Résultats définitifs des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 : Analyse et enjeux politiques

Le Conseil constitutionnel a publié les résultats définitifs des élections législatives anticipées tenues le 17 novembre 2024, marquant un tournant dans la vie politique sénégalaise. Avec un taux de participation de 49,51 %, soit près de la moitié des 7 371 891 électeurs inscrits, ces élections reflètent un engagement mitigé des citoyens dans un contexte politique tendu.

Parmi les 3 650 120 votants, 26 487 bulletins ont été déclarés nuls, laissant 3 623 633 suffrages valablement exprimés. Le quotient électoral, fixé à 68 370,43, a permis de déterminer la répartition des sièges dans cette compétition électorale marquée par une forte polarisation.

Le Pastef, principale force d’opposition, confirme son hégémonie en obtenant 1 991 770 voix, soit près de 55 % des suffrages exprimés. Cette victoire écrasante renforce sa position sur l’échiquier politique et pourrait consolider son rôle dans l’opposition ou en tant que futur acteur clé du pouvoir.
Le Takku Wallu Sénégal, qui occupe la deuxième place, totalise 531 466 voix, suivie de la coalition Jam Ak Jariñ avec 330 865 voix et la coalition Sàm Sa Kàddu, qui obtient 220 060 voix.

Ces résultats traduisent une reconfiguration des forces politiques au Sénégal. Le Pastef, en tête, bénéficie d’un large soutien populaire, probablement alimenté par les frustrations socio-économiques et les attentes de changement.
La faible performance des autres coalitions, comme Takku Wallu Sénégal, démontre la difficulté pour ces partis de rivaliser face à une opposition consolidée.

Le taux de participation de 49,51 % soulève toutefois des interrogations sur la mobilisation des électeurs, mettant en lumière un désenchantement possible envers la classe politique.

Avec ces résultats, la question reste ouverte quant à la capacité des nouvelles forces parlementaires à travailler ensemble pour relever les défis majeurs du Sénégal, notamment dans les domaines de l’économie, de l’éducation et de la santé.

Ces élections, bien que décisives, posent les jalons d’une période d’incertitudes. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer comment les alliances se forment et si la stabilité politique pourra être maintenue dans ce contexte de recomposition.


Le Sénégal, réputé pour sa démocratie solide en Afrique de l’Ouest, continue d’écrire son histoire politique. Les résultats de ces élections législatives anticipées renforcent le rôle central du Pastef tout en appelant à une réflexion plus large sur l’engagement citoyen et la gouvernance dans le pays.

Élections législatives : le Conseil constitutionnel valide les résultats provisoires

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a confirmé, ce mercredi 27 novembre 2024, les résultats des élections législatives anticipées tenues le 17 novembre. Cette validation fait suite à une délibération officielle dirigée par le président de la juridiction, Mouhamed Badio Camara, lors d’une séance organisée à Dakar.

En avalisant les résultats proclamés précédemment par la Cour d’appel de Dakar, le Conseil constitutionnel a mis fin à toute éventuelle contestation des chiffres issus des bureaux de vote. Ces résultats confirment la victoire écrasante de la coalition Pastef, dirigée par Ousmane Sonko, qui a obtenu une majorité écrasante avec 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale.

Conformément à l’article 3 de la décision rendue publique, le détail des résultats définitifs, décomposé bureau de vote par bureau de vote, sera publié dans le Journal officiel de la République du Sénégal. Ce document fournira une transparence totale sur le processus électoral, garantissant ainsi la crédibilité et l’intégrité des élections.

Le Conseil constitutionnel, dans son rôle de garant de la régularité des scrutins, a également tenu à rappeler que le processus s’est déroulé dans un climat globalement apaisé. Aucune contestation majeure n’a été soumise devant la juridiction, ce qui témoigne de la maturité politique des différents acteurs impliqués.

Cette étape cruciale pave la voie à l’installation de la 15e législature, prévue dans les prochains jours. Les députés élus auront la tâche importante de représenter les aspirations des Sénégalais, dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.

Les Relations entre Dominique Strauss-Kahn et le Sénégal sous Macky Sall : Décryptage d’une collaboration controversée

En octobre 2021, une enquête de l’émission « Cash Investigation », diffusée sur France 2 et animée par Élise Lucet, a révélé des détails sur la collaboration entre Dominique Strauss-Kahn (DSK), ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), et le Sénégal sous la présidence de Macky Sall. Ces révélations mettent en lumière des transactions financières et des services de conseil, qui soulèvent des questions sur la transparence et les enjeux de ces partenariats.

En 2017, le Sénégal aurait bénéficié d’un « mouvement de crédit » de la part du FMI, évalué à 1,1 million de dollars américains (environ 700 millions de francs CFA). Selon les révélations de l’émission, Dominique Strauss-Kahn aurait joué un rôle clé dans l’obtention de ce financement, bien que la nature exacte de son intervention reste floue.

Ce service, selon les informations rapportées, aurait été facturé 50 000 euros (un peu plus de 30 millions de francs CFA) par DSK, qui agissait alors en tant que consultant international. Cette somme, bien que modeste au regard des enjeux financiers en jeu, met en exergue le recours du Sénégal à des personnalités influentes pour optimiser sa quête de fonds à l’échelle mondiale.

Le partenariat entre Macky Sall et DSK semble s’être développé à partir de 2017, année où l’ancien ministre français de l’Économie a été officiellement consulté par l’État sénégalais. Selon les informations disponibles, cette collaboration a été précédée par une rencontre entre Macky Sall et Dominique Strauss-Kahn au Congo-Brazzaville, organisée par le président Denis Sassou Nguesso. DSK, conseiller de Sassou Nguesso depuis 2014, aurait ainsi facilité le rapprochement entre les deux chefs d’État. Quelques mois après cette rencontre, Macky Sall a reçu DSK au Palais présidentiel sénégalais, marquant ainsi le début de leur collaboration.

Malgré les révélations de « Cash Investigation », plusieurs zones d’ombre demeurent :

  1. Le rôle précis de DSK : Les détails sur ses interventions auprès du FMI pour le Sénégal n’ont pas été clairement établis. Son influence aurait-elle été déterminante dans l’obtention du crédit, ou s’agissait-il davantage d’un rôle symbolique ?
  2. La transparence des transactions : Le coût de ses services, bien qu’apparemment justifié par son expertise, interroge sur les modalités d’attribution de ces contrats et l’impact sur les finances publiques sénégalaises.

La collaboration entre Macky Sall et Dominique Strauss-Kahn s’inscrit dans une logique stratégique pour le Sénégal, un pays en quête de financements pour soutenir ses projets de développement économique. Cependant, elle suscite également des critiques, notamment sur la dépendance aux réseaux d’influence internationaux et les coûts associés à de telles alliances.

Ces révélations mettent en lumière la nécessité pour les États africains de renforcer la transparence dans leurs partenariats avec des consultants étrangers. Si l’apport de DSK a probablement permis de débloquer des fonds cruciaux pour le Sénégal, le recours à des personnalités controversées soulève des questions éthiques et politiques. À l’heure où la gouvernance des fonds publics est un enjeu majeur, ce type de collaboration pourrait bien faire l’objet de débats prolongés, tant au Sénégal qu’à l’international.

En définitive, cette affaire illustre à la fois les opportunités et les controverses liées à l’intervention de figures influentes dans la gestion économique des États.

Diourbel : Une escroquerie immobilière de grande ampleur déjouée grâce à la vigilance du gouverneur

Diourbel – Une vaste escroquerie immobilière, impliquant plus de 130 victimes potentielles, a été mise en échec grâce à l’intervention rapide du gouverneur Ibrahima Fall. Trois femmes à l’origine d’un faux projet de logements sociaux ont été interpellées.

Dimanche dernier, une foule nombreuse s’était rassemblée devant l’école Algor Dioum, anciennement connue comme une institution scolaire locale. Les participants venaient adhérer à un supposé projet immobilier initié par un groupe se présentant comme une ONG dénommée Omart, prétendument en partenariat avec une organisation américaine. Les frais d’adhésion avaient été fixés à 6 000 francs CFA, attirant des centaines de personnes.

Cependant, le projet était fictif. Aucun avis préalable n’avait été soumis aux autorités administratives, y compris au préfet ou au gouverneur. Alerté par des signaux suspects, le gouverneur de Diourbel, Ibrahima Fall, s’est déplacé sur les lieux en compagnie des forces de l’ordre. Après enquête, il a été confirmé que l’ONG Omart ne possédait aucune convention avec l’État du Sénégal, condition essentielle pour la mise en œuvre de projets sociaux.

Sur instruction du gouverneur, les responsables de l’arnaque ont immédiatement remboursé les sommes collectées auprès des victimes présentes sur place. Les trois organisatrices – deux originaires de Dakar et une de Diourbel – ont été arrêtées et conduites au commissariat central de Diourbel.

Des poursuites judiciaires en cours

Placées en garde à vue sur ordre du procureur près le tribunal de grande instance de Diourbel, les accusées ont passé deux nuits en détention avant d’être relâchées sous contrôle judiciaire. Elles sont poursuivies pour escroquerie et pourraient comparaître prochainement devant le tribunal des flagrants délits pour répondre de leurs actes.

L’affaire a provoqué une vive indignation à Diourbel, où de nombreuses personnes peinent à accéder à des logements sociaux abordables. L’intervention rapide du gouverneur a été saluée par la population, évitant ainsi à des dizaines de familles de tomber dans le piège de cette arnaque bien orchestrée.

En attendant la suite des procédures judiciaires, cette affaire met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue face aux initiatives immobilières non vérifiées, ainsi que l’importance de respecter les protocoles administratifs dans le lancement de projets à caractère social.

Un drame en piscine au Riu Baobab : le responsable poursuivi pour homicide involontaire en attente du verdict

Le tribunal de grande instance de Mbour a examiné, ce mardi 26 novembre, l’affaire Ng. Faye, responsable des piscines de l’hôtel Riu Baobab de Pointe Sarène, poursuivi pour homicide involontaire. Le prévenu est impliqué dans la mort tragique d’un enfant de deux ans et demi, A. A. Pouye, survenue dans l’une des piscines du réceptif le 9 novembre dernier.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, ce jour-là, T. Mbodji et son épouse, clients de l’hôtel, avaient décidé d’offrir une baignade à leurs trois neveux. La piscine pour enfants étant fermée en raison de l’absence du surveillant assigné, le couple s’est dirigé vers la piscine réservée aux adultes. Pendant que le mari téléphonait et que l’épouse était partie chercher des boissons, le plus jeune des enfants s’est éloigné et a fini par se noyer. Il a été retrouvé au fond de la piscine par des adultes, trop tard pour être sauvé.

Arrêté après le drame, Ng. Faye a clamé son innocence à la barre. Il a expliqué qu’il avait quitté l’hôtel bien avant le drame, à 15 h 30, après avoir rappelé les consignes de sécurité à son équipe. Il a également souligné qu’il avait informé l’administration de l’absence d’un de ses employés, entraînant la fermeture de la piscine pour enfants.

Cependant, pour l’avocat du prévenu, la responsabilité du drame incombe principalement au couple Mbodji, qui aurait manqué de vigilance en laissant les enfants sans surveillance effective.

Malgré les réquisitions du procureur en faveur de l’application de la loi, le tribunal a décidé d’accorder une liberté provisoire à Ng. Faye. La décision finale sera rendue le 3 décembre prochain.

Ce drame remet en lumière la question de la sécurité dans les lieux publics, en particulier dans les établissements touristiques accueillant des familles. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer la responsabilité juridique du responsable des piscines dans cette affaire.

Pendant ce temps, les proches de la victime pleurent la perte de leur enfant, tandis que l’affaire suscite une vague d’émotion et de débats sur les mesures de sécurité à adopter dans les hôtels pour éviter de telles tragédies. Le verdict à venir pourrait constituer un précédent important en matière de gestion des responsabilités dans ce type d’incident.

Le Sénégal progresse dans la lutte contre le VIH : les Journées Scientifiques du Sida mettent en lumière le rôle des médias

La quatrième édition des Journées Scientifiques du Sida s’est tenue récemment à Diamniadio, réunissant experts de la santé publique et journalistes spécialisés pour un échange sur les avancées et les défis liés à la lutte contre le VIH au Sénégal. Cet événement, organisé dans le cadre du programme national de lutte contre le VIH, a permis de faire le point sur les progrès accomplis tout en soulignant l’importance des médias dans la sensibilisation et la mobilisation des populations.

Des progrès significatifs vers les objectifs 3 x 95 de l’ONUSIDA

Le Dr Fatoumata Ly, figure centrale du programme national VIH, a présenté un bilan encourageant des efforts du Sénégal pour atteindre les objectifs mondiaux 3 x 95 fixés par l’ONUSIDA :

  • 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique (objectif : 95 %).
  • 93 % des personnes dépistées sont sous traitement antirétroviral.
  • 91 % des patients traités ont atteint une suppression virale durable.

Malgré ces résultats impressionnants, un fossé persiste, en particulier pour dépister les 10 % restants de personnes vivant avec le VIH, souvent parmi des populations marginalisées ou difficiles à atteindre.

Une collaboration stratégique entre experts et médias

Le Dr Ly a souligné le rôle déterminant des médias dans la lutte contre le VIH. « Nous sommes ici pour voir comment les journalistes peuvent vraiment aider à atteindre les objectifs fixés. Leur soutien est essentiel pour mobiliser les communautés et promouvoir des messages clairs et accessibles sur la lutte contre le VIH », a-t-elle déclaré.

En effet, les journalistes ont le pouvoir d’amplifier les messages de sensibilisation, de lutter contre la stigmatisation et de mettre en avant les services de dépistage et de traitement. Cette collaboration étroite entre professionnels de santé et médias peut renforcer la confiance du public et encourager davantage de personnes à se faire dépister et traiter.

Défis et perspectives pour 2030

Alors que le Sénégal aspire à éliminer le Sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030, plusieurs défis restent à relever :

  • Accès aux populations marginalisées : Les 10 % de personnes non dépistées constituent un enjeu majeur.
  • Lutte contre la stigmatisation : Les préjugés et discriminations liés au VIH freinent encore l’accès aux soins et aux services de dépistage.

Les Journées Scientifiques ont également été l’occasion de réitérer l’engagement du Sénégal envers une stratégie intégrée, alliant avancées scientifiques, campagnes de sensibilisation et couverture médiatique soutenue.

Une mobilisation des médias pour une sensibilisation accrue

Les journalistes présents ont exprimé leur volonté de s’investir pleinement dans cette lutte. Ils se sont engagés à produire des reportages de qualité, à garantir une couverture continue de la question du VIH et à porter des voix inspirantes pour briser le silence et la stigmatisation autour de cette maladie.

Grâce à une synergie renforcée entre les experts de la santé et les acteurs médiatiques, le Sénégal se positionne comme un modèle en Afrique de l’Ouest dans la lutte contre le VIH, avec l’espoir d’éliminer cette menace d’ici 2030. Le combat continue, et chaque voix compte.

Tragédie à Niary Tally : Un appel à l’action pour les malades mentaux errants au Sénégal

Le samedi 23 novembre, le décès tragique d’un malade mental errant à Niary Tally a choqué l’opinion publique sénégalaise. Cet incident, survenu après une intervention tardive des sapeurs-pompiers, a révélé une réalité alarmante : le délaissement des malades mentaux errants dans le pays. Le décès, survenu après un appel à l’aide qui est resté sans réponse en raison de l’absence de papiers d’identification du malade, met en lumière les graves lacunes dans la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux au Sénégal.

Une situation de délaissement dramatique

Ansoumana Dione, président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), a réagi vivement en soulignant l’absurdité de cette situation. « Où est le ministre de la Santé et de l’Action sociale ? Au Sénégal, paradoxalement, c’est comme si le malade mental n’a pas le droit d’être assisté s’il est en danger. C’est très grave et incompréhensible », a-t-il dénoncé.

Dione a également déploré l’absence de mesures concrètes et l’inefficacité du système sanitaire face à cette problématique. « Aucune mesure n’a été encore prise par les autorités sanitaires pour corriger ces irrégularités qui causent d’énormes pertes en vies humaines », a-t-il ajouté, appelant ainsi à une prise de conscience collective.

L’ASSAMM : un acteur clé face à l’inaction des autorités

L’ASSAMM, à travers le centre Ansoumana Dione de Kaolack, a fait un travail louable en aidant les malades mentaux errants. Depuis janvier 2024, plus d’une centaine de malades ont retrouvé leur famille grâce à l’initiative de l’association, qui offre une assistance gratuite. Toutefois, cette action reste insuffisante face à l’ampleur du problème. Le président de l’ASSAMM a souligné que les nouvelles autorités sanitaires n’ont pas encore apporté leur soutien à cette noble cause, ce qui est, selon lui, regrettable.

« Les malades mentaux errants sont laissés à leur sort. L’État doit prendre des mesures claires et décisives pour leur prise en charge », a-t-il insisté, appelant l’ensemble des Sénégalais à réfléchir sur le sort de ces personnes vulnérables.

Un appel à une réforme systémique

Pour Ansoumana Dione, la tragédie de Niary Tally ne concerne pas uniquement les sapeurs-pompiers mais remet en question l’ensemble du système de santé et d’assistance sociale. Il insiste sur l’urgence de la situation et appelle les autorités publiques à réagir rapidement pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Dans cette épreuve, Dione a également salué le rôle crucial joué par certains médias, qui ont traité l’incident avec sérieux et responsabilité.

Un appel à l’action de la part de l’État

Cet incident tragique soulève une question essentielle : jusqu’à quand les malades mentaux errants continueront-ils à être ignorés par les autorités sénégalaises ? Le décès de ce malade mental à Niary Tally est un signal d’alarme qui doit inciter l’État à reconsidérer la situation de ces personnes vulnérables et à mettre en place des solutions durables pour leur prise en charge. Il est impératif que des actions concrètes soient entreprises pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.

Sénégal – Campagne de commercialisation de l’arachide : un prix fixé à 305 FCFA, mais la déception persiste dans le bassin arachidier

Lors du conseil interministériel consacré à la campagne de commercialisation de l’arachide (2024-2025), le gouvernement sénégalais, par la voix du Premier ministre Ousmane Sonko, a fixé le prix du kilogramme d’arachide à 305 francs CFA. Cette décision marque une hausse de 25 FCFA par rapport à l’année dernière, où le prix était fixé à 280 FCFA.

Cependant, cette augmentation reste insuffisante pour les acteurs du secteur. Le président du syndicat du bassin arachidier, Cheikh Tidiane Cissé, a exprimé sa profonde déception face à cette annonce.

Les producteurs d’arachide, qui constituent une partie importante de l’économie agricole sénégalaise, font face à des défis multiples, notamment la hausse des coûts de production et les aléas climatiques. Malgré cette légère augmentation du prix d’achat, de nombreux acteurs estiment que l’État doit mettre en place des mesures plus ambitieuses pour soutenir la filière et améliorer les conditions de vie des paysans.

Affaire Samuel Sarr : Vers une instruction confiée au juge Makha Barry

L’affaire impliquant Samuel Sarr, directeur général de West African Energy (WAE), prend une nouvelle tournure. Après avoir été présenté au parquet hier, l’ancien ministre de l’Énergie est reconvoqué ce mercredi devant le procureur de la République, Ibrahima Ndoye. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le dossier pourrait bientôt être confié à un juge d’instruction, et c’est Makha Barry, magistrat méthodique du deuxième cabinet d’instruction près le tribunal de grande instance de Dakar, qui serait pressenti pour prendre les rênes de cette enquête complexe.

L’affaire, déjà qualifiée d’épineuse, pourrait également impliquer d’autres personnalités influentes. Harouna Dia, homme d’affaires réputé proche du président Macky Sall, et Papa Mademba Bitèye, ancien directeur général de la Senelec et ex-président du conseil d’administration de WAE, sont cités dans ce dossier. Jusqu’à présent, aucun des deux n’a été auditionné par les enquêteurs. Toutefois, selon L’Observateur, leurs convocations seraient imminentes.

Ces auditions pourraient se dérouler directement devant le juge d’instruction ou par l’intermédiaire de la Section de recherches, sur la base d’une délégation judiciaire.

Au cœur de cette affaire, un audit initial mené par le cabinet Mazars avait révélé un déficit de 8 milliards de francs CFA dans les comptes de West African Energy. Ce rapport pourrait faire l’objet d’une contre-expertise, sur décision du futur magistrat instructeur, afin d’apporter davantage de clarté sur l’origine de ce trou financier.

Avec l’implication de figures importantes et le rôle stratégique de West African Energy dans le secteur de l’énergie, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique et les milieux économiques. L’instruction confiée au juge Makha Barry, connu pour sa rigueur, pourrait marquer un tournant dans cette procédure, qui semble s’orienter vers une enquête approfondie sur les responsabilités et les implications financières.

Les jours à venir s’annoncent décisifs, alors que le Sénégal retient son souffle face à une affaire qui pourrait révéler des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de l’un des acteurs clés du secteur énergétique national.

Moustapha Diakhaté en détention : Alioune Tine plaide pour sa libération

L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar et leader du mouvement Aar Domi Sénégal – Mouvement pour la République et la Démocratie, Moustapha Diakhaté, est au cœur d’une vive polémique. Placé en détention après avoir qualifié les Sénégalais de « peuple maudit » lors d’une émission sur la chaîne privée 7TV, ses propos ont suscité l’indignation et une vague de réactions. Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center, a pris position en plaidant en faveur de sa libération.

Lors de l’émission en question, Moustapha Diakhaté a critiqué le choix des Sénégalais d’élire Bassirou Diomaye Faye comme président. Ses mots, jugés offensants et inappropriés, lui ont valu des poursuites judiciaires pour outrage. Il doit être jugé en flagrant délit ce jeudi 28 novembre 2024.

Alioune Tine a dénoncé la détention de Moustapha Diakhaté dans un message publié sur les réseaux sociaux. L’activiste des droits humains a qualifié les propos de l’homme politique d’« opposant en colère », tout en affirmant qu’ils ne méritaient pas une incarcération :

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la liberté d’expression au Sénégal. Si les propos de Moustapha Diakhaté ont été perçus comme une insulte nationale, certains estiment que la sanction pénale est disproportionnée. Les partisans de sa libération, à l’instar d’Alioune Tine, craignent que cette détention ne soit interprétée comme un recul démocratique.

Le procès de Moustapha Diakhaté, prévu pour le 28 novembre, est attendu avec impatience. Ce dernier devra répondre de ses déclarations devant le tribunal. Le verdict pourrait avoir des implications importantes pour la scène politique sénégalaise et le débat sur les limites de la liberté d’expression.

Alors que certains défendent la nécessité de respecter la dignité des citoyens et des institutions, d’autres, comme Alioune Tine, appellent au pardon et à un débat politique plus apaisé. Cette affaire, en tout cas, ne manquera pas de marquer l’actualité politique du Sénégal dans les jours à venir.

Dakar paralysée par la grève des ramasseurs de déchets : une ville étouffée par les ordures

Depuis plusieurs jours, la capitale sénégalaise fait face à une crise majeure de gestion des déchets, suite à une grève des ramasseurs de déchets. Ces derniers revendiquent de meilleures conditions de travail, des salaires décents et une couverture sociale adéquate. Conséquence immédiate : les rues de Dakar sont submergées par des montagnes d’ordures, suscitant l’indignation et l’inquiétude des habitants.

Les travailleurs du secteur dénoncent des conditions de travail indignes, un manque de matériel adapté et des rémunérations insuffisantes pour subvenir à leurs besoins. Selon un porte-parole du mouvement, « les ramasseurs de déchets travaillent sans équipements de protection, et nos salaires ne nous permettent même pas de vivre dignement ».

Cependant, la grève n’est pas sans conséquences sur la vie quotidienne des Dakarois. Fatima Sow, mère de famille habitant dans le quartier de Médina, exprime son désarroi :
« La situation est devenue insupportable. Les ordures s’accumulent dans les rues, et c’est un vrai problème pour la santé de nos enfants. Nous comprenons les revendications des ramasseurs, mais nous avons besoin d’une solution rapide. Chaque jour, nous devons faire face à des odeurs nauséabondes et à des rats qui envahissent notre quartier. »

Avec l’accumulation des déchets dans les rues, les risques sanitaires augmentent. La prolifération des rats et des insectes, combinée aux odeurs insupportables, pourrait entraîner des épidémies. Des médecins alertent déjà sur les dangers de maladies telles que le choléra ou la typhoïde, particulièrement en cette période où les températures restent élevées.

Face à cette crise, les autorités semblent peiner à trouver une solution rapide. Si des discussions sont en cours avec les syndicats des travailleurs, aucun accord n’a encore été trouvé. En attendant, certaines initiatives privées, comme des associations locales ou des particuliers, tentent de pallier le problème en nettoyant les quartiers, mais ces efforts restent limités face à l’ampleur de la situation.

Cette crise révèle une fois de plus les failles du système de gestion des déchets à Dakar. Ce n’est pas la première fois que la capitale fait face à ce type de situation. Pour de nombreux observateurs, il est impératif de revoir entièrement le modèle de gestion des déchets et d’améliorer les conditions de travail des agents qui, chaque jour, assurent une tâche essentielle pour la salubrité publique.

En attendant une issue favorable, les Dakarois continuent de subir les effets de cette crise, oscillant entre solidarité avec les grévistes et exaspération face à une situation devenue intenable.

Un militant déterminé : Mamadou Camara, un marcheur pour ses convictions

Originaire de Ndiambour, un petit village niché dans la commune de Méréto, département de Koumpentoum, Mamadou Camara, militant de la première heure du parti Pastef/Les Patriotes, s’est lancé dans une aventure audacieuse et profondément symbolique. Ce jeune homme, armé de courage et de conviction, a choisi de relier son village natal à Dakar à pied, une démarche qui attire à la fois admiration et curiosité.

Le mardi 19 novembre 2024, Mamadou Camara a quitté Ndiambour, seul mais animé d’une détermination inébranlable. Son objectif est clair : rencontrer son leader, Ousmane Sonko, et le président du Pastef, Bassirou Diomaye Faye. Depuis son départ, il parcourt les routes du Sénégal, traversant villages et villes, suscitant des témoignages de soutien et des signes d’encouragement de la part des populations qu’il croise.

