeune femme influente sur Instagram. Accusé de collecte illicite de données personnelles et de menaces de publication de vidéos à caractère intime, le prévenu a été condamné à une peine de deux ans de prison, dont six mois ferme.

Selon le journal Les Échos, les faits remontent à une relation amoureuse entre les deux protagonistes, née après une rencontre lors d’une soirée à Dakar. Après plusieurs rendez-vous et relations intimes, Mouhamed Thiaw aurait, à l’insu de sa partenaire, filmé un acte sexuel. Par la suite, il aurait utilisé ces images pour faire pression sur la victime afin qu’elle accepte de le revoir et d’entretenir à nouveau des relations avec lui.

Dans sa plainte, la jeune femme a expliqué avoir reçu des menaces explicites de la part de l’accusé, qui aurait déclaré son intention de partager les vidéos compromettantes avec ses contacts Instagram si elle ne cédait pas à ses exigences.

Lors de son audition, Mouhamed Thiaw a reconnu avoir filmé sa partenaire sans son consentement, mais a nié toute intention de nuire. « J’ai vu une caméra chez elle et j’ai pensé qu’elle m’avait filmé. J’ai donc décidé de la filmer à mon tour, mais ce n’était pas malveillant », a-t-il affirmé. Il a également admis avoir proféré des menaces, précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas de demander de l’argent ou de ternir l’image de la jeune femme, mais simplement de la revoir.

Des explications qui n’ont pas convaincu la victime, ni le tribunal. L’avocat de la partie civile a rappelé que, lors de l’acte enregistré, la jeune femme avait les yeux fermés et ignorait totalement qu’elle était filmée.

Malgré la gravité des faits, le tribunal a fait preuve de clémence en réduisant la peine requise par le procureur. Ce dernier avait initialement demandé deux ans de prison, dont un an ferme. Finalement, Mouhamed Thiaw a été condamné à deux ans, dont six mois ferme, assortis d’une reconnaissance de culpabilité pour collecte illicite d’images et menaces.

Cette affaire met en lumière les dangers liés à la collecte et à l’utilisation abusive d’images à caractère intime, surtout à une époque où les réseaux sociaux amplifient les impacts d’une éventuelle diffusion. La condamnation de Mouhamed Thiaw souligne l’importance de respecter la vie privée et rappelle que de tels actes, qui bafouent les droits des victimes, sont lourdement sanctionnés par la loi sénégalaise.

Affaire des Fonds Covid-19 : le dossier explosif entre les mains du Pool financier

Le scandale des Fonds Covid-19, qui a suscité de vifs débats depuis des mois, connaît une accélération majeure. Selon des informations révélées par Libération, le dossier, mêlant des implications politiques et financières, a été officiellement transmis au Pool financier. Ce développement marque une étape cruciale dans l’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC).

Après une longue période d’attente et de spéculations, le parquet financier est passé à la vitesse supérieure. Il est désormais question de désigner un juge d’instruction spécialisé pour examiner les éléments explosifs du dossier. En outre, certaines parties de l’affaire pourraient être directement transférées à la Haute Cour de Justice, une juridiction réservée aux plus hautes autorités de l’État, ce qui souligne la gravité des faits reprochés.

La DIC, qui avait bouclé son enquête dès juillet 2023, a dévoilé des dysfonctionnements systémiques dépassant les constats initiaux de la Cour des comptes. Ses rapports, jugés accablants, pointent des zones d’ombre dans la gestion des fonds d’urgence débloqués pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Selon les premières révélations, l’enquête met en lumière des détournements massifs, des cas de surfacturation, ainsi qu’une gestion opaque des milliards destinés à soutenir les hôpitaux, les ménages vulnérables et l’économie nationale. Ces fonds, censés pallier les effets de la crise sanitaire, semblent avoir été utilisés à d’autres fins, alimentant un sentiment d’indignation dans l’opinion publique.

Le transfert du dossier au Pool financier marque un tournant. Les juges d’instruction, en collaboration avec le parquet financier, devront analyser en détail les responsabilités individuelles et collectives. Certains volets du dossier, impliquant des figures politiques ou des élus de haut rang, pourraient nécessiter une procédure spécifique devant la Haute Cour de Justice.

Ce scandale met en lumière les failles des mécanismes de contrôle et de gestion en temps de crise. Alors que le Sénégal a longtemps été cité en exemple pour sa réponse initiale à la pandémie, les révélations sur la gestion des Fonds Covid-19 ternissent cette image et posent des questions sur la transparence et la reddition des comptes.

Pour beaucoup, ce dossier est un test décisif pour le système judiciaire sénégalais. Les attentes de l’opinion publique sont énormes : des explications claires et des sanctions exemplaires sont demandées afin de rétablir la confiance dans les institutions.

La transmission de ce dossier au Pool financier constitue un signal fort. En engageant des poursuites judiciaires, les autorités montrent leur volonté de faire la lumière sur cette affaire et d’agir contre l’impunité, quel que soit le niveau des responsables impliqués.

Sénégal : Lancement d’une réforme historique avec l’introduction de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire

Le Sénégal amorce une réforme majeure de son système éducatif avec l’introduction de l’enseignement de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire. L’annonce a été faite ce mardi par Moustapha Guirassy, ministre de l’Éducation nationale, à travers un message publié sur sa page Facebook.

Jusqu’ici, l’apprentissage de l’anglais était limité aux cycles du collège et du lycée, laissant la place au français, langue officielle, comme principal vecteur d’enseignement. Cette réforme vise à renforcer les compétences linguistiques des jeunes Sénégalais dès leur plus jeune âge, en leur offrant un accès précoce à une langue mondiale incontournable.

Selon le ministre Guirassy, cette initiative s’inscrit dans une volonté de préparer les générations futures aux défis d’un monde globalisé. « L’anglais n’est pas seulement une langue étrangère, c’est aujourd’hui un outil incontournable dans les domaines des affaires, de la science et de la technologie. Nous devons offrir à nos enfants les outils nécessaires pour qu’ils soient compétitifs à l’échelle mondiale », a-t-il déclaré.

Cette réforme s’accompagne d’un plan de formation pour les enseignants. Plusieurs milliers d’enseignants seront formés à l’enseignement de l’anglais au niveau préscolaire et élémentaire, afin de garantir la qualité de cet apprentissage dès son introduction.

Si cette réforme est saluée par de nombreux acteurs du secteur éducatif, certains observateurs soulignent toutefois les défis qu’elle pourrait engendrer. Parmi eux, la disponibilité des ressources pédagogiques, la formation des enseignants en anglais et l’adaptation des programmes scolaires.

De plus, des questions se posent sur l’intégration de l’anglais dans un système éducatif où les langues nationales comme le wolof, le sérère ou le peul occupent déjà une place importante.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique pour l’éducation 2025-2035, qui ambitionne de transformer le système éducatif sénégalais pour répondre aux besoins du marché du travail et de l’économie numérique.

Les premières leçons d’anglais pour les enfants de préscolaire et d’élémentaire commenceront dès la rentrée scolaire de septembre 2025, marquant une nouvelle ère pour l’éducation au Sénégal.

Les députés de la 14e législature reçoivent enfin un mois de salaire

Les députés de la 14e législature, dissoute le 12 septembre dernier, ont finalement perçu un mois de salaire après deux mois d’attente. Selon le journal Les Échos, qui rapporte cette information dans son édition de ce mardi 14 janvier, les virements ont été effectués depuis la semaine dernière.

Ces anciens parlementaires avaient exprimé leur mécontentement face au retard dans le paiement de leurs émoluments pour les mois d’octobre et de novembre, une situation née de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République. Cette dissolution, qui a entraîné la mise en place de la 15e législature, a laissé certains députés dans une situation d’incertitude financière.

Cependant, l’Assemblée nationale a récemment décidé de régler un mois de salaire pour les députés sortants qui n’ont pas été réélus. Ils ont également bénéficié des avantages liés à leur fonction, comme prévu par les textes.

Si cette décision apaise en partie les tensions parmi les anciens députés, des interrogations subsistent concernant ceux qui siégeaient dans la 14e législature et qui ont été réélus pour la 15e. En effet, leur situation financière et administrative reste incertaine, les informations sur leurs paiements n’ayant pas encore été confirmées.

Drame maritime à Saint-Louis : le Ministère des Pêches exprime ses regrets et promet des mesures durables

Un drame maritime a endeuillé la région de Saint-Louis les 9 et 10 janvier 2025, à la suite du chavirement tragique de deux pirogues dans la brèche de Saint-Louis. Ce sinistre a causé la perte de deux vies humaines, six personnes sont toujours portées disparues, et 27 rescapés ont été secourus. Face à cette tragédie, le Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a exprimé ses profondes condoléances aux familles des victimes et réaffirmé son engagement envers la sécurité des pêcheurs.

Dans son communiqué, le Ministère a exhorté les pêcheurs à respecter strictement les consignes de sécurité en mer. Cela inclut le suivi rigoureux des alertes météorologiques diffusées par les services compétents, le port obligatoire de gilets de sauvetage lors des sorties en mer, ainsi que l’observance des limites de charge autorisées sur les embarcations. Ces mesures visent à prévenir de nouveaux drames dans une zone connue pour ses dangers, notamment en raison de l’instabilité de la brèche de Saint-Louis.

Le Ministère a salué les efforts exemplaires des autorités administratives, des sapeurs-pompiers, du Service Régional des Pêches, ainsi que des pêcheurs locaux qui ont joué un rôle crucial dans les opérations de secours et de recherche des victimes. Leur mobilisation rapide et efficace a permis de sauver de nombreuses vies malgré les conditions périlleuses.

Conscient des défis persistants liés à la brèche de Saint-Louis, le gouvernement a réitéré son engagement à trouver une solution durable en concertation avec toutes les parties prenantes. La sécurisation de cette zone, qui constitue une menace constante pour les populations riveraines et les pêcheurs, reste une priorité pour les autorités.

En renouvelant sa solidarité envers les familles endeuillées, le gouvernement s’engage à intensifier ses efforts pour garantir la sécurité et le bien-être des communautés riveraines. Ce drame rappelle une fois de plus l’urgence de renforcer les infrastructures maritimes et les dispositifs de prévention pour protéger les travailleurs de la mer.

Ousmane Sonko sur les finances publiques : « Les Sénégalais sauront l’ampleur des dégâts »

Lors d’une visite officielle en Mauritanie, le Premier ministre Ousmane Sonko a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur la situation des finances publiques du Sénégal. S’adressant aux Sénégalais établis dans ce pays voisin, en marge de sa rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould El-Ghazouani, il a révélé avoir reçu le dernier rapport de la Cour des comptes. Selon ses dires, ce document viendra corroborer ses précédentes déclarations sur l’état préoccupant des finances du pays.

« Nous avons trouvé le pays au quatrième sous-sol », avait-il affirmé lors d’une conférence de presse en septembre, une sortie qui avait suscité de nombreuses réactions. Aujourd’hui, le chef du gouvernement reste sur cette ligne, précisant que le rapport de la Cour des comptes sera bientôt rendu public.

« Quand il sera rendu public, les Sénégalais sauront l’ampleur des dégâts », a martelé Ousmane Sonko, dans des propos rapportés par Le Soleil. Le Premier ministre affirme que ce rapport ne fait que confirmer les éléments qu’il avait déjà exposés. « Quand je l’ai dit pour la première fois, les gens se sont agités. Mais ce rapport en dira beaucoup plus », a-t-il insisté, suggérant que les révélations pourraient être encore plus graves que prévu.

Depuis son arrivée à la primature, Ousmane Sonko ne cesse de dénoncer l’état dans lequel il affirme avoir trouvé les finances publiques à son entrée en fonction. Ses sorties répétées, parfois jugées alarmistes par certains observateurs, semblent aujourd’hui trouver un écho dans ce rapport. Si ce dernier confirme ses dires, cela pourrait marquer un tournant dans la perception des citoyens vis-à-vis de la gestion des gouvernements précédents.

Cependant, ces accusations risquent de creuser davantage le fossé politique entre l’actuel régime et l’opposition, qui rejette en bloc les allégations d’Ousmane Sonko.

L’attente de ce rapport de la Cour des comptes s’inscrit dans un contexte politique tendu. Les déclarations du Premier ministre surviennent à un moment où le gouvernement est critiqué pour son incapacité à redresser rapidement une situation économique jugée difficile par de nombreux citoyens. Par ailleurs, l’opposition accuse Sonko et son équipe d’exagérer la gravité des problèmes afin de justifier d’éventuelles contre-performances.

Levée d’immunité parlementaire : Farba Ngom dans la tourmente pour des transactions douteuses

L’actualité politique sénégalaise est marquée par une affaire qui suscite de vives réactions. Ce mardi, à 16h, le Bureau de l’Assemblée nationale se réunira pour une séance d’information, suivie à 17h par la Conférence des leaders, convoquée pour « l’examen d’une affaire en instance ». Selon les informations rapportées par Les Échos et L’Observateur, l’affaire en question concernerait le député Farba Ngom, accusé d’être impliqué dans des transactions financières douteuses portant sur un montant astronomique de 125 milliards de francs CFA.

D’après L’Observateur, la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom serait imminente. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a officiellement saisi le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à ce sujet. Cette correspondance, datée du vendredi 10 janvier, marque le début d’une procédure qui pourrait bouleverser le paysage politique.

Farba Ngom, membre influent de la coalition au pouvoir et proche du Président de la République, fait face à de graves accusations. Les transactions financières suspectes attribuées au député soulèvent des questions sur la transparence dans la gestion des fonds publics.

Cette affaire survient dans un contexte politique déjà marqué par des tensions autour de la gestion des affaires publiques et de la responsabilité des élus. Si la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom est confirmée, cela ouvrirait la voie à une enquête judiciaire approfondie.

Pour l’heure, le député n’a pas encore réagi publiquement aux accusations portées contre lui. Toutefois, ses avocats pourraient contester cette procédure, estimant qu’elle serait motivée par des considérations politiques.

La réunion de ce mardi au sein de l’Assemblée nationale pourrait s’avérer décisive. Les regards sont désormais tournés vers les membres du Bureau et les leaders parlementaires, qui devront décider si les poursuites contre Farba Ngom peuvent se poursuivre sans entraves.

Ce dossier relance le débat sur l’immunité parlementaire, souvent perçue comme un outil de protection des élus face aux abus judiciaires, mais parfois critiquée pour son usage abusif.

Si l’Assemblée nationale donne son feu vert à la levée de l’immunité de Farba Ngom, cela pourrait avoir un impact considérable sur la crédibilité de l’institution et du gouvernement. En cas de preuves accablantes, ce scandale pourrait également nuire à l’image de la majorité présidentielle, à quelques mois des élections locales et générales.

RETRAIT DES ÉLÉMENTS FRANÇAIS DU SÉNÉGAL : Jean-Marie Bockel dévoile les origines de l’initiative

L’initiative de retrait des bases militaires françaises du Sénégal continue de susciter de vives discussions entre les autorités françaises et sénégalaises. Jean-Marie Bockel, envoyé spécial du président français Emmanuel Macron pour le continent africain, a récemment apporté des précisions

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Jean-Marie Bockel a expliqué que lors d’une rencontre entre les deux chefs d’État sénégalais et français, le président de la République sénégalais, Diomaye Faye, avait demandé du temps pour étudier la question du retrait des militaires français. « [Macron] a demandé à [Diomaye] s’il souhaitait le départ des éléments français. Ce à quoi le président sénégalais a répondu qu’il fallait lui laisser le temps d’étudier la question », a précisé Jean-Marie Bockel.
Bien que lors de sa campagne présidentielle et dans ses discours en fin d’année, Bassirou Diomaye Faye se soit montré clair sur la nécessité de voir les troupes françaises quitter le Sénégal, cette rencontre avec Emmanuel Macron semble avoir suscité une forme de réflexion supplémentaire de la part du président sénégalais. Bockel a indiqué que, « le 20 juin dernier, Emmanuel Macron et Bassirou Diomaye Faye se sont rencontrés. Le président français a demandé à son homologue s’il souhaitait le départ des éléments français. Ce à quoi le président sénégalais a répondu qu’il fallait lui laisser le temps d’étudier la question – c’est aussi ce qu’avaient dit les ministres que j’ai pu rencontrer. Le climat autour de ces discussions était plutôt bon. Puis le temps a passé, et les déclarations que l’on connaît ont été faites ».
Ce changement de ton a conduit l’Élysée à prendre des mesures concrètes, comme l’a souligné Jean-Marie Bockel : « Dès lors, nous allons mettre en œuvre le retrait des éléments français du pays ».
Cette initiative intervient dans un contexte global de réajustement des relations militaires entre la France et ses anciennes colonies africaines, notamment après des déclarations controversées du président Macron concernant la présence militaire française sur le continent. Ces propos ont particulièrement heurté les dirigeants africains. Le Sénégal, aux côtés du Tchad, a été l’un des premiers à réagir fermement, en démentant et en critiquant les propos du président français. Ousmane Sonko, Premier ministre, a adressé une réponse cinglante à Macron.
Interrogé sur ces réactions, Jean-Marie Bockel a expliqué que ces critiques étaient légitimes, tout en faisant une distinction entre le fond et la forme des propos. « C’est leur droit, mais il y a le fond et la forme », a-t-il affirmé. Il a ajouté : « Sur le fond, je suis d’accord avec ce qu’a dit le président de la République qui s’adressait, il faut le rappeler, aux opinions publiques africaines, mais aussi françaises. Il était normal qu’il exprime de l’amertume, voire une certaine exaspération vis-à-vis des discours tenus par certains pays, notamment au Sahel. Ce sont leurs dirigeants qui ont fait appel à l’armée française. Des soldats français sont morts au Mali ; j’en sais quelque chose, mon propre fils en fait partie ».
Pour Bockel, la France n’a pas à se soumettre aux désirs de tous les pays africains, mais a également le droit de défendre ses positions et d’exprimer ses désaccords. « Nous ne pouvons pas toujours être dans la repentance ou le mea culpa. Nous avons aussi le droit d’exprimer nos désaccords », a-t-il conclu.
Le retrait des troupes françaises du Sénégal s’inscrit dans une dynamique plus large de réajustement des relations franco-africaines, et ce dossier reste une priorité pour l’Élysée.
Depuis fin octobre 2024, « Le Dakarois Quotidien » a travaillé sur le projet de retrait des troupes françaises du Sénégal nourri par l’Élysée. Le 24 octobre, le journal avait déjà abordé les premières discussions sur ce retrait lors d’un Conseil de défense tenue par Paris, avant de revenir sur le sujet dans ses numéros du 29 novembre et du 7 janvier 2025.


Ledakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°370 – du 14/01/2025

🔴 PRIMAUTÉ SUR L’INITIATIVE DE RETRAIT DES BASES MILITAIRES FRANÇAISES DU SÉNÉGAL : L’ÉLYSÉE NE LÂCHE PAS L’AFFAIRE !
🔴 RÉCEPTION DU RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : SONKO DRESSE UN TABLEAU SOMBRE

🔴 TENSIONS À L’ASC HLM DE DAKAR : LES DIRIGEANTS SE DÉCHIRENT
🔴 RÉAMÉNAGEMENT DU STAFF TECHNIQUE DE LINGUÈRE : AMARA TRAORÉ NOMMÉ MANAGER SPORTIF

TRANFERTS D’ARGENT : Mamadou Djigo souhaite la nationalisation du  secteur

Lors de son passage dans une émission radiophonique ce week-end, Mamadou Djigo, ingénieur aménageur et développeur de territoire, a dressé un tableau critique du système productif sénégalais. Il a mis en lumière les failles structurelles de la politique territoriale depuis les indépendances, qu’il qualifie d’archaïques.

Djigo a insisté sur la nécessité d’adopter une approche territoriale pour stimuler le développement économique et lutter contre le chômage de masse. « Depuis 1960 jusqu’en 2012, aucun gouvernement n’a fait un diagnostic approfondi pour mettre en valeur l’économie des territoires », a-t-il déclaré, en déplorant que les différentes administrations n’aient pas exploité le potentiel économique local. « Même les nouvelles autorités reproduisent les mêmes erreurs », a-t-il ajouté.
Selon lui, le Plan Sénégal Émergent (PSE) présente de nombreuses lacunes, notamment en ce qui concerne l’équilibre territorial et la problématique de l’émigration irrégulière. Il a regretté que ses recommandations visant à combler ces lacunes n’aient pas été prises en compte.
Djigo a également évoqué le caractère obsolète des métiers au Sénégal. Selon lui, la plupart des métiers exercés dans le pays sont restés figés dans des pratiques traditionnelles. « Le métal est le premier pourvoyeur d’emplois, mais ce métier est réservé à une caste particulière, les forgerons, alors que nous importons des produits métalliques qui pourraient être fabriqués localement », a-t-il souligné.
Il a également pointé du doigt d’autres secteurs clés comme l’élevage, la pêche, et l’agriculture, qui restent largement artisanaux. « Nous continuons à cultiver seulement trois mois par an avec des moyens rudimentaires. Les peaux de moutons et de vaches abattus chaque année restent inexploitées, alors qu’elles pourraient servir à développer une industrie du cuir », a-t-il expliqué.
Pour Djigo, cette absence de modernisation des métiers est un frein majeur au développement économique du pays. Il appelle à une industrialisation massive pour rendre ces métiers plus attractifs et générateurs d’emplois.
Un autre point soulevé par Mamadou Djigo est la perte de contrôle de l’économie locale au profit d’étrangers. Il a cité l’exemple du commerce de fruits et légumes, dominé par des commerçants guinéens. « L’économie fruitière au Sénégal génère environ 600 milliards de francs CFA par an, mais les Sénégalais ne contrôlent pas ce secteur clé. Le marché Sandiniéry est aujourd’hui dirigé par des étrangers », a-t-il regretté.
Il a également évoqué le marché du charbon, délaissé par les Sénégalais mais très lucratif. « Les petits métiers considérés comme dévalorisants par les Sénégalais sont en réalité très rentables », a-t-il insisté.
Djigo a proposé des solutions concrètes pour développer certaines filières économiques, notamment celle du coton. « Nous avons 3,3 millions de bébés âgés de 0 à 4 ans. Le coût de leur alimentation et de leurs couches représente des dizaines de milliards chaque année. Pourtant, nous importons ces produits, alors que nous cultivons du coton », a-t-il expliqué.
Selon lui, il est urgent d’investir dans la culture du coton et de développer une industrie locale capable de répondre aux besoins du marché intérieur. « Il faut financer les régions de Kédougou, Tambacounda et Kolda à hauteur de 300 milliards de francs CFA. Avec cet investissement, nous pourrions produire localement des couches pour bébés, des serviettes hygiéniques et du coton médical pour les hôpitaux », a-t-il proposé.
L’un des points les plus marquants de l’intervention de Mamadou Djigo concerne le secteur des transferts d’argent. Il a proposé de retirer les licences des sociétés internationales opérant dans ce domaine et de confier cette activité à la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE).
« Les sociétés de transfert d’argent réalisent des chiffres d’affaires colossaux. La population sénégalaise effectue quotidiennement des transferts et des recharges de crédit à hauteur de 12 millions d’opérations par jour. C’est une manne financière que nous laissons échapper », a-t-il déclaré.
Selon lui, la BNDE pourrait développer une application pour gérer ces transferts et récupérer jusqu’à 3 milliards de francs CFA par jour. « Ce capital pourrait être utilisé pour financer des projets industriels dans les communes, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale », a-t-il affirmé.
Djigo a également mis en garde contre les risques liés à la présence de firmes étrangères dans le secteur des transferts d’argent. « Ces entreprises peuvent transférer leurs capitaux à l’étranger du jour au lendemain, mettant en péril notre économie », a-t-il averti.
Pour conclure, Mamadou Djigo a insisté sur la nécessité de moderniser et de classifier les métiers au Sénégal. « Il est impératif d’organiser de grandes assises nationales sur l’économie des territoires et des ressources. Nous devons codifier les métiers et les industrialiser pour créer des emplois durables », a-t-il recommandé.
Il a également souligné l’importance d’une vision à long terme pour le développement économique du pays. « Le Sénégal ne pourra atteindre ses objectifs de développement qu’en adoptant une approche territoriale et en valorisant ses ressources locales », a-t-il conclu.

La Coalition DJONE invite les forces vives de la nation à la préservation de l’autorité de l’Etat et au respect de la fonction présidentielle

Dans un communiqué, le coordonnateur national Mohamed Moustapha Diagne et ses camarades invitent la classe politique au dépassement et à l’élégance comme démarche politique dans l’adversité, afin d’enrayer la rancœur et le règlement de compte du champ politique.
Le bureau exécutif de la Coalition DJONE, réuni le samedi 11 janvier, a abordé plusieurs sujets d’actualité nationale.
« La coalition souligne la nécessité de préserver l’autorité de l’Etat et le respect de la fonction présidentielle, rejetant toute tentative de fragiliser cette institution. Elle affirme que le Sénégal ne saurait être considéré comme un butin politique que peuvent se partager les vainqueurs d’une élection », lit-on dans document rendu public ce lundi.
Concernant la dette, la Coalition DJONE estime que « le débat est mal orienté. Il ne s’agit pas seulement de son volume, mais surtout de ses conditions d’acquisition (taux d’intérêt, bailleur de fonds) et de sa destination. La dette doit être acquise à des taux soutenables et principalement utilisée pour financer des investissements ». Selon le Bureau exécutif de DJONE, « l’Etat doit en outre l’utiliser pour procéder au rachat d’actions d’entreprises à capitaux étrangers majoritaires pour monter en charges et gagner en souveraineté économique. C’est ce qu’on appelle la « bonne dette », pour reprendre le terme de feu Mahammed Boun Abdallah Dionne ».
Dans un autre registre, la coalition salue les efforts du gouvernement pour maîtriser l’inflation et régulariser les activités des vendeurs ambulants et conducteurs de motos Jakarta.
« Elle exhorte dans la foulée l’État à accélérer le processus dans un élan social soutenu et suggère de donner du temps aux jeunes «Jakartamen» et Ambulants afin qu’ils se réorganisent. Pour la Coalition DJONE, cela passe par de larges concertations avec tous les acteurs aux fins d’améliorer la mise en œuvre des décisions », souligne la note.
Les héritiers politiques de Mahammed Dionne proposent également d’accélérer le programme « 100 000 logements » et de prioriser l’industrialisation, les PME, ainsi que le développement du secteur primaire, des ressources minières et énergétiques pour créer des emplois. La formation et le renforcement des capacités de la jeunesse doivent être intensifiés selon le bureau exécutif de la Coalition.
En ce qui concerne le dossier politico-judiciaire Barthélémy Dias, la Coalition DJONE demande au gouvernement de reconsidérer la condamnation disproportionnée de l’ancien député maire de Dakar, soulignant qu’il a déjà purgé une peine de six mois et versé des dommages. La Coalition considère que la perte de son poste de député et de maire serait excessive. « Il faut tenir compte des circonstances atténuantes dont il peut encore bénéficier. En effet, il n’y a pas de préméditation de sa part et il n’est pas à l’initiative des faits qui lui ont valu la condamnation », poursuit la note de la coalition qui rappelle à toute la classe politique leur « obligation de cultiver le dépassement et l’élégance comme démarche politique dans l’adversité, afin d’enrayer la rancœur et le règlement de compte » du champ politique.
Mohamed Moustapha Diagne et ses camarades renouvellent leur appel à travailler à la réalisation d’un Sénégal réconcilié, juste et prospère pour l’intérêt exclusif du peuple.
A.S

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le Général Abdel Fatah Al Burkhan : pour un dialogue en faveur de la paix au Soudan

Ce lundi 13 janvier 2025, Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a accueilli au palais de la République le Général Abdel Fatah Al Burkhan, président du Conseil souverain de transition du Soudan, dans le cadre d’une visite de courtoisie. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires préoccupantes au Soudan, où les affrontements armés entre factions rivales menacent la paix et la stabilité dans le pays et la région.

Le Président Diomaye Faye a salué la démarche du Général Al Burkhan, soulignant les liens historiques et les valeurs communes qui unissent Dakar et Khartoum. Il a exprimé la solidarité du Sénégal envers le peuple soudanais, actuellement confronté à des épreuves graves et complexes.

Lors de leurs échanges, le chef de l’État sénégalais a réitéré l’engagement de son pays en faveur de la paix, de la stabilité et de la promotion des valeurs démocratiques en Afrique. Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif et constructif entre toutes les parties prenantes au Soudan, considérant que la concertation demeure la seule voie pour mettre fin durablement aux conflits en cours.

« Le Sénégal est prêt à contribuer, par le dialogue et la médiation, à la résolution des tensions qui affectent nos frères et sœurs soudanais. La paix est une responsabilité partagée que nous devons porter ensemble », a déclaré le Président Faye lors de cette occasion.

Le Général Abdel Fatah Al Burkhan a, pour sa part, exprimé sa gratitude envers le Sénégal pour son soutien constant. Il a également exposé les initiatives en cours pour ramener la stabilité au Soudan, tout en appelant la communauté internationale à accompagner ces efforts de manière constructive.

Cette rencontre reflète l’importance accordée par le Sénégal à la diplomatie et à la coopération régionale dans un contexte africain où les défis sécuritaires demeurent complexes. Elle réaffirme également la place du Sénégal comme acteur clé dans la promotion de la paix et du dialogue sur le continent.

Débat autour du Pool judiciaire financier : Birahim Seck interpelle sur la rigueur et la transparence

La sortie du procureur de la République du Pool judiciaire financier (PJF), El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, suscite des réactions diverses au sein de l’opinion publique. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, met l’accent sur la nécessité d’une démarche rigoureuse et transparente pour préserver l’intégrité de cette institution.

Dans une publication sur son compte X (anciennement Twitter) ce lundi 13 janvier, Birahim Seck a soulevé des interrogations sur la gestion des affaires confiées au Pool judiciaire financier. « Une information judiciaire est-elle ouverte sur les 1000 milliards de FCFA des fonds Force Covid-19 ? », a-t-il demandé, pointant du doigt un dossier resté sous silence selon lui.

Le coordonnateur du Forum civil s’est également questionné sur l’absence de communication du Parquet concernant d’autres affaires en cours. « Pourquoi le Parquet n’a pas communiqué sur les autres dossiers qu’il traite ? », s’est-il étonné, appelant à une plus grande transparence.

Le Parquet du PJF avait annoncé avoir été récemment saisi de plusieurs rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon le communiqué signé par le procureur El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, l’analyse de l’un de ces rapports a mis en lumière des faits graves impliquant plusieurs personnes.

« Les investigations menées révèlent des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux, par le biais de sociétés écrans utilisées pour des transactions suspectes d’une valeur provisoire estimée à plus de 125 milliards de francs CFA », a précisé le communiqué.

