Me Moussa Diop critique sévèrement la gouvernance de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, n’a pas mâché ses mots contre la gouvernance du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration relayée par le journal L’Indépendance, l’avocat et homme politique a exprimé son inquiétude quant à la situation du pays, allant jusqu’à affirmer qu’il commence à croire « franchement » que le Sénégal est en ruine partout.

Me Moussa Diop rappelle son engagement passé contre l’ancien président Macky Sall, notamment pour le respect de la Constitution. Cet engagement lui avait coûté, selon lui, un limogeage sec et une détention de trois mois. Cependant, celui qui se présentait comme un fervent défenseur du changement semble aujourd’hui désabusé par le nouvel exécutif.

« Apparemment, nous sommes mal barrés par la tortuosité, les reniements spectaculaires, les banalités, et enfin par le défaut de boussole pour trouver la bonne direction afin de sortir le Sénégal du maxi-pétrin économique et financier », a-t-il dénoncé.

Me Diop s’interroge sur la capacité réelle du gouvernement à tenir ses promesses de rupture et de redressement du pays. Pour lui, ce concept semble aujourd’hui vidé de son sens et réduit à un simple slogan creux.

Cette sortie critique intervient alors que le gouvernement Faye-Sonko est sous pression pour répondre aux attentes économiques et sociales des Sénégalais. Alors que le régime actuel continue d’affirmer qu’il travaille sur des réformes structurelles, des voix comme celle de Me Moussa Diop s’élèvent pour remettre en question l’efficacité et la cohérence des mesures prises.

Le débat reste donc ouvert : le Sénégal est-il sur la bonne voie ou s’enfonce-t-il dans une crise plus profonde ?

Affaire West African Energy : Samuel Sarr voit une nouvelle demande de libération rejetée

L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Améte Sarr, devra encore patienter derrière les barreaux. Pour la troisième fois, la justice sénégalaise a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. Le juge d’instruction du 8ᵉ cabinet du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, Madjiguène Touré Diène, a une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour une remise en liberté.

Inculpé pour abus de biens sociaux dans le cadre de l’affaire West African Energy, Samuel Sarr est en détention provisoire depuis plusieurs mois. Ses avocats avaient déjà essuyé un premier refus le 5 février 2025, et leur nouvelle tentative du 21 février s’est soldée par un nouvel échec. Selon les informations du journal L’Observateur, le juge a motivé sa décision par l’absence d’évolution notable dans l’instruction et la gravité des faits reprochés.

L’enquête étant toujours en cours, la justice craint que sa remise en liberté ne compromette les investigations, notamment en facilitant une concertation entre les différents protagonistes du dossier. Cette position est également soutenue par le procureur de la République, qui estime qu’une libération provisoire pourrait nuire au bon déroulement de l’instruction.

Malgré cette nouvelle décision défavorable, les avocats de Samuel Sarr ne comptent pas baisser les bras. Ils ont immédiatement interjeté appel, espérant obtenir une révision de la décision devant une juridiction supérieure. Toutefois, au vu de la fermeté affichée par la justice jusqu’à présent, les chances de succès restent incertaines.

En attendant une éventuelle évolution, l’ancien directeur général de Senelec et ex-ministre de l’Énergie reste en détention provisoire, dans l’attente d’un jugement qui pourrait être décisif pour son avenir judiciaire.

Violences conjugales : Le chef du bureau des Cadastres de Pikine en garde à vue

Un scandale judiciaire secoue Pikine. Gaynack Sène, chef du bureau des Cadastres de Pikine et ancien responsable du bureau de Mbour, est en garde à vue depuis 48 heures à la brigade de gendarmerie de la Foire. Il est accusé de violences conjugales sur l’une de ses épouses, qui a porté plainte après avoir subi des agressions physiques ayant entraîné des blessures ouvertes au visage.

D’après les déclarations de la plaignante, l’incident s’est produit le jeudi 20 février 2025, en début de soirée. Elle aurait été violemment frappée par son mari alors qu’elle tentait de corriger leur fille. Après avoir obtenu un certificat médical attestant une incapacité temporaire de travail (ITT) de 6 jours au centre de santé de Yoff, la victime affirme avoir subi une nouvelle agression à son retour au domicile conjugal.

Selon des proches du couple, les violences conjugales étaient récurrentes, mais n’avaient jamais atteint un tel niveau de gravité. La victime aurait déclaré aux enquêteurs que ce n’était « la quatrième fois » que son mari la battait. Cette fois-ci, l’homme lui aurait lancé une menace glaçante : « Je peux te tuer sans que rien ne m’arrive, puisque mes amis sont au pouvoir. » Prise de peur, elle a trouvé refuge chez des parents avant de se rendre à la brigade de gendarmerie de la Foire pour porter plainte le 21 février.

Convoqué par la gendarmerie, Gaynack Sène a d’abord été entendu puis relâché. Mais le lendemain, il s’est présenté à nouveau aux enquêteurs avec un certificat médical attestant une ITT de 5 jours, affirmant avoir été blessé par une morsure de son épouse lors de l’altercation. Cette situation a conduit les autorités à requalifier l’affaire en « coups et blessures volontaires réciproques », une technique souvent utilisée pour inciter les parties à un règlement à l’amiable.

Cependant, cette stratégie n’a pas fonctionné. Face aux preuves accablantes, notamment l’état physique de la victime – avec une arcade sourcilière ouverte et le visage tuméfié – le procureur de la République a ordonné l’arrestation de Gaynack Sène.

Les autorités judiciaires ne se sont pas arrêtées à l’inculpation de l’accusé. Elles ont également ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles Gaynack Sène a obtenu son certificat médical. Un médecin est actuellement sous investigation pour déterminer s’il y a eu une complaisance dans la délivrance de ce document.

En attendant la décision du procureur, le chef du bureau des Cadastres de Pikine reste en détention, illustrant ainsi une volonté de la justice de ne pas laisser l’impunité s’installer dans les affaires de violences conjugales.

Conflit entre Électricité du Rip et l’État du Sénégal : une bataille judiciaire à l’issue incertaine

Le contentieux opposant la société Électricité du Rip (EDR), filiale d’Enco appartenant à Serigne Abdou Sy Al Makhtoum, à l’État du Sénégal a connu un nouveau rebondissement. La Chambre de commerce internationale (CCI) du Tribunal de Paris a rejeté les demandes formulées par l’Agent judiciaire de l’État, ouvrant ainsi la voie à la poursuite de la procédure engagée en 2021 pour rupture unilatérale de contrat.

L’arbitrage international, enclenché par EDR après la résiliation unilatérale de son contrat par l’État, semblait déjà mal engagé pour le gouvernement sénégalais. La situation s’est encore compliquée lorsque la CCI a refusé d’admettre le caractère abusif de la procédure initiée par EDR, un argument central défendu par le cabinet Lazareff Le Bars, représentant l’État du Sénégal.

Selon L’Observateur, les tentatives des avocats de l’État de faire supporter à EDR les frais d’avocats engagés par le Sénégal ont été rejetées. De plus, la stratégie de non-paiement de la quote-part des frais d’arbitrage par l’Agent judiciaire de l’État a été sévèrement critiquée par le Tribunal arbitral. En effet, bien que l’État ait refusé de payer sa part des 157 millions FCFA (environ 260 000 USD), il a débloqué près de 3 milliards FCFA pour financer les honoraires de ses avocats et experts.

Ce différend trouve son origine dans la politique d’électrification rurale adoptée par l’État sénégalais depuis 2006. Dans le cadre de ce programme soutenu par plusieurs bailleurs de fonds (Banque mondiale, Union européenne, AFD, KFW, BAD…), des concessions avaient été attribuées à des opérateurs privés pour étendre l’accès à l’électricité en zone rurale.

La société EDR avait ainsi obtenu en 2006 une concession de 25 ans pour électrifier la zone Kaolack-Nioro-Fatick-Gossas. Toutefois, en 2016, l’État sénégalais a décidé d’harmoniser les tarifs de l’électricité, réduisant ainsi le coût du kilowattheure pour les usagers ruraux. Une subvention devait alors être versée aux opérateurs privés pour compenser ce manque à gagner, via le Fonds de soutien à l’électricité (FSE).

Or, les ressources du FSE se sont rapidement révélées insuffisantes, privant les opérateurs, dont EDR, des compensations promises. Face à cette impasse financière, le gouvernement a décidé de résilier le contrat liant l’État à EDR, déclenchant ainsi la bataille judiciaire actuelle.

Avec l’arrivée d’un nouvel Agent judiciaire de l’État en mai dernier, une question clé se pose : la nouvelle équipe poursuivra-t-elle la ligne dure adoptée jusqu’ici, ou cherchera-t-elle une issue négociée avec Serigne Abdou Sy Al Makhtoum pour éviter une condamnation potentiellement lourde ?

L’arbitrage devant la CCI est déjà très coûteux pour le Sénégal et les derniers développements ne semblent pas jouer en faveur de l’État. Une conciliation pourrait permettre de limiter les pertes et d’éviter d’autres révélations embarrassantes sur la gestion des finances publiques, notamment concernant les 3 milliards FCFA dépensés en frais d’avocats contre un contentieux de 157 millions FCFA.

Dans un contexte où l’endettement du pays atteint des niveaux préoccupants, ce dossier illustre les tensions entre l’État et le secteur privé, ainsi que les défis persistants de l’électrification rurale au Sénégal.

Les Eléments français au Sénégal organisent un plan social pour leurs employés sénégalais licenciés

Les Eléments français au Sénégal (Efs) mettent en place un plan d’accompagnement pour leurs 162 employés sénégalais, en vue de leur permettre une transition professionnelle après leur licenciement collectif prévu le 1er juillet 2025. Dans ce cadre, un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises seront organisés pour faciliter leur reclassement.

Conformément aux dispositions du droit du travail sénégalais et de la convention collective régissant ces employés, les Efs s’engagent à verser un total de 1,5 million d’euros (soit 982 millions de FCFA) en indemnités légales et complémentaires. Cependant, ces montants ne sont pas encore versés, les négociations étant en cours. Le général de brigade Yves Aunis, en charge du désengagement des Efs, espère qu’un accord définitif sera trouvé d’ici le 15 mars avec l’Inspecteur du travail.

Au-delà des indemnités, le général Aunis insiste sur l’importance d’un soutien actif pour la réinsertion des salariés. Ainsi, les cadres militaires (officiers et sous-officiers) seront mobilisés pour aider les employés dans la rédaction et la mise à jour de leurs CV.

Le Forum des métiers se tiendra le jeudi 6 mars de 9h à 14h au quartier Geille, à Ouakam. Cette initiative vise à mettre en relation les employés concernés avec des entreprises locales et internationales opérant dans plusieurs secteurs :

• BTP et infrastructures

• Menuiserie et plomberie

• Sécurité et prévention

• Transport et mécanique automobile

• Administration, comptabilité et informatique

• Relations clients et commerce

Le général Aunis se dit optimiste quant à la réponse des entreprises et à leur participation à cet événement.

En parallèle du forum, les Efs prévoient, avant la fin du mois de mars, d’organiser des ateliers de formation à la création d’entreprises. L’objectif est d’offrir aux employés une opportunité de reconversion professionnelle, en leur fournissant les outils nécessaires pour lancer leurs propres activités.

Cette vague de licenciements fait suite à la décision du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des Eléments français du territoire sénégalais avant fin 2025. Malgré la situation, l’autorité militaire en charge du dossier tient à garantir une transition la plus douce possible pour les travailleurs concernés.

Macky Sall et d’anciens dirigeants africains plaident pour un allègement global de la dette africaine

Ce lundi 25 février 2025, l’ancien président sénégalais Macky Sall, accompagné de plusieurs anciens chefs d’État africains, a rencontré le président sud-africain Cyril Ramaphosa à Cape Town. L’objectif de cette réunion : plaider en faveur d’un allègement généralisé de la dette africaine afin de favoriser la reprise économique du continent.

Lors de cet entretien, Macky Sall et ses homologues ont mis en avant l’urgence d’une solution durable pour alléger la pression financière qui pèse sur de nombreux pays africains. « En compagnie de collègues anciens Chefs d’État africains, j’ai rencontré ce 25 février 2025 à Cape Town, le président Cyril Ramaphosa, Président du #G20. Ensemble, nous plaidons pour un allègement global de la dette africaine afin de favoriser les conditions d’une relance », a écrit l’ancien président sénégalais sur X (anciennement Twitter).

La dette africaine, qui dépasse 1 000 milliards de dollars selon la Banque mondiale, constitue un frein majeur au développement économique du continent. De nombreux États consacrent une part importante de leurs ressources au remboursement des emprunts contractés auprès de créanciers internationaux, au détriment des investissements dans les infrastructures, la santé et l’éducation.

En tant que président en exercice du G20, Cyril Ramaphosa joue un rôle central dans les négociations internationales sur les questions économiques et financières. L’Afrique du Sud, seul pays africain membre permanent du G20, représente un porte-voix essentiel pour les intérêts du continent dans les grandes instances économiques mondiales.

L’initiative de Macky Sall et des autres anciens dirigeants africains vise à inscrire la question de l’allègement de la dette au cœur des priorités du G20. Ce plaidoyer s’inscrit dans la continuité des discussions entamées depuis plusieurs années sur la restructuration des dettes souveraines des pays en développement, notamment après les impacts économiques dévastateurs de la pandémie de Covid-19.

Si des efforts ont déjà été consentis, notamment avec le Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette, plusieurs observateurs estiment que ces mesures restent insuffisantes. L’Afrique continue de faire face à des taux d’intérêt élevés, à la dépréciation de ses monnaies et à une faible marge budgétaire pour financer son développement.

L’initiative de Macky Sall et de ses pairs pourrait donc relancer le débat au sein du G20 et pousser les créanciers internationaux – notamment la Chine, l’Union européenne et les institutions financières mondiales – à envisager de nouvelles solutions pour alléger le fardeau de la dette africaine.

En attendant des avancées concrètes, cette rencontre marque une étape importante dans la mobilisation des anciens dirigeants africains pour défendre les intérêts économiques du continent sur la scène internationale.

SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 Fillettes de moins de 5ans mutilées

Le 15 février 2025, un drame a eu lieu dans la région de Sédhiou, au Sénégal, où 11 fillettes âgées de cinq mois à cinq ans ont été excisées collectivement dans le département de Goudomp. Cet acte barbare, qui intervient après la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), a suscité une profonde indignation au sein de la communauté nationale et internationale.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ONU Femmes ont immédiatement réagi, exprimant leur consternation face à cette nouvelle violation des droits fondamentaux des filles. Dans un communiqué publié le 21 février 2025, les agences des Nations Unies ont dénoncé cette pratique néfaste qui continue de faire des victimes, malgré les efforts considérables du Gouvernement sénégalais pour éradiquer les MGF.
« Il est difficile de comprendre qu’une violation aussi grave des droits fondamentaux des filles ait lieu dans un pays pionnier dans la lutte contre les MGF », a déclaré Arlette Mvondo, Représentante d’ONU Femmes au Sénégal. Cette condamnation s’ajoute aux nombreuses prises de position des acteurs internationaux qui jugent inacceptable ce retour en arrière, sachant que le Sénégal a été l’un des premiers pays en Afrique à adopter des lois strictes contre les MGF.
Les MGF, en plus des souffrances physiques et des risques mortels qu’elles engendrent, laissent des séquelles psychologiques profondes et irréversibles. Les conséquences peuvent inclure des infections, des complications à la naissance, et une vie marquée par des douleurs chroniques. Mais au-delà des souffrances corporelles, c’est toute la dignité des filles qui est bafouée.
Les Nations Unies rappellent que les MGF portent atteinte aux droits humains les plus fondamentaux, notamment le droit à l’intégrité physique, à la sécurité et à la dignité. « L’excision n’est pas seulement une atteinte à l’intégrité physique des filles, c’est une négation de leur avenir », a insisté Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF au Sénégal.
Les agences de l’ONU appellent le Gouvernement sénégalais à prendre des mesures fermes pour appliquer la loi et pour faire face à l’impunité qui entoure trop souvent ces pratiques. Bien que les autorités sénégalaises aient adopté la loi 99-05, criminalisant l’excision, la pratique continue de se répandre, parfois avec la complicité de certains membres des communautés locales.
Le Sénégal, par l’intermédiaire de ses ministères, de ses collectivités territoriales et de la société civile, a pris des mesures importantes pour lutter contre les MGF, mais des actions plus déterminées sont encore nécessaires pour mettre fin à cette pratique néfaste.
L’UNFPA et l’UNICEF s’engagent à soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de lutte contre les MGF. Ces organisations appellent à une intensification des efforts pour garantir que plus aucune fille ne soit victime de mutilations. À l’approche de l’échéance des Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2030, le Sénégal doit renforcer son engagement pour l’élimination totale des MGF. « Un seul cas est de trop », a averti Tracey Hebert-Seck, Représentante de l’UNFPA au Sénégal.
Le Gouvernement sénégalais doit maintenant intensifier ses efforts pour assurer une application stricte des lois, poursuivre les auteurs de ces actes et renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés, notamment celles où l’excision reste encore une pratique courante.
L’excision collective de ces 11 fillettes est un appel à l’action pour tous les Sénégalais et pour la communauté internationale. Ce crime odieux ne doit pas rester impuni. C’est un combat que nous devons mener collectivement pour garantir un avenir libre de violences pour toutes les filles et les femmes du Sénégal.

Ledakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°406 – 26/02/2025

🔴 GRÈVE DES AGENTS DE LA SANTÉ ET DE L’ENSEIGNEMENT : L’ÉTAT ASPHYXIÉ
🔴 SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 FILLETTES DE MOINS DE 5 ANS MUTILÉES

🔴 SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : 140 LUTTEURS ET 7 PROMOTEURS DANS L’IMPASSE
🔴 ARRÊT DES SUBVENTIONS AUX CLUBS : MASSATA DIACK INTERPELLE LA FSF

Mouvement « Jëf-Citoyens d’Action » : Ousseynou Diallo dénonce les licenciements abusifs et l’absence de validation du rapport de la Cour des comptes

Dans un contexte de crise économique et de turbulences politiques, Ousseynou Diallo, juriste et leader du Mouvement « Jëf – Citoyens d’Action », dénonce avec vigueur les vagues de licenciements abusifs au sein des institutions publiques, l’inquiétante absence de validation du rapport de la Cour des comptes, ainsi que l’illégalité manifeste d’une éventuelle anticipation des élections locales. Plus encore, il s’élève contre la précarité grandissante qui frappe de plein fouet la population sénégalaise, et en particulier les habitants de Hann/Bel-Air, une commune stratégique pour l’économie nationale, mais négligée et privée de la considération et du soutien qu’elle mérite.

Face à l’urgence du chômage et de la précarité, comment interprétez-vous les récentes vagues de licenciements et la réduction des salaires au sein des administrations étatiques ?

L’emploi et le salaire sont des droits fondamentaux, piliers de la dignité humaine. C’est pour cette raison que, sous ma direction, le Mouvement « Jëf-Citoyens d’Action » forme et outille les jeunes pour un emploi durable et encourage l’entrepreneuriat féminin. Les licenciements orchestrés par certains dirigeants sont des manœuvres destructrices, sectaires et intolérables, plongeant nos frères et sœurs sénégalais dans une misère humiliante. Un dirigeant compétent doit privilégier le redéploiement et la réorganisation fonctionnelle au lieu de recourir à des licenciements massifs. Le Président de la République Son Excellence Bassirou Diomaye Faye doit exiger de son Gouvernement qu’il mette un terme aux licenciements abusifs et qu’il engage des réformes profondes pour garantir une politique salariale plus équitable au sein de l’État. Il est impératif de réduire les écarts de rémunération injustifiés entre les fonctionnaires et de supprimer les dispositifs financiers abusifs qui nuisent à notre économie, tels que les fonds politiques ou secrets.

Les programmes de migration professionnelle entre le Sénégal, l’Espagne et le Qatar représentent-ils une solution pérenne au chômage structurel ou ne constituent-ils qu’un palliatif temporaire?

À mon avis, bien que les programmes de migration offrent des opportunités professionnelles temporaires, ils ne constituent pas une véritable solution au chômage structurel au Sénégal. D’ailleurs, le gouvernement en place a toujours refusé de considérer l’émigration des jeunes comme une réponse aux défis socio-économiques du pays, privilégiant plutôt leur rétention pour contribuer au développement national. Cette contradiction illustre une politique hésitante. En tout cas, les programmes de migration permettent d’accéder à des emplois à l’étranger aux causes profondes du chômage au Sénégal, notamment un système éducatif défaillant, un manque de formation adéquate et l’absence d’un véritable secteur industriel. Pour résoudre le chômage structurel au Sénégal, il est crucial de réformer le système éducatif, de développer la formation professionnelle adaptée aux besoins du marché et de favoriser la création d’emplois locaux dans des secteurs clés comme l’industrie et l’agriculture.

Que pensez-vous du dernier rapport de la Cour des comptes ?

La publication d’un rapport non signé par la Cour des comptes soulève effectivement des interrogations légitimes. L’absence de cette formalité cruciale devrait obliger la Cour à fournir une explication officielle par le biais d’un communiqué, afin d’éclairer les Sénégalais sur les raisons de cette omission. En démocratie, il est du droit des citoyens d’exiger des réponses de la part de nos institutions publiques, y compris la Cour des comptes. Sans adhérer aux théories de manipulation des chiffres qui ont été évoquées, je considère qu’il est essentiel de fournir aux Sénégalais une analyse rigoureuse et impartiale de la gestion publique, libre de toute instrumentalisation politique ou suspicion de manipulation, afin de prévenir toute justification de poursuites partiales.

Lors des élections législatives, quelles motivations vous ont conduit à soutenir la liste du parti Pastef, et comment ce choix s’intègre-t-il dans votre vision politique globale ?

Lors des législatives anticipées, nous avons effectivement choisi de soutenir la liste du parti Pastef. Accorder la majorité à une opposition déconnectée des véritables attentes de notre jeunesse et de l’ensemble des Sénégalais aurait conduit à un blocage institutionnel, freinant des réformes cruciales. Pastef partageait notre vision : faire de l’emploi et de la formation des jeunes et des femmes une priorité absolue. En lui apportant notre soutien, nous voulions bâtir une majorité parlementaire forte, porteuse de politiques ambitieuses, capable d’accélérer l’insertion professionnelle et de transformer en profondeur nos institutions. Ce choix était, pour nous, le moteur d’un changement durable, fidèle aux aspirations du peuple sénégalais.

Comment évaluez-vous votre alliance avec le parti Pastef et, plus largement, la gouvernance de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye ?

Notre soutien n’a pas seulement renforcé les rangs du Pastef, il a déclenché une ascension électorale fulgurante. Aujourd’hui, bien que nous restions fidèles à notre objectif de changement durable, nous ne pouvons ignorer notre regret face à la gouvernance actuelle, qui ne répond pas entièrement aux attentes placées en elle. En effet, la gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye révèle une forte tendance à la gestion partisane et opaque. Les appels à l’inclusion ne sont que des illusions, dissimulant un système de nominations partisanes qui trahit l’essence même d’un engagement citoyen sincère. Pendant ce temps, le président prône la Vision Sénégal 2050, exhortant tous les Sénégalais, y compris la diaspora, à bâtir un avenir prospère et juste. Il est par conséquent urgent de briser cette façade et d’exiger une gouvernance réellement ouverte, transparente et efficace.

La récente séance de questions à l’Assemblée nationale, à laquelle a participé le Premier ministre Ousmane Sonko, a-t-elle répondu aux attentes des citoyens ?

J’estime que derrière l’image démocratique de cette séance, ce n’est qu’une mise en scène. L’Assemblée nationale, censée être un contre-pouvoir, était devenue un simple spectacle où les députés ont privilégié questions politiques plutôt que les vrais problèmes des citoyens. Malgré les annonces d’Ousmane Sonko sur le coût de la vie et les finances publiques, les préoccupations des populations sont restées intactes. Ma proposition est qu’il faut créer une plateforme où les citoyens définissent les questions à poser au Gouvernement, que les députés soumettront officiellement, pour rendre l’Assemblée plus en phase avec les préoccupations des populations.

Vous êtes juriste. Quelle est votre analyse juridique et politique face à l’annonce controversée de l’anticipation des élections locales, déplacée de 2027 à 2025 ?

Forcer des élections municipales en 2025 serait non seulement contraire à la loi, mais aussi une démarche inacceptable. Le Code électoral est clair : les élections locales ne peuvent se tenir avant la cinquième année du mandat, soit à partir de fin janvier 2026, avec un calendrier officiel prévoyant même une date au plus tard en janvier 2027. Toute tentative de les avancer relèverait d’une manœuvre politique et ignorerait les réelles préoccupations des Sénégalais. Le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre Ousmane Sonko, ont la responsabilité de respecter scrupuleusement ce calendrier électoral afin de préserver la stabilité et la légitimité des institutions.

La révocation de M. Barthélémy Dias, maire de Dakar, ne plaide-t-elle pas pour une réforme du Code électoral en ce qui concerne les règles d’inéligibilité des élus ?

La révocation de M. Barthélémy Dias, bien que regrettable, s’inscrit dans le cadre de l’application des règles prévues par notre législation. En effet, l’article L.277 du Code électoral dispose qu’en cas d’inéligibilité ou d’incompatibilité, le maire peut être démis de ses fonctions par le représentant de l’État, au même titre que n’importe quel conseiller. Il faut souligner que le maire demeure avant tout un conseiller municipal. Cependant, j’estime qu’il est essentiel de réévaluer certaines des règles d’inéligibilité et d’incompatibilité, afin de qu’elles n’entravent pas l’efficacité de l’action publique. Il devient crucial de réformer ces critères en tenant compte des situations des élus déjà en fonction, tout en veillant à leur offrir une meilleure protection juridique, afin de préserver leur droit à participer pleinement à la vie politique sans risquer des sanctions injustifiées ou à connotation politique.

Face aux débats intenses sur l’abrogation de la loi d’amnistie de mars 2024, quelle position adoptez-vous : son annulation totale ou une révision partielle ?

Plutôt que d’annuler purement et simplement cette loi – une décision qui ne ferait qu’alimenter des tensions déjà vives –, je suis d’avis qu’il est impératif de la repenser en profondeur et avec discernement pour combler les failles de l’impunité. Adoptée en mars 2024 pour apaiser une crise politique aiguë, l’amnistie visait à restaurer la cohésion nationale. Pourtant, certaines de ses dispositions semblent protéger des actes d’une gravité inquiétante. Une révision partielle et ciblée, distinguant clairement les délits politiques des abus intolérables, offrirait un équilibre essentiel entre réconciliation et justice.

Comment jugez-vous le plan d’indemnisation mis en place par le gouvernement sénégalais en réponse aux troubles politiques et aux violences survenues entre 2021 et 2024 ?

Sans la moindre enquête judiciaire ni mesure sérieuse pour identifier les responsables des violences, ce plan d’indemnisation ressemble davantage à manœuvre politicienne déguisée en geste de justice. Pire encore, en excluant arbitrairement de nombreuses victimes, notamment les commerçants ruinés par les pillages, il impose une vision biaisée et partiale de la notion même de victime. Cette désignation partiale des victimes constitue une injustice manifeste, semblant exclusivement bénéficier aux militants de Pastef. Pour garantir justice, une commission indépendante aurait dû enquêter de manière impartiale sur les violences, afin de déterminer les responsabilités et élargir l’indemnisation à toutes les victimes, y compris les commerçants, sur des critères objectifs et transparents.

Plusieurs organisations soutiennent la réforme du Code de la famille au Sénégal, notamment sur la « puissance paternelle ». Quels sont les principaux obstacles à cette réforme, selon vous ?

L’article 277 du Code de la famille accorde l’autorité parentale exclusivement au père durant le mariage, un principe aujourd’hui contesté pour rendre une certaine justice aux femmes et aux enfants. A mon avis, une collaboration entre juristes, leaders religieux et société civile est la clé pour créer un cadre légal équilibré. En attendant une réforme législative, les juges devraient, en cas de divorce, permettre au parent gardien, souvent la mère, de prendre certaines décisions pour l’enfant et dans son intérêt sans l’accord systématique du père.

En tant que plus jeune candidat de la présidentielle 2024, quelles ambitions nourrissez-vous pour les prochaines échéances électorales, notamment au niveau local ?

Je refuse de voir le Sénégal s’enliser dans la médiocrité, où la jeunesse, les femmes et nos aînés sont étouffés par une politique politicienne stérile. C’est cette révolte qui m’a poussé à briguer la présidence, mais je crois que le changement commence localement. À Hann/Bel-Air, je veux accomplir ce que Babacar Mbengue n’a pas fait en 20 ans.

Hann/Bel-Air, qui porte 70% du tissu industriel du pays et génère une part substantielle de la richesse nationale, est négligée. Les jeunes et les femmes manquent d’opportunités, faute d’emplois, de formations et de financements. C’est une forme de « paradoxe économique ». Face à cette injustice, nous avons formé des alliances stratégiques, notamment avec le parti Natangué Askan Wi, pour apporter des solutions concrètes et transformer la réalité locale.

Propos recueillis par Sophie Loraine Ba

Suspension du lotissement Hangar Pèlerin : Un collectif se forme pour contester la décision

Un collectif d’habitants et de détenteurs de titres fonciers réguliers du lotissement Hangar Pèlerin a récemment vu le jour pour contester la suspension de ce lotissement, décidée par les autorités sénégalaises. Ces propriétaires légaux ont exprimé leur mécontentement face à cette décision qui, selon eux, met en péril leurs droits de propriété.