Aujourd’hui, Mamadou a atteint Kaolack, marquant une étape clé dans son périple. Cette ville, située à près de 300 kilomètres de Dakar, représente non seulement une avancée physique mais aussi une preuve de son endurance et de sa fidélité à ses idéaux.

Cette marche dépasse largement une simple quête personnelle. Mamadou Camara incarne un militantisme vivant, où les gestes parlent parfois plus fort que les mots. À travers son voyage, il souhaite rappeler l’importance des valeurs prônées par le Pastef et exprimer sa loyauté indéfectible envers le parti et ses leaders.

Dans un contexte sociopolitique marqué par des tensions, cette démarche pacifique se veut un symbole d’engagement et de dialogue. « Je marche pour porter ma voix jusqu’à Dakar, pour montrer que nous, les militants de la base, sommes prêts à tout pour nos convictions », a-t-il confié à des sympathisants rencontrés sur son chemin.

Partout où il passe, Mamadou reçoit un accueil chaleureux. Des habitants lui offrent nourriture, hébergement ou simplement des mots d’encouragement. Sa détermination inspire de nombreuses personnes qui voient en lui un modèle de dévouement et de persévérance.

Alors qu’il continue son périple vers Dakar, le voyage de Mamadou Camara met en lumière le pouvoir du militantisme citoyen et la capacité d’un individu à porter un message collectif. Ce jeune homme de Ndiambour nous rappelle que chaque pas, aussi modeste soit-il, peut contribuer à façonner l’avenir.

Affaire Jérôme Bandiaky : Une nouvelle arrestation dans les rangs des proches d’un ancien ministre

La Division des investigations criminelles (DIC) continue de faire la lumière sur l’affaire Jérôme Bandiaky, une affaire qui agite l’actualité judiciaire. Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, une nouvelle arrestation a eu lieu. Cette fois, il s’agit de S.K., alias « Papis », demi-frère d’un ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

L’opération a permis aux enquêteurs de découvrir chez S.K. plus de trois armes à feu, une trouvaille qui a précipité son placement en garde à vue. Selon les sources, ces armes, dont la provenance reste à déterminer, pourraient constituer un élément clé dans l’enquête.

« Papis » bénéficie de l’assistance de son avocat, conformément à la procédure. Toutefois, les détails sur les charges exactes qui pèsent contre lui n’ont pas encore été révélés. Les enquêteurs cherchent à établir un lien potentiel entre cette saisie d’armes et l’affaire Jérôme Bandiaky, une affaire qui reste marquée par de nombreuses zones d’ombre.

Pour rappel, l’affaire Jérôme Bandiaky mobilise depuis plusieurs semaines les autorités judiciaires et policières. Des ramifications multiples, touchant potentiellement des figures influentes de l’ancien régime, rendent cette enquête particulièrement sensible.

La DIC continue ses investigations, et d’autres développements sont attendus dans les jours à venir. Cette arrestation pourrait marquer un tournant important dans l’affaire, alors que les autorités réaffirment leur volonté de faire toute la lumière sur les faits.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°333 – du 27/11/2024

🔴 HAUSSE DU PRIX DE L’ARACHIDE ET PAIEMENT DE LA DETTE : « SONKO 1 » SÉDUIT LES AGRICULTEURS
🔴 17 MILLIONS F CFA ALLOUÉS À LA VILLE DE RUFISQUE POUR L’EXERCICE 2023 : LE BUREAU MUNICIPAL RÉPROUVE LE « MONTANT DÉRISOIRE »

🔴 PRESQUE 5 MILLIONS F CFA D’AMENDES POUR MODOU LÔ ET SITEU : LE CNG SÉVIT

Rufisque : Réunion d’urgence face à une dotation jugée insuffisante de la Contribution Économique Locale

Le Bureau municipal de la ville de Rufisque a tenu une réunion d’urgence ce mardi 26 novembre 2024 à l’hôtel de ville, à la demande du maire. La rencontre a été convoquée suite à la publication de l’arrêté portant répartition de la Contribution Économique Locale (CEL/VA), qui alloue à la ville un montant qualifié de dérisoire : 17 231 396 francs CFA pour l’exercice 2023.

Lors de cette réunion, les membres du Bureau municipal ont examiné en profondeur les enjeux et les implications de cette répartition jugée inadéquate. Selon le communiqué publié à l’issue de cette session, la décision soulève de sérieuses inquiétudes quant à sa capacité à répondre aux besoins financiers de la ville, mettant ainsi en péril son fonctionnement et ses projets.

Le Bureau municipal a donné carte blanche au maire de Rufisque pour engager des discussions avec les autorités étatiques compétentes. L’objectif de ces démarches est double :

Informer sur les graves conséquences financières de la répartition actuelle.

Trouver des solutions urgentes et appropriées pour corriger cette situation.

    En parallèle, il a été décidé de convoquer une réunion élargie du Conseil municipal, incluant des représentants des différentes couches de la population. Cette rencontre vise à partager les détails de la décision gouvernementale, ses implications pour la ville et les actions à envisager pour préserver l’avenir de Rufisque.

    La dotation actuelle de la CEL/VA, qui constitue une part essentielle des ressources financières locales, est jugée largement insuffisante pour couvrir les besoins de fonctionnement et de développement de la ville. Le communiqué de la Cellule de Communication de la Ville de Rufisque met en garde contre les « terribles implications financières » de cette décision, soulignant les menaces qu’elle fait peser sur la « survie de la ville ».

    Le maire de Rufisque est désormais au cœur des négociations pour obtenir des mesures correctives urgentes, et la mobilisation des élus locaux et des citoyens est attendue dans les prochains jours pour soutenir les démarches entreprises.

    Téléphonie mobile et Internet : Free Sénégal devient Yas et promet des améliorations pour les usagers

    Free Sénégal, opérateur majeur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès à Internet, change d’identité et s’appelle désormais Yas, marquant un tournant significatif dans son engagement envers les consommateurs sénégalais. Cette annonce a été faite mardi à Dakar par Adnane Massaoud, directeur commercial de l’entreprise, lors d’une conférence de presse.

    Adnane Massaoud a affirmé que ce changement va au-delà d’un simple rebranding : « Nous allons suivre les recommandations du régulateur, l’ARTP (Autorité de régulation des télécommunications et des postes), pour améliorer la qualité de notre couverture et rendre nos tarifs plus accessibles. »

    Le nouveau nom, Yas, est une déclaration d’engagement, selon le directeur commercial : « Dès qu’on dit Yas, on a dit oui. C’est un engagement envers nos clients. Nous promettons d’écouter leurs besoins, d’améliorer nos services et d’être proactifs pour répondre à leurs attentes, sans attendre leurs réclamations. »

    Adnane Massaoud a rappelé l’ambition panafricaine de Yas, qui fait partie du groupe Axian Telecom, principal actionnaire. L’opérateur entend s’appuyer sur son expérience de plus de 100 ans dans les télécommunications pour devenir un acteur incontournable.

    Yas promet aussi d’accompagner les entrepreneurs et les start-ups sénégalaises à travers des solutions innovantes dans des domaines comme l’e-commerce, la transformation digitale et l’intelligence artificielle.

    « Le Sénégal a fait le choix de la transformation digitale, et nous voulons soutenir ce choix en offrant des solutions de connectivité permettant à chacun de bénéficier pleinement de cette révolution technologique », a ajouté Adnane Massaoud.

    Le directeur commercial a reconnu que des efforts restent à faire pour améliorer la qualité des services, mais il s’est félicité de la collaboration étroite avec l’ARTP : « Nous avons la chance d’avoir un régulateur très proche des consommateurs, ce qui nous pousse à nous améliorer. »

    L’entreprise, anciennement connue sous les noms de Sentel, Tigo, et Free Sénégal depuis 2019, a connu plusieurs transformations au fil des années. Avec ce nouveau changement, Yas veut se positionner comme un acteur clé, aligné sur les attentes croissantes des consommateurs sénégalais en matière de connectivité et d’innovation.

    Publication de la liste des organes de presse : L’État prendra ses responsabilités à partir du 30 novembre

    Le ministre de la Communication, Alioune Sall, a annoncé que la liste des organes de presse respectant la réglementation en vigueur sera publiée le samedi 30 novembre 2024. Dans une déclaration ferme, il a précisé que l’État du Sénégal ne tolérerait plus, à partir de cette date, que des individus ou entités non conformes à la loi continuent de se prétendre comme des médias.

    Il a exprimé son mécontentement face à la prolifération de plateformes, comme des chaînes YouTube, qui, selon lui, ne respectent pas les critères légaux requis pour être considérées comme des organes de presse. « On ne peut accepter qu’en 2024, n’importe qui puisse ouvrir une chaîne YouTube et prétendre avoir un organe de presse », a-t-il souligné.

    Le ministre a également mis en garde : « À partir du 30 novembre, cela ne sera plus toléré. L’État du Sénégal prendra ses responsabilités face à ceux qui ne respectent pas la loi ». Cette déclaration vise à rappeler l’importance du respect des normes légales qui régissent le secteur des médias dans le pays.

    Pour faciliter la régularisation, le ministère de la Communication a mis en place une plateforme en ligne, permettant à tous les organes de presse de s’enregistrer et de prouver leur conformité avec la réglementation en vigueur. Ce processus de régularisation vise à garantir un environnement médiatique plus transparent et structuré, tout en protégeant les citoyens contre la désinformation.

    Lamb : Max Mbargane introduit un recours pour réclamer la victoire de Siteu contre Modou Lô

    Après la défaite de Siteu face à Modou Lô lors du combat royal du 24 novembre, le manager du lutteur, Max Mbargane, a formellement contesté le verdict de l’arbitre. Ce mardi, il a introduit un recours auprès du Comité National de Gestion de la Lutte (CNG), estimant que la décision prise par l’arbitre ne reflétait pas la réalité du combat.

    Le motif de ce recours repose sur l’argument que Modou Lô aurait commis une erreur technique en effectuant quatre appuis au sol, ce qui, selon Max Mbargane, aurait dû entraîner une défaite immédiate de son adversaire. Selon les règles de la lutte sénégalaise, un lutteur est considéré comme étant tombé lorsqu’il fait quatre appuis au sol, une condition qui aurait, selon lui, été remplie par Modou Lô. Le manager de Siteu, en plus de la requête formelle, a également présenté des vidéos comme preuves pour soutenir sa demande.

    Dans le cadre de ce recours, Max Mbargane a également réglé la somme de 25 000 FCFA, correspondant aux frais nécessaires pour introduire un recours officiel auprès du CNG. Ce dernier devra maintenant examiner le dossier et trancher. La commission de règlement et de discipline du CNG pourrait soit annuler le verdict initial, soit le confirmer, en fonction des preuves et des arguments avancés.

    Ce recours met en lumière la tension qui existe parfois autour des décisions arbitrales dans la lutte sénégalaise, un sport où chaque geste, chaque mouvement compte et peut faire l’objet d’interprétations divergentes. Le CNG sera donc chargé de rendre une décision qui pourrait potentiellement chambouler le résultat du combat.

    Combat royal : Modou Lô et Siteu frappés par des sanctions pécuniaires après leur duel du 24 novembre

    Après leur affrontement survenu le 24 novembre 2024, Modou Lô et Siteu ont été sanctionnés financièrement par le Comité National de Gestion de la Lutte (CNG) pour avoir enfreint certaines règles du règlement. Ce mardi, les managers des deux lutteurs se sont rendus au CNG pour récupérer le solde du cachet de leurs protégés, mais ont été surpris de voir des sanctions financières infligées à Modou Lô et Siteu.

    Selon les informations fournies par les Arènes, Siteu, le protégé de Max Mbargane, a écopé d’une amende de 2.730.000 FCFA. Cette sanction fait suite à plusieurs manquements, notamment un excès d’accompagnants dans l’arène et l’introduction de bouteilles de 10 litres, ce qui va à l’encontre des règles établies pour garantir la sécurité et l’ordre pendant les combats.

    Pour sa part, Modou Lô, le vainqueur de ce combat royal, a été contraint de laisser une somme de 2.030.000 FCFA en raison de fautes similaires. Bien que son montant soit inférieur à celui de son adversaire, Modou Lô a également été pénalisé pour avoir dépassé le nombre d’accompagnants autorisés et pour d’autres manquements au règlement.

    Ces sanctions rappellent l’importance du respect des règles en vigueur lors des combats de lutte sénégalaise, un sport très populaire qui attire une grande attention à chaque événement majeur. Les décisions prises par le CNG visent à assurer la discipline, la sécurité et l’équité dans l’organisation des combats.

    Bilan des législatives anticipées du 17 novembre 2024 : 6 850 voix pour le parti Wax Jëf, un score jugé honorable par son leader Amadou Touba Niane

    Candidat aux élections législatives anticipées de novembre 2024, le leader du mouvement politique et citoyen Wax Jëf, Amadou Touba Niane, a dressé le bilan de sa première participation électorale tout en exposant ses ambitions pour l’avenir. Né il y a seulement huit mois, le mouvement, devenu un parti politique en septembre, estime avoir tiré un bilan positif de cette échéance électorale.

    Selon Amadou Touba Niane, malgré des délais réduits causés par la dissolution de l’Assemblée nationale, le parti a réussi à récolter 6 850 voix. Un résultat qu’il qualifie d’honorable : « Nous avons obtenu des voix dans des départements où nous n’avons même pas mené campagne », a-t-il déclaré.

    En préambule de sa communication, le leader de Wax Jëf a tenu à féliciter les autorités étatiques pour l’organisation des élections, qu’il juge « sans contestation majeure »« Je me réjouis de l’excellente organisation du scrutin par les services du ministère de l’Intérieur. Malgré le court délai accordé aux partis et coalitions pour constituer leurs dossiers, notamment pour l’obtention des casiers judiciaires… », a-t-il affirmé.

    Cependant, il a rappelé que le parti n’avait investi que dans quatre départements sur quarante-cinq, un choix stratégique compte tenu de ses ressources limitées.

    Amadou Touba Niane a présenté la vocation de son parti : exiger des politiques qu’ils respectent leurs engagements. Pour lui, il est temps d’en finir avec l’idée selon laquelle « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

    La philosophie politique de Wax Jëf repose sur un socle de valeurs telles que l’engagement, le travail et le respect de la parole donnée« C’est pourquoi, durant la campagne, nous avons posé des sujets d’actualité sur la table, car les populations nous attendent sur des thématiques importantes comme l’éducation, la question des daaras, la pêche, ou encore l’économie solidaire », a-t-il expliqué.

    Le leader a également invité les acteurs politiques à adopter un discours constructif axé sur les enjeux réels, dénonçant les dérives du dénigrement en politique. Il a par ailleurs estimé que ces législatives avaient pris « la tournure d’un référendum », où le peuple a donné à l’exécutif les moyens de concrétiser son agenda politique.

    En conclusion, Amadou Touba Niane a exposé les prochaines étapes pour son parti. « Nous voulons mailler l’ensemble du territoire national en implantant des cellules et des fédérations. Une école du parti sera également mise en place pour former et outiller nos militants », a-t-il annoncé.

    Enfin, il a lancé un appel aux Sénégalais partageant la philosophie du parti à rejoindre ses rangs pour renforcer son action et son influence sur l’échiquier politique national.

    Sénégal : Huit arrestations dans une escroquerie en ligne de 3,7 milliards FCFA

    Dans le cadre de l’opération « Serengeti », une initiative internationale de lutte contre la cybercriminalité, Interpol, en collaboration avec la police nationale sénégalaise, a procédé à l’arrestation de huit individus au Sénégal. Parmi eux figurent cinq ressortissants chinois impliqués dans une escroquerie en ligne de type Ponzi d’un montant colossal de 3,7 milliards FCFA.

    Cette opération, qui s’est déroulée du 2 septembre au 31 octobre 2024 dans 19 pays africains, visait des réseaux criminels spécialisés dans les délits financiers en ligne. Le secrétaire général d’Interpol, Valdecy Urquiza, a décrit ces activités comme étant de plus en plus sophistiquées et préoccupantes. Il a expliqué que les infractions identifiées incluaient des systèmes de marketing à paliers multiples et des fraudes à la carte de crédit à grande échelle.

    Dans le cadre de l’opération « Serengeti », Interpol a recensé 35 000 victimes à travers le monde, avec des pertes financières estimées à 193 millions de dollars américains, soit environ 153,4 millions de livres sterling. Cette réussite, selon Urquiza, a été possible grâce à la coopération entre les forces de l’ordre locales et les partenaires du secteur privé, tels que les fournisseurs d’accès à Internet.

    L’arrestation de ces criminels au Sénégal témoigne de la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique et de l’importance des efforts coordonnés pour lutter contre ce fléau. Cette opération internationale souligne également l’urgence de renforcer les capacités de prévention et de répression des délits numériques à l’échelle mondiale.

    Les suspects interpellés sont actuellement en détention et pourraient faire face à des charges graves, dans le cadre des efforts pour traduire en justice les auteurs de ces infractions qui affectent des milliers de victimes à travers le monde.

    Affrontements à l’Université Assane Seck de Ziguinchor : plusieurs étudiants arrêtés, des conséquences collatérales signalées

    Ce mardi matin, des affrontements violents ont éclaté entre les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor et les forces de l’ordre. Ces incidents ont provoqué des interpellations et des troubles dans les environs, mais le calme semble être revenu sur le campus après ces échauffourées.

    Selon des sources locales, les forces de l’ordre sont intervenues directement sur le campus universitaire, allant jusqu’à pénétrer dans les chambres des résidences étudiantes pour procéder à des arrestations. Cette méthode d’intervention a suscité une vive indignation parmi les étudiants, qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une violation de leur espace de vie. D’après nos informations, au moins trois étudiants auraient été arrêtés au cours de ces opérations.

    Les affrontements ne se sont pas limités à l’université, car des conséquences collatérales ont également été signalées dans les environs. À proximité, dans le quartier de Kénia, des élèves du lycée local ont été affectées par l’usage de gaz lacrymogènes. Certaines jeunes filles, incapables de supporter les émanations, ont perdu connaissance. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement pour leur porter secours, mais cet incident a soulevé des inquiétudes quant à l’impact des violences sur des populations non impliquées.

    La situation sur le campus demeure tendue, bien que le calme ait été partiellement rétabli. Les étudiants, en colère, réclament des explications et une meilleure gestion de ces interventions sécuritaires, qu’ils jugent disproportionnées.

    Ces affrontements interviennent dans un climat déjà tendu marqué par des revendications étudiantes sur des problèmes d’hébergement, de restauration et de conditions d’apprentissage. Les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, en grève illimitée depuis plusieurs jours, reprochent à l’administration et aux autorités de ne pas répondre à leurs préoccupations, ce qui a exacerbé la situation.

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    Tribunal de Dakar : Samuel Sarr renvoyé au parquet après son déferrement

    Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous la présidence d’Abdoulaye Wade, a été déféré ce mardi matin devant le procureur par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Cependant, son dossier a fait l’objet d’un retour de parquet, selon des sources judiciaires, reportant ainsi son face-à-face avec le procureur à une date ultérieure, probablement ce mercredi.

    L’ancien ministre a été interpellé vendredi dernier à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass par la police de l’air et des frontières. Cette arrestation fait suite à une interdiction de sortie du territoire émise à son encontre par les gendarmes de la SR de Dakar.

    Samuel Sarr est cité dans une affaire de présumé détournement de fonds, bien que les détails exacts des accusations portées contre lui restent encore à clarifier. Il est actuellement assisté par son avocat, Me Baboucar Cissé, qui assure sa défense dans cette procédure.

    Ce développement judiciaire intervient alors que les autorités poursuivent leurs investigations sur les allégations portées contre l’ancien ministre. Plus d’informations devraient être révélées lors de sa prochaine comparution devant le procureur.

    Samuel Sarr : l’ancien ministre de l’Énergie déféré et sous le coup d’un retour de parquet

    L’ancien ministre de l’Énergie sous le régime de l’ex-président Abdoulaye Wade, Samuel Sarr, traverse une période judiciaire tumultueuse. Arrêté vendredi dernier à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, il a été déféré ce mardi matin par la Section de Recherches (SR) de Colobane. Toutefois, il a fait l’objet d’un retour de parquet.

    Samuel Sarr a été interpellé par la police de l’air et des frontières en raison d’une interdiction de quitter le territoire émise par la gendarmerie de Dakar. Cette mesure est liée à son implication présumée dans une affaire de détournement de fonds. Les détails de cette accusation n’ont pas encore été divulgués, mais l’affaire fait grand bruit dans les milieux politiques et judiciaires du Sénégal.

    L’ancien ministre est accompagné dans cette épreuve par son avocat, Me Baboucar Cissé, qui prépare activement sa défense. Me Cissé s’est abstenu pour le moment de tout commentaire, préférant attendre l’audition prévue avec le procureur, possiblement ce mercredi.

    Cette arrestation survient dans un contexte politique déjà chargé au Sénégal, où plusieurs figures publiques font face à des accusations judiciaires. Le cas de Samuel Sarr, en tant qu’ancien membre influent du gouvernement, relance les débats sur la gestion des fonds publics sous le régime Wade.

    Alors que l’enquête suit son cours, l’opinion publique demeure attentive à cette affaire, qui pourrait révéler des éléments cruciaux sur l’usage des ressources de l’État à une époque où la transparence et la reddition des comptes sont devenues des exigences primordiales.

    Pour l’instant, Samuel Sarr reste sous le coup de l’instruction, et sa confrontation avec le procureur s’annonce déterminante pour la suite de la procédure judiciaire.

    VIH/Sida au Sénégal : 41 000 personnes touchées, des défis régionaux marqués et des efforts à intensifier

    Le Sénégal reste confronté à une lutte complexe contre le VIH/Sida, avec environ 41 000 personnes vivant actuellement avec le virus. Ce chiffre, qui inclut les anciens et nouveaux cas, témoigne de la persistance de l’épidémie malgré des efforts soutenus au fil des années. Dr Safiatou Thiam, secrétaire générale du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), a récemment partagé ces données et dressé un tableau des défis, notamment régionaux, qui entravent encore la progression vers l’élimination de la maladie.

    Chaque année, environ 1 000 nouvelles infections sont enregistrées dans le pays. Ces cas proviennent principalement de la transmission mère-enfant et des comportements à risque, notamment parmi les jeunes. Dr Thiam précise que cette tranche d’âge reste particulièrement vulnérable en raison de la méconnaissance des moyens de prévention, de la faible utilisation des préservatifs, et parfois d’une sensibilisation insuffisante sur les dangers du VIH/Sida.

    Les régions de Dakar et Thiès, du fait de leur forte densité de population, enregistrent naturellement un grand nombre de cas. Cependant, Kolda est la région la plus préoccupante après ces deux pôles, en raison de sa proximité avec la Guinée-Bissau. Ce pays voisin est l’un des plus touchés par le VIH en Afrique de l’Ouest, et les échanges transfrontaliers intensifient le risque de transmission dans cette région.

    Ziguinchor est également une zone critique, son enclavement et les impacts du conflit armé rendant difficile le déploiement des services de santé. Le manque d’accès aux structures de prévention et de traitement accroît la vulnérabilité des populations locales. D’autres régions comme Tambacounda, qui est un carrefour pour les voyageurs, ou encore Kédougou, où l’activité minière attire des travailleurs de diverses nationalités, affichent également des taux de risque élevés. Kaffrine, avec son rôle de plaque tournante, et Mbour, influencée par le tourisme, s’ajoutent à cette liste des zones vulnérables.

    Ces défis spécifiques à chaque région reflètent une réalité complexe. À Kolda, les déplacements fréquents entre le Sénégal et la Guinée-Bissau exposent davantage la population locale. À Ziguinchor, les effets prolongés du conflit armé ont réduit les infrastructures de santé nécessaires à une prévention efficace et à une prise en charge rapide des nouveaux cas. À Kédougou, les interactions dans les camps miniers, souvent marquées par un manque de sensibilisation et des comportements à risque, renforcent la propagation du virus.

    Malgré ces défis, les progrès dans la lutte contre le VIH/Sida ne sont pas inexistants. Aucun décès lié à la maladie n’a été signalé depuis 2022, signe que les traitements antirétroviraux et les efforts de sensibilisation produisent des effets positifs. Cependant, les zones enclavées et les régions à risques élevés nécessitent des interventions spécifiques et une attention accrue.

    Dr Safiatou Thiam insiste sur la nécessité de renforcer les programmes d’éducation, en particulier pour les jeunes, afin de les sensibiliser à l’importance de la prévention. Elle plaide également pour une approche transfrontalière, notamment dans des régions comme Kolda, afin de réduire l’impact des échanges avec des pays voisins à forte prévalence.

    Un autre point crucial est l’amélioration de l’accès aux services de santé dans les zones reculées et enclavées comme Ziguinchor ou Kédougou. Les infrastructures de prévention et de traitement doivent être renforcées pour permettre un dépistage rapide et un traitement efficace.

    La lutte contre le VIH/Sida au Sénégal reste une priorité nationale, mais elle requiert une approche intégrée, adaptée aux particularités de chaque région. Les efforts conjugués du gouvernement, des organisations locales et des partenaires internationaux seront essentiels pour réduire les nouvelles infections et assurer un soutien aux personnes vivant avec le VIH. En s’attaquant aux causes structurelles et en intensifiant les campagnes de sensibilisation, le Sénégal peut espérer inverser la tendance et progresser vers l’élimination de cette maladie.

    Kaolack / Les vacances agricoles du Sénégal : Cheikh Baye Mbaye Niasse en action

    Les vacances agricoles, une initiative du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, visent à encourager les Sénégalais à retourner à la terre. Ce projet patriotique entend renforcer la souveraineté alimentaire du pays en mobilisant les populations autour d’une agriculture durable.

    Répondant à cet appel, Cheikh Baye Mbaye Niasse, responsable politique du parti PASTEF à Médina Baye, coordonnateur départemental du Mouvement National des Domous Daaras Patriotes (MODDAP) et expert en systèmes agricoles intégrés, a alloué des parcelles agricoles aux populations locales pour promouvoir l’agriculture familiale. Ces initiatives ont porté leurs fruits, au grand bénéfice des habitants de Kaolack.

    Rapport des activités : Seconde journée des récoltes

    Localisation : Région de Kaolack, commune de Mbadakhoun, village de Gnolanème.
    Responsable : Cheikh Baye Mbaye Niasse.