Dans ce contexte, le Parquet envisage l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions incluant :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie portant sur les deniers publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre de l’article 66 de la loi n°2024-08 relative au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

Pour Birahim Seck, la démarche du Pool judiciaire financier doit faire preuve d’une rigueur exemplaire pour garantir la crédibilité des investigations. Il rappelle que des attentes fortes pèsent sur cette institution dans un contexte où la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux est devenue une priorité nationale.

Le débat autour de la gestion des fonds publics, notamment ceux mobilisés dans le cadre de la Force Covid-19, alimente les discussions. Il reflète une exigence accrue de la société civile pour une gouvernance transparente et une justice équitable.

Rencontre entre le Président de l’Assemblée nationale et l’Ambassadeur des États-Unis : un nouvel élan pour la coopération parlementaire

Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Monsieur El Malick Ndiaye, a reçu ce lundi 13 janvier l’Ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Monsieur Michael Raynor, accompagné d’une délégation de haut niveau. Cette rencontre, placée sous le signe de la coopération parlementaire, a permis de réaffirmer les liens solides entre les deux nations et d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration.

Dès l’entame de leur échange, l’Ambassadeur Raynor a adressé ses félicitations à Monsieur Ndiaye pour son élection à la tête de l’Assemblée nationale. Il a souligné l’importance stratégique de renforcer la coopération entre les parlements des deux pays afin de consolider les principes de bonne gouvernance et de transparence.

En retour, le Président Ndiaye a exprimé ses condoléances pour le décès de l’ancien président américain Jimmy Carter, saluant l’héritage laissé par ce défenseur de la paix et des droits de l’homme. Il a également témoigné sa solidarité avec les victimes de l’incendie dramatique qui ravage actuellement Los Angeles, marquant ainsi son attachement à des valeurs d’humanité et de compassion.

Lors de son intervention, Monsieur Ndiaye a salué l’excellence des relations bilatérales entre le Sénégal et les États-Unis. « Le soutien constant des États-Unis à notre pays témoigne de la profondeur de notre amitié. Il appartient à nos institutions parlementaires de renforcer ces liens à travers des partenariats innovants et constructifs », a-t-il déclaré.

Le Président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de collaborer dans des domaines clés tels que la transparence, la gouvernance et le renforcement des capacités institutionnelles. Il a réaffirmé la volonté du Parlement sénégalais de s’inspirer des meilleures pratiques américaines pour renforcer l’efficacité des institutions démocratiques.

De leur côté, l’Ambassadeur Raynor et sa délégation ont rappelé l’engagement des États-Unis à soutenir activement les parlementaires sénégalais dans l’exercice de leurs missions. Ce partenariat stratégique s’inscrit dans une vision commune visant à promouvoir les valeurs démocratiques et à mettre en œuvre des projets structurants pour le développement des deux nations.

Cette rencontre marque une étape importante dans l’approfondissement de la diplomatie parlementaire entre le Sénégal et les États-Unis. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour relever les défis mondiaux tout en plaçant la bonne gouvernance, la transparence et la démocratie au cœur de leurs priorités.

Scandale financier : Le député Farba Ngom dans le viseur du parquet financier

Un document non daté ni signé, supposément émanant du parquet financier, a récemment fait le tour des réseaux sociaux, suscitant une vive polémique. Ce document évoque une demande adressée au ministre de la Justice pour engager la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, député et maire des Agnam, en raison de transactions financières suspectes portant sur un montant colossal de 125 milliards de francs CFA.

Selon le journal Libération dans son édition du lundi 13 janvier, il s’agirait d’un projet de document ayant fuité, provoquant un tollé dans l’opinion publique. Cependant, Farba Ngom, joint par le quotidien Source A, a nié avoir été informé ou convoqué par le parquet financier :

« Je n’ai jamais été convoqué ou auditionné par cette juridiction. À l’heure où je vous parle, je n’ai encore reçu aucune convocation et je n’ai pas été informé d’une telle procédure », a-t-il déclaré.

Face à la polémique, le procureur financier El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla a publié un communiqué officiel. Celui-ci confirme que plusieurs rapports émanant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) révèlent des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux. Ces rapports mettent en lumière l’utilisation de sociétés écrans pour des transactions suspectes totalisant 125 milliards de francs CFA.

Le parquet financier indique que ces faits justifieraient l’ouverture d’une information judiciaire pour des charges lourdes, notamment :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie portant sur les deniers publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Selon Libération, le parquet financier a formellement saisi le ministre de la Justice pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, afin de permettre la poursuite des investigations. Outre le député, un homme d’affaires non identifié serait également impliqué dans ce dossier.

Cette affaire, si elle est confirmée, pourrait avoir de lourdes conséquences sur la scène politique sénégalaise. Elle relance également le débat sur la transparence financière et la lutte contre la corruption au Sénégal, deux sujets de préoccupation croissante pour les citoyens et la communauté internationale.

Scandale à la Bnde : Une fraude hypothécaire de plus de 3 milliards FCFA éclate à Kaolack

La Banque nationale de développement économique (Bnde) se retrouve au cœur d’un scandale financier retentissant. Selon le quotidien Libération, la banque aurait perdu plus de 3 milliards de FCFA dans une opération de prêts hypothécaires entachée de graves irrégularités. Retour sur une affaire qui ébranle Kaolack et soulève des questions cruciales sur la gestion des garanties foncières.

Des terrains « en or » comme garantie

En 2018, la Bnde accorde trois prêts hypothécaires totalisant plus de 3 milliards FCFA à une entreprise renommée basée à Dakar. En contrepartie, cette société met en garantie trois terrains situés à Sing-Sing, une localité de Kaolack. À l’époque, une expertise indépendante avait estimé leur valeur à près de 4 milliards FCFA.

Tout semblait parfaitement en règle jusqu’à ce que l’entreprise emprunteuse cesse de rembourser ses dettes. Pour récupérer ses fonds, la Bnde engage alors une procédure de saisie et prévoit de mettre les terrains aux enchères.

La contre-expertise qui fait trembler la banque

Coup de théâtre : une contre-expertise commandée par la Bnde révèle une situation stupéfiante. Les terrains, initialement évalués à 4 milliards FCFA, ne valent en réalité pas plus de… 100 millions FCFA. Le décalage est ahurissant. Ces parcelles, présentées comme des bijoux fonciers, s’avèrent être à peine exploitables, laissant la banque face à un gouffre financier.

Les regards tournés vers Kaolack : notaire et experts immobiliers dans la tourmente

Rapidement, les soupçons se tournent vers les professionnels impliqués dans l’évaluation initiale des terrains. Les experts immobiliers et le notaire, tous basés à Kaolack, sont désormais dans le viseur des enquêteurs. Selon les informations rapportées par Libération, la brigade de recherches a été saisie par le parquet de Kaolack, qui a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités dans cette affaire.

Les premiers éléments laissent entrevoir l’existence d’un réseau organisé, exploitant des failles dans le système de contrôle des garanties foncières.

Une plainte et des interrogations en cascade

Face à ce désastre financier, la Bnde n’a pas tardé à réagir. Une plainte a été déposée auprès du parquet de Kaolack, exigeant une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur ce montage frauduleux.

Cette affaire soulève de nombreuses interrogations :

• Comment une telle évaluation erronée a-t-elle pu passer inaperçue ?

• Quels mécanismes de contrôle ont été défaillants ?

• Qui sont les véritables responsables de cette fraude ?

Un scandale aux ramifications profondes

Au-delà des pertes financières pour la Bnde, cette affaire risque de ternir durablement la confiance dans le secteur bancaire et immobilier au Sénégal. Les experts, notaires, et autres acteurs du secteur foncier, dont la réputation est mise en cause, pourraient faire face à des sanctions pénales et professionnelles.

Et maintenant ?

Alors que l’enquête se poursuit, toutes les parties prenantes attendent avec impatience les conclusions du parquet de Kaolack. L’affaire met en lumière la nécessité de réformes structurelles pour renforcer les contrôles dans le domaine des prêts hypothécaires et garantir la transparence des évaluations foncières.

Kaolack / COUD : Le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal recadre ceux qui évoquent le népotisme au sein du COUD

La nomination de Djidiack Faye, nouveau directeur des restaurants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), continue de susciter des débats. Selon certaines sources, il serait un proche du directeur général du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), Ndéné Mbodj, tandis que d’autres affirment que sa présence à ce poste ne serait que symbolique.

En réaction à ces accusations, le Cadre de Réflexion pour le Développement de l’Éducation au Sénégal a tenu une conférence de presse ce dimanche pour défendre cette nomination et répondre aux critiques.

« La nomination de Djidiack Faye n’est rien d’autre que la reconnaissance de sa compétence, de son leadership dans la gestion des biens publics et de son engagement pour l’émergence du pays. Nous verrons très bientôt des changements significatifs dans la gestion des restaurants au sein de l’UCAD. Grâce à ses compétences, les résultats escomptés seront visibles rapidement », a déclaré Chérif Moulaye Camara, porte-parole du jour du cadre.

Les étudiants, de leur côté, réclament une amélioration notable de la qualité des repas dans les restaurants universitaires. Ce problème, qui ressurgit presque chaque année, est une préoccupation majeure au sein de cette prestigieuse université.

Cependant, le porte-parole du cadre, M. Camara, reste confiant : « Avec l’arrivée de ce nouveau directeur, tous les problèmes rencontrés par les étudiants seront bientôt de vieux souvenirs. »

Il reste à voir si cette nomination marquera réellement un tournant dans la gestion des services de restauration de l’UCAD et répondra aux attentes des étudiants.

Une vaste enquête sur un réseau de blanchiment de capitaux de 125 milliards de FCFA au Sénégal

Le Parquet du Pool judiciaire financier a annoncé, le 12 janvier 2025, l’ouverture d’une enquête d’envergure visant des activités financières illicites impliquant plusieurs individus. Cette initiative découle de rapports accablants transmis par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), qui mettent en lumière des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux.

Selon les premières conclusions des investigations, des sociétés écrans auraient été utilisées pour effectuer des transactions suspectes, dont le montant provisoire dépasse les 125 milliards de FCFA. Ces pratiques, décrites comme extrêmement élaborées, incluent des techniques avancées visant à dissimuler l’origine des fonds, rendant leur traçabilité difficile.

Les infractions présumées relèvent de la loi n°2024-08 relative au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Parmi les charges retenues figurent l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur les deniers publics, la corruption, le trafic d’influence et l’abus de biens sociaux.

Le Procureur de la République financier, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, a déclaré que cette enquête marque une étape décisive dans la lutte contre la criminalité économique et financière au Sénégal. “Notre objectif est clair : démanteler ces réseaux criminels et traduire devant la justice les responsables de ces actes préjudiciables à l’économie nationale,” a-t-il affirmé.

Cette enquête s’inscrit dans le cadre des engagements du Sénégal à renforcer la transparence financière et à lutter contre la criminalité économique. La CENTIF, qui joue un rôle clé dans la détection des flux financiers suspects, a contribué à révéler ces opérations frauduleuses, soulignant l’efficacité croissante des mécanismes de surveillance.

Les sommes en jeu – dépassant les 125 milliards de FCFA – révèlent l’ampleur des dégâts causés par ces activités criminelles. Ces fonds, potentiellement détournés, auraient pu être alloués à des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation ou les infrastructures publiques.

Cette affaire est suivie de près par les autorités, les organisations de la société civile et la population, qui attendent des sanctions exemplaires contre les coupables. Elle constitue un test important pour le système judiciaire sénégalais et pour l’efficacité des réformes entreprises dans la lutte contre la corruption.

Farba Ngom dément toute implication dans l’affaire de blanchiment de capitaux

L’affaire de blanchiment de capitaux, qui alimente les débats depuis dimanche soir, continue de faire des vagues. Au cœur de la polémique, le député du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, a formellement rejeté les accusations de son implication dans ce dossier.

Dans une déclaration rapportée par Source A, Farba Ngom a tenu à clarifier sa position : « Je n’ai jamais été auditionné par cette juridiction (Ndlr : Pool judiciaire financier). À l’heure où je vous parle, je n’ai encore reçu aucune convocation. Je n’ai pas été informé d’une telle procédure. »

Cette mise au point intervient alors que le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour élucider cette affaire, évaluée provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA. Les informations de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) auraient contribué à l’enclenchement de cette procédure.

L’affaire, qui suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique, met en lumière les pratiques financières présumées illégales impliquant plusieurs personnalités. Le parquet financier reste déterminé à faire la lumière sur cette affaire qui pourrait avoir des ramifications importantes au sein des milieux politiques et économiques du pays.

Farba Ngom, connu pour son influence politique et ses prises de position souvent médiatisées, dénonce ce qu’il qualifie de « manipulation » visant à ternir son image. Cependant, les autorités judiciaires n’ont pas encore publié d’informations précises quant aux personnalités concernées par l’enquête en cours.

Alors que le dossier suit son cours, des questions se posent sur la nature exacte des transactions suspectes et sur les implications possibles des figures publiques. Le parquet financier a assuré qu’il agira avec transparence pour établir la vérité et punir, le cas échéant, les responsables.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°369 – du 13/01/2025

🔴 RÉSEAU DE BLANCHIMENT DE CAPITAUX, FINANCEMENT DU TERRORISME, PROLIFÉRATION DES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE : LE PARQUET FINANCIER À LA CHASSE
🔴 ENTREPRISES ÉTRANGÈRES DE TRANSFERT D’ARGENT : MAMADOU DJIGO PRÔNE LA NATIONALISATION

🔴 LUTTE / VICTOIRE DE ZARCO : GRIS ENVOYÉ À LA RETRAITE
🔴 ÉLIMINATOIRES COUPE DU MONDE U17 / MATCH CONTRE LA CÔTE D’IVOIRE : LES « LIONCELLES » TENUES EN ÉCHEC

Blanchiment de capitaux : 125 milliards de FCFA en jeu, le parquet financier ouvre une enquête pour démanteler un vaste réseau

Le Parquet du Pool judiciaire financier a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur un important réseau de blanchiment de capitaux, suite aux rapports transmis par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Cette affaire, qui pourrait devenir l’un des plus grands scandales financiers au Sénégal, porte sur des transactions suspectes estimées à plus de 125 milliards de FCFA, réalisées via des sociétés écrans et des mécanismes financiers sophistiqués.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les fonds en question auraient transité par des circuits bancaires complexes, notamment à travers des sociétés fictives enregistrées à l’étranger. Ces entités auraient servi à dissimuler l’origine des capitaux, tout en facilitant leur réinjection dans l’économie nationale à travers divers projets et acquisitions immobilières.

Les transactions concernées soulèvent des doutes sur leur origine licite. Les autorités soupçonnent une collusion entre certains hommes d’affaires locaux et des partenaires étrangers, qui auraient utilisé ces fonds à des fins de corruption, d’escroquerie sur deniers publics, et de financement d’activités illégales.

L’enquête s’appuie sur la loi n° 2024-08 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, adoptée récemment pour renforcer le cadre juridique sénégalais en matière de crimes financiers. Cette législation permet une coopération accrue entre les services judiciaires, les autorités fiscales, et les institutions bancaires pour identifier, geler et saisir les avoirs suspects.

En vertu de cette loi, le Parquet a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire sous plusieurs chefs d’inculpation, notamment :

  • Blanchiment de capitaux
  • Corruption
  • Escroquerie sur deniers publics
  • Abus de biens sociaux

Ces chefs d’accusation visent à démanteler le réseau criminel et mettre un terme aux pratiques frauduleuses qui fragilisent l’économie sénégalaise.

La CENTIF a joué un rôle clé dans la détection de ces transactions suspectes. Grâce à son système de surveillance renforcée des flux financiers, elle a pu repérer des mouvements de fonds anormaux entre plusieurs banques et sociétés.

Le rapport transmis au Parquet indique que certaines des personnes impliquées pourraient être liées à des personnalités influentes dans les milieux d’affaires et politiques. La CENTIF recommande ainsi une enquête approfondie pour établir la traçabilité des fonds et identifier l’ensemble des bénéficiaires finaux.

Cette affaire intervient dans un contexte où les institutions internationales appellent les pays africains à renforcer leur cadre de lutte contre les flux financiers illicites, estimés à plus de 88 milliards de dollars par an sur le continent. Le Sénégal, qui souhaite préserver sa crédibilité sur la scène financière internationale, entend montrer sa détermination à combattre le blanchiment d’argent et à renforcer la transparence économique.

Le Parquet financier a assuré que toutes les personnes impliquées seront entendues et poursuivies en cas de preuve de participation à ces pratiques illégales. Des mandats d’arrêt internationaux pourraient également être lancés si des complices étrangers sont identifiés.

Cette affaire pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les crimes financiers au Sénégal. Les autorités envisagent de mettre en place de nouvelles mesures, notamment un registre public des bénéficiaires effectifs des sociétés, afin de mieux identifier les propriétaires réels des entités juridiques opérant dans le pays.

Le ministre des Finances a également annoncé des discussions pour renforcer les contrôles sur les transactions transfrontalières et imposer des obligations de transparence plus strictes aux banques et aux établissements financiers.

Alors que l’enquête ne fait que commencer, l’opinion publique et les médias suivent de près cette affaire. Le dossier du blanchiment des 125 milliards de FCFA pourrait révéler des ramifications insoupçonnées, mettant en lumière des failles dans le système de régulation financière du pays.

Pour l’heure, les autorités judiciaires se veulent rassurantes. Elles affirment être déterminées à aller jusqu’au bout pour démanteler ce réseau et récupérer les fonds détournés, tout en garantissant que les personnes impliquées seront traduites en justice.

Coupe du Monde féminine U17 : Les Lioncelles arrachent le nul devant la Côte d’Ivoire (1-1)

L’équipe nationale féminine de football du Sénégal, surnommée les Lioncelles, a réussi à décrocher un match nul face à la Côte d’Ivoire (1-1) ce dimanche à Abidjan. Ce résultat intervient dans le cadre de l’aller du premier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde féminine U17.

Après une première mi-temps sans buts, les Ivoiriennes ont ouvert le score à la 75e minute, mettant la pression sur les Lioncelles. Cependant, ces dernières n’ont pas tardé à réagir. Dans les dernières secondes du match, à la 90e minute, Coumba Sanghouthe a permis aux Sénégalaises d’égaliser, offrant ainsi un précieux nul à son équipe avant le match retour.

Cette égalisation de Sanghouthe permet aux Lioncelles de garder espoir pour la qualification en Coupe du Monde féminine U17. Le match retour, prévu pour le dimanche 29 janvier au stade Lat Dior de Thiès, sera décisif pour déterminer l’équipe qui se qualifiera pour la phase suivante des éliminatoires.

Les Lioncelles devront maintenant capitaliser sur ce résultat à domicile et mettre en œuvre une stratégie solide pour espérer décrocher leur billet pour la Coupe du Monde U17. La rencontre retour s’annonce donc pleine de suspense et de détermination pour les deux équipes.

Lutte avec frappe : Zarco de Grand Yoff s’impose face à Gris Bordeaux

Zarco, surnommé le « volcan » de Grand Yoff, a confirmé son statut de favori en remportant son duel tant attendu contre Gris Bordeaux de l’écurie Fass, ce dimanche à l’arène nationale. Ce combat, qui a captivé les passionnés de lutte, a vu Zarco dominer son adversaire de bout en bout, validant ainsi les prédictions des experts qui le voyaient comme le vainqueur de ce face-à-face.

Depuis plusieurs années, Zarco a su se forger une réputation solide grâce à ses performances exceptionnelles. Ce combat ne faisait pas exception. Le lutteur de Grand Yoff a abordé le match de manière stratégique, optant d’abord pour un round d’observation afin d’analyser les mouvements de Gris Bordeaux. Une fois l’occasion venue, il a fait preuve d’une grande maîtrise technique pour prendre le contrôle du combat et, après avoir bien étudié les faiblesses de son adversaire, il a su saisir le moment parfait pour attaquer et mettre son opposant au sol.

De son côté, Gris Bordeaux, leader de l’écurie Fass, a une nouvelle fois déçu ses supporters avec cette défaite. Cette nouvelle défaite marque la douzième de sa carrière, prolongeant ainsi une série noire qui dure désormais depuis dix ans. Une spirale de défaites qui contraste fortement avec ses exploits passés et son statut de combattant d’élite ayant affronté les plus grands noms de l’arène.

Avec cette victoire, Zarco continue de confirmer sa place parmi les meilleurs lutteurs du pays, alors que Gris Bordeaux devra, quant à lui, redoubler d’efforts pour espérer inverser la tendance et retrouver son niveau d’antan.

Amadou Ba plaide pour la régularisation des conducteurs de motos Jakarta sans pièces d’état civil

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a soulevé une problématique sociale et administrative majeure lors d’une rencontre avec de jeunes conducteurs de motos Jakarta, souvent appelés “Jakartamen”. Il a révélé, dans une publication sur son compte Facebook samedi dernier, que beaucoup de ces conducteurs ne possèdent pas de carte nationale d’identité en raison de l’absence de pièces d’état civil. Une situation qui complique leur accès à des documents officiels essentiels tels que le permis de conduire et la carte grise.

Amadou Ba a décrit la situation comme un véritable frein à la formalisation de cette activité qui constitue une source de revenu pour de nombreux jeunes. “Beaucoup d’entre eux n’ont pas de carte d’identité nationale faute de pièces d’état civil. Ils peinent ainsi à obtenir les documents officiels (Carte grise à leur nom, permis de conduire, notamment)”, a-t-il expliqué. Ce manque de régularisation les expose à des difficultés administratives et juridiques, tout en limitant leur intégration économique.

Le député a affirmé son engagement à porter ces préoccupations auprès des autorités compétentes. “Nous remontons leurs préoccupations aux autorités compétentes qui, en n’en pas douter, y apporteront les ajustements nécessaires”, a-t-il déclaré. Cette initiative vise à attirer l’attention des décideurs sur une frange de la population souvent marginalisée dans les processus de régularisation administrative.

La régularisation des Jakartamen dépasse le simple cadre administratif. Elle est essentielle pour assurer la sécurité routière et favoriser l’insertion économique de ces jeunes, souvent contraints à l’informalité. Sans papiers d’identité et sans permis, ils restent vulnérables face aux contrôles routiers et n’ont pas accès aux droits et services qui leur permettraient de travailler dans des conditions décentes.

Amadou Ba invite les autorités à prendre des mesures concrètes pour répondre à cette situation. Parmi les solutions possibles, il pourrait être envisagé de faciliter l’obtention des actes de naissance et des cartes nationales d’identité pour ces jeunes, afin de leur permettre d’accéder aux documents nécessaires à la régularisation de leur activité.

Accident mortel à Teubi : L’ex-HCCT Fanta Sagna succombe à ses blessures

Le bilan de l’accident survenu ce samedi matin à Teubi, sur l’axe Ziguinchor-Bignona, s’alourdit. Parmi les blessés graves, l’ex-Haut Conseillère des Collectivités Territoriales (HCCT) Fanta Sagna a succombé à ses blessures au centre hospitalier régional de Ziguinchor.

L’accident impliquait une voiture de type sept places et un camion de transport d’ordures. Trois personnes avaient été déclarées mortes sur le coup, mais ce nouveau décès porte le nombre total de victimes à cinq. Parmi les premières victimes identifiées se trouvait le chef du village de Goungoulou, une localité située dans la commune de Sindian.

Selon les autorités médicales, deux autres blessés graves sont toujours en soins intensifs au centre hospitalier de Ziguinchor. L’accident, qui a eu lieu aux environs de 11 heures, a suscité une vive émotion dans la région de Bignona.

Les habitants de Teubi, une zone souvent théâtre d’accidents de circulation, réclament avec insistance l’installation de dos d’âne pour réduire la fréquence de ces tragédies. Selon eux, les excès de vitesse et le manque de dispositifs de sécurité routière sur cet axe sont à l’origine de nombreux drames.

Les autorités locales sont appelées à prendre des mesures urgentes pour sécuriser cette route, très fréquentée par les automobilistes et les transporteurs. En attendant, les familles des victimes endeuillées appellent à plus de prudence sur les routes.

Accident de circulation à Teubi (Ziguinchor) : trois morts et quatre blessés

Un violent accident de circulation s’est produit ce samedi 11 janvier à Teubi, un village situé sur l’axe Ziguinchor-Bignona, dans la commune de Niamone. Le bilan provisoire fait état de trois morts sur le coup et de quatre blessés graves.

Selon les premiers témoignages recueillis, l’accident est survenu vers 11 h, lorsqu’une voiture de type sept places est entrée en collision frontale avec un camion de transport d’ordures. Les victimes décédées étaient toutes à bord du véhicule sept places, qui a été gravement endommagé sous la violence du choc.

Les blessés ont été rapidement pris en charge et dirigés vers les structures de santé les plus proches pour recevoir les premiers soins. Toutefois, leur état inquiète les secours sur place, qui redoutent une aggravation du bilan humain.

La localité de Teubi est connue pour être un point noir sur cet axe routier très fréquenté. Les accidents y sont récurrents, principalement à cause de l’étroitesse de la route, du manque de signalisation et de la vitesse excessive des véhicules. Ce nouvel accident vient relancer le débat sur la sécurisation de cet axe, notamment par l’installation de dos d’âne pour réduire la vitesse des automobilistes.

Les habitants de Teubi, choqués par cette nouvelle tragédie, ont exprimé leur ras-le-bol face à la fréquence des accidents dans leur localité. Ils demandent aux autorités locales et nationales de prendre des mesures urgentes pour renforcer la sécurité routière sur cet axe.

« Il y a trop d’accidents ici. Nous avons besoin de dos d’âne pour ralentir les véhicules qui passent à toute vitesse. Nous interpellons les autorités pour qu’elles agissent rapidement afin d’éviter d’autres drames », a déclaré un habitant de Teubi.

Pour l’heure, une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer les circonstances exactes de cet accident mortel. Les autorités locales sont également attendues sur place pour évaluer la situation et prendre les dispositions nécessaires afin de renforcer la sécurité sur cet axe très emprunté.

Saint-Louis : Deux pêcheurs portés disparus après le chavirement d’une pirogue à l’embouchure

Deux pêcheurs sont portés disparus après le chavirement de leur pirogue dans la nuit de jeudi à vendredi au niveau de la brèche de Saint-Louis. Selon les premières informations rapportées par le journal Le Soleil, l’embarcation transportait trois personnes originaires du village de Ngayna Lebou.

L’accident s’est produit dans des circonstances encore indéterminées. Seul un des trois pêcheurs a réussi à survivre au naufrage. Les deux autres sont toujours portés disparus, plongeant leurs familles et la communauté locale dans une grande inquiétude.

Des recherches sont en cours pour tenter de retrouver les disparus. Toutefois, la dangerosité de la brèche complique sérieusement les opérations de sauvetage. Cette zone maritime, connue pour ses forts courants et ses conditions de navigation périlleuses, a déjà été le théâtre de nombreux drames similaires dans le passé.

Les autorités locales, les pêcheurs de la région et les services de secours collaborent pour tenter de retrouver les deux pêcheurs manquants. La communauté de Ngayna Lebou suit de près les développements de cette tragédie, espérant un dénouement heureux malgré les difficultés des recherches.

La brèche de Saint-Louis reste un sujet de préoccupation majeur pour les pêcheurs locaux. Ces dernières années, elle a causé plusieurs naufrages mortels, suscitant des appels récurrents à renforcer la sécurité maritime dans cette zone particulièrement exposée aux intempéries et aux courants marins imprévisibles. Le chavirement de cette pirogue vient une nouvelle fois rappeler la nécessité de prendre des mesures urgentes pour sécuriser cette voie de navigation.

Le SAES décrète une grève de 48 heures pour exiger la mise en œuvre de l’allocation spéciale de retraite

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a annoncé un mouvement de grève de 48 heures, prévu pour les lundi 13 et mardi 14 janvier 2025. Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions persistantes avec les autorités, notamment autour de la question de l’allocation spéciale de retraite des enseignants-chercheurs et chercheurs.

Dans un communiqué, le bureau national du SAES a exprimé son indignation face à la non-réversion des pensions de retraite aux ayants droit des enseignants-chercheurs décédés. Le syndicat déplore également l’absence de mise en place d’un régime de retraite complémentaire, pourtant nécessaire pour garantir une meilleure sécurité sociale aux enseignants après leur carrière universitaire.

L’une des principales revendications du SAES concerne l’application du décret modifiant le décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020, qui porte création d’une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités publiques. Ce texte avait été examiné et adopté lors du Conseil des ministres du 28 février 2024, mais sa mise en application tarde à se concrétiser.

Le SAES rappelle que l’élargissement de l’assiette de cotisation pour la retraite a été acté, mais que les enseignants-chercheurs ne voient toujours pas les effets de cette mesure sur leurs pensions. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et de frustration au sein de la communauté universitaire.

Par ailleurs, le SAES dénonce une augmentation de la charge statutaire de chaque enseignant-chercheur de 20 %, sans aucune compensation financière. Cette surcharge de travail, imposée sans discussion préalable ni contrepartie, est perçue comme une atteinte aux droits des enseignants et une dévalorisation de leur métier.

Le syndicat estime que cette situation met en péril la qualité de l’enseignement supérieur au Sénégal, tout en fragilisant la condition sociale des enseignants-chercheurs. « Le gouvernement doit respecter ses engagements et garantir un traitement digne aux acteurs de l’enseignement supérieur », martèle le communiqué du SAES.

Face à ce qu’il qualifie de « mauvaise foi » des autorités, le SAES prévient que cette grève de 48 heures pourrait être suivie d’autres actions plus radicales si leurs revendications ne sont pas prises en compte rapidement. Le syndicat appelle les autorités à faire preuve de responsabilité et à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue social.

Pour le SAES, cette grève n’est pas seulement une lutte syndicale, mais une bataille pour la dignité des enseignants-chercheurs et pour la sauvegarde de l’enseignement supérieur sénégalais. Le syndicat appelle ainsi tous les enseignants à se mobiliser massivement les 13 et 14 janvier pour faire entendre leur voix et obtenir la mise en œuvre des mesures promises par le gouvernement.

Cette mobilisation met en lumière les défis auxquels fait face le système universitaire sénégalais. Alors que le gouvernement affiche des ambitions élevées pour le secteur de l’enseignement supérieur, les revendications des enseignants-chercheurs rappellent que les conditions de travail et de retraite doivent être au cœur des priorités.

Le SAES réclame ainsi non seulement la réversion des pensions aux ayants droit, mais aussi l’instauration d’un régime de retraite complémentaire, une revalorisation des salaires, et une meilleure reconnaissance de la charge de travail des enseignants-chercheurs.