Le collectif rappelle que ses membres ont acquis leurs terrains dans les règles de l’art, en se conformant aux procédures administratives en vigueur et en obtenant tous les documents nécessaires auprès des autorités compétentes. Ces actes ont été validés par la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD), dont la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) fait partie.

Dans un communiqué diffusé par Ledakarois, les membres du collectif insistent sur le fait qu’ils ont scrupuleusement respecté les démarches administratives requises pour l’acquisition de leurs terrains. Ils rappellent également qu’ils ont payé le prix pour ces parcelles, souvent au prix de sacrifices importants, et qu’ils ont soumis les documents demandés, y compris les baux, notifications, états de droits réels et autorisations de construire, à la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS), conformément aux instructions des autorités.

Certains membres ont même reçu leur quitus, un document officiel qui leur permet de continuer leurs projets immobiliers. Cependant, la suspension provisoire de certaines parties du lotissement Hangar Pèlerin, décidée par le nouveau directeur général des impôts et des domaines, a pris ces propriétaires par surprise. Cette décision a été mal comprise par le collectif, qui considère que les démarches administratives et les titres de propriété ont été validés en toute légalité.

Le collectif, composé de plusieurs propriétaires, entend maintenant contester cette suspension en exerçant toutes les voies légales à leur disposition. Leur objectif principal est de récupérer leurs terrains et de pouvoir poursuivre leurs projets immobiliers. Ils estiment qu’ils ont agi en toute légalité et qu’il est injuste que la décision de suspension remette en cause des démarches validées par les autorités compétentes.

Le collectif prévoit de poursuivre son combat pour la régularisation de la situation et la reprise des activités liées à leurs acquisitions foncières. Les membres appellent à une réévaluation de la décision et à un respect des droits de propriété de tous les détenteurs légaux de terrains dans le lotissement Hangar Pèlerin.

La suspension du lotissement Hangar Pèlerin soulève des questions importantes sur la gestion foncière et les processus administratifs liés à l’attribution des terrains au Sénégal. Le collectif des propriétaires contestataires cherche à faire valoir ses droits en justice et à obtenir une clarification sur les raisons de cette décision, qu’ils jugent injustifiée et préjudiciable.

Vers une réforme du Conseil National de la Jeunesse : Un conseil consultatif des jeunes pour renforcer la représentativité

Ziguinchor, Samba Gare, directeur de la vie associative au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, a annoncé une réforme majeure du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) visant à le transformer en un conseil consultatif des jeunes. Cette réforme, qui touche la tranche d’âge des 18 à 35 ans, a pour objectif de permettre une meilleure prise en compte des recommandations et des avis des jeunes à travers le pays.

Samba Gare a précisé que ce modèle réformé partirait de la commune pour atteindre le niveau national, avec un principe fondamental d’équité territoriale. Chaque commune, département et région du Sénégal, quelle que soit sa démographie, sera considérée sur un pied d’égalité dans cette nouvelle structure. « Nous ne considérons pas la démographie comme un point de référence. Le découpage administratif fait que toutes les communes se valent, tous les départements sont à égal dignité, et toutes les régions aussi », a-t-il souligné.

L’objectif est d’assurer une représentativité nationale inclusive, en offrant également aux mouvements associatifs d’envergure nationale la possibilité d’avoir leurs représentants dans ce nouveau conseil.

La réforme du CNJ s’inscrit dans un contexte où l’ancien format associatif a montré ses limites, notamment en matière de représentativité et d’efficacité. Selon Samba Gare, « le format de la représentativité associatif a montré ses limites. Aujourd’hui, le Conseil national de la jeunesse a montré que si nous voulons reconstruire ce conseil en nous basant sur ce format, nous risquons d’avoir le même problème ». Il a ajouté que la nouvelle réforme mise sur un format de désignation et de représentativité plus adapté aux besoins actuels des jeunes.

La rencontre à Ziguinchor a permis aux différents acteurs du secteur de la jeunesse de réfléchir ensemble sur les modalités de cette réforme. Le gouverneur de la région, Alsény Bangoura, qui a présidé la rencontre, a précisé que l’objectif était de réfléchir sur les critères d’élection des représentants, les conditions d’organisation et de fonctionnement du futur conseil consultatif des jeunes.

Bangoura a insisté sur l’importance de la concertation avec l’ensemble des acteurs jeunesse pour identifier les besoins réels et assurer la mise en place d’un modèle adapté. Des recommandations ont notamment été formulées sur la représentativité et l’équité territoriale, ainsi que sur les modalités d’élection, telles que le choix entre un jeune issu d’une association ou un jeune de la population en général.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de permettre à chaque acteur de la jeunesse, qu’il soit issu de la société civile, d’un mouvement associatif ou d’une organisation politique, de donner son avis sur la réforme en cours. En ce sens, le comité régional de développement a offert une plateforme de débat et de réflexion pour s’assurer que la nouvelle structure du Conseil Consultatif des Jeunes soit réellement représentative des aspirations des jeunes Sénégalais.

La transformation du Conseil National de la Jeunesse en un Conseil Consultatif des Jeunes marque un tournant dans la manière dont les jeunes sont impliqués dans les décisions nationales. Avec l’objectif d’assurer une plus grande représentativité et équité territoriale, cette réforme vise à renforcer l’influence des jeunes dans la prise de décisions qui les concernent. Le processus de concertation en cours devrait permettre de créer une structure qui réponde aux attentes des jeunes et participe activement à leur développement social, économique et politique.

Alexis SAGNA

Logements sociaux : « 12 projets retenus, 18.000 ha dont 4.000 sécurisés et 20 promoteurs triés sur le volet » (Moussa Bala Fofana)

Le logement reste l’une des préoccupations majeures des Sénégalais, et constitue un enjeu stratégique pour les autorités du pays. En effet, les dépenses liées au logement, notamment le loyer, représentent jusqu’à 54% du budget d’un ménage. Face à cette réalité, il devient impératif de mettre en place des solutions durables pour répondre à la demande croissante en logements. C’est dans cette optique que le Programme National d’Accès au Logement et de la Rénovation Urbaine (PNALRU) a été lancé, visant à mobiliser le secteur bancaire pour faciliter l’accès au logement et stimuler le développement du crédit habitat.

Lors de la cérémonie de lancement du programme, présidée par le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana, en présence des acteurs du secteur bancaire et d’autres parties prenantes, l’importance de structurer le programme a été soulignée. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une collaboration entre plusieurs ministères et acteurs clés, notamment ceux du secteur bancaire, des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), des assureurs, et d’autres. « Nous sommes conscients que le continent est confronté à des défis liés à la résorption du déficit en logements, et qu’ensemble, nous devons conjuguer nos efforts », a affirmé le ministre.

Le PNALRU s’inscrit dans une démarche à moyen et long terme, avec l’objectif de combler le déficit en logements et de garantir l’accès au logement pour tous. Ce programme se projette sur une période de dix ans, avec un objectif ambitieux : construire 500.000 logements pour répondre aux besoins urgents des citoyens.

Pour 2025, le gouvernement a déjà identifié 12 projets de logements, avec des sites et des promoteurs déjà sélectionnés. Ces projets sont répartis sur 18.000 hectares de terrain, dont 4.000 hectares sont déjà sécurisés. Le ministre Moussa Bala Fofana a précisé que la pose de la première pierre de ces projets devrait être actée cette année. « Nous avons sélectionné 20 promoteurs qui seront chargés de mener à bien ces projets », a-t-il ajouté.

Le ministre a également mis l’accent sur l’importance de suivre l’ensemble de la chaîne de production du logement, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la remise des clés aux bénéficiaires. Il a insisté sur la nécessité de prendre en compte les difficultés rencontrées par chaque acteur pour mieux répondre aux besoins réels et à la réalité du terrain.

L’ambition du gouvernement sénégalais est de répondre efficacement à la demande de logements tout en permettant un développement urbain harmonieux. La sélection rigoureuse des promoteurs et la sécurisation des terrains visent à garantir la réussite des projets et à minimiser les risques. Le rôle du secteur bancaire, ainsi que celui des SFD et des assureurs, est crucial pour la mobilisation des fonds nécessaires à la réalisation de ces projets ambitieux.

Le ministre Fofana a conclu en soulignant que la réussite du PNALRU dépend de l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les autorités locales et les citoyens. « Il est essentiel de travailler ensemble pour transformer ce défi en opportunité, et garantir à chaque Sénégalais un accès à un logement décent », a-t-il déclaré.

Avec la mise en œuvre de ce programme, le Sénégal ambitionne de résoudre une partie de son déficit en logements, un défi qui a des répercussions sur de nombreuses familles et qui freine le développement du pays. Les 12 projets de logements, accompagnés d’une stratégie de financement solide et de la sélection de promoteurs compétents, marquent une avancée importante dans la réalisation de ce grand chantier national. Le suivi rigoureux de l’ensemble du processus, de la construction à la remise des clés, sera essentiel pour assurer le succès de cette initiative qui devrait transformer le paysage urbain sénégalais dans les années à venir.

Abdou Mbow, Député du Groupe Parlementaire Takku Wallu Sénégal : « Monsieur le Premier Ministre, la paix n’est pas un spectacle ! »

« La paix a besoin de discrétion et d’humilité. Les blessures causées par des années de conflit entre Sénégalais méritent un autre type de baume cicatrisant, que celui de la prétention qui parade et gesticule pour injurier l’avenir.
 
Il est dit : « Le Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont conclu un accord ce dimanche 23 février 2025 à Bissau, consolidant les acquis notés ces dernières années ». Que nenni !
 
La vérité est plus prosaïque, et elle nous est transmise par le Bureau d’Information et de la Communication du gouvernement sénégalais (BIC-GOUV), qui relate que « le texte paraphé sous l’égide du Président Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló est une suite de l’accord signé en août 2022, par le gouvernement sénégalais avec César Atoute Badiate, chef de la troisième faction (Front Sud), qui s’était engagée à déposer les armes ».
 
Monsieur le Premier Ministre, un peu de retenue, sinon de tenue, simplement.
D’abord je vous fais part de mon étonnement au sujet d’un Premier Ministre du Sénégal qui effectue un déplacement hors du pays pour brandir un accord avec le MFDC devant les caméras, sans même avoir l’élégance patriotique de nous renseigner sur la nature de l’accord qu’il a signé, si tant est qu’il y en a eu un.
 
Il est de ma responsabilité de parlementaire et de citoyen de demander la publication de l’accord en question, tout en vous abjurant par respect pour les Sénégalais que vous êtes en responsabilité de gouverner, de ne plus politiser le conflit en Casamance qui a toujours été traité avec diplomatie et responsabilité.
 
Monsieur le Premier Ministre, l’Histoire nous enseigne enfin que la Paix est par essence…fragile. »

Plainte en diffamation : Omar Dramé attendu à la DIC demain mercredi

Omar Dramé, secrétaire général du Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, est attendu demain, mercredi 26 février 2025, à la Division d’investigation criminelle (DIC) suite à une plainte pour diffamation déposée par la directrice du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience. Cette plainte fait suite à un communiqué publié le 16 février 2025 par l’intersyndicale des travailleurs, un communiqué rapporté par le journal Sud Quotidien.

Le document en question, signé par 44 agents en cessation d’activités au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, remettait en cause la légitimité du Conseil d’administration du ministère. Plus précisément, il dénonçait la décision de ce conseil de valider le recrutement de dix travailleurs, qui ont ensuite été licenciés. Ce communiqué a été perçu comme une atteinte à la réputation du Conseil d’administration, ce qui a conduit à la plainte en diffamation.

La directrice du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience, partie prenante de cette affaire, a estimé que les accusations contenues dans le communiqué étaient fausses et nuisibles à son image ainsi qu’à celle des autres membres de l’administration. Cela a donc conduit à une action en justice pour diffamation, accusant les auteurs du communiqué d’avoir porté atteinte à leur dignité et à leur honneur.

Omar Dramé, de son côté, est resté ferme dans sa position. Selon lui, cette plainte n’est qu’une tentative de faire taire le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise, mais il est convaincu que cette procédure judiciaire est vouée à l’échec. Lors d’une interview, il a précisé qu’ils ne se laisseraient pas intimider et continueraient à défendre les travailleurs qu’ils estiment injustement licenciés.

Le Collectif, qui se décrit comme une organisation syndicale œuvrant pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, insiste sur le fait qu’ils ne cesseront pas leur combat, même face à des menaces judiciaires. Selon Dramé, leur objectif reste de soutenir les travailleurs qui ont perdu leur emploi, qu’ils considèrent comme victimes d’une décision injustifiée.

Les 44 agents du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines concernés par cette situation avaient été mis en cessation d’activités, et leur licenciement a été un point de friction majeur entre les syndicats et l’administration. Ce groupe a exprimé ses frustrations face à ce qu’ils considèrent comme une gestion injuste de la part du Conseil d’administration, et a vu dans la signature du communiqué une manière de dénoncer cette situation.

Le communiqué de l’intersyndicale dénonçait non seulement la manière dont ces licenciements avaient été effectués, mais aussi la gestion globale de la situation par le ministère, remettant en question la transparence et la légitimité des décisions prises. Cette position a exacerbé les tensions entre les agents licenciés, le syndicat et les autorités administratives.

La convocation d’Omar Dramé à la DIC pour répondre à la plainte en diffamation pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement sur cette affaire spécifique, mais aussi sur les relations entre les syndicats et les autorités gouvernementales. Si la procédure judiciaire aboutit à une condamnation, cela pourrait dissuader d’autres syndicats ou organisations de défendre publiquement des travailleurs licenciés, de peur de faire face à des accusations de diffamation.

En revanche, si l’affaire est jugée en faveur du Collectif, cela pourrait envoyer un message fort sur la liberté d’expression des syndicats, ainsi que sur le droit de défendre les intérêts des travailleurs, même lorsque ces derniers sont en conflit avec les décisions prises par les autorités administratives.

Cette affaire de diffamation met en lumière les tensions existantes entre les travailleurs de l’administration publique et les autorités, en particulier dans le cadre des licenciements jugés injustes par les syndicats. Omar Dramé et le Collectif des agents de l’administration sénégalaise ont juré de continuer à défendre les travailleurs qu’ils estiment lésés, malgré les obstacles juridiques et les pressions externes. Le dénouement de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour la relation entre les syndicats, les travailleurs et le gouvernement sénégalais.

Report des événements de lutte : 140 lutteurs et 7 promoteurs impactés par la décision du CNG

Le monde de la lutte sénégalaise traverse une période difficile après la décision prise par le ministère de l’Intérieur de suspendre la couverture sécuritaire des arènes de lutte jusqu’au 1er mars 2025. Cette décision, qui fait suite aux violences survenues lors du combat entre Franc-Ama Baldé et Babacar Diagne le dimanche 16 février 2025, a un impact majeur sur plusieurs acteurs du secteur.

Au total, ce sont 140 lutteurs qui sont affectés par cette suspension. Ces lutteurs étaient engagés dans des compétitions prévues sur les sept journées concernées par la mesure. Chaque journée devait réunir environ 10 lutteurs, soit un total de 70 lutteurs par semaine. Les compétitions avaient déjà été programmées, et plusieurs lutteurs avaient reçu des avances sur leurs cachets, anticipant ainsi la concrétisation de leurs contrats.

« Les lutteurs étaient déjà prêts, les organisateurs avaient tout préparé et, malheureusement, cette décision nous affecte gravement. Ce sont 140 lutteurs, chacun ayant son engagement, qui sont désormais dans l’incertitude », a déclaré Ousseynou Laye Dieng, membre du groupe des « Petits promoteurs ». Ces lutteurs se trouvent dans une situation précaire, les privant non seulement de leurs compétitions, mais aussi de leurs revenus pour les mois à venir.

Les promoteurs ne sont pas épargnés par cette décision. Au nombre de sept, ces acteurs clés de l’organisation des événements de lutte voient leurs projets suspendus. Ils avaient prévu d’organiser plusieurs combats et avaient investi temps et argent dans la préparation des événements. La suspension de la couverture sécuritaire a rendu impossible l’organisation des compétitions, et cela a un lourd impact sur leur activité économique.

Ces promoteurs, souvent appelés « petits promoteurs », ont exprimé leur mécontentement face à cette situation, soulignant que leurs investissements sont désormais en péril. Beaucoup d’entre eux comptaient sur ces événements pour maintenir leur activité dans un secteur déjà fragile économiquement.

Cette suspension de la couverture sécuritaire est une réponse directe aux violences survenues après le combat entre Franc-Ama Baldé et Babacar Diagne, qui ont entraîné la mort de ce dernier. Un événement tragique qui a choqué toute la communauté de la lutte, incitant les autorités à revoir les dispositifs de sécurité autour des combats.

Le ministre de l’Intérieur a justifié cette décision en soulignant la nécessité d’assurer la sécurité des lutteurs, du public et des organisateurs, afin d’éviter d’autres incidents tragiques. Selon le ministre, cette suspension vise à renforcer les mesures de sécurité et à instaurer des protocoles plus stricts pour encadrer les événements de lutte.

Alors que la lutte occupe une place essentielle dans la culture sénégalaise, il devient urgent de trouver un équilibre entre la sécurité et la reprise des compétitions. Les autorités sénégalaises ont promis de travailler en étroite collaboration avec les acteurs du milieu pour définir des normes de sécurité plus strictes tout en permettant aux lutteurs et aux promoteurs de reprendre leurs activités dans des conditions sûres.

Les lutteurs et les promoteurs espèrent que des solutions concrètes seront rapidement mises en place afin de relancer les compétitions sans compromis sur la sécurité. Le ministère de l’Intérieur a précisé qu’il allait intensifier ses efforts pour améliorer les conditions de sécurité et éviter de nouveaux drames dans l’avenir.

La lutte sénégalaise, une fierté nationale et un secteur qui emploie des milliers de personnes, reste un pilier du paysage sportif et culturel du pays. En attendant une solution durable, les acteurs du secteur devront faire face à une pause imprévu, qui pourrait affecter leur carrière et leurs finances.

Le secteur de la lutte sénégalaise se trouve donc à un tournant. Les lutteurs et les promoteurs sont dans l’attente de mesures compensatoires et de solutions à long terme. Le gouvernement, de son côté, assure qu’il met tout en œuvre pour garantir un environnement sûr pour les compétitions futures. En attendant, la communauté de la lutte reste mobilisée, avec l’espoir que ce secteur pourra rapidement retrouver son dynamisme et sa popularité.

Crise dans le secteur de la santé : Le SATSUS décrète une grève générale les 26 et 27 février

Le Syndicat Autonome des Techniciens Supérieurs de Santé (SATSUS) a annoncé un mouvement de grève générale pour les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025, en réponse à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications. Cette mobilisation vise à exiger la régularisation administrative des techniciens supérieurs de santé, un problème qui dure depuis plusieurs années.

Le SATSUS dénonce le retard dans l’adoption du décret d’application relatif au statut des techniciens supérieurs de santé, un texte pourtant essentiel pour clarifier leur situation professionnelle. Selon le syndicat, l’absence de ce décret bloque la progression de carrière de nombreux agents, crée des injustices dans la grille salariale et limite l’accès aux formations et promotions.

« Cela fait trop longtemps que nous attendons des réponses concrètes. Nos collègues sont laissés dans une précarité administrative qui impacte non seulement leur motivation, mais aussi la qualité des services de santé fournis à la population », a déclaré un porte-parole du syndicat.

Les membres du SATSUS dénoncent également des conditions de travail de plus en plus difficiles, avec un manque criant de matériel, des effectifs insuffisants et une charge de travail excessive. Cette frustration a atteint un point critique, poussant le syndicat à durcir le ton et à organiser ce mouvement de grève nationale.

Dans plusieurs hôpitaux et centres de santé, la grogne monte parmi les techniciens supérieurs qui se sentent marginalisés par l’administration et peu considérés par les autorités sanitaires.

« Nous sommes des acteurs essentiels du système de santé, mais nous sommes traités comme de simples figurants. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités », a martelé un technicien en radiologie en poste à l’hôpital de Grand-Yoff.

Le SATSUS n’exclut pas un renforcement des actions de protestation si les autorités continuent d’ignorer leurs demandes. Une extension de la grève à une durée illimitée ou des sit-in devant le ministère de la Santé font partie des options envisagées si aucune solution rapide n’est trouvée.

En attendant, les patients risquent de subir les conséquences de cette paralysie du secteur, car de nombreux services hospitaliers dépendent des techniciens supérieurs de santé pour le bon fonctionnement des soins.

Crise universitaire : Le SAES maintient la grève et refuse toute négociation sur la réversion des pensions

Le bras de fer entre le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) et le gouvernement se poursuit, avec en toile de fond un point de discorde majeur : la réversion des pensions. Dr Yankoba Seydi, porte-parole du SAES, a affirmé que le syndicat ne transigera pas sur cette question, malgré une rencontre prévue avec les autorités ce mardi.

Le mouvement de grève décrété par le SAES se prolongera au moins jusqu’au mercredi 26 février 2025, en attendant l’issue des discussions avec le gouvernement. Selon Dr Seydi, le syndicat reste ouvert aux négociations sur plusieurs revendications, mais refuse catégoriquement tout compromis sur la réversion des pensions.

« Tout est négociable dans les différents points de revendication sauf un point. Ce point-là, il n’est pas négociable », a-t-il martelé. Il a également rappelé que le secrétaire général du SAES et les membres du bureau national ont déjà acté cette position et ne comptent pas revenir dessus.

La réversion des pensions, qui permet aux conjoints survivants de bénéficier d’une partie des pensions de retraite des enseignants, constitue un enjeu central pour les syndicalistes. Le SAES redoute une réforme qui pourrait réduire ces droits ou les rendre conditionnels, fragilisant ainsi la protection sociale des enseignants et de leurs familles.

Alors que les négociations restent ouvertes, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social, a exprimé sa déception face à l’enlisement de la situation. Il regrette que le dialogue entre les parties ne soit pas suffisant pour éviter le recours aux grèves.

« Il est regrettable que des grèves soient décrétées alors que le dialogue entre les parties n’a jamais été rompu », a-t-il déclaré, appelant à plus de flexibilité de la part des syndicats pour trouver un terrain d’entente.

Malgré cet appel à l’apaisement, les enseignants du supérieur restent fermes. Pour eux, la réversion des pensions n’est pas un simple point de négociation, mais un droit fondamental qui garantit une sécurité financière aux familles des enseignants en cas de décès.

La prolongation de la grève du SAES risque de paralyser les universités publiques et d’affecter le bon déroulement du semestre académique. Déjà perturbé par d’autres tensions sociales, le secteur de l’enseignement supérieur fait face à des blocages qui compromettent la continuité pédagogique.

Ziguinchor : Les ex-agents du programme ISMEA entament une grève illimitée pour réclamer leurs salaires

Les anciens agents du programme Investir sur la Santé de la Mère, de l’Enfant et de l’Adolescent (ISMEA) ont décidé d’entamer une grève illimitée à partir de ce mercredi 26 février 2025. L’annonce a été faite sur les ondes de la RFM, où ils ont dénoncé le non-paiement de leurs salaires malgré des contrats signés depuis novembre 2024 et effectifs depuis janvier 2025.

Dr Ousmane Djiba, médecin généraliste et porte-parole des grévistes, a exprimé l’exaspération des agents qui, selon lui, n’ont toujours pas perçu leurs salaires du mois de janvier. « Jusqu’à ce lundi 24 février 2025, nous n’avons pas reçu nos salaires, alors que nous avons signé nos contrats et que nous exerçons depuis le début de l’année », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’hôpital de la paix de Ziguinchor.

Le programme ISMEA, mis en place pour renforcer les ressources humaines dans les régions à fort déficit sanitaire, avait permis le recrutement de 889 agents de santé qualifiés pour intervenir dans des localités comme Kaffrine, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. Cependant, après leur intégration au sein du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS), ces agents font face à des retards de paiement qui compromettent leur travail et leur quotidien.

Dr Djiba a rappelé que ces agents de santé travaillent dans des conditions particulièrement difficiles, notamment en brousse et dans des zones reculées, où ils jouent un rôle crucial dans l’accès aux soins. « Nous ne pouvons pas continuer à exercer nos missions sans recevoir nos salaires. Beaucoup d’entre nous se retrouvent dans des situations précaires alors que nous avons fait le choix de servir dans des localités où le besoin est le plus criant », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, la grève illimitée a été décrétée comme seule option pour se faire entendre. « Nous allons arrêter le travail tant que nos revendications ne seront pas prises en compte. Cette grève est un cri d’alarme lancé aux autorités pour qu’elles agissent rapidement et règlent cette injustice », a insisté le porte-parole.

Ce mouvement de protestation pourrait avoir des conséquences sur la prise en charge des patients, notamment dans les structures sanitaires des régions concernées. Pour les agents en colère, la responsabilité incombe aux autorités, et il est impératif que le gouvernement et le MSAS trouvent une solution rapide afin d’éviter une détérioration de la situation sanitaire dans ces zones déjà vulnérables.

Guy Marius Sagna interpelle l’État sur le financement des dynamiques LGBTQ+ par l’ambassade du Canada

Le député Guy Marius Sagna a saisi officiellement le gouvernement sénégalais ce mardi à travers une question écrite portant sur les financements accordés par l’ambassade du Canada à des initiatives qu’il qualifie de « dynamiques LGBT » au Sénégal. Selon lui, ces fonds, notamment issus du programme des Fonds Canadiens d’Initiatives Locales (FCIL), soutiennent des projets contraires aux valeurs et à la conception sénégalaise de la diversité.

Dans sa correspondance, le parlementaire souligne que les priorités thématiques du Canada au Sénégal incluent des volets tels que la gouvernance inclusive et la diversité, y compris la communauté 2ELGBTQI+. Pour lui, ce positionnement traduit une volonté d’ »impérialisme culturel » qui tente d’imposer au Sénégal des modes de vie étrangers à ses valeurs sociétales.

Guy Marius Sagna exhorte ainsi le gouvernement du Sénégal à rappeler à l’ordre l’ambassade du Canada et à lui signifier clairement les limites de son action dans le pays. Il estime que la coopération internationale doit se faire dans le respect des principes et valeurs du Sénégal et non selon les conditions imposées par les partenaires étrangers.

Il rappelle notamment que le Premier ministre Ousmane Sonko avait déjà mis en garde contre les « velléités extérieures de nous imposer l’importation de modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs », et demande que cette position soit réaffirmée face aux actions de l’ambassade canadienne.

Dans sa déclaration, le député de Pastef s’appuie sur un parallèle avec une déclaration du Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui avait affirmé aux États-Unis : « Vous ne pouvez pas prendre notre pays — et vous ne pouvez pas prendre notre sport. » Guy Marius Sagna reformule cette phrase en demandant à l’ambassade du Canada de comprendre que « le Canada ne peut pas prendre notre Sénégal — et ne peut pas prendre l’esprit de notre peuple. »

Moustapha Guirassy plaide pour une intégration renforcée des langues nationales dans l’éducation

L’UNESCO a célébré, ce lundi 24 février, la Journée internationale de la langue maternelle lors d’une rencontre organisée à son siège à Paris. À cette occasion, le ministre sénégalais de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a pris la parole pour insister sur l’importance de l’intégration des langues nationales dans les systèmes éducatifs, notamment en Afrique.

Dans son intervention, il a mis en lumière les défis liés à l’apprentissage dans une langue étrangère, expliquant que « la langue dans laquelle l’enfant est éduqué peut constituer une barrière importante ». Selon lui, l’éducation dans une langue que l’enfant comprend dès son jeune âge favorise la réussite scolaire et renforce l’inclusion sociale.

Le Sénégal a entamé une réforme visant à intégrer progressivement les langues nationales dans le système éducatif. Pour Moustapha Guirassy, cette politique ne se limite pas à la préservation du patrimoine culturel, mais constitue un véritable levier pour améliorer la qualité de l’enseignement et réduire les inégalités. « Les langues nationales ne sont pas de simples outils de communication, elles sont un vecteur essentiel pour l’appropriation du savoir et un facteur clé du développement durable », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que plusieurs études ont démontré que les élèves ayant bénéficié d’une éducation dans leur langue maternelle au cours des premières années scolaires obtiennent de meilleurs résultats académiques et développent plus aisément des compétences en langues étrangères par la suite.

Moustapha Guirassy a profité de cette tribune pour réitérer l’engagement du Sénégal à promouvoir les langues locales. Il a plaidé pour une collaboration renforcée entre les pays africains et les institutions internationales afin d’accélérer la mise en œuvre de politiques linguistiques inclusives dans l’éducation.

Autosuffisance laitière : le Sénégal réceptionne 1 307 vaches pour booster la production locale

Un navire transportant 1 307 vaches en provenance de France a accosté lundi au mole 1 du port autonome de Dakar. Ce débarquement s’inscrit dans le cadre du programme ANIPL 5B, porté par l’Association Nationale pour l’Intensification de la Production Laitière (ANIPL), visant à renforcer la filière laitière nationale et à réduire la dépendance aux importations.

Le cheptel livré comprend 1 250 génisses gestantes et 27 taureaux destinés à améliorer la génétique des troupeaux locaux. En plus des bovins destinés au Sénégal, le navire transportait également des génisses pour la Gambie (27), le Mali (20) et la Guinée-Bissau (12).