    1. Récolte des arachides

    La première journée a été consacrée à la récolte des arachides. Malgré les défis liés à la saison des pluies 2024-2025, notamment un faible rendement dans plusieurs localités, les résultats obtenus à Gnolanème ont été jugés satisfaisants. Ces performances s’expliquent par :

    • L’utilisation de matières organiques pour enrichir les sols.
    • L’adoption de techniques modernes favorisant une meilleure croissance des cultures.

    Ces pratiques ont prouvé leur efficacité, même dans des conditions climatiques défavorables, soulignant l’importance d’une agriculture durable.

    Recommandation :
    L’État devrait renforcer son soutien en dotant les acteurs agricoles d’équipements modernes (tracteurs, semoirs, etc.) pour améliorer les pratiques locales et augmenter la productivité.

    2. Promotion de l’agriculture familiale

    L’agriculture familiale, pilier de la souveraineté alimentaire nationale, nécessite un appui accru des autorités.

    Recommandation :
    Mettre en place des programmes spécifiques pour soutenir les exploitations familiales et réduire la dépendance au secteur agro-industriel.

    3. Organisation des Assises sur l’agriculture

    Cheikh Baye Mbaye Niasse plaide pour des assises nationales réunissant experts, techniciens et coopératives agricoles afin de débattre des enjeux et des perspectives du secteur agricole au Sénégal.

    Prix de l’arachide : Une mesure saluée

    Le gouvernement a fixé le prix de l’arachide à 305 francs CFA par kilogramme pour la campagne de commercialisation 2024-2025, soit une hausse de 25 francs CFA par rapport à la précédente campagne (280 francs CFA). Cette augmentation est saluée par Cheikh Baye Mbaye Niasse, qui encourage le gouvernement à consacrer 10 % du budget national au secteur agricole, conformément aux engagements du Président Bassirou Diomaye Faye.

    Selon lui, un tel investissement permettrait de dynamiser ce secteur clé pour l’économie et de renforcer la sécurité alimentaire du pays.

    Par Cheikh Baye Mbaye Niasse, expert en systèmes agricoles intégrés, responsable politique chargé de la communication de PASTEF Médina Baye.

    Scandale sur la cagnotte LCIS : DJ Malick accusé de manquements graves

    La gestion d’une cagnotte destinée à financer l’évacuation médicale de Djibril Dièye, animateur emblématique de l’émission Auto Mag sur TFM, a plongé Malick Ngaydé, alias DJ Malick, dans une tourmente médiatique et sociale. Ce dernier, administrateur de la plateforme Lutte Contre l’Indiscipline au Sénégal (LCIS), avait lancé en juillet 2024 une collecte pour venir en aide à Djibril Dièye, gravement malade et alité depuis deux ans.

    La cagnotte, clôturée après avoir permis de collecter 810 700 FCFA, devait permettre de financer l’évacuation de Djibril vers l’étranger pour des soins vitaux. Cependant, plusieurs mois après la fin de la collecte, les fonds n’avaient toujours pas été transférés à la famille du malade. Sous la pression des proches, DJ Malick a remis, ce mardi 26 novembre 2024, un chèque de 750 000 FCFA à la mère de Djibril Dièye.

    À la surprise générale, ce chèque s’est révélé sans provision lors de son dépôt à la banque, plongeant la famille de Djibril dans une profonde détresse. Déjà éprouvé par la maladie, le malade espérait ces fonds pour enfin accéder aux soins dont il a cruellement besoin.

    Contacté par la rédaction de Ledakarois.sn pour s’expliquer sur cette situation, DJ Malick a refusé de répondre à nos questions, ajoutant ainsi au flou autour de sa gestion de cette collecte.

    Cette affaire suscite une vive indignation, particulièrement sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix appellent à une totale transparence sur la gestion des cagnottes solidaires. Certains proches de Djibril envisagent des démarches juridiques pour clarifier la situation et exiger la restitution des fonds.

    Pour un homme gravement malade et une famille qui lutte déjà contre l’adversité, cette situation représente un coup dur. L’incident remet en question la confiance dans les initiatives de solidarité non encadrées, où des vies peuvent dépendre d’une gestion rigoureuse et responsable. La communauté attend désormais des explications claires de DJ Malick pour lever toute ambiguïté sur cette affaire qui ternit un élan initial de générosité.

    Sidathe Thioune critique Babacar Fall : tensions au sein du groupe Futur Média

    Sidathe Thioune, animateur suspendu de la RFM, a de nouveau pris la parole pour critiquer un journaliste de son propre groupe, Babacar Fall. Ce dernier avait récemment évoqué les difficultés financières auxquelles fait face le Groupe Futur Média (GFM) lors de l’émission RFM Matin. Une intervention qui n’a visiblement pas plu à Sidathe Thioune, connu pour ses sorties médiatiques tranchées.

    Babacar Fall, dans son émission, avait invité Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de la presse du Sénégal (CDEPS), pour discuter des multiples problèmes financiers rencontrés par les entreprises de presse. Ces difficultés, aggravées par la dette fiscale des médias, le gel des comptes bancaires et l’annulation des contrats publicitaires, ont mené à la fermeture récente de deux médias : Stade et Sunu Lamb.

    Le journaliste avait également dénoncé les retards de paiement des salaires à GFM et critiqué le rôle du régime actuel dans cette crise. Cependant, ses propos, incluant une pique adressée au Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko, ont suscité des réactions mitigées.

    Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Sidathe Thioune s’est fermement opposé aux déclarations de Babacar Fall. Il lui reproche son insistance à attaquer le Parti Pastef au lieu de se concentrer sur les véritables causes des difficultés financières de GFM. Selon Thioune, ces sorties publiques risquent d’aggraver les tensions internes et de nuire davantage à l’image du groupe.

    L’animateur a également interpellé directement Youssou Ndour, propriétaire de GFM, pour lui demander de « remettre de l’ordre » dans sa structure. Ce message, bien que subtil, semble révéler un malaise grandissant au sein du groupe.

    La situation de GFM reflète une crise plus large au sein des médias sénégalais, qui peinent à survivre face aux pressions fiscales et économiques. Cependant, les tensions internes et les dissensions publiques, comme celles entre Sidathe Thioune et Babacar Fall, risquent de détourner l’attention des véritables problèmes.

    Pour le moment, Youssou Ndour n’a pas encore réagi à cette controverse, laissant la question en suspens : quelles mesures seront prises pour apaiser les tensions et redresser la situation au sein du groupe ?

    Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les médias sénégalais, à la fois sur le plan économique et institutionnel. Dans un contexte où la presse joue un rôle clé pour la démocratie, il est crucial que les acteurs du secteur trouvent des solutions pour éviter de nouvelles fermetures ou conflits internes.

    L’Assemblée nationale récupère les véhicules des députés de la 14e législature

    Avec la tenue des élections législatives au Sénégal et en prélude à l’installation de la 15e législature, l’Assemblée nationale a entamé la récupération des véhicules de service attribués aux députés sortants. Cette démarche marque une étape importante dans la transition institutionnelle et administrative.

    Selon des informations confirmées, plusieurs membres du bureau sortant ont été contactés pour remettre leurs véhicules. Parmi eux, le député Serigne Abdou Mbacké Doli a déclaré avoir reçu l’instruction et s’y être conformé sans attendre. « J’ai été contacté pour remettre mon véhicule jeudi prochain. Je n’ai même pas attendu le jeudi ; j’ai envoyé le véhicule », a-t-il confié.

    Cette action s’inscrit dans les dispositions habituelles qui accompagnent le renouvellement des législatures. Elle permet notamment de préparer les moyens logistiques pour les nouveaux élus qui siégeront dans l’hémicycle.

    La récupération des véhicules par l’Assemblée nationale reflète également une volonté de préserver les ressources publiques et d’assurer une gestion transparente des biens de l’État.

    La 15e législature, qui sera composée des députés récemment élus, devrait être installée dans les semaines à venir. Les regards restent tournés vers l’hémicycle pour voir comment cette nouvelle configuration parlementaire abordera les défis politiques, sociaux et économiques du pays.

    Démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin dans le Parc national du Niokolo Koba : 32 personnes arrêtées

    Un important site d’orpaillage clandestin a été démantelé dimanche dans le sud-est du Parc national du Niokolo Koba, au Sénégal. Cette opération, menée par les agents des Parcs nationaux, a conduit à l’arrestation de 32 individus, dont 24 originaires de la sous-région ouest-africaine.

    Selon un agent des Parcs nationaux ayant requis l’anonymat, ces orpailleurs occupaient illicitement le parc depuis plusieurs années. Leur activité illégale causait des dégâts considérables à l’environnement, menaçant gravement l’écosystème unique de cette aire protégée, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Lors de cette intervention, un arsenal d’équipements a été saisi, notamment sept groupes électrogènes, 14 motos, des marteaux-piqueurs et divers outils utilisés pour l’extraction de l’or. « Ces individus sont particulièrement expérimentés. La hauteur et l’accessibilité difficile du site où ils ont été appréhendés témoignent d’une certaine ingéniosité, compte tenu de la quantité de matériel qu’ils ont réussi à transporter », a souligné l’agent.

    L’orpaillage clandestin est un fléau récurrent dans cette région, où l’exploitation illégale des ressources naturelles met en péril la biodiversité. Le Parc national du Niokolo Koba, d’une superficie de plus de 9 000 km², abrite une faune et une flore exceptionnelles, dont plusieurs espèces en danger critique d’extinction, comme le lion d’Afrique de l’Ouest et le chimpanzé.

    Les autorités environnementales appellent à une vigilance accrue et à un renforcement des mesures de protection pour prévenir ces activités illégales. L’arrestation de ces orpailleurs constitue une avancée significative dans la lutte contre la dégradation environnementale, mais elle met aussi en lumière les défis complexes liés à la protection des parcs nationaux face aux pressions économiques et sociales.

    Face à l’ampleur du phénomène, les experts plaident pour une approche intégrée, combinant répression, sensibilisation des populations locales et promotion d’activités économiques alternatives. Le développement d’un écotourisme durable dans le Parc de Niokolo Koba pourrait représenter une solution à long terme pour conjuguer préservation de l’environnement et amélioration des conditions de vie des communautés environnantes.

    Ce démantèlement est un rappel des enjeux cruciaux autour de la gestion des ressources naturelles en Afrique de l’Ouest, où les aires protégées jouent un rôle vital dans la lutte contre le changement climatique et la préservation des écosystèmes.

    Dopage dans la lutte sénégalaise : Modou Lo se conforme, Siteu sous le feu des critiques

    L’après-combat entre Modou Lo et Siteu, deux figures emblématiques de la lutte sénégalaise, a pris une tournure controversée. Alors que l’Organisation nationale antidopage sportif (Onads) procédait aux tests antidopage à l’Arène nationale, Modou Lo, également connu sous le surnom de Xaragne Lo, s’est conformé à la procédure malgré une longue attente. En revanche, Siteu a refusé de se soumettre au contrôle, suscitant une vague d’indignation.

    Le refus de Siteu a été qualifié d’irrespectueux par plusieurs acteurs du milieu de la lutte, dont Khadim Gadiaga, président de l’écurie Rock Energie. Selon lui, ce manquement ne respecte pas les règles fondamentales qui régissent les compétitions sportives. « Ce comportement entache l’image de la lutte sénégalaise et pourrait entraîner des sanctions disciplinaires », a-t-il affirmé.

    Dans le camp de Modou Lo, ce refus a également été vivement critiqué. Les proches du lutteur insistent sur le fait que le respect des règles est essentiel pour garantir l’équité et la transparence dans ce sport. « Dans d’autres disciplines, un tel comportement conduit automatiquement à une disqualification », a rappelé un membre de l’équipe de Modou Lo.

    Serigne Khadim, un proche conseiller de Modou Lo, a salué le professionnalisme et la rigueur de son protégé. « Modou Lo et son équipe ont toujours montré un respect exemplaire des règlements. Cela reflète une organisation et un encadrement sérieux, qui devraient servir de modèle pour tous les lutteurs », a-t-il déclaré.

    Le test antidopage est une pratique essentielle pour préserver l’intégrité du sport. Son refus, bien que rare dans la lutte sénégalaise, soulève des questions sur la sensibilisation des lutteurs aux enjeux du dopage et sur les sanctions à appliquer en cas de non-conformité.

    Les règlements de l’Onads sont clairs : le refus de se soumettre à un contrôle est assimilé à un test positif. Siteu pourrait donc faire face à des sanctions sévères, allant d’une suspension à une interdiction de combattre pendant une durée déterminée. Ces mesures visent à dissuader les athlètes de contourner les règles et à garantir une compétition équitable pour tous.

    Dans l’attente des décisions de l’Onads, cette affaire relance le débat sur la professionnalisation et la transparence dans la lutte sénégalaise. Les autorités sportives sont désormais appelées à agir pour préserver l’intégrité de cette discipline profondément ancrée dans la culture sénégalaise.

    Kaolack/Éducation : Forum communal sur l’appui à la consolidation des performances en mathématiques des élèves

    Un forum communal s’est tenu à Kaolack, organisé et financé par le projet PAME 2 (Projet d’Amélioration des Enseignements et des Apprentissages en Mathématiques à l’Élémentaire), en collaboration avec l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de la commune, les autorités administratives et la municipalité de Kaolack.

    L’objectif global de cette initiative, comme l’a expliqué l’inspecteur de l’éducation et point focal du projet PAME à l’IEF de Kaolack, est de rassembler les différents acteurs gravitant autour du système éducatif afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et des apprentissages en mathématiques, et ainsi booster les performances des élèves.

    Cette rencontre, axée sur la sensibilisation de la communauté, vise à inciter cette dernière à prendre en considération toutes les problématiques liées au système éducatif, en particulier l’enseignement des mathématiques dans toutes ses séquences, du CI au CM2.

    Le projet PAME 2 couvre divers volets de l’enseignement des mathématiques, notamment les activités numériques, géométriques, de mesure et de résolution de problèmes. Concernant les objectifs, le projet ambitionne d’améliorer les performances des élèves de 10 à 15 points. Les évaluations réalisées montrent que, dans plusieurs districts de la commune, les résultats dépassent déjà ces attentes, atteignant des hausses de 15 à 30 points.

    Thiendella Fall, point focal du projet PAME au sein de l’IEF de Kaolack, a souligné que ces résultats prometteurs reflètent l’engagement collectif. Il a également lancé un appel à la communauté pour qu’elle place l’école au cœur de ses priorités. Selon lui, « l’école est un édifice public implanté dans les quartiers et villages pour le bénéfice de la population. »

    Ce forum, organisé ce mardi, marque une étape importante dans le renforcement de l’implication communautaire dans le système éducatif à Kaolack, particulièrement dans l’enseignement des mathématiques.

    Décès de Massamba Sarré : le Chef de l’État rend hommage à un pionnier de la diplomatie sénégalaise

    Le Sénégal est en deuil après la disparition de l’ambassadeur Massamba Sarré, figure emblématique et pionnier de la diplomatie sénégalaise. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé ses condoléances les plus émues à la famille du défunt, ainsi qu’à l’ensemble du corps diplomatique sénégalais.

    « J’ai appris la triste nouvelle du décès de l’ambassadeur Massamba Sarré, un des pionniers de la diplomatie sénégalaise. À sa famille, aux membres de l’amicale des anciens ambassadeurs de la carrière diplomatique et à tous les fonctionnaires du cadre des affaires étrangères, j’adresse mes condoléances émues », a déclaré le Chef de l’État. Il a également prié pour que le défunt repose en paix : « Puisse Allah accorder au défunt sa miséricorde et l’accueillir dans son paradis éternel. »

    Massamba Sarré est considéré comme l’un des bâtisseurs de la diplomatie sénégalaise moderne. Au cours de sa carrière, il a représenté le Sénégal dans plusieurs missions stratégiques, marquant de son empreinte l’histoire des relations internationales du pays. Ses collègues et les membres de l’Amicale des anciens ambassadeurs se souviennent de lui comme d’un homme d’honneur, d’un mentor et d’un fervent défenseur des valeurs sénégalaises sur la scène mondiale.

    Le décès de l’ambassadeur Sarré suscite une vive émotion dans les milieux diplomatiques et au-delà. De nombreuses personnalités ont déjà adressé leurs hommages à celui qui a consacré sa vie au service de la nation. Ce départ marque la fin d’une époque pour la diplomatie sénégalaise, qui perd un homme de grande expérience et de sagesse.

    Le peuple sénégalais, uni dans le recueillement, salue la mémoire d’un patriote dont le parcours restera une source d’inspiration pour les générations futures.

    Tensions et violences à l’Université Assane Seck de Ziguinchor : une crise persistante

    Depuis plusieurs jours, l’Université Assane Seck de Ziguinchor est le théâtre de violents affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre, dans un climat de tensions croissantes. À l’origine de ces heurts, une grève illimitée initiée vendredi dernier par les étudiants pour dénoncer leurs conditions de vie et d’étude jugées inacceptables, ainsi que les manquements sociaux persistants.

    Les protestations des étudiants, qui réclament de meilleures infrastructures, une régularité dans le versement des bourses et un accès optimal aux services sociaux, ont rapidement pris une tournure violente. Les affrontements ont éclaté lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, provoquant un échange de jets de pierres et de tirs de grenades lacrymogènes.

    Ces violences ont contraint les autorités à fermer les écoles avoisinantes pour éviter tout risque de débordement. Les cours à l’université ont également été suspendus, plongeant l’établissement dans une paralysie totale. Parallèlement, les riverains, pris en otage par les troubles, dénoncent l’insécurité ambiante et appellent à une résolution rapide du conflit.

    Pour l’heure, aucune avancée significative n’a été enregistrée dans les négociations entre les étudiants et les autorités universitaires. Ces dernières assurent pourtant être prêtes à dialoguer, mais les étudiants restent fermes sur leurs revendications, estimant que leurs doléances sont ignorées depuis trop longtemps.

    La situation reste donc explosive, alors que les forces de l’ordre poursuivent leur mission de maintien de l’ordre sur le campus. Les étudiants, de leur côté, semblent déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à l’obtention de résultats concrets.

    Face à l’escalade des tensions, des voix s’élèvent pour prôner une solution pacifique. Associations, responsables locaux et figures de la société civile appellent à l’ouverture d’un dialogue constructif pour mettre fin à cette crise qui affecte non seulement les étudiants, mais aussi l’ensemble de la communauté universitaire et les habitants de Ziguinchor.

    La question reste donc posée : combien de temps cette impasse durera-t-elle, et à quel prix ? Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si un terrain d’entente peut être trouvé ou si le conflit est voué à perdurer.

    Affaire Samuel Sarr : Une enquête à rebondissements au cœur des grandes entreprises sénégalaises

    L’arrestation de Samuel Sarr, directeur général de West African Energy (WAE), continue de défrayer la chronique. Interpellé vendredi dernier à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour de Dubaï, l’ancien ministre de l’Énergie est en garde à vue à la Section de recherches (SR) de Colobane. Au cœur de l’affaire, des accusations d’abus de biens sociaux portant sur un préjudice estimé à 2 milliards de francs CFA.

    L’enquête, qui s’intensifie, a déjà conduit les enquêteurs à auditionner plusieurs personnalités influentes du secteur économique sénégalais. Ce lundi, Abdoulaye Dia, directeur général de la Société Industrie Commerce (SENICO), ainsi que le représentant du directeur général de Locafrique, Abdou Karim Diop, ont été entendus par la SR. Ces auditions pourraient éclairer certains aspects de ce dossier complexe.

    Par ailleurs, Papa Mademba Biteye, ancien directeur général de la Senelec, est attendu ce mardi devant les enquêteurs. Ce dernier, ayant déjà occupé des fonctions stratégiques dans le secteur énergétique, pourrait fournir des informations cruciales sur les pratiques internes des structures concernées.

    Un autre acteur clé de l’enquête est l’homme d’affaires Harouna Dia, connu pour sa proximité avec le président Macky Sall. Actuellement à Ouagadougou, au Burkina Faso, son retour à Dakar, initialement prévu lundi, a été retardé suite à un vol manqué. Harouna Dia devrait finalement être entendu ce mercredi aux environs de midi. Selon des sources proches de l’enquête, son audition pourrait marquer un tournant décisif, susceptible d’apporter des éléments déterminants pour la suite de l’affaire.

    Une enquête qui fragilise le secteur énergétique
    Le secteur énergétique sénégalais se retrouve en pleine turbulence, avec l’implication directe ou indirecte de figures majeures comme Papa Toby Gaye, actuel directeur général de la Senelec. Ce dossier complexe, mêlant abus de biens sociaux et gestion controversée de fonds, met en lumière des dysfonctionnements internes susceptibles de nuire à l’image des grandes entreprises du pays.

    Alors que l’affaire prend une ampleur nationale, les prochains jours seront décisifs. Les auditions prévues pourraient non seulement permettre de clarifier les zones d’ombre, mais aussi de définir les responsabilités des différents protagonistes dans cette affaire aux répercussions potentiellement considérables pour le secteur économique du Sénégal.

    DÉGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES : La commission conjointe Sénégalo-américaine pour une stratégie de redynamisation

    En réponse à la dégradation du climat des affaires au Sénégal, une commission mixte sénégalo-américaine s’est réunie à Washington pour définir une stratégie de relance économique.

    En août 2024, le climat des affaires au Sénégal a enregistré une dégradation notable, selon les résultats de l’enquête d’opinion menée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). L’indicateur synthétique, basé sur les soldes d’opinion des chefs d’entreprise, a chuté de 5,2 points par rapport au mois précédent, s’établissant à 90,9. Une situation inquiétante due au pessimisme grandissant au sein des industriels, des entrepreneurs des secteurs du BTP et des prestataires de services. En comparaison annuelle, cet indicateur a perdu 5,4 points, soulignant une tendance défavorable persistante.
    Les principaux facteurs de cette dégradation concernent la faible demande, le recouvrement difficile des créances, l’approvisionnement en matières premières complexe et la fiscalité. Ces problèmes sont particulièrement marqués dans le sous-secteur industriel, où l’opinion des acteurs économiques s’est détériorée, notamment en ce qui concerne la production, les commandes et les perspectives de croissance. Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, la situation est similaire, avec des préoccupations majeures liées à la concurrence déloyale, à l’accès difficile au crédit et au foncier, ainsi qu’à des problèmes de corruption et de fraude.
    Face à cette conjoncture économique difficile, une initiative importante a été prise pour redynamiser l’économie sénégalaise : la tenue d’une commission mixte sénégalo-américaine à Washington, vendredi dernier. Cette rencontre a été l’occasion de discussions approfondies sur l’amélioration du climat des affaires, ainsi que sur des secteurs clés pour l’avenir économique du Sénégal, tels que l’agriculture, l’économie bleue et la technologie. Ces thématiques sont devenues des priorités partagées entre les deux nations, désireuses de mettre en place une stratégie de développement économique durable et d’innovation.

    ORIENTATIONS

    L’initiative a été présidée par Kurt Campbell, secrétaire d’État adjoint des États-Unis, et Yassine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères du Sénégal, et a réuni des délégations multisectorielles des deux pays. Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis à Dakar, les deux parties ont convenu que des réformes économiques substantielles, soutenues par un secteur privé fort et compétitif, étaient essentielles pour stimuler la croissance au Sénégal.
    L’importance de la transparence et de la bonne gestion des finances publiques a été soulignée par les États-Unis, qui ont exprimé leurs félicitations pour les progrès réalisés par le gouvernement sénégalais dans ce domaine. Les discussions ont également permis d’explorer des opportunités pour renforcer la coopération dans le secteur agricole, un pilier de l’économie sénégalaise, ainsi que la mise en place d’une économie bleue durable, visant à valoriser les ressources maritimes tout en préservant l’environnement.
    Les technologies ont également occupé une place centrale dans les échanges, avec l’objectif de moderniser les infrastructures numériques du Sénégal et d’encourager l’innovation. En effet, le développement de partenariats technologiques a été identifié comme un levier stratégique pour soutenir la croissance et la compétitivité du pays.
    À l’issue de cette réunion, un accord a été conclu pour poursuivre les initiatives discutées via des canaux diplomatiques, avec une prochaine réunion de la commission mixte prévue au Sénégal. Ce rendez-vous témoignera de l’engagement continu des deux pays à travailler ensemble pour renforcer les relations bilatérales et soutenir le développement économique du Sénégal.
    Le gouvernement sénégalais a réaffirmé son engagement à mener des réformes rigoureuses dans la gestion des finances publiques et à collaborer avec des institutions internationales telles que le FMI pour assurer la stabilité économique du pays. Les États-Unis, de leur côté, ont exprimé leur volonté de soutenir ces efforts à travers une expertise technique accrue et une assistance via des agences comme USAID et la Millennium Challenge Corporation.
    Cette commission conjointe marque un tournant pour le Sénégal, qui cherche à inverser la tendance négative actuelle et à bâtir les bases d’une économie plus résiliente et prospère.


    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°332 – du 26/11/2024

    🔴 DÉGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES AU SÉNÉGAL : L’ALLIANCE DAKAR-WASHINGTON POUR INVERSER LA TENDANCE
    🔴 RAPPORT OLT DU CONTEXTE POST-SCRUTIN : « [PAS] DE CONTESTATION DES RÉSULTATS PROVISOIRES », SELON LE FC

    🔴 JEUX AFRICAINS MILITAIRES – TAEKWONDO : LE SÉNÉGAL AJOUTE 2 MÉDAILLES AU BUTIN
    🔴 COUPE D’AFRIQUE DE JUDO DAKAR 2024 : LE SÉNÉGAL EN TÊTE DU CLASSEMENT GÉNÉRAL

    Diffusion de fausses nouvelles : Cheikh Thiam “Ambassadeur” placé en garde à vue

    Cheikh Thiam, connu sous le surnom “Ambassadeur”, a été placé en garde à vue par la Division spéciale de Cybersécurité (DSC) de la police nationale. Selon des informations exclusives rapportées par Ledakarois.sn, le politicien est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et pourrait être déféré devant le procureur dès ce mardi, sauf changement de programme.

    Cette interpellation fait suite à des déclarations controversées de Cheikh Thiam. Il avait annoncé une prétendue série d’assassinats par empoisonnement, une allégation qui a rapidement suscité l’intervention du procureur de la République. Ce dernier a chargé la DSC d’enquêter sur ces propos jugés alarmants et sans fondement.