Services de communication audiovisuelle : Fixation du montant et des modalités de la redevance annuelle

Le montant, les modalités de recouvrement et de répartition de la redevance annuelle applicable aux acteurs de la chaîne de valeur de communication audiovisuelle ont été fixés par un arrêté conjoint signé par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Aliou Sall, et le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’application des articles 94, 133 et 145 de la loi n° 2017-27 du 13 juillet 2017 portant Code de la Presse.

Ce dispositif concerne l’ensemble des détenteurs d’autorisations d’exploitation dans les domaines de l’édition, de la distribution et de la diffusion de services de communication audiovisuelle, tels que Canal+ Sénégal et la TNT.

Le montant de la redevance annuelle est évalué à 9 % du chiffre d’affaires annuel des abonnés. Les montants précis pour chaque catégorie de service sont présentés dans un tableau annexé à l’arrêté.

Le recouvrement de la redevance est assuré par la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID). Les redevances dues pour une année doivent être payées spontanément par les redevables au plus tard le 30 juin de l’année suivante, et ce, auprès du service de recouvrement où ils sont fiscalement immatriculés.

La Direction chargée de la Communication est tenue de déposer une déclaration des redevances dues au titre de l’exercice précédent, au plus tard le 30 avril de chaque année, auprès du Directeur chargé du Recouvrement à la DGID. Cette déclaration doit préciser, pour chaque redevable, son adresse, son numéro d’identification dans le répertoire national des entreprises et des associations (NINEA), le type de service fourni et le montant de la redevance exigible.

Les fonds recueillis grâce à la redevance annuelle sont destinés à contribuer au fonctionnement de trois structures principales :

  • Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) : 20 %
  • Fonds de Développement de la Diffusion et de la Production Audiovisuelle (FDDPA) : 50 %
  • Organe de régulation : 10 %
  • Trésor public : 20 %

Ces contributions visent à soutenir le développement des médias, à renforcer les capacités de production audiovisuelle locale et à garantir le bon fonctionnement de l’organe de régulation. Cette répartition des fonds reflète la priorité accordée à la presse nationale ainsi qu’au secteur audiovisuel, qui jouent un rôle crucial dans la promotion de la culture et de l’information au Sénégal.

Renforcement de la coopération sécuritaire entre le Sénégal et la Gambie : une rencontre au sommet

Le Palais présidentiel de Banjul a accueilli une rencontre d’importance stratégique le [date], marquée par la réception de l’Inspecteur Général de Police du Sénégal, Mame Seydou Ndour, et de sa délégation, par le Président gambien, Son Excellence Adama Barrow. Cette rencontre a illustré la volonté des deux pays de consolider leurs relations bilatérales, notamment dans le domaine de la sécurité.

Accompagné de l’Inspecteur Général de Police gambien, Seedy Mukhtar Touray, et d’une délégation comprenant des hauts responsables de la police gambienne, M. Ndour a été présenté au président Barrow, en présence de figures de premier plan telles que le Ministre de l’Intérieur Abdoulie Sanyang, le Conseiller à la Sécurité Nationale Abubakr Sulayman Jeng, et le Conseiller spécial du Président, Momodou Sabally.

Des discussions axées sur la coopération sécuritaire

Lors de cette audience, le Directeur Général de la Police gambienne, Seedy Mukhtar Touray, a salué les échanges constructifs ayant marqué cette visite, soulignant l’importance de la collaboration entre les forces de police des deux pays. Il a insisté sur le rôle clé de cette coopération dans la lutte contre des fléaux tels que la criminalité transfrontalière, les migrations irrégulières et d’autres menaces sécuritaires communes.

Dans son intervention, M. Mame Seydou Ndour a exprimé son honneur d’être reçu par le président Barrow, tout en transmettant les salutations chaleureuses du Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et du peuple sénégalais. Il a réaffirmé les liens historiques et culturels qui unissent les deux nations, évoquant leur détermination mutuelle à promouvoir la paix et la stabilité dans la région.

Le Président gambien, Adama Barrow, a salué l’initiative et la qualité des échanges entre les deux parties, rappelant les relations fraternelles entre la Gambie et le Sénégal. Il a mis en avant la nécessité d’un partenariat renforcé dans le domaine de la sécurité, en vue de relever les défis communs tels que les migrations irrégulières et la criminalité organisée.

Cette rencontre marque un nouveau jalon dans le rapprochement stratégique entre les deux pays, visant à assurer un avenir plus sûr et prospère pour leurs populations respectives. Les engagements pris lors de cette visite renforcent les perspectives d’une coopération durable, témoignant de l’importance accordée par les deux gouvernements à la préservation de la stabilité régionale.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite auprès du Khalif général de la famille omarienne à Louga

Ce samedi matin, Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a effectué une visite hautement symbolique à Louga. L’occasion était la 61ᵉ édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mouhamadou Bachir Tall, Khalif général de la famille omarienne, un événement marquant dans le calendrier religieux du Sénégal.

Le Président a été accueilli avec tous les honneurs dans une ambiance empreinte de ferveur et de spiritualité. Lors de cette visite, il a tenu à réitérer son attachement aux valeurs d’unité, de paix et de solidarité prônées par la famille omarienne.

S’adressant au Khalif, le Président a exprimé sa profonde gratitude pour le rôle crucial que joue la famille omarienne dans la préservation des fondements spirituels du pays. « Le Sénégal vous doit une reconnaissance éternelle pour votre contribution à la paix sociale et au renforcement de notre foi commune. Votre action en faveur de l’éducation religieuse et de la cohésion nationale est une boussole pour nous tous », a déclaré le Président.

De son côté, le Khalif général, Thierno Mouhamadou Bachir Tall, a salué cette démarche présidentielle empreinte de respect et d’humilité. Il a prié pour la stabilité, la prospérité et la paix au Sénégal, tout en encourageant les dirigeants à toujours s’engager au service du peuple avec dévouement.

La ziarra annuelle de Louga, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles venus de tout le pays et de la diaspora, constitue une opportunité unique de communion spirituelle. Ce pèlerinage honore l’héritage de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, illustre figure de l’islam en Afrique de l’Ouest, et célèbre la transmission de son message de foi, de savoir et de service à la communauté.

Lat Diop à Rebeuss : un portrait contrasté entre accusations et solidarité

Depuis plus de trois mois, l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, est incarcéré à la Maison d’arrêt de Rebeuss. Accusé de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’extorsion de fonds, cet homme d’affaires controversé est au cœur d’un scandale qui alimente les débats publics et fait régulièrement la une des journaux. Pourtant, derrière les murs de la prison, un aspect inattendu de sa personnalité se dévoile : son sens du partage et de la générosité envers ses codétenus.

Selon des témoignages recueillis par L’Observateur, Lat Diop partage la chambre 42 avec douze autres détenus. Sa présence, bien que temporaire, semble avoir marqué ses compagnons d’infortune. Lors de son arrivée, après avoir reçu son premier repas de la part de sa famille, Lat Diop n’a pas caché son mécontentement. « La première fois qu’ils lui ont amené un repas, c’était un petit repas modeste. Il s’est fâché et leur a dit : “Plus jamais ça” », raconte Cheikhna Keïta, ancien détenu de Rebeuss récemment élargi.

Cette réaction a conduit sa famille à lui apporter, par la suite, des quantités importantes de nourriture. Loin de garder ces provisions pour lui, Lat Diop a fait preuve d’un altruisme notable en partageant systématiquement ses repas avec ses codétenus.

Cheikhna Keïta témoigne de cette générosité, soulignant que Lat Diop n’a jamais consommé seul ce que sa famille lui apportait. « Il ne gardait rien pour lui-même », confie-t-il. Ce comportement lui a valu une admiration sincère de ses compagnons de cellule, certains allant jusqu’à prier pour que sa présence parmi eux se prolonge.

Dans un environnement marqué par la promiscuité et le manque de ressources, cet élan de solidarité est d’autant plus remarquable. Pour beaucoup de détenus, les repas partagés par Lat Diop représentent bien plus qu’un simple soutien matériel : ils incarnent une rare forme de chaleur humaine dans un contexte souvent déshumanisant.

Cependant, à l’extérieur des murs de Rebeuss, l’image de Lat Diop reste ternie par les graves accusations portées contre lui. Soupçonné de s’être enrichi illicitement au détriment de l’État, il fait face à une procédure judiciaire qui pourrait aboutir à de lourdes sanctions. Pour ses détracteurs, ces gestes de générosité ne suffisent pas à effacer les soupçons de malversation qui pèsent sur lui.

D’autres, cependant, voient dans ce comportement une facette plus humaine d’un homme en quête de rédemption, ou du moins, d’une manière de s’affirmer positivement dans une situation difficile.

L’affaire Lat Diop est un rappel des contrastes qui peuvent définir une personnalité publique : accusé de crimes financiers, mais salué en prison pour son humanité. Si son destin judiciaire reste incertain, son passage à Rebeuss laisse une empreinte indélébile, non seulement dans le système carcéral, mais aussi dans l’opinion publique.

Retenue sur les pécules des ASP : une mesure pour renforcer la Mutuelle de santé

À partir de la fin de ce mois, une retenue mensuelle de 2 500 F CFA sera opérée sur les pécules des Agents de sécurité de proximité (ASP) pour financer leur contribution à la Mutuelle de santé. Cette décision, prise par la Direction générale de l’Agence de sécurité de proximité (ASP), s’inscrit dans une démarche de mise en conformité avec le principe de participation financière des adhérents, comme le stipule la loi n°2003-14 du 4 juin 2003 relative aux mutuelles de santé.

Selon Seydina Oumar Touré, directeur de l’Agence, cette mesure découle des recommandations du Conseil de surveillance de l’Agence et du ministère des Finances et du Budget. « Les mutuelles de santé doivent fonctionner selon le principe de la participation financière des membres et ne peuvent être entièrement financées par les subventions de l’État », précise-t-il. Cette contribution vise à garantir une meilleure prise en charge médicale et pharmaceutique des agents et de leurs familles, avec une couverture allant jusqu’à 80 % des frais liés aux évacuations, soins médicaux et médicaments.

La Direction affirme avoir engagé une « large concertation » avec les agents avant de prendre cette décision, précisant que l’adhésion à la mutuelle reste facultative. Les ASP qui ne souhaitent pas contribuer peuvent en faire la demande pour se désaffilier et se faire rembourser les montants prélevés.

Malgré les explications fournies, la mesure suscite des critiques. Les pécules des ASP, jugés très faibles, sont considérés insuffisants pour absorber cette retenue. Certains agents craignent également que cette contribution, bien que destinée à renforcer la solidarité et la protection sociale, ne pèse davantage sur leur pouvoir d’achat.

Créée en 2013 pour améliorer la sécurité de proximité et créer des emplois pour la jeunesse, l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité traverse une période de turbulences. Le débat sur la pérennisation de sa structure et le statut des ASP est relancé, notamment après la décision récente de la Police nationale de retirer les ASP de la gestion de la circulation.

Malgré les défis, la Direction générale invite les ASP à faire preuve de solidarité pour renforcer la Mutuelle de santé. « Cette démarche vise à protéger les agents et leurs familles tout en respectant les normes en matière de gestion des mutuelles de santé », conclut Seydina Oumar Touré.

Omar Sy reçu par le Président de la République : un échange autour de la culture et de la Vision Sénégal 2050

L’acteur franco-sénégalais Omar Sy a été reçu en audience par le Chef de l’État au Palais de la République. Selon la cellule de communication de la Présidence, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de courtoisie et de dialogue autour de la Vision Sénégal 2050, un projet stratégique pour le développement inclusif et durable du pays.

Lors de cet échange, le Président de la République a tenu à mettre en avant le potentiel considérable du Sénégal dans les domaines du cinéma et de la culture, en insistant sur le rôle crucial joué par une jeunesse talentueuse et dynamique. « Le Sénégal regorge de talents exceptionnels, et il est essentiel de les soutenir pour faire rayonner notre pays à l’échelle internationale », a-t-il affirmé.

Omar Sy, acteur de renommée mondiale connu pour ses rôles marquants dans des productions telles que Intouchables ou Lupin, a également partagé son intérêt pour le développement du secteur culturel au Sénégal. La rencontre a été l’occasion de souligner l’importance de valoriser le patrimoine culturel sénégalais et de renforcer l’attractivité du pays pour des projets artistiques et cinématographiques.

Le Président a réaffirmé sa volonté de faire du Sénégal un modèle de progrès inclusif et durable. Il a encouragé la participation de tous les talents sénégalais, qu’ils soient basés au pays ou à l’étranger, à contribuer à l’émergence nationale. Cette vision s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer l’image du Sénégal comme un hub créatif en Afrique.

La rencontre a également permis de rappeler la détermination de l’État à soutenir la production cinématographique locale, un levier stratégique pour la promotion de l’économie créative et du patrimoine sénégalais. À travers des initiatives concrètes, l’objectif est de transformer le Sénégal en une destination prisée pour les tournages et les projets créatifs, tout en offrant des opportunités aux jeunes artistes et professionnels du secteur.

Cette audience symbolise l’engagement citoyen et la contribution des figures sénégalaises reconnues mondialement, telles qu’Omar Sy, au rayonnement international du pays. À travers des partenariats entre le gouvernement et des personnalités influentes, le Sénégal aspire à devenir un acteur majeur sur la scène culturelle et artistique mondiale, tout en veillant au bien-être de ses citoyens.

PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES ET CHERTÉ DE LA VIE : Que les Sénégalais se serrent la ceinture !

Des temps durs s’annoncent pour les Sénégalais, selon les prévisions économiques du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) pour la période 2025-2027. L’inflation des prix à l’international, la pression des tensions géopolitiques, du changement climatique et des importations alimentaires croissantes risquent de rendre le coût de la vie de plus en plus élevé pour les populations sénégalaises.

Le rapport du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) concernant les prévisions économiques pour la période 2025-2027 soulève des inquiétudes quant à l’évolution du coût de la vie dans le pays. Bien que le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel soit projeté à 8,8% en 2025, plusieurs facteurs externes pourraient compromettre cette croissance.

FACTEURS EXTERNES
L’une des principales préoccupations concerne l’impact de l’évolution des prix mondiaux du pétrole et du gaz, dont les fluctuations ont des conséquences directes sur l’économie sénégalaise. En effet, le secteur énergétique sénégalais est particulièrement vulnérable aux variations des prix de ces ressources, car il dépend fortement des importations de produits pétroliers, qui représentent environ 30% des importations totales du pays, soit 12% du PIB. De plus, le secteur énergétique du Sénégal repose en grande partie sur des centrales thermiques, avec 70% de la puissance installée provenant de cette source, rendant ainsi le pays encore plus susceptible aux hausses des prix de l’énergie sur le marché international.
Par ailleurs, les prévisions actuelles du Fonds Monétaire International (FMI) estiment que le prix du pétrole brut pourrait baisser de 10,4% en 2025 pour atteindre 72,8 dollars le baril, soit une réduction de 8,5 dollars par rapport à 2024. Toutefois, cette baisse anticipée des prix pourrait ne pas se réaliser si les tensions géopolitiques actuelles, en l’occurrence les conflits entre Israël et le Hamas et la guerre russo-ukrainienne s’intensifient. Si ces conflits venaient à s’étendre, notamment à l’Iran ou à d’autres zones productrices de pétrole, cela pourrait inverser la tendance actuelle et provoquer une flambée des prix du pétrole. Ce qui nuirait à l’économie sénégalaise en augmentant les coûts de l’énergie et, par ricochet, le coût de la vie.
Les subventions énergétiques, qui ont représenté une part importante des dépenses publiques ces dernières années, illustrent bien l’ampleur de cette problématique. En 2022, les subventions à l’énergie s’élevaient à 750 milliards de FCFA, soit 4,3% du PIB, et en 2023, elles ont diminué à 596 milliards de FCFA, représentant encore 3,1% du PIB.


FACTEURS INTERNES
Parallèlement à cette incertitude sur les prix de l’énergie, la production de pétrole et de gaz au Sénégal pourrait connaître une réduction significative en 2025. Une baisse estimée à 50% de la production dans ces secteurs pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’économie nationale. En effet, une telle baisse de la production se traduirait par une réduction de la croissance économique à seulement 5,3% en 2025, contre une prévision initiale de 8,8%. Cette perte de 3,5 points de pourcentage dans les prévisions de croissance serait un coup dur pour l’économie sénégalaise. Toutefois, une reprise est attendue en 2026, avec un rebond estimé à 3,6 points de pourcentage, mais l’effet de cette baisse de la production devrait progressivement s’estomper après 2027, permettant un retour à une croissance plus stable.
Un autre facteur de perturbation pour l’économie sénégalaise est l’impact du changement climatique, qui menace la stabilité des infrastructures et des secteurs productifs. Les catastrophes naturelles, telles que les inondations ou l’érosion côtière, risquent de provoquer des perturbations majeures dans l’économie. Les résultats de simulations réalisées par le DPBEP montrent que la mise en place d’infrastructures adaptées aux défis climatiques offrirait de nombreux avantages par rapport à l’approche actuelle, qui privilégie des infrastructures standards. En cas de catastrophe naturelle, les pertes de croissance seraient beaucoup plus importantes avec des infrastructures standards qu’avec des infrastructures conçues pour résister aux effets du changement climatique. En effet, les pertes de croissance dans le premier cas sont estimées à plus de 6% du PIB, tandis que dans le second, elles seraient limitées à 2% du PIB. De plus, le retour à un état économique stable serait beaucoup plus rapide dans le cas d’infrastructures adaptées, avec un délai de deux ans contre cinq ans pour les infrastructures standard.

RÉPERCUSSIONS SOCIALES
En ce qui concerne la consommation des ménages, le DPBEP indique que les produits alimentaires représentent près de la moitié du panier moyen de consommation des Sénégalais, soit 49,6%. Cette forte proportion des produits alimentaires dans la consommation des ménages rend la population particulièrement vulnérable aux hausses des prix. De plus, le Sénégal dépend fortement des importations alimentaires, ce qui contribue à l’inflation interne. Selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), les importations ont connu une forte augmentation en octobre 2024, s’élevant à 698,3 milliards de FCFA, contre 544,3 milliards de FCFA en septembre 2024, soit une hausse de 28,3%. Par rapport à octobre 2023, cette augmentation est de 16,5%. En cumul annuel, les importations à la fin de septembre 2024 ont atteint 5 862,8 milliards de FCFA, contre 5 828,6 milliards de FCFA à la même période en 2023, soit une augmentation de 0,6%. Cette croissance des importations, combinée à un solde commercial négatif croissant, renforce les pressions inflationnistes sur l’économie locale. En octobre 2024, le solde commercial a ainsi atteint -342,4 milliards de FCFA, contre -121,6 milliards de FCFA en septembre 2024.
La situation des importations, couplée à l’impact des chocs externes, surtout les tensions géopolitiques et le dérèglement climatique, explique la hausse continue du coût de la vie au Sénégal. Les produits locaux subissent l’influence directe des augmentations de prix à l’échelle internationale. Ce phénomène ne semble pas près de s’arrêter. L’économie mondiale, marquée par une augmentation des tensions commerciales, un resserrement des conditions financières et des conflits géopolitiques, affecte directement la consommation des Sénégalais, dont le pouvoir d’achat continue de se dégrader. Ainsi, bien que les prévisions économiques pour les années à venir indiquent une croissance, cette dernière risque d’être largement contrebalancée par l’inflation et la cherté de la vie.


Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°368 – du 11 ET 12/01/2025

🔴 PRÉVISIONS DE LA DPBEP (2025-2027) SUR LA CONSOMMATION : LE COÛT DE LA VIE N’EST PAS PRÊT DE BAISSER !
🔴 DÉCLARÉ DÉSERTEUR PUIS RADIÉ APRÈS LA PERTE DE SON ŒIL : LE CAPORAL OUSSEYNOU FALL INTERPELLE LE CHEF DE L’ÉTAT

🔴 NOUVEAU FORMAT DE LA 12e ÉDITION : LA COUPE DE LA LIGUE EXCLUSIVE AUX U20
🔴 REPORT DU MATCH CONTRE GUÉDIAWAYE FC PAR LA LSFP : LES SUPPORTERS PIKINOIS EXPRIMENT LEUR RAS-LE-BOL

Crise financière au Sénégal : Cheikh Diba à Paris, rumeurs d’une demande d’aide budgétaire — Le ministère des Finances dément

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, s’est rendu à Paris ce jeudi 9 janvier. Si le ministère qualifie ce déplacement de privé, certaines sources évoquent une mission officieuse visant à obtenir une aide budgétaire pour redresser une trésorerie nationale sous forte pression.

Selon une publication relayée par des médias locaux, le voyage de Cheikh Diba aurait été motivé par la situation économique tendue au Sénégal, marquée par un endettement extérieur qui dépasserait les 39 milliards de dollars. Le média consulté met en avant une contradiction dans la politique actuelle du gouvernement sénégalais : malgré les discours souverainistes de rupture avec la France, Paris reste une destination privilégiée pour résoudre des problèmes financiers.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le gouvernement sénégalais a affiché une volonté de distanciation avec la France, à travers des décisions fortes telles que le retrait des troupes françaises d’ici fin 2025, la révision des contrats d’exploitation des ressources naturelles et la remise en question du franc CFA. Cette orientation souverainiste s’est également traduite par des échanges tendus avec Emmanuel Macron.

Cependant, le contexte économique reste complexe. Le Sénégal fait face à des retards dans l’exploitation de ses ressources gazières, notamment le projet Grand Tortue, qui devait initialement être lancé bien plus tôt. Ces retards, conjugués à une dette croissante, fragilisent la trésorerie nationale, poussant certains à supposer que le ministre des Finances pourrait être à Paris pour négocier une aide budgétaire ou obtenir le soutien des institutions financières internationales via le gouvernement français.

Interrogé par Dakaractu, le ministère des Finances a catégoriquement démenti ces allégations. Une source au sein du ministère a précisé que le déplacement de Cheikh Diba s’inscrivait dans un cadre strictement privé. « Une telle information montée de toutes pièces est surprenante. Il n’y a eu aucune demande d’appui budgétaire, et lorsqu’un déplacement du ministre a un lien avec les finances ou l’économie, cela se fait dans un cadre officiel, avec une communication appropriée », a affirmé la source.

Le ministère s’étonne que ces rumeurs aient été relayées sans qu’aucun cadre officiel n’ait été consulté pour vérifier leur véracité. « Un voyage privé n’implique que le concerné, et il est surprenant de voir une telle spéculation autour de cette visite », a ajouté l’interlocuteur du ministère.

Si le ministère des Finances rejette fermement l’idée d’une mission secrète en quête d’aide budgétaire, les questions autour des défis économiques persistants du Sénégal demeurent. L’endettement croissant, les retards dans les projets énergétiques et la nécessité de diversifier l’économie posent des défis majeurs pour le gouvernement, qui doit aussi restaurer la confiance des investisseurs pour maintenir la stabilité financière du pays.

Plainte de Madiambal Diagne : Diop Taïf entendu et libéré après son audition à la Sûreté urbaine

Lamine Bara Diop, connu sous le nom de « Diop Taïf », coordonnateur communal de Pastef à Taïf, a répondu à une convocation de la Sûreté urbaine ce vendredi 10 janvier, dans le cadre d’une plainte déposée contre lui par le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne.

Arrivé au commissariat central de Dakar à 15 heures, Diop Taïf a été interrogé sur une accusation de dénonciation calomnieuse formulée par Madiambal Diagne le 16 décembre dernier. Après plusieurs heures d’audition, le responsable politique a quitté les locaux libre, sans placement en garde à vue.

Cette affaire judiciaire s’inscrit dans un contexte de tensions entre les deux hommes. Pour rappel, Diop Taïf avait lui aussi saisi la justice pour poursuivre Madiambal Diagne pour diffamation.

Les deux parties s’accusent mutuellement dans une série de contentieux qui mêlent politique et médias, un dossier qui pourrait connaître d’autres développements dans les prochains jours.

Tranches de vie : Awa Plaisir, la fée du logis de la Diaspora

Traoré Awa, 37 ans, bien plus qu’une entrepreneure accomplie, est une mère épanouie avec des enfants à éduquer . Comment concilier vie de famille et vie d’entreprise ? “J’ai toujours été dynamique. Faire plusieurs choses en même temps, travailler, m’occuper de mes enfants, jongler entre mille responsabilités, c’est ce qui m’anime profondément. C’est ma personnalité et mon moteur”, rétorque-t-elle, le plaisir franc de partager son expérience.

L’énergie infatigable et la détermination sans faille, Awa a su transformer chaque défi en une opportunité de grandir, personnellement comme professionnellement. Après 12 années de labeur aéroportuaire

, desquelles elle sortira outillée en rigueur et sens de l’organisation, une rencontre fortuite avec un vendeur de produits d’entretien ménager marquera un tournant décisif dans sa vie. C’était en 2020.

De l’assistanat à l’entrepreneuriat

Altruiste, portée à l’assistance, elle a commencé par organiser des points de rencontre au profit de ce vendeur, avant, quelques semaines plus tard, de se mettre, elle-même, à la vente. Ainsi, ouvrira-t-elle sa première entreprise dans un domaine qui lui était, à l’époque, inconnu.

Entrepreneure infatigable, Awa Plaisir se distingue par son professionnalisme qui lui permet une prompte structuration de son activité, l’achat d’un camion et de box pour stockage. Chaque semaine, elle rechargeait ses palettes chez son fournisseur pour aller livrer de ville en ville, du lundi au dimanche. “Je pouvais commencer ma journée à 9h et rentrer chez moi à minuit. Je n’arrêtais jamais. J’étais infatigable.” Toutefois, son parcours entrepreneurial n’a pas été un long fleuve tranquille. Un accident avec son camion, lors d’une livraison, la marque encore aujourd’hui. “J’ai cru que tout était fini. J’ai pensé que AwaPlaisir s’arrêtait là. Mais il m’était inconcevable ide baisser les bras. Deux jours après, j’ai fait réparer mon camion et je suis repartie livrer jusqu’à Montpellier, plus de 24 heures de route sans dormir.” Ce sera le déclic. À son retour, elle décida de prendre un bureau qu’elle a baptisé **AwaPlaisir**. 

De la décoration à la construction clé en main 

Mieux, Awa eut une nouvelle idée : associer la construction à la vente de mobilier. “Je voulais offrir quelque chose de complet à mes clients. Je construisais et leur proposais mes meubles.” Ainsi sera lancé son projet de construction clé en main, avec décoration intérieure et ameublement.

“Au départ, je ne réalisais pas que ce que je faisais était aussi grandiose. Mais avec le temps, je me suis rendu compte de l’impact et de la valeur de mes projets.” Aujourd’hui, AwaPlaisir est à la tête d’une entreprise de construction clé en main : du gros œuvre à la décoration finale, en passant par la fourniture de meubles. 

Camion Awa Plaisir

Servir la diaspora

AwaPlaisir se sent investie d’une mission. “Beaucoup d’émigrés veulent construire au pays, mais n’ont pas le bon accompagnement. Avec pour objectif de leur offrir cette possibilité, je veux être cette personne de confiance qui leur permet de réaliser leurs rêves.”

Son expertise et son intégrité en bandoulière, du Sénégal au Mali, avec elle la diaspora concrétise ses projets. “Rien ne me satisfait plus que de voir un client heureux et fier de ce que nous avons accompli ensemble.” 

Opportunes épreuves

Chaque épreuve cache une opportunité. C’est la conviction de AwaPlaisir qui confie : “Chaque difficulté traversée m’a ouvert une nouvelle porte. Après mon accident de camion, j’ai ouvert AwaPlaisir. Chaque épreuve m’a fait grandir et fait passer à une nouvelle étape. Entreprendre, c’est regarder au-delà des obstacles, car derrière chaque difficulté, il y a un bien.”

Aussi, je vous le dis : croyez en vos rêves. Vous êtes capable de réaliser tout ce que vous voulez, il faut juste y croire, foncer sans réfléchir, et vous y arriverez grâce à Dieu.

Par Mamadou LY

Éducation/Enseignement Moyen Secondaire : Les Sortants de la FASTEF 2022 interpellent le Président de la République sur leur situation

Le Collectif des Sortants de la FASTEF 2022 exprime sa profonde colère face aux nombreuses difficultés rencontrées par ses membres. Les responsables de cette structure dénoncent plusieurs dysfonctionnements, notamment en ce qui concerne la situation des professeurs contractuels.

Selon le collectif, bien que plusieurs actes d’intégration aient été publiés depuis trois mois pour ces enseignants, un grand nombre d’entre eux, relevant notamment de l’Inspection académique (IA) de Saint-Louis, se heurtent à des obstacles inadmissibles dans la finalisation de leur intégration. « Cependant, un nombre important de ces enseignants, notamment ceux relevant de l’IA de Saint-Louis, rencontrent des obstacles inadmissibles dans la finalisation de leur intégration. Les enseignants, ayant déjà déposé leurs demandes de mise en solde dans l’IA de Saint-Louis, constatent que leurs dossiers ne sont pas acheminés à Dakar, sous prétexte d’un manque de moyens de transport. Cette situation est incompréhensible et injustifiable, alors même que l’État a entamé des démarches positives en publiant des actes d’intégration », expliquent-ils.

Le collectif pointe également du doigt les lenteurs administratives qui bloquent de nombreux dossiers. Plusieurs enseignants contractuels, en attente de signature depuis plusieurs mois, voient leurs actes bloqués dans le circuit administratif. « D’autres signalent des pertes de dossiers ou encore des retards inexpliqués dans le processus d’intégration. Cette lenteur administrative fragilise des enseignants déjà dans une situation précaire », regrettent les responsables.

En outre, le collectif critique vivement le silence des syndicats face à leurs revendications. « Ces structures ne semblent pas porter nos revendications, alors que la situation des professeurs contractuels nécessite un plaidoyer fort et urgent », déplorent-ils.

Face à cette situation, le collectif des sortants de la FASTEF 2022 appelle le ministre de l’Éducation, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, à intervenir rapidement. Ils réclament :

1. L’acheminement immédiat des demandes de mise en solde des enseignants contractuels, notamment celles en attente à l’IA de Saint-Louis, vers Dakar.

2. La publication rapide des actes d’intégration restants pour les professeurs contractuels de la promotion 2022 et des promotions antérieures.

3. La mise en place d’un suivi administratif rigoureux afin de prévenir les pertes ou les retards de dossiers dans le circuit.

Enfin, le collectif avertit qu’il n’hésitera pas à organiser une série d’actions si ses doléances ne trouvent pas de réponse dans les meilleurs délais.

Plongée dans l’abîme : Ces entreprises publiques en situation critique

La situation des entreprises publiques sénégalaises est aujourd’hui plus alarmante que jamais. Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2025-2027, récemment mis à jour, a tiré la sonnette d’alarme concernant la dégradation inquiétante des capitaux propres de plusieurs sociétés nationales. Le quotidien Libération, dans une analyse approfondie, révèle des chiffres édifiants qui témoignent d’une gestion financière défaillante et de la crise structurelle qui touche des piliers économiques essentiels du Sénégal.