Le Sénégal dépense chaque année plus de 100 millions d’euros (environ 65 à 70 milliards de FCFA) en importations de lait. Pour inverser cette tendance, le pays ambitionne de constituer un cheptel de 55 000 vaches et de consacrer 20 000 hectares de terres aux cultures fourragères (sorgho et maïs) destinées à leur alimentation.

Présent lors du débarquement, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba, accompagné de Mme Dr Fatou Diouf, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a souligné l’importance de cette initiative. L’objectif est d’augmenter la productivité laitière nationale et de renforcer le secteur pastoral, qui constitue un levier stratégique pour l’indépendance alimentaire du pays.

Depuis 2017, le Sénégal a réalisé six opérations d’importation de bovins laitiers, permettant d’acquérir 5 482 génisses de races laitières (Holstein, Montbéliarde, Normande, Jersiaise) et 49 taureaux. En parallèle, 265 caprins et 67 ovins ont été importés avec une part subventionnée par l’État. Ces efforts ont permis d’augmenter le nombre de bénéficiaires, passant de 64 éleveurs en 2017 à 632 en 2024.

Le coût total de ces importations s’élève à 10,510 milliards FCFA, dont 6,323 milliards ont été financés par les bénéficiaires et 4,187 milliards par l’État. Cette stratégie a pour but d’améliorer la qualité génétique des troupeaux et d’assurer une production laitière durable et compétitive.

Avec une production estimée à 17 litres de lait par jour par génisse, les 1 250 génisses gestantes récemment importées devraient générer 21 250 litres de lait quotidiennement, soit 637 500 litres par mois et 7 650 000 litres par an. Les 27 taureaux importés contribueront à renforcer la qualité du cheptel en améliorant la productivité et la résistance des vaches aux conditions climatiques locales.

Toutefois, la réussite de cette initiative repose sur une gestion efficace de l’alimentation animale, ce qui implique un développement accru des cultures fourragères pour éviter les pénuries de nourriture.

Le 1er mars 2025, une cérémonie officielle se tiendra à Niague pour marquer la distribution des génisses gestantes aux éleveurs. Cet événement symbolise une étape clé dans la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à atteindre l’autosuffisance laitière.

Conseil National du Numérique : Birahim Seck alerte sur des risques de conflits d’intérêts concernant 1105 milliards de FCFA

Le débat autour du Conseil National du Numérique prend une nouvelle tournure avec les préoccupations exprimées par Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International. Dans une déclaration faite ce mardi, il a mis en garde contre d’éventuels conflits d’intérêts qui pourraient découler de la composition actuelle du conseil et compromettre la gestion transparente des 1105 milliards de FCFA alloués à la transformation numérique du Sénégal.

Birahim Seck estime que la structure dévoilée dans la presse ne reflète pas la transversalité du numérique, un secteur stratégique qui concerne toutes les sphères économiques et sociales. Il critique le fait que le Conseil semble davantage conçu comme une entité sectorielle, favorisant des intérêts particuliers plutôt qu’une approche inclusive et équilibrée.

Selon lui, cette configuration crée un terrain propice à des connexions douteuses entre certains membres du Conseil et des entreprises privées susceptibles de bénéficier des investissements dans le cadre du New Deal Technologique. Cette situation pourrait aller à l’encontre des ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye, qui souhaite faire de la digitalisation un outil central dans la lutte contre la corruption.

Le gouvernement du Sénégal a officiellement lancé, lundi dernier, un vaste plan numérique sous l’appellation New Deal Technologique. Ce programme, doté d’un budget global de 1105 milliards de FCFA, ambitionne de faire du Sénégal un leader du numérique en Afrique et de renforcer la souveraineté technologique du pays.

Ce projet inclut plusieurs initiatives majeures, telles que la modernisation des infrastructures numériques, le développement de l’administration électronique pour améliorer l’efficacité des services publics, la promotion des startups et de l’entrepreneuriat numérique, ainsi que la formation et l’inclusion numérique pour permettre aux jeunes de bénéficier des opportunités offertes par le secteur.

Cependant, Birahim Seck rappelle que si ces initiatives sont prometteuses, la gouvernance et la transparence restent des défis majeurs. Il appelle ainsi à une révision de la composition du Conseil National du Numérique, afin de garantir une véritable représentation des acteurs du secteur, incluant les experts indépendants, la société civile et les consommateurs.

L’activiste anti-corruption insiste sur la nécessité de mettre en place des garde-fous institutionnels pour éviter les favoritismes et les détournements dans l’attribution des marchés liés à ce programme. Il exhorte le gouvernement à instaurer des mécanismes de contrôle efficaces, impliquant notamment la Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’État (IGE) et la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

« Nous ne voulons pas que ces 1105 milliards de FCFA deviennent une manne détournée au profit d’une minorité, au détriment de la population sénégalaise. Il faut une transparence totale sur l’utilisation de ces fonds », a déclaré Birahim Seck.

Le pari perdant de Nafi Diouf : quand l’addiction aux jeux brise un destin

Une simple mise, un espoir de fortune rapide… et une chute vertigineuse. Nafi Diouf, étudiante à l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) et gérante d’un multiservices, a appris à ses dépens que les jeux de hasard peuvent coûter bien plus qu’une poignée de billets. Accusée d’avoir détourné 3 millions de FCFA des caisses de son employeur pour les parier, elle a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar.

Moussa Diop pensait faire une bonne action en embauchant Nafi Diouf. Sensible à sa situation après la perte de son précédent emploi, il lui confie la gestion de l’un de ses points de service. Mais ce geste bienveillant se retourne contre lui lorsque l’étudiante, prise dans l’engrenage du jeu, vole dans les caisses du commerce pour tenter sa chance sur des paris sportifs.

L’histoire prend un tournant inattendu lorsqu’elle arrive au travail en retard, l’air troublé, avant de disparaître sans explication. Peu après, sa mère débarque en larmes dans la boutique, implorant le pardon de Moussa Diop. La vérité éclate alors : sa jeune employée a tout perdu aux jeux.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 19 février 2025, Nafi Diouf ne cherche pas à fuir ses responsabilités. Devant le tribunal, elle admet les faits sans détour. Elle indique avoir déjà restitué 1 million de FCFA, mais son ancien employeur réclame encore le reste.

Le procureur a requis l’application stricte de la loi, mais le tribunal a finalement statué sur une peine d’un mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de remboursement de 2,1 millions de FCFA.

Si la sanction judiciaire est relativement clémente, la sanction sociale, elle, est bien plus lourde. En quelques jours, Nafi Diouf a perdu bien plus que de l’argent : un emploi, la confiance de son entourage et une réputation entachée.

Quant à Moussa Diop, il reste avec un sentiment de trahison et un trou béant dans ses finances. Cette affaire illustre une fois de plus les ravages de l’addiction aux jeux d’argent, un fléau qui, chaque jour, pousse des individus à tout risquer… pour souvent tout perdre.

Licenciement des employés sénégalais des EFS : Un accompagnement en cours de finalisation

Les Éléments français au Sénégal (EFS) s’apprêtent à accompagner leurs employés sénégalais dans leur transition professionnelle après leur licenciement collectif effectif le 1er juillet 2025. En vue de faciliter leur réinsertion sur le marché du travail, plusieurs initiatives sont mises en place, dont un Forum des métiers et des ateliers d’aide à la création d’entreprises.

D’après les premières estimations, le montant total des indemnités à verser aux employés concernés s’élèverait à environ 1,5 million d’euros (982 millions de francs CFA). Ces indemnités comprennent à la fois :

• Les indemnités légales, conformément à la législation sénégalaise et à la convention collective en vigueur.

• Les indemnités complémentaires, dont le montant reste à négocier.

Le général Yves Aunis, chargé du dossier, espère finaliser ces négociations d’ici le 15 mars 2025, avec une validation officielle par l’inspecteur du travail.

Conscients des défis que représente ce licenciement collectif, les EFS mettent en place un dispositif d’accompagnement pour aider leurs anciens employés à retrouver un emploi ou à se reconvertir.

• Aide à la recherche d’emploi : Des officiers et sous-officiers se mobilisent pour assister les travailleurs dans la rédaction et la mise à jour de leur CV.

• Forum des métiers : Cet événement permettra de mettre en relation les employés licenciés et les entreprises sénégalaises évoluant dans divers secteurs comme les BTP, infrastructures, sécurité, mécanique auto, comptabilité, informatique et commerce.

• Formation à la création d’entreprises : Avant la fin du mois de mars, des formations seront dispensées afin d’aider ceux qui souhaitent monter leur propre activité.

Le général Yves Aunis a lancé un appel aux entreprises locales pour qu’elles recrutent ces travailleurs, qu’il qualifie de « professionnels et d’authentiques patriotes sénégalais ».

Ce plan d’accompagnement intervient dans un contexte de redéfinition des relations franco-sénégalaises, marqué par la volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’acter le départ des troupes françaises avant la fin de l’année 2025, dans le cadre de sa politique de souveraineté nationale.

Avec ces mesures, les EFS espèrent atténuer l’impact de ce licenciement collectif et offrir à leurs anciens employés une transition professionnelle réussie.

Sénégal : Une opération financière controversée en pleine transition politique

Trois jours après l’élection présidentielle de mars 2024, alors que le Sénégal entrait dans une phase de transition politique, une transaction financière d’une ampleur inédite s’est déroulée dans la plus grande discrétion. Selon le journal Libération, la Banque de Dakar (BDK) a reçu six Certificats nominatifs d’obligations (CNO) pour un montant total de 117,16 milliards de FCFA, dans des conditions opaques qui interrogent sur leur légalité et leur impact sur les finances publiques.

Les CNO, titres de créance généralement utilisés pour reconnaître une dette d’un État envers une entité financière, ont été émis par le gouvernement sous prétexte du “financement de dépenses prioritaires”. Toutefois, le processus, initié le 27 mars 2024, ne semble pas avoir suivi les procédures budgétaires habituelles.

D’après Libération, cette émission s’inscrit dans un mécanisme de titrisation visant à solder des échéances de 2023 et 2024 sur un emprunt global de 121,2 milliards de FCFA, contracté par la BDK en collaboration avec plusieurs banques. Ce montage financier impose un surcoût important à l’État, qui devra rembourser la totalité du montant, intérêts inclus, au détriment des finances publiques.

Au-delà des aspects techniques, le timing de cette opération soulève des interrogations. Pourquoi une transaction d’une telle envergure a-t-elle été réalisée juste après l’élection présidentielle, alors que le pays s’apprêtait à changer de leadership ?

Certains observateurs y voient une stratégie délibérée pour contraindre le nouveau régime à honorer une dette potentiellement contestable. Ce montage financier aurait été conçu de manière à rendre toute annulation difficile, voire impossible, imposant ainsi une charge budgétaire massive aux nouvelles autorités.

Avec ces révélations, l’ouverture d’une enquête approfondie sur cette opération devient une nécessité. Plusieurs questions doivent être clarifiées :

• Qui a autorisé cette émission de CNO ?

• Quels étaient les véritables bénéficiaires de cette opération ?

• Pourquoi cette transaction a-t-elle été effectuée en urgence, sans respecter les circuits budgétaires classiques ?

Cette affaire illustre les risques liés aux décisions financières prises en fin de mandat, souvent sous couvert d’urgences budgétaires, mais pouvant servir des intérêts particuliers.

Désormais, le nouveau gouvernement devra choisir entre accepter cette dette colossale ou lancer des investigations pour en contester la légitimité. Une chose est certaine : la transparence financière et la gestion rigoureuse des finances publiques seront des enjeux cruciaux pour l’avenir du Sénégal.

Mamadou Racine Sy dément les accusations d’escroquerie et de blanchiment de capitaux

La Cellule de Communication de Mamadou Racine Sy a réagi avec fermeté aux accusations d’escroquerie et de blanchiment de capitaux relayées récemment dans certains médias. Dans un communiqué officiel, elle a catégoriquement rejeté ces allégations, dénonçant une campagne de désinformation visant à ternir l’image de l’homme d’affaires.

Selon le communiqué, Mamadou Racine Sy, entrepreneur reconnu et actif depuis plus de 30 ans, n’a jamais été impliqué dans la gestion de fonds publics. Son équipe affirme qu’il peut justifier l’origine de son patrimoine et que toute tentative de l’associer à des pratiques illégales relève de la diffamation pure et simple.

“Il s’agit d’une tentative manifeste de porter atteinte à sa réputation et à son intégrité. Mamadou Racine Sy a toujours œuvré dans la transparence et le respect des lois”, précise le texte.

Face à ces accusations, le camp de Mamadou Racine Sy ne compte pas en rester là. La Cellule de Communication annonce l’engagement de poursuites judiciaires contre les auteurs de cette publication jugée calomnieuse. “Toutes les dispositions légales seront prises pour que la vérité triomphe et que justice soit rendue”, affirme le communiqué.

Pour l’instant, aucune preuve tangible n’a été apportée pour étayer ces accusations. En attendant d’éventuels développements, Mamadou Racine Sy et son entourage restent déterminés à défendre leur honneur devant les juridictions compétentes.

Dalifort sous le choc après la découverte d’un gendarme mort dans sa chambre

La tristesse et la consternation ont envahi le quartier « Ibou Ndao », également appelé « quartier 10 », à Dalifort. Un gendarme, âgé de 30 ans et originaire de la région de Fatick, a été retrouvé mort dans sa chambre, plongeant ses proches et ses voisins dans l’émoi.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le défunt était en service la veille, dimanche 23 février. Après sa descente, il avait regagné sa chambre sans plus donner de nouvelles. Le lendemain matin, son épouse, inquiète de ne pas pouvoir le joindre au téléphone, a alerté les voisins. Ces derniers, pressentant une situation anormale, ont décidé de vérifier. C’est alors qu’ils ont fait la macabre découverte.

Aussitôt informée, la police s’est rendue sur place pour procéder aux constats d’usage, tandis que les sapeurs-pompiers ont acheminé le corps vers une structure hospitalière pour autopsie. Les causes exactes du décès restent inconnues et seules les conclusions du médecin légiste permettront d’en savoir davantage.

Les voisins du défunt, encore sous le choc, ont tenu à lui rendre hommage, soulignant son sens du devoir et sa bienveillance. « C’était quelqu’un de discret et respectueux, nous sommes bouleversés », a confié l’un d’eux.

La disparition tragique de ce jeune gendarme laisse un vide dans son entourage. Sa famille, ses collègues et les habitants du quartier attendent désormais les résultats de l’autopsie pour tenter de comprendre ce drame qui endeuille toute une communauté.

Mamadou Massaly critique la gouvernance et appelle à la résistance

À quelques jours du 27 février, Mamadou Massaly, porte-parole de l’opposition et représentant de la coalition, a vivement dénoncé l’incapacité du gouvernement actuel à répondre aux attentes sociales du pays. Selon lui, le Sénégal traverse une crise de leadership, et la résistance devient l’unique recours pour préserver l’avenir du pays.

Dans un discours marqué par une ferme opposition, Massaly a dénoncé la stratégie de certains acteurs politiques, notamment Ousmane Sonko. Il a critiqué les contradictions du leader de l’opposition, qui, selon lui, insiste sur des accusations de corruption et de manipulation tout en exploitant les mêmes institutions qu’il avait auparavant rejetées.

Massaly a aussi mis en garde contre toute tentative de division ou d’instauration de la violence comme méthode de gouvernance. Il a qualifié le projet politique de Sonko de « fantôme », soulignant un manque de propositions concrètes pour répondre aux défis du pays.

À l’approche du 27 février, Massaly appelle à une mobilisation ferme pour défendre la paix et la stabilité nationale. Il a également affirmé que l’opposition resterait déterminée face à toute tentative de persécution, notamment à l’égard de Farba Ngom, une figure influente du paysage politique.

L’avenir politique du Sénégal s’annonce donc sous haute tension, avec une opposition déterminée à faire face au pouvoir en place, dans un climat marqué par des tensions croissantes.

Affaire des 125 milliards F CFA : Amadou Sall et Racine Sy dans le viseur de la justice

L’affaire des 125 milliards de francs CFA, révélée par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), prend une nouvelle tournure. Selon L’Observateur, qui a ébruité le scandale lundi 24 février 2025, le procureur financier a pris un réquisitoire visant plusieurs personnalités, dont Amadou Sall, fils de l’ancien président de la République, et Racine Sy, influent homme d’affaires.

D’après les informations du quotidien, les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie sur les deniers publics et complicité de blanchiment de capitaux. Le rapport de la Centif aurait mis en lumière des flux financiers suspects et des transactions jugées irrégulières, justifiant l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie.

Le journal L’Observateur précise aussi qu’une proche d’Amadou Sall figure parmi les personnes visées par le réquisitoire du procureur financier. Toutefois, son identité et son rôle exact dans cette affaire restent à éclaircir.

Cette affaire intervient dans un contexte politique délicat, où plusieurs figures de l’ancien régime font l’objet de poursuites judiciaires. La présence d’Amadou Sall, fils de l’ex-président, parmi les accusés suscite déjà des remous dans la sphère politique. Quant à Racine Sy, son implication pourrait avoir des répercussions dans le secteur économique, où il joue un rôle majeur.

L’instruction suit son cours, et il reviendra à la justice de faire la lumière sur cette affaire qui s’annonce comme l’un des plus grands scandales financiers de ces dernières années.

DÉGRADATION DE LA NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL : Les investisseurs sur le qui-vive

La nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s ne se limite pas à une crise de confiance des investisseurs internationaux : elle représente aussi une menace directe pour les entreprises sénégalaises et l’économie nationale.

Moody’s a récemment abaissé, une nouvelle fois, la note souveraine du Sénégal, passant de B1 à B3 en l’espace de cinq mois, tout en l’accompagnant d’une perspective négative. Cette dégradation signifie que le pays pourrait voir sa notation encore baisser dans les 12 à 18 mois à venir. En cause, une dette publique réévaluée à 99,7 % du PIB en 2023, bien supérieure aux chiffres précédemment publiés.
Le Sénégal bascule ainsi dans la catégorie des obligations spéculatives, aussi appelées “Junk Bonds”, synonymes d’un risque élevé pour les investisseurs.
Cette détérioration de la note fragilise la position du pays sur les marchés financiers et entraîne une hausse du coût des emprunts. Plus le risque est jugé important, plus les taux d’intérêt exigés par les créanciers augmentent, rendant le financement des projets publics plus onéreux.
En outre, la perte de confiance des investisseurs étrangers pourrait ralentir les flux de capitaux vers le Sénégal, au moment même où le pays a besoin de financements pour exploiter ses ressources pétrolières et gazières.
Au-delà des marchés financiers, cette dégradation risque d’avoir des effets concrets sur l’économie nationale. Une dette plus coûteuse réduit les marges de manœuvre budgétaires, limitant ainsi la capacité de l’État à investir dans les infrastructures et les services publics. Ceci pourrait également fragiliser le franc CFA, exerçant une pression supplémentaire sur les réserves de change.
Par ailleurs, le secteur privé sénégalais pourrait être affecté par la détérioration de la note souveraine. En effet, les entreprises cherchant à lever des fonds feront face à des conditions de financement plus strictes, ce qui pourrait freiner leur développement et impacter la croissance économique. En d’autres termes, avec un accès au financement plus difficile et des coûts d’emprunt en hausse, de nombreuses sociétés risquent de voir leurs projets ralentis, voire compromis. Dans un contexte où l’économie nationale dépend largement des investissements pour se développer, ceci pourrait freiner la croissance, peser sur l’emploi et fragiliser tout le tissu entrepreneurial du pays.
Face à cette situation, les autorités devront réagir rapidement en adoptant des mesures de rigueur budgétaire et en renforçant la transparence sur l’état des finances publiques. L’enjeu dépasse les considérations politiques et / ou financières. Il ne s’agit pas seulement de restaurer la confiance des investisseurs, mais aussi de garantir la stabilité économique et le bien-être des Sénégalais.

Penda THIAM

Mamadou Racine Sy dément toute implication dans une affaire de blanchiment et d’escroquerie

Une polémique secoue le monde des affaires au Sénégal. Mamadou Racine Sy, figure influente du secteur privé et président du Conseil d’administration du King Fahd Palace, se retrouve au cœur d’une affaire médiatique. Ce lundi 24 février 2025, le journal L’Observateur a publié un article affirmant qu’il serait suspecté dans une affaire de complicité d’escroquerie et de blanchiment de capitaux portant sur un montant de 91 milliards de francs CFA. Face à ces accusations, sa cellule de communication a réagi rapidement, dénonçant des allégations « fallacieuses et diffamatoires ».

Dans un communiqué publié ce même jour, la cellule de communication de Mamadou Racine Sy a rejeté en bloc ces accusations. Elle a affirmé que l’homme d’affaires n’a jamais été visé par une quelconque procédure judiciaire en rapport avec des infractions financières. « Le sieur Mamadou Racine Sy n’a jamais été impliqué dans une affaire de complicité d’escroquerie ou de blanchiment de capitaux, et aucun dossier ne l’oppose à ces accusations », précise le communiqué.

Le document insiste sur le fait que Mamadou Racine Sy est un entrepreneur respecté, actif dans le développement du secteur privé depuis plus de 30 ans. Son engagement dans l’hôtellerie, l’assurance et d’autres domaines économiques en font une personnalité incontournable du paysage économique sénégalais.

Au-delà du simple démenti, la cellule de communication du patron du King Fahd Palace fustige une tentative délibérée de ternir son image. « Cette information savamment distillée par voie de presse et mise en exergue à la Une dans l’unique intention de nuire ne restera pas sans suite judiciaire », avertit-elle.

Selon des proches de Mamadou Racine Sy, cette publication intervient dans un contexte particulier, où des campagnes de déstabilisation visent régulièrement des personnalités influentes du monde économique et politique. L’homme d’affaires, connu pour sa discrétion et son influence dans le secteur privé, estimerait que cette attaque médiatique ne repose sur aucun fondement sérieux.

Le communiqué tient également à rappeler que Mamadou Racine Sy évolue exclusivement dans le secteur privé. Contrairement à certaines figures publiques mises en cause pour des détournements de fonds, il n’a jamais exercé de fonction lui permettant de gérer des ressources publiques.

« Il est en mesure de justifier à tout moment son patrimoine, fruit de plusieurs décennies d’engagement et d’investissement dans le secteur privé », souligne la cellule de communication.

En outre, son parcours témoigne d’une ascension bâtie sur des investissements structurés et transparents. Propriétaire de plusieurs entreprises et administrateur de sociétés majeures, Mamadou Racine Sy a toujours prôné une gestion rigoureuse de ses affaires, évitant ainsi toute implication dans des pratiques douteuses.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte à sa réputation, Mamadou Racine Sy pourrait engager des poursuites contre le journal L’Observateur pour diffamation. Son entourage laisse entendre qu’une procédure judiciaire pourrait être enclenchée si les accusations ne sont pas retirées ou corrigées.

L’APR dénonce l’acharnement contre Farba Ngom et fustige le gouvernement

Dakar, le 26 février 2025 – L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau ce lundi pour défendre son camarade Farba Ngom, convoqué devant le Parquet Financier Judiciaire (PFJ). Face à la presse, les responsables du parti ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une persécution politique orchestrée par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole de l’APR, a fustigé une tentative de « sacrifice politique » de Farba Ngom, maire des Agnam et proche de l’ancien président Macky Sall. « Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote », a-t-il déclaré avec fermeté.

L’ancien ministre a également accusé le pouvoir en place de détourner l’attention des Sénégalais des véritables problèmes du pays. « Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter », a-t-il martelé.

Cette nouvelle sortie de l’APR s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu entre l’opposition et le pouvoir en place. Les accusations portées contre Farba Ngom, dont les détails n’ont pas encore été officiellement révélés, risquent d’envenimer davantage les rapports entre les deux camps. En attendant, le dossier suit son cours devant la justice.

Criminalisation de l’homosexualité : And Samm Jikko Yi rappelle Ousmane Sonko à ses engagements

Le collectif And Samm Jikko Yi a intensifié sa mobilisation pour la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Lors d’un point de presse tenu récemment, Imam Babacar Sylla, coordonnateur du mouvement, est revenu sur une audience accordée par le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, le 19 février dernier. L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner la proposition de loi visant à durcir les sanctions contre les actes homosexuels, un projet qui suscite un large intérêt au sein de plusieurs segments de la société.

Selon les propos d’Imam Babacar Sylla, la discussion avec El Malick Ndiaye a permis de mettre en évidence la volonté du pouvoir législatif de ne pas laisser cette proposition de loi « bloquée » au Parlement. Le Président de l’Assemblée nationale aurait affirmé son engagement à accompagner le processus, tout en prenant en compte les réserves sur l’applicabilité de la loi.

Le collectif And Samm Jikko Yi a tenu à rappeler les engagements pris par le Premier ministre, Ousmane Sonko, durant la campagne électorale. Ce dernier avait promis de faire de la criminalisation de l’homosexualité une priorité s’il était élu. Aujourd’hui, les activistes attendent des actes concrets pour transformer cette promesse en réalité législative.

And Samm Jikko Yi préconise une stratégie parlementaire qui consisterait à faire porter cette proposition de loi par un député, avec l’appui du Président de la République. Ce processus pourrait accélérer son adoption, répondant ainsi aux attentes d’une large frange de la population qui plaide pour un durcissement des lois en la matière.

Dans cette optique, le collectif envisage de rencontrer les plus hautes autorités de l’Etat afin d’obtenir des garanties sur le sort réservé à cette proposition de loi. « Nous restons mobilisés et vigilants. Il est impératif que cette question ne soit pas reléguée au second plan », a martelé Imam Babacar Sylla.

Fidèle à son engagement, And Samm Jikko Yi se positionne comme une « sentinelle » des valeurs sociétales du Sénégal. Le collectif affirme que cette législation est essentielle pour la préservation de l’ordre moral et de l’identité culturelle du pays.

Journée nationale de l’élevage : le fort plaidoyer de Serigne Mboup

Le maire de la commune de Kaolack, M. Serigne Mboup, a plaidé pour que l’élevage devienne un moteur durable de l’autonomie alimentaire du Sénégal. Prenant la parole devant le Président de la République lors de la Journée nationale de l’élevage, dont le thème était “La valorisation des produits d’origine animale, stimulateur de la souveraineté alimentaire au Sénégal”, il a dénoncé la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits laitiers.

“Prenons l’exemple d’une simple vache laitière au Sénégal. Elle incarne paradoxalement un pays qui pourrait être autosuffisant, mais qui reste dépendant d’une production européenne dépouillée de toutes ses valeurs nutritionnelles et importée à des prix subventionnés à hauteur de 90 % pour être vendue sous forme de poudre au peuple sénégalais, au détriment de notre production locale. Comment peut-on imaginer que le lait des producteurs de Nouvelle-Zélande, un pays situé à 15 000 km, soit disponible dans nos boutiques de quartier, alors que le lait produit à Daara Djoloff, au Fouta ou même dans le Saloum ne l’est pas ?”, s’est interrogé le maire de Kaolack.

Selon lui, ce phénomène ne touche pas seulement l’élevage, mais affecte également d’autres secteurs stratégiques comme l’industrie huilière et le textile. “Nos matières premières brutes sont exportées, tandis que nous importons des produits finis. Mais nous avons aujourd’hui une opportunité unique de renverser cette tendance. Certes, des avancées ont été réalisées, notamment avec certaines industries et le programme Anipal, mais cela reste insuffisant pour garantir notre souveraineté alimentaire.”

Un appel à repenser le rôle du secteur informel

Par ailleurs, Serigne Mboup a attiré l’attention du Chef de l’État sur les malentendus persistants entre l’administration et le secteur informel.

“Un grand malentendu existe entre l’Administration et cet important maillon du secteur privé. Le secteur informel, souvent représenté par les Modou-Modou et les Baol-Baol, n’est pas suffisamment compris par les pouvoirs publics. Une méfiance réciproque subsiste. Les acteurs informels craignent que leur modernisation n’engendre qu’une augmentation des impôts, sans contrepartie tangible de la part de l’Administration.”

Il a rappelé que, malgré 25 ans de tentatives de structuration et de modernisation du secteur informel, le problème demeure entier. Toutefois, il a souligné le rôle proactif des chambres de commerce dans l’organisation du tissu économique, notamment à travers des initiatives comme la Maison de l’Entreprise et le Centre de gestion et de développement des PME.

Monsieur le Président, c’est fort de tout cela que je vous suggère respectueusement d’instituer la “Semaine des Chambres Consulaires”, a proposé le maire de Kaolack.

Un plaidoyer pour un nouveau modèle de financement

En tant que président de l’Union nationale des chambres de commerce, Serigne Mboup a insisté sur la nécessité de repenser le modèle de financement du secteur privé. Il a rappelé que ce dernier contribue à de nombreux prélèvements obligatoires (COSEC, Caisse de Sécurité Sociale, IPRES, Fonds de l’Emploi, Caisse des Dépôts et Consignations, etc.), qui pourraient jouer un rôle clé dans le développement économique et la réalisation d’infrastructures. Il a cependant plaidé pour une révision du mode de fonctionnement et de la mutualisation de ces fonds.