    Cheikh Thiam est désormais sous le coup d’une enquête visant à déterminer la véracité de ses affirmations et leur impact sur l’ordre public. La diffusion de fausses nouvelles est un délit sévèrement réprimé au Sénégal, notamment lorsqu’elle engendre un trouble à l’ordre public ou alimente des tensions sociales.

    Cette affaire intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des poursuites pour diffusion de fausses informations, souvent liées à des enjeux politiques ou sociaux. Les autorités réitèrent leur volonté de lutter contre la désinformation, tandis que certains observateurs dénoncent une instrumentalisation de la justice pour museler les voix discordantes.

    Affaire Samuel Sarr : détention restrictive et conditions difficiles dénoncées

    L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Sarr, actuellement en garde à vue à la Section des recherches de Colobane, fait face à des conditions de détention jugées difficiles, selon des informations rapportées par Leral. Arrêté dans le cadre d’un différend judiciaire l’opposant à Moustapha Ndiaye, actionnaire et ancien président du Conseil d’administration de West African Energy, il est privé de visites, sauf celles de ses avocats.

    Selon une source proche de Samuel Sarr, les membres de sa famille se sont vu refuser tout accès à lui depuis son interpellation, ce qui suscite des critiques. Cette situation est perçue comme une atteinte à ses droits, d’autant que la source rappelle son parcours au service de la Nation, et estime qu’il devrait bénéficier d’un traitement respectueux de sa dignité.

    Outre le différend lié à une transaction de 2 milliards de francs CFA dénoncée par Moustapha Ndiaye, Samuel Sarr a lui-même déposé une plainte contre ce dernier. Cependant, cette plainte, selon ses proches, n’a pas été instruite par les enquêteurs pour des raisons inexpliquées, alimentant des interrogations sur l’équité de la procédure.

    La détention de Samuel Sarr dans ces conditions difficiles relance le débat sur le respect des droits des personnes en garde à vue au Sénégal. Ses proches et ses soutiens appellent à ce qu’il soit traité avec équité et dans le respect des normes en vigueur, tout en espérant une évolution rapide de la situation.

    Appel du Khalife : Touba Ca Kanam réagit avec une contribution de 114 millions de francs

    En réponse à l’appel lancé par le Khalife général des Mourides, Touba Ca Kanam a réagi en annonçant une contribution de 114 millions de francs pour les travaux de réfection et d’embellissement de la grande mosquée de Touba. L’appel avait été fait par le chef religieux lors de la clôture des activités de Junatun Limàn Nazamaho, où il avait annoncé le démarrage imminent de ces travaux.

    Cette contribution, remise ce lundi par la structure dirigée par Serigne Habibou Mbacké Falilou, marque un soutien significatif aux efforts entrepris pour l’embellissement de la grande mosquée, un symbole de la foi et de la culture mouride. Le Khalife, accompagné de Serigne Mame Mor Mbacké, président de Touba Ca Kanam, et de Serigne Abdou Lahad Mbacké Habibou, a salué cet élan de solidarité en faveur d’une initiative de grande envergure pour la communauté mouride.

    Cette donation témoigne de l’engagement des membres de la communauté à soutenir les projets de développement religieux et à répondre aux besoins spirituels des fidèles, tout en préservant le rayonnement de Touba, ville sainte et centre spirituel de la confrérie mouride.

    Rougeole : 449 cas enregistrés en 2024, une campagne nationale de vaccination en préparation

    Le Sénégal fait face à une résurgence de la rougeole avec 449 cas confirmés recensés dans 33 districts sanitaires, soit 41 % des 79 districts que compte le pays. Ces informations ont été communiquées lundi par le docteur Abdoulaye Mangane, médecin à la Direction de la prévention du ministère de la Santé et de l’Action sociale, lors d’une journée d’information en prélude à une campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole.

    Pour faire face à cette situation, une vaste campagne de vaccination a été planifiée. L’objectif est de protéger environ 7 326 586 enfants, en utilisant 8 millions de doses de vaccins. Le lancement de cette initiative se fera dans le district de Yeumbeul, en banlieue dakaroise. Malgré la hausse des cas de rougeole, aucune perte de vie n’a été signalée depuis 2022, où deux décès avaient été enregistrés.

    Cependant, des défis importants subsistent pour assurer le succès de cette campagne. Parmi eux, la nécessité d’intensifier la sensibilisation des populations afin de surmonter les réticences et les doutes entourant la vaccination. Le docteur Mangane a souligné l’importance d’une communication claire et précise pour contrer les rumeurs et encourager l’adhésion des familles à la campagne.

    Le médecin a insisté sur l’importance de mobiliser tous les acteurs, y compris les familles, les leaders communautaires et les professionnels de santé, pour garantir une forte participation. Il a rappelé que cette campagne vise non seulement à freiner l’épidémie actuelle, mais également à prévenir de futures flambées de rougeole et de rubéole, tout en renforçant l’immunité collective au sein de la population.

    Dans un contexte où la rougeole reste une menace mondiale pour la santé publique, cette initiative est perçue comme une mesure essentielle pour protéger les enfants et assurer la sécurité sanitaire au Sénégal.

    Accident de la route à Matam : Trois morts et quinze blessés dans une collision entre minibus

    Un tragique accident de la route s’est produit ce lundi matin, entre les localités de Trawo Dendoudy et Danthialy, dans la région de Matam. Selon les informations fournies par le lieutenant-capitaine Ignace François Ndiaye de la compagnie locale d’incendie et de secours, l’accident a causé la mort de trois personnes et fait quinze blessés.

    La collision, survenue vers 5 heures du matin, a impliqué deux minibus. Parmi les blessés, cinq sont dans un état critique et ont été pris en charge en urgence par les services de secours.

    Les autorités ont ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes de cet incident, qui vient rappeler une fois de plus la nécessité de renforcer les mesures de sécurité routière dans la région.

    Adama Gaye libéré sous condition : son procès fixé à vendredi prochain

    Le journaliste Adama Gaye a obtenu une liberté provisoire accordée par le procureur de la République, selon une source autorisée citée par Ledakarois.sn. Déféré ce matin par la Division des investigations criminelles (DIC) pour des accusations de diffusion de fausses nouvelles, il sera jugé vendredi prochain au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

    Lors de son déferrement, Adama Gaye était assisté de son avocat, Me Seydou Diagne. Cette affaire, qui a attiré l’attention de l’opinion publique, sera scrutée de près lors de l’audience à venir, où les charges portées contre le journaliste seront examinées en détail.

    Adama Gaye obtient une liberté provisoire : son procès fixé au 29 novembre 2024

    Le journaliste et analyste Adama Gaye a bénéficié d’une liberté provisoire ce lundi, à la suite de son face-à-face avec le procureur. Cette décision marque une étape clé dans une affaire qui a suscité une vive attention dans les milieux médiatiques et juridiques au Sénégal.

    Selon son avocat, Me Seydou Diagne, qui s’est confié à Dakaractu, Adama Gaye a été reconduit chez lui après avoir été libéré. Toutefois, cette liberté reste sous condition : le journaliste comparaîtra en flagrant délit devant le tribunal le vendredi 29 novembre 2024.

    Adama Gaye est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, une accusation qui, dans le contexte sénégalais, relance le débat sur la liberté de la presse et les limites de l’expression publique. Bien que les détails des faits reprochés ne soient pas encore clairement exposés, cette affaire suscite déjà des réactions mitigées dans l’opinion publique et parmi les défenseurs des droits humains.

    Le procès attendu de vendredi prochain sera déterminant, non seulement pour le journaliste, mais aussi pour l’équilibre entre le respect des lois et la protection des droits fondamentaux des citoyens sénégalais, notamment celui d’informer.

    Adama Gaye, connu pour ses positions critiques à l’égard des autorités, reste au centre de nombreuses controverses. Sa libération provisoire, bien que bienvenue pour ses proches et partisans, ouvre la voie à un affrontement judiciaire où chaque partie tentera de faire valoir ses arguments.

    Le verdict attendu à l’issue de cette audience sera scruté de près, tant au niveau national qu’international.

    Redevabilité électorale : un rapport pointe les lacunes et propose des réformes

    Un rapport récent intitulé « Redevabilité électorale » met en lumière les enjeux cruciaux liés à la transparence et à la responsabilité dans les processus électoraux. Il souligne que la redevabilité est une condition indispensable pour renforcer la confiance des citoyens envers les institutions démocratiques et garantir des élections crédibles.

    Le document, issu d’une analyse approfondie des processus électoraux, identifie plusieurs dysfonctionnements qui compromettent la transparence et propose des recommandations pour y remédier.

    L’évaluation des initiatives existantes révèle des failles notables. Si des efforts ont été consentis pour renforcer la transparence – notamment à travers des plateformes numériques et la formation d’observateurs – plusieurs obstacles subsistent. Le rapport pointe un manque de communication proactive des institutions électorales, des faiblesses dans les technologies utilisées, et des inégalités dans l’accès aux médias pour les candidats et partis politiques.

    Par exemple, certains électeurs ont exprimé des frustrations face à des informations électorales insuffisamment accessibles ou mises à jour tardivement. Ces lacunes, selon le rapport, sapent la confiance des citoyens et alimentent les soupçons de pratiques opaques.

    Face à ces constats, le rapport émet des recommandations concrètes. Parmi celles-ci figurent :

    Renforcer les cadres législatifs : Adopter des lois garantissant l’accès public aux données électorales et criminalisant les pratiques opaques.

    Moderniser les outils numériques : Investir dans des technologies fiables pour assurer une gestion et une diffusion efficaces des informations électorales.

    Promouvoir la participation citoyenne : Sensibiliser les citoyens sur leur rôle dans le suivi et la transparence des élections.

    Former les acteurs clés : Développer des programmes de formation pour les membres des commissions électorales, les observateurs et les médias afin de garantir un suivi impartial et informé.

    Le rapport compare également la situation locale à celle de pays ayant mis en place des mécanismes exemplaires de transparence électorale. Ces études de cas servent à illustrer des pratiques pouvant être adaptées pour renforcer la gouvernance démocratique.

    En conclusion, le rapport insiste sur l’urgence de réformer les mécanismes existants pour garantir des élections transparentes et équitables. Il appelle à une mobilisation collective des institutions, de la société civile et des citoyens pour bâtir un système électoral où la redevabilité n’est plus une option mais une norme.

    Saisie record de cocaïne à Koungheul : 235 kg interceptés par les Douanes sénégalaises

    Les Douanes sénégalaises ont réalisé une importante saisie de drogue ce dimanche 24 novembre 2024, dans la localité de Koungheul, dans la région de Kaffrine. Une cargaison de 235 kilogrammes de cocaïne pure, répartie en 210 plaquettes, a été interceptée par les agents de la Brigade mobile de Koungheul, appartenant à la Région douanière du Centre.

    Cette opération, menée à 10 heures du matin, s’est déroulée dans le cadre d’un ciblage d’un véhicule de type pick-up, en provenance d’un pays limitrophe. Lors d’un contrôle minutieux, les agents ont découvert une cachette aménagée entre le châssis et la benne du véhicule, où la drogue était dissimulée. Le conducteur, de nationalité étrangère, a été arrêté et remis aux autorités compétentes.

    Les tests effectués sur la drogue, à l’aide de kits de détection spécialisés, ont été confirmés par le Laboratoire national de la Police technique et scientifique. La valeur estimée de cette cargaison sur le marché illicite s’élève à 18,8 milliards de francs CFA.

    Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations similaires effectuées par les Douanes sénégalaises cette année. Entre mars et novembre 2024, un total impressionnant de 2114 kilogrammes de cocaïne a été intercepté sur le corridor Dakar-Kidira, représentant une valeur marchande de plus de 169 milliards de francs CFA.

    L’Administration des Douanes a réaffirmé sa volonté de lutter contre la criminalité transnationale organisée, en particulier le trafic international de drogues, qui constitue une menace majeure pour la sécurité nationale et régionale. Ces succès témoignent de la vigilance et de l’engagement des forces douanières sénégalaises dans cette lutte.

    Affaire « Amir Abo » : des révélations troublantes sur l’homme d’affaires sénégalais

    Abo Mbacké, connu sous le pseudonyme « Amir Abo », a été placé sous mandat de dépôt pour des accusations d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Cette affaire, qui continue de faire grand bruit, met en lumière des éléments intrigants découverts par la Division des investigations criminelles (Dic).

    Selon le quotidien Libération, l’homme d’affaires est en possession d’un passeport diplomatique sénégalais numéroté 21PD14881, délivré le 14 mars dernier, soit peu avant l’élection présidentielle. Lors d’une perquisition à son domicile situé à Sicap Foire, les enquêteurs ont également saisi des autocollants portant la mention : « His Excellency Amir Abo / Special Adviser to MBS ». Ces initiales renverraient au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salmane. Malgré ces découvertes, Abo Mbacké nie avoir prétendu être un conseiller du dirigeant saoudien.

    En parallèle, l’homme d’affaires fait face à trois plaintes distinctes. Une certaine M. D. Tall lui réclame 100 millions de FCFA, tandis que l’architecte Pierre Goudiaby Atépa accuse Amir Abo d’un impayé de 400 millions de FCFA. Le groupe audiovisuel Gélongal, de son côté, l’accuse d’avoir commandé un projet de film sans honorer ses engagements.

    Les investigations se poursuivent pour faire la lumière sur ces accusations et sur l’origine des fonds impliqués. Les plaignants attendent des réponses et des actions de la justice dans cette affaire complexe et riche en rebondissements.

    Affaire Samuel Sarr : le directeur de la Senelec auditionné, l’enquête se poursuit

    Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie et actuel directeur général de West African Energy (WAE), est placé en garde à vue à la Section de recherches de Colobane depuis vendredi dernier. Son arrestation, survenue à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il rentrait de Dubaï, est liée à une plainte déposée par l’homme d’affaires Moustapha Ndiaye, président du Conseil d’administration de WAE. Ce dernier accuse Samuel Sarr d’abus de biens sociaux, pointant une transaction de 2 milliards de francs CFA jugée suspecte.

    Dans le cadre des investigations, Papa Toby Gaye, directeur général de la Senelec, a été auditionné par les enquêteurs pour fournir des renseignements en tant que représentant de la société. La Senelec détient en effet 15 % des parts de WAE, ce qui en fait un actionnaire stratégique du projet de centrale électrique.

    Cette affaire n’est pas récente. La plainte de Moustapha Ndiaye remonte à plusieurs mois, et Samuel Sarr avait déjà été entendu par les enquêteurs à deux reprises avant son interpellation. Le 14 novembre, accompagné de son avocat Me Baboucar Cissé, il avait nié les accusations portées contre lui et promis de fournir des preuves de son innocence.

    Le lendemain, l’ancien ministre était de retour à la Section de recherches avec les documents en question, espérant lever les soupçons. Cependant, les enquêteurs ont décidé d’approfondir leurs investigations, et Samuel Sarr a été à nouveau convoqué vendredi dernier, jour où il a été placé en garde à vue.

    Selon les informations rapportées par L’Observateur, Samuel Sarr devrait être auditionné à nouveau ce lundi 25 novembre. Cette affaire soulève des interrogations sur la gestion des fonds au sein de WAE et les relations entre ses actionnaires, en particulier entre Samuel Sarr et Moustapha Ndiaye.

    Crise dans l’Enseignement Supérieur au Sénégal : Le SAES dénonce le non-respect des engagements du MESRI

    Le Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (SAES) monte au créneau face à ce qu’il qualifie de non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Dans un communiqué publié le 23 novembre, suite à une réunion de son bureau national tenue la veille, le syndicat critique la gestion du ministre Abdourahmane Diouf et alerte sur les conséquences néfastes pour le secteur universitaire.

    Le SAES déplore des engagements non tenus par le MESRI, notamment concernant les tournées effectuées dans les universités publiques. Ces manquements, selon le syndicat, ont déjà entraîné des perturbations dans certaines institutions. Les problèmes se manifestent également dans l’orientation des nouveaux bacheliers : le ministère est accusé d’avoir imposé des quotas d’inscription largement supérieurs à la capacité d’accueil des universités, sans prévoir les infrastructures ni les ressources nécessaires pour y faire face.

    Le syndicat pointe du doigt des lacunes structurelles importantes. Parmi elles, la non-livraison des infrastructures pédagogiques et sociales, un déficit d’enseignants, ainsi qu’une insuffisance du budget alloué annuellement. Ces carences mettent en péril la stabilité et le fonctionnement normal des universités, malgré les efforts des enseignants et chercheurs pour maintenir un semblant d’équilibre.

    Parmi les revendications du SAES, la question de la pension de réversion pour les ayants droit des enseignants décédés demeure centrale. Pour le syndicat, il s’agit d’une question de justice et d’équité qui ne saurait faire l’objet de négociations. Le ministre Abdourahmane Diouf a, de son côté, justifié le retard en évoquant la disparition du décret relatif à cette mesure dans les méandres administratifs. Une explication jugée insuffisante par le SAES, qui s’étonne de l’absence de signature d’une nouvelle version pourtant maintes fois annoncée.

    Malgré ces différends, le SAES affirme rester ouvert au dialogue avec les autorités, à l’exception du point relatif à la pension de réversion, qu’il considère non négociable. Le syndicat appelle ses membres à la mobilisation pour exiger la résolution définitive des problèmes soulevés et préserver les acquis obtenus au fil des années.

    La crise qui secoue l’enseignement supérieur au Sénégal met en lumière des enjeux majeurs pour l’avenir du secteur, tant pour les étudiants que pour les enseignants. Alors que les tensions persistent, la capacité du MESRI à répondre aux revendications sera déterminante pour garantir la stabilité du système universitaire.

    Moustapha Diakhaté déféré au parquet pour « insulte via un système informatique »

    Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), a été déféré au parquet par la Division spéciale de Cybersécurité (DSC) de la police nationale. L’information, relayée par Seneweb, indique que l’ancien parlementaire est accusé d’avoir commis une « insulte par le biais d’un système informatique ».

    Arrêté depuis vendredi dernier, Moustapha Diakhaté est actuellement détenu dans les locaux du tribunal de grande instance hors classe de Dakar, où il attend de comparaître devant le procureur de la République. En garde à vue dans la cave du tribunal, il devra « garder son mal en patience » jusqu’à ce que la justice se prononce sur son dossier.

    Les faits qui lui sont reprochés s’inscrivent dans le cadre des infractions relevant du Code des communications électroniques, un cadre législatif qui criminalise les abus commis via les plateformes numériques et les réseaux sociaux.

    Cette affaire suscite déjà de nombreuses réactions, notamment au sein des cercles politiques et de la société civile. Certains dénoncent une tentative de musellement des voix critiques dans le pays, tandis que d’autres appellent au respect des lois et des normes de communication en ligne.

    Pour le moment, les détails exacts des propos incriminés ou de leur contexte n’ont pas été rendus publics. Le parquet aura donc la lourde tâche de clarifier les accusations et de statuer sur la suite à donner à cette affaire.

    En attendant, la situation de Moustapha Diakhaté met une nouvelle fois en lumière la question de l’utilisation des réseaux sociaux par les personnalités publiques, et des responsabilités qui en découlent. Une affaire à suivre de près.

    Réinventer le « système » pour un Sénégal résilient et durable

    La victoire de PASTEF aux élections législatives de novembre 2024, consolidant une majorité confortable à l’Assemblée nationale, offre une opportunité unique pour engager des réformes structurelles ambitieuses. C’est une occasion de traduire la Stratégie nationale de développement (SND) 2025-2029 en actions concrètes, à travers des approches techniques solides et des mécanismes de financement adaptés aux réalités socio-économiques du Sénégal.

    La réforme fiscale doit être un pilier fondamental pour maximiser les recettes publiques et réduire la dépendance aux financements externes. Un audit exhaustif du système fiscal permettra de détecter les niches d’évasion fiscale et les exonérations contre-productives. L’instauration d’une fiscalité progressive renforcera l’équité, en augmentant la contribution des segments les plus aisés.

    Pour intégrer l’économie informelle, des régimes fiscaux simplifiés et des incitations spécifiques, comme des exonérations temporaires pour les nouveaux entrants, seront essentiels. La modernisation des outils numériques fiscaux automatisera les processus, réduira les fraudes et renforcera la transparence dans la gestion des recettes.

    Les partenariats public-privé (PPP) doivent jouer un rôle clé dans le financement des infrastructures stratégiques. Un cadre juridique solide est indispensable pour garantir la transparence et attirer des investissements prévisibles. La création d’un guichet unique simplifiera les procédures administratives et optimisera la gestion des projets.

    Ces PPP devront se concentrer sur des priorités nationales telles que les énergies renouvelables, les infrastructures de transport et la santé. Chaque projet devra être précédé d’études d’impact social et environnemental pour maximiser les bénéfices pour les communautés locales.

    Les fonds souverains issus des recettes pétrolières et gazières devront être structurés pour favoriser la diversification économique et la résilience. Ces fonds serviront à financer des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’éducation et les technologies vertes, tout en assurant l’épargne pour les générations futures à travers des mécanismes d’épargne intergénérationnelle. Une gouvernance indépendante et transparente est cruciale pour garantir leur efficacité et éviter toute interférence politique.

    Les obligations vertes et les Diaspora Bonds offriront des alternatives pour diversifier les sources de financement de la SND. Les obligations vertes permettront de financer des projets prioritaires alignés sur les enjeux climatiques, comme les infrastructures résilientes et la transition énergétique.

    Les Diaspora Bonds, quant à eux, capteront les ressources de la diaspora sénégalaise grâce à des produits d’investissement attractifs et sécurisés. Une plateforme numérique dédiée assurera la transparence et le suivi de ces instruments.

    La décentralisation doit être renforcée par une territorialisation efficace des politiques publiques. Chaque région actualisera un Plan régional de développement intégré (PRDI), aligné sur les priorités nationales tout en tenant compte des spécificités locales. Ces plans devront inclure des indicateurs de performance clairs, avec des mécanismes de suivi et d’évaluation rigoureux.

    Un fonds de décentralisation dédié offrira un appui financier et technique aux collectivités locales pour assurer une gestion efficace et transparente des ressources.

    La Nouvelle gestion publique (NGP) doit guider la réforme administrative en insistant sur la transparence, l’efficience et la redevabilité. La Gestion axée sur les résultats (GAR) devra être systématiquement appliquée, avec des indicateurs précis et des tableaux de bord numériques permettant un suivi en temps réel des performances.

    Des audits réguliers et une culture d’amélioration continue sont indispensables pour ajuster les politiques en fonction des résultats obtenus.

    La modernisation des infrastructures numériques doit améliorer l’efficacité des services publics, notamment dans les domaines de l’état civil, de la santé et de la justice. Cette digitalisation réduira les délais de traitement et favorisera un accès équitable, surtout dans les zones rurales.

    Par ailleurs, la lutte contre la corruption doit être intensifiée. La création d’une Autorité nationale de transparence, dotée de pouvoirs élargis, permettra de sanctionner les malversations passées et de prévenir les futures. Des audits réguliers des marchés publics et un portail de signalement citoyen renforceront la redevabilité.

    L’intégration régionale est essentielle pour maximiser les synergies avec les initiatives de la CEDEAO et de l’Union africaine. Des projets communs dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de la sécurité alimentaire devront être encouragés.

    Ces initiatives bénéficieront de financements multilatéraux, comme les fonds climatiques, et renforceront un développement inclusif et durable.

    La presse écrite sénégalaise face à une crise financière sans précédent

    La presse écrite sénégalaise traverse une période de turbulences qui pourrait signer sa disparition en 2025 si la tendance actuelle se maintient. Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des Diffusions et Éditeurs de Presse du Sénégal (Cdeps), tire la sonnette d’alarme. Il pointe une situation économique et financière devenue intenable pour les entreprises de presse, exacerbée par des décisions gouvernementales jugées hostiles au secteur.

    Selon Mamadou Ibra Kane, les dettes qui s’accumulent dans les entreprises de presse atteignent des niveaux critiques. « Les entreprises de presse sont étranglées par une pression fiscale écrasante », affirme-t-il. À cela s’ajoutent des retards dans les paiements de subventions étatiques, pourtant essentielles pour assurer leur survie, ainsi que l’annulation unilatérale de plusieurs contrats de publicité. Ces mesures auraient des répercussions dévastatrices sur le fonctionnement et la viabilité des rédactions.

    Les entreprises de presse dénoncent également le blocage de leurs comptes bancaires, une pratique qui, selon le Cdeps, s’inscrit dans une logique d’« asphyxie organisée ». Mamadou Ibra Kane parle d’une « diabolisation » orchestrée de la presse, qui compromet non seulement son indépendance mais aussi sa crédibilité auprès du public.

    La crise de la presse écrite sénégalaise ne se limite pas à des enjeux économiques. Elle soulève également des questions fondamentales sur l’état de la démocratie au Sénégal. « Une presse libre et indépendante est essentielle pour garantir la transparence et le pluralisme », rappelle le président du Cdeps. La fragilisation des médias pourrait affaiblir leur rôle de contre-pouvoir et priver les citoyens d’une information diversifiée et fiable.

    Face à cette situation, le Cdeps appelle à une mobilisation nationale pour sauver la presse écrite. Mamadou Ibra Kane exhorte le gouvernement à revoir ses politiques, notamment en rétablissant les subventions et en levant les blocages financiers. Il invite également les partenaires internationaux et les acteurs de la société civile à soutenir le secteur.

    Le déclin annoncé de la presse écrite sénégalaise serait une perte majeure, non seulement pour les professionnels du secteur mais aussi pour l’ensemble de la société. À l’aube de 2025, l’avenir de l’information libre au Sénégal semble suspendu à une prise de conscience collective et à des décisions politiques courageuses.

    Adama Gaye déféré au parquet de Dakar : les faits au cœur de l’affaire

    le journaliste et analyste politique Adama Gaye a été déféré au parquet de Dakar, selon des informations rapportées par DakarActu. Cette comparution devant le procureur fait suite à une garde à vue prolongée après son arrestation ce week-end par la Division des investigations criminelles (DIC).