En tête de liste des sociétés les plus fragiles se trouve la Société nationale de recouvrement (SNR), qui affiche des capitaux propres vertigineusement négatifs, estimés à -86,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023. Ce gouffre financier est d’autant plus préoccupant qu’il contraste fortement avec son capital social initial de seulement 25 millions de francs CFA. Cette situation laisse entrevoir un besoin urgent de réformes pour redresser une entreprise désormais en état de quasi-faillite, ce qui pourrait entraîner une remise en cause de sa viabilité à court terme.

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA) suit de près, avec un capital social de 10 millions de francs CFA, mais des capitaux propres tombés à -28,5 milliards de francs CFA. Cela représente une perte équivalente à plus de la moitié de son capital social. Une dégradation alarmante qui reflète un déséquilibre structurel persistant et l’inefficacité dans la gestion de ses actifs.

Le groupe SN La Poste, autrefois fleuron des services publics au Sénégal, affiche une situation financière catastrophique. Selon Libération, ses capitaux propres, affectés par des déficits chroniques, se chiffrent désormais à -143 milliards de francs CFA, un désastre financier pour une société dont le capital social était de 2,9 milliards de francs CFA. Cette chute dramatique souligne la crise profonde que traverse l’entreprise, mettant en péril sa pérennité à long terme.

La situation n’est guère plus reluisante pour certaines entreprises à participation publique majoritaire. La compagnie de transport Dakar Dem Dikk, essentielle pour les déplacements urbains, enregistre des capitaux propres négatifs de -60,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023, malgré un capital social de 1,5 milliard de francs CFA. Cette situation critique reflète les tensions financières qui pèsent sur l’entreprise, et ce, malgré son rôle clé dans le transport public de la capitale et des autres régions.

Quant à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), bien que moins endettée que ses consœurs, elle n’échappe pas à des difficultés notables. Ses capitaux propres ont chuté à 10,068 milliards de francs CFA, soit presque la moitié de son capital social de 20,234 milliards de francs CFA. Cette baisse significative met en lumière l’impact des déficits cumulés et interroge sur la viabilité de l’entreprise à long terme.

Ces chiffres sont plus que des indicateurs comptables ; ils traduisent une véritable crise systémique au sein des entreprises publiques sénégalaises. Loin d’être un simple problème financier, cette dégradation met en péril l’emploi, la qualité des services publics et, par ricochet, la stabilité économique du pays.

Le DPBEP 2025-2027 met en exergue les risques sérieux que ces entreprises représentent pour la soutenabilité financière de l’État, si aucune réforme n’est engagée rapidement. Ces sociétés, qui ont joué un rôle majeur dans le développement du Sénégal, se trouvent aujourd’hui dans une spirale de pertes qui nécessite une attention urgente.

Le DPBEP propose plusieurs solutions pour tenter d’enrayer cette dynamique destructrice :

  • Une meilleure gouvernance et une gestion plus rigoureuse des ressources, afin de limiter les dérives financières.
  • Une recapitalisation massive, afin de donner un nouveau souffle à ces entreprises et de rétablir leur solvabilité.
  • Un contrôle strict des finances, pour éviter de nouvelles pertes et garantir que les fonds publics sont utilisés de manière optimale.
  • Une réflexion profonde sur le modèle économique de ces entreprises, afin de les rendre plus efficaces et pérennes à long terme.

Alors que ces entreprises publiques traversent une tempête financière sans précédent, leur survie dépendra de décisions stratégiques et audacieuses. Comme le souligne Libération, « ces chiffres ne doivent pas seulement interpeller, ils doivent mobiliser les autorités compétentes pour sauver ce qui peut encore l’être ». Un appel urgent à l’action pour éviter que ces géants de l’économie publique ne sombrent dans une faillite qui aurait des conséquences dramatiques pour l’ensemble de la nation.

Accident des Blowmen causant la mort du jeune mécanicien sur la VDN : le chauffeur écope d’un an de prison ferme, les 6 autres libres

Le verdict est tombé dans l’affaire de l’accident tragique survenu le 28 décembre 2024, sur la VDN 3, ayant causé la mort d’un jeune mécanicien. Le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a rendu sa décision ce vendredi 10 janvier 2025. Ismaël Camara, âgé de 21 ans, a été condamné à un an de prison ferme et à une amende de 500 000 F CFA. Il a été reconnu coupable d’homicide involontaire, de mise en danger de la vie d’autrui, de détention et d’usage de drogue, ainsi que de conduite sous l’emprise de stupéfiants.

Le drame s’est produit sur la VDN 3, entre Tivaouane Peul et les Parcelles Assainies. Pape Conté, un jeune mécanicien, se trouvait sur le trottoir lorsqu’il a été violemment percuté par une Ford Taurus noire conduite par Ismaël Camara. Selon les témoignages recueillis lors de l’audience, le véhicule roulait à vive allure lorsque le choc s’est produit. La victime a été traînée sur près de 300 mètres, une scène insoutenable qui a choqué les témoins présents.

Le tribunal a reconnu Ismaël Camara coupable des infractions graves qui lui étaient reprochées. Le jeune homme, qui se trouvait sous l’emprise de stupéfiants au moment des faits, a admis avoir consommé de la drogue avant de prendre le volant. Cette circonstance aggravante a été déterminante dans le prononcé de sa peine. En plus de la peine d’emprisonnement, il devra s’acquitter d’une amende de 500 000 F CFA.

Les six autres personnes présentes dans le véhicule, trois garçons et trois filles, ont été relaxées. Le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour les incriminer. Ils ont donc bénéficié d’une liberté au bénéfice du doute.

Cet accident mortel a ravivé les débats sur la sécurité routière et la responsabilité des conducteurs sous influence. La consommation de substances illicites au volant constitue un danger majeur, et cet incident tragique en est une illustration dramatique.

La famille de Pape Conté, profondément affectée par cette perte, espérait une peine plus sévère pour le principal accusé. Dans une déclaration à la presse, un proche de la victime a exprimé sa déception tout en affirmant que la famille respectait la décision de la justice.

Ce drame relance également la nécessité de renforcer les contrôles sur les routes, notamment en ce qui concerne la consommation de stupéfiants. Plusieurs associations de sécurité routière appellent à une vigilance accrue et à des campagnes de sensibilisation sur les dangers de la conduite sous l’influence de drogues ou d’alcool.

Djibril Gueye Ndiaye décoré de l’Ordre national du Mérite : un hommage à un parcours exemplaire

Le Chef de l’État a récemment honoré Djibril Gueye Ndiaye, chef de protocole d’Ousmane Sonko, en le décorant de l’Ordre national du Mérite. Cette distinction, qui salue des services rendus au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, ainsi qu’à la Nation sénégalaise, met en lumière un engagement exemplaire au service du développement du pays.

Cette reconnaissance a été chaleureusement saluée par Yankhoba Ben Alfousseyni Sonko, Président du Conseil d’Orientation du Fonds de Développement des Transports Terrestres. Dans son allocution, ce dernier a souligné l’impact positif de Djibril Gueye Ndiaye dans le secteur des infrastructures et des transports terrestres au Sénégal.

« Cette reconnaissance est une juste récompense pour son dévouement exemplaire, son leadership éclairé et sa contribution significative au développement des infrastructures et des transports terrestres au Sénégal », a déclaré Yankhoba Ben Alfousseyni Sonko.

Djibril Gueye Ndiaye est unanimement reconnu pour incarner les valeurs de travail, d’excellence et de patriotisme. Tout au long de sa carrière, il s’est distingué par son professionnalisme et son engagement en faveur du progrès national.

« Que cette distinction soit une source d’inspiration pour continuer à œuvrer pour le progrès et le bien-être de notre nation. Encore bravo pour cet honneur pleinement mérité ! », a ajouté le Président du Conseil d’Orientation.

Cette distinction vient non seulement récompenser un parcours exceptionnel, mais aussi rappeler l’importance du dévouement individuel dans la construction collective d’un Sénégal prospère. Djibril Gueye Ndiaye incarne une figure inspirante pour les générations futures, prouvant que le travail acharné et le patriotisme peuvent conduire à une reconnaissance méritée au plus haut niveau.

Radié et déclaré déserteur après avoir perdu son œil droit dans une mission, le Caporal Ousseynou Fall adresse une lettre ouverte au Président Diomaye

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République du Sénégal, M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Caporal Ousseynou Fall exprime sa profonde indignation après avoir été victime d’une injustice au sein de l’Armée Nationale. Blessé gravement lors d’une mission en 2015, il dit être « faussement déclaré déserteur et radié des effectifs militaires » sans que ses droits ne soient respectés. Dans sa requête, il appelle à une réparation de ce préjudice et à une réévaluation de sa situation, soulignant l’excès de pouvoir et l’absence de justice militaire dans son cas.

Lettre Ouverte à son Excellence, Monsieur Le Président de la République Sénégal, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye  

À Monsieur le Président de la République du Sénégal.

Objet: Victime d’une préjudice

Monsieur le Président de la République,

Incorporé dans l’Armée Nationale le 01 janvier 2005 comme engagé volontaire (EVDA)au titre du service actif vingt quatre mois ,j’ai servi pendant 11ans sans interruption avec loyauté et abnégation la République et sa nation.

L’ objet de ma Requête s’explique par la raison très simple que se sont les circonstances qui dictent les événement. Et si cela se trouve, les circonstance que j’ai vécues sont caractérisées par une blessure grave à l’oeil droit qui m’ a rendu borgne au cour d’ une mission régulière au cour de la quelle  j’ai perdu cet oeil droit.

Sortie de l’hôpital principal de Dakar (HPD)le 07/02/2015 et mis en permission de convalescence de vingt neuf (29)jours renouvelables(voir pièce jointes).J’ai constaté avec amertume que mon chef de corps m’a porté déserteur le 23 Aout 2015 pour motif suivant :absence irrégulière non motivée.

A la fois surpris, confus et sidéré par cette décision et la matière dont j’ai été conduit étant blessé aggravé à la brigade de la gendarmerie sous bonne escorte de militaire armés de fusils d’assaut M16 et de munitions.

Le motif évoqué par mon chef de bataillon a engendré ma radiation du personnel des Armées ,malgré mon inaptitude certifiée par un médecin militaire chef du CMG Nord de saint Louis le 31/12/2015 à la suite de ma visite de libération.

Profondément indigné par l’acte désobligeant et désolant commis par l’autorité militaire qui ne se couvre même plus du manteau de la décence. Pour ces raisons je suis en droit de dénoncer la gestion calamiteuse non fondée dont j’ai été victime.

Asservissement aujourd’hui par mon chef de bataillon: l’excès de pouvoir de juger et de libérer sans ordonnance du tribunal militaire semble justifier un pouvoir absolu à visage masqué s’installant dans l’armée.

Il affecte gravement ma morale entant que subordonné animé par la fibre patriotique Cet excès de pouvoir pèse sur ma carrière et engendre injustement ma libération que je juge prématurée.

Il faut noter que la complaisance a atteint son paroxysme dans le milieu de la hiérarchie ou la justice est pervertie au bénéfice de l’excès de pouvoir et la reconnaissance due aux subordonnées foulée du pied .La fraternité d’armes risque de perdre ses lettres de noblesse pour laisser la place à des relations pas les meilleures faites souvent d’animosité

J’ai du mal à comprendre et à accepter le pourquoi de tel acharnement développé par Lieutenant Colonel Jean SYLVESTRE BIAGUI qui ne cherche qu’à me persécuter.

Monsieur le Président, j’ai été radier le 5 février 2016 sans droit ni conseil d’enquête ,ni conseil de discipline, ni tribunal militaire, ni commission  de reforme, ni pension d’invalidité avec une inaptitude à la  libération certifiée par un médecin militaire.

Soucieux de la réparation du préjudice occasionné par ce Colonel. Mon général avec votre soutien, j’engagerais toutes mes forces pour le réexamen de ma situation .

Je viens très respectueusement soumettre à votre autorité la réparation du préjudice occasionnée par une très mauvaise gestion de ma situation de militaire convalescent ayant accompli onze (11) ans de loyaux services rendus à la République et sa nation.

AMPLIATIONS :

.Monsieur le Premier Ministre du Sénégal 
Monsieur le Ministre des forces forces armées 
.Monsieur le CEMGA
Fait à Thiès le 9 Janvier 2025
Caporal Ousseynou Fall

Propos de Macron sur l’Afrique : Amadou Ba dénonce « le silence assourdissant des leaders de l’opposition »

Lors d’un discours prononcé le 6 janvier 2025 devant les ambassadeurs français réunis à Paris, le président Emmanuel Macron a vivement critiqué les chefs d’État africains. Selon lui, ces derniers auraient « oublié de dire merci » à la France, qui est intervenue militairement au Sahel en 2013 pour combattre la menace terroriste. Ces propos condescendants ont suscité une onde de choc à travers le continent africain, provoquant de vives réactions, notamment de la part de dirigeants tchadiens et sénégalais.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, n’a pas tardé à réagir, qualifiant les déclarations du président français de « paternalistes » et dénonçant une vision dépassée des relations franco-africaines. Cependant, ce qui attire particulièrement l’attention, c’est l’absence de réponse de la part des leaders de l’opposition sénégalaise. Un silence que le député Amadou Ba, membre du Pastef, n’a pas manqué de pointer du doigt.

Dans une publication sur Facebook, Amadou Ba s’est insurgé contre ce mutisme qu’il considère comme un manquement grave de la part des figures politiques prétendant incarner une alternative au pouvoir en place. « Quelqu’un peut-il me dire, qui des leaders politiques de l’opposition, a sorti un communiqué pour dénoncer et condamner les propos du président français Macron sur le « merci » oublié des Africains à la présence militaire française ? », s’interroge-t-il avec ironie.

Le parlementaire a également critiqué ceux qui, au lieu de se concentrer sur le fond du débat, ont préféré commenter la réponse vigoureuse d’Ousmane Sonko. « Je ne parle pas de ceux qui ont fait un commentaire sur la réaction énergique du Président de Pastef, Ousmane Sonko, pour polluer le débat. Je reviendrai après sur le pourquoi du silence des agneaux de la bergerie coloniale », a-t-il ajouté, suggérant que certains acteurs politiques sénégalais seraient encore sous l’emprise d’une mentalité post-coloniale.

Les propos d’Amadou Ba s’inscrivent dans un contexte plus large de débats sur la place de la France en Afrique. Le discours de Macron a ravivé les tensions sur les relations franco-africaines, souvent perçues comme paternalistes et empreintes de condescendance. Pour beaucoup, la France continue de considérer l’Afrique comme une sphère d’influence où elle pourrait dicter ses volontés sans subir de contestation.

La sortie d’Amadou Ba met également en lumière une fracture au sein de la classe politique sénégalaise. Alors que certains appellent à une rupture définitive avec les anciens schémas coloniaux, d’autres semblent hésiter à adopter des positions tranchées face à la France. Ce manque de clarté peut être perçu comme un manque de courage politique, surtout à un moment où les relations internationales prennent un tournant crucial.

La question soulevée par Amadou Ba mérite réflexion. Le silence des leaders de l’opposition sénégalaise est-il le fruit d’un calcul politique visant à éviter de froisser certains partenaires étrangers, ou témoigne-t-il d’un manque de conviction sur les enjeux de souveraineté nationale ?

Dans un contexte où les populations africaines réclament de plus en plus une autonomie réelle vis-à-vis des anciennes puissances coloniales, la réaction des figures politiques devient un indicateur crucial de leur engagement en faveur d’une souveraineté pleine et entière.

Le Pastef, à travers ses différents cadres, adopte depuis longtemps une posture de rupture vis-à-vis des anciennes relations coloniales. La critique des déclarations de Macron s’inscrit donc dans la continuité de cette ligne idéologique. Ousmane Sonko, en tant que Premier ministre, n’a cessé de dénoncer ce qu’il appelle les « reliquats coloniaux » dans les relations entre le Sénégal et la France.

Reconstruction du Parti Socialiste : l’Unes prône un rajeunissement intégral pour la conquête du pouvoir

L’Union nationale des enseignants socialistes (Unes) a accueilli favorablement l’appel à la reconstruction du Parti Socialiste (PS) lancé par Serigne Mbaye Thiam, secrétaire national chargé des élections. Cet appel, qui vise à redynamiser le parti pour reconquérir le pouvoir, a trouvé un écho positif au sein des enseignants socialistes.

Par la voix de leur coordinateur national, Kory Diouf, l’Unes salue également la réponse favorable d’Alioune Ndoye, secrétaire national à la formation permanente et à l’éducation nationale, ainsi que celle de Yéya Diallo, présidente nationale des Jeunesses Féminines du Parti Socialiste. Dans un communiqué parvenu à ledakarois.sn, Kory Diouf souligne que cette initiative est nécessaire pour moderniser le parti et le préparer aux défis politiques actuels.

L’Unes insiste sur la nécessité d’un rajeunissement intégral des structures du Parti Socialiste, depuis les sections locales jusqu’au secrétariat exécutif national. « Nous devons revoir toutes les composantes du parti : le bureau politique, le comité central, les unions régionales et départementales, sans oublier les 138 coordinations sur l’ensemble du territoire », a déclaré Kory Diouf.

Pour les enseignants socialistes, cette rénovation passe par l’intégration de jeunes cadres dynamiques, techniquement compétents et politiquement engagés. Ils appellent à une solidarité intergénérationnelle afin d’assurer une transition harmonieuse et pérenne. « Nous considérons que la solidarité intergénérationnelle sera essentielle pour la mise en place d’une nouvelle équipe porteuse d’espoir. Le contexte politique actuel nous impose de nous adapter ou de périr. La jeunesse doit porter le flambeau et constituer le fer de lance du Parti Socialiste », a-t-il ajouté.

Le Parti Socialiste, qui fut un pilier de la scène politique sénégalaise, aspire à retrouver son rôle central. Selon l’Unes, cela nécessite une approche innovante et une révision en profondeur des pratiques internes. Les militants souhaitent également un appui des figures historiques du parti afin de garantir une continuité dans la transmission des valeurs.

Le contexte politique actuel exige une adaptation rapide des partis politiques aux nouvelles attentes des électeurs, notamment les jeunes. En prônant une modernisation de ses structures, le PS espère renforcer sa présence dans le débat public et attirer une nouvelle génération de militants engagés dans la vie politique.

Levée de la rétention des données : Le ministère de la Santé évalue les impacts et dessine les perspectives

Après des mois de tensions entre le gouvernement et les travailleurs du secteur de la santé, l’organisation syndicale ASAS-And Gueusseum a annoncé la levée de la rétention des données sanitaires et sociales. Cette décision, qualifiée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale d’acte de « haute portée patriotique », marque un tournant dans les relations entre les autorités sanitaires et les partenaires sociaux.

Dans un communiqué rendu public, la cellule de communication du ministère de la Santé a salué cette initiative comme un signal fort. « C’est vu comme un signal de nos partenaires pour changer la forme de lutte syndicale et amorcer ainsi une nouvelle dynamique partenariale de gestion des conflits qui sont consubstantiels à la vie de toutes les organisations humaines », peut-on lire dans le document.

Cette levée de la rétention des données intervient à la suite de plusieurs sessions de négociations menées avec l’organisation syndicale. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale avait lancé un appel en ce sens le 6 janvier 2025 lors d’une rencontre à Ziguinchor. L’ASAS-And Gueusseum a donc décidé de reprendre le processus de remontée des données sanitaires dès le 15 janvier 2025.

Le ministère a profité de cette annonce pour revenir sur les impacts négatifs qu’a engendrés la rétention des données. Selon la cellule de communication, cette forme de grève a eu des conséquences graves sur le système de santé. « Cette situation a entraîné de graves conséquences sur les capacités d’évaluation et d’éclairage des décisions, stratégies et interventions du système de santé et d’action sociale », précise le communiqué.

Outre la perte d’une part importante des investissements, le ministère souligne que l’absence de remontée des données a porté atteinte à la crédibilité des planifications basées sur des données probantes. La rétention a entravé la capacité des autorités à prendre des décisions éclairées, à ajuster les stratégies sanitaires et à anticiper les besoins des populations.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a rappelé que l’État reste engagé dans un dialogue constructif avec les partenaires sociaux pour résoudre les problèmes du secteur. « L’État, suivant les orientations du Président de la République et sous la coordination du Premier ministre, s’engage à créer les conditions d’un dialogue constructif avec les partenaires sociaux pour que la recherche de solutions durables aux problèmes du secteur reste la préoccupation de toutes les parties prenantes », indique le communiqué.

Dans cette dynamique, le ministère a lancé un appel à tous les acteurs du secteur pour promouvoir un climat apaisé. Il invite les partenaires sociaux à privilégier la concertation et à adopter une posture de responsabilité dans la gestion des revendications. Selon les autorités, l’objectif est d’éviter que des formes de grève comme la rétention des données ne se reproduisent à l’avenir.

Bien que la levée de la rétention des données soit perçue comme une avancée significative, les revendications des syndicats du secteur de la santé restent d’actualité. Parmi les doléances figurent la revalorisation des salaires, l’amélioration des conditions de travail et une meilleure prise en charge des agents de santé.

L’ASAS-And Gueusseum continue de réclamer des engagements fermes de la part du gouvernement pour répondre à ces revendications. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la capacité des parties prenantes à maintenir un climat de dialogue et à aboutir à des solutions durables.

La rétention des données a marqué le secteur de la santé au Sénégal. Cette forme de grève a perturbé les activités de suivi et d’évaluation des programmes de santé, impactant ainsi les interventions sur le terrain. Le ministère espère que cette levée permettra de restaurer la confiance et de renforcer les mécanismes de dialogue social.

Cependant, les autorités sont conscientes que le chemin vers une stabilisation durable du secteur reste long. La vigilance et la volonté de dialogue devront guider les relations entre le gouvernement et les syndicats pour éviter de nouvelles crises à l’avenir.

Démarrage des cours d’anglais au préscolaire et à l’élémentaire : Les enseignants menacent de boycotter

Les enseignants retenus pour matérialiser le démarrage des apprentissages en anglais dans le préscolaire et l’élémentaire menacent de ne pas débuter les cours prévus à partir de ce mardi 14 janvier. Ces maîtres chargés des cours d’anglais expriment leur mécontentement concernant plusieurs revendications non satisfaites. Parmi ces demandes figurent l’attribution d’indemnités mensuelles, l’allègement des cours de français, la revalorisation de leur statut, ainsi que la mise à disposition du matériel didactique et l’organisation de formations continues.

« Nous n’allons pas démarrer les cours d’anglais mardi prochain parce que les maîtres arabes n’ont pas fait la même chose. Eux, ils ont été recrutés dans les écoles comme maîtres d’arabe uniquement. Au-delà d’être maîtres de français, nous sommes également des maîtres chargés de cours d’anglais. Nous devons exclusivement nous concentrer sur l’enseignement de l’anglais à l’élémentaire », a déclaré El Hadj Thierno Faye, le porte-parole du collectif des enseignants, lors d’une intervention sur la RFM.

Notons que les 649 enseignants admis pour dispenser les cours d’anglais dans le préscolaire et l’élémentaire sont divisés sur la question du boycott. Si certains d’entre eux menacent de ne pas débuter les cours d’anglais à la date retenue, d’autres, en revanche, se disent prêts à assurer les cours dès le jour du démarrage.

Pour rappel, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé le vendredi 13 décembre 2024 à Diamniadio au lancement officiel de l’introduction de l’anglais dans l’enseignement préscolaire et élémentaire au Sénégal. Cette initiative vise à renforcer les compétences linguistiques des élèves dès le plus jeune âge. Dans ce cadre, 649 enseignants maîtres d’anglais ont été recrutés et formés pour accompagner ce projet ambitieux qui intègre désormais le programme éducatif national.

PASTEF, LE DILEMME DES MILITANTS BIGOTS (Par Cherif Diop)

Au Sénégal, la troisième alternance fait face à un contre-pouvoir d’un nouveau genre. Le président de la République et son premier ministre Ousmane Sonko goutent à la bigoterie d’une frange de leurs militants. Les cerbères du PROJET qui, grâce à leurs dévotions, leurs activités redoutables sur les réseaux sociaux ont porté le duo au pouvoir. Un dilemme particulièrement cornélien pour Ousmane Sonko, obligé de ménager la chèvre et le choux. Tel un chasseur contraint de dresser des molosses qu’il a lui-même élevés, nourris de sa propre main, au risque d’être réduit à néant. Côté pile, Sonko doit et voue la loyauté à ces militants patriotards. Côté face, le président du parti, premier ministre, est dans l’obligation de protéger les institutions de la république des patriotes excessifs. Car, les institutions sont d’abord un bien public et un contrat social à construire.     

Si la détention du pouvoir procède de l’élection, son exercice se lie à d’autres mécanismes de gestion. À ce propos, le lancement prochain de la plateforme Ligeeyal sa reew, « qui permettra à chaque Sénégalais de déposer sa candidature aux postes publics en compétition » est à rebours de la levée de boucliers contre la nomination de citoyens non membres de PASTEF ou qui auraient critiqué le PROJET. Chaque Sénégalais, quelle que soit son origine ou ses opinions a sa place au sein de la République, sauf celles et ceux qui affichent des penchants, ethnicistes, séparatistes. Les autorités ont la responsabilité de contourner les marches du communautarisme qui mènent tout droit vers un gouffre bien sombre. Les sympathisants bigots de PASTEF disent exprimer leur désaccord au nom de la démocratie. Cependant, cette contestation « démocratique » interne peut paraître cocasse à bien des égards, mais révèle une nouvelle donne pas si inintéressante, si elle est utilisée à bon escient.  

Un contre-pouvoir d’un nouveau genre 

Ousmane Sonko n’est pas Périclès le père de la démocratie radicale, et on est encore très loin de la démocratie athénienne mais, Pastef a promis une révolution copernicienne de la gestion des affaires de la cité « Li nieup book, nieup jotsi ». Sous ce prisme, la « rébellion » née de la nomination de Aoua Bokar Ly, la deuxième du genre après l’épisode Samba Ndiaye, est de bon augure, si de tels agissements peuvent servir l’intérêt général et non le desiderata « pastéfien ». Au Sénégal, le bon vouloir de l’autorité a très souvent prévalu. Or, « Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir », formule célèbre de l’une des figures clés des lumières. À la lumière de cette vive polémique, les militants bigots ont montré qu’ils peuvent jouer le rôle d’un puissant contrepouvoir certes informel, mais tout aussi redoutable, au point de faire réagir nuitamment leur président de parti. Le maharaja de pastef s’est érigé en bouclier du chef de l’État contre les patriotards à l’injure abondante à l’endroit du président de la République. 

La constitution sénégalaise a fait de son gardien « un monarque élu » qui s’arroge presque tous les pouvoirs. Le changement « systémique » tant chanté ferait un pas de géant, si les cerbères du PROJET se muent en défenseurs du temple républicain. Contrôlant l’action de l’ État, de la même manière qu’ils ont réussi, un temps, à imposer un récit dominant au sein de l’opinion, par le canal révolutionnaire des réseaux sociaux. Et si cette même volonté guidait leur jugement objectif de l’action publique ? Ce tournant historique permettrait une surveillance constante du mode de gestion de nos autorités. De telle manière que, tout poste convoité ne soit plus un privilège, encore moins une sinécure. À cette condition, l’avènement de Bassirou Diomaye Faye se révélera une véritable respiration démocratique. En attendant l’effectivité de la transformation socio-économique du Sénégal, une autre paire de manches. 

Cherif Diop

VALIDATION DES DÉPENSES PAR OUSMANE SONKO : Vers une fonte du ministère des Finances dans la Primature ?

Le mercredi 8 janvier, lors Conseil des ministres, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a décidé que, désormais, toutes les dépenses d’investissement de l’État devront être validées directement par ses soins. Cette nouvelle démarche soulève une question pertinente : quel rôle restera-t-il au ministère des Finances, actuellement dirigé par Cheikh Diba ?

Lors d’une intervention à la télévision nationale, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, porte-parole du Gouvernement, a expliqué que « le Premier ministre a décidé que toutes les dépenses d’investissement seront validées à son niveau ». Mieux, un tableau prévisionnel des opérations financières de l’État sera désormais soumis tous les quinze (15) jours pour assurer un suivi plus strict de l’utilisation des ressources publiques. D’après le Gouvernement, cette nouvelle configuration vise à garantir une exécution plus efficace des politiques publiques. « Le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un dispositif renforcé pour le pilotage, le suivi et l’évaluation des projets, découlant des vingt-six (26) objectifs stratégiques et des réformes du plan quinquennal 2025-2029. La rationalisation, la priorisation et l’efficience dans l’utilisation des ressources publiques restent un enjeu majeur pour le gouvernement », a précisé le porte-parole.
Cependant, cette annonce a des implications profondes, notamment en ce qui concerne les prérogatives du ministère des Finances. Traditionnellement, le ministre des Finances est l’ordonnateur principal des dépenses de l’État. Selon le décret n° 2019-776 du 17 avril 2019, relatif aux attributions du ministre des Finances et du Budget, il est chargé de « mobiliser les ressources intérieures pour le financement des projets et programmes et en assurer une bonne gestion ». Il est également responsable de la préparation du budget général de l’État, de la gestion de la dette publique ainsi que du contrôle et de l’exécution des recettes et des dépenses de l’État.
De plus, selon les informations publiées sur le site du ministère des Finances, ce dernier a des responsabilités spécifiques : la gestion budgétaire, la gestion comptable et financière de l’État, le suivi des finances publiques et la reddition des comptes annuels de l’État.
Tout ceci en fait un acteur incontournable dans le processus de validation des dépenses d’investissement.
Or, avec la nouvelle orientation décidée par le Premier ministre, le ministre des Finances semble se voir avoir un rôle largement réduit, voire déposséder d’une part importante de ses prérogatives.
En décidant que toutes les dépenses d’investissement de l’État devront désormais être validées par lui-même, il apparaîtrait une volonté d’Ousmane Sonko de centraliser un pouvoir financier considérable, le plaçant, dès lors, en position d’ordonnateur principal des dépenses et des recettes du gouvernement.
Une situation qui pourrait fragiliser l’indépendance du ministère des Finances et interroger sur l’avenir de ce ministère.
Dans un passé récent, l’ancien président de la République, Macky Sall, qui n’était plus satisfait de la gestion de son ministre de l’Économie et des Finances de l’époque Amadou Kane, « avait décidé de prendre lui-même les choses en mains », tel l’a rappelé notre confrère Mohamed Gueye.
Aujourd’hui, dans ce cas d’espèce, un changement pareil pourrait bouleverser l’équilibre du pays qui souffre déjà de nombreux problèmes économiques.
La question qui se pose alors est donc de savoir si cette concentration des responsabilités dans les mains du Premier ministre ne va pas ralentir davantage l’activité économique. Par ailleurs, il est légitime de se demander s’il ne s’agirait pas d’une première étape vers une possible fonte du ministère des Finances dans la Primature.