“Le développement local est indissociable du dynamisme du secteur productif. Nous avons réussi à optimiser nos ressources, économisant ainsi 60 % de nos revenus. Cela nous a permis, entre autres, de mettre en place un service municipal de travaux publics, grâce notamment à l’appui du génie militaire, du commandant de zone, du gouverneur et du préfet, que nous remercions vivement. Cette initiative a considérablement réduit notre dépendance aux prestataires externes. Toutefois, les collectivités ont besoin d’un appui plus conséquent pour être de véritables relais de votre politique nationale.”

Un budget en hausse, mais des défis financiers persistants

Kaolack dispose aujourd’hui d’un budget qui est passé de 4 à 8 milliards de FCFA, dont plus de 5 milliards sont consacrés aux investissements. Toutefois, entre les marges des fournisseurs, la TVA, les impôts et les charges salariales, plus de 2 milliards sont absorbés, limitant ainsi la capacité d’action de la municipalité.

Pour pallier ces défis, le maire de Kaolack a demandé au Chef de l’État de repenser les modes de financement des collectivités locales en intégrant de nouvelles ressources et en restaurant la police municipale.

Les impactés du TER à Dakar dénoncent une injustice dans les indemnisations

Les citoyens affectés par le projet du Train Express Régional (TER) dans le département de Dakar sont en colère contre l’APIX et les autorités sénégalaises. Ils dénoncent une injustice dans le processus d’indemnisation et affirment être discriminés par rapport aux impactés d’autres régions, qui ont bénéficié d’un recasement sur un site de 1 500 hectares au Lac Rose.

Fatou Dione, porte-parole des impactés de Dakar, a exprimé l’exaspération des populations concernées. « Nous n’accepterons pas cette injustice. Il est inconcevable qu’une partie des citoyens soit indemnisée pendant que d’autres sont laissés-pour-compte. Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités et de corriger cette anomalie », a-t-elle déclaré. Elle insiste sur la nécessité pour les nouvelles autorités de traiter ce dossier avec diligence.

Pour les impactés, l’État semble les avoir abandonnés, alors qu’ils ont perdu leurs terres, leurs logements et, pour certains, leurs activités économiques. Mbakane Sall, coordonnateur des impactés, appelle à une intervention immédiate du Premier ministre Ousmane Sonko : « Il doit réagir rapidement. La Banque Africaine de Développement était prête à accompagner le gouvernement pour une solution définitive, mais face au manque de volonté politique, elle s’est désengagée du financement de la deuxième phase du projet. »

Les impactés dénoncent aussi de graves inégalités dans la manière dont les indemnisations ont été attribuées. Selon Mbakane Sall, certains commerçants du marché Mame Diarra ont reçu 900 000 FCFA pour l’indemnisation d’une simple table, alors que d’autres, possédant des boutiques entrières, ont été indemnisés à des montants inférieurs.

« Nous ne comprenons pas pourquoi des citoyens qui auraient dû percevoir 8 millions de FCFA se retrouvent avec seulement 1 million. Il y a un problème de transparence dans la gestion de ces indemnisations, et nous exigeons des explications », a-t-il ajouté.

Dans le quartier de Hann Park, certains habitants ont vu leurs demandes de titres de propriété rejetées, alors que d’autres ont reçu des documents officiels sans justification. Cette opacité alimente un sentiment d’injustice profond chez les impactés du TER.

Les populations concernées refusent de se voir exclues du processus de recasement qui a bénéficié aux impactés de Pikine et Rufisque. « Nous exigeons un traitement équitable pour tous les citoyens affectés par le projet du TER. Il est hors de question que seuls certains soient recasés pendant que d’autres sont laissés à leur sort », a réaffirmé Fatou Dione.

Les artisans et brocanteurs de Colobane et du marché Mame Diarra sont aussi directement touchés. Ils demandent à l’État d’honorer ses engagements en prévoyant un espace de recasement pour relancer leurs activités économiques.

Les impactés promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce qu’une solution juste et équitable soit trouvée. Leur lutte, disent-ils, ne vise pas seulement à obtenir des indemnisations financières, mais aussi à faire respecter leur dignité et leurs droits en tant que citoyens sénégalais.

« Vision 2050 » : le Sénégal déploie son « New Deal Technologique » pour une transformation numérique et un accès universel à Internet

Le Sénégal a officiellement lancé ce lundi sa nouvelle stratégie numérique intitulée « New Deal Technologique ». Ce programme ambitieux vise à instaurer une croissance durable et à moderniser l’administration pour mieux servir les citoyens et les entreprises. La cérémonie de lancement s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Lors de son discours, le président Faye a souligné « l’importance de la digitalisation des services publics, notamment dans les domaines du cadastre, de la gestion foncière, de l’état civil, de la facturation électronique et de la télémédecine ». Il a mis en avant la simplification et la standardisation des procédures administratives, avec l’objectif d’offrir un accès universel à Internet à un coût abordable. « Beaucoup de nos concitoyens font face à des processus longs, coûteux et parfois inefficaces pour accéder à l’information ou effectuer des démarches administratives de base », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également mis en exergue « la création d’une identité numérique unique basée sur la biométrie, permettant de générer des identités sectorielles utilisables dans divers domaines tels que la santé, l’éducation et la justice ». Un guichet unique citoyen sera aussi mis en place pour centraliser les interactions entre les usagers et l’administration.

Le New Deal Technologique prévoit également un soutien aux startups locales grâce à un programme d’incubation et de financement, dans le but de favoriser l’innovation technologique. L’administration verra une amélioration de sa performance grâce à l’interopérabilité des services, à l’élargissement de l’assiette fiscale et à la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale via une traçabilité accrue.

Selon Bassirou Diomaye Faye, « le développement de l’économie numérique du Sénégal passera par la consolidation d’un écosystème d’innovation et d’entrepreneuriat axé sur les PME et les startups technologiques ». Le Président a insisté sur la nécessité pour ces entreprises de « s’aligner sur les standards mondiaux afin de renforcer leurs compétences et atteindre un niveau de production industrielle performant et sécurisé ».

Dans ce cadre, « l’accent sera mis sur l’actualisation et l’opérationnalisation de la stratégie pour les startups, incluant la labellisation et la mise en place d’un cadre incitatif. Des ressources et infrastructures numériques modernes seront déployées pour transformer les environnements de travail et améliorer la productivité ».

La souveraineté numérique est devenue une priorité pour le Sénégal. Le chef de l’État a affirmé la volonté du pays de réduire sa dépendance aux solutions étrangères en renforçant la recherche et l’innovation locales. « Nous nous engageons à construire un espace numérique souverain en sécurisant nos infrastructures, en protégeant nos données critiques et en favorisant la production de technologies locales », a-t-il précisé.

Bassirou Diomaye Faye a exhorté les investisseurs et les acteurs technologiques à accompagner le Sénégal dans cette transformation numérique. « Le Sénégal offre un cadre propice aux investissements avec un marché dynamique, des ressources humaines qualifiées et un environnement juridique renforcé », a-t-il souligné.

L’initiative vise à positionner le pays comme un centre d’excellence en intelligence artificielle, cybersécurité, cloud computing, réalité virtuelle et robotique, permettant aux entreprises nationales de rayonner sur la scène africaine et internationale.

Me Moussa Bocar Thiam défend Farba Ngom : « Nous n’accepterons pas qu’il soit l’agneau du sacrifice »

L’Alliance pour la République (APR) a tenu une conférence de presse ce lundi pour apporter son soutien à Farba Ngom, député-maire des Agnam, convoqué prochainement par le Parquet Financier Judiciaire (PFJ). Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole du jour du parti, a fermement dénoncé ce qu’il considère comme une manœuvre politique visant à faire de Farba Ngom un bouc émissaire.

« Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote », a déclaré Me Moussa Bocar Thiam, maire de la commune de Ourossogui, devant un parterre de militants réunis au siège du parti.

Selon lui, cette convocation s’inscrit dans une stratégie de diversion du gouvernement pour masquer ses lacunes dans la gestion des affaires publiques. « Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter », a martelé l’ancien ministre.

Le député Farba Ngom, connu pour son influence au sein de l’APR et sa proximité avec l’ancien président Macky Sall, est actuellement sous le coup d’une enquête qui, selon ses soutiens, serait davantage motivée par des considérations politiques que par des raisons judiciaires.

Thierno Alassane Sall critique la gestion économique du gouvernement Sonko-Diomaye

Le président de la République des Valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, a formulé de vives critiques à l’encontre de la gestion du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Lors d’un point de presse tenu cet après-midi, il a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la dette publique, le coût de la vie et la gouvernance économique du pays.

Selon TAS, l’exécutif s’apprête à abandonner le budget 2025, dont l’exécution vient à peine de commencer, pour s’engager dans un « plan de stabilisation » qu’il assimile à une politique d’austérité. Il dénonce une improvisation dans la mise en place de l’Agenda 2050, qu’il juge peu pragmatique et insuffisamment préparé.

« L’exécutif Sonko-Diomaye ne saurait nous donner rendez-vous en 2029, voire en 2050, sans détailler concrètement ce qu’il comptait faire en 2024 et 2025 pour soulager les souffrances insoutenables des Sénégalais », a-t-il affirmé.

Il estime que ces décisions économiques risquent d’aggraver la situation sociale et de plonger le pays dans une crise encore plus profonde.

Thierno Alassane Sall a pointé du doigt l’augmentation exponentielle de la dette publique, qui atteindrait 3 855 milliards de FCFA pour la seule année 2025, soit 40 % des dépenses budgétaires. Il souligne que cette situation oblige l’État à mobiliser environ 321 milliards de FCFA par mois pour rembourser les engagements financiers du régime précédent.

« L’explosion du service de la dette place le gouvernement dans une situation critique, le contraignant à des ajustements budgétaires douloureux », a-t-il déclaré.

Pour TAS, la rencontre prochaine du Premier ministre Ousmane Sonko avec les syndicats et les partenaires sociaux témoigne d’une position de faiblesse du gouvernement. Il estime que cette démarche ne vise pas à rectifier les erreurs de gestion, mais plutôt à trouver un consensus pour faire accepter les mesures drastiques à venir.

« Ousmane Sonko a besoin de la bienveillance des syndicats pour faire accepter les sacrifices qu’impose la situation économique actuelle », a-t-il analysé.

Avec la pression sociale croissante et l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, TAS estime que le gouvernement devra impérativement clarifier sa feuille de route économique sous peine de voir la contestation s’intensifier.

Sénégal : And Samm Jikko presse le gouvernement sur la criminalisation de l’homosexualité

L’organisation And Samm Jikko a tenu une conférence de presse ce lundi pour exhorter les nouvelles autorités sénégalaises à adopter rapidement une loi criminalisant l’homosexualité. Imam Ababacar Sylla et ses compagnons estiment que le gouvernement a eu suffisamment de temps pour agir sur cette question et rappellent les engagements pris par l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, lorsqu’il était dans l’opposition.

Selon And Samm Jikko, leurs revendications ont déjà été portées à l’attention du président de l’Assemblée nationale, qui leur aurait donné des assurances quant à l’adoption prochaine de cette loi. Cependant, l’organisation juge que le délai d’attente devient trop long, en raison des urgences que le gouvernement a dû gérer depuis son arrivée au pouvoir.

« Nous avons été patients, mais aujourd’hui, nous demandons que cette loi soit une priorité », a insisté Imam Ababacar Sylla, soulignant que la protection des valeurs culturelles et religieuses du Sénégal doit être une préoccupation majeure des autorités.

Durant la campagne électorale et même avant, Ousmane Sonko avait affirmé son soutien à l’adoption d’une loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité. And Samm Jikko rappelle cet engagement et insiste sur la nécessité pour le gouvernement d’agir rapidement pour répondre aux attentes de leurs militants et d’une partie de la population.

Cette sortie de l’organisation relance ainsi le débat sur la question de la législation en matière de mœurs au Sénégal, dans un contexte où les nouvelles autorités doivent jongler entre leurs engagements politiques et les défis économiques et sociaux du pays.

Sénégal : Le Président Bassirou Diomaye Faye lance le « New Deal Technologique »

Ce lundi 24 février 2025, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé la nouvelle stratégie numérique du pays, baptisée « New Deal Technologique ». Cette initiative ambitieuse, inscrite dans l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », vise à positionner le pays en tant que leader de l’économie numérique en Afrique.

Lors de la cérémonie de lancement, le Chef de l’État a mis en avant l’importance de la souveraineté technologique pour le développement national. « Le Sénégal doit prendre en main son destin numérique en développant des solutions locales et en assurant la sécurité de ses infrastructures », a-t-il déclaré. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation et d’indépendance technologique du pays.

Le programme repose sur plusieurs piliers clés :

  • Renforcement de la souveraineté numérique : développement de solutions locales et sécurisation des infrastructures stratégiques.
  • Digitalisation de l’administration et des services publics : déploiement de plateformes accessibles à tous pour une administration plus efficace et transparente.
  • Accès universel à Internet : extension des infrastructures de télécommunications pour garantir une connexion fiable et abordable sur l’ensemble du territoire.
  • Soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat : mise en place d’un environnement favorable à l’émergence de startups technologiques et de champions nationaux.
  • Identité numérique unique : instauration d’un système biométrique moderne pour simplifier l’accès aux services administratifs et renforcer la sécurité

Le Président Faye a également mis l’accent sur la création d’un cadre légal et réglementaire adapté aux nouveaux enjeux numériques. Il a insisté sur la protectio des données personnelles et la cybersécurité, garantissant ainsi que l’innovation ne se fasse pas au détriment des droits des citoyens.

Avec cette nouvelle stratégie, le Sénégal ambitionne de franchir une étape décisive vers la transformation digitale, en mettant le numérique au service du développement économique et social. Le « New Deal Technologique » marque ainsi une avancée majeure dans la modernisation du pays et son rayonnement sur la scène africaine et internationale.

Perturbations électriques : la Senelec promet un rétablissement rapide

Depuis plusieurs heures, de nombreux quartiers font face à des coupures d’électricité qui perturbent les activités des habitants. La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a confirmé ces dysfonctionnements dans un communiqué succinct et assure que des travaux d’entretien sont en cours pour rétablir la situation dans les plus brefs délais.

Dans sa déclaration, la Senelec indique que « notre réseau subit des perturbations sur votre secteur, un entretien se poursuit actuellement pour le rétablissement dans les plus brefs délais. Senelec vous présente ses excuses pour les désagréments ». Cependant, l’entreprise n’a pas précisé l’origine exacte du problème ni la durée estimée des interruptions.

Ces coupures électriques ont provoqué de vives réactions de la part des usagers, notamment des commerçants et des ménages qui dépendent de l’électricité pour leurs activités quotidiennes. Certains habitants expriment leur frustration face à ces perturbations récurrentes qui affectent aussi bien la conservation des denrées alimentaires que l’exploitation des équipements électriques.

Si la Senelec assure travailler activement pour un retour à la normale, les habitants espèrent que ces désagréments ne dureront pas longtemps et que des solutions durables seront mises en place pour éviter de telles interruptions à l’avenir. Affaire à suivre.

Phase 2 du TER à l’arrêt : un blocage financier freine le chantier

L’extension du Train Express Régional (TER) entre Diamniadio et l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), initiée le 5 mars 2022 par l’ancien président Macky Sall, est actuellement à l’arrêt. Ce projet ambitieux, d’un coût estimé à 208 milliards de FCFA, est paralysé en raison d’un problème de financement. La dette accumulée par l’État sénégalais envers l’entreprise en charge des travaux, le groupe français Equans, empêche la poursuite du chantier.

Face à cette impasse, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a rencontré les responsables d’Equans afin de leur exposer l’état d’avancement des solutions envisagées. Lors de cet entretien, il a appelé l’entreprise à la patience, affirmant que des mesures sont actuellement à l’étude pour résorber la dette.

« Nous sommes informés de la situation et nous vous demandons de faire preuve de patience en vue d’une solution durable. Des solutions de remboursement de la dette sont en cours d’étude à l’APIX et au ministère des Finances », a déclaré le ministre. Il a également rappelé que depuis avril 2024, les nouvelles autorités mettent tout en œuvre pour débloquer la situation.

Ce retard dans l’avancement du projet soulève des inquiétudes quant à l’impact sur la mobilité des usagers et sur l’optimisation des infrastructures de transport du pays. La phase 2 du TER vise à renforcer la connectivité entre Dakar et l’AIBD, en facilitant les déplacements et en désengorgeant les axes routiers encombrés.

Si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, ce projet crucial risque de prendre un retard considérable, compromettant ainsi les objectifs de modernisation des infrastructures ferroviaires au Sénégal.

Samuel Sarr face à la Chambre d’accusation le 4 mars : vers un nouveau rebondissement judiciaire

L’ancien ministre de l’Énergie et ex-directeur général de West African Energy (WAE), Samuel Sarr, est au centre d’une affaire judiciaire défraie la chronique. Incarcéré depuis le 28 novembre 2024 pour abus de confiance dans la gestion de la société, un préjudice estimé à plus de 8 milliards de francs CFA, il tente aujourd’hui d’obtenir sa mise en liberté provisoire.

Toutefois, cette demande a été rejetée par le parquet, qui a émis un avis défavorable à sa libération, malgré la volonté de la défense d’accepter un contrôle judiciaire. Suite à ce refus, ses avocats se tourneront vers la Chambre d’accusation le 4 mars prochain pour contester cette décision et plaider une nouvelle fois en faveur de la libération de leur client.

Ce développement marque une étape cruciale dans ce dossier sensible qui implique d’importantes sommes d’argent et met en lumière la gestion des ressources énergétiques au sein de West African Energy. D’un côté, la défense insiste sur la présomption d’innocence de Samuel Sarr et estime que son maintien en détention est infondé. De l’autre, le parquet semble considérer que son incarcération est nécessaire au bon déroulement de l’enquête.

L’audience du 4 mars sera donc décisive pour l’avenir de l’ancien ministre. En attendant, l’affaire continue de faire réagir l’opinion publique, entre soutien de ses proches et critiques sur la gestion des fonds de West African Energy.

Les victimes politiques de 2021-2024 réclament une assistance financière et sollicitent une audience avec Ousmane Sonko

Le Rassemblement des victimes politiques de 2021 à 2024 monte au créneau. Ces citoyens, blessés ou impactés par les événements politiques survenus durant cette période, demandent à l’État du Sénégal une assistance financière et l’attribution de cartes d’égalité des chances.

S’exprimant sur les ondes de la RFM, Moustapha Fall, porte-parole du mouvement, a dénoncé un manque de considération de la part du ministère en charge de leur dossier. Selon lui, plusieurs victimes souffrent encore des séquelles physiques et économiques de ces événements.

Le collectif pointe du doigt Madame Maïmouna Dièye, ministre en charge du dossier, et lui demande de clarifier la gestion du fonds de 5 milliards de francs CFA que l’État avait débloqué pour les victimes. « Nous voulons un éclairage sur la répartition de ces fonds, car à ce jour, beaucoup d’entre nous n’ont rien reçu », a insisté Moustapha Fall.

Face à cette situation, le collectif demande solennellement à être reçu par le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon eux, cette audience est nécessaire pour qu’il puisse « comprendre leur galère » et prendre des décisions concrètes en leur faveur.

Les victimes espèrent que cette démarche aboutira à des mesures urgentes pour améliorer leur quotidien. Pour l’heure, l’État n’a pas encore officiellement réagi à cette requête.

Sénégal : Une affaire de crédit de 91,9 milliards FCFA sous le sceau du secret

Le voile se lève progressivement sur une opération financière d’envergure impliquant l’État du Sénégal et deux banques contrôlées par l’homme d’affaires burkinabé Mahamadou Bounkoungou. Selon les informations rapportées par Libération, les autorités semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire marquée par un manque de transparence.

D’après le rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques, le ministre des Finances avait signé, en janvier 2022, une convention de crédit de 91 942 400 000 FCFA avec International Business (IB) Bank T et International Business (IB) Bank B. Ce crédit était censé financer l’acquisition de matériel par l’État du Sénégal, mais sans préciser la nature exacte du matériel en question.

Les conditions de remboursement prévoyaient un montant total de 105 052 249 080 FCFA, incluant les intérêts, échelonné jusqu’au 31 décembre 2026. Les fonds devaient être logés sur un compte spécifique de l’État du Sénégal, enregistré dans les livres de IB Bank T.

La Cour des comptes a mis en évidence plusieurs irrégularités dans cette opération. Parmi celles-ci figurent :

  • L’absence d’informations sur la nature et la destination du matériel à acquérir,
  • La conclusion de la dette en dehors des procédures réglementaires prévues,
  • Le non-versement du produit du crédit au Trésor public,
  • Un remboursement de 80 041 771 576 FCFA par le Trésor, montant qui ne figure pas dans ses comptes.

L’opacité entourant cette transaction rappelle une autre affaire similaire impliquant Adcon Ltd et Ad Trade, qui avaient perçu 121,61 milliards FCFA avant la présidentielle du 20 mars, pour l’achat supposé d’armes.

L’affaire prend une autre tournure avec l’émission d’obligations par appel public à l’épargne (APE) lancée en mars 2023 par l’État du Sénégal pour un montant de 200 milliards FCFA. IB Bank T et IB Bank B ont souscrit à hauteur de leurs créances, permettant ainsi de transformer cette dette, jugée irrégulière par la Cour des comptes, en une nouvelle créance officielle inscrite dans le portefeuille de la dette publique.

Ce montage financier interroge sur les véritables motivations et bénéficiaires de cette opération. Les révélations de la Cour des comptes risquent d’alimenter de nouvelles polémiques sur la gestion des finances publiques au Sénégal, d’autant plus que l’affaire implique des sommes considérables et des intermédiaires influents.

Les autorités vont-elles réussir à lever totalement le mystère entourant cette affaire ? La question reste posée.

Affaire des 125 milliards F CFA : Mamadou Racine Sy et Amadou Sall dans le viseur du Pool judiciaire financier

L’affaire des 125 milliards F CFA connaît un nouveau rebondissement avec l’implication directe de l’homme d’affaires Mamadou Racine Sy et d’Amadou Sall, fils de l’ancien Président de la République. Selon les informations rapportées par L’Observateur, les deux personnalités sont désormais sous le coup d’une enquête du Pool judiciaire financier (PJF) pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de complicité d’escroquerie sur les deniers publics et de complicité de blanchiment de capitaux.

Cette affaire trouve son origine dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui a mis en lumière des mouvements financiers suspects. Le procureur a ainsi engagé des poursuites contre plusieurs personnalités, dont Seydou alias Tahirou Sarr, désigné comme principal mis en cause. Ce dernier est convoqué devant le Collège des juges d’instruction du PJF le 28 février prochain.

De son côté, Mamadou Racine Sy devrait être entendu à une date ultérieure, après les auditions de Farba Ngone et Tahirou Sarr. Quant à Amadou Sall, bien qu’il n’ait pas encore été convoqué, son nom figure parmi les cibles potentielles des magistrats. La ratification prochaine des accords d’entraide judiciaire entre le Sénégal et le Maroc, prévue pour le 10 mars, pourrait jouer un rôle clé dans le déroulement de l’enquête, notamment si les autorités sénégalaises cherchent à obtenir des informations ou à solliciter une extradition.

L’annonce de ces poursuites a secoué la sphère politique et judiciaire. La question de l’implication de proches de l’ancien chef de l’État alimente les débats, certains y voyant une manœuvre politique destinée à fragiliser des figures influentes de l’ancien régime. Toutefois, le gouvernement actuel insiste sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire qui met en jeu des sommes colossales.

Par ailleurs, le député-maire d’Agnam, également impliqué, a déjà comparu le 13 février dernier. À l’issue de cette audience, un mandat de dépôt a été requis contre lui et deux de ses frères pour complicité d’escroquerie sur les deniers publics et complicité de blanchiment de capitaux. Une nouvelle audience est prévue pour le 27 février afin de statuer sur son sort.

Le Collège des juges d’instruction poursuit actuellement les auditions des différentes parties prenantes. En fonction des éléments recueillis, de nouvelles convocations devraient être adressées à d’autres personnalités citées dans le dossier, notamment Amadou Macky Sall et X, encore non identifiés publiquement.

Avec des ramifications aussi vastes, cette affaire pourrait bouleverser durablement le paysage politique et économique du pays. L’opinion publique suit avec attention les développements de l’enquête, tandis que les observateurs s’interrogent sur les conséquences judiciaires et institutionnelles de ces révélations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°404 – 24/02/2025

🔴 REDONNER AUX SÉNÉGALAIS LE CONTRÔLE DE LEUR ÉCONOMIE : AMETH DIALLO PROPOSE L’ACTIONNARIAT POPULAIRE
🔴 DISCOURS SOUVERAINISTES, DÉGRADATION DE LA NOTE DU SÉNÉGAL PAR LES AGENCES DE NOTATION : LE SPECTRE D’UNE NOUVELLE DÉVALUATION

🔴 ÉLIMINATOIRES AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMPTE LE CAMEROUN (83-76)
🔴 DÉCÈS DU PÈRE D’EL HADJI DIOUF : VIBRANT HOMMAGE DE MAMADOU KOUMÉ À L’EX-ATTAQUANT

Vers une nouvelle dévaluation du franc CFA : Les inquiétudes grandissent au Sénégal et dans la zone UEMOA

La menace d’une nouvelle dévaluation du franc CFA pèse lourdement sur les pays de la zone franc, dont le Sénégal. Selon Jeune Afrique, cette possibilité, qui rappelle la dévaluation de 1994, est de plus en plus envisagée en raison de la situation financière précaire de la région et des débats sur la souveraineté monétaire.

La dévaluation de 1994 a été un choc économique pour les pays de la zone, avec une perte drastique de la valeur du franc CFA et une explosion des prix des produits importés. Aujourd’hui, les économistes pointent plusieurs signes inquiétants qui pourraient conduire à une nouvelle dévaluation. En particulier, la situation difficile de la zone CEMAC, marquée par une croissance lente, une inflation élevée, un endettement croissant et des réserves de change qui diminuent rapidement, met en lumière les fragilités économiques de la région.

Le Sénégal, pour sa part, traverse une crise financière avec un déficit budgétaire dépassant les 10 % du PIB, un facteur alarmant pour la stabilité économique du pays. L’économiste Kako Nubukpo, cité par Jeune Afrique, rappelle que le franc CFA est actuellement « surévalué d’environ 10 %” et que les critères de convergence de l’UEMOA, tels que les limites sur les déficits budgétaires, sont depuis longtemps ignorés, exacerbant ainsi les tensions économiques dans la zone.

Bien que la dévaluation de 1994 ait plongé la région dans une grave crise sociale, elle a permis aux pays africains de se redresser à moyen terme. Mais les économistes sont partagés sur le fait qu’une dévaluation serait bénéfique aujourd’hui. Certains experts, comme Bruno Cabrillac de la FERDI, estiment que la dévaluation est peu probable, car des mesures ont été prises pour renforcer les réserves de change et éviter cette option.

Pourtant, le climat de plus en plus souverainiste dans des pays comme le Sénégal, où des voix s’élèvent pour une alternative au franc CFA, pourrait précipiter un changement radical. Une dévaluation pourrait avoir des répercussions sociales encore plus graves que celles de 1994, dans un contexte déjà marqué par une précarité économique croissante.

Le débat sur l’avenir du franc CFA, héritage colonial, est donc plus que jamais d’actualité. Alors que certains appellent à un renouveau monétaire en Afrique de l’Ouest, la question demeure : le franc CFA survivra-t-il aux défis économiques et politiques qui se profilent à l’horizon ?

Retard de paiement des salaires au MSAS : une régularisation en cours pour plus de transparence

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) a annoncé un retard dans le paiement des salaires des agents contractuels, en raison d’un processus de régularisation visant à assainir la gestion des effectifs. Cette mesure fait suite à un audit révélant une augmentation incontrôlée du nombre d’agents et des irrégularités dans les contrats et les rémunérations.

L’audit mené par le MSAS a mis en lumière une pression budgétaire croissante due à un recrutement non maîtrisé et à un manque d’évaluation rigoureuse des besoins en personnel. Plus de 5 000 contrats ont été réévalués, mettant en évidence plusieurs anomalies :

  • Des irrégularités dans la contractualisation,
  • Des qualifications non conformes aux besoins du secteur,
  • Des incohérences salariales ne respectant pas les grilles officielles.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, le MSAS a entrepris un contrôle approfondi des contrats et des rémunérations. Cette réforme vise à garantir une gestion plus transparente et équitable des ressources humaines.

Malgré les délais engendrés par ces ajustements, le ministère a confirmé que les paiements ont repris depuis jeudi dernier et que toutes les mesures sont prises pour finaliser les virements dans les meilleurs délais.

Conscient des préoccupations des agents affectés, le MSAS tient à rassurer son personnel sur la volonté d’assurer un paiement fluide et durable à l’avenir. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de rationalisation des dépenses publiques et de renforcement de l’efficacité administrative.

Le ministère exprime sa gratitude envers les agents pour leur compréhension et leur patience durant ce processus de réajustement nécessaire.

Accord de paix historique entre le gouvernement sénégalais et le MFDC

Bissau, 23 février 2025 – Un accord de paix majeur a été signé ce dimanche entre le gouvernement du Sénégal, représenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). La cérémonie s’est tenue à Bissau sous l’égide du président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló. Cet accord marque une avancée significative dans la résolution du conflit qui secoue la région de la Casamance depuis 1982.