    Adama Gaye est accusé d’avoir fait des déclarations controversées concernant le décès de Mamadou Moustapha Bâ, ancien ministre des Finances. Les autorités n’ont pour l’instant pas précisé la nature exacte des propos incriminés, mais ceux-ci semblent liés à des affirmations jugées sensibles ou potentiellement diffamatoires.

    L’affaire suscite déjà des débats dans l’opinion publique sénégalaise, entre défenseurs de la liberté d’expression et partisans d’une stricte régulation des discours publics. Adama Gaye, connu pour ses positions critiques envers certains acteurs politiques, a déjà eu maille à partir avec la justice dans le passé, notamment sur des questions de diffamation et de discours jugés polémiques.

    La comparution de ce matin marque une nouvelle étape dans cette affaire qui pourrait potentiellement raviver les débats sur les limites entre liberté d’expression et responsabilité pénale au Sénégal.

    L’audition par le procureur devrait permettre d’éclaircir les faits et de décider des suites judiciaires à donner. Pendant ce temps, des organisations de défense des droits humains et des soutiens d’Adama Gaye suivent de près l’évolution de l’affaire, certains dénonçant une tentative d’intimidation envers une voix critique.

    Nous continuerons de suivre ce dossier pour vous tenir informés des développements.

    Abo Mbacké alias «Amir Abo» placé sous mandat de dépôt : entre escroquerie, blanchiment de capitaux et mystifications diplomatiques

    L’homme d’affaires sénégalais Abo Mbacké, plus connu sous le pseudonyme Amir Abo, se retrouve au cœur d’un scandale retentissant. Accusé d’escroquerie et de blanchiment de capitaux, le président de Stam Global Business a été placé sous mandat de dépôt après des investigations menées par la Division des investigations criminelles (DIC).

    Le journal Libération, dans son édition de ce lundi, révèle des informations surprenantes qui jettent un voile d’ombre sur les activités d’Amir Abo. Lors de la perquisition de son domicile à Sicap Foire, les enquêteurs ont découvert un passeport diplomatique sénégalais (numéro 21PD14881), délivré le 14 mars dernier, soit dix jours seulement avant la dernière présidentielle.

    Ce document n’est pas la seule trouvaille intrigante. Les enquêteurs sont également tombés sur des autocollants portant l’inscription « His Excellency Amir Abo/Special adviser to MBS ». Ces initiales, en apparence anodines, renvoient au prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane. Malgré les accusations antérieures selon lesquelles il se faisait passer pour un proche conseiller de MBS, Amir Abo avait toujours nié ces prétentions avant cette découverte compromettante.

    Sur le plan judiciaire, Amir Abo fait face à trois plaintes majeures.

    • Madame M. D. Tall réclame le paiement de 100 millions de francs CFA, affirmant avoir été flouée.
    • Pierre Goudiaby Atépa, célèbre architecte sénégalais, l’accuse d’un impayé s’élevant à 400 millions de francs CFA.
    • Enfin, le groupe Gélongal, spécialisé dans la production audiovisuelle, affirme qu’Amir Abo n’a pas honoré un contrat de réalisation de film, plongeant le projet dans une impasse .

    Ce n’est pas la première fois qu’Amir Abo est au centre de controverses. L’homme d’affaires, à la réputation flamboyante et aux connexions supposées avec des figures influentes, semble avoir cultivé une image mêlant prestige et zones d’ombre. L’affaire en cours, avec ses révélations inédites, pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière.

    Alors que les investigations se poursuivent, les Sénégalais attendent avec intérêt de connaître toute la vérité sur ce personnage énigmatique, oscillant entre mystifications diplomatiques et affaires judiciaires complexes. Le dénouement de cette affaire pourrait également révéler d’éventuelles complicités ou dysfonctionnements au sein des institutions ayant permis à Amir Abo d’accéder à un passeport diplomatique.

    Cette affaire met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue sur les pratiques de certains hommes d’affaires et les liens qu’ils entretiennent avec les cercles de pouvoir.

    Le Premier ministre Ousmane Sonko annonce le vote de la loi de finances avant le 31 décembre

    Dans le cadre d’une nouvelle dynamique politique, le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré, ce dimanche, que la loi de finances initiale sera votée avant la fin de l’année 2024. Cette annonce a été faite en marge d’un séminaire de formation des députés du parti Pastef, tenu à Saly Portudal.

    « Vue la configuration des choses, il faut s’attendre à une accélération dès l’installation de l’Assemblée nationale pour pouvoir voter la loi de finances initiale avant le 31 décembre et avancer sur beaucoup d’autres projets déjà préparés », a expliqué le chef du gouvernement.

    Depuis la victoire du Pastef à la présidentielle de mars dernier, le parti a renforcé son emprise politique en obtenant 130 des 165 sièges de l’Assemblée nationale. Cette majorité écrasante, l’une des plus importantes jamais obtenues par un seul parti au Sénégal, permettra au gouvernement d’appliquer son agenda de rupture sans entraves.

    Ce rapport de force favorable confère au Pastef la capacité de conduire des réformes majeures, tant au niveau institutionnel qu’économique. La priorité, selon Ousmane Sonko, est de garantir une mise en œuvre rapide et efficace des projets en attente, notamment ceux liés à la relance économique, aux infrastructures et aux services sociaux.

    Ce séminaire de formation à Saly Portudal s’inscrit dans une volonté de professionnaliser davantage les élus du Pastef afin de préparer cette nouvelle ère législative. « Il ne s’agit pas seulement de voter des lois, mais de comprendre pleinement les enjeux pour accompagner les réformes ambitieuses que nous proposons », a ajouté un cadre du parti présent à l’événement.

    Avec ce mandat législatif renforcé, le gouvernement ambitionne de poser les bases d’une transformation durable du Sénégal, répondant ainsi aux attentes élevées de la population. Toutefois, l’opposition et la société civile surveillent de près les actions du Pastef, appelant à un exercice équilibré du pouvoir malgré cette large majorité.

    Les prochains mois seront donc cruciaux pour déterminer si cette concentration du pouvoir permettra une véritable rupture ou si elle soulèvera des défis démocratiques.

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°331 – du 25/11/2024

    🔴 WAE – GARDE À VUE POUR DÉTOURNEMENT PRÉSUMÉ DE 8 MILLIARDS F CFA : L’AVOCAT DE SAMUEL SARR NIE EN BLOC
    🔴 BAKEL – 37 CAS DE FEUX DE BROUSSE EN DEUX MOIS : PLUS DE 4 500 HA PARTENT EN FUMÉE !

    🔴 VICTOIRE CONTRE SITEU PAR DÉCISION ARBITRALE : MODOU LÔ SAUVE SON TRÔNE
    🔴 PRÉPARATIFS AFROBASKET / « SI ON NE FAIT PAS LE MINIMUM, JE NE VAIS PLUS DIRIGER CETTE ÉQUIPE » : LE COUP DE GUEULE DU COACH DES « LIONS »

    Concertations sur l’eau à Kaolack : Cheikh Baye Mbaye Niass salue l’initiative et souligne son importance

    Le guide religieux et acteur politique kaolackois, Cheikh Baye Mbaye Niass, membre de PASTEF, a salué l’organisation des concertations sur l’eau et l’assainissement dans la région de Kaolack.

    « Ces concertations revêtent une importance capitale. Parler d’eau et d’assainissement, c’est aborder un aspect essentiel de la vie quotidienne. Le choix de Kaolack est à saluer, et nous remercions les autorités pour cette initiative. Cela démontre une réelle volonté de faire de la politique décentralisée », a-t-il expliqué, en sa qualité de coordonnateur du Mouvement National Domi Darra Patriotes.

    Il a ajouté : « De notre côté, nous avons mené une campagne de sensibilisation pour expliquer aux populations les enjeux de ces concertations. Nous l’avons fait non seulement en tant que responsables politiques, mais aussi comme soutiens du projet, conscients de l’ambition de la vision Sénégal 2050. »

    Selon Cheikh Baye Mbaye Niass, le choix de Kaolack n’est pas anodin. « Tout le monde sait que la région de Kaolack fait face depuis longtemps à un problème d’accès à l’eau potable en raison d’un taux élevé de salinité, ainsi qu’à des défis liés à l’assainissement. Ces problèmes ont un impact direct sur la santé des populations. Ce taux de salinité affecte également l’agriculture, poussant de nombreux agriculteurs à abandonner leurs terres pour chercher d’autres moyens de subsistance. Certains ont même choisi de migrer clandestinement, prenant des pirogues au péril de leur vie », a-t-il déploré.

    Pour ce guide religieux et homme politique, ces concertations sont cruciales. « Nous restons optimistes quant à l’application des recommandations qui découleront des travaux. »

    Feux de brousse à Bakel : Une crise environnementale avec 37 incidents et plus de 4 861 ha détruits

    Le département de Bakel, situé dans la région de la vallée du fleuve, fait face à une crise environnementale majeure en raison des feux de brousse. Entre octobre et novembre 2024, pas moins de 37 incendies ont été signalés, impactant une superficie de 4 861 hectares de terre. Ces chiffres ont été rendus publics lors d’une réunion du comité départemental de développement, qui a discuté de la prévention et de la gestion des feux de brousse dans la région. Le lieutenant Malang Kamara, chef du service des eaux et forêts de Bakel, a été chargé de faire un point sur la situation.

    Parmi les différentes localités touchées par ces incendies, la commune de Gabou ressort comme étant la plus gravement affectée. Elle a enregistré 14 cas de feux de brousse, représentant une perte de 4 255 hectares, soit près de 88% de la superficie totale détruite dans le département. Gabou est une zone où l’agriculture et l’élevage sont particulièrement importants, ce qui accentue les conséquences économiques et écologiques de ces incendies. Le lieutenant Kamara a expliqué que ces feux surviennent principalement à la fin des récoltes, quand les champs sont souvent laissés sans surveillance, et à l’arrivée des transhumants, qui déplacent leurs troupeaux vers de nouvelles pâturages.

    La majorité des feux de brousse dans cette région sont causés par des activités humaines, notamment l’agriculture, la coupe du bois, et parfois la négligence. Certaines pratiques agricoles, comme le brûlage des champs pour les préparer à de nouvelles cultures, sont des facteurs aggravants. De plus, l’arrivée de nouveaux groupes de transhumants avec leurs troupeaux dans des zones non préparées à recevoir ces animaux contribue également à l’extension des feux.

    Le lieutenant Kamara a souligné que ces incendies surviennent à un moment particulièrement délicat de l’année, où la fin des travaux champêtres et l’arrivée des transhumants s’accompagnent de tensions sur les ressources naturelles. Les feux de brousse, souvent incontrôlables, peuvent rapidement se propager, détruisant la végétation, menaçant les habitations et les espaces de vie des populations locales, et mettant en péril la biodiversité de la région.

    La lutte contre les feux de brousse à Bakel rencontre plusieurs obstacles majeurs. Selon le lieutenant Kamara, l’une des difficultés principales réside dans la faible participation des collectivités territoriales dans la gestion de ces incendies. Il a également évoqué l’insuffisance des ressources matérielles et des moyens humains pour faire face à l’ampleur du phénomène. En particulier, il manque des équipements adaptés pour intervenir rapidement. Le service des eaux et forêts manque d’unités légères de lutte contre les feux, ainsi que de moyens de transport et de matériels de lutte modernes tels que des tricycles équipés de mini-citernes, qui pourraient faciliter l’extinction des incendies en zone difficile d’accès.

    Le manque de carburant est également un problème récurrent qui ralentit l’efficacité des interventions. La mise en place d’une banque de carburant pourrait permettre de répondre plus rapidement aux urgences et d’améliorer les interventions sur le terrain.

    Pour faire face à cette crise, le lieutenant Kamara a formulé plusieurs propositions. Il a appelé à une meilleure dotation du service des eaux et forêts en équipements adaptés, comme des unités mobiles de lutte contre les feux, et la mise en place de tricycles équipés de mini-citernes dans chaque commune touchée par les feux. Cette mesure, selon lui, permettrait une intervention plus rapide et plus efficace, même dans les zones difficiles d’accès.

    Il a également souligné la nécessité de renforcer les capacités des collectivités territoriales, afin qu’elles puissent jouer un rôle plus actif dans la prévention des incendies. Des programmes de sensibilisation à l’importance de la prévention des feux de brousse doivent être mis en place, en impliquant à la fois les autorités locales, les acteurs communautaires et les transhumants.

    La situation à Bakel est un véritable défi pour la préservation de l’environnement et de la sécurité des populations locales. La multiplication des feux de brousse dans cette région, qui a de graves répercussions économiques et écologiques, exige une réponse coordonnée. Les autorités et les communautés doivent s’unir pour renforcer la prévention, améliorer les interventions d’urgence et veiller à la mise en place de solutions durables pour limiter les impacts de ces incendies.

    Kaolack : Un mort et plusieurs blessés dans l’effondrement de la dalle d’un bâtiment

    Un tragique accident s’est produit à Médina Baye, une localité de Kaolack, ce vendredi 23 novembre 2024, suite à l’effondrement de la dalle d’un bâtiment, qui a causé la mort d’une personne et fait plusieurs blessés. L’incident s’est produit vers 16 heures, dans un groupe d’intérêt économique (GIE) de femmes qui se spécialise dans la transformation de produits locaux. Ce bâtiment, qui servait de siège social pour les membres du GIE, est devenu le théâtre de ce drame.

    La victime, une jeune fille en stage au sein du GIE, a été retrouvée morte sous les décombres. Selon les premières informations fournies par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), elle était en train de travailler dans le bâtiment au moment de l’effondrement. Le bâtiment, qui abritait des activités liées à la transformation de produits alimentaires locaux, a été lourdement endommagé par l’effondrement de sa dalle, faisant tomber des gravats et des débris sur les personnes présentes.

    Les secours, composés de la 23e compagnie d’incendie et de secours du groupement des Sapeurs-pompiers de Kaolack, ont rapidement été déployés sur les lieux de l’accident. Ces derniers ont travaillé avec diligence pour extraire les blessés. Plusieurs personnes ont été retrouvées vivantes mais blessées. Elles ont été immédiatement évacuées vers les établissements de santé locaux, dont le centre de santé de Médina Baye et le Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, pour y recevoir les soins nécessaires.

    Les autorités administratives locales, y compris les services de la police, se sont rendues sur le lieu de l’accident pour constater la situation. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de l’effondrement du bâtiment et d’en savoir plus sur les conditions qui ont mené à ce drame. Les enquêteurs se pencheront également sur la conformité des constructions dans cette zone pour vérifier si des violations des normes de sécurité ou de construction pourraient être en cause.

    Des témoins sur place ont exprimé leur inquiétude face à l’état des bâtiments dans cette zone, appelant les autorités à une vigilance accrue et à des inspections rigoureuses des constructions existantes. Selon eux, ce genre de drame aurait pu être évité si des mesures de sécurité appropriées étaient mises en œuvre dans la régulation des chantiers et des infrastructures. Les habitants ont également insisté sur l’importance d’assurer la stabilité des bâtiments, en particulier ceux qui abritent des activités communautaires, afin de protéger les vies humaines.

    Cet incident tragique a ravivé les préoccupations sur la qualité des constructions dans certaines régions du pays et a incité à des appels à l’action pour garantir que la réglementation en matière de construction et de sécurité soit strictement appliquée. Les autorités locales ont promis de faire toute la lumière sur cette affaire et d’appliquer les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise à l’avenir.

    Interpellation de Samuel Sarr : son chargé de communication s’étonne de l’arrestation

    Samuel Sarr, ancien Directeur général de la Senelec, a été arrêté le vendredi 22 novembre 2024 à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD), alors qu’il revenait d’un voyage. Cette arrestation survient dans le cadre d’une enquête sur un détournement présumé de 8 milliards de FCFA au détriment de la société West African Society, dont Samuel Sarr est le Directeur général.

    Dans un communiqué officiel, le responsable de la communication de Samuel Sarr a exprimé son étonnement face à cette arrestation, soulignant que l’ancien dirigeant de la Senelec avait déjà fourni tous les éléments nécessaires aux enquêteurs pour faire la lumière sur cette affaire.

    Selon le communiqué, l’arrestation de Samuel Sarr est qualifiée de « surprenante », étant donné qu’il avait déjà été entendu par les enquêteurs et avait remis tous les documents pertinents pour éclaircir les faits. De plus, il est précisé que Samuel Sarr avait lui-même déposé une plainte contre Moustapha Ndiaye, ancien président du conseil d’administration de West African Society. Toutefois, cette plainte n’aurait pas été instruite, ce qui soulève des interrogations sur le traitement de son dossier.

    L’affaire oppose Samuel Sarr à Moustapha Ndiaye, l’actionnaire et ancien président du conseil d’administration de West African Society. Le communiqué indique que Moustapha Ndiaye, ayant été remplacé à son poste, « n’a plus qualité pour agir » dans cette affaire. Il est également précisé que les allégations de détournement portées contre Samuel Sarr seraient infondées, soulignant que la société West African Energy, concernée par cette enquête, est une entreprise privée ayant mobilisé ses financements et réalisé ses projets sur fonds propres.

    Le communiqué indique que, malgré des alertes préalables reçues avant son arrivée à l’AIBD, Samuel Sarr n’a pas été dissuadé et est rentré librement au Sénégal. Son équipe de conseillers suit de près le dossier, dans l’espoir que la plainte qu’il a déposée contre Moustapha Ndiaye reçoive enfin une suite favorable et qu’il soit rétabli dans ses droits dans les plus brefs délais.

    Macky Sall tête de liste Takku-Wallu aux législatives : « C’était une faute majeure » selon Robert Bourgi

    L’investiture de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, comme tête de liste de la coalition Takku-Wallu lors des élections législatives du 17 novembre 2024, continue de susciter des réactions. L’une des critiques les plus vives est venue de Robert Bourgi, avocat franco-libanais et conseiller de nombreux présidents africains. Lors de son intervention à l’émission Grand Jury du dimanche sur RFM le 24 novembre 2024, Bourgi a qualifié cette décision de « faute grave », expliquant qu’il avait tenté de dissuader Macky Sall de se lancer dans cette campagne.

    Robert Bourgi a révélé qu’il avait personnellement parlé à Macky Sall pour lui faire comprendre qu’il était inopportun pour un ancien chef d’État, ayant exercé deux mandats, de se présenter à nouveau comme tête de liste. Selon lui, Macky Sall ne pouvait même pas mener une campagne dans le pays, ce qui rendait sa candidature problématique. « Quand je l’ai appris, je lui ai dit que c’était une faute majeure. Je lui ai dit : ‘Macky, tu as exercé deux mandats, comment peux-tu être tête de liste alors que tu ne peux même pas faire campagne dans le pays ?’ », a confié Bourgi.

    En outre, il a conseillé à l’ex-président de suivre l’exemple de ses prédécesseurs, comme Abdou Diouf, qui ont quitté la scène politique en toute dignité après leurs mandats. « T’aurais dû faire comme tes prédécesseurs, notamment Abdou Diouf, partir la tête haute et ne plus te mêler à la vie politique », a ajouté Bourgi, soulignant que ce retrait aurait été plus honorable pour un ancien chef d’État.

    Robert Bourgi a également mentionné un rôle que Macky Sall avait acquis sur la scène internationale, notamment grâce à son influence auprès du président français Emmanuel Macron. Selon Bourgi, cet engagement diplomatique ne nécessitait pas une nouvelle candidature. « Macky Sall avait une fonction que lui avait attribuée le Président Macron, il n’avait pas besoin d’être candidat, c’est une faute de sa part de le faire », a-t-il déclaré.

    Lors de la proclamation des résultats provisoires des élections législatives anticipées, la coalition Takku-Wallu, dirigée par Macky Sall, n’a remporté que 17 sièges sur les 165 disponibles. Pour Bourgi, ce résultat est bien en deçà des attentes et ne correspond pas à la dignité attendue d’un ancien président. « Ce n’est pas digne d’un ancien chef d’État », a-t-il fustigé.

    Pour Robert Bourgi, l’ancien président sénégalais semble avoir pris conscience de la portée de son engagement politique. « Je crois que Macky Sall lui-même a réalisé qu’il avait fait une faute », a conclu l’avocat. Selon lui, la situation aurait pu être évitée si Macky Sall avait choisi de s’abstenir de revenir dans la vie politique, laissant ainsi la place à de nouvelles figures pour mener le pays.

    Garde à vue de Moustapha Diakhaté et Adama Gaye : la Ligue sénégalaise des droits humains appelle à la responsabilité et à la sérénité

    La garde à vue de Moustapha Diakhaté et d’Adama Gaye, deux figures publiques récemment placées sous enquête, a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique sénégalaise. Parmi les voix qui se sont élevées, celle d’Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), qui, lors de sa participation à l’émission « Jury du dimanche » (JDD) sur I-radio le 24 novembre 2024, a appelé à la responsabilité et à la sérénité face à cette situation.

    Alassane Seck a insisté sur le besoin crucial pour les leaders d’opinion de « assumer leurs propos ». Selon lui, l’affaire Diakhaté-Gaye met en lumière l’importance de la responsabilité, particulièrement en ce qui concerne la liberté d’expression. Le président de la LSDH a souligné qu’il était « très grave » de tenir des propos péremptoires concernant des accusations aussi sérieuses que la mort de personnes, en particulier lorsqu’il s’agit de figures publiques telles qu’un ministre de la République. Il a précisé que de telles déclarations doivent être abordées avec une grande prudence et responsabilité.

    Seck a également évoqué la question du respect des électeurs, s’interrogeant sur l’opportunité pour une personne ayant une expérience politique de tenir des propos insultants à l’égard de ses concitoyens. Il a affirmé que de telles attitudes étaient « irresponsables » et contraires à l’éthique d’un véritable responsable politique.

    Le président de la LSDH a rappelé que la liberté d’expression est un droit fondamental, mais que celui-ci doit être exercé avec une conscience aiguë de ses implications. « Nous, défenseurs des droits humains, n’avons jamais été convoqués pour des accusations aussi graves », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de « réfléchir avant de dire n’importe quoi ». Pour lui, chaque mot prononcé en public doit être pris avec sérieux et responsabilité, d’autant plus lorsqu’il peut nuire à des individus ou perturber l’ordre public.

    Concernant les aspects juridiques de l’affaire, M. Seck a évoqué le fait que le code pénal sénégalais, qui date de 1960, reste inchangé et nécessite des réformes profondes. Toutefois, il a précisé qu’en attendant que ces réformes soient mises en œuvre, il est impératif d’accepter le cadre juridique actuel, même si celui-ci présente des imperfections. « Il faudra que les gens acceptent l’existant », a insisté Seck, appelant à une certaine sérénité dans le traitement des affaires judiciaires en cours.

    Alassane Seck a pris position pour une gestion calme et responsable de cette affaire, tout en réaffirmant que les leaders d’opinion doivent être conscients de la portée de leurs déclarations et de l’impact qu’elles peuvent avoir sur la société.

    Enseignement supérieur : le SAES dénonce la situation universitaire

    Le Bureau national (BN) du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a publié un communiqué en date du 23 novembre 2024, à la suite d’une réunion tenue le 22 novembre à Dakar, où plusieurs points préoccupants concernant la situation universitaire ont été abordés. Le syndicat a exprimé son mécontentement face à une série de problèmes persistants dans le secteur, qui affectent tant les enseignants que les étudiants.

    Le SAES commence par dénoncer le non-respect des engagements pris par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) lors de ses précédentes tournées dans les universités publiques. En effet, malgré les promesses faites, de nombreuses universités continuent de rencontrer des perturbations dans leurs activités pédagogiques, ce qui nuit au bon déroulement des enseignements et des programmes académiques. Le syndicat met ainsi en évidence les conséquences immédiates de ce manquement sur le terrain, notamment dans la gestion des cours et de l’administration universitaire.

    Le SAES a également déploré le renvoi à une date indéterminée des mesures annoncées lors du séminaire sur la stabilisation du calendrier académique, qui visait à mettre fin aux perturbations récurrentes dans les universités. Cette situation renforce l’incertitude et complique davantage l’organisation des activités universitaires, déjà fragilisée par des grèves passées et des retards dans les calendriers. Le syndicat estime qu’il est désormais impossible d’avoir une année académique stable si les engagements du gouvernement restent sans suite.

    L’une des critiques majeures du SAES porte également sur la violation des textes législatifs. Le syndicat pointe du doigt la violation flagrante de l’article 3 de la loi n° 2015-26 relative aux universités publiques, ainsi que de l’article 2 du décret n° 2016-1805, qui régit l’orientation des bacheliers. En effet, des quotas de bacheliers largement supérieurs à ceux définis par les instances académiques des universités ont été envoyés dans ces établissements, sans mesures d’accompagnement adéquates, ce qui a entraîné une surcharge dans les infrastructures universitaires et perturbé l’organisation pédagogique. Ce problème d’orientation massive des bacheliers, sans préparation préalable des établissements, aggrave la situation des universités, déjà confrontées à un manque de ressources matérielles et humaines.

    Par ailleurs, le SAES fait état de retards récurrents dans le paiement des salaires des enseignants-chercheurs et chercheurs dans les universités publiques. Selon le syndicat, le non-versement des cotisations prélevées sur les salaires des enseignants au Fonds National de Retraite (FNR) constitue un autre problème majeur. Ces retards dans le paiement des salaires et l’absence de financement des cotisations de retraite affectent non seulement les conditions de travail des enseignants, mais aussi leur bien-être et leur sécurité financière.

    Le SAES revient également sur le non-respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 6 janvier 2023, notamment en ce qui concerne la question de la pension de réversion pour les enseignants-chercheurs et chercheurs décédés. Bien qu’un décret adopté en février 2024 ait été censé résoudre cette problématique, il semble avoir disparu dans les « méandres de l’administration », sans explication claire. La nouvelle version du décret, qui avait été promise par le MESRI, n’a toujours pas été signée, et le syndicat n’a pas été informé des raisons qui empêchent sa mise en œuvre.

    Le SAES constate que ces problèmes non résolus, combinés à l’absence de solutions durables aux difficultés rencontrées par le secteur, mettent en péril la stabilité de l’enseignement supérieur. L’absence de nouvelles infrastructures pédagogiques et sociales, le déficit d’enseignants et les budgets insuffisants restent des obstacles majeurs pour le bon déroulement de l’année académique. Ces lacunes compromettent sérieusement l’avenir de l’enseignement supérieur, malgré les efforts des chercheurs et enseignants-chercheurs, qui se battent pour offrir un enseignement de qualité dans des conditions difficiles.