Penda THIAM

Santé au Sénégal : And Gueusseum met fin à la rétention des données sanitaires et sociales

L’organisation syndicale ASAS-And Gueusseum a annoncé la fin de sa rétention des données sanitaires et sociales, une décision saluée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) comme un « acte de haute portée patriotique ». Dans un communiqué publié récemment, la cellule de communication du ministère a présenté cette initiative comme une ouverture vers une nouvelle ère de dialogue social et de gestion partenariale des conflits.

Cette annonce fait suite à plusieurs sessions de négociations engagées entre les deux parties, ainsi qu’à l’appel lancé le 6 janvier 2025 à Ziguinchor par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. En réponse, And Gueusseum a décidé de reprendre le processus de remontée des données sanitaires dès le 15 janvier 2025.

Selon le ministère, cette forme de grève avait des impacts considérables sur le système de santé. « Elle a gravement affecté les capacités d’évaluation et de prise de décision du secteur, compromettant ainsi les stratégies et les interventions basées sur des données probantes », souligne le communiqué. Par ailleurs, la rétention des données a entraîné des pertes financières importantes et une atteinte à la crédibilité des planifications nationales.

Le MSAS a réaffirmé l’engagement de l’État à maintenir un dialogue constructif avec les partenaires sociaux. Suivant les orientations du Président de la République et sous la coordination du Premier ministre, le gouvernement s’emploie à créer les conditions nécessaires à la résolution durable des problèmes du secteur.

« Nous invitons tous les acteurs du secteur de la santé à œuvrer ensemble pour instaurer un climat apaisé », a déclaré le ministère, tout en reconnaissant que les conflits sont inhérents à toute organisation humaine.

La reprise des données sanitaires et sociales constitue un signal fort pour l’avenir du système de santé au Sénégal. Elle marque le début d’une dynamique partenariale qui pourrait renforcer la gouvernance et l’efficacité des interventions dans le secteur.

Ensemble, les autorités et les partenaires sociaux semblent vouloir tourner la page des tensions pour se concentrer sur des solutions pérennes, dans l’intérêt de la population sénégalaise. La réussite de cette nouvelle étape dépendra de l’engagement collectif de toutes les parties prenantes.

Les chauffeurs de taxis du Sénégal en grève : dénonciation des “War Gaindé” et de l’insécurité dans le secteur

Le Syndicat démocratique des chauffeurs de taxis du Sénégal (SDCTS) a annoncé une manifestation dans les rues de Dakar le 22 janvier prochain. Cette mobilisation vise à dénoncer les pratiques qu’ils qualifient de “transports irréguliers”, à l’instar des motos-taxis communément appelés « War Gaindé », mais aussi à alerter sur l’insécurité croissante dans le secteur du transport.

Modou Ndiaye, secrétaire général du SDCTS, a exprimé son mécontentement face à la prolifération des motos-taxis, souvent perçues comme un moyen de transport non réglementé. Lors d’une intervention sur la RFM, il a rappelé que le Premier ministre a récemment émis une circulaire concernant l’immatriculation et les permis de conduire pour les motos. Toutefois, ces mesures, bien qu’encourageantes, ne suffisent pas selon lui :

« Ces motos ne sont pas encore habilitées à faire du transport de personnes. Elles doivent se limiter aux livraisons et laisser le transport urbain et interurbain aux acteurs agréés », a-t-il martelé.

Le responsable syndical a également fustigé l’absence de casques et d’assurances pour ces conducteurs de deux-roues, pointant un danger pour les passagers et les usagers de la route.

Les “War Gaindé” et “Allos Dakar” dans le viseur

Modou Ndiaye ne s’est pas limité aux motos-taxis, dénonçant également les plateformes de covoiturage telles que « Allos Dakar » et les services informels de transport.

« Déjà, le nom “War Gaindé” fait peur. Ils ont accaparé le transport », s’est-il indigné, accusant ces modes de transport de réduire les opportunités des chauffeurs de taxis traditionnels tout en créant un climat d’insécurité.

Le secrétaire général a exhorté les autorités à agir avec fermeté pour réguler non seulement les motos, mais également les services numériques et autres alternatives jugées illégales.

Cette manifestation se veut un appel fort aux nouvelles autorités pour qu’elles prennent leurs responsabilités face à une situation qui, selon les chauffeurs de taxis, menace leur survie économique et la sécurité des usagers.

« Il ne faut pas faire dans la demi-mesure. Les deux-roues, les applications, les ‘Allos Dakar’ et les ‘War Gaindé’ doivent être strictement encadrés », a conclu Modou Ndiaye.

Le 22 janvier, les rues de Dakar seront ainsi le théâtre d’une mobilisation qui, selon les chauffeurs, vise non seulement à défendre leurs droits, mais aussi à réclamer une meilleure organisation du secteur des transports au Sénégal.

Les Forces spéciales : retour sur une affaire controversée et les révélations de Mor Guèye

En juin 2022, une opération d’envergure menée par les autorités sénégalaises avait conduit à l’arrestation de douze personnes accusées de graves complots contre la sécurité nationale. Ces individus, qualifiés de proches du parti Pastef et de son leader Ousmane Sonko, avaient été inculpés sous divers chefs d’accusation, notamment complot contre l’autorité de l’État, association de malfaiteurs et possession illégale d’armes. L’affaire, surnommée « Forces spéciales », avait provoqué un tollé, alimentant des débats sur la répression politique et la liberté d’expression au Sénégal.

Deux ans plus tard, Mor Guèye, l’un des principaux accusés, sort du silence. Ancien pompier et militant actif de Pastef depuis 2019, il revient sur cet épisode qu’il qualifie de « montage de toutes pièces » orchestré pour fragiliser l’opposition politique.

Le 15 juin 2022, Mor Guèye était arrêté à Rufisque, dans l’atelier de couture de son frère, par des forces de sécurité lourdement armées. À l’époque, il était présenté comme un spécialiste des explosifs et surnommé « Commandant ». Ce surnom, selon lui, ne devait rien à une quelconque activité militaire, mais lui avait été attribué par un camarade de Pastef pour son sérieux et sa rigueur.

L’accusation affirmait que le groupe « Forces spéciales » avait pour objectif de déstabiliser le pays par des actes de guérilla urbaine, visant des installations publiques stratégiques et des intérêts français. Mais Mor Guèye réfute catégoriquement ces affirmations.

Selon Mor Guèye, le nom « Forces spéciales » était simplement celui d’un groupe WhatsApp qu’il avait créé sans arrière-pensée. « Je pouvais l’appeler ‘Les Amazones’ ou ‘Les Danseuses’. Ce groupe n’était même pas actif », assure-t-il. Il insiste également sur le fait qu’il ne connaissait pas les autres personnes arrêtées avant leur détention.

« Mon seul tort était d’appartenir au parti Pastef », déclare-t-il, dénonçant un dossier « monté de toutes pièces ».

Les conséquences de cette affaire ont été dévastatrices pour Mor Guèye. Son arrestation lui a coûté son emploi et son mariage, sa femme ayant choisi de le quitter. « Ce fut un terrible épisode de ma vie », confie-t-il.

Malgré tout, il refuse de s’étendre davantage sur le dossier, invoquant la loi d’amnistie qui l’interdit. Cette loi, adoptée récemment, a permis à plusieurs figures de l’opposition de recouvrer la liberté, mais elle continue de soulever des interrogations sur la gestion de la justice et des droits humains au Sénégal.

L’histoire des « Forces spéciales » demeure un sujet sensible, à la croisée des tensions politiques et des revendications démocratiques. Pour certains, elle symbolise une tentative d’intimidation des opposants au régime de l’époque. Pour d’autres, elle illustre la nécessité de préserver la stabilité dans un contexte de crise politique et sociale.

Mor Guèye, désormais libre mais marqué par cette épreuve, incarne à lui seul les zones d’ombre et les controverses d’un dossier qui continue de diviser l’opinion publique sénégalaise.

Le Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio fermé aux combats de lutte : une décision justifiée par la SOGIP

La perspective d’organiser le combat de lutte entre Balla Gaye 2 et Siteu au prestigieux stade Abdoulaye Wade de Diamniadio s’est heurtée à un refus catégorique. Aziz Ndiaye, directeur d’Albourakh Production, qui ambitionnait de tenir cet événement dans cette infrastructure emblématique, s’est vu opposer une fin de non-recevoir de la part de la Société de gestion des infrastructures publiques (SOGIP).

Dame Mbodj, Directeur général de la SOGIP, a clairement expliqué les raisons de cette décision lors d’une interview accordée à Sans Limites TV. Selon lui, les contraintes techniques et financières liées à l’entretien de ce stade de dernière génération rendent son utilisation pour des combats de lutte impraticable.

Doté d’une pelouse hybride ultramoderne, le stade Abdoulaye Wade nécessite un entretien minutieux et onéreux. Dame Mbodj a souligné que d’éventuels dégâts causés lors d’un combat de lutte engendreraient des coûts bien supérieurs aux frais de location pouvant être perçus. « En cas de dommages, les recettes ne couvriraient jamais les pertes », a-t-il expliqué.

En outre, il a évoqué la fragilité des infrastructures VIP, telles que la tribune présidentielle, qui ne sont pas conçues pour résister aux éventuelles échauffourées souvent associées aux événements de lutte.

Cette décision s’inscrit dans une politique stricte visant à préserver le stade Abdoulaye Wade pour des événements conformes à ses spécifications techniques. « La SOGIP ne mettra pas le stade Abdoulaye Wade à disposition pour des combats de lutte », a déclaré fermement le DG.

Ce refus soulève une question importante sur la place de la lutte dans les grandes infrastructures sportives au Sénégal. Si le stade Abdoulaye Wade, conçu pour des compétitions internationales de football, ne peut accueillir ce type d’événement, cela renforce la nécessité de développer des infrastructures adaptées pour ce sport emblématique du pays.

Un redoutable voleur de motos arrêté : l’affaire A. Diop, alias « Pakala »

Âgé de seulement 19 ans, A. Diop, plus connu sous le pseudonyme « Pakala », est au cœur d’une affaire qui suscite l’intérêt des autorités et de l’opinion publique. Mécanicien de profession, il s’est également imposé comme un voleur de motos redoutable, semant la terreur parmi les propriétaires de deux-roues.

D’après les informations relayées par le journal L’As, Pakala était activement recherché depuis plusieurs mois avant d’être finalement appréhendé par les forces de l’ordre, sous la direction du Commissaire Kébé. Son arrestation est intervenue dans le cadre d’une enquête sur un vol de moto commis lors des festivités de fin d’année.

Selon L’As, cette arrestation pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg. Pakala est visé par plusieurs plaintes de victimes qui l’accusent d’avoir volé leurs motos dans diverses circonstances. Ces accusations soulèvent des interrogations sur l’étendue de ses activités illicites et d’éventuelles complicités.

Les autorités judiciaires envisagent un retour de parquet pour le jeune suspect, une procédure qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire. Ce processus permettrait aux magistrats de réunir davantage d’éléments avant d’engager des poursuites formelles.

L’évolution de ce dossier retient particulièrement l’attention. Les zones d’ombre autour des activités de Pakala laissent entrevoir des révélations potentielles qui pourraient élargir le champ de l’enquête. L’As promet de suivre cette affaire de près et d’apporter de nouveaux éclairages dans ses prochaines éditions.

Pour l’instant, l’arrestation de Pakala représente une victoire pour les forces de l’ordre, mais elle pose aussi la question de l’insécurité grandissante liée aux vols de motos, un fléau qui touche de nombreux quartiers. Les victimes, quant à elles, espèrent que justice sera faite et que cette affaire servira d’exemple dissuasif pour d’autres criminels en herbe.

Mystérieux cambriolage à la Sonacos : des ordinateurs volés et des questions en suspens

Un étrange cambriolage a eu lieu au siège de la Direction générale de la Sonacos, situé en plein cœur de Dakar. Selon des informations rapportées par le journal Libération, des individus non identifiés se sont introduits de nuit dans les locaux de cette entreprise stratégique, spécialisée dans la production et la transformation d’huiles végétales, laissant derrière eux de nombreuses interrogations.

Premier fait troublant relevé par les enquêteurs : aucune trace d’effraction n’a été constatée. Les cambrioleurs semblent avoir accédé aux lieux sans forcer les serrures ni briser les accès. Ce détail, inhabituel pour ce genre d’affaires, alimente les spéculations autour de la manière dont ils ont pu pénétrer dans le bâtiment.

Le mystère s’épaissit davantage avec le choix des malfaiteurs. Selon les premières constatations, seuls deux ordinateurs portables ont été dérobés, alors que d’autres équipements de valeur étaient présents dans les locaux. Cette sélection ciblée alimente les rumeurs au sein de l’entreprise.

Dans les couloirs de la Sonacos, certains employés évoquent la possibilité d’une opération visant à effacer ou récupérer des données sensibles plutôt qu’un simple vol matériel. Ces hypothèses, bien que non confirmées, reflètent le climat de suspicion qui règne au sein de la société.

Face à cette situation, la direction générale de la Sonacos a décidé de porter plainte afin de faire la lumière sur cette affaire. Les autorités ont ouvert une enquête pour identifier les responsables et comprendre leurs motivations.

Ce cambriolage, qui défraie la chronique, pose de nombreuses questions : les cambrioleurs avaient-ils un complice à l’intérieur ? Quels types d’informations se trouvaient sur les ordinateurs dérobés ? S’agissait-il de données sensibles liées aux activités stratégiques de la Sonacos ?

L’enquête en cours devra répondre à ces interrogations. En attendant, ce vol suscite des inquiétudes quant à la sécurité des données dans les grandes entreprises sénégalaises et met en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de protection.

Passation de service à la Division communication de la Police nationale sénégalaise : Le commissaire Mamadou Diouf remplace le commissaire Mohamed Guèye

La Division communication de la Police nationale sénégalaise a accueilli un nouveau chef de service. Ce jeudi, 10 janvier 2025, le commissaire Mamadou Diouf a officiellement pris ses fonctions, succédant au commissaire Mohamed Guèye lors d’une cérémonie de passation de service. L’événement, présidé par le Contrôleur Général de Police Abdoul Wahabou Sall, Directeur Général Adjoint de la Police nationale, s’est déroulé dans une ambiance solennelle.

Dans son allocution, le commissaire Mamadou Diouf a exprimé sa vision ambitieuse pour la Division communication. « Je m’engage à faire de cette division un pôle de référence, une véritable vitrine de l’institution policière. Notre objectif principal sera de renforcer les rapports de confiance entre la police et la population », a-t-il déclaré. Ce positionnement reflète une volonté de modernisation et de transparence dans les relations entre l’institution et les citoyens.

Le commissaire Mohamed Guèye, qui a assuré avec dévouement les fonctions de Chef de service de la Division communication, quitte ce poste stratégique après un mandat marqué par des initiatives visant à améliorer la communication institutionnelle de la Police nationale. Désormais, il mettra son expertise au service du cabinet du Directeur Général de la Police nationale, où il occupera le poste de Conseiller technique.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique de renforcement et de professionnalisation des outils de communication de la Police nationale, avec pour objectif de mieux répondre aux attentes des citoyens et de consolider la confiance entre les forces de sécurité et la population.

La cérémonie a également été marquée par des remerciements adressés au commissaire Mohamed Guèye pour son engagement et ses contributions significatives, ainsi que des vœux de succès au commissaire Mamadou Diouf dans ses nouvelles fonctions.

En conclusion, ce changement au sein de la Division communication témoigne de la volonté de la Police nationale de s’adapter aux exigences modernes en matière de communication et de proximité avec les citoyens. Le commissaire Mamadou Diouf prend les rênes avec un programme ambitieux, dans la continuité du travail accompli par son prédécesseur.

Les conducteurs de mototaxis de Touba et Mbacké expriment leur colère contre l’immatriculation de leurs engins

Les conducteurs de mototaxis, communément appelés “Jakartamen”, de Touba et de Mbacké, sont descendus massivement dans les rues pour exprimer leur mécontentement face à la décision d’imposer l’immatriculation de leurs engins. Contrairement aux manifestations violentes souvent associées à de telles protestations, les conducteurs ont opté pour une méthode pacifique. Ils ont manifesté en klaxonnant bruyamment et en scandant des slogans, notamment « Sonko, défaillant-bi », accusant ainsi le Premier ministre de les avoir trahis.

Moustapha Thiam, un conducteur de Jakarta, résume le sentiment général : « Celui que nous considérions comme un messie est en train de nous étrangler. L’État parle de gratuité, mais ce n’est pas vrai. La mutation coûte 55 000 FCFA, l’assurance 22 000 FCFA. Au total, nous devons débourser près de 100 000 FCFA. »

Ces dépenses, jugées exorbitantes par les conducteurs, ont exacerbé leur sentiment de trahison et d’abandon. Beaucoup estiment que cette mesure menace directement leur survie économique, alors qu’ils exercent déjà un métier souvent précaire.

Les manifestants considèrent cette première mobilisation comme un avertissement adressé aux autorités. « Si la décision n’est pas revue, nous reviendrons avec plus de poigne et d’envergure », ont-ils promis. Ce mouvement pourrait donc marquer le début d’une contestation plus large si des solutions acceptables ne sont pas proposées rapidement.

Face à la grogne croissante, des informations de dernière minute indiquent que l’État envisagerait de modifier ses mesures pour calmer les tensions. Aucun détail précis n’a encore été communiqué, mais cette volonté de dialogue pourrait contribuer à apaiser la colère des conducteurs de mototaxis.

En attendant, la mobilisation des “Jakartamen” de Touba et de Mbacké souligne un problème plus large : la difficulté de mettre en œuvre des réformes touchant les secteurs informels, où des milliers de personnes dépendent de leurs activités pour survivre. L’État devra faire preuve de souplesse et de créativité pour trouver un compromis qui satisfasse toutes les parties.

Rencontre entre les Inspecteurs Généraux de Police du Sénégal et de la Gambie pour renforcer la coopération sécuritaire

L’Inspecteur Général de Police sénégalais, Mame Seydou Ndour, Directeur Général de la Police Nationale du Sénégal, a rencontré son homologue gambien, l’Inspecteur Général de Police Seedy Mukhtar Touray. Cette importante rencontre s’est tenue au quartier général de la police en Gambie.

L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer la coopération bilatérale entre les deux forces de police dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le trafic de drogue, et les autres formes de délinquance qui affectent la sous-région.

Au cours de leurs échanges, les deux hauts responsables ont mis en avant la nécessité d’une collaboration renforcée et durable pour relever les défis sécuritaires communs. Ils ont notamment évoqué :

• La mise en place de mécanismes d’échange d’informations en temps réel pour améliorer la surveillance des frontières.

• L’organisation de formations conjointes pour les agents des deux pays afin de les préparer à répondre efficacement aux menaces transnationales.

• L’élaboration de stratégies communes pour combattre les nouvelles formes de cybercriminalité.

L’Inspecteur Général Mame Seydou Ndour a souligné l’importance de cette coopération pour garantir la sécurité des populations des deux pays. « La sécurité n’a pas de frontières. Ce partenariat avec nos frères gambiens est crucial pour consolider la paix et lutter efficacement contre les menaces criminelles », a-t-il déclaré.

De son côté, l’Inspecteur Général Seedy Mukhtar Touray a exprimé sa satisfaction pour cette visite, en rappelant les liens historiques entre les deux pays. Il a également salué l’engagement du Sénégal pour une approche concertée des défis sécuritaires.

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’échanges réguliers entre les autorités des deux nations, qui partagent une frontière commune de près de 750 kilomètres. Elle marque une étape importante dans la volonté des deux pays de mutualiser leurs efforts pour instaurer une paix durable et un environnement sûr pour leurs populations.

Les deux parties ont convenu de poursuivre ces rencontres bilatérales et de travailler à la mise en œuvre rapide des décisions prises. Un comité technique mixte sera prochainement mis en place pour superviser les actions prioritaires identifiées lors de cette rencontre.

Guy Marius Sagna recadre Fadilou Keïta : « Il n’était pas nécessaire d’en rajouter »

Invité de l’émission « Ndekili » sur Sud FM, le député de la 15e législature, Guy Marius Sagna, s’est prononcé sur la récente déclaration de Fadilou Keïta, un cadre de leur parti. Selon lui, cette intervention était superflue, étant donné que le président du parti, Ousmane Sonko, avait déjà apporté des éclaircissements sur la question.

« Dès lors que notre président de parti, Ousmane Sonko, s’est exprimé de manière claire et adéquate, il n’y avait plus de raison d’intervenir. Fadilou Keïta a parlé avec le cœur, mais je pense qu’il a commis une erreur. Il s’est trompé », a déclaré Guy Marius Sagna.

Pour le député, les propos d’Ousmane Sonko étaient suffisamment cohérents et justifiables, ne nécessitant pas de compléments ou d’ajouts. « Les propos de Sonko sont cohérents et justifiables, ce qui appelle à une adhésion. Dans le cas contraire, nous lui aurions fait savoir qu’il avait tort, mais ce n’est pas le cas ici. Il n’était donc pas nécessaire d’en rajouter », a-t-il ajouté.

Cette prise de position de Guy Marius Sagna intervient dans un contexte où l’unité et la cohésion au sein du parti Pastef sont particulièrement scrutées, alors que le leader, Ousmane Sonko, traverse une période de turbulences politiques et judiciaires.

En conclusion, le député a tenu à rappeler l’importance de respecter les lignes directrices fixées par le leader du parti, soulignant que toute déclaration publique doit s’aligner sur la stratégie globale pour éviter des malentendus ou des divergences inutiles.

Journée nationale de l’éducation des filles : Aminata Touré s’engage pour le maintien des filles à l’école

Lors de la célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles, ce jeudi 9 janvier, Aminata Touré, haute représentante du président de la République et ancienne Première ministre, a réaffirmé son engagement pour garantir l’accès et le maintien des filles dans le système scolaire. Une démarche essentielle dans un contexte où des défis socioculturels, économiques et sanitaires continuent de freiner l’éducation des jeunes filles brillantes.

Malgré les efforts consentis par les autorités et les partenaires, des obstacles comme les mariages précoces, les grossesses adolescentes, la pauvreté et les normes socioculturelles limitent considérablement les opportunités pour les filles de poursuivre leurs études. Ces facteurs contribuent à un taux alarmant d’abandon scolaire chez les jeunes filles, souvent issues de milieux défavorisés.

Aminata Touré a souligné que la résolution de ces problématiques nécessite une action concertée et multisectorielle. « Les filles ne doivent pas être les premières victimes des inégalités structurelles. Le maintien des filles à l’école est une priorité nationale, car elles sont des actrices essentielles du développement futur du pays », a-t-elle déclaré.

Pour remédier à cette situation, Aminata Touré préconise des solutions concrètes, notamment l’amélioration des infrastructures scolaires. Cela inclut le renforcement des installations sanitaires adaptées, comme la construction de toilettes séparées pour filles, et la mise à disposition de serviettes hygiéniques. Ces mesures visent à limiter les absences répétitives liées aux menstruations, un problème récurrent qui compromet leur réussite scolaire.

Par ailleurs, elle plaide pour une meilleure sensibilisation des communautés sur l’importance de l’éducation des filles. « Il est impératif de changer les mentalités et d’assurer que chaque fille ait une chance équitable de réussir. Cela passe par l’éducation, mais aussi par l’engagement des familles et des leaders communautaires », a-t-elle ajouté.

En tant qu’ambassadrice de cette cause, Aminata Touré s’engage à utiliser sa position pour mobiliser davantage de ressources et d’acteurs en faveur de l’éducation des filles. Sa vision s’inscrit dans une volonté de faire de l’école un espace sûr et inclusif où les filles peuvent s’épanouir et construire leur avenir.

Cette Journée nationale de l’éducation des filles a été l’occasion de rappeler que l’éducation est non seulement un droit fondamental, mais aussi un levier stratégique pour le développement économique et social du Sénégal. Aminata Touré a lancé un appel vibrant aux autorités, aux partenaires et aux communautés à unir leurs forces pour garantir un avenir meilleur aux filles du pays.

Ensemble, les acteurs du secteur éducatif espèrent voir des avancées significatives dans la lutte contre les inégalités scolaires et les abandons, afin que chaque fille puisse accéder à une éducation de qualité et devenir une actrice du changement.

Analyse de la Loi de Finances Rectificative 2024 : Questions sur la transparence et la régularité des pratiques administratives

La Loi de Finances Rectificative (LFR) de décembre 2024 a suscité des débats passionnés sur sa pertinence, son timing et surtout sa conformité aux principes de transparence et de régularité financière. Ces questions, soulevées notamment par l’Honorable député Aïssata Tall Sall et amplifiées par l’analyse de nombreux observateurs, révèlent des zones d’ombre dans la gestion des finances publiques et l’exercice du pouvoir budgétaire.

1. La question du timing : une précipitation législative ?

Adoptée le 24 décembre, une semaine avant la clôture de l’exercice budgétaire, la LFR 2024 a modifié de manière significative les autorisations en matière de dépenses et d’endettement, portant le plafond d’endettement à 4 573,9 milliards de FCFA, soit une hausse de près de 2 500 milliards par rapport à la Loi de Finances Initiale (LFI) 2024. Cette situation soulève une question fondamentale : comment mobiliser de tels fonds en si peu de temps ?

Selon l’article 27 de la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF), “les emprunts à moyen et long terme sont autorisés par une loi de finances, et la variation nette de l’encours des emprunts est plafonnée annuellement”. Si ces emprunts n’ont pu être négociés avant le vote de la LFR, la mobilisation de 800 milliards pour financer le déficit supplémentaire dans une période d’une semaine semble techniquement improbable.

2. Transparence et régularité dans la gestion des emprunts

Plusieurs interrogations émergent :

• Mobilisation rapide des fonds : Comment l’État a-t-il pu négocier, obtenir et mobiliser près de 800 milliards en une semaine, compte tenu des délais administratifs et bancaires nécessaires à de telles transactions ?

• Conditions des emprunts : L’urgence a-t-elle contraint l’État à accepter des taux d’intérêt plus élevés ou des conditions défavorables ?

• Réactions des créanciers : Quels créanciers ou institutions ont répondu à cette demande express ? Les conditions ont-elles été rendues publiques pour garantir la transparence ?

Si ces questions restent sans réponse, on pourrait envisager que ces opérations aient été anticipées, ce qui mène à une problématique juridique majeure : une potentielle violation des règles budgétaires.

3. Anticipation des emprunts : entre légalité et opacité

Si des emprunts ont été négociés avant le vote de la LFR, ils auraient été réalisés en dehors du cadre légal fixé par la LOLF. Cela pose un problème de conformité aux principes de régularité et de transparence financière.

Conséquences possibles :

• Rétroactivité législative : La LFR aurait alors servi à régulariser des opérations déjà engagées, ce qui remet en cause le rôle du Parlement dans l’autorisation préalable des emprunts.

• Endettement non déclaré : Une telle pratique s’apparenterait à des emprunts cachés, portant atteinte à la crédibilité des institutions publiques et à la confiance des citoyens.

4. Une administration prisonnière du “système” ?

Dans un contexte où les pratiques administratives manquent de transparence, ces événements donnent du poids à la critique formulée par Ousmane Sonko : “Le système, ce n’est pas simplement des hommes, ce sont aussi des pratiques administratives aux antipodes de la transparence.”

Si les pratiques actuelles perpétuent des approches opaques et non conformes, il devient difficile de distinguer le régime actuel des précédents, souvent accusés d’opacité dans la gestion des finances publiques.

5. Pour un débat juridique et économique transparent

Ces questions méritent des réponses claires pour rétablir la confiance dans la gestion des finances publiques. Les décideurs doivent s’engager à :

• Publier les détails des emprunts (conditions, créanciers, taux d’intérêt).

• Justifier les choix effectués dans un délai aussi court.

• Garantir que les lois de finances ne soient plus utilisées pour régulariser des pratiques non conformes à la LOLF.

Le débat autour de la LFR 2024 dépasse les simples chiffres. Il s’agit d’une opportunité pour repenser les pratiques administratives et budgétaires en faveur de la transparence et de la responsabilité. Les réponses à ces questions ne sont pas qu’un exercice académique, mais un impératif démocratique pour un État soucieux de crédibilité et de justice financière.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°367 – du 10/01/2025

🔴 VALIDATION DES DÉPENSES D’INVESTISSEMENT PAR OUSMANE SONKO : À QUOI SERT CHEIKH DIBA ?
🔴 UN MORT ET DES BLESSÉS GRAVES À KOUNGHEUL : CONFLIT SANGLANT ENTRE BERGERS ET AGRICULTEURS

🔴 PRÉPARATION MONDIAL BEACH SOCCER / MALGRÉ DEUX VICTOIRES : NGALLA SYLLA RESTE SUR SA FAIM
🔴 PLAIDOYER POUR UN COMITÉ NATIONAL DE PROMOTION DEPUIS 2 ANS : LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DES SPORTS DES SOURDS DEMANDE UNE RECONNAISSANCE

Air Sénégal dans la tourmente : les dessous troublants d’un audit interne explosif qui secoue la compagnie nationale

Air Sénégal, longtemps perçue comme un symbole de fierté nationale, traverse une zone de turbulences sans précédent. Selon un rapport explosif révélé par L’Observateur, l’audit interne initié par le nouveau Directeur général, Cheikh Tidiane Ndiaye, a mis en lumière une gestion chaotique et des pratiques frauduleuses, menaçant à la fois l’image et la santé financière de la compagnie.

Dès sa prise de fonction en août dernier, Cheikh Tidiane Ndiaye a montré une volonté ferme de redresser Air Sénégal. Pour cela, il a instauré un comité d’audit interne chargé de scruter les moindres recoins de la gestion. Résultat ? Un rapport accablant dévoile des irrégularités majeures, notamment la mauvaise gestion du programme Staff Travel. Cet avantage réservé aux employés et leurs ayants droit aurait été détourné à des fins lucratives.

Selon L’Observateur, des billets, initialement destinés au personnel, ont été vendus à des tiers externes, engendrant des pertes financières importantes. Les coupables ? Des agents indélicats, dont l’un, responsable des ventes, a déjà été licencié. Mais ce n’est pas tout : certains responsables auraient autorisé des achats massifs de billets en classe affaires sur d’autres compagnies, au détriment des finances d’Air Sénégal.

La Direction générale, indignée, a promis des mesures drastiques : « Ces sommes seront recouvrées, et les responsables traduits en justice. »

Un autre scandale épinglé par l’audit concerne l’organisation du Hadj 2024. Ce projet, censé générer des revenus substantiels, s’est soldé par des pertes estimées à plusieurs milliards de francs CFA.