L’objectif principal de cet accord est de mettre fin aux hostilités, d’assurer la démobilisation et la réinsertion des rebelles, et de relancer un processus de paix durable pour garantir la stabilité et le développement économique de la région.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a fait le déplacement à Bissau afin de finaliser cet accord, soutenu par le président Embaló. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de garantir le dépôt des armes et de poursuivre les négociations en vue d’une paix durable.

De son côté, le président guinéen Umaro Sissoco Embaló a souligné l’importance de cet accord, rappelant qu’il s’agit de la deuxième fois que les parties belligerantes concluent un tel engagement à Bissau, après un précédent accord signé en 2022 sous la présidence de Macky Sall.

La mise en œuvre de cet accord sera suivie d’un programme de réinsertion des ex-combattants et d’initiatives de développement économique pour la région. Les parties prenantes se sont engagées à poursuivre le dialogue pour garantir une stabilité à long terme.

Cet accord représente une lueur d’espoir pour la Casamance, qui a souffert de plusieurs décennies de conflit armé. La communauté internationale ainsi que les populations locales espèrent que cette initiative marquera la fin définitive des hostilités et ouvrira une nouvelle ère de paix et de prospérité pour cette région du Sénégal.

Indemnisation des victimes des évènements de 2021-2024 : Samba Sy soulève des questions cruciales

L’indemnisation des victimes des manifestations politiques entre 2021 et 2024 continue de diviser l’opinion publique au Sénégal. Le débat s’est intensifié après l’annonce du gouvernement, visant à réparer les préjudices causés lors de ces événements. Si certains saluent cette initiative comme un acte de justice, d’autres, à l’instar de Samba Sy, l’ancien ministre du Travail sous le régime de Macky Sall, s’interrogent sur la manière dont cette indemnisation est mise en place.

Lors de son passage dans l’émission Grand Jury de la RFM, le 23 février 2025, Samba Sy a exprimé plusieurs réserves concernant les critères de sélection des victimes à indemniser. Il a ainsi soulevé des questions fondamentales : « Qui a été mis en prison ? Comment les événements ont-ils été gérés ? Y a-t-il eu des compensations disproportionnées pour certains ? Qui mérite réellement d’être indemnisé ? », a-t-il interrogé.

Pour l’ancien ministre, ces questions sont essentielles pour éviter que l’indemnisation ne devienne un outil de manipulation politique. Il estime qu’une analyse rigoureuse doit être effectuée pour garantir une réparation équitable et juste pour toutes les parties impliquées. Selon lui, il est crucial de ne pas accorder de réparations à ceux qui auraient pu profiter des troubles à des fins personnelles ou politiques.

L’annonce du gouvernement, qui s’inscrit dans un contexte politique tendu, suscite des réactions mitigées. D’un côté, l’opposition fustige la décision, dénonçant une tentative de « récupération politique » et l’injustice dans la sélection des bénéficiaires. De l’autre côté, les partisans du pouvoir soutiennent cette initiative comme un geste de réparation nécessaire pour apaiser les tensions sociales et politiques. Pour eux, l’indemnisation des victimes est un signe de la volonté de la République de rétablir l’ordre et la justice, après des mois de violences liées aux manifestations.

La question de l’indemnisation des victimes des événements de 2021-2024 au Sénégal soulève ainsi des débats passionnés, non seulement sur la façon de définir les bénéficiaires, mais aussi sur les implications politiques d’une telle décision. Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour déterminer si ce processus pourra effectivement répondre aux attentes de justice et de réparation pour toutes les victimes.

Colis perdus et ventes frauduleuses : La Poste du Sénégal met en garde contre une escroquerie en ligne

La Poste du Sénégal a récemment alerté l’opinion publique sur une nouvelle arnaque circulant sur les réseaux sociaux. Un message frauduleux propose aux internautes l’achat de prétendus « colis perdus » à des prix dérisoires, une manœuvre destinée à tromper les usagers et à leur soutirer de l’argent.

Dans un communiqué relayé par Ledakarois, l’entreprise a tenu à démentir toute implication dans cette escroquerie et à prévenir les citoyens contre ce type de fraude. « Ce type de message est une tentative d’escroquerie visant à tromper et à soutirer de l’argent aux usagers », a souligné La Poste du Sénégal. Elle invite ainsi les internautes à faire preuve de vigilance et à ne pas se laisser berner par ces offres trop alléchantes pour être honnêtes.

Les arnaqueurs utilisent généralement de faux comptes ou des pages imitant celles de La Poste pour proposer ces ventes frauduleuses. Ils demandent ensuite aux victimes de fournir des informations personnelles ou d’effectuer un paiement en ligne pour prétendument récupérer un colis perdu. Une fois l’argent transféré, les escrocs disparaissent sans laisser de traces.

Face à cette menace, La Poste du Sénégal exhorte les citoyens à ne jamais répondre à ces messages, à ne communiquer aucune information sensible et à ne procéder à aucun paiement hors de ses canaux officiels. L’entreprise rappelle que toute information officielle est exclusivement diffusée via ses bureaux de poste, son site internet (www.laposte.sn) et ses plateformes digitales.

Par ailleurs, La Poste du Sénégal envisage de prendre des mesures légales contre les auteurs de cette fraude afin de protéger ses clients et de maintenir la confiance dans ses services. Elle invite également les usagers à signaler toute tentative suspecte afin d’empêcher la propagation de cette arnaque et d’éviter que d’autres personnes ne tombent dans le piège.

Braquage à Saraya : des hommes armés dépouillent plusieurs passagers et emportent plus d’un million de francs CFA

Un braquage d’une rare violence a été perpétré hier, samedi, dans la région de Kédougou. Sur l’axe Missirah Sirimana – Kondokhou, dans le département de Saraya, un groupe d’individus armés a attaqué plusieurs véhicules de transport en commun et des motos, emportant une somme estimée à 1,2 million de francs CFA.

Selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), les assaillants, lourdement armés de kalachnikovs, de machettes et de gourdins, ont surgi sur la piste reliant Missirah Sirimana à Kondokhou. Profitant d’un moment où plusieurs véhicules circulaient en direction de la commune de Saraya, ils ont stoppé la circulation sous la menace de leurs armes.

Parmi les victimes, un ressortissant français aurait perdu 350 000 francs CFA. Les autres passagers ont également été délestés de leurs biens sous la contrainte, sans qu’aucune perte en vie humaine ne soit signalée.

Après avoir dérobé l’argent et d’autres effets personnels, les malfaiteurs ont tiré plusieurs coups de feu en l’air pour semer la panique avant de disparaître dans la nature. D’après une source sécuritaire, des traces de pneus de motos ont été retrouvées sur les lieux, suggérant que les assaillants ont pris la direction de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

Alertée, la brigade de la gendarmerie territoriale de Saraya s’est rapidement rendue sur place pour effectuer les premières constatations et ouvrir une enquête. Les forces de l’ordre tentent d’identifier les auteurs de cette attaque et de retracer leur itinéraire de fuite.

300 millions de F CFA pour les centrales syndicales : Abass Fall dévoile les subventions de l’État

L’État sénégalais alloue chaque année une subvention de 300 millions de F CFA aux quatre centrales syndicales les plus représentatives, dans le cadre du Pacte de Stabilité Sociale. L’annonce a été faite par le ministre du Travail, Abass Fall, lors d’une émission sur Walfadjri. Il a précisé que la première avance de ces fonds a déjà été signée et devrait être versée sous peu.

Selon Abass Fall, ces subventions visent à renforcer le fonctionnement des centrales syndicales et à consolider le dialogue social. « L’État fait des efforts, et ces subventions ne devraient pas tarder. Dès que nous mettons en place le budget, nous allons verser la première partie pour permettre aux organisations de fonctionner », a-t-il déclaré.

Le ministre a également mis en avant son engagement à entretenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux. « Quand je suis arrivé, j’ai reçu les centrales syndicales dès la fin janvier », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de discussions franches et responsables.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’État et certains syndicats. Ces derniers jours, des mouvements de grève ont été observés dans plusieurs secteurs clés, notamment la santé, l’éducation et le travail. Les syndicats dénoncent un manque de dialogue avec les autorités et réclament des mesures concrètes pour améliorer les conditions des travailleurs.

Face à ces revendications, Abass Fall a réaffirmé sa volonté de trouver des solutions concertées. « Je vais tout faire pour consacrer les droits des syndicalistes, mais il faut que l’on discute. C’est l’avenir de nos enfants et de toute la jeunesse qui est en jeu », a-t-il plaidé.

Le Pacte de Stabilité Sociale, mis en place pour garantir un climat apaisé entre l’État et les syndicats, repose sur ces subventions annuelles. Cependant, leur efficacité dépend aussi de la qualité du dialogue entre les parties prenantes. Alors que les tensions persistent, le gouvernement devra redoubler d’efforts pour éviter une amplification des mouvements sociaux.

Moody’s abaisse la note du Sénégal à B3 avec perspective négative : un signal d’alarme pour l’économie nationale

Moody’s a récemment déclassé les notations du Sénégal, abaissant la note de l’émetteur à long terme et des titres de créance non garantis de premier rang en devises étrangères de B1 à B3, avec une perspective négative. Ce déclassement conclut la revue entamée le 4 octobre 2024 et confirme les inquiétudes croissantes sur la situation budgétaire du pays.

La principale justification de ce déclassement réside dans les paramètres budgétaires beaucoup plus faibles que prévu, mis en lumière par la Cour des comptes du Sénégal. Son rapport d’audit a révélé que la dette de l’administration centrale s’élevait à 99,7 % du PIB en 2023, soit environ 25 points de pourcentage de plus que ce qui était initialement annoncé par les autorités. Ce chiffre dépasse également les estimations préliminaires du ministère des Finances, réalisées en septembre 2024. Une telle réévaluation des finances publiques signifie que le Sénégal est bien plus vulnérable aux chocs économiques défavorables que ce qui était précédemment anticipé.

La perspective négative associée à cette notation reflète des risques accrus pour la trajectoire budgétaire et la liquidité du gouvernement. Malgré des efforts pour réduire le déficit budgétaire et restaurer une certaine marge de manœuvre financière, l’ampleur de l’endettement complique sérieusement ces ambitions. Si le Sénégal vise une réduction significative de son déficit, les faiblesses budgétaires identifiées compromettent ces objectifs. Moody’s estime que le pays pourrait recevoir un soutien du Fonds Monétaire International (FMI), mais la limitation des options de financement sur les marchés reste une source d’inquiétude.

En parallèle, les plafonds de pays en monnaie locale et en devises étrangères ont été abaissés, respectivement de Baa3 et Ba1 à Ba2 et Ba3. Ces révisions tiennent compte de l’impact modéré du gouvernement dans l’économie et du soutien apporté par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’adossement du franc CFA à l’euro par la garantie du Trésor français réduit certains risques liés aux déséquilibres extérieurs, mais ne suffit pas à compenser la situation financière fragile du pays.

Le rapport de la Cour des comptes met également en évidence des vulnérabilités accrues en matière de dette et de liquidité. En 2024, le ratio de la dette de l’administration centrale est estimé à 107 % du PIB, en raison d’un déficit budgétaire projeté de 11,6 % pour l’année. Ce niveau d’endettement est largement supérieur à la médiane de 49 % du PIB pour les pays notés B, plaçant le Sénégal parmi les nations les plus endettées de sa catégorie économique. De plus, la dette garantie par l’État a été évaluée à 2,3 billions de francs CFA, soit environ 11 % du PIB, un chiffre quatre fois supérieur à celui initialement déclaré. Cette situation accroit les risques de passif pour le gouvernement.

Le Sénégal devra faire face à des besoins de financement brut considérables, atteignant environ 20 % du PIB en 2025. Une part importante de ces obligations concerne les remboursements d’amortissements, estimés à 2,9 billions de francs CFA, soit 12,8 % du PIB. De surcroît, la dette non déclarée jusqu’en mars 2024, qui s’élève à 2,5 billions de francs CFA (12,3 % du PIB), risque d’alourdir encore davantage le service de la dette dans les années à venir. Ces défis de refinancement imposent au gouvernement de restructurer ses échéances afin de limiter les risques.

Les lacunes en matière de gouvernance identifiées dans le rapport de la Cour des comptes ont également contribué au déclassement de Moody’s. La mauvaise gestion budgétaire sous l’administration précédente a été mise en lumière, avec des dépenses extrabudgétaires non régularisées, une comptabilisation incomplète des prêts financés par des projets, et une dette garantie bien plus élevée que déclarée initialement. Le gouvernement actuel s’est engagé à améliorer la transparence et la gestion des finances publiques à travers des réformes structurelles. Parmi les mesures envisagées figurent un contrôle renforcé des dépenses, une gestion unifiée de la dette publique et une amélioration des rapports financiers. Cependant, la mise en œuvre de ces réformes sera progressive et leur efficacité devra être prouvée sur le long terme.

La perspective négative de la notation souveraine repose également sur l’incertitude entourant le plan de consolidation budgétaire du Sénégal. Bien que l’objectif du gouvernement soit d’atteindre un déficit de 7,1 % du PIB en 2025 et de réduire progressivement ce chiffre à 3 % d’ici 2027, Moody’s estime que cet ajustement sera difficile à réaliser. Le gouvernement devra notamment renforcer ses recettes fiscales et rationaliser ses dépenses pour espérer atteindre ces cibles ambitieuses. Le rythme de consolidation budgétaire pourrait être plus lent que prévu, en raison des risques pesant sur la croissance des recettes publiques et des charges d’intérêts croissantes.

L’accès au financement constitue un autre défi de taille. Le Sénégal cherche à diversifier ses sources de financement en sollicitant des prêts concessionnels, en mobilisant les marchés internationaux et régionaux, et en explorant de nouveaux instruments tels que les obligations de la diaspora. Un nouvel accord avec le FMI, prévu pour juin 2025, pourrait débloquer des fonds concessionnels cruciaux. Toutefois, tout retard dans ces négociations accroîtrait la dépendance du pays vis-à-vis des financements de marché, ce qui pourrait poser des risques supplémentaires si les investisseurs perdent confiance.

En termes d’environnement, de société et de gouvernance (ESG), Moody’s attribue un score négatif au Sénégal. Les risques environnementaux sont élevés, notamment en raison de l’exposition aux conditions climatiques extrêmes et à l’élévation du niveau de la mer. Le pays souffre également d’un accès limité aux services de base, avec seulement 68 % de la population ayant accès à l’électricité et un marché du travail marqué par une forte précarité. Sur le plan de la gouvernance, les faiblesses révélées dans la gestion budgétaire passée ont lourdement pesé sur la notation, malgré les efforts du gouvernement pour améliorer la transparence et renforcer les institutions.

En conclusion, la décision de Moody’s de déclasser la notation souveraine du Sénégal à B3 avec une perspective négative reflète les graves défis économiques et budgétaires auxquels le pays est confronté. L’ampleur de l’endettement, les lacunes en matière de gouvernance et les risques accrus de refinancement compliquent les efforts de stabilisation financière. Le gouvernement devra redoubler d’efforts pour restaurer la confiance des investisseurs, mettre en œuvre des réformes structurelles et assurer un assainissement budgétaire durable afin d’éviter une nouvelle dégradation de sa notation financière.

Conflit en Casamance : Signature d’un accord de paix à Bissau entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le MFDC

Le gouvernement sénégalais, représenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) ont signé, ce dimanche 23 février 2025, un accord de paix à Bissau, en présence du président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló. Cet accord historique vise à mettre un terme définitif aux hostilités qui perdurent depuis plus de quatre décennies dans cette région du sud du Sénégal.

La signature de cet accord marque une avancée significative dans le processus de pacification de la Casamance, un conflit qui a causé des milliers de morts et de déplacés depuis 1982. Selon les termes de l’accord, les combattants du MFDC s’engagent à déposer les armes et à entamer un processus de démobilisation et de réinsertion. En contrepartie, l’État sénégalais promet d’accélérer le développement économique et social de la région afin d’y garantir une paix durable.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même originaire de Ziguinchor, a souligné l’importance de cet accord pour l’unité nationale et la prospérité de la Casamance. « Nous devons tourner la page de ce conflit et bâtir une Casamance pacifiée, intégrée et économiquement florissante. L’État prendra toutes les dispositions pour accompagner les anciens combattants dans leur réinsertion et mettre en œuvre des projets structurants pour le développement de la région », a déclaré le chef du gouvernement.

Il a également insisté sur la nécessité de respecter les engagements pris afin d’éviter un retour des tensions. « Cet accord n’est pas un simple document, mais le début d’un processus irréversible vers la paix », a-t-il affirmé.

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, médiateur dans ce processus de paix, a salué la volonté des deux parties d’aboutir à une solution durable. « C’est la deuxième fois que les parties signent un accord de paix ici à Bissau, après celui de 2022 sous l’ancien président Macky Sall. Cette fois, nous espérons que les engagements seront respectés et que la paix reviendra définitivement en Casamance », a-t-il déclaré.

L’accord a également reçu le soutien d’organisations internationales, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine et les Nations unies, qui encouragent une mise en œuvre effective du processus de réconciliation.

Le gouvernement sénégalais prévoit plusieurs mesures pour accompagner la réinsertion des ex-combattants du MFDC, notamment des programmes de formation et de création d’emplois. Des infrastructures routières et sociales seront également renforcées afin de désenclaver la région et de favoriser son intégration économique au reste du pays.

L’un des volets essentiels de l’accord concerne la restitution des terres aux populations déplacées par le conflit, ainsi que des indemnisations pour les victimes. L’État promet également de mettre en place un fonds spécial pour le développement de la Casamance, destiné à financer des projets agricoles, touristiques et industriels.

La signature de cet accord suscite un immense espoir parmi les populations de Casamance, qui aspirent à une paix durable après des décennies de souffrance. Cependant, la réussite de cet engagement dépendra de la volonté des parties à respecter leurs engagements et de la capacité du gouvernement à transformer cette promesse en réalité concrète.

Tensions politiques : Violent affrontement entre Ousmane Sonko et Abdou Karim Sall

L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre d’un échange particulièrement houleux ce vendredi 21 février 2025. Le Premier ministre Ousmane Sonko et le député Abdou Karim Sall se sont livrés à une passe d’armes verbale, marquant une nouvelle escalade des tensions entre le gouvernement et une partie de l’opposition.

Lors des débats parlementaires, Abdou Karim Sall a remis en cause la crédibilité du rapport de la Cour des comptes, dénonçant des erreurs et des biais dans l’analyse des finances publiques. Il a profité de son intervention pour critiquer la gestion économique du gouvernement et évoquer la détérioration du climat sécuritaire dans le pays.

Face à ces accusations, le Premier ministre Ousmane Sonko a répliqué avec fermeté, accusant le député de faire partie d’un « système corrompu » ayant pillé les ressources du pays. Il a également promis des poursuites judiciaires contre les responsables d’irrégularités financières et de malversations sous l’ancien régime.

L’affrontement ne s’est pas limité aux débats parlementaires. Waly Diouf Bodian, Directeur général du Port de Dakar et membre influent de la mouvance présidentielle, a également pris position contre Abdou Karim Sall. Dans une déclaration cinglante, il a affirmé : « Le PM a cloué le bec à un ancien voleur de gazelles, doublé d’un trafiquant d’armes, atteint d’une altération profonde du discernement. Le Monsieur est, toutefois, accessible à une sanction pénale. »

Ces propos particulièrement virulents témoignent de la radicalisation du discours politique dans le pays. Ils illustrent également la volonté affichée du gouvernement de mener une politique de rupture en s’attaquant aux figures de l’ancien régime.

Les déclarations d’Ousmane Sonko sur d’éventuelles poursuites judiciaires contre Abdou Karim Sall et d’autres personnalités de l’opposition pourraient ouvrir un nouveau chapitre de tensions politiques au Sénégal. L’opposition dénonce une tentative de musellement, tandis que le gouvernement justifie son action par la nécessité de rendre des comptes au peuple sénégalais.

Alors que l’opinion publique suit avec attention cette affaire, les prochains jours pourraient réserver de nouveaux rebondissements, notamment si des procédures judiciaires venaient à être officiellement engagées contre d’anciens dignitaires du régime précédent.

Crise dans l’enseignement supérieur : le SAES décrète une grève de 72 heures

Le Bureau national (BN) du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a tiré la sonnette d’alarme après avoir examiné les comptes-rendus des assemblées générales tenues le mercredi 19 février 2025 sur les différents campus. Le syndicat dénonce un non-respect des engagements pris par le gouvernement, notamment en ce qui concerne les droits des familles des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés.

Parmi les engagements pris figure celui du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), qui, le 22 octobre 2024, s’était engagé, en accord avec le gouvernement, à « réintroduire le Décret, objet de la revendication, dans le circuit d’adoption des textes administratifs ». Cependant, à ce jour, cet engagement demeure lettre morte.

De plus, le SAES rappelle l’existence d’une « clause de confiance » conclue le 16 décembre 2024 entre le syndicat et le gouvernement, représenté par le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, agissant sur mandat du Premier Ministre. Cette clause prévoyait une signature immédiate du projet de Décret dès le 18 décembre 2024. Or, cette formalité n’a toujours pas été réalisée.

Le SAES dénonce un « dilatoire manifeste du gouvernement », accusant particulièrement le MESRI et la Primature de se renvoyer la responsabilité quant à la non-signature du Décret et à l’inapplication du protocole du 6 janvier 2023. Face à cette situation qu’il juge inacceptable, le syndicat a décidé de passer à l’action.

En réponse à ces manquements, le SAES a annoncé un mouvement de grève de 72 heures, qui débutera le lundi 24 février et prendra fin le mercredi 26 février 2025. Durant cette période, les enseignants suspendront toutes leurs activités pédagogiques, y compris les cours, les soutenances et les délibérations. Le syndicat appelle également à un arrêt total de la participation aux activités administratives, réunions et formations payantes.

Le SAES met en garde contre les répercussions de cette crise sur les années académiques 2023-2024 et 2024-2025. Il « dégage toutes ses responsabilités » face aux conséquences qui découleront du non-respect des protocoles d’accord et de la violation des lois et règlements par le gouvernement.

Ce nouvel épisode de tension dans le secteur de l’enseignement supérieur risque d’aggraver la situation des universités publiques, déjà confrontées à divers défis. Le gouvernement réagira-t-il à ces revendications avant que la crise ne s’enlise davantage ?

Mgr André Guèye, nouvel archevêque métropolitain de Dakar

Le Saint-Père a officiellement annoncé la démission de Monseigneur Benjamin Ndiaye de ses fonctions d’archevêque métropolitain de Dakar. Cette démission a été acceptée par le Pape, qui a également nommé Monseigneur André Guèye pour lui succéder à la tête de l’archidiocèse de Dakar. L’annonce a été relayée par plusieurs sources officielles, dont Dakaractu.

Né le 6 janvier 1967 à Pallo-Younga, Monseigneur André Guèye a suivi un parcours religieux exemplaire. Il a d’abord effectué ses études philosophiques au Grand Séminaire de Sébikhotane à Dakar, puis au Grand Séminaire de Brin à Ziguinchor. Il a ensuite poursuivi sa formation en théologie à l’Université pontificale urbanienne de Rome, au sein du Collège pontifical urbain.

Mgr André Guèye a été ordonné prêtre le 27 juin 1992 à Thiès. Son engagement pastoral et son dévouement l’ont amené à occuper plusieurs fonctions au sein de l’Église catholique du Sénégal. Il a été nommé évêque de Thiès en 2013, un diocèse où il a exercé avec rigueur et engagement pendant plus d’une décennie. Le 12 janvier 2023, il a été également désigné administrateur apostolique de Saint-Louis du Sénégal.

La nomination de Mgr André Guèye comme archevêque métropolitain de Dakar marque une étape importante dans son ministère. L’archidiocèse de Dakar, l’un des plus influents en Afrique de l’Ouest, joue un rôle central dans la vie spirituelle et sociale du Sénégal.

Mgr Guèye devra relever plusieurs défis, notamment la consolidation des liens interreligieux dans un pays où coexistent harmonieusement chrétiens et musulmans. Son expérience à Thiès et Saint-Louis, où il a mené des actions pastorales significatives, sera un atout pour renforcer la cohésion au sein de la communauté catholique et favoriser un dialogue fructueux avec les autres confessions religieuses.

Avec cette nomination, l’Église catholique du Sénégal s’engage dans une nouvelle dynamique sous la conduite d’un pasteur reconnu pour son engagement, son humilité et sa proximité avec les fidèles.

SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE : Le Parquet et le Siège, pas sur la même longueur d’onde

Dans l’affaire opposant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) à l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), la Cour suprême a opéré un revirement inattendu. Saisie d’une demande de rétractation, elle a annulé la décision de la première audience confirmant la suspension du marché d’électrification rurale. Un changement de cap qui divise, alors que le Parquet, lui, s’est opposé à cette rétractation.

L’ASER poursuit son bras de fer judiciaire contre l’ARCOP dans l’affaire du marché d’électrification rurale dans les régions suivantes : Kaffrine, Saint-Louis, Kédougou, Louga et Tambacounda. Après un premier revers devant la Cour suprême, qui avait rejeté sa demande de suspension de la décision du 02 octobre 2024 de l’ARCOP, l’ASER a relancé la procédure en sollicitant la rétractation de cette décision.
Ce vendredi 21 février 2025, la Cour suprême, dont la composition a été modifiée entre-temps, a donné raison à l’ASER, cassant ainsi sa propre ordonnance.
Le juge des Référés a justifié ce revirement par « l’intérêt public ». Pendant l’audience, l’Avocat général, s’alignant sur la position d’AEE POWER SENEGAL, a estimé qu’aucune circonstance nouvelle ne justifiait une rétractation et que l’urgence invoquée n’était pas fondée.
Parallèlement, durant l’audience, Me Faye, avocat d’AEE POWER EPC (partie défenderesse), a déclaré que ses intérêts allaient « dans le sens de l’ASER », partie demanderesse. Un lapsus qualifié de « révélateur » par Me Koïta, avocat de la société sénégalaise.
Face à cette décision de la Cour suprême qui donne à l’ASER son aval pour démarrer les travaux, la société sénégalaise entend explorer d’autres voies de recours, y compris une saisine de la Cour de justice de la CEDEAO.
Par ailleurs, un nouvel épisode judiciaire vient s’ajouter à ce dossier. AEE POWER SENEGAL a porté plainte contre les dirigeants d’AEE POWER EPC pour abus de confiance et dénonciation calomnieuse. Un élément qui pourrait peser sur la suite de l’affaire.
Si cette décision marque une victoire temporaire pour l’ASER, la bataille est loin d’être terminée. La Cour suprême doit encore se prononcer sur le recours en annulation sur le fond ; un verdict qui sera déterminant pour l’avenir de ce marché public.
D’ici là, les tensions restent vives et le dossier continue de faire couler beaucoup d’encre ; d’autant plus que le flou n’est pas encore levé sur les 37 milliards de francs CFA qui ne sont plus dans le compte d’avance de démarrage des travaux, selon les conseils d’AEE POWER SENEGAL.
Le Dakarois

ASSEMBLÉE NATIONALE : Sonko accusé de « halalisation » des fonds politiques par Thierno Alassane Sall

Lors de la session de questions-réponses à l’Assemblée nationale ce vendredi 21 février, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a été interpellé sur la question des fonds politiques, un sujet qui avait alimenté les débats lorsqu’il était dans l’opposition. Thierno Alassane Sall, député et leader de la coalition « Sénégal Kese », lui a demandé des explications sur son maintien des fonds politiques après les avoir critiqués et haramisés par le passé.
Dans une réponse sans équivoque, Ousmane Sonko a réaffirmé son opposition au principe de fonds exclusivement alloués à une seule personne, même s’il s’agit du président de la République. « J’ai toujours dit que dans un pays, avoir des fonds exclusivement dédiés à une personne, fût-elle Président, ce n’est pas normal », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une gestion transparente des finances publiques.
Cependant, le Premier ministre a également reconnu l’existence de fonds dits « secrets », utilisés pour des opérations sensibles liées à la sécurité ou à la diplomatie. « Par contre, dans tous les pays, il y a des fonds qu’on appelle secrets qui permettent de régler des questions importantes en toute discrétion », a-t-il expliqué. Une nuance qui n’a pas convaincu Thierno Alassane Sall, lequel a dénoncé un double discours.
Faisant référence aux promesses de Sonko de supprimer ces fonds s’il arrivait au pouvoir, TAS a raillé ce changement de position en lançant une pique ironique : « C’est comme celui qui disait : ‘Je bois du vin qui, une fois ingéré, se transforme en lait’ ». Une allusion à ce qu’il perçoit comme une volte-face du Premier ministre sur une question qui avait été au cœur de son engagement politique.
Face à cette attaque, Sonko a tenu à clarifier sa position : « Je n’ai jamais dit que c’est haram », réfutant l’idée qu’il aurait diabolisé ces fonds pour ensuite les légitimer une fois en fonction. Il a conclu en adressant un message à son opposant du jour : « Parfois, il faut savoir applaudir », sous-entendant que certaines réalités du pouvoir imposent des ajustements, même aux engagements pris dans l’opposition.
La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°403 – 22 ET 23/02/2025

🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » / SUSPENSION DE LA DÉCISION DE L’ARCOP PAR LA COUR SUPRÊME : LE PARQUET ET LE SIÈGE EN DÉSACCORD
🔴 MAINTIEN DES FONDS POLITIQUES PAR SONKO APRÈS LES AVOIR HARAMISÉS : DE LA « HALALISATION » !