    Lors de sa rencontre avec la délégation du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) le 21 novembre 2024, le SAES a réaffirmé sa volonté d’apporter une contribution constructive à la pacification de l’espace universitaire. Le syndicat a exprimé son ouverture à des discussions, mais a précisé que certaines questions, comme celle de la réversion des pensions aux ayants droit des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés, ne sont pas négociables. Le SAES considère cette question comme une question de justice et d’équité, essentielle à l’intégrité du système universitaire et à la dignité des travailleurs du secteur.

    En conclusion, le SAES appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes et urgentes pour résoudre la crise dans l’enseignement supérieur et à garantir une stabilité pour l’année académique en cours. Le syndicat exige que des solutions soient trouvées pour améliorer les conditions de travail des enseignants, réguler l’orientation des bacheliers et résoudre les questions financières et administratives qui entravent le bon fonctionnement des universités publiques.

    Commémoration de la journée du tirailleur : Macron à Dakar pour assister aux festivités

    Le président français, Emmanuel Macron, sera à Dakar pour participer aux festivités commémoratives de la Journée du Tirailleur. Cet événement marquera le 80e anniversaire du massacre des tirailleurs sénégalais, qui a eu lieu le 1er décembre 1944. L’information a été confirmée par la présidence de la République du Sénégal, selon Le Soleil Digital.

    La participation du président Macron à cette commémoration a été annoncée dans son discours du 21 novembre 2024, qu’il a prononcé lors des cérémonies du 80e anniversaire du débarquement de Provence. À l’invitation du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, Emmanuel Macron se rendra donc à Dakar pour honorer la mémoire des tirailleurs sénégalais, ces soldats qui ont servi pendant la Seconde Guerre mondiale et qui ont souffert de nombreuses injustices, y compris le massacre de leurs camarades en 1944.

    Cette journée revêt une importance particulière, car elle rend hommage à la contribution de ces soldats dans le cadre de la lutte pour la liberté, tout en soulignant les souffrances infligées aux tirailleurs sénégalais, dont beaucoup ont été tués dans des conditions atroces. La commémoration de cet événement vise également à renforcer les liens entre la France et le Sénégal, deux pays liés par une longue histoire.

    L’initiative, en plus de rendre hommage aux tirailleurs, est également l’occasion pour les deux présidents de discuter des enjeux historiques, diplomatiques et culturels entre leurs pays, marquant ainsi un geste de réconciliation et de reconnaissance envers les sacrifices des soldats africains pendant la guerre.

    Le président Macron, qui a montré à plusieurs reprises son engagement pour la reconnaissance des injustices du passé colonial, voit dans cette commémoration une opportunité de poser un acte symbolique fort pour l’avenir des relations franco-sénégalaises.

    Ziguinchor : Jean Baptiste Valter Manga, nouvel évêque, installé officiellement à la cathédrale Saint-Antoine de Padoue

    Le dimanche 24 novembre 2024, la ville de Ziguinchor a célébré l’installation officielle de son nouvel évêque, Monseigneur Jean Baptiste Valter Manga, à la cathédrale Saint-Antoine de Padoue. Cette cérémonie, marquée par un grand faste religieux, a fait suite à son ordination épiscopale le samedi 23 novembre 2024 au Séminaire Saint-Louis de Ziguinchor. L’ordination a été présidée par Monseigneur Jean Pierre Bassène, évêque du diocèse de Kolda. Ce fut une étape importante pour l’Église catholique de Ziguinchor et de toute la région de la Casamance.

    Lors de son ordination, Monseigneur Manga a choisi comme devise « Dieu fait Grâce », soulignant son engagement à mener son ministère sous le signe de la miséricorde et de la paix. Dans son discours, il a exprimé son souhait de construire une « véritable demeure de la paix » pour la région de la Casamance, une région marquée par des décennies de conflit.

    Monseigneur Jean Baptiste Valter Manga a affirmé : « J’ai choisi comme devise ‘Dieu fait Grâce’. J’ai la volonté d’orienter mon ministère dans le sens de la miséricorde ». Il a ensuite évoqué le respect de la vie dans les cultures locales, soulignant que même celle de l’ennemi doit être sacrée, et que cette conception étend le respect aux animaux et aux plantes. Il a invité à une réconciliation authentique, non seulement entre les peuples mais aussi entre les différentes religions présentes en Casamance.

    « Nous savons combien la vie est sacrée dans nos cultures locales. Même la vie de l’ennemi est sacrée », a-t-il précisé, faisant appel aux religions traditionnelles pour contribuer à la réconciliation des populations. Il a également appelé à un travail commun avec les communautés musulmanes, partageant les mêmes attributs de Dieu. « Nous avons un même attribut de Dieu malgré nos différences », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’unité pour la paix.

    Dans son discours, il a fait référence aux paroles du Pape Jean-Paul II prononcées en 1992, sur le respect de la vie et la nécessité de la miséricorde pour garantir une paix durable. « Il ne pouvait y avoir de paix réelle et durable sans cette vertu de miséricorde », a-t-il rappelé.

    Monseigneur Manga a également insisté sur le rôle primordial des religieux dans le processus de réconciliation en Casamance. « Le travail de réconciliation nous revient à nous religieux, dans nos mosquées, églises et bois sacrés », a-t-il ajouté, soulignant l’impact direct de l’instabilité sur les populations locales et l’importance pour les religieux de jouer un rôle de médiateurs.

    Il a mentionné que 32 ans après le début du conflit en Casamance, l’Église de Ziguinchor reste engagée pour la stabilité de la région, en collaboration avec tous les acteurs politiques, religieux, universitaires et les populations. Selon lui, l’objectif est de tourner la page du conflit et d’ouvrir un nouveau chapitre, celui du développement et du rétablissement de la dignité humaine. Cette déclaration s’inscrit dans le contexte du conflit qui oppose depuis plus de 40 ans les indépendantistes du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) au gouvernement sénégalais.

    La Casamance, théâtre du plus ancien conflit armé du continent, souffre encore des séquelles de ces violences qui ont fortement affecté l’économie de la région. Monseigneur Manga, avec son engagement à promouvoir la paix, entend œuvrer pour apaiser les tensions et créer des conditions propices à la réconciliation.

    Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, représentant le gouvernement sénégalais lors de la cérémonie, a exprimé ses vœux de succès au nouvel évêque. Il a salué le rôle actif de l’Église dans la promotion de la paix au Sénégal et a assuré que l’État continuera de soutenir les initiatives de réconciliation portées par l’Église.

    Jean Baptiste Valter Manga, âgé de 52 ans, a été nommé évêque de Ziguinchor par le Pape François le 20 juin 2024. Titulaire d’une licence en théologie biblique, d’un doctorat en ethnologie et anthropologie, Monseigneur Manga a auparavant occupé des postes importants dans l’Église, notamment comme vicaire à la paroisse du Bon Pasteur d’Enampore. Avant son ordination épiscopale, il avait également été professeur de mathématiques et de sciences naturelles au petit séminaire de Ziguinchor, ainsi que responsable de la commission des vocations.

    L’ordination épiscopale a eu lieu en présence de nombreuses personnalités religieuses et politiques, notamment le nonce apostolique au Sénégal, Valdemar Stanislaw Sommertag, représentant du Pape François, ainsi que de nombreux religieux et religieuses, autorités administratives, locales et des populations venues de tout le Sénégal et au-delà.

    Ce dimanche 24 novembre 2024 marque donc un tournant pour l’Église de Ziguinchor, avec l’installation officielle de Monseigneur Jean Baptiste Valter Manga, dont le ministère s’annonce sous le signe de la paix, de la réconciliation et du développement pour la région de la Casamance.

    Ousmane Sonko aux nouveaux députés du PASTEF : « L’Assemblée nationale doit enfin être rehaussée au niveau qui devait être le sien depuis longtemps »

    Le PASTEF, sous la direction de son leader Ousmane Sonko, a organisé un atelier de renforcement des capacités destiné à ses nouveaux députés récemment élus, dans le cadre de leur préparation à leur mandat au sein de l’Assemblée nationale. Cet atelier, qui s’est déroulé sur trois jours, avait pour objectif d’éclairer les élus sur leurs responsabilités législatives et les enjeux cruciaux auxquels ils seront confrontés. Les thématiques abordées lors de l’atelier ont couvert divers domaines essentiels du fonctionnement parlementaire, notamment l’installation du bureau de l’Assemblée, le rôle des différents organes parlementaires, le processus de la loi de finances, la procédure de contrôle de l’action du gouvernement, ainsi que les responsabilités liées à la Haute Cour de justice.

    Le discours d’ouverture de l’atelier a été prononcé par Ousmane Sonko, qui a insisté sur la place centrale de l’Assemblée nationale dans la gouvernance et la démocratie sénégalaise. Le leader du PASTEF a mis en avant la nécessité de rehausser l’Assemblée nationale à la hauteur des défis auxquels le pays fait face, soulignant que cette institution est un pilier fondamental de la démocratie et qu’il est grand temps qu’elle joue son rôle de manière plus visible et plus effective. « L’Assemblée nationale doit enfin être rehaussée au niveau qui devait être le sien depuis très longtemps, indépendamment des divergences politiques entre l’Assemblée et l’Exécutif », a-t-il déclaré, ajoutant que, selon lui, la représentation parlementaire devrait déterminer le statut du chef de l’opposition. Il a expliqué que le débat politique ne doit pas se limiter à la période électorale, mais doit être un processus continu qui se déroule au sein de l’Assemblée nationale.

    Sonko a également pris soin de rappeler l’importance de la mission des députés, en particulier des nouveaux élus, qu’il a invités à se concentrer sur les attentes du peuple sénégalais. « Le député est avant tout un député du peuple. Même dans cette configuration, il est là pour servir un projet, un projet que nous avons tous en commun et pour lequel nous nous sommes battus. C’est un projet de service au peuple sénégalais », a-t-il souligné. Il a insisté sur le fait que les députés ne doivent jamais perdre de vue la raison pour laquelle ils ont été élus, c’est-à-dire pour servir les intérêts de la nation et travailler pour l’amélioration de la vie des citoyens.

    Dans ce cadre, Sonko a également souligné la nécessité de réconcilier l’Assemblée nationale avec le peuple sénégalais, car, selon lui, cette institution a longtemps été perçue comme une simple extension du pouvoir exécutif, plutôt que comme un lieu d’échanges, de débats et de décisions. « L’Assemblée nationale doit devenir un véritable lieu de débat où la voix du peuple est entendue et respectée, et non un lieu d’applaudissements où les décisions sont prises sans concertation », a-t-il précisé.

    Il a également fait part des défis imminents auxquels les députés seront confrontés, notamment la nécessité d’adopter la loi de finances initiale avant la fin de l’année 2024. « Nous devons nous préparer à des sessions accélérées. Le budget 2025 doit être adopté avant le 31 décembre. Nous avons également d’autres projets importants qui attendent leur présentation et adoption. L’installation de l’Assemblée sera la clé pour entamer tout ce travail », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la situation exige une grande réactivité et une mobilisation maximale de tous les députés.

    Sonko a également mis en avant l’importance de l’unité et de la discipline parmi les nouveaux élus, soulignant qu’ils doivent rester fidèles aux principes du PASTEF et à leur engagement envers le peuple sénégalais. « Nous avons gagné cette bataille grâce à l’engagement collectif. Nous devons maintenant être à la hauteur des attentes de nos concitoyens. Si nous n’y arrivons pas, il est certain que cela se fera ressentir lors des prochaines échéances », a-t-il averti, appelant à une mobilisation continue pour mener à bien les réformes promises.

    En conclusion, Ousmane Sonko a réaffirmé son engagement à faire de l’Assemblée nationale un lieu de débats ouverts, de décisions transparentes et de véritable représentation du peuple sénégalais. Les députés du PASTEF sont désormais investis d’une lourde responsabilité : celle de satisfaire les attentes du peuple tout en réformant l’Assemblée pour qu’elle joue pleinement son rôle dans la gouvernance du pays.

    Adama Gaye et Moustapha Diakhaté devant le procureur ce lundi

    Le journaliste Adama Gaye et l’ancien député Moustapha Diakhaté sont attendus ce lundi 25 novembre 2024 devant le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar. Les deux hommes, arrêtés vendredi dernier pour des affaires distinctes, verront leurs dossiers examinés après leur garde à vue.

    Adama Gaye, connu pour ses prises de position souvent polémiques, a été interpellé par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Il est accusé de diffusion de fausses nouvelles, une infraction qui alimente régulièrement les débats sur la liberté de presse au Sénégal. Selon des informations recueillies par Ledakarois.sn, l’enquête le concernant est presque bouclée, et il sera déféré au parquet ce lundi, sauf changement de programme.

    De son côté, Moustapha Diakhaté, ancien député et ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, a été arrêté par la Division spéciale de Cybersécurité. Il est accusé d’avoir proféré des insultes via un système informatique, une infraction prévue par la loi sénégalaise régissant les communications électroniques.

    Les deux affaires, bien que distinctes, illustrent la montée des tensions autour de l’usage des médias et des réseaux sociaux au Sénégal. Les comparutions d’Adama Gaye et Moustapha Diakhaté devant le procureur ce lundi seront scrutées de près, tant par leurs soutiens respectifs que par les défenseurs des libertés civiles.

    Ayib Daffé décrypte les résultats des législatives : Une domination renforcée malgré une baisse en voix

    Les législatives anticipées du 17 novembre 2024 ont confirmé l’hégémonie du Pastef sur la scène politique sénégalaise. Avec 130 sièges sur 165, Ousmane Sonko et son parti ont consolidé leur majorité. Cependant, le scrutin révèle une baisse en termes de voix pour Pastef, qui passe de 2 434 751 voix à la présidentielle de mars dernier à 1 991 770 lors des législatives, soit une perte de 442 981 voix.

    Invité à l’émission « Objection » sur Sud FM, Ayib Daffé, ancien président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi et réélu député sous la bannière du Pastef, a analysé ces résultats. Pour lui, cette perte de voix est principalement due à une baisse du taux de participation.

    « Ces 442 981 voix perdues sont liées à l’importance que les Sénégalais accordent à l’élection présidentielle, différente des législatives, et à un taux de participation plus faible. Lors des législatives, il était légèrement inférieur à 50 %, contre 60 % lors de la présidentielle », explique Ayib Daffé.

    Il souligne toutefois que la baisse est moins marquée pour le Pastef que pour les autres listes. « En pourcentage, notre score est passé de 54,28 % lors de la présidentielle à 54,97 % pour les législatives, soit une amélioration en valeur relative », fait-il remarquer.

    Comparant les écarts de voix, Ayib Daffé insiste sur la domination croissante du Pastef. « Lors de la présidentielle, l’écart avec le deuxième était de 800 000 voix. Aujourd’hui, cet écart s’élève à 1,5 million de voix. » Avec 1 991 770 voix contre 531 466 pour Takku Wallu (APR-PDS), le Pastef a nettement creusé l’écart avec ses rivaux.

    L’analyse territoriale des résultats montre une progression spectaculaire. « Lors de la présidentielle, nous avions gagné 29 départements. Aujourd’hui, nous en avons conquis 40, soit 11 de plus en seulement sept mois », se félicite Ayib Daffé.

    Il note des améliorations dans des bastions de l’opposition, comme Matam et Podor, ainsi que des victoires quasi totales dans la diaspora, avec 7 départements sur 8 remportés. « Au total, nous avons gagné 47 des 54 départements, contre 28 seulement lors de la présidentielle », précise-t-il.

    Conscient des attentes des Sénégalais, Ayib Daffé mesure l’ampleur des défis à relever. « Nous contrôlons à la fois le pouvoir exécutif et législatif. Nous devons répondre aux attentes des citoyens, faute de quoi cela se reflétera aux prochaines échéances. »

    Guédiawaye : Quatre individus arrêtés pour abattage clandestin au marché Ndiareme

    La police de Wakhinane Nimzatt a interpellé, ce lundi, quatre individus impliqués dans une affaire d’abattage clandestin au marché Ndiareme de Guédiawaye. Les personnes arrêtées comprennent deux jeunes bouchers et deux charretiers, accusés d’association de malfaiteurs, vol, recel, et abattage clandestin.

    Les bouchers, M. Woury Ba (23 ans) et A. Ba (20 ans), résident respectivement à la cité Comico de Yeumbeul. Ils étaient accompagnés des charretiers M. Dieng (22 ans), habitant à Hamo 6, et A. Diaw, un mineur de 15 ans vivant à Wakhinane.

    Lors de leur arrestation, les suspects ont été trouvés en possession de deux moutons déjà abattus et dépecés, dans des conditions ne respectant aucune norme de sécurité ou d’hygiène. Ces pratiques posent de sérieux risques pour la santé publique, notamment en matière de consommation de viande impropre à la consommation.

    Les prévenus ont été placés en garde à vue, et une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cette affaire.

    Les autorités rappellent l’importance de respecter les réglementations en matière d’abattage et de distribution de viande afin de garantir la sécurité sanitaire des populations. Des mesures de surveillance renforcées sont attendues dans les prochains jours pour lutter contre de telles pratiques dans les marchés de la région.

    Dakar : Une vaste opération de sécurisation aboutit à 312 interpellations et des saisies de drogue

    Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 novembre 2024, la police a mené une importante opération de sécurisation à Dakar. Déployée dans le périmètre relevant du Service régional de la sécurité publique (SRSP), cette initiative a mobilisé 262 agents et 42 véhicules de 21 h à 6 h. L’objectif principal était de renforcer la sécurité et de lutter contre les actes délictueux dans la capitale.

    Au terme de cette opération, 312 personnes ont été interpellées pour diverses infractions. Parmi elles, 153 ont été arrêtées pour vérification d’identité, 67 pour ivresse publique manifeste, et 19 pour des nécessités d’enquête. Plusieurs individus ont également été appréhendés pour des délits liés à la détention de stupéfiants, dont 16 pour usage et possession de 28 cornets de chanvre indien et 8 pour trafic de drogue. Des saisies notables incluent 1 kg et 146 cornets de chanvre indien, neuf comprimés d’ecstasy, ainsi que cinq bouteilles de produits cellulosiques.

    Les forces de l’ordre ont également mis en fourrière sept véhicules et saisi 142 pièces afférentes à la conduite automobile. Par ailleurs, 18 bars ont été inspectés au cours de l’opération.

    Des infractions variées ont été relevées, notamment des rixes sur la voie publique, des cas d’abus de confiance, des coups et blessures volontaires, ainsi que la détention d’armes blanches. Les policiers ont également interpellé des individus pour association de malfaiteurs et vol avec usage de moyens de locomotion.

    Cette initiative s’inscrit dans une démarche proactive des autorités pour endiguer l’insécurité à Dakar et ses environs. Les opérations de ce type visent à réduire les actes criminels tout en rassurant les populations sur la présence et l’efficacité des forces de l’ordre. Selon les autorités, ce type d’intervention sera renforcé dans d’autres zones jugées sensibles pour maintenir l’ordre public et protéger les citoyens.

    Université Assane Seck : la Ligue sénégalaise des droits humains demande une enquête sur les violences

    La crise à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) continue de faire des vagues. En grève illimitée pour dénoncer les conditions précaires d’hébergement et de restauration, les étudiants ont mis le feu à plusieurs véhicules lors des affrontements avec les forces de l’ordre. Un acte fermement condamné par Alassane Seck, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), qui demande l’ouverture d’une enquête.

    Invité dans l’émission « Jury du dimanche » sur iRadio, Alassane Seck a déploré les violences qui ont marqué cette première journée de grève. Selon les rapports, trois véhicules, dont celui du directeur de l’UASZ, ont été incendiés, et des biens publics ont été saccagés.

    « Il est compréhensible que les étudiants revendiquent leurs droits, surtout dans un contexte où l’État tarde à respecter ses engagements. Mais brûler des voitures ou saccager des biens publics est totalement inacceptable », a-t-il déclaré.

    Pour lui, bien que les mouvements étudiants soient récurrents depuis les années 68, certains comportements dépassent les limites acceptables. « Une foule est par définition incontrôlable, et il arrive que certains profitent de ces moments pour se défouler. Mais cela n’excuse pas ces actes de vandalisme », a-t-il ajouté.

    Alassane Seck a insisté sur la nécessité de mener une enquête pour identifier les responsables des débordements. « L’État doit enquêter sur ces violences et sanctionner les coupables à la hauteur de leurs actes. Ces comportements ne doivent pas être tolérés », a-t-il martelé.

    Dans le même temps, il a appelé les autorités à assumer leurs responsabilités en répondant aux revendications des étudiants.

    Les étudiants de l’UASZ réclament notamment la réception de nouveaux pavillons pouvant accueillir 1 000 lits. Actuellement, seuls 10 % des étudiants sont logés sur le campus, les 90 % restants devant trouver des solutions hors du campus, souvent dans des conditions précaires.

    « Le manque de salles de cours est également un problème majeur. Chaque année, le nombre d’étudiants augmente sans que les infrastructures ne suivent », a dénoncé un porte-parole des grévistes.

    Alors que la situation reste tendue à l’UASZ, les appels au calme se multiplient. La LSDH insiste sur l’urgence de dialoguer avec les étudiants pour éviter que la situation ne dégénère davantage.

    Cette crise met en lumière les défis structurels auxquels l’enseignement supérieur au Sénégal est confronté : insuffisance d’infrastructures, surpopulation estudiantine et tensions sociales exacerbées. L’issue de cette crise pourrait poser un précédent pour la gestion des universités publiques dans le pays.

    Installation imminente de la 15e législature : Pastef forme ses 130 députés pour relever les défis parlementaires

    Le Pastef, fort de sa victoire écrasante aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, se prépare activement à prendre les rênes de la 15e législature. Avec 130 députés, soit près des trois quarts des sièges de l’Assemblée nationale, le parti dirigé par Ousmane Sonko a entamé un séminaire de renforcement des capacités pour préparer ses parlementaires, dont la majorité siège pour la première fois.

    Ayib Daffé, ancien président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, a mis en avant les caractéristiques inédites de cette nouvelle législature. « Sur les 130 députés de Pastef, 105 en sont à leur première expérience parlementaire. C’est une assemblée profondément rajeunie, pleine d’enthousiasme et de volonté pour servir le peuple sénégalais », a-t-il déclaré.

    Ce séminaire, auquel participent tous les élus nationaux du Pastef, à l’exception des députés de la diaspora, vise à leur inculquer les fondamentaux de la pratique parlementaire. Les sessions abordent des thèmes variés, tels que les procédures législatives, l’analyse budgétaire et les rôles constitutionnels des députés.

    L’installation officielle de la 15e législature est attendue dans les prochains jours, dès la publication des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel. Cependant, les nouveaux parlementaires devront rapidement se mettre au travail, car le budget 2025 doit être adopté avant le 31 décembre.

    « Le président de la République convoquera sans doute la nouvelle Assemblée en session spéciale immédiatement après la validation des résultats. Le calendrier est serré, et les députés auront à examiner la loi de finances initiale pour 2025 dans des délais exceptionnels », a précisé Ayib Daffé lors de son passage sur Sud FM.

    Avec cette nouvelle configuration parlementaire, Pastef entend insuffler une dynamique différente à l’Assemblée nationale. Ce séminaire témoigne de la volonté du parti de préparer ses élus à leurs nouvelles responsabilités, notamment dans le contrôle de l’action gouvernementale et la production législative.

    L’enthousiasme des nouveaux députés, combiné à l’expertise des figures expérimentées comme Ayib Daffé, pourrait poser les jalons d’une 15e législature axée sur le renouveau et l’efficacité. Reste à voir comment cette majorité inédite répondra aux attentes du peuple sénégalais et s’attaquera aux défis législatifs et sociaux qui se profilent.

    Préparatifs de la Journée nationale des daara : le ministre de l’Éducation en tournée auprès des familles religieuses

    À l’approche de la Journée nationale des daara, prévue le 28 novembre 2024 au Dakar Arena, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a entrepris une tournée stratégique pour mobiliser les grandes familles religieuses du Sénégal. Cette initiative vise à renforcer la collaboration entre l’État et les daara, institutions clés dans la transmission des valeurs spirituelles et éducatives.

    La tournée a conduit le ministre à Tivaouane, Kaolack et Touba, où il a rencontré respectivement Serigne Babacar Sy Dabakh Ndiol Fouta, Serigne Mahi Niass et le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bachir.

    Ces rencontres, empreintes de spiritualité et de fraternité, ont été l’occasion pour Moustapha Guirassy de réitérer l’engagement du gouvernement à valoriser les daara. Il a notamment rappelé leur rôle crucial dans l’éducation des jeunes Sénégalais et la consolidation des valeurs sociales et religieuses.

    Les autorités religieuses ont unanimement salué cette initiative, qualifiée de « noble et significative » pour la préservation du patrimoine éducatif islamique. Elles ont également formulé des prières pour le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, et l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de cet événement.

    Le ministre Guirassy a souligné que la Journée nationale des daara sera une plateforme pour mettre en lumière les efforts conjoints de l’État et des communautés religieuses. Ces efforts visent à bâtir un système éducatif inclusif, respectueux des traditions spirituelles et culturelles sénégalaises.

    En rappelant l’importance des daara comme piliers de l’éducation et de la stabilité sociale, il a insisté sur leur rôle dans la transmission des valeurs de tolérance et de paix, essentielles pour la cohésion nationale.

    Cette tournée a permis de renforcer les liens entre l’État et les foyers religieux, garants de l’harmonie sociale et spirituelle du Sénégal. À quelques jours de la Journée nationale des daara, l’initiative du ministre Moustapha Guirassy illustre une volonté forte de collaborer avec les acteurs religieux pour promouvoir une éducation qui reflète l’identité et les aspirations du pays.

    TOMBEUR DE SITEU PAR DÉCISION ARBITRALE : Modou Lô reste sur le trône !