Selon L’Observateur, les auditeurs dénoncent une gestion désastreuse et des frais de mission non justifiés. « Les perdiems ont été perçus pour des durées prolongées alors que les vols avaient été écourtés », rapporte le journal.

Face à ce désastre, des investigations supplémentaires sont en cours pour identifier les véritables responsables.

La situation à Abidjan illustre un autre pan de la crise. Selon L’Observateur, le chef d’escale a été épinglé pour des pratiques tarifaires douteuses, notamment l’application de tarifs réduits non autorisés ou des annulations illégales de pénalités. Ces abus, qualifiés de « Goshow » dans le jargon aérien, ont provoqué des désordres tarifaires et des pertes financières.

Conséquence : le licenciement immédiat du chef d’escale d’Abidjan, une décision qui s’inscrit dans une série de sanctions disciplinaires engagées par la direction.

Pour Tidiane Ndiaye, ces révélations ne marquent que le début d’une lutte acharnée pour assainir les finances et redorer le blason d’Air Sénégal. Mais les défis sont de taille. Comme le note L’Observateur, le redressement de la compagnie ne passera pas uniquement par des mesures disciplinaires. « Il faudra également instaurer une éthique de gouvernance irréprochable et renforcer les mécanismes de contrôle. »

L’avenir d’Air Sénégal reste incertain, mais les nouvelles réformes visent à restaurer la confiance des Sénégalais et à assurer la pérennité de la compagnie nationale.

Dépollution de la Baie de Hann : Cheikh Tidiane Dièye prend des mesures pour accélérer les travaux

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a pris des mesures fortes pour relancer le Projet de dépollution de la baie de Hann, qui accuse d’importants retards. Lors d’une réunion décisive tenue le 9 janvier 2025, il a rencontré le Directeur Général de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Séni Diène, ainsi que des partenaires techniques et financiers pour évaluer l’état d’avancement des travaux et proposer des solutions concrètes afin d’accélérer le projet.

Alioune Niang, le coordonnateur du projet, et Omar Sène, Directeur de l’Assainissement, ont présenté un point de situation aux participants. Ils ont identifié plusieurs obstacles entravant la progression des travaux, notamment des retards de décaissement des fonds et des problèmes liés à la gestion des délais.

Mathieu Boche, représentant de l’Agence Française de Développement (AFD), a proposé la mise en place d’une réunion mensuelle pour suivre rigoureusement l’avancement des travaux. « Il est impératif de mettre en place des actions concrètes pour résoudre ces difficultés. Nous devons présenter un rapport trimestriel au ministre pour assurer un suivi efficace », a-t-il suggéré.

Face aux retards constatés, Cheikh Tidiane Dièye a pris plusieurs décisions importantes. Il a annoncé la tenue de réunions de suivi mensuelles, la première devant se tenir avant le 20 janvier 2025. Le ministre a également exigé la restitution immédiate des obstacles rencontrés et des solutions proposées pour les surmonter.

« Chaque acteur doit s’engager à respecter les délais et à mettre en œuvre les actions qui lui incombent. Je recommande que chaque échéance soit accompagnée de dates précises pour lever les contraintes », a martelé le ministre, insistant sur la responsabilisation des parties prenantes.

Parmi les ajustements nécessaires figurent la révision des plannings et la définition de nouveaux délais pour lever les obstacles. Ibrahima Diagne, conseiller technique du Premier ministre, a rappelé l’importance d’une planification stricte pour éviter les retards successifs. « Nous devons opter pour une planification opérationnelle afin de garantir la bonne exécution des travaux », a-t-il ajouté.

Malgré les retards, des progrès notables ont été enregistrés sur le terrain. Selon Alioune Niang, la station de traitement à Mbao est achevée à 78 %, le lot 1 relatif à la construction de l’intercepteur progresse à 58 %, et le réseau industriel est réalisé à 18 %. Des efforts sont également en cours pour la signature des conventions pour les autres lots du projet.

Cependant, le retard dans le décaissement des décomptes inquiète les responsables. Omar Sène a souligné que ces retards pourraient démobiliser les entreprises en charge des travaux. « Ce projet est crucial pour l’environnement et la santé publique. Il est essentiel de lever rapidement les contraintes financières afin de garantir la continuité des travaux », a-t-il déclaré.

Alpha Diagne, du Ministère de l’Économie et des Finances, a quant à lui expliqué les causes des retards constatés en 2024. Il a toutefois rassuré que la situation était en cours de résolution. « Nous sommes proches de la fin du tunnel et nous mettons tout en œuvre pour accélérer le processus. À l’avenir, aucun projet ne devra dépasser une durée de vie de cinq ans », a-t-il affirmé.

Le projet de dépollution de la baie de Hann est considéré comme l’un des plus importants projets environnementaux au Sénégal. Cette baie, autrefois surnommée l’une des plus belles au monde, souffre aujourd’hui d’une pollution massive due aux déversements industriels et domestiques.

Ce projet vise non seulement à restaurer la qualité des eaux et des plages, mais aussi à améliorer la santé publique et les conditions de vie des populations riveraines. Une fois achevé, il permettra de transformer la baie en un espace propre et durable, contribuant ainsi à la valorisation du littoral et au développement touristique.

Toutefois, pour atteindre cet objectif ambitieux, la rigueur et la responsabilisation des acteurs sont indispensables. La réunion du 9 janvier 2025 marque un tournant dans la gestion du projet, avec une volonté claire d’accélérer le rythme des travaux et de respecter les délais fixés. Cheikh Tidiane Dièye entend ainsi montrer que le gouvernement est déterminé à mener à bien ce projet crucial pour l’avenir environnemental du Sénégal.

Constructions publiques : L’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) va connaître des innovations

Le décret relatif à la création, à l’organisation et au fonctionnement de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) va être abrogé et remplacé. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoire, Moussa Balla Fofana, a présidé ce jeudi 9 janvier 2025 un atelier consacré au projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n° 2011-657 du 1er juin 2011.

Cette réforme vise une gestion optimale des projets de construction publique grâce aux innovations qui seront apportées à l’agence. « Elle incarne une vision politique ambitieuse et une volonté affirmée de positionner l’ACBEP comme un acteur central dans la gestion des projets de construction de l’État », a affirmé M. Fofana lors de son discours.

L’élaboration de ce projet de décret consiste à concentrer l’ensemble des projets de construction des établissements publics sous la houlette de l’ACBEP. Selon le ministre, cette centralisation permettra de rationaliser les ressources, d’harmoniser les procédures et d’améliorer la qualité des constructions publiques conformément aux normes de sécurité et de qualité requises.

« La centralisation des projets de construction est une mesure nécessaire pour assurer une meilleure gestion des ressources et une exécution plus efficace des projets. Cela permettra également de garantir des infrastructures plus résilientes et adaptées aux besoins des citoyens », a précisé M. Fofana.

Sur la qualité des constructions publiques, le ministre estime que cette réforme permettra d’élever les normes de qualité des infrastructures publiques tout en garantissant leur pérennité face aux défis environnementaux.

« Cette approche contribuera à créer des espaces qui répondent aux besoins des communautés tout en respectant notre patrimoine culturel. Il est essentiel que les constructions publiques soient à la fois fonctionnelles, durables et esthétiques », a ajouté le ministre.

Le succès de cette réforme repose sur l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les collectivités territoriales, les entreprises de construction et les citoyens. Des ateliers de sensibilisation et de concertation seront organisés pour assurer une mise en œuvre efficace du nouveau cadre réglementaire.

Cette réforme de l’ACBEP marque une nouvelle étape dans la politique de modernisation des infrastructures publiques du Sénégal. En renforçant les capacités de l’agence, le gouvernement entend garantir des constructions publiques plus sûres, durables et adaptées aux besoins des populations.

Éducation des filles : La première dame Marie Khone Faye porte le combat

La Journée nationale de l’éducation des filles, célébrée le 9 janvier 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), a été marquée par l’engagement fort de la première dame du Sénégal, Marie Khone Faye. En tant que marraine de cette édition, elle a plaidé avec vigueur pour une éducation inclusive et de qualité, mettant en avant le rôle crucial des filles dans le développement socioéconomique du pays.

Lors de son discours, Marie Khone Faye a rappelé que les filles disposent de tous les potentiels pour contribuer de manière significative au progrès du Sénégal. Cependant, elle a souligné les nombreux obstacles auxquels elles font face, notamment les mariages précoces, les grossesses prématurées, et les pressions sociales qui limitent leur accès à une éducation de qualité. Pour y remédier, la première dame préconise des actions concrètes afin de maintenir les filles dans le système scolaire.

« L’éducation des filles n’est pas seulement une question d’égalité des chances, mais aussi une impérieuse nécessité pour le développement économique et social de notre nation », a déclaré Mme Faye. « Chaque fille qui reste à l’école et accède à des opportunités de formation devient un vecteur de changement pour sa famille et sa communauté ».

Dans son allocution, Marie Khone Faye a également mis en avant l’Agenda de transformation nationale Sénégal 2050, qui prévoit une société juste, inclusive et équitable. Selon elle, l’éducation des filles doit être un pilier central de cette transformation.

Pour atteindre cet objectif, elle invite à une mobilisation collective de toutes les forces vives de la nation – gouvernements, société civile, organisations internationales et communautés locales. « Il est temps d’agir ensemble pour créer un environnement favorable à l’épanouissement des filles, afin qu’elles puissent réaliser leur potentiel sans entrave », a-t-elle souligné.

Marie Khone Faye a également proposé des initiatives telles que l’octroi de bourses scolaires aux filles issues de milieux défavorisés, la mise en place de programmes de mentorat, et le renforcement de campagnes de sensibilisation pour lutter contre les préjugés sexistes.

Malgré les avancées réalisées ces dernières années, les filles continuent d’affronter des défis majeurs dans leur parcours scolaire. Les statistiques révèlent que le taux d’abandon scolaire des filles reste élevé, notamment dans les zones rurales. En outre, les normes sociales et culturelles continuent de freiner leur accès à l’éducation.

Consciente de ces réalités, Marie Khone Faye a appelé les autorités à renforcer les politiques publiques en faveur de l’éducation des filles. Elle a plaidé pour des investissements accrus dans les infrastructures scolaires, notamment en milieu rural, et pour la formation des enseignants sur les questions de genre.

La participation active de la première dame dans cette lutte a été largement saluée par les acteurs présents à la célébration. Plusieurs intervenants ont souligné l’importance d’avoir une figure de proue comme Marie Khone Faye pour porter haut ce combat et inspirer les jeunes filles.

La cérémonie s’est achevée par la remise de distinctions à des jeunes filles qui se sont distinguées par leurs résultats académiques, symbolisant ainsi les fruits d’une éducation accessible et inclusive.

Marie Khone Faye a conclu son intervention en affirmant que le Sénégal ne pourra réaliser son plein potentiel que si chaque fille a la possibilité d’accéder à une éducation de qualité. « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans notre société. L’éducation des filles est un investissement qui profitera à tous les Sénégalais », a-t-elle conclu.

Les livreurs et conducteurs de motos Jakarta interpellent l’État sur les défis du secteur

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, l’Association des Livreurs et Thiak Thiak du Sénégal a attiré l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés qui entravent le développement du secteur des deux-roues. Ibrahima Badji, secrétaire général de l’association, a mis en lumière les défis relatifs à la mutation des motos et à la formalisation des activités des livreurs.

Selon M. Badji, le problème de la mutation des motos pourrait perdurer si les conducteurs ne se rapprochent pas du service des mines pour résoudre cette question. Il appelle ainsi à une décentralisation des services pour faciliter les démarches administratives. Il propose, entre autres, l’ouverture du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) comme lieu de rencontre des conducteurs et des autorités compétentes.

« Il faut que nos camarades vérifient bien leurs certificats de mise en circulation (CMC) et se munissent de tous les autres documents requis. Nous devons, en toute responsabilité, procéder à cette formalisation pour être en règle », a souligné le secrétaire général. Il a également insisté sur la nécessité de distinguer les conducteurs en règle, disposant de tous leurs papiers, de ceux qui circulent illégalement.

Face à ces préoccupations, le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la sécurité routière et la régularisation du secteur. Une circulaire, émise par le Premier ministre, prévoit une campagne d’immatriculation des deux-roues déjà dédouanés et disposant de cartes grises conformes. Cette opération, qui s’étalera sur une période de trois mois, vise à protéger les usagers et à améliorer les conditions de circulation.

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans l’attente des conclusions des États généraux des transports publics, dont les recommandations permettront d’asseoir une gestion durable et structurée du secteur. En attendant, l’État envisage de renforcer les contrôles routiers et d’appliquer des sanctions aux contrevenants.

Ibrahima Badji a exhorté ses pairs à prendre leurs responsabilités pour formaliser leurs activités. Il a insisté sur l’importance de se conformer aux exigences légales pour éviter les sanctions et contribuer à l’assainissement du secteur. Selon lui, cette démarche est cruciale pour garantir la sécurité des conducteurs, des usagers et pour la pérennité des emplois dans ce domaine.

Le secteur des motos Jakarta et des livreurs demeure une composante essentielle de la mobilité urbaine au Sénégal. Toutefois, sa structuration et sa régulation représentent un enjeu majeur, tant pour les acteurs que pour les autorités.

Immobilisation des motos au Sénégal : Les précisions de Valdiodio Ndiaye, Directeur des Transports routiers

Pour répondre aux préoccupations exprimées par certains conducteurs de deux-roues au Sénégal, Valdiodio Ndiaye, Directeur des Transports routiers, a apporté des éclaircissements sur le processus d’immatriculation des motos, en s’appuyant sur la circulaire du Premier ministre signée le 13 décembre dernier.

La circulaire gouvernementale se concentre sur trois axes, dont le deuxième concerne spécifiquement les deux-roues. Selon M. Ndiaye, ce volet vise à renforcer la sécurité routière en exigeant l’immatriculation obligatoire des motos de plus de 49 centimètres cubes, sauf si celles-ci disposent d’un Certificat de Mise en Circulation (CMC) dûment délivré et dédouané.

Pour encourager les propriétaires de motos à se conformer à cette nouvelle réglementation, une période de gratuité pour l’immatriculation a été instaurée. « L’État a renoncé à toutes les taxes qui lui revenaient, notamment les timbres fiscaux et les taxes liées à la mutation et à l’immatriculation », précise Valdiodio Ndiaye.

Cependant, il met en garde : « Si vous n’avez pas les documents administratifs en règle, vous ne pouvez pas bénéficier de cette mesure. Ceux qui se révoltent aujourd’hui sont généralement dans une situation illégale », tranche-t-il.

Cette réforme intervient dans un contexte d’insécurité routière préoccupant. En 2023, plus de treize mille accidents impliquant des motos ont été recensés, selon le Directeur des Transports routiers. « La tendance était en hausse, il fallait prendre des mesures pour la renverser », affirme-t-il.

Pour garantir une mise en œuvre efficace et équitable de cette réforme, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a engagé des discussions avec les principales associations et syndicats des conducteurs de deux-roues. L’objectif est de trouver un consensus qui prenne en compte les réalités du terrain tout en renforçant la sécurité des usagers de la route.

L’État sénégalais semble déterminé à structurer le secteur des deux-roues et à y instaurer plus de discipline. En offrant une période de gratuité, il incite les propriétaires à régulariser leur situation, mais reste ferme envers ceux qui ne respectent pas les règles.

Alors que certains manifestent leur mécontentement, Valdiodio Ndiaye rappelle que ces mesures visent avant tout à protéger les conducteurs eux-mêmes ainsi que les autres usagers de la route, dans un pays où les accidents liés aux motos deviennent un véritable problème de société.

Conflits entre bergers et agriculteurs à Koungheul : tensions, blessés graves et meurtre

Le département de Koungheul est actuellement en proie à une escalade de violence entre bergers et agriculteurs. Deux incidents majeurs, survenus dans les communes d’Ida Mouride et de Lour Escale, ont entraîné des blessés graves et un meurtre, ravivant les tensions entre ces deux groupes.

Violente altercation à Diounto : deux blessés graves

Le village de Diounto, situé dans la commune d’Ida Mouride, a été le théâtre d’une violente bagarre il y a deux jours. L’incident a éclaté après que M. Danfa, propriétaire d’un champ, a découvert un troupeau ayant ravagé sa plantation. Tentant de résoudre pacifiquement le conflit, il a décidé de conduire le troupeau chez le chef du village pour discuter d’une éventuelle indemnisation.

Cependant, les bergers se sont opposés à cette initiative, entraînant une altercation. B. Ngack et son frère C. Ngack, venus en aide au propriétaire, ont été grièvement blessés après avoir reçu plusieurs coups de coupe-coupe.

Alertés par les cris, des villageois sont intervenus, obligeant les bergers à prendre la fuite. Les deux blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao, où leur état reste préoccupant.

Cas de meurtre à Amdalah Loméne, commune de Lour Escale

Un autre incident tragique s’est produit ce mercredi 8 janvier 2025, vers 21 heures, dans le village d’Amdalah, situé dans la commune de Lour Escale. Un berger a été tué par un agriculteur à la suite d’une dispute.

Selon des sources locales, le conflit aurait éclaté en raison d’un désaccord lié aux dégâts causés par le troupeau du berger. L’altercation a rapidement dégénéré, aboutissant à la mort du berger.

Un appel à l’intervention des autorités

Ces récents incidents soulignent la montée des tensions entre bergers et agriculteurs, deux groupes dont les activités sont fréquemment sources de conflits dans le département de Koungheul. Face à la gravité de la situation, les populations appellent à une intervention rapide des autorités administratives, religieuses et sécuritaires pour prévenir d’autres violences.

Les autorités locales, les députés, les chefs religieux, les élus et les chefs de village sont exhortés à organiser des rencontres de dialogue et de sensibilisation pour rétablir le calme et trouver des solutions durables à ces différends récurrents.

Les habitants craignent que ces tensions n’aboutissent à d’autres affrontements sanglants si des mesures fermes et rapides ne sont pas prises.

Dakar, lauréate du Prix du transport durable 2025 : Yoro Dia raille la diplomatie sénégalaise

La capitale sénégalaise, Dakar, a été désignée lauréate du Prix du transport durable 2025 par l’Institut pour les politiques de transport et de développement (ITDP) et le Comité du prix du transport durable. Cette distinction prestigieuse récompense les efforts de la ville dans le développement de solutions de transport innovantes, durables et inclusives. Cependant, cette annonce a également suscité des réactions inattendues sur la scène politique sénégalaise.

Ce prix international, décerné chaque année, met en lumière les villes ayant mis en œuvre des initiatives ambitieuses et exemplaires pour transformer leur système de transport urbain. Depuis quelques années, Dakar a multiplié les projets structurants, notamment avec la mise en service du Train Express Régional (TER), l’amélioration du réseau de bus avec le projet BRT (Bus Rapid Transit) et l’élargissement des voies pour une mobilité plus fluide et écologique. Ces efforts, combinés à des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration des infrastructures pour les cyclistes et piétons, ont valu à la capitale sénégalaise cette reconnaissance internationale.

Si cette nouvelle a été saluée par de nombreux acteurs, elle a aussi donné lieu à des réactions caustiques sur la scène politique. Yoro Dia, ancien ministre et ex-porte-parole de la Présidence, a profité de cette occasion pour critiquer la ministre des Affaires étrangères, Yacine Samb. Dans une publication sur X (anciennement Twitter), il a ironisé :

« Espérons que notre “gros calibre” Ministre des Affaires Étrangères ne va pas démentir cette bonne nouvelle comme elle l’a fait avec la résolution de l’ONU annonçant la sortie du Sénégal du lot des pays les moins avancés. »

Cette déclaration fait référence à une polémique récente autour de la réaction de la ministre à une résolution de l’ONU annonçant que le Sénégal était désormais considéré comme un pays en voie de développement. Yacine Samb avait alors qualifié certaines interprétations de cette résolution d’« allégations », ce qui avait provoqué un débat animé sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Pour Yoro Dia, cette distinction accordée à Dakar illustre un contraste entre les efforts locaux pour améliorer le cadre de vie des populations et la gestion de l’image du Sénégal sur le plan international. Son commentaire acerbe sur la ministre des Affaires étrangères témoigne de tensions récurrentes entre les différentes sensibilités politiques au Sénégal.

En dépit de ces querelles politiques, le Prix du transport durable 2025 met en lumière les avancées significatives de Dakar en matière de mobilité urbaine et de développement durable. Cette distinction renforce la position de la capitale sénégalaise comme modèle en Afrique dans le domaine des transports et témoigne de la vision des autorités locales pour répondre aux défis croissants de l’urbanisation.

Affaire Bocar Samba Dièye vs Attijari Bank : Quand le différend civil vire au pénal

Un tournant majeur vient d’être franchi dans le litige opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à Attijari Bank, une affaire qui mêle accusations d’abus de faiblesse et querelles immobilières d’une ampleur considérable. Après plusieurs années de batailles judiciaires au civil, le parquet financier a ordonné l’ouverture d’une enquête pénale à la suite d’une plainte déposée par Bocar Samba Dièye contre la banque et son directeur général. Le journal Libération révèle les dessous de cette affaire aux ramifications complexes.

Dans sa plainte, Bocar Samba Dièye affirme qu’Attijari Bank, alors connue sous le nom de CBAO, aurait exploité son illettrisme pour lui faire signer, en 2013, un protocole reconnaissant une dette de 7,166 milliards de FCFA. Ce document controversé a servi de base à la saisie et à la vente aux enchères, en 2016, de trois de ses immeubles situés sur les titres fonciers n° 8403/Gr, 12788/Dg et 9986/Dg. Ces biens, adjugés pour 4 milliards de FCFA, ont été immatriculés au nom de la banque. Pourtant, cette dernière aurait continué de réclamer à Bocar Samba Dièye le paiement du solde de 3,166 milliards de FCFA.

Sur le plan civil, Bocar Samba Dièye a obtenu plusieurs victoires. Après avoir été débouté en première instance et en appel, il a saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision d’appel et renvoyé les parties devant la Cour d’appel de Thiès. Le 29 juin 2024, cette dernière a tranché en sa faveur en annulant le protocole de 2013. La Cour a estimé que ce document, qui avait permis la saisie des immeubles, n’avait aucune valeur juridique. De ce fait, les biens immobiliers auraient été illégitimement saisis, ce qui renforce les accusations de spoliation portées par Bocar Samba Dièye.

Fort de ce succès sur le plan civil, l’opérateur économique a saisi le parquet financier, ouvrant ainsi la voie à une procédure pénale. L’audition de Bocar Samba Dièye a été requise pour apporter des éléments de preuve à ses accusations. Si ces dernières sont avérées, elles pourraient remettre en question la légitimité des actions menées par Attijari Bank et conduire à des poursuites pour abus de faiblesse et autres infractions pénales.

Pour Libération, la décision de la Cour d’appel de Thiès établit ce qu’il qualifie de « braquage immobilier ». Les trois immeubles de Bocar Samba Dièye, aujourd’hui immatriculés au nom d’Attijari Bank, auraient été saisis sur la base d’un document jugé illégitime. Si cette qualification devait être confirmée par les autorités judiciaires, l’affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité et les pratiques d’Attijari Bank, ainsi que sur la protection des droits des emprunteurs face aux institutions financières.

Alors que l’enquête pénale débute, cette affaire met en lumière des problématiques systémiques liées aux pratiques bancaires et à la vulnérabilité de certains emprunteurs face à des institutions financières puissantes. L’issue de ce différend, qui allie enjeux juridiques, économiques et humains, sera déterminante pour les deux parties. Pour Bocar Samba Dièye, il s’agit de recouvrer ce qu’il considère comme son dû. Pour Attijari Bank, il en va de la défense de sa réputation et de la légalité de ses actions.

Neuf mois de gouvernance : le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko sous le feu des critiques

Après seulement neuf mois à la tête du Sénégal, le régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko est déjà sous le feu des critiques. Parmi les voix les plus acerbes, celle de Me Moussa Diop, ancien allié politique au sein de la coalition Yewwi Askan Wi, s’est fait entendre dans une interview accordée au journal L’Exclusif.

L’avocat n’a pas mâché ses mots, dénonçant ce qu’il considère comme une gouvernance inefficace et une mauvaise gestion des affaires publiques. Il s’est particulièrement attaqué au Premier ministre Ousmane Sonko, accusé d’arrogance et de manque d’efficacité. « Si le Premier ministre pense que je peux lui poser problème, c’est son problème. S’il veut des moutons, moi, je ne suis pas un mouton. Il n’est pas plus travailleur que moi », a-t-il déclaré avec véhémence.

Depuis leur arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko font face à des attentes colossales, surtout de la part des partisans de Yewwi Askan Wi qui avaient placé de grands espoirs en eux. Cependant, pour leurs détracteurs, le bilan à ce stade est quasiment inexistant.

Les critiques pointent du doigt un manque de réalisations concrètes et des promesses électorales qui tardent à se matérialiser. Des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’emploi continuent de stagner, malgré les attentes d’un « renouveau » prôné par le régime.

Cependant, leurs partisans appellent à la patience, soulignant que neuf mois sont insuffisants pour juger une gouvernance, surtout dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.

Les déclarations de Me Moussa Diop révèlent aussi des tensions internes au sein de la coalition Yewwi Askan Wi, autrefois unie autour d’un projet commun. Les divergences d’opinions et les frustrations personnelles semblent aujourd’hui miner cette alliance, au grand dam de leurs électeurs.

D’un autre côté, des observateurs notent que la communication du régime reste maladroite, alimentant une perception négative de leurs efforts. Le gouvernement semble avoir du mal à convaincre les Sénégalais de sa vision et de sa capacité à tenir ses engagements.

Malgré ces débuts difficiles, le président et son Premier ministre disposent encore de quatre années pour redresser la barre et répondre aux attentes des citoyens. Pour cela, des réformes ambitieuses et des actions concrètes seront nécessaires pour dissiper les critiques et restaurer la confiance.

La route sera cependant semée d’embûches. Entre pressions internes, critiques de l’opposition et attentes populaires, le régime devra faire preuve de détermination et d’efficacité pour marquer son passage à la tête du Sénégal. L’avenir nous dira si Bassirou Diomaye Diakhar Faye et Ousmane Sonko parviendront à inverser la tendance ou si les critiques de figures comme Me Moussa Diop marqueront le début d’un rejet plus large.

Air Sénégal : un audit interne dévoile de graves irrégularités et des sanctions tombent

La compagnie aérienne nationale Air Sénégal traverse une zone de turbulences. Un audit interne, ordonné par le nouveau directeur général Cheikh Tidiane Ndiaye, a révélé des pratiques frauduleuses ayant lourdement impacté les finances et la réputation de l’entreprise. Ces découvertes ont déjà conduit à des licenciements et pourraient aboutir à des poursuites judiciaires.

Nommé à la tête d’Air Sénégal en août dernier, Cheikh Tidiane Ndiaye a fait de la transparence et de la rigueur sa priorité. Dès sa prise de fonction, il a instruit la création d’un comité d’audit interne pour enquêter sur des pratiques jugées « peu conventionnelles ». Les résultats de cet audit, relayés par L’Observateur, dévoilent une gestion gabégique et des abus systématiques.

Parmi les irrégularités pointées, la mauvaise gestion du programme « Staff Travel » a fait perdre des sommes considérables à la compagnie. Ce programme, destiné aux employés et à leurs ayants droit, aurait été détourné à des fins personnelles. Certains agents auraient vendu des billets à des personnes externes, générant des pertes importantes. Un agent chargé de la vente de ces billets a été licencié.

D’autres responsables sont accusés d’avoir distribué des billets « Staff » à des tiers ou encore acheté des billets en classe affaires sur des compagnies étrangères, souvent pour des bénéficiaires extérieurs. Ces abus sont estimés à plusieurs dizaines de millions de francs CFA. La direction générale a promis de récupérer les sommes indûment perçues et d’engager des sanctions sévères contre les auteurs de ces dérives.

Le pèlerinage à La Mecque de 2024, qui devait être une opération lucrative pour Air Sénégal, s’est transformé en fiasco financier. L’audit révèle une perte de plusieurs milliards de francs CFA pour cette opération. Une mauvaise gestion de l’équipe en charge et une mission écourtée ont contribué à ce naufrage financier.

La direction a annoncé que les frais de mission perçus en trop seraient récupérés, rappelant que les perdiems doivent être ajustés en fonction de la durée réelle des missions.

À Abidjan, où Air Sénégal a récemment augmenté ses vols hebdomadaires de 5 à 10, des pratiques douteuses ont également été mises au jour. Le chef d’escale est accusé d’avoir embarqué des passagers à des tarifs réduits sans autorisation, créant un désordre tarifaire. Il aurait également annulé des pénalités de manière injustifiée, causant un manque à gagner pour la compagnie. Ces agissements lui ont valu un licenciement.

Ces révélations accablantes marquent un tournant dans la gestion d’Air Sénégal. Cheikh Tidiane Ndiaye a promis d’assainir la gouvernance de la compagnie et de mettre en place des contrôles rigoureux pour éviter que de tels abus ne se reproduisent.

Alors que des enquêtes approfondies sont en cours pour déterminer l’étendue des responsabilités, la direction générale ne cache pas sa volonté d’engager des poursuites judiciaires contre les employés fautifs et leurs complices.

Les avocats de Doro Gaye contestent la révocation de son contrôle judiciaire

Les avocats de Doro Gaye ont déposé un recours devant la Chambre d’accusation pour annuler la révocation de son contrôle judiciaire, décidée par le juge du troisième cabinet. Cette mesure, jugée injustifiée par La Défense, intervient malgré un accord conclu en juin 2024 avec la partie civile, Zakiloulahi Sow, dans une affaire d’escroquerie foncière portant sur un montant de 1,2 milliard de FCFA.

L’affaire remonte à juin 2024, lorsque Doro Gaye avait été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour une présumée escroquerie lors de la vente de terrains situés sur le site de l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor. Face à ces accusations, un accord avait été signé entre Doro Gaye et Zakiloulahi Sow, la partie civile, réglant le litige entre eux. Cet accord avait permis à l’accusé de bénéficier d’une libération sous contrôle judiciaire.

Cependant, contre toute attente, le juge du troisième cabinet a récemment décidé de révoquer cette mesure, renvoyant Doro Gaye en détention provisoire. Une décision qui a suscité l’indignation de ses avocats.

La défense de Doro Gaye conteste fermement cette révocation, estimant qu’elle porte préjudice à leur client, notamment en l’absence de nouvelles charges ou d’éléments justifiant un retour en détention. Selon les avocats, l’accord avec Zakiloulahi Sow aurait dû sceller définitivement l’affaire et permettre à leur client de rester libre sous contrôle judiciaire, comme cela avait été initialement décidé.