🔴 SUSPENSION DE LA COUVERTURE SÉCURITAIRE DES COMBATS DE LUTTE : LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR RESTE FERME
🔴 LIGUE DES CHAMPIONS : DE PRESTIGIEUSES AFFICHES POUR LES HUITIÈMES DE FINALE

Thiès Nord : Des partenaires turcs au chevet du secteur de la santé

La commune de Thiès Nord bénéficie d’un appui de taille dans le domaine de la santé. Ce samedi, le maire Mouhamadou Diakhaté a accueilli une délégation de partenaires turcs spécialisés dans l’humanitaire médical. Cette rencontre marque le début d’une collaboration prometteuse visant à renforcer les structures sanitaires locales.

Soucieux de l’amélioration des services de santé dans la commune, ces partenaires turcs s’engagent à doter les établissements de soins en matériel médical moderne. En parallèle, des actions de renforcement des capacités seront menées pour améliorer la prise en charge des patients. “Notre objectif est de permettre aux structures de santé locales d’offrir des soins de qualité grâce à un équipement adéquat et un personnel mieux outillé”, a souligné un membre de la délégation.

L’un des volets majeurs de ce partenariat est l’organisation, en collaboration avec l’hôpital régional de Thiès, d’une campagne de consultations et d’interventions chirurgicales. Pendant une semaine, des spécialistes interviendront dans plusieurs disciplines médicales afin d’offrir des soins à un grand nombre de patients.

Le maire Mouhamadou Diakhaté a salué cette initiative et exprimé sa gratitude envers ces partenaires turcs. “C’est une grande avancée pour notre commune. Nous continuerons à œuvrer pour un accès aux soins de santé de qualité pour tous nos citoyens”, a-t-il déclaré.

Rapports de la Cour des comptes : L’honorable députée Awa Sonko appelle à des poursuites judiciaires

Suite à la publication du dernier rapport de la Cour des comptes, l’honorable députée Awa Sonko, membre de la majorité, a exprimé son indignation face à ce qu’elle considère comme une mauvaise gestion des fonds publics, en particulier concernant les projets d’infrastructures. Dans une déclaration faite récemment, elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de prendre des mesures fermes pour renforcer la transparence et la reddition des comptes.

Awa Sonko a souligné que les fonds détournés auraient pu être utilisés dans des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, le financement des femmes et le soutien au secteur privé. Elle a déploré que ces « montants colossaux » aient été détournés par des individus, qu’elle qualifie de « voleurs de la république », au lieu d’être investis dans des projets bénéfiques pour la population sénégalaise.

L’élue a également lancé un appel à la justice, demandant que les responsables de ce « carnage financier » soient traduits devant les tribunaux pour répondre de leurs actes et qu’ils remboursent l’intégralité des sommes volées. « Nous demandons que les auteurs et leurs complices de ce carnage financier soient traduits devant la justice, afin qu’ils remboursent l’intégralité des montants volés », a-t-elle insisté.

En outre, Awa Sonko a proposé une réforme législative visant à exclure de la vie politique toute personne reconnue coupable de détournement de fonds publics. Selon elle, une telle loi interdirait à ces individus non seulement de se présenter à des élections, mais aussi de occuper des postes à responsabilité dans l’administration publique pour le reste de leur vie. « Je propose d’ailleurs, qu’une loi interdisant à jamais toute personne épinglée de détournement de deniers publics ne soit plus éligible, mais aussi disqualifiée à des postes de nomination pour le restant de sa vie », a-t-elle affirmé.

Enfin, tout en se déclarant favorable à la médiation pénale dans certains cas, Awa Sonko a précisé que cette option ne devrait être envisagée que si elle est accompagnée d’une loi criminalisant le détournement de fonds publics. « Oui, mais il faut que ça soit accompagné d’une loi criminalisant le détournement de deniers publics parce que cette pratique politicienne ne fait que retarder le décollage économique du Sénégal », a-t-elle conclu.

Boycott sécuritaire des combats de lutte : le ministre de l’Intérieur campe sur sa décision

Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a réaffirmé sa décision de ne plus assurer la couverture sécuritaire des combats de lutte sur l’ensemble du territoire national. Cette annonce, faite ce vendredi 21 février 2025 lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement à l’Assemblée nationale, a suscité une vive polémique dans le milieu de la lutte sénégalaise. Cette position met directement en danger l’organisation de plusieurs combats, dont le très attendu duel opposant Modou Anta à Prince, programmé pour ce dimanche 23 février sous la bannière de Gaston Production. La sécurité étant un élément clé dans le bon déroulement de ces événements, la décision ministérielle menace tout un pan de l’économie sportive et culturelle du pays.

La question a été soulevée à l’Assemblée nationale par la députée Amy Dia, membre du Pastef, qui a exprimé ses vives préoccupations sur les risques sécuritaires liés à l’organisation des combats de lutte. Elle a notamment évoqué les nombreux débordements et incidents qui ont marqué certaines rencontres ces dernières années, en particulier à l’Arène nationale, située en banlieue dakaroise, un lieu qui accueille des milliers de spectateurs à chaque grand événement. La députée a insisté sur le fait que la présence des forces de l’ordre est indispensable pour garantir la sécurité des lutteurs, des promoteurs et des spectateurs. Elle a souligné que par le passé, des affrontements entre supporters ou des actes de vandalisme avaient eu lieu, mettant en danger l’intégrité des personnes présentes. Elle a interrogé le ministre sur les mesures alternatives qui pourraient être mises en place en l’absence de couverture sécuritaire étatique.

Jean Baptiste Tine, malgré ces préoccupations, a maintenu sa décision sans apporter d’explications précises sur les raisons qui ont motivé un tel choix. Plusieurs observateurs estiment qu’il s’agit d’un bras de fer entre l’État et les promoteurs de lutte, accusés d’une gestion approximative des événements et d’un manque de rigueur organisationnelle. D’autres évoquent une question budgétaire, l’État cherchant à réduire les dépenses liées à la sécurisation des événements privés. Pourtant, la lutte demeure un secteur économique clé, générant d’importants revenus à travers la billetterie, le sponsoring et les droits télévisés, et faisant vivre des milliers de personnes, des lutteurs aux entraîneurs, en passant par les vendeurs et les transporteurs.

Le désengagement des forces de l’ordre oblige les promoteurs de lutte à envisager des alternatives pour assurer la sécurité des combats. Certains évoquent la possibilité de recourir à des sociétés privées de sécurité, une solution qui reste coûteuse et difficile à mettre en place à court terme. D’autres envisagent de mobiliser des volontaires issus des communautés locales pour assurer le maintien de l’ordre, mais cette option comporte des risques en cas de débordements graves. Une autre solution serait d’ouvrir des négociations avec le gouvernement afin de trouver un compromis sur une prise en charge partagée de la sécurité lors des événements majeurs.

Cette décision intervient alors que la lutte sénégalaise traverse une période de défis multiples. En plus des problèmes organisationnels et financiers, la discipline doit faire face à la montée en puissance du football, qui attire de plus en plus de jeunes talents et bénéficie d’investissements publics et privés plus importants. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce boycott sécuritaire pourrait considérablement affaiblir la lutte sénégalaise en réduisant le nombre de combats organisés et en décourageant les promoteurs et sponsors, qui jouent un rôle clé dans le financement du secteur.

Ousmane Sonko toujours dans les Tchicayas, loin de l’essentiel. ( Par Abdou Mbow )

Dans le cadre de mes activités au plan international, en compagnie d’autres experts et parlementaires à travers le monde, je me rends à Dar es Salam. C’est durant monde escale à Addis Abeba, que je me vois obligé de répondre aux insinuations, menaces et contre-vérités, pour ne pas dire mensonges habituels, de Monsieur Ousmane Sonko. 

Comme bon nombre de Sénégalais, je suis resté ahuri et estomaqué par ce barnum politicien du Premier ministre à l’Assemblée nationale, qui n’a d’autre but, comme à son habitude, que de masquer ses insuffisances. Incapable de s’attaquer de manière responsable, méthodique et définitive aux difficultés des Sénégalais, il verse dans la polémique puérile. 

⁠De tous les députés de Pastef, qui ont pris avec tellement de complaisance la parole, lequel a osé demander au PM Ousmane Sonko, ce qu’il en retournait des licenciements abusifs par milliers de jeunes ? Lequel a osé aborder les difficultés des ménages, la cherté de la vie, la hausse programmée des prix de denrées, à quelques jours du Ramadan, le réchauffement du front social, pour ne citer que ceux-là ? Ils ne sont plus des députés du Peuple mais une armée de Playmobil ! 

M. ⁠Ousmane Sonko, vous avez trahi les Sénégalais par votre posture irrespectueuse vis-à-vis des institutions de notre République. L’Assemblée nationale n’est pas un endroit indiqué pour déverser mensonges haineux et torrents d’injures.

Un PM, vous l’ignorerez toujours, se doit d’avoir de la hauteur, de la mesure mais surtout de l’élégance républicaine.
 

Dar es Salam, le 21 février 2025
Abdou MBOW
Groupe Takku Wallu Sénégal

Séance houleuse à l’Assemblée : Abdou Karim Sall accuse Ousmane Sonko de manque de sang-froid

La séance de questions au gouvernement de ce vendredi à l’Assemblée nationale a été marquée par de vifs échanges entre le Premier ministre Ousmane Sonko et plusieurs députés de l’opposition. Abdou Karim Sall, membre de l’opposition, n’a pas mâché ses mots en critiquant l’attitude du chef du gouvernement, qu’il accuse d’avoir perdu son calme face à des questions délicates sur la situation nationale.

S’exprimant devant la presse après la plénière, Abdou Karim Sall a pointé du doigt ce qu’il considère comme une réaction inappropriée de la part du Premier ministre. « Les questions au gouvernement sont des moments extrêmement importants pour la vie d’une démocratie. Malheureusement, nous avons vu un Premier ministre qui a manqué de sang-froid, car nous lui avons posé des questions qui fâchent », a-t-il déclaré.

Le député a également critiqué la manière dont Ousmane Sonko a répondu aux interrogations, affirmant que le Premier ministre a privilégié l’attaque personnelle plutôt que de fournir des explications concrètes. « Les réponses ne m’ont jamais satisfait, car il est allé au-delà des questions qu’on lui a posées, c’est-à-dire dans l’invective, les injures et même les menaces », a-t-il martelé, soulignant une dérive verbale qui, selon lui, ne correspond pas à l’attitude attendue d’un chef de gouvernement lors d’un exercice démocratique aussi crucial.

Abdou Karim Sall a également dénoncé une organisation biaisée de la plénière, avec une répartition qu’il juge défavorable aux députés de l’opposition. Il affirme que la majorité parlementaire s’est arrogé huit questions, ne laissant que deux questions à l’opposition : une pour le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et une pour les députés non-inscrits.

Ce n’est qu’à 1h30 du démarrage de la plénière que les organisateurs ont annoncé qu’un troisième député de l’opposition pourrait intervenir. Une décision tardive qui, selon Abdou Karim Sall, « manque de sérieux » et illustre une tentative d’étouffer le débat contradictoire.

Le Directeur Général de la Poste exhorte la 55ᵉ promotion de l’ENP à s’engager pour une Poste moderne et dynamique

Le Directeur Général de la Poste a adressé un message empreint de fierté et d’émotion aux nouveaux diplômés de la 55ᵉ promotion de l’École Nationale des Postes (ENP). Lors de son discours, il a salué leur engagement, leur travail acharné et leur persévérance, soulignant leur rôle crucial dans la transformation du secteur postal au Sénégal.

Dans son intervention, il a exprimé sa profonde gratitude envers le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’au Premier ministre Ousmane Sonko, pour la confiance placée en lui à travers sa nomination. Il a réaffirmé son engagement à mener à bien la modernisation de la Poste, en alignement avec les ambitions du gouvernement.

Le Directeur Général a ensuite rappelé les axes stratégiques du Plan Poste 2024-2029, un programme structurant qui s’inscrit dans la vision Sénégal 2050. Ce plan repose sur plusieurs piliers fondamentaux :

  • La modernisation des infrastructures, afin d’améliorer la qualité des services et d’optimiser les performances du réseau postal.
  • La digitalisation des services, visant à faire de la Poste un acteur clé de l’économie numérique et de l’inclusion financière.
  • Le développement des ressources humaines, à travers des formations adaptées et des opportunités d’évolution professionnelle.
  • La responsabilité sociale et environnementale, avec un engagement en faveur du développement durable et de l’éco-responsabilité.
  • Le renforcement des partenariats stratégiques, notamment avec les institutions publiques et privées, pour soutenir la croissance et l’innovation du secteur.

S’adressant aux jeunes diplômés, il les a exhortés à faire preuve d’innovation, de passion et d’intégrité dans l’exercice de leurs fonctions. Il leur a rappelé l’importance de toujours placer le client au cœur de leurs actions, en veillant à offrir des services de qualité qui répondent aux attentes des Sénégalais.

Enfin, il a conclu son discours en appelant cette nouvelle génération de postiers à s’engager pleinement dans la transformation du secteur. Il les a invités à contribuer activement à bâtir une Poste moderne, performante et au service de tous, en s’appuyant sur les nouvelles technologies et en restant fidèles aux valeurs de rigueur et de professionnalisme.

Rationalisation des agences publiques : Ousmane Sonko annonce une réforme pour réduire le train de vie de l’État

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé, ce vendredi 21 février 2025, un ambitieux projet de rationalisation des agences publiques, dans le cadre d’une politique plus large de réduction du train de vie de l’État. Cette annonce a été faite lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement à l’Assemblée nationale, où le chef du gouvernement a détaillé les mesures prévues pour mettre fin à ce qu’il considère comme une inflation des structures administratives inefficaces.

Selon Ousmane Sonko, le Sénégal compte un nombre excessif d’agences d’exécution et de structures assimilées, dont plusieurs ont été créées sans réelle nécessité, si ce n’est pour servir des intérêts politiques. « Ces agences ont été créées principalement pour recaser une clientèle politique. Elles ont accumulé d’importantes dettes et sont devenues des structures sociales servant des intérêts politiques au détriment de l’efficacité », a-t-il dénoncé devant les députés.

Le Premier ministre a annoncé que cette réforme sera menée dans un délai strict, avec une échéance fixée à juin 2025. À cette date, toutes les agences dont les missions se chevauchent seront regroupées, tandis que celles dont les fonctions peuvent être efficacement prises en charge par des directions centrales ou d’autres structures administratives seront tout simplement supprimées. Cette mesure vise non seulement à optimiser les ressources publiques, mais aussi à améliorer l’efficacité des services administratifs de l’État.

La question des emplois affectés par cette restructuration a également été abordée. Ousmane Sonko a tenu à rassurer que des mesures d’accompagnement seront mises en place pour éviter que cette réforme ne se traduise par des pertes massives d’emplois. Il a affirmé que le gouvernement mettra en œuvre des dispositifs pour accompagner les travailleurs concernés, notamment à travers des reclassements et des plans de reconversion professionnelle.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement de renforcer la rigueur budgétaire et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques. Elle répond également à un engagement pris par les nouvelles autorités de rompre avec les pratiques jugées peu efficaces dans la gestion des deniers publics et de privilégier une administration plus performante et mieux structurée.

Lancement du PROMOREN : Un projet structurant pour lutter contre l’intrusion des eaux salées et booster l’agriculture sénégalaise

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement procédé, ce vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement des travaux du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Nianija Bolong (PROMOREN). Ce projet d’envergure, mis en œuvre par l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), vise à améliorer la gestion des ressources en eau dans le bassin versant de Nianija Bolong et à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

L’objectif principal du PROMOREN est de mobiliser chaque année 46,6 millions de mètres cubes d’eau douce afin d’alimenter les terres agricoles, de freiner l’intrusion des eaux salées provenant du fleuve Gambie et de mettre en valeur 12 000 hectares de terres cultivables. Cette initiative s’inscrit dans la politique de sécurisation des zones agricoles vulnérables aux effets du changement climatique, notamment la salinisation des sols qui réduit considérablement la productivité agricole.

Le projet, qui nécessite un investissement total de 36 milliards de FCFA, est financé à hauteur de 92 % par la Banque Islamique de Développement (BID) et à 8 % par l’État du Sénégal. Son déploiement inclut la construction d’infrastructures hydrauliques destinées à canaliser et stocker l’eau, ainsi que la mise en place de dispositifs de protection contre la remontée des eaux salées dans les plaines agricoles.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’importance stratégique de ce projet pour le développement agricole du Sénégal. Il a rappelé que la gestion optimale des ressources en eau est un levier fondamental pour garantir des rendements agricoles stables et assurer la sécurité alimentaire. « La maîtrise de l’eau est une nécessité pour le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture. Ce projet va permettre de répondre à ces défis et de renforcer notre capacité de production locale », a déclaré le Chef de l’État.

Le PROMOREN n’est pas seulement un projet d’aménagement hydraulique ; il a aussi une portée économique et sociale considérable. En plus d’améliorer les conditions de production agricole, il devrait générer environ 30 000 emplois directs et indirects dans divers secteurs, notamment l’agriculture, la maintenance des infrastructures hydrauliques, l’irrigation et la transformation agroalimentaire. Cette dynamique va permettre d’insérer de nombreux jeunes dans le marché du travail et de renforcer le tissu économique des zones concernées.

La mise en œuvre du PROMOREN s’inscrit également dans une vision de développement durable. En limitant l’intrusion des eaux salées, le projet contribue à la protection des écosystèmes locaux et à la résilience des terres face aux effets du changement climatique. Il devrait ainsi permettre une augmentation significative des surfaces cultivables et une meilleure rentabilité des exploitations agricoles, notamment pour les cultures stratégiques comme le riz, le mil, le maïs et les légumes.

Ce projet joue un rôle crucial dans la stratégie nationale visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations alimentaires. En stabilisant la production agricole, il renforcera la souveraineté alimentaire du Sénégal et améliorera la vie des agriculteurs en leur offrant des conditions de travail plus favorables.

Rapport de la Cour des Comptes : Ousmane Diagne insiste sur la récupération des fonds détournés

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a réagi aux révélations du rapport de la Cour des Comptes, qui a mis en lumière d’importantes irrégularités financières. Interpellé par un député sur la criminalisation des délits financiers, il a assuré que des poursuites judiciaires seraient engagées contre les responsables présumés. Toutefois, il a insisté sur un aspect essentiel : la récupération des fonds détournés.

Devant les parlementaires, le Garde des Sceaux a réaffirmé la fermeté du gouvernement face aux malversations financières. Il a indiqué que des enquêtes approfondies seraient menées afin de déterminer l’ampleur des détournements et d’identifier les auteurs.

« Nous envisageons de mettre en place des mécanismes de recouvrement, car le recours à la justice sera vain si l’on ne parvient pas à récupérer les montants en question », a-t-il déclaré.

Au-delà des sanctions judiciaires, la restitution des fonds publics est devenue une priorité pour l’État. Selon Ousmane Diagne, la mise en place de mécanismes spécifiques, comme la médiation pénale, pourrait permettre d’accélérer ce processus et d’éviter que les fonds détournés ne disparaissent définitivement.

Cette approche, qui combine répression et récupération, vise à assurer que les deniers publics soient réinjectés dans l’économie nationale, notamment dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et les infrastructures.

Le rapport de la Cour des Comptes a soulevé une vague d’indignation au sein de l’opinion publique, renforçant l’attente de mesures fortes de la part du gouvernement. Si la justice parvient à poursuivre efficacement les responsables tout en garantissant le recouvrement des sommes détournées, cela marquera un tournant dans la lutte contre l’impunité financière au Sénégal.

Thierno Alassane Sall à Ousmane Sonko : « Vous ignorez l’état de sinistre de notre pays »

Lors de la séance plénière consacrée aux questions d’actualité au gouvernement ce vendredi 21 février 2025, le député Thierno Alassane Sall n’a pas mâché ses mots à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko et de son équipe gouvernementale. Le président du parti La République des Valeurs (RV) a dénoncé un manque de mesures concrètes pour redresser les finances publiques et a critiqué ce qu’il considère comme une phase de tâtonnement du régime en place.

« Il n’y a pas de mesures significatives pour redresser les comptes de l’État », a déploré Thierno Alassane Sall devant ses collègues parlementaires. Il a notamment pointé du doigt le retard dans l’application des réformes annoncées, en particulier la suppression des fonds politiques et la dissolution de certaines agences étatiques jugées budgétivores.

« Depuis plusieurs mois, on nous promet des réformes structurelles, mais les Sénégalais attendent toujours des actes concrets », a-t-il lancé, mettant en doute la capacité du gouvernement à tenir ses engagements.

Selon le député, l’inaction actuelle de l’exécutif pourrait mener le pays vers une impasse économique. Il estime que le régime actuel ne prend pas la mesure de l’état critique des finances publiques, qui nécessite des décisions urgentes et courageuses.

« Le pays est dans un état de sinistre, et l’on continue d’ignorer la gravité de la situation. Ce manque de réactivité risque d’aggraver les difficultés économiques et sociales auxquelles les Sénégalais sont confrontés », a-t-il averti.

Thierno Alassane Sall a ainsi exhorté le gouvernement à accélérer la mise en place des réformes promises, notamment en matière de bonne gouvernance et de gestion des ressources publiques. Pour lui, il est impératif d’agir vite pour éviter une crise financière qui aurait des répercussions sur l’ensemble du pays.

Crimes budgétaires : le ministre de la Justice insiste sur la récupération des fonds détournés

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a pris part au débat sur les questions d’actualité au gouvernement, tenu ce vendredi 21 février 2025 à l’Assemblée nationale. Lors de cette séance, il a répondu à une interrogation de l’honorable députée Seynabou Yacine Samb concernant d’éventuelles sanctions contre les responsables de crimes budgétaires révélés par l’audit de la Cour des comptes.

Face aux préoccupations soulevées, le ministre a affirmé la ferme volonté des autorités judiciaires de faire la lumière sur ces affaires. « La justice sera saisie, des enquêtes seront ouvertes et on s’évertuera à établir l’ampleur du mal », a déclaré Ousmane Diagne. Il a insisté sur la nécessité de rattacher ces violations aux lois en vigueur et de mener une enquête approfondie, dont la finalité sera non seulement de sanctionner les auteurs, mais surtout de récupérer les fonds détournés.

Au-delà des éventuelles poursuites judiciaires, Ousmane Diagne a mis l’accent sur l’importance de récupérer les deniers publics dissipés. « Mais le plus important est de faire en sorte que ces deniers publics puissent être récupérés », a-t-il martelé, soulignant ainsi la nécessité pour l’État de recouvrer les fonds qui lui sont dus pour assurer le bon fonctionnement du pays.

Il a également évoqué la mise en place de mécanismes alternatifs pour accélérer ce processus. « Nous envisageons de mettre en branle des systèmes de règlements tels que la médiation pénale qu’il va falloir améliorer », a-t-il précisé. Selon lui, l’action de la justice perdrait de son efficacité si elle ne parvenait pas à remettre ces sommes dans les caisses de l’État.

Cette déclaration du ministre de la Justice s’inscrit dans un contexte de lutte accrue contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics au Sénégal. Les audits de la Cour des comptes ont récemment mis en lumière plusieurs irrégularités dans la gestion budgétaire, suscitant une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Le gouvernement semble donc vouloir adopter une approche ferme, non seulement en punissant les fautifs, mais aussi en mettant en place des mécanismes pour assurer le retour des fonds détournés. Cette position, qui associe sanctions et restitution, vise à éviter l’impunité et à renforcer la confiance des citoyens dans la gestion des ressources publiques.

Sénégal : Le Premier ministre Ousmane Sonko annonce la publication imminente de plusieurs rapports d’audits

Après la publication du rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé la diffusion prochaine d’une série d’audits couvrant plusieurs secteurs de l’administration. Selon le chef du gouvernement, ces investigations, menées par différents corps de contrôle, mettent en lumière de nombreuses irrégularités dans la gestion des ressources publiques.

Lors d’une déclaration officielle, Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement du gouvernement à instaurer une gouvernance vertueuse et à rendre compte de la gestion des fonds publics. « Nous avons hérité d’une administration marquée par des dysfonctionnements majeurs. Les rapports des corps de contrôle montrent des pratiques qui ne peuvent être tolérées dans une République soucieuse de transparence et de bonne gouvernance », a-t-il affirmé.

Cette annonce intervient dans un contexte où la Cour des comptes a récemment publié un rapport détaillant d’importantes anomalies dans la gestion des finances publiques. Ce document a mis en cause plusieurs entités administratives et soulevé des questions sur l’usage des deniers publics sous l’ancienne administration.

Les rapports d’audits qui seront bientôt publiés concernent plusieurs secteurs clés de l’État, notamment :

• Les finances publiques : Des anomalies budgétaires et des détournements présumés.

• Les marchés publics : Des procédures d’attribution opaques et des surfacturations.

• Les entreprises publiques : Une gestion souvent déficitaire et des pratiques jugées irrégulières.

• Les collectivités locales : Des subventions mal utilisées et des dépenses non justifiées.

D’après les premières indications du gouvernement, ces audits devraient également inclure des recommandations pour renforcer les mécanismes de contrôle et éviter que ces irrégularités ne se reproduisent à l’avenir.

L’un des enjeux majeurs de cette démarche sera de déterminer les responsabilités et de sanctionner les personnes impliquées dans ces dysfonctionnements. Ousmane Sonko a laissé entendre que des mesures judiciaires pourraient être prises contre les auteurs d’actes de malversation. « La reddition des comptes ne sera pas un vain mot », a-t-il insisté, laissant présager une série de poursuites contre d’éventuels coupables.

Dans un pays où la question de la corruption a souvent été source de tensions politiques et sociales, cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gouvernance publique. Reste à voir comment ces révélations seront accueillies et quelles conséquences elles auront sur la sphère politico-administrative du Sénégal.

AUDIENCE PUBLIQUE DE RÉFÉRÉ PORT : Le juge des référés annule la suspension du marché d’électrification rurale

L’Agence sénégalaise d’Électrification rurale (ASER) poursuit sa lutte judiciaire contre l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Après avoir essuyé un premier revers devant la Cour suprême, qui avait rejeté sa demande de suspension de la décision du 2 octobre 2024 de l’ARCOP, l’ASER est revenue à la charge en engageant une procédure en rétractation de la première ordonnance émise par la Cour suprême, ordonnance qui avait confirmé la décision de l’ARCOP.

Ce vendredi 21 novembre 2025, la Cour, désormais composée d’une nouvelle formation – tel que le rapporte le « Dakarois Quotidien » dans sa parution d’aujourd’hui – a infirmé la décision rendue par le premier juge des référés. Le nouveau magistrat a motivé la décision, invoquant l’intérêt public pour justifier la rétractation de la décision initiale.

Toutefois, la bataille judiciaire n’est pas encore terminée, puisque la Cour doit prochainement se prononcer sur le recours en annulation sur le fond, laissant planer encore de nombreuses incertitudes sur l’avenir du marché d’électrification rurale.

Adama Fall placé en garde à vue pour diffamation : une nouvelle polémique sur la liberté d’expression

Le chroniqueur Adama Fall a été placé en garde à vue hier à la Division des Investigations Criminelles (DIC) suite à une plainte déposée par le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall. Ce dernier accuse le journaliste de diffamation après la publication d’une information jugée mensongère concernant une prétendue organisation clandestine de voyages vers le Qatar en échange de paiements illicites.

Tout a commencé avec des déclarations d’Adama Fall, affirmant que le ministère dirigé par Abass Fall aurait facilité des voyages clandestins vers le Qatar moyennant des transactions frauduleuses. Une allégation que le ministère a fermement démentie dans un communiqué, dénonçant des “fausses informations” et annonçant sa volonté de saisir la justice.

Dans ce contexte, le chroniqueur a été convoqué à la DIC avant d’être placé en garde à vue pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression et l’utilisation des lois sur la diffamation au Sénégal.

Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer cette arrestation, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, s’est fait entendre. Dans un post publié sur X (anciennement Twitter), il a critiqué les poursuites engagées contre Adama Fall :

“Le délit de diffusion de fausses nouvelles fait partie des infractions qui ont rempli les prisons sous Macky Sall. Une fausse nouvelle qui ne présente pas de risque de trouble à l’ordre public ne doit pas faire l’objet de poursuites pénales. Démontrez le contraire.”

Cette déclaration met en lumière les inquiétudes récurrentes des défenseurs des droits humains face à ce qu’ils considèrent comme un usage abusif de la loi pour museler les voix critiques.

L’arrestation d’Adama Fall intervient dans un climat de tensions croissantes autour de la liberté de la presse au Sénégal. Depuis plusieurs années, journalistes et activistes dénoncent l’instrumentalisation des délits de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles pour réprimer la critique envers les autorités.

L’affaire relance ainsi le débat sur la nécessité de réformer les lois sur la liberté d’expression afin de garantir un meilleur équilibre entre la protection de la réputation des responsables publics et la préservation du droit à l’information.

À l’heure actuelle, Adama Fall reste en garde à vue, et son sort dépendra des suites judiciaires données à cette affaire. Ses avocats et ses soutiens appellent à sa libération immédiate, dénonçant une atteinte aux libertés fondamentales.

58e session du Conseil des ministres de l’OHADA : Ousmane Sonko rend hommage à Abdou Diouf et Kéba Mbaye

La 58e session du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) s’est tenue sous la présidence du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. Lors de cette rencontre, il a salué l’engagement du Sénégal dans la construction de cette organisation communautaire et a rendu un hommage appuyé à l’ancien président Abdou Diouf ainsi qu’au juge Kéba Mbaye.