    Dans une ambiance électrique au stade du « Roi des Arènes », Modou Lô, alias « Kharagne Lô », a conservé son titre de « Roi des Arènes » ce dimanche, mais pas de la manière attendue par les amateurs de lutte.
    Après un combat marqué par une intense confrontation physique et tactique, c’est finalement une décision arbitrale qui a scellé l’issue du duel. Siteu, surnommé « Tarkinda », a reçu plus d’avertissements que son adversaire, permettant ainsi à Modou Lô de rester au sommet de la lutte sénégalaise.
    Le combat, qui avait suscité un immense engouement, n’a cependant pas livré la conclusion spectaculaire espérée. Les deux lutteurs ont rivalisé de prudence et de stratégie, évitant les erreurs fatales. Les avertissements infligés à Siteu par l’arbitre ont finalement pesé lourdement dans la balance, au grand dam du camp du « Tarkinda ».
    Après l’annonce du verdict, Siteu a vivement contesté la décision arbitrale et annoncé son intention de déposer un recours auprès du Comité National de Gestion (CNG) de lutte. « Je n’accepte pas ce verdict. Je n’ai pas perdu ce combat. Ma victoire m’a été volée, et je vais me battre pour que justice soit faite », a-t-il affirmé avec détermination.
    Si la décision arbitrale met fin officiellement au combat, elle laisse derrière elle un goût d’inachevé. Le public, qui espérait un dénouement spectaculaire par une chute, reste sur sa faim.


    Le Dakarois

    Tyrannie judiciaire : Bougane Guèye Dany accuse le pouvoir de museler les opposants

    La rupture d’égalité et l’action publique sélective en réponse aux commandes publiquement assumées par le Premier Ministre dont la liste d’intentions de poursuites judiciaires est déjà préétablie, prennent forme depuis l’arrestation de 80 membres de l’équipe de campagne de Samm sa Kaddu durant la campagne électorale.

    Cette série d’interpellations comme la garde à vue de Moustapha Diakhate, ancien parlementaire, et du journaliste Adama Gaye, participent à cet élan vindicatif de Ousmane Sonko réel maître des poursuites.

    À l’instar des multiples appréciations des dérives du PM, les failles dans sa gouvernance financière et son administration domestiquée par Pastef, Moustapha Diakhaté n’a fait que dire librement son opinion, dans le respect strict de sa liberté d’expression. Depuis quand donner son avis est il devenu un délit au Sénégal ?

    Que dire de Adama Gaye qui n’a pas dit plus que d’autres journaux de la place dont certains défendent le pouvoir?

    Pourquoi devrait on arrêter Adama Gaye et laisser en liberté ces troubadours chroniqueurs et presse chaotique du «Projet »?

    L’Etat de droit est en agonie au Sénégal devenu le pays de la justice sélective.

    Leur arrestation traduit une volonté des tenants du pouvoir d’étouffer les libertés individuelles.

    J’appelle l’opposition, la société civile et tous les segments de la société sénégalaise à se dresser, par tous les moyens constitutionnels, devant la tentative d’accaparement de l’appareil judiciaire par un seul homme ainsi que la tyrannie de la majorité qui se profile à l’horizon.

    J’invite l’ONU, les ONG internationales, les partenaires stratégiques à placer la situation des droits de l’homme au Sénégal sous surveillance et en tirer toutes les conséquences de droit.

    Ne faudrait il pas mettre un terme à ce cycle d’impunité inauguré par cette loi d’amnistie des crimes atroces (de 2021 à 2024) aux allures de crime contre l’humanité, de violation du droit des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation?

    Libérer Moustapha Diakhaté! Libérer Adama Gaye!

    Bougane Guéye Dany
    Mouvement Gueum Sa Bopp « les jambaars »

    Modou Lo vs Siteu : Le combat des titans de la lutte sénégalaise

    Ce dimanche 24 novembre, l’Arène nationale sera le théâtre d’un affrontement historique. Modou Lo, surnommé le « Rock des Parcelles-Assainies » et actuel Roi des arènes, défendra son trône face à Siteu, l’ambitieux chef de file de l’écurie Lansar. Ce combat, tant attendu par les amateurs de lutte, cristallise les espoirs, les interrogations et les pronostics d’un public passionné.

    À 38 ans, Modou Lo incarne l’expérience et la maîtrise. Depuis qu’il a conquis le titre de Roi des arènes, il enchaîne les performances de haut vol, affirmant son statut de référence absolue. Avec un palmarès impressionnant incluant des victoires contre des adversaires de renom comme Eumeu Sène, Gris Bordeaux, Lac de Guiers, Ama Baldé et Boy Niang 2, Modou Lo s’est imposé comme un modèle de rigueur et d’efficacité.

    Son récent succès face à Boy Niang 2, dans un combat où il a affiché une maîtrise tactique sans faille, a renforcé sa suprématie. À cela s’ajoute sa capacité à évoluer sous pression et à capitaliser sur les erreurs de ses adversaires. En cas de victoire dimanche, Modou Lo entrera encore davantage dans l’histoire en devenant le premier Roi des arènes à défendre son titre contre trois jeunes lutteurs en deux ans.

    De son côté, Siteu, 32 ans, se présente comme un prétendant résolument ambitieux. Son style explosif, sa fougue et sa détermination font de lui un adversaire redoutable. Conscient du défi colossal qui l’attend, Siteu n’a cessé d’afficher une confiance sans faille depuis l’annonce du combat.

    Cependant, la tâche qui l’attend est immense. Face à un lutteur aussi expérimenté que Modou Lo, Siteu devra non seulement exploiter sa technique et sa force, mais aussi faire preuve d’un sens tactique irréprochable. Pour l’écurie Lansar, ce duel représente une opportunité en or de prouver que leur champion est prêt à s’imposer comme une figure incontournable de la lutte sénégalaise.

    Ce duel dépasse le simple cadre sportif. Il symbolise le choc entre deux générations et deux approches de la lutte. Modou Lo, fort de son expérience et de son calme olympien, incarne la sagesse et la constance. À l’opposé, Siteu apporte la fougue, l’énergie et le désir de bousculer les codes.

    Pour de nombreux observateurs, l’issue de ce combat pourrait se jouer sur la gestion de la pression. Modou Lo, habitué des grandes rencontres, sait garder son sang-froid et imposer son rythme. À l’inverse, Siteu, pour sa première opportunité de décrocher le titre suprême, devra prouver qu’il peut dominer la scène face à un public et une adversité écrasants.

    Un suspense à son comble

    Qui de Modou Lo ou de Siteu inscrira son nom dans l’histoire ce dimanche ? Si l’expérience plaide en faveur du « Rock des Parcelles-Assainies », le sport réserve toujours son lot de surprises. Ce combat, déjà décrit comme l’un des plus grands de ces dernières années, tiendra en haleine tout un peuple.

    L’Arène nationale, pleine à craquer, vibrera sous les chants, les tam-tams et les cris des supporters, témoins d’un duel qui promet d’être légendaire. Rendez-vous ce dimanche pour une journée où l’histoire s’écrira à coups de stratégie, de force et de détermination.

    Ousmane Sonko assiste à l’ordination épiscopale de Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga à Ziguinchor

    Le samedi, la ville de Ziguinchor, située dans le sud du Sénégal, a été le théâtre d’un événement religieux majeur : l’ordination épiscopale de Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga, nouvel évêque du diocèse. Cette cérémonie solennelle a attiré une assemblée prestigieuse, mêlant figures religieuses, autorités politiques et représentants des coutumes locales.

    Parmi les personnalités présentes, le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué l’événement de sa présence, témoignant de l’importance accordée par le gouvernement à cet acte religieux et symbolique. Il a été accompagné de plusieurs membres de l’exécutif, notamment le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, et ses collègues Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique, ainsi que Yankhoba Diémé, en charge du Travail.

    Un rassemblement national et international
    L’ordination épiscopale de Monseigneur Manga a également rassemblé une délégation significative de dignitaires religieux issus de diverses régions du pays et de l’étranger. L’église catholique sénégalaise a ainsi confirmé son rôle fédérateur et son ancrage dans la vie spirituelle du pays.

    Les autorités administratives et coutumières, également en grand nombre, ont salué l’événement comme un moment historique pour Ziguinchor et la Casamance. Dans une région marquée par un riche patrimoine culturel et religieux, l’installation de Monseigneur Manga vient renforcer les liens entre communautés et promouvoir les valeurs de dialogue et de paix.

    Un message d’unité et d’espérance
    Au cours de son homélie, Monseigneur Manga a appelé à l’unité et à la solidarité, tout en promettant de placer son épiscopat sous le signe de l’écoute et du service. Ce message a trouvé un écho particulier dans un contexte national où les valeurs de cohésion sociale sont constamment renforcées.

    La présence du Premier ministre Ousmane Sonko et des membres du gouvernement témoigne de l’attention portée par l’État à toutes les composantes de la société sénégalaise, en mettant en avant l’importance de la collaboration entre sphères politiques et religieuses pour le bien commun.

    Cet événement restera gravé dans l’histoire de Ziguinchor et marque le début d’un nouveau chapitre pour l’Église catholique dans la région.

    Culture : Le grand retour de l’artiste français La Fouine au Sénégal

    Après douze ans d’absence, l’artiste français La Fouine fait son grand retour au Sénégal ce samedi. Le rappeur et chanteur d’origine marocaine, de son vrai nom Laouni Mouhid, se produira à partir de 17 heures au Grand Théâtre National. Ce concert s’inscrit dans le cadre de la célébration de ses 20 ans de carrière et de sa tournée africaine, comme il l’a annoncé lors d’une conférence de presse organisée en prélude à l’événement. Cette rencontre a eu lieu en présence du nouveau directeur général du Grand Théâtre National, Doudou Coumba Rose, et d’autres personnalités.

    Pour l’occasion, La Fouine a fièrement arboré le nouveau maillot extérieur de l’équipe nationale du Sénégal, un signe de son attachement au pays.

    « Je vais être en tournée dans toute l’Afrique. Ce premier concert à Dakar a une signification particulière pour moi. Je suis associé dans cette démarche à un ami cher, DJ Makhtar, qui nous a quittés aujourd’hui. Il a été le premier DJ à organiser des concerts ici et à faire venir des artistes internationaux. C’est aussi une manière de lui rendre hommage, » a-t-il confié.

    Selon La Fouine, son choix de commencer sa tournée par Dakar s’explique par l’énergie unique de la ville : « Dakar est une ville où l’on trouve des gens passionnés de rap et où le hip-hop respire. C’est un endroit où les messages d’unité ont un véritable écho. »

    Le rappeur a également exprimé son ouverture à collaborer avec des artistes locaux. « Si je rencontre un jeune artiste sénégalais qui cartonne, avec un bon flow et qui partage les mêmes valeurs que moi, il est tout à fait possible que je fasse un featuring avant de repartir, » a-t-il conclu.

    Religion / 2ᵉ édition de la « Nuit du Prophète (PSL) » : une initiative de l’Imam Mouhamed Gassama Diaby sous le thème « La lumière du Prophète Mouhamed (PSL) dans un monde en déséquilibre »

    Les préparatifs de la 2ᵉ édition de la « Nuit du Prophète (PSL) » vont bon train. Cet événement religieux, initié par l’Imam Mouhamed Gassama Diaby, se tiendra cette année le 14 décembre 2024 à la Cité Gora Fall, dans la capitale sénégalaise, sous le thème : « La lumière du Prophète Mouhamed (PSL) dans un monde en déséquilibre. »

    Des centaines de fidèles de la communauté musulmane, venant du Sénégal, d’Europe, de la Gambie, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau et d’autres pays de la sous-région, sont attendus à la Cité Gora Fall pour cet événement. La Nuit du Prophète Mouhamed (PSL) sera une occasion pour les participants de cultiver l’esprit de paix, de renforcer l’unité entre les musulmans comme Dieu l’a recommandé, tout en évitant les querelles inutiles. Elle mettra également l’accent sur l’harmonie, la solidarité, et le strict respect des règles et préceptes de l’islam.

    Selon l’Imam Mouhamed Gassama Diaby, cet événement revêt une importance particulière dans le contexte actuel où la société, comme tant d’autres, semble avoir perdu ses repères moraux. Il explique :

    Cet événement s’annonce donc comme un moment fort de spiritualité et de réflexion, rassemblant les fidèles autour des enseignements et de l’exemple du Prophète Mouhamed (PSL).

    Affaire des 8 milliards de WAE : Samuel Sarr au cœur d’un scandale financier

    Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade et ex-directeur général de la SENELEC, se trouve au centre d’une affaire judiciaire liée à des irrégularités financières présumées dans la gestion de la société West Africa Énergie (WAE). Il a été interpellé à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour d’un voyage à Dubaï, puis remis à la Section de Recherches (SR) de la Gendarmerie nationale.

    Selon des informations obtenues par Dakaractu, cette interpellation découle d’un audit commandité par certains actionnaires de WAE. Parmi eux figurent des personnalités influentes telles qu’Abdoulaye Dia (de Senico), Moustapha Ndiaye, Khadim Ba (banquier), et Arona Dia, ainsi que la SENELEC. Ces derniers avaient sollicité le cabinet Mazars pour examiner la gestion financière de la société.

    L’audit a révélé un trou de 8 milliards de FCFA, suscitant des suspicions sur l’utilisation des fonds de la société. Suite à ces découvertes, une plainte a été déposée par certains actionnaires, mais le dossier est resté au point mort pendant près d’un an. Ce n’est que récemment, sur instruction du procureur, que l’enquête a repris avec une intensité renouvelée.

    Pour sa défense, Samuel Sarr affirme que les fonds en question, déposés sur le compte de WAE par la société Ndar Énergies, lui appartiennent légitimement. Il soutient que cet argent représente le paiement de services rendus à Ndar Énergies dans le cadre d’un contrat de prestation.

    Malgré ces explications, les accusations de mauvaise gestion et de détournement continuent de planer sur lui, d’autant que plusieurs actionnaires s’opposent à sa version des faits. Toutefois, Sarr bénéficie du soutien de deux autres actionnaires de WAE, ce qui divise le groupe de propriétaires.

    L’affaire concerne la centrale électrique du Cap des Bûches, un projet clé pour WAE. La société, qui réunit des investisseurs privés et publics, est au cœur d’un différend sur la transparence de ses finances. Les allers-retours des parties concernées entre la SR et le procureur ont abouti à un mandat d’arrêt émis contre Samuel Sarr, justifiant son interpellation dès son arrivée au Sénégal.

    L’affaire, qui mêle figures influentes et enjeux financiers considérables, soulève des questions sur la gouvernance des entreprises dans le secteur énergétique sénégalais. Les prochaines étapes de l’enquête devraient permettre d’apporter plus de lumière sur les responsabilités dans cette affaire complexe.

    Un scandale qui promet de retenir l’attention des médias et de l’opinion publique.

    SUSPENSION DU PROJET D’ÉLECTRIFICATION DE 1 740 VILLAGES : La Cour suprême n’a pas encore tranché, selon le DG de l’ASER

    Jean Michel Sène, directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), a livré sa part de vérité concernant la requête introduite contre la décision de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) portant suspension du projet d’électrification de 1740 villages. Selon lui, contrairement à certaines informations diffusées, la Cour suprême n’a pas encore statué sur le fond de l’affaire.
    Dans une déclaration à « Le Soleil », Jean-Michel Sène a réfuté les déclarations selon lesquelles l’ASER a été déboutée dans cette affaire. « En plus du recours en annulation, nous avions introduit un référé en vue de la suspension de la décision de l’ARCOP. Ce qui s’est passé hier [jeudi], c’est que la Cour suprême a rejeté le référé en urgence, mais elle compte statuer sur le fond du dossier », a-t-il expliqué.
    Par ailleurs, le DG de l’ASER d’ajouter : « Nous attendons donc que la Cour suprême tranche sur le fond. Nous attendons qu’on nous convoque pour aller dans le fond du dossier. Le recours que nous avons introduit vise à déterminer si l’ARCOP est compétente pour suspendre un marché en cours d’exécution ».
    Pour Jean-Michel Sène, les prérogatives de l’ARCOP se limitent à la passation de marchés. « Il y a des jurisprudences qui sont là. Aujourd’hui, il s’agit de deux privés liés par un contrat commercial. Ils doivent résoudre leurs différends devant les tribunaux en l’absence de solutions amiables », a-t-il affirmé.
    Intervenant dans une émission sur la SEN TV, un des avocats d’AEE POWER SÉNÉGAL a donné sa version des faits. « L’ASER a introduit un recours en annulation contre la décision de l’ARCOP du 02 octobre dernier portant suspension de la poursuite de l’exécution du contrat concernant le marché d’électrification rurale. Se sentant lésée, elle a saisi la Cour suprême pour annulation de cette décision de l’ARCOP. Mais, un tel acte ne peut empêcher la poursuite des effets d’une décision tant que la Cour suprême ne se prononce pas. Cependant, entre temps, il est possible pour l’ASER de saisir la Cour suprême pour demander la suspension des effets de cette décision du 02 octobre. C’est ainsi que pour annuler ces effets, l’ASER a demandé la suspension de la décision de l’ARCOP avant que la juridiction ne statue sur le fond. C’est justement cette requête qui a été déboutée par la Cour suprême », explique Me Koïta.

    West African Energy : Samuel Sarr se dit victime d’une manœuvre injuste

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Rentrant d’un voyage ce 22 novembre 2024, Monsieur Samuel SARR a été interpellé dans le cadre d’un dossier qui l’oppose à Monsieur Moustapha NDIAYE , actionnaire et ancien Président du conseil d’administration de West African West.

    Cette interpellation de Monsieur Samuel SARR est plus que surprenante d’autant plus qu’elle survient à la suite de ses auditions au cours desquelles, il avait fourni tous les éléments nécessaires aux enquêteurs.

    Mieux encore, Monsieur Samuel SARR en personne avait déposé une plainte contre Monsieur Moustapha NDIAYE. Seulement, il semble que sa plainte n’a pas été instruite par les enquêteurs pour des raisons que nous ignorons.

    Il est utile de rappeler que Monsieur Moustapha Ndiaye qui a été remplacé à son poste de Président du conseil d’administration de West African Énergy, n’a plus qualité pour agir en tant que tel et surtout pour des faits qui n’ont jamais existé.

    En effet, les alertes qu’il a reçues avant de son arrivée à AIBD, n’ont pas dissuadé Monsieur Samuel Sarr à rentrer librement au Sénégal.

    Ses conseillers sont en train de suivre le dossier. Et nous espérons qu’il sera rétabli dans ses droits dans les plus brefs délais et que sa plainte déposée contre Moustapha NDIAYE connaîtra enfin une suite.

    Pour finir, nous tenons à rappeler que West African Energy est une société privée qui a mobilisé ses financements et réalisé ses projets sur fonds propres.

    Son attaché de presse

    Samuel Sarr placé en garde à vue : un rebondissement dans l’affaire de la centrale du Cap des Biches

    L’ancien ministre de l’Énergie sous le régime de Me Abdoulaye Wade, Samuel Sarr, se trouve actuellement en garde à vue à la Section de recherches de Colobane. Selon des informations concordantes rapportées par Kewoulo et confirmées par Dakaractu, l’homme politique a été interpellé à son retour de Dubaï à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass.

    Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant sur la centrale électrique du Cap des Biches, exploitée par West Africa Energy. Depuis plusieurs mois, ce dossier suscite des interrogations autour de la gestion des contrats et des responsabilités dans le développement de cette infrastructure stratégique.

    Samuel Sarr avait déjà été convoqué à plusieurs reprises par les enquêteurs pour s’expliquer sur certains aspects liés à cette affaire. Son voyage récent à Dubaï avait d’ailleurs attiré l’attention, et son retour a finalement conduit à son interpellation.

    L’affaire de la centrale du Cap des Biches est au cœur de nombreuses spéculations. Certains y voient une tentative de clarification sur des transactions financières jugées opaques, tandis que d’autres évoquent des règlements de comptes politiques. Pour le moment, aucune déclaration officielle n’a été faite sur les charges précises retenues contre l’ancien ministre.

    La mise en garde à vue de Samuel Sarr marque un tournant dans ce dossier, et les prochains jours seront déterminants pour la suite des investigations. Des sources proches de l’enquête laissent entendre que d’autres personnalités pourraient également être auditionnées.

    L’opinion publique suit cette affaire avec attention, car elle met en lumière des enjeux importants liés à la gestion de l’énergie au Sénégal, un secteur vital pour le développement économique du pays.

    Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur cette arrestation, mais l’évolution de cette affaire sera scrutée de près dans les jours à venir.

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°330 – du 23 ET 24/11/2024

    🔴 DIPLOMATIE – « ENTRETIEN TRÈS RICHE ET CORDIAL AVEC POUTINE » : DIOMAYE PARLE RUSSE !
    🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » : JEAN MICHEL SENE LIVRE SA PART DE VERITE

    🔴 DÉCÈS DE L’ANCIEN CAPITAINE DU SÉNÉGAL : LA CAF SALUE LA MÉMOIRE DE LOUIS CAMARA
    🔴 ÉLIMINATOIRES AFROBASKET 2025 – VICTOIRE CONTRE LE RWANDA : LE SÉNÉGAL DÉMARRE FORT !

    Cybersécurité : Moustapha Diakhaté en garde à vue pour insulte via un système informatique

    L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), Moustapha Diakhaté, a été arrêté ce jeudi et placé en garde à vue à Dakar. Selon des informations relayées par Seneweb, cette interpellation fait suite à une accusation d’insulte par le biais d’un système informatique, sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

    Moustapha Diakhaté passe actuellement sa première nuit en détention dans un commissariat de la capitale sénégalaise. D’après des sources proches du dossier, il pourrait être présenté au parquet lundi prochain, à moins qu’un changement ne survienne dans le déroulement de la procédure.

    L’accusation portée contre Moustapha Diakhaté entre dans le cadre des infractions liées à l’utilisation abusive des systèmes informatiques. Au Sénégal, la Loi sur la cybercriminalité sanctionne sévèrement les actes tels que la diffusion d’insultes ou propos injurieux via les plateformes numériques, en raison de leur impact potentiel sur l’ordre public et les droits des personnes visées.

    Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, où les réseaux sociaux et autres outils numériques sont devenus des espaces fréquents de débat, mais aussi de dérives. Moustapha Diakhaté, connu pour ses positions souvent critiques envers ses anciens alliés politiques, pourrait voir cette affaire relancer le débat sur les limites de la liberté d’expression en ligne au Sénégal.

    Les autorités judiciaires doivent maintenant déterminer si les faits reprochés à Moustapha Diakhaté sont suffisamment établis pour engager des poursuites. En attendant, l’affaire suscite déjà des discussions sur l’utilisation des réseaux sociaux par les figures publiques et sur les responsabilités qui en découlent.

    L’arrestation de Moustapha Diakhaté pour des propos présumés injurieux via un système informatique souligne une fois de plus l’importance de la réglementation et de l’éthique dans l’usage des outils numériques. Les prochains jours seront déterminants pour l’évolution de cette affaire.

    Affaire Moustapha Ba : Adama Gaye en garde à vue à la DIC pour diffusion de fausses nouvelles

    Le journaliste sénégalais Adama Gaye a été placé en garde à vue ce jeudi, dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC). Cette décision intervient après son interrogatoire pour diffusion de fausses nouvelles.

    Adama Gaye est au cœur de cette affaire suite à ses déclarations controversées sur Sen TV. Il avait affirmé que l’ancien ministre Mamadou Moustapha Ba avait été tué, une allégation qui a rapidement suscité l’indignation et le scepticisme. Convoqué par les autorités, le journaliste n’a pas été en mesure de fournir des preuves pour étayer ses propos.

    Après son interrogatoire, les autorités ont décidé de placer Adama Gaye en garde à vue. Selon les informations disponibles, il devrait être déféré au parquet lundi prochain, sauf modification de dernière minute.

    Cette affaire intervient dans un contexte où la diffusion de fausses informations est de plus en plus pointée du doigt, notamment avec l’essor des médias numériques. Les autorités sénégalaises renforcent leur vigilance face à ce phénomène, particulièrement lorsqu’il concerne des personnalités publiques ou des sujets sensibles.

    Les propos d’Adama Gaye sur Mamadou Moustapha Ba, une figure politique connue, ont suscité une onde de choc et mis en lumière les responsabilités des journalistes dans la vérification des informations avant leur diffusion.

    Au Sénégal, la diffusion de fausses nouvelles est considérée comme une infraction passible de sanctions pénales, notamment lorsque ces informations peuvent troubler l’ordre public ou porter atteinte à l’honneur d’une personne.

    Le cas d’Adama Gaye pourrait relancer le débat sur la réglementation des médias et la responsabilité des journalistes dans un environnement marqué par une prolifération des contenus non vérifiés.

    Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les médias sénégalais, entre liberté d’expression et responsabilité professionnelle. Le sort d’Adama Gaye dépendra des suites judiciaires, mais ce dossier pourrait servir de rappel sur l’importance de la vérification des informations avant leur publication.

    AfroBasket 2025 : Les Lions du Sénégal dominent le Rwanda pour un début prometteur

    Le Sénégal a entamé sa campagne de qualification pour l’AfroBasket 2025 de manière éclatante en s’imposant 81-58 face au Rwanda, ce vendredi 22 novembre 2024, à la Dakar Arena. Devant un public enflammé, les Lions ont fait preuve de maîtrise et de cohésion, montrant qu’ils sont prêts à relever le défi de cette compétition continentale.

    Une rencontre marquée par une intensité palpable
    Sous la direction de l’entraîneur Sagana Diop, les Sénégalais ont connu une entame de match disputée, les Rwandais opposant une résistance farouche. La première mi-temps s’est ainsi soldée par un écart relativement réduit, témoignant de l’intensité du duel. Cependant, après la pause, les Lions ont changé de rythme, multipliant les attaques incisives et resserrant leur défense.

    Avec des joueurs clés comme [insérer noms des meilleurs joueurs si disponibles], le Sénégal a pris le contrôle total de la rencontre dans les deux derniers quarts-temps, creusant l’écart jusqu’au coup de sifflet final.

    Un début de campagne encourageant
    Cette victoire convaincante est un premier pas important pour les Lions, qui aspirent à marquer leur territoire sur la scène africaine. Sagana Diop, satisfait de la prestation de son équipe, a salué l’engagement et la discipline tactique de ses joueurs :

    Un calendrier chargé
    Pas le temps de se reposer pour les Sénégalais, qui se préparent à affronter le Gabon dès demain, samedi 23 novembre. Cette rencontre s’annonce tout aussi disputée, le Gabon étant déterminé à bousculer les favoris dans ce groupe de qualification.