Dans cette optique, les avocats ont saisi la Chambre d’accusation pour obtenir l’annulation de la décision du juge du troisième cabinet. Ils espèrent un retour à la mesure de contrôle judiciaire initialement accordée.

Cette situation relance le débat sur les critères utilisés par les magistrats pour révoquer des mesures de contrôle judiciaire. Pour certains observateurs, la décision du juge pourrait être liée à une requalification juridique des faits ou à une potentielle non-exécution de certaines clauses de l’accord conclu entre les deux parties. Mais la défense rejette catégoriquement ces hypothèses et insiste sur l’absence de toute violation des termes convenus.

La Chambre d’accusation devra trancher sur cette affaire dans les jours à venir. En attendant, la décision suscite de nombreuses réactions, certains dénonçant une instrumentalisation de la justice, tandis que d’autres rappellent la gravité des accusations initiales pesant sur Doro Gaye.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°366 – du 09/01/2025

🔴 COLÈRE NOIRE DES TAXIMEN ET « JAKARTAMEN » : LE SECTEUR DES TRANSPORTS GRIPPÉ
🔴 BÂTIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS AU 3e TRIMESTRE 2024 (ANSD) : GRIMPÉE DES COÛTS DE CONSTRUCTION

🔴 ORGANISATION DES JOJ DAKAR 2026 : SONKO EN CHARGE DE LA TRÉSORERIE

Kaolack : Les “Jakartamen” s’opposent fermement aux nouvelles mesures du ministre Yancouba Diémé

Après les manifestations dans les régions du Sud, notamment Ziguinchor et Sédhiou, c’est au tour de la région de Kaolack de voir une vive protestation des conducteurs de motos-taxis, communément appelés “Jakartamen”. Ces derniers ont organisé une marche pacifique pour exprimer leur mécontentement face aux nouvelles mesures annoncées par le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens.

Le ministère a imposé une exigence d’immatriculation des motos dont la cylindrée dépasse 49 centimètres cubes, avec un délai fixé au 13 mars 2025 pour effectuer cette formalité. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement placée en fourrière. Cette décision a été mal reçue par les conducteurs de motos, qui estiment qu’elle viendrait alourdir les coûts liés à l’exploitation de leurs véhicules.

Malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite pour les motos, les “Jakartamen” dénoncent des frais supplémentaires qui, selon eux, ne sont pas conformes à l’esprit de la mesure. La colère des conducteurs a trouvé un porte-parole en la personne d’Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des Associations des conducteurs de Jakarta. Lors de la manifestation, Badji a exprimé son mécontentement, affirmant que l’annonce de l’immatriculation gratuite ne correspondait pas à la réalité sur le terrain, où des frais non prévus ont été imposés.

Pour Badji et ses collègues, cette mesure ne répond pas aux besoins réels des acteurs du secteur. Il a exhorté les autorités à adopter une approche plus inclusive et à chercher un dialogue sincère avec les conducteurs avant d’implémenter de telles décisions. « Si l’État veut réellement soutenir notre secteur, il existe des voies et moyens appropriés pour nous permettre de travailler ensemble à une solution juste et équitable », a-t-il déclaré, précisant que cette décision aurait un impact négatif sur des milliers de jeunes qui font vivre leurs familles grâce à ce métier.

Badji a souligné que le secteur des motos-taxis est crucial pour la mobilité quotidienne de nombreux Sénégalais, notamment dans des zones comme Kaolack, où les infrastructures de transport sont souvent insuffisantes. Selon lui, le gouvernement doit prendre en compte ces réalités avant de prendre des décisions qui risquent de pénaliser une frange importante de la population.

L’Union des conducteurs de Jakarta a également mis en avant l’idée d’un dialogue ouvert avec les autorités, soulignant que le secteur mérite d’être accompagné de manière plus structurée, avec des solutions adaptées aux réalités locales. « Un pays ne peut pas avancer sur cette voie de gouvernance sans prendre en compte les préoccupations des citoyens, en particulier ceux qui participent activement à son économie. La jeunesse de notre secteur a fait beaucoup pour la croissance du pays, et elle mérite d’être entendue », a insisté le président de l’Union.

Les manifestations ont rassemblé des centaines de conducteurs de motos, de Kaolack et des régions avoisinantes. Certains d’entre eux ont exprimé leur désarroi face à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Beaucoup estiment que les nouvelles règles sont une tentative de « taxer » un secteur déjà précarisé, sans fournir de solutions alternatives aux défis auxquels ils sont confrontés.

En outre, les conducteurs ont dénoncé l’absence de véritable consultation préalable avant l’introduction de cette mesure. Selon eux, des discussions avec les acteurs du terrain auraient permis d’identifier des solutions plus adaptées et de préserver l’intérêt des travailleurs tout en répondant aux préoccupations de l’État en matière de sécurité et de régulation du secteur.

Face à la mobilisation grandissante, les “Jakartamen” ont appelé à un dialogue immédiat avec le ministre Yancouba Diémé, en soulignant qu’un échec de cette initiative nuirait non seulement à la relation entre les autorités et les conducteurs, mais aussi à l’image du gouvernement vis-à-vis de cette jeunesse dynamique, mais souvent délaissée par les politiques publiques.

Pour les conducteurs, une des solutions serait la mise en place d’une régulation plus flexible qui permette à tous les acteurs de se conformer aux exigences sans être accablés par des frais injustifiés. Ils demandent également que les autorités prennent en compte les spécificités régionales, notamment dans des zones comme Kaolack, où le transport en moto-taxi est une alternative incontournable au manque d’infrastructures de transport en commun.

Alors que le ministre Yancouba Diémé reste sous pression, cette manifestation à Kaolack montre l’ampleur des mécontentements dans tout le pays. Les “Jakartamen” ne comptent pas abandonner leur lutte tant que des solutions concrètes et acceptables ne seront pas proposées par les autorités.

Kaolack : Manifestation des conducteurs de Jakarta contre les mesures du ministre Yancouba Diémé

Le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a mis en demeure les conducteurs de deux-roues dont la cylindrée est supérieure à 49 centimètres cubes de procéder à leur immatriculation au plus tard le 13 mars prochain. Passé ce délai, toute moto non immatriculée sera immédiatement mise en fourrière.

Face à cette situation, les conducteurs de deux-roues de Kaolack sont descendus dans la rue pour protester contre le processus d’immatriculation initié par l’État. Ils dénoncent des frais supplémentaires imposés malgré l’annonce d’une immatriculation gratuite. À travers une mobilisation pacifique en moto dans les rues de la commune de Kaolack, ils ont exprimé leur mécontentement face à ces mesures.

“Ma présence aujourd’hui à Kaolack se justifie par ce qu’on a tous constaté dans ce pays. Il s’agit des mesures prises par l’État du Sénégal en imposant aux jeunes, qui ont créé leurs propres entreprises dans le secteur du transport à deux roues, des démarches inadaptées. Maintenant, si l’État veut vraiment aider cette corporation, il existe des méthodes et des moyens pour accompagner cette jeunesse et trouver ensemble des solutions adaptées,” a expliqué Ansoumane Badji, président de l’Union nationale des associations des conducteurs de Jakarta. Il s’est exprimé ce mercredi lors d’un rassemblement organisé à Kaolack.

Ces autorités doivent comprendre que ce pays appartient à nous tous. Elles savent très bien que cette jeunesse a accompli beaucoup pour le développement du Sénégal. Sans cette jeunesse, elles ne seraient pas au pouvoir. Un pays ne peut pas être dirigé de cette manière. Le ministre Yancouba Diémé doit d’abord appeler les acteurs de ce secteur au dialogue. Quant au Premier ministre, il doit écouter la voix de la jeunesse. Cette voix, c’est celle du Sénégal.

Le ministre des Transports doit prioriser une gestion transparente et inclusive s’il souhaite réussir sa mission. Il doit également comprendre que le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Yancouba Diémé doit savoir que cette initiative pourrait être un échec si elle n’est pas bien menée”, a-t-il averti devant une immense foule.

Ziguinchor : La douane régionale sud mobilise plus de 6 milliards de recettes budgétaires en 2024

La direction régionale sud des douanes, couvrant les régions administratives de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, continue d’afficher une progression notable dans la mobilisation des recettes budgétaires. Le directeur régional, Malang Diédhiou, a annoncé que les recettes collectées pour l’année 2024 se chiffrent à 6 milliards 93 millions de francs CFA, marquant ainsi une hausse significative par rapport à l’exercice précédent.

« Par rapport aux recettes cumulées de l’année 2023, qui s’élevaient à 5 milliards 119 millions de francs CFA, nous avons enregistré une augmentation d’un peu plus de 993 millions de francs CFA », a souligné Malang Diédhiou lors d’un point de presse.

Le directeur régional a détaillé les performances réalisées dans les différents types de recettes. Concernant les recettes ordinaires, la douane régionale sud a enregistré une hausse de 495 millions de francs CFA, avec un montant total collecté de 4 milliards 822 millions de francs CFA en 2024.

Sur le volet des recettes contentieuses, les résultats sont tout aussi remarquables. En 2024, 1858 affaires contentieuses ont été enregistrées, générant un montant total de 1 milliard 271 millions 574 mille 612 francs CFA provenant des amendes et des ventes. Ce montant dépasse largement l’objectif initial fixé à 900 millions de francs CFA, soit une hausse de plus de 370 millions de francs CFA.

« En comparant ces résultats avec ceux de 2023, où les recettes contentieuses s’élevaient à 783 millions de francs CFA, nous constatons une progression significative de plus de 487 millions de francs CFA », a précisé Malang Diédhiou.

Outre les performances budgétaires, la direction régionale sud des douanes a également réalisé d’importantes saisies dans la lutte contre le trafic illicite. Parmi les saisies les plus marquantes de l’année 2024 figurent :

  • 108,7 kilogrammes de cocaïne saisis, contre seulement 2 kilogrammes en 2023, soit une hausse spectaculaire ;
  • 2 tonnes 126 kilogrammes de chanvre indien, contre 484,8 kilogrammes en 2023, marquant une augmentation de 1 tonne 636,2 kilogrammes.

Le directeur régional a également annoncé la saisie de billets noirs d’une valeur de 10 milliards 540 millions de francs CFA. À cela s’ajoute la saisie d’un lot de faux médicaments contrefaisants, estimé à une contre-valeur de 83 millions 643 mille francs CFA.

Face à ces performances, Malang Diédhiou s’est réjoui des progrès réalisés par la direction régionale sud des douanes, affirmant que ces résultats sont satisfaisants et témoignent des efforts fournis par ses équipes. « Au vu de tous ces éléments, nous pouvons convenir que les résultats enregistrés au niveau de la direction sud sont satisfaisants comparés aux années précédentes », a-t-il conclu.

Il convient de rappeler que ces données portent sur l’exercice budgétaire 2024. Les efforts de la douane régionale sud contribuent à renforcer les recettes de l’État tout en luttant efficacement contre le trafic illicite et la contrebande dans le sud du pays.

Par Alexis Sagna

Le brut sénégalais génère près de 800 milliards de francs CFA en six mois

Devenu pays producteur de pétrole depuis seulement six mois, le Sénégal dépasse déjà les attentes en matière de production pétrolière. Selon les données révélées par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, le champ offshore de Sangomar, exploité en partenariat avec la société australienne Woodside, a permis de produire 16,9 millions de barils de pétrole brut en 2024, surpassant largement l’objectif initial fixé à 11,7 millions de barils.

Au-delà des volumes impressionnants, c’est surtout l’impact économique de cette exploitation qui attire l’attention. Bien que le ministère reste discret sur les chiffres officiels concernant les recettes financières, Confidentiel Dakar estime que la production de pétrole brut a généré environ 800 milliards de francs CFA de recettes brutes depuis le premier baril produit en juin 2024.

Cette estimation repose sur le prix moyen du baril sur le marché international, ainsi que sur les cargaisons expédiées par Woodside. Ces recettes brutes pourraient encore augmenter dans les mois à venir, au fur et à mesure de la montée en puissance des infrastructures de production et d’exportation.

Malgré un contexte international marqué par une baisse des cours du pétrole, le Sénégal a pu bénéficier d’une conjoncture favorable, avec un prix moyen du baril de Brent resté au-dessus de 70 dollars tout au long de la période. Cette situation a permis de garantir une rentabilité significative pour les acteurs de l’exploitation pétrolière.

Selon les informations recueillies par Ledakarois.sn, pour le seul mois de décembre 2024, Woodside a vendu trois cargaisons issues du champ pétrolier de Sangomar. Ces ventes ont généré un montant estimé à 130 milliards de francs CFA, renforçant ainsi les performances financières de ce projet stratégique pour le pays.

L’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole constitue une avancée majeure pour son économie. Cependant, ces performances financières exceptionnelles posent également la question de la gestion transparente et équitable des revenus pétroliers.

L’expérience d’autres pays africains riches en ressources naturelles montre que l’exploitation pétrolière peut devenir un levier puissant pour le développement économique, à condition que les revenus soient réinvestis dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, les infrastructures et l’emploi.

Le gouvernement sénégalais est désormais attendu sur la gestion de ces milliards générés par le pétrole brut. La population et les observateurs internationaux appellent à une transparence totale dans la gestion des revenus pétroliers, afin que cette manne profite directement au développement du pays et améliore les conditions de vie des Sénégalais.

La délocalisation de Mbeubeuss : Un défi coûteux à 59,6 milliards de FCFA pour le projet PROMOGED

Le site de Mbeubeuss, ancienne décharge à ciel ouvert de Dakar, figure parmi les symboles de la gestion des déchets au Sénégal. Si l’objectif est de fermer ce site d’ici 2026, le projet de délocalisation et de réhabilitation suscite de nombreuses interrogations sur sa faisabilité, ses coûts et les délais impartis pour atteindre les objectifs. Le projet PROMOGED, censé transformer le paysage de la gestion des déchets solides au Sénégal, rencontre d’importants obstacles dans la mise en œuvre de sa stratégie de réhabilitation, à la fois sur le plan financier et technique.

Mbeubeuss est l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest, avec une surface de plus de 80 hectares. Le site est en activité depuis plusieurs décennies, et sa gestion est devenue un enjeu majeur de la politique de gestion des déchets au Sénégal. Sa délocalisation et sa fermeture font partie des priorités du projet PROMOGED, soutenu par des partenaires techniques et financiers comme l’Agence Française de Développement (AFD), l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Cependant, un retard important dans la mise en œuvre des activités prévues a mis en lumière des défis colossaux. Bien que le montant total des fonds alloués à la réhabilitation de Mbeubeuss soit de 59,6 milliards de FCFA, les décaissements n’ont atteint que 2,5 milliards de FCFA, soit à peine 9 % du budget. La première phase de réhabilitation, qui concerne un tiers du site (43 hectares), a démarré avec un contrat signé pour un montant de 19,8 milliards de FCFA, mais les travaux ne débuteront pas avant août 2024, suite à la mise en place d’une mission de contrôle et supervision.

La réhabilitation de Mbeubeuss et la construction d’infrastructures pour remplacer ce site de décharge représentent des coûts faramineux, et la question de savoir si ces investissements en valent la peine reste en suspens. Le contrat de réhabilitation du site porte sur un montant de 19,8 milliards de FCFA pour la première phase, mais le projet prévoit également la construction d’un centre de tri et de compostage, ainsi qu’un centre de transfert et de traitement des déchets, pour un coût estimé à 8,4 milliards de FCFA. Ces dépenses, bien que nécessaires pour garantir la fermeture de Mbeubeuss, risquent d’alourdir un budget déjà très contraint par des retards de financement.

La délocalisation de Mbeubeuss est donc un projet particulièrement complexe et coûteux. Les autorités sénégalaises doivent en effet créer des infrastructures de gestion des déchets sur de nouveaux sites, notamment à Bambilor, une localité voisine, où un nouveau centre de traitement des déchets est en construction. Mais à l’heure actuelle, la mise en place de ce centre est fortement conditionnée par des délais très serrés. Le calendrier prévoit que le premier casiers de stockage des déchets soit opérationnel avant la fin du projet, en juin 2026, mais ces délais pourraient être compromis si les travaux prennent du retard.

La fermeture de Mbeubeuss n’est pas seulement une question d’infrastructures ; c’est un projet titanesque qui englobe des aspects techniques, environnementaux et sociaux. Il faudra en effet construire des infrastructures de stockage et de traitement des déchets sur le site de Bambilor, tout en réhabilitant Mbeubeuss et en élaborant un plan de fermeture définitive du site. Ces travaux doivent être menés de manière urgente pour garantir que Mbeubeuss cesse d’être une menace environnementale avant la fin du projet, prévu pour juin 2026.

Le défi réside dans la gestion des coûts supplémentaires engendrés par les délais de mise en œuvre. Si la réhabilitation de Mbeubeuss subit encore des retards, cela pourrait repousser la date de la fermeture définitive, avec des conséquences environnementales graves. D’autres questions se posent également sur les modalités de financement : le projet a besoin d’une réévaluation des ressources pour garantir l’efficacité de ces investissements et éviter de dépasser les coûts prévus.

Pour surmonter ces défis financiers et techniques, plusieurs solutions sont envisagées. Tout d’abord, il est impératif que les partenaires techniques et financiers travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement sénégalais pour accélérer les procédures d’attribution des marchés et la mise en place des structures de contrôle nécessaires à la réhabilitation. Un suivi rigoureux des dépenses et des travaux doit être effectué pour garantir que les fonds sont utilisés de manière optimale.

Ensuite, il est crucial de concentrer les efforts sur les infrastructures réalisables avant la clôture du projet, notamment la réhabilitation du site de Mbeubeuss et la construction du centre de traitement à Bambilor. Bien que ces tâches soient ambitieuses, leur réussite pourrait ouvrir la voie à une gestion plus moderne et durable des déchets au Sénégal.

Enfin, la cohérence entre les différents acteurs impliqués, y compris les communes, la SONAGED et l’État, doit être renforcée. Un cadre clair de responsabilité et de collaboration est essentiel pour que les travaux de réhabilitation se déroulent dans les meilleures conditions et que les objectifs de délocalisation de Mbeubeuss soient atteints dans les délais impartis.

La délocalisation de Mbeubeuss représente donc un défi de taille, tant sur le plan financier que technique. Cependant, la réussite de cette initiative est primordiale pour la gestion durable des déchets solides au Sénégal. Si les autorités et les partenaires parviennent à surmonter les obstacles actuels, ce projet pourrait constituer un modèle de gestion intégrée des déchets en Afrique de l’Ouest. Le temps presse, et l’avenir de la gestion des déchets au Sénégal repose désormais sur la capacité des acteurs impliqués à concrétiser ces ambitions dans les délais impartis.

Le coût élevé et la complexité des travaux liés à la réhabilitation de Mbeubeuss illustrent bien la difficulté de mener à bien un projet aussi ambitieux dans un contexte de retards et de défis multiples. Toutefois, si le projet réussit à surmonter ces obstacles, il pourrait devenir un modèle de transformation pour d’autres pays de la région.

BTP : Hausse des Coûts de Construction au Troisième Trimestre 2024

L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a publié son rapport trimestriel sur l’Indice des Coûts de Construction des Bâtiments et des Travaux Publics (IBTP) pour le troisième trimestre 2024. Cette publication met en lumière une légère augmentation de 0,2 % des coûts globaux de construction par rapport au trimestre précédent. Cependant, en comparaison annuelle, une baisse de 0,4 % est enregistrée, traduisant des variations contrastées selon les différents segments du secteur.

Les composantes de l’IBTP présentent des évolutions hétérogènes. Les travaux spécialisés enregistrent une hausse significative de 0,6 %, principalement en raison de l’augmentation de la rémunération des manœuvres (+8,6 %) et, dans une moindre mesure, des ouvriers (+0,8 %). Cette dynamique indique une pression sur les coûts de la main-d’œuvre dans les projets de construction spécifiques.

En revanche, les coûts de construction des bâtiments affichent une légère diminution de 0,1 %. Cette baisse est principalement due à la chute des prix des équipements pour le béton (-5,1 %) et des matériaux tels que le fer à béton et l’acier (-3,9 %). Les bâtiments résidentiels et non résidentiels ont subi respectivement des reculs de 0,1 % et 0,2 %, reflétant une tendance baissière sur le marché des matériaux de construction.

Les ouvrages de génie civil, quant à eux, ont progressé de 0,3 %, notamment grâce à l’augmentation des coûts des travaux de chaussées (+0,4 %) et de construction d’ouvrages d’art (+0,4 %). Cette hausse traduit une accélération des investissements dans les infrastructures publiques et les grands projets de construction.

En rythme annuel, l’IBTP affiche une baisse globale de 0,4 %. Cette réduction est principalement due à la chute de 1,5 % des coûts des bâtiments, qui contraste avec la légère progression des coûts des travaux spécialisés (+0,6 %) et de génie civil (+0,2 %). Ces variations traduisent une pression inflationniste modérée dans certains segments du secteur, tandis que les baisses des coûts des matériaux de construction viennent compenser ces hausses.

Cette tendance baissière sur une base annuelle met en évidence les effets conjugués de la stabilisation des prix des matériaux et de la concurrence accrue entre les entreprises du secteur, notamment dans les projets immobiliers résidentiels et non résidentiels.

L’évolution des coûts de construction reflète les dynamiques économiques et structurelles actuelles du secteur du bâtiment et des travaux publics au Sénégal. La hausse des coûts de la main-d’œuvre et des travaux de génie civil pourrait entraîner une augmentation des budgets alloués aux projets d’infrastructures, tandis que la baisse des coûts des matériaux pourrait alléger le fardeau des promoteurs immobiliers.

L’ANSD souligne que les données de l’IBTP, recueillies auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises du secteur, sont une référence essentielle pour les acteurs économiques, publics et privés. Elles permettent d’évaluer l’évolution des coûts de construction et d’ajuster les prévisions budgétaires des projets sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Transport urbain : Les chauffeurs de taxis en colère contre les plateformes numériques annoncent une grève symbolique

Le secteur du transport urbain au Sénégal est en pleine crise. Les chauffeurs de taxis, regroupés au sein du Mouvement Dolel Transport, dénoncent l’inaction des autorités face à la concurrence qu’ils jugent déloyale des plateformes numériques telles que Yango, Heetch et Yassir. Frustrés par le quatrième report du procès visant à statuer sur la légalité des activités de ces multinationales, les chauffeurs ont décidé de porter des brassards rouges à partir de ce lundi, en signe de protestation.

Malick Diop, secrétaire national du Mouvement Dolel Transport, a exprimé son indignation face à la situation. « C’est inadmissible. Nous sommes dans un désarroi total. Le système de transport est en crise à cause de ces plateformes qui bafouent les lois et règlements du pays », a-t-il déclaré.

Selon lui, les autorités, du président de la République au ministre des Transports Yankhoba Diémé, sont coupables d’un « mutisme complice », en restant silencieuses face aux revendications des chauffeurs.

Les chauffeurs reprochent à ces plateformes numériques d’opérer sans se conformer aux exigences légales du Sénégal, ce qui crée une situation de concurrence déloyale. En effet, les chauffeurs traditionnels doivent s’acquitter de nombreuses taxes, obtenir des licences et respecter des règles strictes, alors que les plateformes ne subiraient pas les mêmes contraintes.

Modou Seck, président du Regroupement des Taxis Urbains, explique que le métier de chauffeur de taxi devient de plus en plus difficile. « Tout le monde sait que le métier de taxi ne rapporte pas beaucoup, mais nous faisons des efforts pour être en règle, avec nos licences et nos permis. Ces plateformes nous empêchent de travailler correctement. Nous ne pouvons plus payer nos assurances ni rembourser nos prêts bancaires. »

Les chauffeurs dénoncent une situation où ils sont poussés à l’endettement et peinent à maintenir leur activité.

Face à ce qu’ils considèrent comme une impasse judiciaire, les chauffeurs de taxis ont décidé de passer à l’action. À partir de lundi 13 janvier, les chauffeurs arboreront des brassards rouges pendant 48 heures, une initiative qu’ils qualifient de « symbole universel de mécontentement ».

Une conférence de presse est également prévue le mercredi 15 janvier pour annoncer de nouvelles mesures de protestation, si les autorités ne prennent pas des décisions concrètes d’ici là.

Les chauffeurs de taxis demandent aux autorités de protéger les acteurs locaux en appliquant strictement les lois en vigueur et en interdisant les activités des plateformes numériques illégales.

« Nous ne sommes pas contre les innovations, mais elles doivent se conformer aux règles du pays. Si rien n’est fait, nous irons jusqu’à bloquer le transport urbain à Dakar et dans les autres régions », a averti Malick Diop.

Cette crise dans le secteur du transport urbain s’inscrit dans un débat plus large sur l’impact des plateformes numériques dans les économies africaines. Ces innovations, qui apportent de nouvelles opportunités aux consommateurs, rencontrent souvent des résistances de la part des acteurs traditionnels qui peinent à s’adapter aux nouvelles réalités du marché.

Dans plusieurs pays africains, les chauffeurs de taxis traditionnels ont mené des mouvements de protestation similaires, dénonçant une absence de régulation des plateformes numériques.

Le prochain rendez-vous judiciaire est prévu le 18 mars 2025. En attendant, la mobilisation des chauffeurs pourrait s’intensifier, mettant la pression sur les autorités sénégalaises pour qu’elles prennent des mesures concrètes afin d’apaiser les tensions.

Secteur primaire : Le syndicat des travailleurs dépose un préavis de grève

Les tensions montent dans le secteur primaire. Le syndicat des travailleurs du secteur des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires (MPIMP) a déposé, ce mercredi 8 janvier 2025, un préavis de grève pour dénoncer le non-respect des engagements pris par le gouvernement lors des négociations de décembre 2022.

Dans un communiqué parvenu à Seneweb, les syndicalistes réclament l’amélioration de leurs conditions de travail et mettent en garde les autorités contre un durcissement de leur mouvement si leurs revendications ne sont pas prises en compte avant le 7 février prochain.

Le syndicat dénonce notamment les disparités salariales entre les agents du secteur des pêches et les autres fonctionnaires de la Fonction publique, ainsi que l’absence de perspectives de carrière pour les agents contractuels. Parmi les principales revendications figurent :

  • La mise en place d’un fonds commun destiné à améliorer les revenus des agents.
  • La généralisation de l’indemnité de logement à l’ensemble des fonctionnaires du secteur primaire.
  • L’octroi d’une indemnité de risque à tous les agents du ministère des Pêches, compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés dans l’exercice de leurs fonctions.
  • L’intégration des contractuels dans la Fonction publique pour assurer la stabilité de leur emploi.

Les travailleurs déplorent également l’insuffisance des moyens logistiques dans tout le département, ce qui handicape leurs activités sur le terrain.

Les revendications du syndicat s’inscrivent dans le cadre d’un protocole d’accord signé le 1er décembre 2022 entre le ministère de la Fonction publique et les syndicats du secteur primaire. Cet accord portait sur l’octroi de 60% du montant initial des indemnités réclamées par les agents, avec la promesse de créer un comité technique chargé d’étudier la faisabilité d’un fonds commun dans le secteur.

Cependant, selon le syndicat, aucune avancée concrète n’a été enregistrée depuis la signature de cet accord. Le gouvernement est accusé de ne pas tenir ses promesses, malgré l’engagement pris devant les partenaires sociaux.

Si leurs demandes ne sont pas satisfaites d’ici au 7 février prochain, les travailleurs du secteur primaire menacent d’entrer en grève illimitée.

Selon un responsable syndical joint par téléphone, « les agents du secteur des pêches jouent un rôle crucial dans l’économie nationale, notamment en matière de sécurité maritime, de contrôle des ressources halieutiques et d’encadrement des activités portuaires. Il est inadmissible que ces professionnels soient laissés-pour-compte, malgré les risques qu’ils encourent au quotidien ».

La menace de grève inquiète les acteurs économiques, notamment les professionnels de la pêche artisanale et industrielle, qui craignent un blocage des activités portuaires en cas de paralysie des services.

Le secteur primaire, notamment les pêches, occupe une place stratégique dans l’économie sénégalaise, avec une contribution significative au PIB national et à l’emploi des jeunes. Toute perturbation pourrait avoir de graves conséquences sur l’approvisionnement du marché local en produits halieutiques, ainsi que sur les exportations vers les marchés internationaux.

Face à cette situation, le gouvernement est attendu sur sa capacité à désamorcer la crise. Des négociations avec le syndicat pourraient être entamées dans les prochains jours pour éviter une grève qui risque de perturber durablement les activités du secteur.

Santé : Hawa Ly limogée de son poste de Coordinatrice de la cellule de communication du ministère

Moins d’un an après sa prise de fonction, Hawa Ly a été déchargée de ses responsabilités en tant que Coordinatrice de la Cellule de Communication du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. La décision a été officialisée ce mardi 7 janvier 2025 par les autorités du ministère.

Hawa Ly, qui avait été nommée à ce poste stratégique dans le cadre du renforcement des relations entre le ministère et les médias, n’aura donc passé que quelques mois à la tête de la cellule de communication. Ce limogeage est intervenu alors que le ministère est en pleine gestion de dossiers sensibles, notamment la campagne nationale de vaccination contre plusieurs maladies et la lutte contre les épidémies saisonnières.

Pour remplacer Hawa Ly, le ministère a porté son choix sur le docteur Amadou Sow, médecin de formation et spécialiste en communication institutionnelle. Diplômé en médecine avec une expertise avérée dans la gestion des stratégies de communication en milieu hospitalier, Amadou Sow apporte un profil technique combinant médecine et communication, un atout majeur dans le contexte actuel où la vulgarisation des messages sanitaires est essentielle.

Aucune explication officielle n’a été donnée sur les raisons précises de ce limogeage. Cependant, des sources internes évoquent des dysfonctionnements dans la coordination de la cellule de communication et une absence de résultats probants dans la gestion de certaines campagnes médiatiques du ministère.

Selon un collaborateur sous couvert d’anonymat, « le ministère souhaite renforcer la cellule avec un profil plus technique, capable de mieux vulgariser les politiques publiques en matière de santé ».

Le limogeage de Hawa Ly intervient dans un contexte de réorganisation interne au sein du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le ministre, soucieux d’améliorer la gestion de la communication de crise, veut s’entourer de profils plus expérimentés pour répondre aux défis actuels liés à la santé publique, notamment la gestion des épidémies, les campagnes de sensibilisation et la promotion des politiques sanitaires du gouvernement.

Cette décision pourrait également s’inscrire dans une logique de changement stratégique visant à améliorer l’image du ministère auprès des populations et des partenaires techniques et financiers.

Depuis l’annonce de son limogeage, Hawa Ly n’a pas encore réagi publiquement. Connue pour sa discrétion, elle pourrait s’exprimer dans les prochains jours pour clarifier les circonstances de son départ et évoquer ses projets futurs.