Fait rare dans son discours, Ousmane Sonko a reconnu le rôle déterminant joué par Abdou Diouf dans les premières années de l’OHADA. Selon lui, le deuxième président du Sénégal a été un acteur clé dans la consolidation de cette organisation, notamment en surmontant les défis liés au manque de ressources et au scepticisme initial.

« Le président Abdou Diouf s’était beaucoup investi, dans les premières années de fonctionnement de l’organisation, en lui permettant de relever d’importants défis auxquels les nouvelles institutions sont souvent confrontées et qui ont pour noms insuffisance des ressources, incertitude et scepticisme », a déclaré le chef du gouvernement sénégalais.

Cette déclaration tranche avec la posture habituelle d’Ousmane Sonko, qui a souvent critiqué les anciens dirigeants du pays. Cet hommage témoigne d’un souci d’apaisement et d’une reconnaissance du rôle historique d’Abdou Diouf dans la mise en place de l’OHADA.

Le Premier ministre a également rendu un hommage appuyé au juge Kéba Mbaye, soulignant son engagement et sa clairvoyance dans la réalisation de ce projet communautaire. Ce magistrat sénégalais de renom a marqué le droit africain et international, et son apport dans l’OHADA reste une référence.

Lors de cette 58e session, la présidence tournante du Conseil des ministres de l’OHADA est passée du Sénégal au Tchad. Il s’agit de la deuxième fois en un an que Dakar accueille ces travaux, témoignant de l’implication du pays dans la dynamique de l’organisation.

Le secrétaire permanent de l’OHADA, Mayatta Mbaye Ndiaye, a profité de l’occasion pour saluer « la grande disponibilité et l’engagement exemplaire » du ministre de la Justice du Sénégal, Ousmane Diagne, qui a assuré la présidence du Conseil des ministres de l’OHADA au nom du pays.

Membre fondateur de l’OHADA, le Sénégal a exercé pour la première fois la présidence tournante de l’organisation en 2008. Cette année-là, le pays avait joué un rôle majeur dans la révision du Traité de Port-Louis, un moment clé de l’histoire de l’OHADA. Ousmane Sonko a rappelé que cette réforme a renforcé la crédibilité et l’efficacité de l’organisation, aujourd’hui considérée comme l’une des institutions internationales les plus abouties en matière de droit des affaires harmonisé en Afrique.

Affaire ArcelorMittal : La justice sénégalaise ouvre une information judiciaire pour corruption et blanchiment

Le dossier opposant l’État du Sénégal à la multinationale ArcelorMittal connaît de nouveaux développements judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte à Dakar pour des accusations graves, incluant association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. Cette procédure vise plusieurs entités du groupe ArcelorMittal, notamment ArcelorMittal Holdings AG, ArcelorMittal Limited, ArcelorMittal Mining Sénégal SA et ArcelorMittal Infrastructures Sénégal SA.

L’affaire, confiée au doyen des juges, a déjà franchi deux étapes majeures. Premièrement, l’agent judiciaire de l’État a été entendu et a confirmé la plainte, réitérant ainsi la constitution de partie civile du Sénégal. Deuxièmement, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a été saisie pour transmettre des convocations aux responsables des filiales sénégalaises du groupe. Or, ces derniers restent introuvables, laissant planer des soupçons de fuite.

Cette évolution intervient alors qu’ArcelorMittal Sénégal était récemment en conflit avec l’administration fiscale. L’entreprise a contesté un redressement de 1,05 milliard de FCFA devant le tribunal. Selon des sources proches du dossier, tous les comptes bancaires rattachés à la société et à ses filiales auraient été vidés, renforçant les inquiétudes sur d’éventuelles manœuvres financières suspectes.

L’origine de l’affaire remonte à 2011, lorsque l’État du Sénégal a saisi la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du protocole d’accord relatif à l’exploitation du gisement de fer de la Falémé. En septembre 2013, la CCI a reconnu la responsabilité du groupe sidérurgique, ouvrant la voie à une phase de détermination des réparations. L’État du Sénégal réclamait alors entre 1 600 et 3 300 milliards de FCFA de dédommagements.

Cependant, le 30 mai 2014, un accord transactionnel a été signé entre le gouvernement sénégalais et ArcelorMittal, mettant fin à la procédure. Cet accord, négocié en toute discrétion, prévoyait un versement de 150 millions de dollars à l’État sénégalais. Mais selon l’enquête de Libération, ces fonds n’auraient jamais été reversés au Trésor public.

Un élément troublant de l’affaire réside dans la gestion de ces 150 millions de dollars. D’après la plainte obtenue par Libération, cet argent aurait été versé sur deux comptes CARPA détenus par l’avocat français François Meyer, qui est intervenu dans le dossier à la dernière minute. La mise à l’écart des avocats initialement engagés par l’État du Sénégal suscite des interrogations sur d’éventuelles transactions occultes.

Aujourd’hui, les autorités sénégalaises semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire, en particulier sur la destination réelle des fonds issus de l’accord. L’information judiciaire en cours pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires contre les acteurs impliqués, y compris les responsables d’ArcelorMittal au Sénégal.

Kaolack : Le litige foncier autour du site de la Journée nationale de l’élevage jette le trouble

À quelques heures de la 9ᵉ Journée nationale de l’élevage, prévue le samedi 22 février 2025 à Kaolack, un contentieux foncier menace le bon déroulement de l’événement. Le site choisi pour accueillir la cérémonie, qui sera présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, est au cœur d’un litige opposant les héritiers Kébé au gouverneur de la région et à l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute).

Le différend porte sur le titre foncier n°4188, dont les héritiers de feu Abdou Khadre Kébé se revendiquent propriétaires. Ils accusent les autorités d’avoir procédé, sans leur consentement, à la destruction de bâtiments et d’arbres situés sur le site, une initiative qu’ils attribuent au gouverneur de Kaolack. Pour défendre leurs droits, les héritiers Kébé, représentés par Mes Soumaré et Dabo, ont déposé une plainte le 12 février 2025 auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaolack. Cette plainte vise des faits de « voies de fait, destruction de biens appartenant à autrui et occupation illégale de terrain dont autrui pouvait disposer en vertu d’un titre foncier ».

Dans leur dossier, les avocats ont fourni plusieurs éléments de preuve, notamment un procès-verbal de constat établi par un huissier de justice et un état de droits réels daté du 15 avril 2024, confirmant que le terrain en question appartient exclusivement aux héritiers de feu Abdou Khadre Kébé.

Selon Abdou Salam Kébé, porte-parole des héritiers, tout a commencé le 31 janvier dernier lorsqu’il a été informé de la présence d’engins de chantier sur le site. Sur place, il découvre que des bâtiments et des arbres sont en cours de démolition. Alerté, il prend contact avec la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos), qui nie toute implication. C’est finalement auprès du superviseur des travaux qu’il apprend que les destructions sont menées sous instruction de l’Ageroute, elle-même mandatée par le gouverneur de Kaolack.

« Le responsable de l’Ageroute m’a passé le gouverneur au téléphone, et ce dernier m’a confirmé avoir ordonné ces démolitions, pensant que le site appartenait aux services des grandes endémies », rapporte Abdou Salam Kébé. Lorsqu’il lui précise que le titre foncier appartient à sa famille depuis 1975, le gouverneur lui aurait suggéré de laisser les travaux se poursuivre et d’en discuter ultérieurement.

Face à cette situation, la famille Kébé a non seulement saisi la justice, mais envisage également de solliciter l’arbitrage du Khalife général des Mourides à Touba. L’objectif est de sensibiliser les autorités étatiques sur ce litige foncier, qui ne se limite pas au seul titre foncier n°4188, mais concerne également d’autres parcelles à Kaolack.

Interrogé sur l’affaire, le gouverneur de Kaolack a refusé de commenter, invoquant son devoir de réserve. « Nous sommes dans les liens de la hiérarchie. Je ne peux pas m’exprimer sur une affaire pendante sans autorisation », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’Observateur.

Alors que l’événement approche, cette affaire pose la question de la sécurisation du site et du climat dans lequel se tiendra la Journée nationale de l’élevage. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce litige pourrait bien entacher une cérémonie censée célébrer un secteur clé de l’économie sénégalaise.

Pape Gueye victime d’une escroquerie : le milieu sénégalais raconte sa mésaventure à Marseille

Le passage de Pape Gueye à l’Olympique de Marseille a été marqué par des performances solides sur le terrain, mais aussi par une affaire extra-sportive dont il se serait bien passé. Dans un récent podcast diffusé sur la chaîne YouTube LeChairman, le milieu de terrain sénégalais, aujourd’hui joueur de Villarreal, a révélé avoir été victime d’une escroquerie de la part d’un individu en qui il avait placé sa confiance.

Dans son témoignage, le joueur de 26 ans explique comment il s’est fait piéger par un homme qu’il considérait presque comme un frère :

« J’étais à Marseille et il y avait un snapchateur que les gens connaissent. Ils ne m’ont plus vu avec lui donc ils se disaient que c’était bizarre. Je suis dans une ville, le gars est Sénégalais, moi aussi, donc je l’ai pris un peu comme mon petit frère. »

Cette relation de confiance a pourtant vite tourné au cauchemar. Profitant de sa proximité avec le footballeur, l’escroc a trouvé le moyen d’accéder à ses informations bancaires à son insu.

Selon les explications de Pape Gueye, l’individu avait l’habitude de se rendre chez lui, ce qui lui a permis d’agir en toute discrétion :

« Ce gars venait chez moi. […] Dans un moment d’inattention, où on était ensemble, il a pris ma carte bancaire du Sénégal en photo. »

Grâce à cette simple image, l’escroc a pu effectuer plusieurs transactions frauduleuses, sans que le joueur ne s’en aperçoive immédiatement :

« J’ai su quelques mois après qu’il s’envoyait de l’argent via PayPal avec ma carte bancaire du Sénégal, donc je ne recevais pas les notifications. »

L’histoire de Pape Gueye illustre une réalité bien connue dans le monde du football : de nombreux joueurs, souvent jeunes et issus de milieux modestes, deviennent des cibles privilégiées pour des individus malintentionnés. Entre escroqueries financières, investissements douteux et entourages opportunistes, les cas de footballeurs floués ne sont pas rares.

Heureusement, malgré cet épisode douloureux, Pape Gueye semble aujourd’hui avoir tourné la page et poursuit sa carrière sous les couleurs de Villarreal. Une mésaventure qui, espérons-le, lui servira de leçon pour mieux protéger ses finances à l’avenir.

Sénégal – Mali : Lancement des patrouilles conjointes transfrontalières à Diboli

Diboli, une localité stratégique située à la frontière entre le Sénégal et le Mali, a été le théâtre d’une cérémonie marquant le lancement officiel des patrouilles conjointes transfrontalières entre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) des deux pays. Cette initiative vise à renforcer la sécurité dans cette zone sensible, en proie à diverses menaces transnationales.

Les patrouilles seront menées par des détachements d’unités de la Zone militaire N°4 du Sénégal, des gendarmes du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI), ainsi que leurs homologues maliens, composés d’éléments des forces armées et de la police. Ce dispositif opérationnel a pour objectif principal de lutter contre le terrorisme, le trafic de drogue, la contrebande et d’autres formes de criminalité qui affectent la région.

La cérémonie de lancement a réuni des commandants de zones militaires voisines et des autorités locales, témoignant de l’engagement des deux États à renforcer leur coopération en matière de sécurité.

La frontière entre le Sénégal et le Mali est une zone de circulation intense, où les groupes criminels et les organisations terroristes exploitent les failles sécuritaires pour mener diverses activités illicites. Face à cette situation, la mise en place de ces patrouilles mixtes constitue une réponse adaptée pour sécuriser les axes de transit et assurer la protection des populations locales.

Les opérations conjointes permettront également d’améliorer le partage de renseignements entre les forces de sécurité des deux pays, favorisant ainsi une meilleure anticipation des menaces et une réaction plus efficace face aux incidents sécuritaires.

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de coopération militaire entre Dakar et Bamako. Malgré un contexte régional marqué par des défis sécuritaires croissants, le Sénégal et le Mali réaffirment leur volonté de collaborer pour la stabilité de leurs territoires respectifs.

Crise dans le secteur de la santé : Le SAMES décrète une nouvelle grève de 48 heures

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) maintient la pression sur le gouvernement. Ce jeudi, son Bureau Exécutif National (BEN) a tenu une réunion d’évaluation de la grève en cours, en présence des secrétaires généraux de zones et de sections. L’objectif était d’analyser l’impact de leur mouvement et d’échanger sur les perspectives de leur plan d’action.

Le BEN a salué la mobilisation exemplaire de ses membres, soulignant le respect total du mot d’ordre de grève en cours. Toutefois, l’impasse persiste dans les négociations avec les autorités. Lors d’une rencontre tenue le mardi 18 février 2025 avec une délégation du Ministère de la Fonction Publique et de la Transformation du Secteur Public, le syndicat espérait des avancées significatives. Mais selon un communiqué du SAMES, « aucune proposition concrète n’a été formulée concernant les questions soulevées dans leur plateforme revendicative ».

Pire encore, les représentants du gouvernement auraient une fois de plus renvoyé les syndicalistes vers le Premier Ministre, prolongeant ainsi le statu quo. Une attitude que le SAMES qualifie d’« inertie du gouvernement face aux revendications légitimes des professionnels de santé ».

Face à ce manque de volonté politique perçu, le SAMES a décidé de renforcer son plan d’action. Ainsi, le BEN a décrété une nouvelle grève générale de 48 heures les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025. Toutefois, le syndicat a précisé que les services d’urgence resteront fonctionnels afin d’assurer la prise en charge des cas critiques.

Cette nouvelle phase du mouvement social risque de perturber davantage le système de santé sénégalais, déjà sous tension. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce. Reste à voir si les autorités prendront des mesures concrètes pour désamorcer la crise ou si le bras de fer entre les médecins et l’État se durcira encore davantage.

Journée Portes Ouvertes de l’USSEIN : Mouhamed Khalifa Niasse (Baye Khalifa) soutient les étudiants

Mouhamed Khalifa Niasse, dit Baye Khalifa, Président du Mouvement Kaolack Droit Devant (K2D), a honoré de sa présence la Journée Portes Ouvertes de l’Université Cheikh Ibrahima Niass du Sine-Saloum (USSEIN), organisée par le CROUS. Il a accepté d’en être le parrain, réaffirmant ainsi son engagement envers l’éducation et les étudiants sénégalais.

Conscient des défis majeurs liés à la formation universitaire et aux conditions de vie souvent difficiles des étudiants, Baye Khalifa Niasse a posé un geste fort de solidarité en offrant un don généreux de 1 000 tickets restaurant, ainsi que des lots de boissons pour soutenir le quotidien des étudiants. Cet acte de bienfaisance témoigne de son souci constant du bien-être des jeunes et de son désir de contribuer à leur réussite académique et personnelle.

Par ailleurs, Mouhamed Khalifa Niasse a réitéré son engagement envers la jeunesse, affirmant qu’une fois élu maire de Kaolack lors des prochaines élections, il mettra en place des initiatives concrètes pour les soutenir davantage. Cette promesse traduit sa vision d’un avenir meilleur pour la jeunesse et son ambition de développer des politiques publiques adaptées aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation et du développement social.

La communauté universitaire et les étudiants du CROUS ont exprimé leur gratitude envers Mouhamed Khalifa Niasse pour sa générosité et son leadership inspirant. Son soutien indéfectible à l’éducation et à la jeunesse reste un exemple à suivre pour tous ceux qui aspirent à un Sénégal prospère et solidaire.

Sénégal-République Tchèque : Vers un renforcement de la coopération dans les infrastructures et les transports

Le Sénégal et la République Tchèque veulent renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques. C’est dans ce cadre qu’une importante délégation tchèque, conduite par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et des Transports aériens, Martin Couper, a été reçue ce jeudi à Diamniadio par son homologue sénégalais, Yankhoba Diémé.

Lors de cette rencontre, le ministre sénégalais des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens a salué les relations bilatérales entre les deux nations et a plaidé pour leur approfondissement dans des domaines clés tels que les infrastructures, les transports terrestres, les transports aériens et ferroviaires. « Ce sont des secteurs clés pour le succès de la Vision 2050, qui est un nouveau référentiel de politiques publiques », a-t-il souligné, rappelant l’ambition du Sénégal de moderniser ses infrastructures pour un développement durable et inclusif.

La Vision 2050, portée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, vise à renforcer la croissance économique du pays tout en veillant à une redistribution équitable des bénéfices aux populations. Selon Yankhoba Diémé, le partenariat avec la République Tchèque s’inscrit pleinement dans cette dynamique et pourrait permettre des avancées significatives dans le secteur des transports.

Pour sa part, le ministre tchèque Martin Couper a réaffirmé l’engagement de son pays à poursuivre cette coopération. Il a souligné l’importance de ces échanges bilatéraux et s’est dit confiant quant à leur renforcement dans les années à venir.

Cette visite témoigne d’une volonté commune de renforcer les liens économiques et techniques entre Dakar et Prague. Elle ouvre la voie à de futurs investissements et projets conjoints qui pourraient bénéficier aux deux nations, notamment dans les infrastructures et les transports, des secteurs vitaux pour le développement du Sénégal.

Ce rapprochement s’inscrit dans une vision plus large de diversification des partenariats internationaux du Sénégal, qui ambitionne de moderniser ses infrastructures pour soutenir sa croissance et améliorer la mobilité de ses citoyens.

2e ROUND DU SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » : Le changement de la composition de la Cour suprême à la veille du procès suscite des interrogations

Alors que la Cour suprême s’apprête à examiner, ce vendredi 21 février 2025, la demande de rétractation introduite par l’ASER contre la décision de l’ARCOP suspendant la procédure du marché d’électrification rurale, un changement dans la composition des magistrats en charge du dossier suscite des interrogations. L’ASER, qui avait été déboutée le 21 novembre 2024, espère ainsi obtenir un nouveau regard sur son recours, cette fois devant une formation remaniée de la Cour suprême.

 

L’Agence sénégalaise d’Électrification rurale (ASER) persiste dans sa bataille judiciaire contre l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Après un premier revers devant la Cour suprême, qui avait rejeté sa demande de suspension de la décision du 2 octobre 2024 de l’ARCOP, l’ASER revient à la charge avec une procédure en rétractation. Pourtant, aucun élément nouveau ne semble justifier un tel revirement, si ce n’est un détail troublant : la composition de la Cour suprême a été modifiée à la veille de cette audience cruciale.

La décision initiale de l’ARCOP avait ordonné le sursis à l’exécution du marché d’électrification rurale dans plusieurs régions du Sénégal, au motif que l’ASER n’avait pas fourni les justificatifs relatifs aux 37 milliards F CFA décaissés par la Banque Santander, qui sont introuvables selon les avocats d’AEE POWER SENEGAL (voir parution du « Dakarois Quotidien » du 22 novembre 2024). Un point central de l’affaire, puisque malgré les injonctions répétées , ces documents n’ont toujours pas été transmis. 

Ce qui intrigue aujourd’hui, c’est le changement inattendu de la composition de la Cour suprême en charge du dossier. Le juge des Référés, O. G., jusque-là président de la deuxième chambre administrative, a été remplacé par A. N. L’Avocat général M. D. G. a laissé sa place à J. L. P. T., tandis que le greffier S. I. D. a été remplacé par M. L. Un remaniement qui, dans un contexte aussi sensible, soulève des interrogations. Pourquoi un tel bouleversement alors qu’aucun fait nouveau ne paraît justifier un retour en arrière sur une décision déjà rendue ? L’ASER, qui n’a toujours pas présenté les justificatifs exigés, espère-t-elle un traitement plus favorable avec cette nouvelle composition ?

 

LES SOUBASSEMENTS DE LA DÉCISION DE  L’AUDIENCE PUBLIQUE DU 21 NOVEMBRE 2024

 

La Cour suprême, saisie du dossier, a suspendu l’exécution du marché en raison d’irrégularités alléguées et de soupçons de malversations financières.

L’affaire trouve son origine dans un marché conclu le 23 février 2024 entre l’ASER et la société espagnole AEE POWER EPC, approuvé le même jour par le ministre des Finances et du Budget, pour un montant de 91 milliards de francs CFA (140 millions d’euros). Ce projet, financé par la banque espagnole Santander et garanti par l’Agence espagnole de crédit à l’exportation (CESCE), devait permettre l’électrification de 1 500 localités rurales.

Toutefois, le partenariat s’est rapidement envenimé. AEE POWER EPC avait co-traité une partie du marché à AEE POWER SENEGAL pour la fourniture de poteaux électriques en béton armé, via un « contrat de prestation de services ». En d’autres termes, AEE POWER EPC a donné mandat à son mandataire-prestataire AEE POWER SENEGAL d’assurer l’acquisition des poteaux électriques en béton armé pour l’exécution du projet d’électrification rurale de 928 localités du Sénégal.

Mais, l’entreprise sénégalaise affirme que l’entreprise espagnole a refusé de lui verser les fonds nécessaires au démarrage des travaux, malgré la réception d’une avance de 56 millions d’euros (plus de 37 milliards de francs CFA).

Le 21 juin 2024, AEE POWER EPC a unilatéralement résilié le contrat conclu avec AEE POWER SENEGAL, qui a immédiatement saisi l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP). Le 3 juillet 2024, l’ARCOP a ordonné la suspension de la résiliation du contrat et a demandé à l’ASER de fournir des documents sur la renégociation du marché.

Dans le même temps, la situation s’est complexifiée avec la plainte déposée le 30 août 2024 par AEE POWER EPC devant le Tribunal de Grande Instance de Dakar contre AEE POWER SENEGAL, pour « escroquerie, faux et usage de faux ». L’entreprise espagnole accuse son ancien partenaire sénégalais d’avoir fourni de faux documents fiscaux et administratifs.

Face à ces tensions, la banque Santander, principal bailleur de fonds du projet, a décidé de suspendre son financement le 30 septembre 2024. Elle affirme ne pas avoir reçu de justificatifs clairs sur l’utilisation des fonds versés à AEE POWER EPC et s’inquiète de l’éligibilité de la garantie souveraine de l’État sénégalais.

De son côté, AEE POWER SENEGAL a saisi à nouveau l’ARCOP pour contester la réorganisation du projet décidée par l’ASER et AEE POWER EPC, qui l’ont écartée. En réponse, la Commission des litiges de l’ARCOP a ordonné, le 2 octobre 2024, la suspension de l’exécution du marché, en attendant un règlement du différend.

L’ASER, qui plaide l’urgence du projet pour des milliers de Sénégalais privés d’électricité, a saisi la Cour suprême pour obtenir la levée de cette suspension. L’agence publique estime que le blocage du projet risque de générer d’importants surcoûts et de compromettre l’électrification de zones reculées.

Elle argue également que la décision de l’ARCOP viole le principe du contradictoire et qu’aucune preuve solide ne remet en cause la régularité du marché initial. Mais pour AEE POWER SENEGAL, la suspension est justifiée, tant que toutes les clarifications sur la passation du marché et l’utilisation des fonds n’ont pas été apportées.

Ce vendredi 21 février 2025, la Cour suprême doit se prononcer sur la demande de rétractation introduite par l’ASER. Pourtant, l’attention est ailleurs ! C’est à l’Assemblée nationale que se cristallisent les regards, où le Premier ministre, Ousmane Sonko, est attendu pour une séance de discussions avec les parlementaires.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°402 – 21/02/2025

🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DE L’« ASER-GATE » / CHANGEMENT DE LA COMPOSITION DE LA COUR SUPRÊME POUR L’AUDIENCE D’AUJOURD’HUI : C’EST LOUCHE !
🔴 HÔPITAL RÉGIONAL DE ZIGUINCHOR / APRÈS LE DÉBALLAGE DU SYNTRAS : LE DIRECTEUR SORT DE SA RÉSERVE

🔴 COMPÉTITIONS AFRICAINES INTERCLUBS : L’ÉTAT SE RETIRE DU FINANCEMENT
🔴 BEACH SOCCER : LE SÉNÉGAL SURCLASSE À NOUVEAU LES SEYCHELLES

Les parlementaires sénégalais en ordre de bataille pour la protection du littoral

Le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présidé ce jeudi l’ouverture du Panel des parlementaires sur les enjeux et défis liés à la résilience du littoral sénégalais et à la protection de ses ressources naturelles. Organisé par le Réseau des parlementaires pour l’environnement (REPES), cet événement coïncide avec le renouvellement du bureau de ce réseau engagé dans la défense des questions écologiques.

Dans son discours d’ouverture, El Malick Ndiaye a insisté sur l’urgence de protéger le littoral sénégalais, menacé par l’érosion côtière et l’occupation anarchique. Il a rappelé que cette rencontre devait amorcer une réflexion approfondie pour accélérer le processus législatif visant à adopter une loi sur le littoral. Pour lui, l’action parlementaire, qui inclut l’initiative législative et le contrôle de l’exécutif, est un levier stratégique pour répondre aux défis environnementaux.

Le Président de l’Assemblée nationale a souligné l’importance de renforcer le cadre juridique afin de protéger les écosystèmes côtiers et marins. Il a évoqué la Convention sur la protection et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières en Afrique de l’Ouest et du Centre, dont plusieurs protocoles additionnels sont en cours de ratification. Ces protocoles portent sur :

• La lutte contre la pollution marine,

• La gestion intégrée des zones côtières,

• La préservation des mangroves,

• Les normes environnementales encadrant l’exploitation minière et gazière en mer.

Si cette dynamique se poursuit, ces protocoles pourraient bientôt être intégrés dans le droit national, a-t-il précisé.

En clôture de son allocution, El Malick Ndiaye a invité le REPES à s’approprier le rapport “Who Owes Who?” publié par ActionAid. Ce document affirme que les pays industrialisés doivent 36 000 milliards de dollars aux nations africaines, en raison de leur responsabilité historique dans la crise climatique. À titre de comparaison, la dette extérieure totale des pays africains s’élève à 1 450 milliards de dollars, soit 25 fois moins que la dette climatique due par les grandes puissances pollueuses.

En marge de la cérémonie, le Président de l’Assemblée nationale a reçu une délégation de parlementaires mauritaniens, venus assister au panel. Cette rencontre marque une volonté de renforcer la coopération régionale dans la gestion des enjeux environnementaux et maritimes.

Avec cette initiative, le Parlement sénégalais affiche clairement son engagement à jouer un rôle de premier plan dans la protection du littoral et la préservation des ressources naturelles du pays.

Protocole de Maputo, autorité parentale : La plate-forme nationale « Ndeyou Askan Wi » dit niet et interpelle les autorités

« Non à l’harmonisation de notre code de famille avec le protocole de la mécréance de Maputo », « Non à l’avortement médicalisé », « Autorité au père de famille », « Oui pour la puissance paternelle », tels sont, entre autres, les messages que l’on pouvait lire sur les pancartes brandies par les femmes de la plate-forme nationale « Ndeyou Askan Wi », lors d’un face à face avec la presse. Il s’agissait en effet, d’un message adressé au président de l’Assemblée nationale en réponse à la députée Mareme Mbacké qui, selon elles, soutient le protocole de Maputo qui foule au pied l’autorité du père de famille, synonyme d’une distorsion sans précédent de l’orthodoxie de la nomenclature familiale sénégalaise. « L’islam est attaqué, la oumma féminine est bouleversée, les « seyaanes » que nous sommes incorruptibles, les Ndeyou askan wi que nous sommes interpelons solennellement devant Dieu, devant le peuple sénégalais, le père, l’époux, le musulman que vous êtes. Il s’agit de la croisade orchestrée contre notre famille, contre l’autorité du père comme chef de la famille sur laquelle une minorité voudrait que l’on légifère contre la volonté de Dieu et de la majorité presque absolue des femmes musulmanes. Il aurait été plus admissible pour notre fierté de croyante d’avoir en face de nous ou bien contre nous l’adversaire d’une sensibilité contraire en termes de foi, hélas, devant nous, contre l’islam, nous avons des musulmans, des compatriotes. Les fossoyeurs de la foi, les ennemis de l’islam doivent se frotter bien les mains », ont-elles dit dans une déclaration lue par Mariam Khady Mbacké, enseignante/chercheure, au nom de la plate-forme « Ndeyou Askan Wi », avant d’ajouter: « depuis ce que les féministes ont appelé journée internationale de la violence basée sur le genre, une offensive sans précédent a été ciblée sur la femme et sur la famille et sur la fille particulièrement. Tous les leviers genre et directions de l’Etat sont en ébullition depuis car jusque-là, le nombre de femmes dans le gouvernement ainsi que l’appellation sans le terme genre du ministère de la femme leur était resté à travers la gorge. Avec tous les régimes qui se sont succédé à la tête de notre pays, l’échec à faire appliquer le Protocole de Maputo a été cuisant pour la gente féministe car toutes les revendications y compris l’autorité parentale partagée ne sont autre que les dispositions de leur livre saint, le Protocole de Maputo. Dieu soit loué, le Sénégal ne regorge pas de femmes divorcées entre deux avions qui voudraient traîner leur progéniture par les quatre coins du monde qu’il faille derechef leur réserver des lois particulières ».