    Une ferveur populaire en soutien aux Lions
    À la Dakar Arena, les supporters ont joué leur rôle de « sixième homme », galvanisant les Lions tout au long du match. Leur enthousiasme sera essentiel dans cette campagne où chaque victoire comptera.

    Avec cette entrée en matière réussie, le Sénégal envoie un signal fort à ses adversaires : les Lions sont prêts à rugir dans cette course à l’AfroBasket 2025. Rendez-vous demain pour un nouveau chapitre de cette aventure prometteuse.

    SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » / RÉVÉLATIONS DES AVOCATS D’AEE POWER SÉNÉGAL : 30 milliards F CFA « volatisés » du compte d’avance du projet d’électrification de 1 740 villages

    Le dossier « ASER-GATE » n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Au cours de l’audience de la Cour suprême portant plainte de l’Aser contre l’Arcop, ce jeudi, les avocats d’AEE POWER SÉNÉGAL ont lâché une bombe. Selon des informations exclusives du Dakarois Quotidien, des milliards de francs CFA du compte destiné à l’exécution du projet d’électrification de 1740 villages seraient introuvables.
    En effet, sur un compte d’avance de 56 millions d’euros (presque 37 milliards F CFA destiné au projet), plus de 30 milliards (46 millions d’euros) ont disparu, comme par magie, à en croire les conseils de Saidou Kane, administrateur d’AEE POWER SÉNÉGAL. En réalité, seulement environ 6 milliards F CFA (10 millions d’euros) ont été utilisés dans le cadre du projet. Le reste de l’argent se serait envolé !
    Le Procureur, conscient des répercussions sociales de cette situation, a encouragé les parties à entamer des négociations pour lever les blocages et permettre la poursuite du projet. Il s’agit, d’après le Parquet, de garantir que les populations des zones rurales concernées ne soient pas davantage lésées.
    D’ailleurs, d’après une source du Dakarois Quotidien, des discussions seraient en cours pour trouver un terrain d’entente entre l’ASER, AEE Power Sénégal et AEE POWER EPC. Cette démarche pourrait permettre de relancer un projet dont la suspension prolonge la souffrance des populations rurales en attente d’électrification.


    « Entretien entre le Président Bassirou Diomaye Faye et Vladimir Poutine : renforcement du partenariat et engagement pour la paix »

    J’ai eu, ce matin, un entretien très riche et très cordial avec le Président Vladimir POUTINE de la Fédération de Russie.

    Nous avons fait un tour d’horizon de la longue et traditionnelle coopération d’amitié entre nos deux pays.

    Nous sommes convenus d’œuvrer ensemble pour le renforcement du partenariat bilatéral, de la paix et de la stabilité au Sahel, y compris la préservation de l’espace CEDEAO, et de joindre nos efforts à ceux de la communauté internationale pour faire face aux défis mondiaux.

    President Bassirou Diomaye Faye

    Macky Sall cède sa place à Abdou Mbow à l’Assemblée nationale

    L’ancien président sénégalais Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, pourrait bien ne pas siéger à l’Assemblée nationale malgré sa récente élection en tant que député. Lors des élections législatives du 17 novembre dernier, il avait mené la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal, laquelle a réussi à obtenir 16 sièges au sein de l’hémicycle, se plaçant ainsi en deuxième position.

    Cependant, des sources proches de l’ancien chef d’État indiquent qu’il pourrait renoncer à son siège, laissant la place à Abdou Mbow, numéro deux sur la liste. Ce dernier, ancien vice-président de l’Assemblée nationale et fidèle compagnon politique de Macky Sall, serait donc appelé à représenter la coalition dans les débats parlementaires.

    Ces élections marquent également un tournant majeur dans l’histoire politique sénégalaise. Avec 130 sièges, le parti Pastef a écrasé ses adversaires, s’octroyant une large majorité à l’Assemblée nationale. Cette victoire conforte la position dominante de la formation politique qui avait déjà remporté la présidentielle plus tôt cette année.

    Pour Takku Wallu Sénégal, ces résultats sont un revers, bien qu’ils aient réussi à se maintenir comme la principale force d’opposition. Cette situation illustre la reconfiguration du paysage politique sénégalais, avec une montée en puissance de Pastef, qui semble désormais imprimer sa marque sur les institutions du pays.

    La possible absence de Macky Sall à l’Assemblée nationale soulève des interrogations sur son rôle futur dans la vie politique sénégalaise. Après avoir dirigé le pays pendant 12 ans, son retrait progressif semble se confirmer, même si certains observateurs estiment qu’il pourrait jouer un rôle en coulisses pour appuyer sa coalition.

    Quant à Abdou Mbow, il devra s’imposer comme une voix forte dans une Assemblée largement dominée par Pastef. Les débats promettent d’être intenses, dans un contexte où le Sénégal traverse des mutations politiques profondes.

    Ces législatives ouvrent ainsi une nouvelle ère politique, où le rapport de force entre la majorité écrasante de Pastef et l’opposition menée par Takku Wallu Sénégal déterminera l’avenir du pays.

    Adama Gaye entendu à la DIC : un nouvel épisode dans un climat politique tendu

    Le journaliste sénégalais Adama Gaye a été convoqué ce mercredi 22 novembre 2024 par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Accompagné de son avocat, Me Seydou Diagne, il s’est présenté dans les locaux de la police judiciaire, affirmant être en bonne santé et n’avoir enfreint aucune loi.

    Quelques heures avant sa convocation, Adama Gaye a pris la parole sur sa page Facebook pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérive autocratique du régime sénégalais. Il a exprimé son indignation face à la situation politique et économique actuelle du pays. « Je pardonne aux forces, souvent juvéniles, mais aussi à d’autres, adultes, qui tentent de manipuler une opinion publique heureusement avertie », a-t-il écrit, accusant certains acteurs d’instrumentaliser la justice pour servir des intérêts politiques.

    Cette convocation intervient dans un climat politique et social particulièrement tendu au Sénégal. La gouvernance du pays fait l’objet de nombreuses critiques, tant sur le plan économique que politique. Adama Gaye, connu pour ses prises de position tranchées et ses critiques envers le pouvoir en place, n’a pas hésité à qualifier cette procédure de tentative d’intimidation visant à museler les voix dissidentes.

    Il a également dénoncé l’implication de figures politiques et sécuritaires qu’il accuse de détourner l’attention des véritables enjeux nationaux, tels que la crise économique et sociale qui frappe le pays.

    Adama Gaye n’en est pas à sa première confrontation avec les autorités sénégalaises. Il avait déjà été arrêté et détenu par le passé, dans des circonstances similaires, pour des propos jugés dérangeants par le pouvoir. Cette nouvelle convocation soulève des interrogations sur l’état des libertés publiques dans le pays et sur l’utilisation des institutions judiciaires pour étouffer les critiques.

    En dépit de cette convocation, le journaliste a réaffirmé son engagement à défendre ses convictions. Il a également appelé à une prise de conscience collective face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire.

    La suite de cette affaire sera suivie de près, tant par les observateurs locaux qu’internationaux, alors que le Sénégal, autrefois salué pour sa stabilité démocratique, semble s’enfoncer dans des tensions politiques croissantes.

    Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Assane Seck de Ziguinchor

    Ziguinchor, la capitale méridionale du Sénégal, a été le théâtre de tensions ce mercredi alors que les forces de l’ordre ont affronté des étudiants en grève illimitée de l’Université Assane Seck (UASZ). Ces derniers protestaient contre leurs conditions de vie et d’études jugées insuffisantes, réclamant également le respect des engagements pris par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Depuis plusieurs jours, les étudiants de l’UASZ dénoncent des conditions de vie précaires sur le campus, notamment des problèmes liés à l’insuffisance des logements, des équipements pédagogiques inadaptés et un accès limité aux bourses. Les grévistes réclament également une meilleure prise en charge sociale, citant l’absence de soutien psychologique, sanitaire et financier pour de nombreux étudiants en difficulté.

    À cela s’ajoute une demande pressante pour que les engagements annoncés par le ministère soient respectés, notamment en ce qui concerne les infrastructures promises et les réformes du système de bourses.

    La journée de protestation a dégénéré lorsque les forces de l’ordre ont été appelées pour disperser les manifestants. Des affrontements ont éclaté, entraînant des échanges de jets de pierres et de gaz lacrymogènes aux abords du campus universitaire. Selon plusieurs témoins, certains étudiants auraient été blessés lors des échauffourées.

    « Nous sommes fatigués de promettre des négociations sans jamais rien obtenir. Nous exigeons des actes concrets, pas seulement des discours », a déclaré un représentant du collectif des étudiants grévistes.

    La situation à l’UASZ reflète une crise plus large qui touche l’enseignement supérieur au Sénégal. De nombreuses universités du pays font face à des défis similaires, notamment des infrastructures insuffisantes pour accueillir le nombre croissant d’étudiants, des retards dans le paiement des bourses et des conditions d’études souvent inadaptées.

    Les autorités n’ont pour l’instant pas répondu publiquement aux revendications des étudiants de Ziguinchor. Cependant, cette montée des tensions met en lumière une fois de plus les défis structurels auxquels le système éducatif sénégalais est confronté.

    Alors que les étudiants poursuivent leur mouvement de grève, la situation reste tendue à Ziguinchor. Une intervention des autorités semble urgente pour désamorcer la crise et éviter que la violence ne s’intensifie. Dans un contexte où l’éducation est un moteur clé du développement, ces revendications pourraient bien redéfinir les priorités du gouvernement dans le secteur de l’enseignement supérieur.

    Nous continuerons à suivre cette affaire.

    Trafic de drogue à Dakar : les caïds adoptent les «livraisons thiak-thiak»

    À Dakar, le trafic de drogue prend une tournure de plus en plus sophistiquée. Un réseau opérant à Ngor, Ouakam et Yoff utilisait un stratagème innovant : des livraisons de drogue par moto, imitant les livreurs de proximité communément appelés “thiak-thiak”. Cette méthode leur permettait d’échapper aux radars des forces de l’ordre.

    L’enquête, menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), a commencé grâce à un renseignement signalant un vaste trafic de crack dans le quartier de Ngor. Après avoir infiltré le réseau, les agents ont mis la main sur deux figures principales :

    • M. Diallo, livreur attitré, arrêté le 2 novembre en possession de la drogue et d’une moto utilisée pour les livraisons.

    • M. Dia alias Wizy, le cerveau, interpellé deux jours plus tard dans un appartement luxueux à Ouakam, qui servait de laboratoire pour produire du crack.

    Lors de la perquisition, un équipement complet pour fabriquer la drogue a été saisi. Wizy a également révélé le rôle d’une certaine Rokhaya, toujours recherchée, et d’un complice nigérian nommé Roland, actuellement en cavale.

    Des opérations similaires dans d’autres quartiers

    Les investigations ont permis de démanteler un autre réseau dirigé par O. Diallo alias Paonal, actif à Yoff et Cambérène. Ce dernier a dépêché trois lieutenants pour une livraison, mais tous ont été arrêtés avec la drogue et une moto KTM saisie.

    De même, un autre capo opérant jusqu’à Banjul, en Gambie, a été arrêté le 17 novembre par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic).

    Les trafiquants utilisent des motos comme les livreurs classiques, un modus operandi qui leur confère plusieurs avantages :

    • Échapper aux embouteillages, garantissant des livraisons rapides.

    • Se fondre dans la circulation, rendant difficile leur identification par la police.

    • Éviter les interpellations en se mêlant à la foule des livreurs professionnels présents sur les routes.

    Déblocage des comptes des entreprises de presse : entre soulagement et scepticisme

    Le secteur de la presse sénégalaise, en proie à de nombreuses difficultés économiques, a accueilli avec soulagement l’annonce du Directeur général des Impôts et Domaines (DGID), Abdoulaye Diagne, concernant le déblocage des comptes bancaires des entreprises de presse. Toutefois, cette décision, saluée comme salutaire par le président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), Mamadou Ibra Kane, suscite également des interrogations.

    Dans un communiqué officiel, Mamadou Ibra Kane a confirmé que le DGID a instruit ses services pour débloquer les comptes bancaires des entreprises concernées, une mesure qui pourrait apporter un répit à ces acteurs essentiels de l’information. « Les comptes des entreprises de presse ont été débloqués selon les instructions qu’il a données à ses services », a déclaré le président du CDEPS.

    Cette décision intervient dans un contexte où les difficultés financières des médias se sont accrues, mettant en péril la survie de nombreuses rédactions. Ces blocages, en raison d’arriérés fiscaux, avaient aggravé la précarité du secteur, déjà fragilisé par une baisse des recettes publicitaires et des ventes.

    Cependant, sur les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM), Mamadou Ibra Kane a émis des réserves quant à l’effectivité de cette décision. Il a insisté sur le fait que, bien que l’annonce ait été faite, la mesure n’est pas encore opérationnelle. Cette situation laisse planer un doute sur les délais de mise en œuvre, alors que les entreprises de presse espèrent un déblocage rapide pour reprendre leurs activités normalement.

    Mamadou Ibra Kane ne manque pas d’exprimer son scepticisme quant à la démarche des autorités fiscales. Selon lui, il pourrait y avoir une intention sous-jacente visant à « étouffer les entreprises de presse ». Cette déclaration traduit une méfiance persistante entre les acteurs de la presse et certaines institutions étatiques, dans un contexte où la liberté de la presse est perçue comme étant sous pression.

    Face à cette situation, le président du CDEPS appelle les autorités à adopter une approche plus constructive pour soutenir un secteur vital à la démocratie. Il exhorte également les entreprises de presse à renforcer leur gestion interne et à respecter leurs obligations fiscales pour éviter de telles situations à l’avenir.

    Cette annonce, bien qu’encourageante, met en lumière les tensions persistantes entre les médias et les autorités fiscales au Sénégal. Si elle est mise en œuvre, la mesure pourrait représenter un premier pas vers une relation apaisée, mais il reste à voir si les engagements seront tenus dans les jours à venir.

    Lancement des travaux de rénovation de la Grande Mosquée de Touba : un appel à l’unité et à la solidarité des Mourides

    Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, a officiellement annoncé le lancement prochain des travaux de rénovation et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba. Lors d’une déclaration solennelle, le guide spirituel de la confrérie a invité les disciples mourides à se mobiliser pleinement pour soutenir ce projet historique, un hommage vibrant à l’héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme.

    La Grande Mosquée de Touba, véritable emblème du mouridisme, est au cœur de la vie spirituelle et sociale de la communauté. Construit sous l’impulsion des premiers disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, cet édifice incarne à la fois la foi, l’histoire et les valeurs de persévérance de la confrérie. Conscient de l’importance de cet héritage, Serigne Mountakha Mbacké a souligné que les travaux visent non seulement à entretenir le lieu, mais également à le magnifier pour les générations futures.

    « La Grande Mosquée est le symbole de notre unité et de notre engagement spirituel. Elle doit refléter l’excellence que prônait Cheikh Ahmadou Bamba », a déclaré le Khalife.

    Le guide spirituel de Darou Miname a exhorté les Mourides à s’unir pour contribuer financièrement et matériellement à cette entreprise ambitieuse. « Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, sera une pierre ajoutée à l’édifice. Ce projet est le nôtre, et il reflète notre amour pour le fondateur de notre confrérie », a-t-il insisté.

    Des comités locaux et internationaux seront mobilisés pour coordonner les efforts et recueillir les fonds nécessaires. Cet appel s’adresse également à la diaspora mouride, qui joue un rôle clé dans le financement des projets d’envergure pour la confrérie.

    Au-delà de la rénovation, l’ambition du Khalife est d’inscrire la Grande Mosquée dans une vision moderne tout en respectant son essence spirituelle. Les travaux incluront l’amélioration des infrastructures, des systèmes d’éclairage et de sonorisation, ainsi que l’embellissement des espaces intérieurs et extérieurs.

    Ce projet s’inscrit dans une tradition de grandes réalisations initiées par les précédents Khalifes, renforçant le rôle central de Touba dans la vie religieuse et culturelle du Sénégal.

    Le Khalife a conclu son discours en rappelant que ce projet est avant tout une opportunité pour les Mourides de témoigner de leur foi et de leur solidarité. « En nous unissant autour de cet objectif commun, nous prouvons que l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba demeure vivant et vibrant à travers nos actes. »

    La communauté mouride répondra-t-elle à cet appel avec la ferveur et l’engagement qui la caractérisent ? Les jours à venir promettent de témoigner d’une mobilisation exemplaire autour de cette initiative majeure.

    PLAINTE CONTRE L’ARCOP PORTANT SUSPENSION DU MARCHÉ D’ÉLECTRIFICATION DE 1 740 VILLAGES : La Cour suprême « électrocute » l’Aser

    La Cour suprême a rejeté, ce jeudi, la requête de l’ASER (l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale) visant à suspendre une décision de l’ARCOP (Autorité de Régulation de la Commande Publique) qui bloque un projet d’électrification de 1 740 villages dans plusieurs régions du Sénégal. Au-delà des enjeux juridiques, cette affaire soulève des interrogations sur une disparition présumée de plusieurs milliards de francs CFA du compte destiné à l’exécution de ce projet.

    À l’issue d’une audience ce jeudi, la Cour suprême a débouté l’ASER dans le scandale présumé dénommé « ASER-GATE », selon des informations exclusives du Dakarois Quotidien.
    La requête de l’ASER visait à annuler une décision de l’ARCOP suspendant le projet d’électrification de mille sept cent quarante (1 740) villages dans les régions de Kaffrine, Saint-Louis, Kédougou, Louga et Tambacounda. Ce projet, vital à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, reste donc bloqué, laissant planer de lourdes incertitudes.
    La Cour suprême, statuant en audience des Référés, a, en la forme, jugé irrecevable l’exception soulevée par l’ASER et recevable l’intervention volontaire de la société AEE Power Sénégal, acteur clé dans la mise en œuvre du projet. Au fond, elle a rejeté la requête de l’ASER tendant à suspendre l’exécution de la décision N°107/2024ARCOP/CRP/DEF de l’ARCOP du 02 octobre 2024. Ce qui maintient la suspension du projet.

    PLAIDOIRIES

    L’Agent Judiciaire de l’État, Bouna Diakhaté, magistrat de profession, qui représentait l’ASER lors du procès, a avancé que le contrat liant AEE POWER SÉNÉGAL et AEE POWER EPC est de la sous-traitance. Par conséquent, il a affirmé que la société sénégalaise n’a aucun intérêt à se constituer.
    Mais, le Premier Avocat Général a relevé qu’il s’agit d’un contrat tripartite entre ces acteurs : l’ASER, AEE Power Sénégal et AEE Power EPC. Ainsi, a-t-il été exhorté à l’ASER à donner suite aux interpellations de l’ARCOP plutôt que d’initier des procédures.
    D’autre part, le Parquet a admis, au même titre que le Juge des Référés, la compétence de l’ARCOP et le caractère inadéquat, voire inopérant, des dispositions légales invoquées par l’ASER.
    Quant au juge, il a pris acte de la décision de la banque SANTANDER qui, en tout état de cause, a choisi de suspendre le financement objet du marché.
    En ce qui concerne les avocats d’AEE POWER SÉNEGAL, ils ont soulevé que le partenariat en l’espèce confère 60 % des parts à l’entreprise sénégalaise, contre 40 % à son homologue espagnole. Ce qui, selon eux, a conduit à un contrat de co-traitance et non de sous-traitance tel souligné par l’Agent judiciaire de l’État. En effet, d’après les conseils de Saidou Kane, administrateur d’AEE POWER SÉNÉGAL, la législation sénégalaise ne parle plus de sous-traitance lorsque la partie initiatrice du projet dispose de plus de 40% des parts mais de co-traitance.

    Penda Thiam

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°329 – du 22/11/2024

    🔴 PLAINTE CONTRE L’ARCOP PORTANT SUSPENSION DU MARCHÉ D’ÉLECTRIFICATION DE 1 740 VILLAGES : LA COUR SUPRÊME « ÉLECTROCUTE » L’ASER
    🔴 PROCLAMATION OFFICIELLE DES RÉSULTATS PROVISOIRES / AVEC SES 130 SIÈGES : « PASTEF » ASSOMME UNE OPPOSITION FRACTURÉE

    🔴 CINQUIÈME ÉDITION DE LA BAL : LE SÉNÉGAL PARMI LES HÔTES
    🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE SUR OSLO FA : JARAAF PREND LES RÊNES

    Émigration clandestine : 75 candidats secourus à l’île aux Serpents

    Ce jeudi, une opération conjointe menée par la marine nationale sénégalaise et le parc national des îles de la Madeleine a permis de secourir 75 candidats à l’émigration clandestine, regroupés sur l’île aux Serpents, la principale île de l’archipel des îles de la Madeleine, située au large de Dakar.

    Les voyageurs, dont les intentions étaient de partir illégalement vers des destinations étrangères, ont été secourus à bord de la vedette sénégalaise « Taouay », qui a été mobilisée pour cette mission de sauvetage.

    L’opération a permis de mettre fin à ce projet d’émigration périlleux et de protéger ces individus des dangers liés à la traversée clandestine. Ces candidats, souvent désespérés et en quête d’un avenir meilleur, risquent leur vie en prenant des routes maritimes non sécurisées dans l’espoir d’atteindre l’Europe ou d’autres continents.

    Les autorités sénégalaises, notamment la marine nationale et les services du parc national des îles de la Madeleine, redoublent d’efforts pour lutter contre l’émigration clandestine et protéger les vies humaines. Cette opération rappelle la nécessité de renforcer les actions préventives et informatives sur les risques de l’émigration illégale.

    La situation de ces candidats à l’émigration demeure un défi pour les autorités sénégalaises, qui continuent de mener des opérations pour intercepter les tentatives d’émigration clandestine.

    Abdou Karim Sall : « Cette victoire est la vôtre »

    L’ancien ministre Abdou Karim Sall, récemment élu député de la 15e législature, a exprimé sa profonde gratitude envers ses militants et sympathisants. Après sa victoire électorale, il a adressé un message de remerciement, soulignant l’importance de l’engagement collectif dans sa réussite.

    Sur sa page Facebook, l’élu a écrit : « Je tiens à vous remercier tous, de près ou de loin, pour votre soutien qui a rendu possible mon élection comme député de la 15e législature. Cette victoire est la vôtre, le fruit d’un engagement collectif et de votre mobilisation. »

    Abdou Karim Sall a également tenu à rassurer ses militants de son engagement à leur servir de porte-voix. « Je reste à votre écoute, déterminé à porter vos aspirations et à travailler pour un Sénégal plus juste et prospère », a-t-il ajouté.

    L’ancien ministre a conclu son message par une prière : « Merci pour votre confiance. Que le Tout-Puissant Allah vous garde et veille sur notre Sénégal. »

    Cette déclaration reflète l’humilité et la reconnaissance d’Abdou Karim Sall envers ceux qui l’ont soutenu tout au long de son parcours électoral. À présent député, il s’engage à œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais, tout en honorant la confiance de ceux qui ont placé leur espoir en lui.

    Avec son élection, Abdou Karim Sall se positionne comme un acteur clé de la politique sénégalaise de cette nouvelle législature. Reste à voir comment il mettra en œuvre ses engagements pour un Sénégal plus équitable.

    Journée mondiale de la pêche : « La sardinelle fait partie des espèces migratrices, partagées au niveau de l’Afrique de l’Ouest », selon Sidya Diouf

    À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre, ce 21 novembre, la Journée internationale de la pêche. À l’Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, la commémoration s’est tenue en présence du doyen de la faculté des Sciences et Techniques, représentant le Professeur Aminata Niang Diène, Rectrice de l’UCAD, ainsi que de professionnels, d’experts du secteur et de M. Sidya Diouf, représentant le ministre des Pêches.

    Lors de cette journée, les participants ont insisté sur l’importance d’une gestion concertée, au niveau régional, des stocks de sardinelle. Cet événement a également été l’occasion pour le représentant du ministre de souligner la rareté croissante de cette espèce.

    Selon Alassane Sarr, directeur de l’IUPA, la gestion de la sardinelle est complexe car cette espèce migratrice est partagée par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc, la Gambie et la Guinée-Bissau. Chaque pays, en fonction de ses objectifs et priorités, met en place des stratégies pour maximiser ses captures, ce qui complique une gestion concertée.

    Sidya Diouf, chef de la division pêche artisanale à la direction des pêches maritimes, a ajouté :
    « On ne peut pas parler de stocks de sardinelle pour le Sénégal uniquement, car il s’agit d’un stock sous-régional. Il y a quelques années, cette espèce était la plus accessible en termes de prix et la plus commercialisée sur le marché national. »

    Cependant, la situation actuelle est marquée par une raréfaction de la sardinelle, qui devient de plus en plus chère, rendant son accès difficile pour de nombreuses familles. « Avec le niveau de vie des Sénégalais, on ne mange plus de poisson, et même si on en mange, ce n’est peut-être pas du bon poisson », a-t-il regretté.

    La chaîne de distribution de la sardinelle emploie un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des pêcheurs artisanaux, des mareyeurs et des femmes transformatrices. Sidya Diouf a insisté sur l’importance de cette ressource pour les populations locales :
    « Parler de cette espèce revêt une importance capitale, car elle était autrefois consommée jusqu’au fin fond du Sénégal. »

    La sardinelle est une espèce très sensible aux variations climatiques, notamment à la température et à l’acidification des océans, ce qui accentue sa migration. Selon M. Diouf, outre la nécessité d’une gestion concertée, il est impératif de réhabiliter les écosystèmes dégradés pour préserver cette ressource.

    Alassane Sarr a pour sa part insisté sur la surexploitation des ressources halieutiques, un problème majeur pour le secteur de la pêche au Sénégal. Il a souligné que des mesures isolées prises par un seul pays ne suffisent pas : « Cela nécessite d’avoir des organes de gestion et des discussions entre les différents partenaires, car les intérêts des pays ne sont pas toujours alignés. »

    La Journée mondiale de la pêche a permis de rappeler l’importance cruciale de cette ressource pour les économies et les populations locales, tout en pointant les défis à relever pour une gestion durable et équitable. Il est désormais impératif que les pays de la sous-région collaborent étroitement pour préserver la sardinelle, une espèce essentielle pour la sécurité alimentaire et le développement socio-économique de l’Afrique de l’Ouest.

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