Thiaroye : 4 dealers arrêtés avec 480 kg de drogue par la gendarmerie

La lutte contre le trafic de stupéfiants s’intensifie au Sénégal. La gendarmerie nationale, sous l’impulsion du Haut commandement, a renforcé les opérations de surveillance sur tout le territoire national. Cette stratégie a porté ses fruits à Thiaroye-sur-Mer, où un important réseau de trafiquants de drogue a été démantelé par la brigade territoriale de Thiaroye, dirigée par l’adjudant-chef Abdoulaye Kébé.

Dans la nuit du 7 au 8 janvier 2025, les gendarmes ont intercepté un groupe de trafiquants qui tentaient de débarquer une importante cargaison de chanvre indien sur la plage de Thiaroye-sur-Mer, près du quai de pêche Sénégal. La saisie s’élève à 480 kg de drogue conditionnés dans huit sacs, dont quatre de 50 kg et quatre de 70 kg, selon les informations fournies par le lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la DCRP (Division des contrôles et recherches policières).

Les investigations ont permis l’interpellation de quatre individus soupçonnés d’être les principaux acteurs de ce trafic de drogue. Les gendarmes ont également saisi deux véhicules de marque Citroën et un scooter, qui auraient servi à transporter la drogue.

Cette opération a été menée par les éléments de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, dirigée par le chef d’escadron Kalaw Tine, qui a salué la vigilance de ses équipes.

Cette intervention n’est pas la première réalisée à Thiaroye-sur-Mer en ce début d’année. Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2025, la même unité avait déjà intercepté 100 kg de chanvre indien, également sur la plage de Thiaroye. Ce jour-là, un trafiquant avait été arrêté avec deux sacs de drogue conditionnés.

En seulement quatre jours, les gendarmes ont réussi à saisir un total de 580 kg de chanvre indien dans la même zone.

Les plages de Thiaroye-sur-Mer semblent être devenues un point de transit privilégié pour les trafiquants de drogue. Situées à proximité du port et facilement accessibles, elles offrent une porte d’entrée discrète pour le débarquement des cargaisons de chanvre indien provenant, selon les enquêteurs, de la sous-région.

Les autorités locales, conscientes du danger que représente ce trafic pour les populations, ont promis de maintenir la pression sur les réseaux de trafiquants.

La gendarmerie nationale a profité de cette nouvelle saisie pour rappeler aux populations l’importance de signaler tout comportement suspect. Les citoyens peuvent contacter les forces de l’ordre via les numéros verts 123 ou 800 00 20 20, disponibles gratuitement.

Clinique de la Madeleine : Le procès du bébé calciné renvoyé au 14 avril

Le tribunal correctionnel de Dakar a évoqué, ce lundi, le dossier du bébé mort calciné à la clinique de la Madeleine. Mais l’affaire, qui suscite une vive émotion au Sénégal depuis l’éclatement du scandale en 2023, n’a pas été jugée sur le fond. Le juge a décidé de renvoyer le procès en audience spéciale au 14 avril 2025, pour permettre une meilleure organisation des débats.

Cette décision a été prise en raison de la complexité du dossier, qui implique plusieurs prévenus, notamment le directeur de la clinique et certains membres du personnel médical.

Le directeur de la clinique de la Madeleine, ainsi que plusieurs de ses collaborateurs, sont poursuivis pour homicide involontaire, négligence ayant conduit à la mort d’un nourrisson, et complicité. Ces charges font suite à un incident dramatique survenu dans l’établissement de santé de luxe, situé à Dakar, où un bébé aurait été oublié dans une couveuse, entraînant sa mort par calcination.

Après l’ouverture de l’enquête, les mis en cause avaient été placés sous mandat de dépôt. Mais après plusieurs mois de détention préventive, ils ont tous bénéficié d’une liberté provisoire, en attendant leur jugement.

L’affaire du bébé calciné à la clinique de la Madeleine a provoqué une onde de choc dans le pays, soulevant des questions sur les standards de sécurité dans les établissements de santé privés. De nombreux Sénégalais ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une négligence inacceptable de la part de professionnels de santé.

Les parents de la victime, visiblement encore éprouvés, continuent de réclamer justice pour leur enfant. Plusieurs organisations de défense des droits humains et des associations de patients suivent également le dossier de près, exigeant que les responsabilités soient clairement établies.

Le renvoi du procès au 14 avril prochain laisse aux avocats de la défense et aux parties civiles le temps de préparer leurs plaidoiries. Ce procès s’annonce comme un moment clé, non seulement pour les familles des victimes, mais aussi pour le secteur médical au Sénégal.

Le tribunal devra trancher sur plusieurs points sensibles :

  • La responsabilité directe de la clinique et de ses agents dans la mort du bébé.
  • Les normes de sécurité appliquées dans les établissements de santé privés.
  • Les répercussions de cette affaire sur la confiance des Sénégalais envers le système de santé.

Ce procès pourrait également ouvrir la voie à des réformes réglementaires dans le secteur de la santé, notamment en ce qui concerne la surveillance des cliniques privées et le contrôle des équipements médicaux sensibles, tels que les couveuses.

Selon des sources proches du dossier, le juge a préféré renvoyer l’audience pour éviter une précipitation dans le traitement de cette affaire complexe. Le tribunal souhaite garantir que toutes les parties puissent s’exprimer et que le dossier soit examiné dans les moindres détails.

Sénégal : La production de pétrole du champ de Sangomar dépasse les prévisions annuelles

Le champ pétrolier de Sangomar, situé à l’ouest du Sénégal, a connu une performance exceptionnelle en 2024. Selon une annonce faite le mardi 7 janvier 2025 par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, la production annuelle de pétrole brut s’est élevée à environ 16,9 millions de barils, soit 5,2 millions de barils de plus que l’objectif initial fixé à 11,7 millions de barils pour l’année.

Le ministre Birame Souleye Diop, via sa page X (anciennement Twitter), s’est félicité de ces résultats, qualifiant cette surperformance de “preuve de l’excellence de la gestion et de la capacité d’exploitation de Sangomar”.

Une montée en puissance rapide

L’exploitation du champ de Sangomar, le tout premier projet pétrolier du Sénégal, a officiellement démarré le 2 juin 2024. En seulement sept mois, le site a produit et commercialisé des volumes considérables. Le rapport de production de décembre 2024 souligne qu’environ 16,4 millions de barils, soit presque toute la production, ont été écoulés sur le marché international.

Cette performance dépasse largement les attentes initiales et témoigne du potentiel économique stratégique du secteur des hydrocarbures pour le Sénégal.

Impacts économiques et perspectives

Le dépassement des objectifs de production pourrait avoir des retombées significatives sur l’économie sénégalaise, notamment par une augmentation des revenus pétroliers et un renforcement des capacités d’investissement dans les infrastructures et les services publics. Cependant, des interrogations persistent quant à la gestion de ces ressources pour garantir une distribution équitable des richesses et minimiser les impacts environnementaux.

Le ministère a par ailleurs souligné que ces résultats marquent un tournant décisif pour le pays dans sa transition vers un statut de producteur pétrolier majeur en Afrique de l’Ouest. Les projets futurs, notamment dans le gaz naturel, viendront compléter cette dynamique.

Des défis à relever

Malgré ces avancées, des défis subsistent. Le Sénégal devra gérer avec rigueur les recettes issues des hydrocarbures afin d’éviter le “syndrome hollandais”, un phénomène où les ressources naturelles freinent le développement d’autres secteurs de l’économie.

Le gouvernement a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre des politiques transparentes et inclusives dans la gestion des revenus pétroliers et gaziers. Le ministre Diop a notamment promis des rapports réguliers sur l’état de la production et l’utilisation des recettes issues de Sangomar.

Nomination au CNRA : Maimouna Ndour Faye dénonce des irrégularités et des incohérences

La récente nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) continue de faire couler beaucoup d’encre au Sénégal. Cette décision a suscité des critiques, certains dénonçant une politisation de l’institution. Toutefois, Maimouna Ndour Faye, directrice de la 7TV, a tenu à souligner une incohérence dans les réactions de certains citoyens face à cette situation.

Dans une intervention publique, Maimouna Ndour Faye a rappelé que les membres du CNRA, selon les principes républicains défendus notamment par le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), ne devraient en aucun cas être affiliés à un parti politique ou afficher publiquement une quelconque sympathie partisane.

« Si la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall est critiquée sous prétexte de son appartenance ou de sa proximité avec un parti politique, celle de Lamine Ndiaye, acteur comédien et également membre du CNRA, ne devrait pas être épargnée. Pourtant, Lamine Ndiaye a clairement exprimé son appartenance politique, et cela de manière publique », a-t-elle fait remarquer.

Pour Maimouna Ndour Faye, il est impératif que les critères de sélection des membres du CNRA soient appliqués de manière uniforme. Selon elle, le fait que Lamine Ndiaye ait publiquement déclaré son affiliation politique aurait dû soulever autant d’interrogations que la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall.

« L’institution qu’est le CNRA doit préserver sa neutralité. Elle joue un rôle crucial dans la régulation des médias et la sauvegarde des principes démocratiques. Toute politisation, quelle qu’elle soit, pourrait compromettre sa crédibilité », a-t-elle souligné.

Ces déclarations relancent le débat sur la transparence et la rigueur dans le choix des membres des institutions publiques au Sénégal. Pour de nombreux observateurs, il est essentiel que ces institutions, notamment le CNRA, restent à l’abri des influences politiques, afin de garantir leur impartialité et leur efficacité.

Les propos de Maimouna Ndour Faye résonnent comme un appel à la cohérence et à une réforme en profondeur des processus de nomination dans les institutions publiques. Elle invite ainsi les autorités, mais aussi la société civile, à adopter une position claire et juste face à ces questions sensibles.

Scandale Prodac : Une expertise indépendante pour faire éclater la vérité

Le scandale autour du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), qui secoue l’opinion publique sénégalaise depuis plusieurs mois, vient de franchir une nouvelle étape. Le 6 janvier, le juge d’instruction du premier cabinet financier a ordonné une expertise indépendante pour examiner en détail les pratiques des entreprises impliquées et faire la lumière sur les soupçons de malversations financières.

Les principaux accusés, Mamina Daffé, ancien coordonnateur du Prodac, et Ibrahima Cissé, gérant de la société Tida, ont été placés sous mandat de dépôt depuis novembre 2024. Ils font face à une série de chefs d’accusation graves, notamment escroquerie sur les deniers publics, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux et complicité.

D’après les révélations du journal Libération, le dossier, déjà explosif, s’enrichit de nouvelles pièces à conviction au fil de l’enquête. Ces soupçons de détournement de fonds publics et d’irrégularités contractuelles soulèvent de vives questions sur la gouvernance et la transparence dans l’exécution des projets publics.

Pour lever le voile sur les agissements des entreprises concernées, le magistrat instructeur a mandaté le cabinet Adr pour une expertise approfondie. Les experts disposent d’un délai de 60 jours pour répondre à plusieurs questions clés :

1. Respect des engagements contractuels : Les sociétés Tida et Itta ont-elles respecté les termes des contrats, notamment en ce qui concerne le transit et la livraison des équipements destinés au Prodac ?

2. Actions concrètes menées : Quels efforts ont été réellement fournis pour acheminer ces équipements sur les sites agricoles concernés ?

3. Vérification des factures : Les experts devront examiner les factures validées, comparer les montants aux prix pratiqués sur le marché et évaluer la légitimité des paiements effectués.

Ces analyses permettront de déterminer si les accusations reposent sur des faits avérés ou sur une simple gestion hasardeuse des fonds publics.

L’affaire Prodac illustre les défis croissants de la lutte contre la corruption au Sénégal. Si les conclusions de l’expertise révèlent des irrégularités majeures, elles pourraient entraîner de lourdes sanctions pour les accusés et leurs éventuels complices, y compris au sein des institutions publiques.

Cette affaire est également un test de crédibilité pour le système judiciaire sénégalais. Les observateurs estiment qu’un traitement transparent et impartial de ce dossier renforcerait la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires et financières du pays.

Pour beaucoup, le scandale Prodac dépasse le cadre d’un simple litige financier. Il s’agit d’un symbole des failles structurelles dans la gestion des projets publics et de la nécessité d’établir des mécanismes robustes de contrôle et de transparence.

Avec la mission confiée au cabinet Adr, les regards sont désormais tournés vers les résultats de cette expertise, qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire sensible. En attendant, Mamina Daffé et Ibrahima Cissé restent derrière les barreaux, tandis que les Sénégalais espèrent voir la justice triompher.

Controverse autour de la nomination de Samba Ndiaye : le gouvernement clarifie la situation

La nomination de Samba Ndiaye au poste de président du Conseil d’administration (PCA) de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM) continue d’alimenter le débat public. Lors d’un live sur sa page Facebook, le Premier ministre Ousmane Sonko avait laissé entendre que cette nomination n’avait pas été officialisée, soulevant des interrogations sur l’état du processus.

Intervenant sur la Radio Futurs Médias (RFM), dimanche dernier, le ministre porte-parole du gouvernement, Moustapha Ndjek Sarré, a apporté des précisions sur la situation. Selon lui, bien que le décret de nomination ait été annoncé lors d’un Conseil des ministres, la procédure n’est pas encore complète.

« Beaucoup de nominations ont été annoncées en Conseil des ministres, et cela suit une procédure. Le décret est signé, notifié au concerné, au ministre de tutelle, puis publié », a expliqué M. Sarré. Il a insisté sur le fait que la publication au Journal officiel constitue l’étape finale pour officialiser toute nomination.

À ce jour, cette publication n’a pas encore eu lieu, ce qui signifie que Samba Ndiaye n’est pas encore officiellement investi dans ses fonctions. M. Sarré a également rappelé que les nominations annoncées en Conseil des ministres ne signifient pas toujours une validation définitive, soulignant ainsi la complexité et la rigueur du processus administratif.

Interrogé sur une possible annulation de la nomination de Samba Ndiaye par le président de la République, le porte-parole du gouvernement a répondu avec prudence : « Annulée, je ne sais pas. Mais ce qui est sûr et certain, c’est que tout décret signé suit une procédure. Comme je l’ai dit précédemment, cela passe par des notifications et une publication. »

La déclaration de Moustapha Ndjek Sarré laisse planer le doute sur l’avenir de cette nomination. Il semble que le processus soit toujours en cours, mais sans garantie d’aboutissement. De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a soulevé des interrogations qui reflètent les préoccupations d’une partie de l’opinion publique.

Barthélémy Dias dénonce une justice « domestiquée » et accuse le régime en place

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Barthélémy Dias, ancien maire de Dakar et figure de la coalition Sàmm Sa Kàddu, a vivement critiqué le pouvoir judiciaire et le régime en place. Ces déclarations interviennent après la condamnation à des peines fermes de plusieurs membres de la sécurité de sa coalition, arrêtés pendant la campagne électorale pour les législatives anticipées.

Barthélémy Dias n’a pas mâché ses mots à l’égard du système judiciaire sénégalais. Il a directement interpellé l’Union des magistrats du Sénégal (UMS), dénonçant une justice qu’il accuse de manquer d’indépendance. « Il ne faudrait pas demain qu’on vienne vous dire que vous êtes un corps constitué, que vous avez une immunité et que vous êtes protégés. Vous êtes des Sénégalais comme tous les autres et, au besoin, vous avez des comptes à rendre », a-t-il martelé.

L’ancien maire est allé jusqu’à imputer à la justice une responsabilité dans les tragédies politiques passées, notamment en évoquant les 80 morts enregistrés lors de la dernière alternance politique. « Une justice qui refuse de s’assumer et qui, dans son inaction ou son obéissance aveugle, est à l’origine de certaines émeutes meurtrières », a-t-il affirmé.

Sans nommer explicitement la cible de ses critiques, Barthélémy Dias s’en est pris à un dirigeant qu’il qualifie de « petit mec » : « En pleine campagne électorale, il a décidé que

je ne devais pas battre campagne, sous prétexte qu’il était fâché. » Il accuse ce dernier d’avoir orchestré des arrestations arbitraires et donné des instructions illégales pour entraver ses activités politiques.

Barthélémy Dias a également dénoncé ce qu’il perçoit comme une volonté manifeste de l’exécutif d’utiliser la justice à des fins de répression politique. Selon lui, ces arrestations visaient à le réduire au silence parce qu’il « mettait à nu le mensonge, l’incompétence et la manipulation de certains responsables à la tête du pays ».

Visiblement déterminé, l’ancien maire de Dakar a fait preuve d’une posture défiante. « J’ai traversé pire que ça, et je vous promets qu’il me verra bientôt. Il ne m’impressionne pas », a-t-il déclaré. Évoquant la croyance religieuse, il a rappelé que « la vie est une boule qui tourne » et a laissé entendre que ceux qui abusent de leur pouvoir devront un jour rendre des comptes.

Barthélémy Dias a conclu son intervention par un message aux magistrats sénégalais. « Il y a des magistrats dans ce pays qui comprennent ce que les Sénégalais attendent d’eux. Nous voulons une justice indépendante, qui dit le droit, et non une justice apprivoisée et domestiquée », a-t-il lancé.

Cette sortie musclée de Barthélémy Dias intervient dans un climat politique tendu, marqué par des accusations mutuelles entre l’opposition et le pouvoir. Les législatives anticipées, dont la campagne a été émaillée de violences et d’arrestations, témoignent de la polarisation croissante de la scène politique sénégalaise.

En remettant en question l’impartialité de la justice et en dénonçant ce qu’il perçoit comme une instrumentalisation des institutions, l’ancien maire de Dakar s’affirme comme l’un des principaux opposants au régime. Reste à voir comment ses accusations seront accueillies par l’opinion publique et les autorités concernées.

Kaolack/Médina Baye : Une classe flambant neuve pour l’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse

L’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse, située à Médina Baye, bénéficie désormais d’une salle de classe entièrement rénovée. Ce projet de réhabilitation a été intégralement financé par les anciens élèves de l’établissement, promotion 1970-1977, qui avaient été formés sous la direction de feu l’instituteur M. Niang.

Les travaux de rénovation, dont le coût s’élève à 1 050 000 francs CFA, ont permis de doter l’école d’une classe flambant neuve. Ce mardi, les membres de l’association des anciens élèves ont effectué une visite des lieux pour constater les réalisations.

Lors de cette visite, Amadou B., un parent d’élève, a exprimé sa gratitude envers les bienfaiteurs :

« Nous remercions ces anciens élèves pour leur contribution précieuse. Cette salle de classe rénovée vient s’ajouter aux autres initiatives déjà réalisées, notamment par le fils d’un des anciens élèves de ce temple du savoir. »

Le coordonnateur de l’association, Daouda Thialaw Diop, a pour sa part expliqué l’importance de ce geste :

« La première chose à laquelle Dieu a donné une grande bénédiction, c’est le savoir, et le savoir s’acquiert à l’école. Pour moi, l’école est le socle de la vie. On ne peut rien faire sans connaissances, et ces connaissances s’obtiennent à travers l’école. C’est pour cette raison que nous avons décidé de réhabiliter cette salle de classe. Nous avons recarrelé le sol, repeint les murs, les fenêtres et le tableau noir, entre autres. »

Selon M. Diop, cette rénovation est bénéfique non seulement pour les élèves mais aussi pour la communauté dans son ensemble :

« Une école rénovée motive les enfants à venir étudier, ce qui est profitable pour leurs parents, leurs familles, la région et même la nation. »

Les anciens élèves de la promotion 1970-1977 ne comptent pas s’arrêter là. Ils envisagent d’autres projets, notamment la réhabilitation des salles de classe restantes. Cependant, ils lancent un appel aux bonnes volontés, aux fils de Médina Baye ainsi qu’aux autorités locales et aux disciples du parrain de l’école, Elhadji Ibrahima Niasse, pour les accompagner dans leur mission de rénovation complète de cet établissement scolaire.

Cette initiative, qui met en lumière l’importance de l’éducation et de l’engagement communautaire, constitue un bel exemple de solidarité au service de l’avenir des jeunes générations.

Douanes : Une dynamique haussière des recettes et des saisies record en 2024 dans la région Sud

La Direction régionale Sud des Douanes a clôturé l’année 2024 sur une note positive, marquée par une augmentation significative de ses recettes et des saisies record. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 7 janvier 2025, le colonel Malang Diédhiou, directeur régional Sud, a présenté un bilan détaillé des performances de son département, qui reflètent une dynamique de croissance et un renforcement des capacités de lutte contre les trafics illicites.

Au titre de l’année 2024, les recettes globales collectées par la Direction régionale Sud s’élèvent à 6.093.600.500 francs CFA, contre 5.109.766.088 francs CFA en 2023. Cette augmentation de 983.834.412 francs CFA témoigne d’une amélioration notable dans la mobilisation des ressources budgétaires.

En ce qui concerne les recettes ordinaires, elles ont atteint 4.822.025.888 francs CFA, enregistrant une hausse de 495.891.211 francs CFA par rapport à l’année précédente. Ces résultats traduisent l’efficacité des stratégies mises en place pour optimiser la collecte des droits de douane et la gestion des flux commerciaux dans la région.

« Ces performances montrent que la Direction régionale Sud des Douanes contribue significativement à l’atteinte des objectifs de mobilisation des recettes nécessaires au développement du Sénégal », a souligné le colonel Malang Diédhiou.

Outre la mobilisation des recettes, la lutte contre le trafic illicite a été un autre domaine de performance notable pour la Direction régionale Sud en 2024.

Parmi les principales saisies, 108,7 kg de cocaïne ont été interceptés, un chiffre impressionnant comparé aux 2 kg saisis en 2023. De même, les opérations de lutte contre le trafic de chanvre indien ont permis de saisir 2126 kg, contre 489,8 kg l’année précédente, soit une augmentation de 1636,2 kg. Ces résultats reflètent le renforcement des capacités de surveillance et la détermination des agents des Douanes à combattre les grands trafics.

En matière de faux billets, des saisies de billets noirs d’une contre-valeur de 10.540.000.000 francs CFA ont été effectuées. Par ailleurs, un lot de faux médicaments d’une valeur totale de 33.643.000 francs CFA a également été intercepté.

Le colonel Diédhiou a tenu à rappeler que les performances de la Direction régionale Sud s’inscrivent dans les efforts globaux des régies financières pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les recettes mobilisées et les saisies réalisées renforcent non seulement les ressources budgétaires du pays, mais elles contribuent également à la sécurité et à la santé publique en freinant les flux de marchandises illicites.

Ces résultats témoignent du travail acharné des agents des Douanes, qui continuent de jouer un rôle clé dans la préservation des intérêts économiques et sociaux du Sénégal. « La progression enregistrée cette année montre que nous sommes sur la bonne voie, et nous restons engagés à intensifier nos efforts en 2025 », a conclu le colonel Malang Diédhiou.

Avec ces chiffres prometteurs, la Direction régionale Sud des Douanes confirme sa position comme un acteur incontournable de la mobilisation des recettes publiques et de la lutte contre les activités illicites.

Yang-Yang : Une femme arrêtée pour infanticide après le Gamou annuel

Une affaire tragique secoue la commune de Yang-Yang, située dans le département de Linguère, après qu’une femme de 33 ans, célibataire et mère de trois enfants, a été arrêtée pour infanticide. Originaire de Dakar, elle était venue assister au Gamou annuel de Yang-Yang lorsque l’incident s’est produit dans la nuit du samedi 4 janvier 2025.

Selon les informations recueillies, la femme, enceinte, s’est discrètement rendue dans un espace aménagé pour la cuisine du Gamou aux environs de 2 heures du matin. Là, elle aurait accouché seule d’un bébé de sexe féminin, sans assistance médicale. Elle aurait ensuite creusé un trou pour enterrer le nouveau-né avant de retourner se coucher parmi les autres participants à l’événement, faisant mine que rien ne s’était passé.

Le lendemain, la femme aurait commencé à ressentir d’intenses douleurs abdominales, ce qui a alerté sa mère. Conduite au poste de santé de Mbeuleukhé, les examens réalisés par l’infirmière-cheffe de poste ont confirmé qu’elle venait d’accoucher récemment.

Face à cette découverte, les autorités sanitaires ont alerté les gendarmes de Yang-Yang. Une perquisition rapide a permis de retrouver le corps du nouveau-né, enterré dans la cuisine utilisée pour le Gamou. Le corps a été récupéré par les sapeurs-pompiers et transporté à la morgue du centre de santé de Dahra. Une autopsie est prévue ce mercredi afin de déterminer les causes exactes du décès.

La mise en cause a été placée en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Yang-Yang. Elle est poursuivie pour infanticide, une infraction grave qui pourrait entraîner de lourdes sanctions judiciaires.

Cet acte suscite une vive émotion et une indignation générale au sein de la communauté de Yang-Yang. Des voix s’élèvent déjà pour appeler à une sensibilisation accrue sur les droits des femmes, l’accès à l’assistance médicale et les conditions de vie des mères célibataires, afin de prévenir de tels drames à l’avenir.

L’enquête se poursuit pour élucider les circonstances exactes de cet infanticide.

La réponse de Cheikh Oumar Diagne à Emmanuel Macron : Un plaidoyer pour une Afrique souveraine et décomplexée

Dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre la France et plusieurs pays africains, la déclaration d’Emmanuel Macron concernant le retrait des bases militaires françaises au Sénégal a suscité une vague de réactions. Parmi elles, celle de Cheikh Oumar Diagne se distingue par sa fermeté et son analyse critique de la posture française en Afrique. Dans une tribune intitulée “La peur a changé de camp !”, l’universitaire sénégalais salue la réponse ferme du Premier ministre Ousmane Sonko et invite à une relecture des rapports franco-africains.

Pour Cheikh Oumar Diagne, Emmanuel Macron s’inscrit dans la lignée des “fin gaullistes”, un terme qu’il utilise pour désigner des dirigeants français tentant désespérément de redorer leur image à travers une instrumentalisation de l’Afrique. Cependant, il estime que le président français a sous-estimé l’évolution des rapports de force géopolitiques. “En mauvais tacticien, il n’a pas bien intégré que la réalité des rapports de force a considérablement évolué”, écrit-il, soulignant que l’Afrique n’est plus un terrain de domination unilatérale, mais un espace où de nouveaux leaders émergent, porteurs d’aspirations souveraines et décomplexées.

Dans sa tribune, Cheikh Oumar Diagne félicite le Premier ministre Ousmane Sonko pour avoir répondu à Emmanuel Macron “de la plus belle des manières”. Il y voit un signal fort, témoignant de l’évolution géostratégique du Sénégal et de sa volonté affirmée de rompre avec les schémas de dépendance hérités de la Françafrique. Cette réponse marque, selon lui, un tournant dans les relations franco-sénégalaises, mais aussi dans l’approche globale des pays africains face aux anciennes puissances coloniales.

La tribune de Cheikh Oumar Diagne dépasse le cadre de la réaction à Emmanuel Macron pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’avenir des relations franco-africaines. Il appelle à écrire “de dignes lignes” dans cette “nouvelle page” de l’histoire, en mettant en avant des valeurs de souveraineté, de prospérité et d’indépendance. Pour lui, ces aspirations sont légitimes et doivent être portées par des efforts collectifs pour contrer les déstabilisations extérieures.

Cheikh Oumar Diagne voit dans cette décennie une période charnière pour l’Afrique. Il invite les dirigeants africains à se montrer à la hauteur des défis contemporains en répondant avec fermeté et vision aux manœuvres extérieures. Il rappelle que l’unité et la coopération des pays africains seront essentielles pour construire un avenir où l’Afrique ne subira plus, mais sera actrice de son propre destin.

En conclusion, cette tribune est un appel à une prise de conscience collective. Cheikh Oumar Diagne affirme que “rien ne sera plus comme avant”, un avertissement clair à Emmanuel Macron et à ceux qui, selon lui, continuent de sous-estimer la montée en puissance des nouvelles générations africaines. Pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble du continent, cette déclaration est une invitation à continuer sur la voie de la souveraineté retrouvée.

L’ASC Saloum se sépare de son entraîneur pour insuffisance de résultats

L’ASC Saloum, club évoluant en Ligue 2 sénégalaise, a officiellement annoncé sa séparation « à l’amiable » avec son entraîneur Beau Saliou Touré. La décision a été rendue publique mardi par le secrétaire général du club, Mamadou Lamine Sokhna, lors d’un entretien téléphonique.

Selon Sokhna, cette rupture est motivée par les « insuffisances de résultats » observées depuis le début de la saison. « Après une évaluation des performances de l’équipe à mi-parcours, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des écarts importants par rapport aux objectifs attendus », a-t-il déclaré.

Promue cette saison en Ligue 2, l’ASC Saloum avait pourtant bien entamé son parcours. Cependant, après dix journées de championnat, l’équipe n’a enregistré que deux victoires, contre cinq matchs nuls et trois défaites, se positionnant à la onzième place du classement général.

« Ce n’est pas suffisant par rapport à nos ambitions. Nous ne prétendions pas monter directement en Ligue 1 dès cette première année, mais l’objectif était d’être dans le peloton de tête », a expliqué le secrétaire général du club.

En attendant de nommer un nouveau coach, la direction du club a confié l’intérim à l’entraîneur adjoint, Cheikh Tidiane Ndiaye. Le club est actuellement en quête d’un technicien expérimenté, familier de la Ligue 2, pour relancer la dynamique. « Nous espérons trouver quelqu’un dans les plus brefs délais afin de redresser la situation », a ajouté Mamadou Lamine Sokhna.

Fondée en 1996 à la suite de la fusion de deux clubs locaux, Mbossé et l’AS Kaolack, l’ASC Saloum reste un acteur incontournable du football sénégalais. Finaliste malheureux de la Coupe du Sénégal en 2000 face à l’AS Port de Dakar, le club cherche à retrouver sa gloire d’antan.

Malgré les défis de cette première saison en Ligue 2, l’ASC Saloum ambitionne de bâtir une équipe compétitive capable d’atteindre ses objectifs à moyen terme. La nomination d’un nouvel entraîneur constituera une étape cruciale dans cette quête.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°365 – du 08/01/2025

🔴 BAISSE DU TAUX D’EMPLOI (-1,6 point) ET DES AIDES SOCIALES (-1,9%) : LA MISÈRE GAGNE DU TERRAIN
🔴 CONDAMNATION DES MEMBRES DE « SAM SA KADDU » : BARTH’ PROMET LA GÉHENNE

🔴 SANCTIONNÉ POUR 2 MATCHS À HUIS CLOS PAR LA LSFP APRÈS LA LOURDE SENTENCE DE LA CAF : LE JARAAF MAUVAIS JOUEUR
🔴 LIGUE 2 / « INSUFFISANCES DE RÉSULTATS » : L’AS SALOUM SE SÉPARE DE SON COACH

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