Ces femmes sénégalaises issues de toutes les confrèries religieuses, déterminées à aller jusqu’au bout, n’ont pas manqué de pointer du doigt l’occident qui, selon elles, en est l’instigateur. « La famille sénégalaise et même africaine, depuis la période coloniale, avec le fameux décret Mandel de Jacquinot a fait les frais de toutes les perfides, de toutes les méchancetés de la part de l’occident. La France, infertile du fait de la guerre des sexes et du mariage pour tous nous envie notre fécondité, notre féminité. Leur desein inavoué est de détruire la famille. L’occident des familles hybrides, parents par éprouvette, nous envie nos liens de sang, c’est là tout le secret de cet acharnement sur notre schéma familial, sur notre politique de natalité depuis toujours. Cette cabale contre l’autorité du père s’inscrit dans la même veine, c’est la suite du sit-in « Taatu neen » avec leur fameux slogan « Diongal patriarcat » (vous nous excuserez de la vulgarité mais c’est en effet leurs termes) », a dit Mme Mbacké.

Poursuivant, « Ndeyou Askan Wi » qui se dit prête à défendre les valeurs qui fondent notre unité nationale et au sacrifice suprême, dira face aux journalistes qu’un bateau ne saurait avoir deux capitaines. « Si la famille africaine élargie, particulièrement celle sénégalaise est plus que jamais jeune, dynamique et pleine de vitalité, elle le tient de cette résilience humaniste, endogène, adossée à un système de valeur sans pareil au monde qui a su cultiver la solidarité et le respect de l’autorité et du droit d’aînesse à un décret qui est intrinsèque. C’est à la lumière de tout ce qui précède qu’il faut lire cet assaut coordonné entre agitatrices féministes, stipendiées à la solde des lobbies maçons et homosexuels et leurs partenaires techniques et financiers ou soit disant au développement à qui ils ont vendu leur âme et leur dignité. Ils ne s’arrêteront que lorsque ce qui fait référence à la religion disparaîtra du code de la Famille sénégalais. Cette autorité de l’homme n’est pas la bataille des Sénégalaises soucieuses de se conformer aux préceptes du Coran et d’assurer la stabilité de leur famille. Une sagesse ancestrale nous a appris que l’époux n’est pas l’égal de la femme et qu’il faut respecter son autorité. Ce précepte antique traduit l’esprit de notre philosophie matrimoniale et en constitue la vertu première ainsi donc un bateau ne saurait avoir deux capitaines. Remettre en cause l’autorité du père de famille serait une distorsion sans précédent dans l’orthodoxie de notre nomenclature familiale. Les conséquences d’une telle disposition pourraient impacter de manière irréversible notre acception matrimoniale, notre sens de la famille. Elles peuvent gagner à leur cause une poignée d’hommes soit disant modernes, infirmes de leur foi, qui se croient plus justes et plus clairvoyants que le Seigneur. Elles ont certes leurs médias, deux ou trois journalistes à leur solde, arrosés aux fonds onusiens qui, contrairement à leur déontologie, se gardent bien de tendre leur micro aux femmes musulmanes mais nous, nous avons Dieu et le peuple sénégalais bien ancré dans sa culture et sa croyance. On en a fait l’expérience avec les dernières élections. Pour tout ce qui a trait à notre foi pour défendre les valeurs qui fondent notre unité nationale, nous sommes prêts au sacrifice suprême »

Convaincues que le président de l’Assemblée nationale respectera le caractère sacré de la majorité en démocratie et les dispositions constitutionnelles consacrant la liberté de culte, ces femmes musulmanes espérent que leur cri de cœur sera entendu par qui de droit. « Dans l’espoir de ce cri de cœur des femmes musulmanes ne se fourvoie pas dans des mains d’ennemis qui puissent l’acheminer dans les tiroirs de l’oubli comme toutes nos correspondances l’ont été d’ailleurs à la Présidence, à la Primature et au ministère de la Famille, veillez agréer Monsieur le président de l’Assemblée nationale l’expression de notre profond respect », a conclu la plate-forme nationale des femmes dirigée par Seyda Ndeye Fatou Fall qui regroupe en son sein des dizaines d’associations féminines musulmanes.

Aly Saleh

Dakar : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs

Le Président de la République du Sénégal, S.E.M. Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi au Palais de la République les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités à Dakar.

Cette cérémonie solennelle marque l’entrée en fonction officielle des diplomates, qui auront pour mission de renforcer les relations entre leurs pays respectifs et le Sénégal. Les nouveaux ambassadeurs sont :

• S.E.M. Rutch Soratana, ambassadeur du Royaume de Thaïlande ;

• S.E.M. Takeshi Akamatsu, ambassadeur du Japon ;

• S.E. Mme Mariama Alassan Moha, ambassadrice de la République du Niger ;

• S.E.M. Abdelghani Elnaim Awadelkarim Abdallah, ambassadeur du Soudan ;

• S.E. Mme Daniella Xavier Cesar, ambassadrice de la République fédérative du Brésil.

Un engagement pour le renforcement de la coopération bilatérale

Lors de cette rencontre, le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’engagement du Sénégal à poursuivre et à renforcer la coopération diplomatique avec ces nations. Il a exprimé sa volonté de développer des relations mutuellement bénéfiques dans des domaines variés tels que l’économie, la culture, l’éducation et la sécurité.

Chaque ambassadeur, dans un bref échange avec le chef de l’État, a mis en avant les priorités de son pays pour approfondir les liens avec le Sénégal. Le Japon et la Thaïlande, par exemple, souhaitent dynamiser les échanges économiques et technologiques, tandis que le Niger et le Soudan entendent renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité et de l’intégration régionale. De son côté, le Brésil mise sur une collaboration accrue dans les secteurs de l’agriculture et des énergies renouvelables.

Cette cérémonie de remise des lettres de créance témoigne du dynamisme de la diplomatie sénégalaise sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’État entend consolider la position du Sénégal sur la scène internationale et diversifier ses partenariats stratégiques.

Avec ces nouvelles accréditations, Dakar continue d’affirmer son rôle en tant que hub diplomatique en Afrique de l’Ouest, favorisant un dialogue constructif et des collaborations fructueuses avec des partenaires du monde entier.

Alerte à la poussière : une qualité de l’air dégradée attendue ce week-end

Les autorités météorologiques ont émis une alerte concernant une détérioration significative de la qualité de l’air au Sénégal durant le week-end du 22 au 23 février 2025. Cette situation est due à l’arrivée de particules de poussière en provenance du désert, qui affecteront l’ensemble du territoire national.

Dès la soirée du vendredi 21 février, les premières traces de poussière seront visibles sur l’axe Podor-Matam, avant de se propager progressivement à l’ensemble du pays. Les experts annoncent une qualité de l’air classée entre « très mauvaise » et « extrêmement mauvaise », ce qui représente un danger potentiel pour la santé publique.

En plus des effets respiratoires, cette tempête de poussière risque de réduire considérablement la visibilité, compliquant ainsi les déplacements sur les routes et affectant certaines activités en extérieur. Les rafales de vent pourront atteindre les 40 km/h, bien qu’une légère accalmie soit prévue sur Dakar.

Face à cette situation, les autorités sanitaires recommandent aux populations, en particulier aux personnes vulnérables telles que les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires, d’éviter les sorties prolongées et de porter des masques de protection si nécessaire. Les automobilistes sont également appelés à redoubler de prudence en raison de la visibilité réduite sur certaines routes.

Baisse des salaires et suspension des subventions : l’APR dénonce « l’immaturité » du gouvernement et craint une politique d’austérité

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a vivement réagi ce jeudi 20 février aux récentes déclarations du ministre Secrétaire général du Gouvernement, Mouhamadou Al Aminou Lo, concernant la baisse des salaires, la suspension des subventions et l’augmentation de la fiscalité pour certaines catégories sociales et entreprises.

Dans un communiqué officiel, le parti de l’ancien président Macky Sall considère ces mesures comme un retour à une politique d’austérité, qui pourrait mettre en péril les avancées économiques des dernières décennies.

L’APR estime que ces décisions placent le Sénégal sous un régime d’ajustement structurel, une situation qui, selon eux, remettrait en cause plusieurs années d’efforts en matière de transformation économique et de croissance inclusive.

Le parti critique fermement la méthode employée par les nouvelles autorités, affirmant que « l’immaturité dans la gestion de l’État » est flagrante. Il s’étonne également que de telles annonces aient été faites par un Secrétaire général du Gouvernement, et non par le Premier ministre ou le Président de la République, qu’il accuse d’éluder les mauvaises nouvelles.

Dans son communiqué, l’APR rappelle que le gouvernement actuel a hérité d’une économie stable avec des fondamentaux solides et une crédibilité financière reconnue par les partenaires internationaux. L’ancien parti au pouvoir dénonce ainsi une mauvaise gestion et un manque de vision stratégique, qui, selon lui, risquent d’accentuer la précarité sociale et économique.

En réponse à ces mesures, l’APR salue la vigilance des centrales syndicales et les appelle à défendre les acquis des travailleurs. Il met également en garde contre toute action qui pourrait réduire encore plus le pouvoir d’achat des Sénégalais, dans un contexte économique déjà difficile.

Par ailleurs, l’APR prend acte du déplacement du Premier ministre à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des députés. Le parti appelle à la mobilisation de ses militants autour du député Farba Ngom, qui sera auditionné le 27 février, estimant qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation du parti.

Accusé d’organisation clandestine de voyages au Qatar : le MTERI dément et annonce des poursuites

Le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions (MTERI) a officiellement réagi aux accusations portées par le chroniqueur Adama Fall, qui l’accuse d’organiser clandestinement des voyages vers le Qatar en échange de paiements frauduleux.

Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, Adama Fall a affirmé que des individus auraient versé jusqu’à 1.500.000 FCFA par candidat pour obtenir un voyage vers le Qatar sous l’égide du ministère. Ces déclarations ont rapidement suscité de nombreuses réactions, mettant en cause la transparence des activités du MTERI.

Face à ces accusations, le ministère a publié un communiqué, repris par plusieurs médias, dans lequel il dément catégoriquement ces allégations. Il qualifie les propos d’Adama Fall de fausses informations, affirmant qu’aucune structure officielle sous sa tutelle ne serait impliquée dans une telle opération illégale.

Le ministère insiste sur le fait que ces accusations n’engagent que leur auteur, et qu’il se réserve le droit de saisir les autorités compétentes afin que des mesures soient prises contre cette campagne de désinformation. Il souligne également son engagement à garantir la transparence et la rigueur dans toutes ses démarches, en particulier celles liées à l’emploi à l’étranger.

Dans un développement plus récent, des sources proches du dossier ont confirmé qu’Adama Fall a été convoqué par la Division des Investigations Criminelles (DIC). Il devait se présenter ce mercredi à 16 heures pour répondre aux questions des enquêteurs sur l’origine de ses accusations.

Ce dossier soulève une nouvelle fois la question de la circulation des informations sur les réseaux sociaux et des responsabilités juridiques des personnes tenant des propos accusateurs sans preuves avérées. Il reste à voir si le MTERI ira jusqu’au bout de sa menace de poursuites judiciaires, ou si une issue alternative sera trouvée dans cette affaire.

Souveraineté économique au sein de l’OHADA : Ousmane Sonko insiste sur l’importance de renforcer l’indépendance des États membres

La 58e session de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) s’est ouverte ce mercredi à Dakar sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko. L’événement a réuni les représentants des États membres ainsi que le président en exercice du Conseil des ministres, Ousmane Diagne.

Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Sonko a rappelé que, trois décennies après sa création, l’OHADA demeure un pilier essentiel pour la sécurisation juridique des affaires en Afrique. Il a souligné l’importance pour les États membres de continuer à consolider les acquis de l’organisation et à assurer sa pérennité en renforçant son rôle dans le développement économique du continent.

Le Premier ministre a insisté sur l’enjeu crucial de la souveraineté économique des États membres, affirmant que celle-ci devrait guider l’OHADA dans ses réformes législatives, notamment en matière de co-entreprise. Il a rappelé que le Sénégal avait soumis des propositions de texte sur cette question depuis 2013, sans qu’elles n’aient encore abouti.

« L’OHADA doit être un levier puissant pour stimuler l’investissement, favoriser l’essor du secteur privé et dynamiser la croissance. C’est pourquoi nous devons nous assurer qu’elle réponde pleinement aux besoins économiques et sociaux des États membres et de leurs populations », a déclaré Ousmane Sonko.

Le chef du gouvernement a également salué les avancées réalisées par l’organisation, notamment en matière de rationalisation de l’environnement juridique des affaires à travers les actes uniformes. Toutefois, il a estimé que l’économie sociale et solidaire restait un puissant catalyseur sous-exploité et a plaidé pour une meilleure prise en compte de ce secteur dans les textes de l’OHADA.

Ousmane Sonko a également mis l’accent sur la nécessité d’une gestion budgétaire stricte et transparente des ressources allouées à l’OHADA. Il a exhorté les ministres des États membres à veiller à ce que le budget soit cohérent avec un programme d’activités réaliste, et qu’il respecte les principes fondamentaux de l’élaboration budgétaire.

Le Premier ministre a aussi insisté sur l’importance d’une mobilisation efficace et opportune des ressources destinées aux différentes institutions de l’OHADA. Il a souligné que ces fonds, souvent obtenus au prix de grands sacrifices de la part des États, devaient être affectés avec rigueur afin d’optimiser leur impact.

Cette 58e session de l’OHADA marque également la fin du mandat du Sénégal à la tête de l’organisation. La République du Tchad prendra désormais la présidence de l’OHADA, succédant ainsi au Sénégal.

Le Premier ministre a profité de cette occasion pour appeler les ministres des États membres à faire preuve de rigueur dans le choix des futurs responsables de l’organisation. Il les a invités à privilégier les compétences et les qualités personnelles des candidats, afin de garantir une gestion efficace et dynamique des affaires de l’OHADA.

Sénégal : Une alerte sur l’explosion des maladies non transmissibles, dont le rhumatisme

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Dr Ibrahima Sy, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la progression inquiétante des maladies non transmissibles (MNT) au Sénégal, en particulier le rhumatisme, qui toucherait un Sénégalais sur trois. Ces pathologies, autrefois considérées comme secondaires dans les priorités de santé publique, sont aujourd’hui devenues une des principales causes de décès dans le pays, représentant près de 50 % des décès enregistrés.

Les MNT, incluant les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les maladies rhumatismales, connaissent une progression rapide dans la population sénégalaise. Cette tendance est favorisée par plusieurs facteurs d’exposition, notamment des prédispositions génétiques, des habitudes comportementales (alimentation, sédentarité) et des conditions environnementales défavorables.

Le ministre a insisté sur l’urgence d’une mobilisation accrue face à ces pathologies, notamment à travers des initiatives comme le 3e Congrès International de la Société Africaine de Rhumatologie, qui s’est tenu récemment. Cette rencontre a permis aux experts de partager leurs connaissances et d’orienter la formation des jeunes médecins pour améliorer la prise en charge des malades.

Face à l’ampleur du phénomène, le Sénégal a élaboré un plan national de lutte contre les MNT, intégrant des stratégies spécifiques pour chaque pathologie. Le gouvernement met un accent particulier sur le renforcement des infrastructures médicales, la formation des professionnels de santé et l’accès aux traitements.

Cependant, au-delà des approches curatives, le ministre de la Santé a souligné la nécessité de développer une politique de prévention ambitieuse. Selon lui, les MNT, en raison de leur coût élevé, plongent de nombreuses familles dans la précarité. « Il est impératif de mettre en place des actions préventives à grande échelle pour protéger les ménages sénégalais de la ruine », a-t-il affirmé.

Pour répondre efficacement à cette crise sanitaire, les autorités plaident pour une sensibilisation accrue de la population sur les risques liés aux MNT et sur l’importance d’adopter des modes de vie plus sains. Le renforcement du dépistage précoce et l’intégration de programmes de prévention dans le système de santé sont également des axes majeurs de cette nouvelle politique.

Avec l’augmentation des maladies non transmissibles, le Sénégal est à un tournant décisif de sa politique de santé publique. La réussite de cette lutte dépendra de la capacité du pays à conjuguer efforts préventifs et amélioration des soins, afin de freiner la progression de ces pathologies qui représentent aujourd’hui un véritable défi pour le système sanitaire national.

Ousmane Sonko inaugure la 58e session du Conseil des Ministres de l’OHADA

Dakar, 20 février 2025 – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a procédé ce jeudi au lancement des travaux de la 58e session du Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette rencontre, qui réunit les ministres de la Justice et de l’Économie des États membres, vise à renforcer l’intégration juridique et économique du continent.

Dans son allocution d’ouverture, Ousmane Sonko a souligné l’importance de préserver et de consolider l’OHADA en tant qu’instrument essentiel au développement économique et social en Afrique. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les cadres juridiques aux évolutions économiques pour mieux répondre aux attentes des populations et des entreprises.

Créée en 1993, l’OHADA regroupe 17 États membres et vise à harmoniser le droit des affaires pour faciliter les échanges commerciaux et attirer les investissements. Son système juridique unifié constitue un atout majeur pour la sécurité juridique et la prévisibilité des transactions économiques en Afrique.

Lors de cette session, les ministres examineront plusieurs réformes destinées à moderniser les textes en vigueur, notamment en matière de droit des sociétés, de commerce électronique et d’arbitrage. L’objectif est d’accroître l’attractivité économique des États membres tout en garantissant un cadre juridique stable aux investisseurs.

Le Sénégal, qui accueille cette rencontre, entend jouer un rôle moteur dans la consolidation de l’OHADA. Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à promouvoir un environnement des affaires compétitif, propice à la croissance économique et à la création d’emplois.

En marge des travaux, plusieurs experts et acteurs du monde économique ont salué les avancées réalisées par l’OHADA, tout en appelant à une meilleure diffusion des textes auprès des entreprises locales et des juridictions nationales.

Alerte pollution au Sénégal : un important nuage de poussière attendu ce week-end

Le Sénégal s’apprête à traverser un épisode de pollution atmosphérique particulièrement intense ce week-end, avec l’arrivée d’une vaste masse de poussière en provenance du désert. Selon les prévisions météorologiques, la qualité de l’air se détériorera fortement entre le vendredi 21 février au soir et le dimanche 23 février 2025, atteignant des niveaux de pollution classés de « très mauvais » à « extrêmement mauvais » sur l’ensemble du territoire.

Les premières traces de cette masse de poussière sont attendues dès vendredi soir sur l’axe Podor – Matam, avant de se généraliser à l’ensemble du pays dès samedi. En plus de l’augmentation des particules fines dans l’air, cet épisode sera accompagné de rafales de vent dépassant les 40 km/h, bien que celles-ci devraient être légèrement moins intenses à Dakar. La visibilité pourrait également être fortement réduite, rendant les déplacements plus difficiles.

Face à cette dégradation de la qualité de l’air, les autorités sanitaires appellent à la vigilance, en particulier pour les personnes vulnérables. Les asthmatiques, les personnes souffrant d’allergies respiratoires et les personnes âgées sont invitées à prendre des précautions. Il est notamment recommandé de :

• Limiter les sorties à l’extérieur, en particulier pour les personnes fragiles ;

• Garder les traitements médicaux à portée de main ;

• Porter un masque de protection si nécessaire ;

• Éviter les efforts physiques intenses à l’extérieur ;

• Maintenir les fenêtres et portes fermées pour limiter l’infiltration de poussière à l’intérieur des habitations.

Les épisodes de pollution liés aux masses de poussière saharienne sont fréquents au Sénégal, en particulier pendant la saison sèche. Cependant, leur intensité et leur impact sur la santé publique suscitent des inquiétudes croissantes. Ces événements rappellent également la nécessité de renforcer la surveillance de la qualité de l’air et d’adopter des mesures de prévention adaptées.

Sénégal : La CESL exige l’abrogation de la loi d’amnistie et la vérité sur la mort des étudiants de l’UGB

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) de l’Université Gaston Berger (UGB) a réitéré son opposition à la loi d’amnistie adoptée le 6 mars 2024. Dans un communiqué, son président, Alpha Issaga Diallo, a dénoncé une “entrave à la vérité” et appelé les autorités à faire toute la lumière sur la mort de deux étudiants, Alpha Yéro Tounkara et Prosper Clédor Senghor, décédés lors des affrontements liés au report de l’élection présidentielle de 2024.

Pour la CESL, la loi d’amnistie constitue un obstacle aux enquêtes sur ces décès survenus en 2024 dans un contexte de tensions politiques. “Nous refusons que ces événements soient effacés de la mémoire collective par un simple texte juridique”, a affirmé Alpha Issaga Diallo, exigeant que les responsables soient identifiés et traduits en justice.

En signe d’hommage, la CESL propose également que des infrastructures universitaires portent les noms des deux étudiants disparus. Une manière, selon elle, de préserver leur mémoire et de rappeler le devoir de justice à l’État.

Adoptée en mars 2024, la loi d’amnistie couvre les faits de violences politiques commis entre février 2021 et février 2024. Son abrogation fait aujourd’hui débat au sein de la classe politique. Le député d’opposition Thierno Alassane Sall a récemment déposé une proposition de loi pour son annulation, un geste que certains membres de la majorité, notamment du parti Pastef, qualifient de “récupération politique”.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lui-même concerné par cette loi, avait annoncé en décembre 2024 un projet d’abrogation, laissant entendre une possible révision de la politique de justice transitionnelle.

Alors que le gouvernement semble s’orienter vers une remise en cause de la loi, la pression des étudiants et de certaines forces de l’opposition pourrait accélérer le processus. La CESL prévient qu’elle restera mobilisée jusqu’à ce que des actions concrètes soient prises.

Journée nationale de l’élevage : « Patriote Tey Ak Ellek » liste les attentes

La Journée nationale de l’élevage sera célébrée ce samedi 22 février à Kaolack sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Si ses partisans comptent lui réserver un accueil chaleureux, ils n’en restent pas moins attentifs aux nombreuses attentes du monde rural, qui persistent malgré les efforts consentis par l’État. Le président du mouvement « Patriote Tey Ak Ellek », Cheikh Niass, a promis de transmettre ces préoccupations au chef de l’État ou à ses collaborateurs.

Un événement important pour l’élevage et l’agriculture

« La Journée nationale de l’élevage est un événement majeur pour la promotion du secteur agricole et de l’élevage. Le choix de Kaolack pour cette célébration témoigne du potentiel de la région dans ce domaine. Le mouvement “Patriote Tey Ak Ellek”, que je dirige, exprime sa satisfaction quant à cette visite présidentielle. Cela traduit une volonté de collaboration entre le gouvernement et les acteurs locaux pour renforcer les ressources et infrastructures liées à l’élevage dans la région », a déclaré Cheikh Niass.

Des difficultés persistantes pour les éleveurs du centre du pays

Toutefois, le jeune guide religieux de Léona Niassène a tenu à souligner les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les éleveurs de la zone Centre. « Le vol de bétail a atteint des proportions inquiétantes dans le Saloum et le Ndoucoumane, avec pas moins de 1 300 bêtes volées entre 2023 et 2024. Ce fléau constitue un véritable frein au développement économique, car, en dehors de l’agriculture, l’élevage est la principale source de subsistance des populations rurales », a-t-il alerté.

Ce problème, selon lui, met en péril tout un secteur d’activité, car plusieurs filières en dépendent. Si le cheptel n’est pas régénéré, c’est l’ensemble du secteur qui risque de s’effondrer. Pour y remédier, Cheikh Niass propose de durcir les sanctions contre les voleurs de bétail.

Par ailleurs, il a également évoqué les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, qui peinent à s’entendre sur le parcours du bétail. « Ces tensions entraînent souvent des affrontements, causant des blessés et parfois des morts des deux côtés. Il est impératif que cette préoccupation soit portée à l’attention du président de la République, car cette journée doit être un cadre de discussion sur les défis de l’élevage au Sénégal », a-t-il souligné.

Un appel aux autorités pour des mesures concrètes

Cheikh Niass a aussi dénoncé la cherté des aliments pour bétail et la rareté de l’eau, deux problèmes majeurs qui affectent la filière. « Il est injuste que seule l’arachide bénéficie de subventions, alors que les éleveurs peinent à nourrir leur bétail correctement. Nous appelons les autorités à se pencher sérieusement sur cette question », a-t-il conclu.

En somme, la Journée nationale de l’élevage s’annonce comme un moment clé pour mettre en lumière les défis du secteur et espérer des solutions concrètes de la part du gouvernement.

Suspension de l’aide américaine : Abdoul Mbaye appelle Trump à dévoiler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés

La récente décision du président américain de suspendre l’aide financière à plusieurs pays jugés « mal gouvernés » continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent face à cette annonce, celle de l’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, se distingue par une proposition audacieuse : plutôt que de couper l’aide, Donald Trump devrait utiliser les moyens du renseignement américain pour révéler les avoirs des dirigeants de ces pays.

Dans un post publié sur Facebook, Abdoul Mbaye, également président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), a réagi en ces termes : « Donald Trump a décidé de ne plus aider en dollars les pays mal gouvernés. Nul ne peut le lui reprocher. Qu’il les aide plutôt en dévoilant les avoirs de leurs dirigeants, anciens ou en fonction, en immeubles et comptes bancaires à travers le monde. »

L’ancien chef du gouvernement sénégalais met en avant la puissance du renseignement américain, qu’il juge capable de traquer et d’exposer les richesses accumulées par certains dirigeants. Il estime que ces fonds, souvent détournés, pourraient être réinvestis pour financer le développement des pays concernés : « Ces avoirs récupérés suffiront à financer nos émergences », a-t-il ajouté.

Cette déclaration s’inscrit dans la ligne des combats menés par Abdoul Mbaye contre la corruption et la mauvaise gouvernance en Afrique. L’ancien Premier ministre, connu pour ses prises de position en faveur de la transparence, plaide régulièrement pour des réformes structurelles permettant de mieux gérer les ressources publiques.

Si l’idée de révéler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés venait à être prise en compte par l’administration américaine, elle pourrait provoquer un séisme politique dans plusieurs États. Les populations, souvent victimes des détournements de fonds publics, pourraient ainsi mieux identifier les responsables des crises économiques et sociales qu’elles traversent.

Négligence dans les hôpitaux: radioscopie d’un mal qui gagne davantage du terrain

Depuis quelques années sont notés, dans les établissements de santé publics comme privés, plusieurs manquements qui ne disent pas leur nom. Des manquements pour la plupart liés à une négligence notoire des personnels de santé. Raisons pour laquelle, cette exercice du jour se veut une dénonciation, afin que les hôpitaux et autres unités sanitaires cessent certaines pratiques qui dérangent à la fois et les malades et leurs accompagnants. Et ce comportement qui persiste dans bien des hôpitaux est vu tel un laxisme des admistrateurs qui ne font pas le contrôle et le suivi, c’est pourquoi c’est encore à dénoncer.

Ce qui est plus déplorable, c’est que ces comportements anti-valeurs se résument en deux aspects gênants: la très longue durée de l’attente du patient avant d’être reçu, surtout s’il se trouve dans un état très critique mais également les propos malveillants du personnel soignant ou des agents en charge de la sécurité à l’endroit des malades et des accompagnants. Ces derniers souvent agressés verbalement ou même physiquement.
Pour se rendre compte de cette pratique souvent ignoble, il suffit tout simplement de fréquenter les services hospitaliers… Parlant de négligence, personne n’a oublié la mort dans des circonstances tragiques des 4 nourrissons dans un incendie au service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô de Linguère ou encore le décès du bébé asphyxié et calciné à la clinique de la Madeleine de Dakar. Et la liste est longue.
Tous ces manquements constatés, constituent un frein pour le respect de la pyramide sanitaire par les usagers et l’effectivité de la prise en charge des malades. Et tout cela remet encore en cause et au goût du jour l’accueil dans les milieux hospitaliers qui est un véritable calvaire pour les patients et accompagnants dans un pays dit de la « téranga ».
Le service public dans sa globalité est mal en point et doit être repensé et c’est très peu de le dire. Mais malheureusement, bon nombre de personnes continuent encore et encore de décrier ce qui se passe dans les structures sanitaires à cause du mauvais comportement de certains personnels médicaux. Finalement, très nombreux sont les sénégalais qui ont la phobie de certains hôpitaux devenus des « mouroirs ».
C’est pourquoi, il faut beaucoup d’intransigeance dans des situations pareilles. Cela renvoie aussi au drame survenu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga dans l’affaire Astou Sokhna décédée dans des circonstances douloureuses à l’extrême et les témoignages sur la négligence des agents de santé qui ont suivi ont montré à suffisance que le laxisme est ancré dans ce pays et l’on ne fait rien pour l’éradiquer. Une tragédie qui avait d’ailleurs laissé dire à l’époque, l’éminent Pr Abdoul Kane, chef du service cardiologie de L’hôpital Dalal Diam que: “si nous oublions d’assister quelqu’un qui est malade, qui est dans la souffrance, c’est qu’en réalité, nous oublions notre humanité et nous nous installons dans une inhumanité. Aujourd’hui, des gens peuvent être séquestrés dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas payé. Nos hôpitaux sont devenus des épiceries”.

Aujourd’hui, il urge plus que jamais pour les administrateurs des structures sanitaires et les personnels soignants de créer, dès l’accueil du malade, les conditions de l’apaisement de son mental. Sinon la question de l’accueil des malades restera toujours une équation à résoudre dans le milieu hospitalier au Sénégal.

Aly Saleh

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